Le bel été 2024

Lors des vœux de fin d’année nous avions fait montre du plus sombre pessimisme. La situation de la France, de l’Europe et du monde nous paraissait grevée par les plus sombres perspectives. Le déclin de l’Occident était évident. Il a voulu mondialiser ses entreprises et exploiter à fond la main-d’œuvre des pays pauvres. Il a transféré son industrie, assommé ses classes moyennes, ruiné tous les équilibres financiers et sociaux pour courir derrière une chimère qui se retourne contre lui. Le doux commerce est impuissant contre les dictatures les plus brutales. L’union Européenne a voulu transférer la richesse des pays les plus développés pour élever le niveau de vie dans les pays de l’est et du sud qui étaient très en retard. Dans le contexte global, c’était une double peine pour les pays les plus développés, chargés finalement de sortir de la pauvreté des millions de gens ailleurs que chez eux. La France, prise en main par la haute fonction publique qui est étatiste, interventionniste et socialiste presque par défense corporative a fait le choix de réduire sa natalité, la durée du travail, en poussant la dépense publique, la fiscalité et la dette à des sommets insurpassables. Les services publics sont en sureffectifs, dépensent à tout va et… ne fonctionnent plus. Le déclassement est général : enseignement ; PIB par tête ; revenu ; brevets… La natalité s’est effondrée.

Tout cela avait été parfaitement prévu par Alfred Sauvy et Maurice Allais dont nous avons tenté de reprendre le message sur ce blog. Sauvy avait été marginalisé dès de début des années quatre-vingt. Allais délivrera son message d’avertissement alors qu’il avait presque cent ans ! Il sera renvoyé à sa géhenne sans ménagement.

Installer un système de changes flottants totalement déséquilibré offrait la certitude de crises à répétition : 1973-1974, 1988-82, 1992-1993,1998-2001, 2008-2009… Les récessions n’ont pas cessé de s’enchaîner avec des effets délétères notamment en France où elles ont été payées uniquement par le secteur privé productif.

Installer la Chine au cœur du dispositif commercial international était une folie. On enrichissait une dictature infâme et dangereuse en tuant sa propre industrie.

Vouloir casser les nations européennes dans un semblant de système fédéral privait les politiques nationales de moyens d’action indépendants, ralentissait toutes les décisions, et les rendait dépendantes de l’influence américaine, des ONG et des bureaucraties. La surenchère écologique avec des délais de « transition » non étalonnés par des études d’impact et lancés à la cantonade de façon irresponsable par des démagogues format Timmermans, qui avait besoin du vote écolo pour ses ambitions personnelles en Hollande, est tragique. L’effondrement énergétique qui a suivi a été révélé par l’invasion russe en Ukraine qui a montré à la fois la collusion des élites européennes avec les ressources russes, et l’imbécillité profonde de la réforme voulue par l’Europe du marché de l’énergie.

Dans la foulée de la crise financière mondiale de 2008 et de celle, européenne de 2011, la gauche socialiste française a pris le pouvoir et a tout aggravé. Elle a décidé non seulement de baisser culotte devant les exigences de l’Oumma islamiste, mais de se recentrer politiquement dans l’antisémitisme fanatique et assumé. Elle ne parle que d’actions contre les riches et d’impôts encore plus stupéfiants contre ceux qui produisent. En choisissant d’importer le mouvement d’autodestruction venu des États-Unis qu’on appelle Wokisme, elle aggrave le désarroi moral des Français actifs et décidés à bâtir sur les fondements laissés par des grands hommes et de grands penseurs pour se livrer à des contestations mortifères, débouchant sur la « cancel culture », un suicide culturel et social totalement fou.

La sottise narcissique du pervers narcissique que la gauche a fait élire président en 2017, a fini de détruire les équilibres français. La dissolution, acte ultime du Narcisse blessé qui tue le système qui l’a imposé au pouvoir par morve et dépit, a créé une situation politique désastreuse, dans un pays qui est sous surveillance européenne pour ses déficits et qui ne fait exactement rien pour sortir du piège où l’a fourrée la démagogie névrotique de la gauche et ses hauts-fonctionnaires d’élite.

La guerre est désormais présente partout, nourrie par la richesse transférée par l’Occident à des pays violents et dictatoriaux. La Russie gorgée de ressources captées par des voyous envahit l’Ukraine, détruit la Géorgie, menace les Pays baltes. La Chine gorgée par les milliers de milliards de dollars  accumulés grâce à l’ineptie du système de changes flottants menace et corrompt partout. La Turquie dopée par les transferts de production européens menace l’Europe. Ses drones ont détruit la présence chrétienne dans le Haut Karabakh où elle se maintenait depuis des millénaires. Sans un mot de l’Europe ! Le nettoyage ethnique est correct lorsqu’il est pratiqué par des pays musulmans. Des centaines de milliers de morts s’accumulent en Afrique dans l’indifférence générale. On fait d’un tueur génocidaire comme Kagamé quasiment un héros.

Dans ce contexte magnifique, le bel été des médailles olympiques est un écrin qui permet, en France, de penser à autre chose. Il suffit d’un mouvement de main méprisant pour rejeter les horribles nouvelles qui s’accumulent sans aucune réaction de personne.

Routine du désastre énergétique : le prix spot de l’électricité en Europe était au début du mois d’Août à 34 euros le MWh, avec un prix de rachat par EDF de 72 euros et un prix pour les particuliers de 200 euros… Un racket et un suicide. On donne par ce mécanisme des milliards d’euros aux producteurs d’ Enr en ruinant EDF, mais la facture est rejetée sur les Français et leurs entreprises. Les Enr produisent une énergie folle au moment où on n’en a pas besoin. L’Europe a condamné à des milliards d’euros d’amendes la France pour son retard dans les Enr. Des décisions radicales mais simples permettraient de revenir en une seconde au tarif de 100 euros pour les particuliers redonnant à nos industries un peu de compétitivité et aux Français du pouvoir d’achat. Non : L’Europe, c’est sacré ! Les tabous sont faits pour être respectés.

Routine de la dette qui s’accumule à raison de centaines de millions d’euros par jour, avec la stimulation des jeux olympiques entièrement financés par la dette pour des sommes non encore définitives et qui dépasseraient les dix milliards d’euros.

Routine de l’effondrement démographique, avec une nouvelle baisse des naissances de près de 3 % au premier semestre.

Sur ce fond permanent, des éclairs menaçants zèbrent le ciel immaculé des médailles.

Une banque luxembourgeoise ne peut plus garantir le remboursement des fonds qui lui ont été confiés. Des dizaines de milliers d’épargnants sont sous la menace de perdre leur patrimoine. On disait que le Luxembourg était un endroit sûr, en tout cas plus sûr. Le craquement commence dans le pays considéré comme le plus sûr. Chut !

Le Japon connaît un accident boursier comme on n’a jamais vu, avec une baisse de 12 % en une journée suivie aussitôt d’une hausse de 11%. La bulle qui avait emporté le cours de certaines valeurs technologiques perce avec des reculs monstrueux. Cela rappelle la bulle de 2006-2007.

L’Angleterre réagit à un effroyable attentat qui voit une classe de danse de petites filles décimées par un fils d’immigré du Rwanda ! L’immigration musulmane asiatique et africaine est devenue tellement énorme en Angleterre avec tellement de drames à la clé, que la légendaire patience britannique n’a plus tenue. La télévision française ne montre que de sages Anglais qui affirment leur amour pour les musulmans, « nos voisins » qu’il s’agit de défendre contre « l’extrême-droite ». Évidemment ! Le Royaume-Uni a connu de sales moments mais jamais le massacre d’une classe de danse au couteau. Comme la ratonnade de Crépol, le crime marque un tournant dans l’acceptation d’une immigration africaine incontrôlée et qui détruit tous les repères.

En Nouvelle Calédonie quelques milliers de Kanaks ont détruit pour plusieurs milliards d’euros de biens divers. Rien ne bouge. Les désordres continuent.

En France même, des équipements de la SNCF ont été détruits par des terroristes français. Le sabotage et l’action directe sont de nouveau au programme. Surtout ne pas parler d’extrême gauche. C’est sûrement une provocation de Darmanin comme l’a affirmée une jeune sotte récemment !

Ne parlons pas des développements des différentes guerres en cours qui comme toujours en été prennent leur essor.

Faut-il rappeler que nous n’avons pas de gouvernement en France, que les questions de fond ne sont plus abordées, et que le moyen et long terme ont disparu des radars. La seule question qui est débattue est la taxation des riches pour passer le cap du budget 2 025. Ah ! La joie et le bonheur du retour d’un ISF complet, des impôts immobiliers extravagants ! Créons la taxation mondiale qui permettrait de taxer les Français partout dans le monde, sauf s’ils abandonnent leur nationalité. Pouvoir ruiner les « riches » sans possibilité de fuir et se cacher ! Le rêve français.

Mme Van der Leyen a été renommée à la tête de la Commission et a aussitôt affirmé que les atermoiements liés à la révolte agricole du début d’année n’étaient plus de saison. Le « green deal » sera remis en place comme prévu initialement et tant pis pour les paysans. M. Pascal Canfin, le si nuancé écolo, a d’ailleurs été nommé coordinateur des politiques écologiques. Les élections européennes, qui sont une farce anti démocratique, n’ont servi à rien.

Cette année 2024 continue de déployer les effets désastreux de causes chéries des élites dévoyées et aveugles, dans le monde, en Europe et surtout en France. Cela craque partout aux coutures. Lorsque l’explosion aura lieu, on nous expliquera à nouveau que rien n’était prévisible.

Bravo à tous !

 

Didier Dufau pour le Cercle des Économistes e-toile.

 

 

 

 

 

 

La courbe de Dufau

De nombreuses questions nous sont parvenues sur la question de la « courbe de Dufau. » Nous avons demandé à Serge Hansen qui a creusé cette question d’en faire une rapide synthèse. Article original : http://cee.e-toile.fr/index.cfm/2023/8/30/Une-autre-manire-danalyser-la-situation-conomique-mondiale

 

Ce qu’on appelle la courbe de Dufau, ou graphique de Dufau et qu’on devrait appeler les courbes de Dufau, est une approche de présentation statistique qui évalue toutes les séries économiques en « valeurs de référence » et non en monnaie plus ou moins purgée de l’inflation selon des méthodes différentes d’une institution à une autre.

Le premier concept est celui de valeur de référence. Pendant longtemps, l’or a tenu cette fonction avec ou sans association à l’argent. Certains ont proposés l’énergie et notamment le pétrole comme unité de valeur. Mais ces produits ont tous des variations de cours qui dépendent ou de considérations techniques ou d’effets institutionnels. Pour parer cet inconvénient, Didier Dufau a proposé de prendre un panier de produits représentatifs de la richesse. Par exemple, on peut associer le prix du m2 dans le triangle d’or à Paris, un panel de métaux rares, ou la valeur moyenne de certains produits de luxe. On peut construire des indices nationaux, régionaux ou globaux.

La première question est la faible dispersion espérée des évolutions des différents panels pour garantir que la valeur de référence construite est bien stable. On appelle cela la sensibilité de l’indice. Le calcul montre que le choix du panel interfère peu avec les résultats. La prise en compte d’éléments variés dans le panel donne globalement à peu près les mêmes résultats. En faisant varier dans des proportions raisonnables les composants de l’indice et leur poids dans l’indice, on ne modifie pas les conclusions que permet de tirer leur application aux grandes séries économiques.

En déflatant toutes les séries économiques avec l’indice retenu de valeur de référence, on obtient des courbes très différentes de celles qu’on publie généralement. Si on prend par exemple l’immobilier, il évolue de façon stable alors que les courbes en monnaie courantes flambent. Un appartement est un appartement. Il n’a pas changé de valeur intrinsèque, même si la monnaie a été dévaluée massivement par ailleurs.

En revanche toutes les séries classiques, PIB, revenu, valeur de la monnaie, piquent du nez en valeur de référence. Une vraie croissance verrait ces séries monter en valeur de référence, prouvant une augmentation de richesses incontestables. Si toutes baissent, cela veut dire qu’on vit dans un système de monnaie fondante. Nous vivons depuis 1973 dans un système de monnaie fondante accélérée. La plupart des monnaies ont perdu de 90 à 95% de leur valeur estimée en valeur de référence depuis 1970.   

La comparaison des courbes estimées en valeurs de référence permet de tirer des conclusions très claires. On constate que l’essentiel du gain de revenu est lié à la baisse des prix des produits de consommation courante ! La mondialisation a fait baisser dans des proportions drastiques le prix de nombre de produits en activant une population gigantesque et très peu chère, dans des pays où la réglementation n’était pas contraignante. On ne voit pas bien ce phénomène lorsqu’on utilise des séries classiques l’inflation masquant beaucoup de chose. Il est évident en valeur de référence.

Dans les pays développées le revenu a baissé en valeur de référence (oui baissé !) mais les prix des produits de consommation courante ayant encore plus baissés, compte tenu de la mondialisation, le revenu disponible apparent a augmenté, masquant la baisse en valeur. En revanche, le revenu nde permet plus au plus grand nombre d’accéder à des biens durables dont la valeur est restée constante. Pour stabiliser leurs recettes certains états ont cherché à taxer les produits à valeur constante. L’ISF en est un des bons exemples.

Les courbes de Dufau permettent aussi de comprendre certains dangers de la fin de la globalisation. Le prix des biens de consommation courante sont renchéris en valeur de référence et peuvent croiser la courbe des revenus. Le maintien du pouvoir d’achat passe alors par une redistribution monétaire et non plus par le travail, l’échange et la production. Les hausses massives de prix liés à la guerre ou aux épidémies jouent le même rôle. La hausse des coûts de productions associées aux politiques dites « climatiques » ou « écologiques » jouent aussi dans ce  sens.

Du coup les mouvements « populistes » dans les pays développés s’expliquent aisément. Ainsi que la tentation de s’emparer des biens de valeur de référence stable pour la taxation ou la redistribution. Mais cela contribue à leur disparition ce qui détruit en profondeur le pays qui se lance dans ce périple sans retour.   

Les courbes de Dufau sont un instrument magique pour mieux comprendre instantanément les enjeux de la période. La méthode est décapante et permet d’échapper aux illusions monétaires. Mais elles gênent les dirigeants habitués à des présentations ambiguës ou justifiant des démagogies faciles.

Dire à un dirigeant politique : il n’y a de croissance réelle qu’en valeur de référence, est une manière de lui mettre le couteau sous la gorge. Imposer aux organismes statistiques d’introduire des estimations en valeur de référence serait de salut public.

Hélas personne ne veut s’y risquer.

France : conservatoire honteux de la violence révolutionnaire sacralisée

On voit arriver dans le vocabulaire français la notion d’ultra-gauche. Elle caractérise les saboteurs, comme on le voit aujourd’hui à la SNCF paralysée par un acte infâme le premier jour des JO. Rappelons que la SNCF prétend faire des bénéfices avec 20 milliards de subventions d’état, un régime de retraites frelaté qui coûte plus de 3 milliards aux Français et qui s’est délivré des contraintes de l’allongement légal de l’âge de la retraite, par une magouille. Plus rien ne marche dans cette entreprise totalement gangrenée par le reliquat d’activisme communiste et l’esprit d’action directe du fait du radicalisme assumée des mouvances syndicales dominantes qui nourissent des opérations extra syndicales illégales pour ne pas tomber sous le coup de la loi. .

Après la dissolution irresponsable et scandaleuse de l'Assemblée nationale imposée par E. Macron, dans des conditions extravagantes et pas seulement "inédites", la poussée du parti LFI, nourrie par la volontée de faire front face au "fascisme " fantasmé du RN, a magnifié le rôle d’un Mélenchon dans la vie politique et parlementaire.

L'immonde Mélenchon s’est fait le théoricien d’une révolution bolivarienne incarnée par la prise de pouvoir de Chavez puis Maduro au Venezuela. Il s'agit de la mettre en oeuvre en France par tout moyen. Personne ne souhaite creuser ce bel exemple venezuelien dans les médias orientés et dominateurs qui nous imposent leurs narratifs partisans et l'occultation des faits qui les gênent. Il est pourtant très révélateur.

Le Venezuela était un magnifique pays, prospère et riche d’une industrie pétrolière inespérée basée sur les plus grandes réserves connues du monde, avec d’immenses ressources naturelles et une élite bien formée. La « révolution bolivarienne » menée par Chavez et poursuivie par Maduro a provoqué la perte de 80 % du revenu national et a conduit un quart de la population du pays à fuir à l’étranger. Le régime politique est une dictature sordide où quelques militaires et satrapes socialistes accaparent ce qu’ils peuvent des ressources qui restent et empêchent le fonctionnement démocratique, tout en laissant en place un théâtre d’ombres électoral, comme en Iran ou en Russie. C’est l’exemple le plus frappant d’une ignominie politique, économique et sociale sans aucune justification. Le pire du pire : l’autodestruction nihiliste sans aucune perspective positive, basée sur une propagande permanente haineuse, les abus violents de pouvoir et la destruction obstinée de tout espoir de changement.

Le rapport 2 026 d’Amnesty international est clair : « Des personnes critiques à l’égard du président Nicolás Maduro ont été arrêtées arbitrairement, soumises à des disparitions forcées et torturées avec l’assentiment de l’appareil judiciaire. Le gouvernement a reconnu 455 cas de disparition forcée signalés depuis 2015, non résolus pour la majorité d’entre eux. Les exécutions extrajudiciaires perpétrées par les forces de sécurité restaient impunies. Malgré quelques libérations à la fin de l’année, les détentions arbitraires à caractère politique étaient toujours monnaie courante. La mission d’établissement des faits sur le Venezuela a mis en lumière des crimes contre l’humanité, demandé que des enquêtes soient menées sur les politiques répressives de l’État, et observé que la majorité de ses précédentes recommandations n’avaient pas été respectées. La CPI a poursuivi son enquête sur les crimes contre l’humanité commis au Venezuela, bien que le gouvernement ait tenté de suspendre le processus. Les conditions de vie en prison, où il était notamment difficile d’accéder à l’eau et à la nourriture, se sont encore détériorées ».

L’école est morte : « Selon l’organisation de la société civile HumVenezuela, 18 % de la population mineure n’est pas allée à l’école en 2023 et 44,8 % s’y est rendue de manière irrégulière ».

Le système de santé est mort : « Près des trois quarts (72,4 %) des centres de santé publics étaient touchés par des pénuries de médicaments, d’équipements et de personnel, et 88,9 % des services de santé publique étaient inopérants. »

Le système social est mort : « le coût du panier alimentaire de base mensuel pour une famille de cinq personnes au Venezuela équivalait en octobre à environ 494 dollars des États-Unis, tandis que le salaire mensuel minimum s’établissait à 3,67 dollars. »

La monnaie est morte : « Au 20 août 2019, c'est-à-dire un an après son introduction, le bolivar souverain avait perdu 99,97 % de sa valeur par rapport à celle qu'il avait initialement8. Fin novembre 2020, le taux face au dollar américain dépasse 1 million de bolivars pour 1 dollar. Cette monnaie est à ce moment-là, la plus faible en circulation dans le monde » (Wikipédia). Cela ne s’est pas arrangé depuis.

Les retraités sont ruinés.Le fonds de pension auquel avaient cotisé les dizaines de milliers d’ouvriers du pétrole a été volé par les Chavistes et la corruption organisée. « Pour survivre, Marlon Bermudez, 59 ans, va vendre sa maison, fruit de 30 ans de travail dans la plus grande raffinerie du Venezuela. Comme beaucoup de retraités du jadis florissant secteur pétrolier, il n'a pas assez pour vivre ». Le Point 2023.

Le bolivarisme ? Une dictature infâme ayant tout détruit au Venezuela et se maintenant au pouvoir par des exactions violentes extrajudiciaires ET judiciaires, voilà la réalité sans fards.

On aurait pu penser qu’une telle ignominie politique serait condamnée par tous les partis politiques français.

Pas du tout !

On trouve un chef de parti (une bande de quelques ligueurs sectaires entièrement soumis au grand chef) qui propose le chavisme en exemple. Vous rêvez ? Non ! Non !

Nous avons un Mélenchon en France !

Et son abject parti a réussi à obtenir des dizaines d’élus à l’Assemblée nationale, pour la plupart des gueulards sinistres et hideux à la bouche sale. Utilisant toutes les recettes qui ont permis à des sectes minoritaires communistes de trouver le chemin du pouvoir, prônant de façon ouverte la méthode qui a conduit à la guerre d’Espagne, monstrueuse guerre civile allumée par toutes les sectes socialistes et basée sur les exécutions extrajudiciaires et les massacres, il instrumentalise la rue arabe qui s’est implantée sans limite en France et fait d’une dénonciation outrancière et haineuse d’Israël le moyen de capter le vote islamiste, chauffé à blanc, au prix d’une relance inédite de l’antisémitisme criminel.

Et tous les partis de la mouvance dite « de gauche » croient nécessaire de se rallier à cette raclure révolutionnaire criminelle pour avoir des postes de députés. Effarant !

Tout ce petit monde se gargarise de retraite à 60 ans, de retour des services publics au top niveau, d’enrichissement des pauvres. En s’appuyant sur les méthodes qui, en 25 ans de bolivarisme, ont tout ruiné radicalement dans ces domaines au Venezuela ?

Que la France soit tombée si bas, en particulier sa frange gauche, qu’elle en soit à voter massivement pour un allumé prônant la « révolution bolivarienne » est un signal terrible.

Pour comprendre une pareille ignominie qui fait de la France une nation suicidaire largement peuplée d’aveugles politiques, il faut lire le dernier livre fondamental et définitif de Thierry Wolton : Le Retour des Temps Barbares - Grasset février 2024.

L’auteur est sans doute un des auteurs qui connaît le mieux le monde communiste et les attitudes occidentales et françaises vis-à-vis du communisme et du révolutionarisme violent.

« Un vent mauvais souffle sur le monde » écrit-il. Aussi sur la France !

Il n’y a pas eu de Nuremberg du Communisme ni de révulsion définitive contre ce système entièrement criminel, sur le modèle du refus du nazisme. Des franges entières de l’intelligentsia française ont donc développé indéfiniment une vision complètement fantasmée de l’URSS et des pays occupés de l’Est et une incompréhension totale de ce qui se passait dans la tête des populations victimes. Les cent millions de victimes innocentes qui ont payé l’affaire de leur vie ? On s’en tape. Les milliards de vies gâchées ? On s’en tape encore plus. Les centaines de millions de personnes qui ont subi en plein cette dictature et qui aspirent aujourd'hui à en sortir : qu’ils pensent ce qu’elles veulent, on s’en fout !

Ceux qui ont fait leurs études supérieures entre 1965 et 1975, savent l’ampleur de l’emprise communiste sur la manière d’enseigner en France l’histoire, la géographie, l’économie, sans parler de la sociologie.

Jean-Marie Vincent, Charles Bettelheim, Pierre George, Henri Denis ou A. Hirschman ont maquillé à l’envi la réalité soviétique tout en détruisant de façon débile et délétère la qualité de l’enseignement sur ces sujets pendant deux décennies au sein de l’Université et des écoles supérieures comme Sciences-po, déjà ! Ne parlons pas de Mmes Annie Lacroix Riz ou Michèle Riot-Sarcey, qui enseignent impunément avec l’argent public un communisme malhonnête à front bas. N’évoquons pas la tambouille du CNRS et de l’INSEM à l’époque Jospin qui a distribué des laboratoires importants aux Communistes.

Pour donner une idée des méthodes employées, je témoigne que Denis ne posait qu’une question à l’oral : théorie de la valeur. Si vous répondiez valeur travail la note était 18, valeur utilité vous valait un joli 2. Tout le monde le savait. Et les étudiants étaient contraints à répondre contre éventuellement leur propre analyse et forcés à être malhonnêtes. Pas une seule au rectorat informé de ces faits. Vincent et George étaient réellement toxiques et pouvaient vous valoir des ennuis. Bettelheim avait une rigidité marxiste assez bien maîtrisée et donnait des textes d’apparence solide mais, en fait, bouffés par l’idéologie. Hirschman était plus dans les techniques de la propagande et dans la recherche de moyens dialectiques de multi culpabiliser les oppositions au communisme. Il a fait école en France.

Finalement, critiquer l’URSS était la marque d’un anticommunisme primaire de mauvais aloi. Sur le forum du monde entre 1997 et 2002, alors que l’URSS était tombée depuis des années, les crimes de masse avoués et les dégâts du communisme mieux connus, des intervenants, intervenant en meutes, restaient attachés aux mensonges éhontés des années soixante. On expliquait encore que Katyn, c’était les Allemands ; que parler de génocide en Ukraine était une ignominie, etc. Il a fallu attendre l’invasion de l’Ukraine par la Russie pour que la France consente à qualifier Holodomor de génocide.

Pour ceux qui comme moi ont été sur le terrain pour étudier les génocides socialistes notamment en Ukraine, ce qui me conduira à écrire la première monographie en France sur Holodomor, l’évidence du refus des éditeurs français d’accepter un texte de vérité s’est toujours vérifiée. De même, nous savions le désarroi des habitants dans ces pays devant le refus de comprendre, à l’ouest, ce qu’ils avaient subi et de partager leur préoccupation. Le plus dur était de voir certains d’entre eux venus en France, masquant leurs vrais sentiments et constats pour ne pas heurter la pensée dominante en France et mieux s’intégrer. Quand on les interrogeait, ils répondaient : « je n’ai pas le choix. Ils ne veulent rien comprendre. Ils savent mieux que nous. Si on insiste on est nazifié ». Déjà en 2010 ! Poutine n’a rien inventé. Le refus de traiter Holodomor comme génocide dure encore et vaut toujours à ceux qui défendent cette vérité incontournable d’être traités d’auxiliaire des forces ukrainiennes qui ont rejoint Hitler lors de Barbarossa.

Thierry Wolton n’a aucun mal à montrer que l’on a totalement raté toute la phase de décomposition de l’URSS. Comme on fantasmait la réalité, on ne l’a pas comprise et nous avons été incapables d’apprécier correctement de ce qui se passait sur le terrain. Les erreurs énormes se sont accumulées. Laissons au lecteur le soin de découvrir dans toute son ampleur ce parcourt oiseux et délétère.

La relation avec la Chine, l’inde, l’Afrique, avec tous les rebondissements que l’on a constatés, a été entièrement viciée par des attitudes qui auraient été très différentes si les génocides socialistes avaient été dénoncés et condamnés de la même façon que la Shoah.

Wolton explique de façon forte et incontestable que l’attitude occidentale est une des causes du retour des « temps barbares ». Le succès intolérable et grotesque d’un Mélenchon et de la meute de sordides qu’il a réussi à faire élire en est une des formes intérieures qui se cumulent avec les dérives extérieures.

Sur la base d’une erreur d’appréciation collective provoquée par la prégnance socialiste violente dans le monde culturel français depuis l’entre-deux guerre et surtout après la Libération, l’abomination propre à Mélenchon est d’avoir convaincu des électeurs qu’une pratique qui ruinerait l’économie, le social, la nation, l’État, les services publics, dans des proportions littéralement démentes, était non seulement souhaitable mais à portée de main, quitte à finir de dégueulasser les institutions et à promouvoir l’antisémitisme.

Cela ne peut pas être pardonné.

Didier Dufau, auteur de « Holodomor », le second génocide européen. https://librairie-e-toile.fr/

Quand les moteurs de recherche évoluent bizarrement ...

Dans un monde largement virtuel dominé par des technologies et l’algorithmique, il est normal que des instruments qui ont été à la base de la révolution numérique évoluent profondément.

Deux évolutions sont largement visibles : l’appauvrissement informationnel des moteurs de recherche classique. Google Yahoo et les autres ont été gâchés par le mercantilisme. En associant les priorités de recherche à ceux qui payaient pour être en tête de liste des réponses, le commerce est devenu non seulement omniprésent mais exclusif. Une question ? Le système recherche d’abord les commerces qui peuvent être concernés et priorisent ceux qui peuvent être attachés à des recettes pour le moteur de recherche. Compte tenu des volumes d’information concernés, les informations sans « valeur marchande » immédiate ne sont même plus indexées. L’utilisateur n’a accès qu’à une information limitée. De plus en plus limitée. La gratuité et l’honnêteté qui étaient le mythe agissant d’Internet disparaissent dans le silence presque général. En histoire, en économie, on trouve moins d’information qu’il y a vingt ans ! Et à chaque fois, il faut éliminer des couches entières d’à peu près commercial considéré comme liés à la question posée. Donnons un exemple. J’ai un intérêt personnel pour la Bucovine. Personne n’est parfait. Si vous tapez : Bucovine : les grandes dates, vous avez comme première réponse « Amazon les grandes dates (marques) ». Les dates de solde l’emportent sur tout le reste. Ensuite des annonces pour du tourisme en Roumanie arrivent en masse. Cette obsession commerciale occulte tout le reste. Un peu comme aux Jeux Olympiques modernes, l’amateurisme a disparu.

C’est comme cela. Mais qu’on nous permette de le regretter. L’utopie d’un accès libre et universel à la connaissance s’effrite et tend même à disparaître.

La seconde évolution est l’intelligence artificielle générative couplée ou non à l e recherche classique sur le WEB. On peut être bluffé par la qualité rédactionnelle des textes produits. C’est clair, bien fait, sans faute d’orthographe ni de syntaxe. On peut l’être aussi par les notices qui sont produites qui parfois peuvent être très intéressantes, si le fond de documents qui est traité par l’IA est important. La règle : « plus l’information est grande et peu polémique plus la synthèse est satisfaisante » n’est pas absolue mais se vérifie souvent.

Nous avons essayé gratuitement un nouveau moteur de recherche qui s’appelle Brave où existe une fonction d’IA générative qui vous fournit une notice sur le sujet demandé et des pistes de recherche annexes permettant d’approfondir le sujet.

Pour l’architecte Pierre Dufau, le résultat est excellent et même bluffant. L’IA a reconnu un des mots-clés de son œuvre « le caractère cistercien » et fournit une réponse détaillée à une question secondaire non posée : en quoi l’œuvre architecturale de cet architecte est cistercienne. Exact et brillant.

Une question relative au Cercle des économistes e-toile, a donné des résultats particulièrement mauvais. On apprend que nous sommes inspirés par Marx, ce qui est une grande nouvelle ! On voit bien le mécanisme qui a emballé les algorithmes : nous sommes plutôt libéraux, donc économie classique, donc Ricardo donc Marx. Avec ce genre de glissements on aboutit rapidement à n’importe quoi. Le programme détecte bien que nous sommes contre les changes flottants mais se montre incapable d’expliquer pourquoi et en mélangeant critiques et soutiens aux changes flottants trouvés sur le WEB pour faire sa soupe, il finit par écrire (bien) n’importe quoi. L’ennui tient à cette réalité que pour un lecteur non averti, l’information reçue ne peut être critiquée et des analyses fausses peuvent devenir l’opinion officielle pour ceux qui n’approfondissent pas. Il n’y a naturellement aucun mécanisme de correction.

Les fiches Wikipedia qui fonctionnent un peu sur le même modèle du plus petit commun dénominateur commun politiquement correct peuvent être totalement bidonnées et biaiseuses, mais on peut protester un peu (en vain généralement). La notice fugace obtenue par l’IA est plus perverse : elle peut donner un résultat controuvé impossible à corriger, avec éventuellement L’aspersion sur une personne d’une coloration adjectivale négative et insultante. Exemple : Éric Zemmour « polémiste d’extrême-droite condamné pour racisme » et non « journaliste inquiet par l’invasion démographique musulmane en France et en Europe et les méthodes violentes des partisans d’une Oumma féroce et dominatrice n’hésitant pas à tuer pour imposer leurs mœurs ». Laurent Obertone : « Les opinions de Laurent Obertone sont controversées et ont suscité des critiques pour son langage et ses thèses jugées réactionnaires et sexistes ». Brave penche à gauche et du côté du politiquement correct.

Entre l’inutilisable et l’utilitarisme forcené, l’évolution des moteurs de recherche peut être vue comme particulièrement négative.

Nous avons posé une question de plus à Brave :

Comment être plus utile en étant moins utilitariste

L’utilitarisme, qui vise à maximiser le bien-être global, peut être limitant car il ne prend pas en compte les valeurs et les principes éthiques plus larges. Pour être plus utile en étant moins utilitariste, il est important de considérer les suivants :

Les besoins fondamentaux : au-delà du bien-être matériel, il est essentiel de répondre aux besoins fondamentaux tels que la dignité, la justice, la liberté et la solidarité.

Les valeurs éthiques : il est important de prendre en compte les valeurs éthiques telles que la compassion, la justice, la responsabilité et la vérité, qui dépassent les considérations purement utilitaristes.

La dignité de l’individu : il est essentiel de respecter la dignité de chaque personne, même si cela signifie ne pas maximiser le bien-être global.

La complexité de la réalité : il est important de reconnaître que la réalité est complexe et que les choix éthiques ne se résolvent pas toujours à une simple équation utilitariste.

Stratégies pour être plus utile en étant moins utilitariste

Focaliser sur les besoins communs : plutôt que de chercher à maximiser le bien-être global, concentrez-vous sur les besoins communs et les valeurs partagées.

Prioriser les actions qui répondent aux besoins fondamentaux : mettez en avant les actions qui répondent aux besoins fondamentaux tels que la dignité, la justice et la liberté, même si cela signifie ne pas maximiser le bien-être global.

Développer des compétences et des connaissances : investissez dans votre propre développement pour être plus efficace et plus utile dans votre domaine, sans nécessairement chercher à maximiser le bien-être global.

Collaborer avec d’autres : travaillez en équipe avec d’autres pour atteindre des objectifs qui dépassent les considérations purement utilitaristes.

Évaluer les conséquences à long terme : prenez en compte les conséquences à long terme de vos actions et de vos choix, au-delà des considérations purement utilitaristes.

En résumé, pour être plus utile en étant moins utilitariste, il est important de considérer les besoins fondamentaux, les valeurs éthiques, la dignité de l’individu et la complexité de la réalité. Il est également essentiel de développer des stratégies qui répondent à ces considérations, telles que la focalisation sur les besoins communs, la priorisation des actions qui répondent aux besoins fondamentaux, le développement des compétences et des connaissances, la collaboration avec d’autres et l’évaluation des conséquences à long terme.

Intégration de considérations non-utilitaristes dans les stratégies et pratiques des organisations et institutions

Les organisations et institutions peuvent intégrer des considérations non-utilitaristes dans leurs stratégies et pratiques en adoptant les approches suivantes :

Définir des objectifs plus larges : au-delà des objectifs de performance et de rendement, définir des objectifs qui prennent en compte les valeurs éthiques, la dignité de l’individu et les besoins fondamentaux.

Intégrer des principes éthiques : incorporer des principes éthiques tels que la justice, la compassion, la responsabilité et la vérité dans les processus de prise de décision et les pratiques quotidiennes.

Favoriser la participation et la consultation : impliquer les parties prenantes, notamment les communautés ciblées, dans la définition des objectifs et des stratégies, pour prendre en compte leurs besoins et leurs valeurs.

Développer des indicateurs de performance éthiques : créer des indicateurs de performance qui évaluent la mise en œuvre des objectifs éthiques et non-utilitaristes, en plus des indicateurs traditionnels de performance.

Investir dans la formation et le développement : fournir des formations et des ressources pour aider les employés à comprendre et à intégrer les considérations non-utilitaristes dans leur travail.

Créer des espaces de dialogue et de réflexion : mettre en place des espaces pour encourager la réflexion et le dialogue sur les valeurs et les principes éthiques, ainsi que sur les implications de ces considérations dans les pratiques quotidiennes.

Sans commentaire ! Mais à bon entendeur, salut !

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

Eléments pour comprendre la descente aux enfers française

Pendant que les politiciens s’amusent, la dégringolade économique s’étend dans le silence des médias.  Souvent la question revient dans les conversations : pourquoi nous sommes-nous enfoncés ainsi ? Les réponses sont presque toujours à côté de la plaque et traduisent la perméabilité aux narratifs usuels plus qu’une connaissance, même minimum, des faits.

Beaucoup des difficultés actuelles proviennent de décisions prises à la Libération. Le programme du CNR, Conseil national de la résistance, très à gauche, si glorifié qu’il soit aujourd’hui, a considéré qu’il fallait mettre en œuvre le plan Beveridge d’état providence mais en chargeant les entreprises et non les particuliers.  

-            1. L’impôt sur le revenu a toujours été le moins progressif et le moins lourd de tous les pays homologues, ce qui surprend toujours les expatriés français. Et le nombre d’assujettis n’a cessé de diminuer, jusqu’à devenir inférieur à la moitié des contributeurs potentiels.

-            2. La sécurité sociale a été mise prioritairement à charge de l’entreprise avec une multitude de taxes annexes et de contributions locales ou spécialisées, avec la double conséquence d’un manque systémique de rentabilité en interne et d’une absence remarquable de compétitivité vis-à-vis des autres pays n’ayant pas fait cette erreur. On s’étonne toujours du taux ridicule de chômage des Suisses : mais la sécurité sociale est à la charge principale des particuliers qui paient chaque mois une contribution très forte mais qui peuvent choisir leur organisme de rattachement. Il n’y a pas de Moloch comme l’Urssaf.

-            3. L’égalitarisme forcené a voulu que tous puissent bénéficier des mêmes avantages que les fortunés. Il a donc fallu imposer la fortune durement pour redistribuer un peu. Ce faisant on a frappé l’investissement qui est la clé de l’emploi. En considérant de plus en plus  que l’élitisme favorisait le bourgeois, on a tué progressivement l’école. Sans emploi qualifié, pas de croissance saine.

-            4. La volonté d’assurer la « gratuité de la vie », de la naissance à la mort, avec des allocations maternelles à l’enfance, puis l’allocation vieillesse, puis des aides aux étudiants, puis aux immigrés, puis à tout le monde, avec le RSA, a détruit le ressort de l’emploi. On peut vivre sans rien faire de la naissance à la mort en France pourvu qu’on se contente d’une consommation comprise entre 700 et 1.000 euros par mois.

-            5. La crise démographique n’est pas à imputer, elle, au CNR. Grâce à des gens comme Alfred Sauvy, la politique française a été nataliste jusqu’au début des année 70. Le retournement  a été provoqué par le « féminisme libérateur», 500 000 enfants en moins chaque année tout de même, et  a privé de bras l’économie, qui, du coup, les a cherchés à l’extérieur. Echec : l’immigration n’a pas été fléchée vers l’emploi mais vers le regroupement familial assisté. Cela n’a donc servi à rien d’autre que d’aggraver l’endettement.

-            6. La crise politique s’est accentuée à partir du moment où la haute fonction publique a réussi à dominer totalement la sphère politique. Ce mouvement initié dès la défaite de Quarante, imputée aux parlementaires ignorants et médiocres, s’est installé dès la IVe République et s’est amplifié dans la suivante, avec comme symbole le duo Giscard-Chirac, et son aboutissement tragique avec Macron et des hauts fonctionnaires sans représentativité   passant de la direction d’une société d’autobus public à la tête du gouvernement et retour.

-            7. L’idée qu’il fallait travailler le moins possible s’est installée avec la retraite à 60 ans et les 35 heures, sans vouloir comprendre qu’on baissait automatiquement les revenus de près de 20 % par rapport aux autres et qu’on privait de ressources la pompe à fric branchée sur l’activité des entreprises, tout en détruisant la balance commerciale.

-            8. Des secteurs entiers de l’économie sont passés sous l’autorité de la « tutelle » qui les a transformés en marchés administratifs. Les ports français ont ainsi connu une croissance de moins de 2% quand tous les ports européens voyaient leur trafic augmenter de 100 %. Tout le secteur de l’écologie climatique est noyé par des marchés artificiels pilotés par l’argent public ou parapublic. Le bâtiment est totalement sous l’influence de réglementations folles.

-            9. L’état moloch a décidé d’abandonner de plus en plus de missions à des ONG et des sociétés non commerciales, créant un secteur social démesuré, parfaitement maquereauté et inefficace, détruisant peu à peu les services publics. L’informatisation a été déplorable sauf à la DGI et le passage à Internet raté presque partout dans le domaine public.

-            10.Progressivement ruiné par ses dépenses, l’État a alors décider de transférer directement sur les Français le soin de mettre en œuvre des politiques contraignantes avec obligation de résultat sous peine de sanctions considérables. On a vu apparaître le concept de revenu net-net-net, c’est-à-dire net des charges sociales, net des impôts, et net des contraintes imposées.

-            11. On a ainsi abouti à ce que la dépense publique ajoutée à la dépense privée imposée, excède la valeur ajoutée des entreprises. Plus de 100 % en effet ! Ce qui explique un endettement de 3 200 milliards d’euros et toujours en expansion. Quand on dépense la totalité de la valeur ajoutée des entreprises, impossible de ne pas emprunter.

-            12. Pour corser l’affaire, on a mis les entreprises et leurs salariés en compétition avec le monde entier. L’industrie a sombré la première. Le reste suit.

-            13. La politique d’Emmanuel Macron a tout aggravé, en multipliant les cadeaux électoraux ciblés à des catégories. « Personne ne vous a donné plus que moi », voilà le narratif qu’il voulait tenir à quiconque dans la rue. Et il a fini en cassant le cadre politique par dépit. En transférant la taxe d’habitation sur les Français surtaxés, il a poussé la démagogie aux limites de la déraison. On ne supprime pas des impôts quand on ne fait que transférer des financements. Et la progressivité structurelle de l’impôt français en cas d’inflation et de croissance même ralentie garantit un taux de prélèvement constamment croissant. Ce mécanisme a fait passer la dépense publique de 25% à plus de 50% du PUB  en un demi-siècle.

-            14. La construction européenne a été le prétexte d’un début de  destruction de quelques points forts français comme le nucléaire et l’agriculture, tout en aliénant totalement la décision politique.

Le résultat, on le connaît. Chaque Français était plus riche que n’importe lequel de ses voisins en 1967, aux termes du « miracle français ».  Il est maintenant déclassé, avec un tiers à un demi de revenu moyen de moins, en attendant pire. Ne parlons pas de la menace que fait peser la dette et les risques de survenue d’une situation à la grecque ou à la libanaise !

Et il ne s’agit ici que des causes internes d’effondrement. Les crises à répétitions provoquées par les changes flottants et la rançon exigée des producteurs de pétrole n’ont rien arrangé, pas plus que le transfert de richesses vers la Chine, L’inde, la Turquie. L’Occident global flanche et l’Union Européenne est conquise par les ONG wokistes et islamistes.  Bravo à tous !

La grande question est évidemment de trouver le moyen d’en sortir. Nous avons essayé dedégager des pistes dans notre livre Sortir du Désastre. Écrit trop vite dans la perspective des élections présidentielles, il a été mal relu et a laissé la place à de nombreuses imperfections de texte. Mais sur le fond, il n’y a rien à y changer.

Certains s’étaient étonnés de la place démesurée à leurs yeux accordés à la dénonciation de l’esprit et des résultats de l’action d’Emmanuel Macron. On voit aujourd’hui que c’était prémonitoire. Il ne fallait pas réélire cet irresponsable. Plus personne ne doute qu’il fait partie du passif dont il faut se débarrasser.

Sur les treize autres causes, on voit la difficulté qu’il y a à agir. Comme en Grèce ou comme en Union Soviétique, casser le système imposera une phase initiale très dure.

Dire à la dizaine de millions de personnes qui vivotent aux crochets des autres que c’est terminé et qu’il leur appartient de trouver du travail et 400 à 500 euros par mois pour financer la sécurité sociale comme en Suisse, est un risque politique évident.

Dire aux nombreuses entreprises qui survivent dans le cadre de marchés administratifs subventionnés par l’État que c’est fini, est un risque politique et économique évident.

Dire aux syndicats des grandes entreprises publiques que la cogestion abusive, c’est fini, c’est un risque évident pour la paix civile.

Dire aux hauts fonctionnaires qu’ils doivent rester dans la sphère publique et ne peuvent accéder à la sphère politique ou privée qu’en démissionnant, c’est une belle aventure.

Dire aux Français que la retraite est à 67 ans au taux plein et la durée du travail normale de 40 heures par semaine, y compris dans les différentes fonctions publiques, cela peut difficilement être applaudi par les personnes concernées.

Affirmer aux milieux financiers anglo-saxons que les changes flottants et le privilège du dollar cela suffit, bon courage.

Dire aux juges et aux cours que les droits de l’homme sont l’affaire des politiques et pas des juges, pas si facile.

Dire à l’Europe qu’elle doit demeurer dans le cadre strict des traités et de la subsidiarité en évacuant de ses instances tout l’entrisme des ONG et l’influence Woke ou communautarisme, c’est mal parti.

Dire aux femmes que le sperme n’est pas un liquide toxique, l’enfantement n’est pas seulement une torture physique et élever des enfants une tyrannie sociale et qu’elles ont une responsabilité vis-à-vis de la collectivité, courage fuyons !

Dire au monde des enseignants politisés que leur rôle est d’améliorer la performance des élèves et non pas de jouer les nounous et les guides politiques, dans un nouveau cadre porté vers l’élitisme et la sélection des meilleurs, cela va tanguer !

Dire aux délinquants de tout âge et de toute condition que le laxisme et la compréhension, c’est fini et que désormais ils jouent leur peau ou le reste de leur vie dans la misère, il faudra pour cela s’essuyer les pieds sur le badintérisme qu’on veut panthéoniser.

Tous les nœuds gordiens se sont entrelacés pour éviter qu’on ne les tranche. 60 % des élus à l’Assemblée Nationale sont membres de mouvements protestataires mobilisés contre les résultats déplorables mais qui n’ont que des solutions vengeresses qui aggraveraient la situation. Le marais central est surtout décidé à ne rien dire et ne rien faire tout en essayant de sauver la carrière des barons et leurs divers et nombreux petits avantages.

La crise n’est pas que parlementaire. Elle est nationale, européenne et occidentale. Mais la France y a mis du sien pour qu’elle soit de plus en plus grave.

Il suffit de constater les réactions dans tous les camps, y compris ceux qui vous sont proches lorsque vous faites des propositions de bon sens sur des sujets graves.

En matière de sécurité on peut par exemple revenir sur à la pratique ancienne d’un seul procès d’assises. Le double procès n’a strictement rien apporté sinon des revenus pour les avocats et des embouteillages pour la justice. On doublerait sans frais la capacité de juger et on débloque la situation actuelle, sans aucune conséquence négative.

On peut même rétablir la peine de mort pour les meurtriers en série, les meurtriers de policiers et les incendiaires qui tuent six personnes pour des raisons de guerre des gangs de trafiquants de drogue. Coût zéro. Et on retourne la peur vers les assassins. De même vous pouvez engager la responsabilité des juges qui font de la politique et dissoudre le syndicat de la magistrature déshonoré par le « mur des cons » et définir un crime de justicialisme (détournement de pouvoir spécifique à des fins politiques en refusant d’appliquer les lois et en créant d’autres interprétations sur le terrain) jugé par une nouvelle Cour de sûreté de l’État. De même on peut interdire à des associations d’ester et réserver ce droit aux seules victimes.

Tout cela a existé longtemps et montré son efficacité sans vrais inconvénients. Cela ne coûte rien sinon aux délinquants et aux avocats pénalistes. On a mis fin aux exactions de l’OAS et du FLN et d’Action directe. La pression terroriste islamique, l’extension du narcotrafic, les destructions urbaines massives et les ratonnades anti blancs, peuvent-elles être maîtrisées autrement ? Non !  Le mol édredon judiciaire et l’invocation des mânes de Badinter n’ont jamais entravé le moindre crime et quand la massification du crime a commencé, elle est très difficile à éliminer. Parlez-en aux 85.000 victimes annuelles d’agression au couteau !

Essayer de proposer cela au sein d’un des partis existants en France ! Impossible ! Alors vous dites : que proposez-vous ? La réponse est toujours la même : rien, chut ! Vous ajoutez : alors cela va continuer ? Oui chut ! Il faudrait que les médias se taisent car ils poussent au crime en le révélant… N’oublions pas ce qu’écrit aujourd’hui même Wikipedia sur le livre de Laurent Obertone sur la France Orange Mécanique, écrit en 2013 : C’est un « essai contesté et controversé qui fait beaucoup penser à Éric Zemmour ». Le lecteur doit savoir que c’est un livre réprouvé et indigne qui unit le lecteur à des gens immondes comme Zemmour. Beurk ! Le jugement de valeur l’emporte sur l’information.

Des actes élémentaires réprimant efficacement des crimes abjects sont considérés comme tabous, sans la moindre alternative.

Vous prenez nos treize causes d’effondrement et vous aboutissez exactement à la même situation. Il est strictement interdit de remettre en cause… les causes !  C’est sacré, c’est tabou. En revanche, hurler contre les conséquences, c’est facile et recommandé.

On en revient à Créon et au fait que le pouvoir cela tache souvent et que c’est parfois un peu plus que sale. Comme la guerre. Il n’y a pas de guerre propre. On ne demande pas aux dirigeants d’être des saints aux mains blanches mais de réduire l’effet des tares, les actes des malfaisants, et les conséquences de diverses démagogies perverses.

Nos politiques sont désormais des fantômes impuissants qui s’accommodent de cette impuissance et ne formulent plus de projets. Ils préfèrent honorer des valeurs et jouir des postes conquis tout en excommuniant les oppositions ramasse-colère.

La France enfermée dans des dogmes n’est pas seulement en voie de paupérisation et de marginalisation. Elle peut s’effondrer et ne plus jamais se remettre.

L’Union Soviétique était exactement dans la même situation. Nous avons souvent ici cité l’exemple de l’agriculture. On y a tenté de multiples expérimentations pour mettre fin à l’inefficacité de l’agriculture. Elles ont toutes réussies. Elles ont toutes été arrêtées car elles contrevenaient aux dogmes et en montraient la stupidité.  Aujourd’hui Ukraine et Russie sont redevenues des greniers à blé dès l’effondrement du communisme.

Le couple dogmes paralysants- effondrement par la dette est un chemin parfaitement balisé.

La France est bien sur le toboggan.

 

Pierre Manent et l’explication de la crise politique française

Que nous traversions une crise politique depuis le traité de Maastricht, il est difficile de ne pas le voir surtout depuis cette indigente et scandaleuse dissolution qui a provoqué la panique et le n’importe quoi au milieu de différents sauve-qui-peut, le débranchement du président et un Assemblée Nationale sans majorité. Pierre Manent dans un article du Figaro datée du 18 juillet 2024 a tenté d’en analyser les causes et certains ont jugé cet article « définitif » sur la question.

Pour lui, l’état normal des institutions est l’alternance droite-gauche. C’est une différence avec l’analyse de Bourlanges que nous avons examinée précédemment sur ce blog qui considère que depuis la fin de la guerre de Quarante, c’est le centre qui a produit les accommodements nécessaires. Manent explique alors pourquoi cet affrontement droite gauche s’est vidé de sa substance. La raison principale : la dissolution du concept de nation et la création de l’Europe supranationale. Il ne reprend pas l’expression qui dit que, depuis Maastricht, droite et gauche sont deux détaillants qui se fournissent auprès du même grossiste. Mais c’est le sens de sa démonstration. Il parle de « religion européenne ». Chirac avait compris : plus de discours de Verdun et de Pierre Juillet ni de Marie-France Garaud : la présidence de la République Française n’est possible qu’au prix d’une révérence au fédéralisme européen. Du coup le député national n’a plus guère de pouvoir et d’importance. La division gauche droite se dilue. L’opinion se détourne. Le député européen lui est un inconnu qui s’active dans une sphère dont la presse ne parle jamais et qui n’a aucune vraie influence. F.X. Bellamy vient d’en faire la cruelle expérience. Mme Van der Leyen qui s’est comportée en présidente abusive d’une Europe fédérale inexistante a été réélue. Le plus actif et intelligent de nos élus est en fait impuissant ! C’est structurel.

L’Europe religion a une conséquence immédiate : on ne discute pas de projets mais de valeurs. Le bien et le mal triomphe du discours projets contre projets. Les élus européens ne savent pas sur quels projets ils seront sollicités de réfléchir : la Commission en a le monopole. Les élections européennes ne tranchent jamais rien et pulvérisent les représentations nationales en minorités sans pouvoir. Le peuple ne tranche aucune option majeure. On lui demande simplement de faire une révérence aux « valeurs européennes de paix, de bonté, d’ouverture » tout en renforçant d’autres religions comme la nouvelle religion de la Nature Reine, ou de la nouvelle religion wokiste. Trois religions d’un coup remplaçant Don Camillo et Peppone.

Autre aspect que détaille Pierre Manent : puisqu’il y a désormais nombre de religions du bien, il y a mécaniquement des Satan. Les discours des gouvernants deviennent totalement indigents : d’accord les difficultés s’amoncellent et les Français trinquent, mais nous au moins on n’est pas des méchants et des vilains. Le Satan principal est le FN de Jean-Marie Le Pen, parti protestataire attrape-tout, et sa variante féminine avec chats qu’est le RN de Marine. « Ce qui frappe dans le parti-exclu c’est le contraste entre sa paresse intellectuelle, la rareté et la pauvreté de ses initiatives et ses succès électoraux presque continuellement croissant ».

On t’offre du "bien" moral et verbal avec des "emmerdements croissants". Tu réagis en votant pour le diable puisqu’il est devenu impossible de faire valoir ton désaccord avec la dégringolade du pays dans tous les classements et sur tous les sujets.

« Présenter la configuration politique présente comme une confrontation entre la démocratie et le populisme/nationalisme, entre la démocratie et ses ennemis, est grossièrement partial et surtout superficiel » écrit Manent. « Au lieu de la catharsis liée à la bataille civique, l’exorcisme par l’exclusion laisse le vaincu insulté et offensé et le vainqueur exposé à l’objection paralysante : nous n’avons pas voté pour toi mais contre l’autre ». Le Nouveau front populaire en sait quelque chose depuis hier et l’échec de son accession au perchoir de l’Assemblée nationale.

« Que nous est-il arrivé pour que nous nous obligions à l’unanimisme des valeurs de la République ? » et à penser qu’il valait mieux remettre notre destin à des « administrations impartiales, européennes ou internationales suggérant que la République et en général la politique était une passion inutile et même dangereuse ».

Mélenchon en appelant à la création d’un nouveau peuple, « notre peuple » dans son verbiage, place la querelle israélo-palestinienne au cœur de son projet, aliénant totalement la dimension proprement nationale et faisant d’un conflit extérieur la base essentialisée du conflit intérieur !

Toutes les forces politiques sont devenues aliénées d’une façon ou d’une autre. Ce qui se traduit dans le langage populaire par : "on marche sur la tête".

Il manque à cette analyse, brillante par ailleurs, plusieurs dimensions :

-            « L’énarchie compassionnelle » et la capture du pouvoir politique par la haute fonction publique en France. Les hauts fonctionnaires sont étatistes et socialistes presque par construction (ils ne créent aucune richesse) et fonctionnent comme une société de secours mutuel devenue népotique. Ils se voient « neutres » par rapport aux rapports d’argent donc seul dignes « d’arbitrer la société ». Le bien et le mal font leur affaire. Ils sont les prêtres des religions nouvelles ce qu’a bien compris Sciences-Po. Tout en faisant main basse sur les grandes entreprises et les lieux d’argent. Ils ne savent que réglementer, taxer, subventionner et produire de la dette. Et vendre le carnet d’adresses résultant.

-            Le gouvernement des Juges et le justicialisme. En s’attribuant un pouvoir de censure législatif par l’interprétation de la déclaration des droits de l’homme, la CEDH, la Cour de Justice européenne, le Conseil constitutionnel, le Conseil d’État, etc. ont contribué à vider de leur pouvoir et l’exécutif et le législatif. En laissant des clans de juges à l’échelon des cours de jugement fixer des jurisprudences indépendantes des règles voulues par le législateur, et renforcer l’action d’ONG partisanes, on a détruit la sécurité intérieure et extérieure.

-            La remise systématique des fonctions administratives à des ONG partisanes, liées aux juges déviants, disloque totalement l’action administrative sur le terrain. Ce phénomène a été aggravé par l’Union Européenne qui subventionne en fonction de critères wokistes.

-            Les crises économiques à répétition, toujours plus graves, qui provoquent un phénomène de pauvreté aggravé en France par la faiblesse des temps de travail et la lourdeur des prélèvements qui asphyxient la croissance.

-            La crise démographique qui a vu la disparition de 500 000 enfants par an.

-            Le poids dément des injonctions d’une nouvelle religion écologiste anti humaniste qui détruit les villes et les campagnes tout en ruinant l’économie et les finances.

La conséquence politique, on la voit bien. Une bataille d’Eunuques impuissants tentant de gagner par la démagogie la plus pure et la plus destructrice, alors que plus rien ne fonctionne sur le terrain.

Pendant  que nous sommes en récession !

Pierre Manent nous appelle à « revenir à la maison » et « à nous gouverner nous-mêmes ».

Il oublie de nous dire comment on fait.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile

Ils osent appeler cela « programmes »

La France est en difficulté depuis 1 968 et surtout 1 973.

Après 25 ans de croissance forte qui a vu la France accumuler les excellents résultats sur tous les fronts (démographie, industrie, commerce, agriculture, divertissement, sécurité, paix, santé, équipements), la France des grandes villes a considéré qu’il était temps de s’en prendre définitivement à la « bourgeoisie » et ses « horreurs » et d’achever l’Église catholique qui y mettait du sien depuis Vatican II.

Juste au moment où la France était saignée par une rançon pétrolière scandaleuse et périlleuse, l’élite culturelle qui tient l’opinion via des médias de plus en plus investis par la Pub putassière et les idées « progressistes », entre les mains de l’État et de quelques milliardaires, a décidé de jouer le jeu de la fin de l’indépendance française et de la prospérité française et de la sécurité en France et de la natalité française, et de l’identité française.

Sur tous les fronts où la France avait réussi à retrouver des couleurs, une cinquième colonne indéfinie nourrie de marxisme débile et de démagogie facile s’est employée à tout inverser. Au lieu de maintenir et d’amplifier les acquis, la rage de les détruire s’est emparée des « élites ».

On a tué la natalité. Nous avons perdu 500 000 naissances en 2023 par rapport à 1970. En dix ans la population proprement française de deux villes comme Paris disparaît.

On a tué l’industrie et on essaie d’achever l’agriculture.

On a tué la prospérité : le revenu des Français est au tiers de celui des Luxembourgeois, la moitié des Suisses, les trois quarts des Américains (alors qu’on était quasiment revenu à parité).

On a démantelé la répression de la délinquance, avec Badinter et toutes les lois bannissant jusqu’à l’hypothèse de la prison. La grande folie du justicialisme a emporté la sécurité des citoyens. Il fallait désormais frapper le grand bourgeois et foutre la paix aux délinquants.

On a tué la démocratie en transférant pratiquement tout le domaine de la loi à l’Union européenne, en acceptant la constitution d’un gouvernement des juges et en poussant des associations délétères, les prétendues ONG, à construire la loi à la place des citoyens dans des enceintes extérieures à la France.

La haute fonction publique a réussi à capter entièrement le champ du politique et expulsé tout ce qui n’était pas conforme au « cercle de la raison », en multipliant les déraisons. Giscard pousse la fiscalité au plus haut. Rocard aggrave les dépenses publiques en plein cycle haut de la conjoncture internationale, au moment où il fallait commencer à rétropédaler sérieusement. Jospin croit que sa destinée et le souvenir de son passage sur terre passent par la sottise des 35 heures qui va liquider la compétitivité du pays et il flingue par opportunisme électoral la base nucléaire de la politique énergétique française. En prime il accepte l’entrée de la Chine dans l’OMC dirigé par un socialiste français. Il est tout surpris de ne pas entrer au Grand Paradis Des Dieux Socialistes et d’être viré par le peuple comme un malpropre. Chirac avec Juppé et Villepin sombrent dans le centrisme mou, l’européisme intensif et la bureaucratie administrative et fiscale.

On découvre que Sarkozy n’avait aucun programme et que tous les éléments de langage qu’il brassait étaient des attrape-nigauds. Ce faisant il tue l’UMP devenue LR et bientôt plus rien du tout. Il garde l’ISF, les 35 heures, et retouche à la marge la retraite à 60 ans, sans remettre en cause le pouvoir des syndicats dans le secteur public qui reste privilégié dans tous les domaines. Il est dégagé par la crise de 2008, mondiale, qu’il n’a pas compris et celle de 2011, proprement européenne, qu’il n’a pas vu venir.

Débarque Bidochon, un Énarque connu pour ses petites blagues et ses escapades en Vespa. Il est incapable de gouverner. Il aggrave donc toute la fiscalité, notamment avec l’intégration des revenus du capital dans le revenu fiscal où ils sont frappés à un taux marginal si élevé qu’il ne reste plus qu’à fuir le pays pour les grands capitaux. Espérer un rendement de 2 % frappé de 80 % d’impôts, avec plus de 2 % d’inflation, et 1 % d’ISF en prime, c’est renoncer à tout investissement et envoyer les « riches » investir ailleurs.

Le sinistre quinquennat gâché par les dissidences et les attaques islamistes, montre qu’à gauche, l’idéologie a explosé avec les deux bombes à retardement que sont l’alliance avec les islamistes de Mélenchon et le retour de l’Action directe, le tout mélangé au nitrate d’ammonium formé par l’indécente Cancel Culture Woke et l’écologie anticapitaliste de destruction massive.

L’idée se fait jour au sein de l’Enarchie triomphante que la seule défense, c’est de se cacher derrière l’Union Européenne et de souder les sociaux-démocrates résiduels et le centre, tout en acceptant des traîtres venant de l’ancienne majorité gaulliste. L’énarchie étatiste et socialiste opte en faveur d’Emmanuel Macron qui prétend représenter un hypercentre, marqué par des mesures de libération économique (la réduction de l’ISF aux seuls biens immobiliers et la Flat Tax sur les revenus mobiliers). On annonce même l’élévation de l’âge de départ à la retraite, la réduction des allocations-chômage, la moralisation de la vie publique, etc. L’attrape-nigaud est un cadeau au peuple comme toujours : la suppression de la taxe d’habitation, seul impôt touchant tout le monde et une économie directement sensible pour l’électeur.

Depuis 1981, la règle est bien établie : ne jouer que les Présidentielles et toujours présenter un « cadeau au peuple » de belle qualité. Hausse massive du SMIC et Retraite à 60 ans, 35 heures, défiscalisation des heures supplémentaires, Suppression de la taxe d’habitation. Pour le reste, ne jamais travailler en profondeur, entre deux élections et en liaison avec les militants, les mesures à prendre pour cesser de s’enfoncer dans tous les domaines.

Avec Macron la prise du pouvoir par l’Enarchie est totale : les trois premiers ministres successifs sont énarques ; le ministre des Finances est énarque. Le reste… Quel reste ?

La « Flat Tax » était indispensable. Plus aucun investissement n’était possible ! L’IFI est déjà une demi-mesure. Il fallait supprimer l’ISF et inclure les revenus immobiliers dans la taxation forfaitaire. Mais on spécule sur la haine du possédant qui s’enrichit en dormant pour faire passer la flat tax.

Toutes les autres mesures s’avéreront détestables et contre-productives.

Pendant 5 ans le gouvernement cherchera comment on peut mettre en place une « retraite par points » considérée comme miraculeuse. En vain ! C’était un pari de songe creux qui traînait dans les arrière-cours mais qui faisait moderne et dynamique pour les crétins.

L’interdiction du cumul des mandats allait transformer le Parlement en chambre hors sol où toutes les conneries pourront être dites sans vergogne, avec des députés de la majorité vides de toute représentativité et de connaissances politiques utiles.

La suppression de la taxe d’habitation, le seul impôt réellement juste et universel, tournera au n’importe quoi avec un transfert massif sur l’impôt foncier qui s’ajoutera à l’IFI pour provoquer la crise du bâtiment.

Ne parlons pas de la reprise du plan énergétique de Hollande et le massacre de l’énergie atomique.

Lorsque la réélection sera en vue, Macron distribuera pour près de 80 milliards d’euros de « cadeaux catégoriels au peuple » et éludera le premier tour pour se concentrer sur la lutte contre le fascisme au second.

Tout cela finira dans la stagnation économique, les déficits sociaux et commerciaux, une impasse budgétaire effarante et une dette abyssale de plus de 3 000 milliards d’euros avec la baisse des notes des instituts de notation. Plus une mise en demeure de l’Union Européenne sur les déséquilibres des finances publiques françaises.

La vérité toute nue est éclatante : Emmanuel Macron n’avait aucun programme de gouvernement seulement un plan média pour prendre le pouvoir. L’expérience constante est que le pouvoir conquis n’est pas le lieu où un programme peut s’élaborer, pour peu qu’on le désire.

Jean Cau disait : « au pouvoir, on n’agit pas, on réagit ». Et on essaie de survivre.

Lorsqu’on regarde le déroulement de la campagne législative en cours, on voit que les programmes sont inexistants. Comme pour les Européennes le pays veut coller une raclée à l’abruti qui par vanité et même par folie a décidé de se lancer dans un bras de fer narcissique avec le peuple. Le RN qui avait promu repoussoir en chef, pour faciliter la réélection sans discussion d’un homme qui au fond de lui-même se sait incapable, est désormais l’instrument de la claque phénoménale que le pays veut à nouveau asséner « au gamin immature qui se croit tout permis et pérore sur un tas de fumier ». Autant dire que son programme n’a aucune importance. Ce n’est qu’un rassemblement d’éléments de langage ciblé visant des clientèles. La perspective d ‘une arrivée au pouvoir conduit à arrondir les angles. Rien de plus.

Du côté de la « gauche », un « comité de sales gueules » rameutées par le sinistre Mélenchon, au mieux cinq personnes, veut en profiter pour prendre des places et se faire un peu d’argent. Le programme est un ramassis de slogans plus indignes les uns que les autres, dont le mantra est comme toujours basé sur la haine : « Bourgeois, on aura ta peau. Riche, on aura ton fric. » L’effondrement de l’URSS n’aura servi à rien ni le dévoilement des massacres terrifiants et stériles conduits par les révolutionnaires devenues des dictateurs sanglants. Une coalition d’intérêts électoraux joue à la révolution en se déshonorant. Que reste-t-il de François Hollande, qui se rallie à un homme qui joue son destin sur l’antisémitisme d’une rue arabe chauffée par la guerre à Gaza ?

Les Français veulent se venger. La croissance s’est envolée. Les services publics essentiels sont cul par-dessus tête. Les entreprises sont étranglées. La natalité s’est évanouie. Le discours public est infâme à l’école et au sein de l’université. Et on veut leur coller sur le dos la « restauration de la nature » et le « sauvetage du climat » tout en sabotant leur culture et leurs mœurs. Et ils jugent que la submersion incontrôlée du pays par des Noirs et des Arabes le plus souvent musulmans changent radicalement l’identité du pays. Désormais on viole des femmes de 90 ans ! On arrache les bijoux de cou des vieilles dames dans la rue et jusque dans les lieux d’habitation. On viole des enfants de 13 ans parce qu’elles sont juives. On accepte des ratonnades antifrançaises. On tolère le développement de cartels de la drogue. On refuse de sanctionner. Le pays par saccades est à feu et à sang. Et l’armée française se fait virer d’Afrique sans réaction par des putschistes cupides qui bradent leur pays à la Chine et à la Russie en échange de leur garantie de survie.

Eh oui, les Français violentés et appauvris veulent se venger. Ils attendent depuis trop longtemps qu’on prenne en charge les difficultés du pays avec de vrais programmes établis au sein de partis de gouvernement réfléchis et allant au fond des choses et dont on sait qu’ils seront mis en œuvre loyalement avec le désir de réussir.

Le mouvement issu du gaullisme est dénaturé par des politiciens sans envergure et il n’a pas su entreprendre ce travail. Plus il rétrécissait, plus le nombre d’écuries présidentielles augmentait. « Seules les Présidentielles comptent et j’ai mes chances ». Pour quoi faire ? Heu ! Heu ! Il séduit aujourd’hui 7 % des électeurs, disent les sondages. Il est écartelé. Bref il est quasi mort. L’extrême centre est antinational. La social-démocratie est lessivée faute d’accepter de faire les constats nécessaires et de renoncer à la haine de l’autre qui est son fonds de commerce et à l’idée qu’il suffit de ruiner les gens qui réussissent pour tout régler. Le mouvement est mort.

Reste la vengeance. Elle s’oriente d’abord contre le président de la République, violent en parole et méprisant, de surcroît incapable et qui veut gagner son bras de fer narcissique contre le pays réel.

Avoir créé cette situation disqualifie à vie la parenthèse ‘Macron’qui n’aura été qu’une odieuse bouffonnerie depuis le début et dont on ne voit pas très bien l’épilogue.

Tant qu’un parti sérieux n’aura pas défini un vrai programme de sortie de crise et de déclassement permettant d’obtenir des résultats et de restaurer la confiance entre le pays et les dirigeants, le désordre continuera.

Les médias prétendent décortiquer des programmes. Il n’y a aucun programme nulle part. Seulement des éléments de langage et de la communication électorale qui n’ont exactement aucune signification réelle.

Il ne s’agit pas d’une élection mais d’une convulsion.

Imposer un tel stress au pays, ce n’est pas gouverner. C’est prouver sa folie. Ne jamais réfléchir en profondeur aux solutions, par peur de son ombre électorale, du qu’en-dira-t-on, des initiatives du voisin, de l’état de droit supposé, des règles européennes ou autres bloquants du même tabac, est la garantie de la carence future de l’action gouvernementale.

Et de l’effondrement continuel du pays.

Exiger la neutralité politique et idéologique des sujets des épreuves du BAC

Pendant très longtemps, en gros de Jules Ferry à Giscard, l’école fuyait absolument l’actualité et les conflits politiques. Tout ce qui pouvait faire dissension et remettre en cause l’engagement des enfants et des parents dans l’école était fui.

Tous les sujets étaient apolitiques. En histoire on privilégiait la connaissance des faits, l’intelligence des causes, l’analyse des résultats. Elle s’arrêtait opportunément à des dates qui étaient suffisamment anciennes pour être neutres. En philosophie, le sens, la connaissance des écrits étaient privilégiés.

Tout a changé progressivement après mai 1968 et la volonté de certains enseignants et cadres du Ministère de participer à la formation politique des élèves, à traquer les inégalités, à favoriser le politiquement correct de gauche. L’enseignement s’est effondré. On est revenu au temps des écoles religieuses, où la connaissance du dogme valait qualité et bonnes notes. Maintenant les notes ont disparu. Et en partie l’enseignement des disciplines.

La pensée des élèves est encadrée pour leur montrer où est le bien, toujours de gauche et socialiste, et le mal, le bourgeois et le capitalisme. Cela donne le classement Pisa qui marque l’effondrement à peu près total du système scolaire. Cela a donné les grèves d’élèves avec occupation, puis le beau spectacle que donne aujourd’hui l’université.

En bas de l’échelle de la honte il y a les spectacles de travelos avec plume dans le fion pour enfants de 5 à 8 ans, comme à Paris 14e, pour « casser les préjugés de genre ». En haut, les procédés sont plus subtils. On le voit avec les sujets de philosophie présentés cette année 2024.

  • Dissertation n° 1 : La science peut-elle satisfaire notre besoin de vérité ?
  • Dissertation n° 2 : L'État nous doit-il quelque chose ?
  • Commentaire de texte : Simone Weil, La Condition ouvrière (1 943)

Tous les sujets se ressentent de l’ombre portée d’un débat actuel.

Dissertation 1 : faut-il accepter qu’on ne partage les conclusions du GIEC qui définissent une vérité dont la contestation est condamnable.

Dissertation 2 : Faut-il contester les droits-à qui remplacent chaque jour plus les droits-de, et en payer le prix en endettement et fiscalité ?

Dissertation 3 : N’êtes-vous pas d’accord que le travail salarié en usine est aliénant, rend stupide (la pensée se rétracte) et force à s’auto justifier de faire des choses emmerdantes ?

Un élève sait qu’il ne peut pas traiter à fond ses sujets sans faire très attention. S’il porte atteinte au consensus scientifique, à la gloire de la distribution sociale et conteste le désastre du travail ouvrier il sait qu’il prend un risque. Il ne sait pas comment il va être noté en fonction des choix politiques et idéologiques du correcteur.

Bien sûr il reste possible de contrôler l’expression et les connaissances de l’élève et cela jouera dans la note. Mais en jetant le doute sur l’appréciation idéologique de l’élève, on fausse le système.

On aurait pu facilement modifier l’intitulé des sujets pour les rendre neutres :

-          Les théories scientifiques peuvent-elles changer de conclusions ?

-          La dépense publique doit-elle être sans limite ?

-          Pourquoi l’emploi industriel a-t-il tant diminué en France. Avec un texte qui donne les statistiques et les commente.

Faire des clins d’œil gauchistes dans les épreuves du bac et créer le doute dans l’esprit des élèves est une ignominie qui devrait être lourdement condamnée par l’opinion publique et les commentateurs.

Blessure narcissique, chantage, menaces, chaos : la descente aux enfers d'Emmanuel Macron.

Le Président Macron ne gère que lui-même et n’a que faire ni de ceux qui ne le soutiennent ni des Français ni même des formes de la démocratie ni même de la France. Tout le monde l’a compris depuis longtemps.

Son livre « révolution » annonçait par son titre qu’il ne respecterait rien ni personne et par son contenu, de la pisse d’âne de consultant, qu’il ferait tout et l’inverse de tout, et réciproquement, et en même temps. Sa méthode pour prendre le pouvoir a été la séduction factice, et la trahison. Sa méthode pour le conserver a été l’instrumentalisation des peurs et des grandes causes, et la destruction directe ou indirecte des forces d’alternance. Sa boussole : ne jamais admettre la moindre restriction de son bon plaisir ; ne jamais tenir compte des réactions du pays ; ne jamais se sentir entravé par la décence, le respect, l’idée du bien commun, ou quoi que ce soit d’autres.

N'ayant ni bilan ni amis, mais les grands pouvoirs qu’offre la Constitution, il a cru pouvoir tirer sur la corde de l’infamie sans aucune restriction. Et la corde a fini par casser. Il a perdu la majorité et au Sénat et à l’Assemblée nationale. Il a fait le lit des extrêmes : l’ignominie sordide de Mélenchon, trotskiste révolutionnaire hypercynique, qui instrumentalise le racisme et l’antisémitisme, accompagnée par les manifestants factieux qu’il a refusé de combattre dès son arrivée au pouvoir ; Le RN, instrumentalisé par tout moyen et mis au centre du jeu politique afin de disposer d’un repoussoir facile.

L’important, dans son calcul politique, a toujours été de faire disparaître les deux menaces capables d’exploiter son vide programmatique :  la droite de gouvernement et la gauche sociale-démocrate. Pas de restriction sur les moyens : l’arrosage systématique au prix d’un endettement colossal ! Pas de crainte devant l’effondrement des exportations, celui de la natalité ; le recul dans tous les classements sur tous les sujets et l’abandon du régalien.

Depuis l’été 2023, il cherche avec ses têtes pensantes, comment il pourrait finir son mandat, alors qu’il est largement méprisé dans le pays, que la situation économique s’aggrave, que le budget et les comptes publics sont à la dérive et que les exactions de juin 2023 ont montré que les casseurs pouvaient détruire le pays sans que le pouvoir puisse l’empêcher. Ce qui sera confirmé en Nouvelle Calédonie, quelques mois plus tard. La violence explose dans la société avec des dizaines de milliers d’affrontements au couteau et le retour du grand banditisme.

L’attitude de Macron va sombrer dans le pire et prendre l’aspect d’un comportement de traqué. Plus aucune mesure ! La fuite en avant dans le désastreux à tout risque pour le pays. Reprendre la main par tout moyen même les pires, même les plus risqués ! Voilà le projet. La France ? Il s’en fout. Il  l’a tellement vilipendée, et de l’étranger pour corser l’affaire,  qu’on ne va pas la prendre en considération. L’Europe fédérale voilà une première échappatoire. La confrontation outrancière avec le RN, voilà le levier. Il faut se retrouver en mai 2024 comme le leader de l’antifascisme et le sauveur de l’Europe contre la peste brune.

Comme toujours le plan est caché, n’a été discuté avec personne dans son camp et surtout pas avec ses propres troupes. L’idée de manœuvre est de reprendre la haute main sur tout à l’été 2024 au moment des jeux Olympiques. Le moyen : pousser le RN au plus haut et se présenter comme l’ultime rempart contre le fascisme lors des élections européennes.

Ce plan narcissique et dangereux va foirer lamentablement.

Emmanuel-le-manipulateur, n’a pas compris que l’Union européenne est sur la sellette sur trois dossiers fondamentaux pour la vie quotidienne des Français :

-          La facture énergétique est ingérable pour une majorité des Français et il est évident que les oukases de la Commission et les flottements de Macron sont en cause dans le désastre.

-          La pression de l’écolofascisme névrotique sur les paysans et les propriétaires est intolérable, alors que partout dans le pays l’effondrement de l'immobilier s’amplifie.

-          La volonté européenne d’accepter une immigration de masse avec répartition des illégaux dans les villes et villages, reprise et amplifiée par Macron, sans jamais qu’on ne justifie cette invasion, commence à fâcher sérieusement depuis que les tueries musulmanes ont recommencé.

L’absence de réalisme est une composante du désordre mental d’Emmanuel Macron. Il ne peut pas avoir tort. Il doit toujours avoir raison. La réalité n’existe pas quand elle renvoie une image épouvantable des conséquences de ses actions et inactions. Quand la réalité se rebiffe, c’est la faute « à Jules » et il faut « qu’il fasse tout lui-même » pour redresser la situation. Tant pis pour le Premier ministre et le gouvernement.

Le plan a été exécuté.

-          L’Europe est devenue un objet déifié et la « souveraineté européenne » l’avenir du territoire franchouillard. Lors de la présidentielle initiale, elle avait été largement abandonnée mais il allait arranger cela. Désormais elle était en danger mais il allait la sauver. Fa Tutto !

-          Le RN ne devait plus être injurié au titre de la seconde guerre mondiale. Mais comme complice des Russes en Ukraine. Du coup Macron s’est cru devoir prendre une attitude de chef de belligérance contre la Russie, inquiétant tout le monde, et rappelant aux sceptiques qu’il s’était couché contre les milices russes en Afrique et que les armées françaises s’étaient fait virer à coups de pied au derrière par de vils dictateurs assis sur des coups d’État sutenus par Wagner.

-          Attal, le beau jeune homme, devait entrer en scène en début d’année pour incarner le renouveau macronien, et sacraliser l’option homosexuelle provocante du Président. Le couple Séjourné-Attal a donc été sollicité dès septembre de se dépacser en vitesse pour être prêts pour le début d’année. L’idée était de contrer la jeunesse de Bardella, le candidat du RN.

-          L’agitation médiatique, les commémorations, les ordres du jour provocateur à l’Assemblée nationale, les conférences à grand battage, l’exploitation sans vergogne des passages télévisés sans aucun vrzi contradicteur, les visites locales magnifiées, les conférences et commémorations internationales, tout a été bon pour se trouver en première page.

Et ce fut le grand ratage

-          La colère populaire depuis l’allongement imposé brutalement de la durée de vie au travail, selon une formule qu’il avait lui-même condamnée, n’est jamais retombée.

-          La stagnation économique associée à l’inflation effrénée et les hausses d’impôts camouflées ont nourri un peu plus la colère.

-          Le manque de courage dans la répression de la délinquance et le laxisme du ministère de la Justice sont devenus une fable, dont l’épilogue sera le meurtre d’un enseignant et la fusillade de policiers par des truands lors du transport d’un truand dangereux.

-          Le manque de courage après le carnage du 7 octobre 2023 et le développement effréné de l’antisémitisme ont caractérisé la vision cynique d’un Macron permettant à l’extrême gauche de créer une peur politique dont il comptait faire son miel.

-          La révolte paysanne partout en Europe a souligné le rôle de l’action du clan Macron à Bruxelles disant une chose aux Français et faisant autre chose au sein des institutions européennes. L’ennui est venu du caractère général de la révolte interdisant de se dédouaner sur des vilains Français. L’épisode du salon de l’agriculture a été tragique pour l’image d’Emmanuel Macron et celle de son premier ministre.

Quand les sondages ont montré que le RN était loin en tête, à des sommets imprévus, et que la pauvre Hayer, candidate de fortune, sombrait chaque jour un peu plus, le président s’est déchaîné, forçant Attal et les ministres à s’engager à fond, monopolisant la parole dans les médias, exploitant tout ce qu’il pouvait.

Le résultat final a été une baffe terrifiante pour l’aventurier de l’arche européenne perdue et une blessure narcissique phénoménale. Macron le névrosé a été incapable de dominer l’évènement. Sa stratégie de promotion des extrêmes à droite et à gauche, et de destruction des partis de gouvernement pour garder son rôle sacré de président de l’arc de raison contre les vilains a totalement dérapé.

Dans la virtualité hallucinée dans laquelle s’exalte Emmanuel Macron, rien n’était ni compréhensible ni digne d’intérêt sinon les moyens de se venger et vite, tout en essayant de sauver son rôle jupitérien, les chances de succès fussent-elles faibles voire nulles.

Impossible pour le stratège déconfit et le tacticien humilié de concéder quoi que ce soit. La décision sage était de faire le mort, de laisser passer l’été et les jeux Olympiques, puis d’aviser. Il serait temps de démissionner ou de nouer un pacte parlementaire pour garantir à un gouvernement les moyens d’une gestion stable mais évidemment différente du pays. Après tout, les élections européennes avaient montré qu’une partie des socialistes ne voulaient plus être entraînée dans les ignominies de Mélenchon. Et que la poussée du RN marquait surtout la défiance du pays contre celui qui ne prenait aucune mesure contre les atteintes à leur vie quotidienne et à leur idée de la France.

Le giflé aurait pu aussi faire amende honorable et avancer des lignes directrices plus conformes aux désirs des Français. Il aurait eu le temps de réfléchir plus posément à son avenir personnel.

Il a préféré se précipiter dans l’inconnu en comptant sur sa bonne étoile, tout en faisant instantanément prendre au pays le chemin du chaos.

Certains prétendent que dès l’été 2023 la dissolution était prévue, que le gouvernement Attal avait vocation de durer six mois, pas plus, et que dans le chaos résultant, il était raisonnable qu’il puisse sauver son leadership pour finir commodément son second quinquennat, en comptant sur la peur du vide des Français.

La dissolution n’aurait pas été l’acte fou d’un malade narcissique traumatisé par une défaite imprévue, mais la décision mûrie de loin, d’un génie politique ayant tout compris avant tout le monde et bien décidé à faire don de sa personne à la Patrie pour empêcher la victoire des extrêmes.

Quels sont les éléments de rationalité électorale et politique de cette hypothèse ?

L’affaire électorale est vite vue : la France est coupée en deux.

Dans les grandes villes, la gauche domine et peut tout emporter en cas de front électoral avec LFI.

Dans le reste du pays, le RN domine massivement mais reste tributaire d’alliances pour augmenter le nombre de ses sièges, sans pouvoir de toute façon obtenir une majorité parlementaire. Même sans alliance, le RN va se retrouver souvent en compétition avec la nouvelle Nupes et peut gagner ce genre de duels. Il aurait un peu moins de sièges qu’avec une alliance mais elle ne pouvait déjà pas lui permettre de  briguer la majorité.

Il n’y a aucune chance pour que les extrêmes puissent obtenir une majorité pour gouverner.

Seconde certitude, la dissolution va détruire le PS social-démocrate et LR. Le pauvre Raphaël Glucksmann, qui a obtenu un rééquilibrage à gauche et arraché des voix à Renaissance, est renvoyé à son néant. LR ne peut pas sauver ses sièges sans un accord avec le RN. Si sa direction s’y essaie, elle devra faire face à une insurrection des tenants du cordon sanitaire, notamment des candidats à la Présidentielle future et de ceux qui ne risquent rien comme les Sénateurs et les présidents de région qui seront encore là pour quelques années.

Comme les partis n’ont que quelques jours pour se déclarer, Macron sait qu’il impose des accords électoraux signés dans la précipitation et qu’il pourra alors intervenir à la télévision comme chef de l’Etat et bouclier contre les entreprises nauséabondes et demander aux Français de se déjuger et de le rejoindre dans la lutte contre les vilains.

C’est manifestement ce qui est train de se dérouler sous nos yeux.

Peut-il gagner ?

C’est très peu probable en lisant les sondages du jour. Il lui faudrait pour cela mobiliser l’essentiel des abstentionnistes et retourner une partie du vote qui a fui sa liste européenne. Tout se jouera dans la première semaine de juillet quand les Français commenceront à être en vacances et ques enjeux du second tour seront précis.

La suite deviendra alors dangereuse et nébuleuse.

Le camp macroniste sait qu’il va laisser des plumes et sera incapable de gouverner On parle de la perte du tiers à la moitié de ses élus. Aucun camp n’aura de majorité. On ne pourra plus dissoudre.

Personne n’est capable d’écrire la suite. Sauf peut-être le génial Macron, le nouveau Grand Conducator qui va sauver l’Europe, vaincre Poutine en Ukraine et remobiliser autour de lui toutes les forces vives et craintives du politiquement correct et de la bienséance de gauche.

Lors de sa conférence de presse du 12 juin 2024, Macron, déplore les conséquences du désastre français sans s’attarder sur les causes. En tout cas lui a tout bon et en appelle aux Français qui ne veulent pas du chaos qu’il a lui-même créé. « Les masques sont tombés », « la clarification est faite » : tous les ignobles sont désormais à découvert. Je n’ai rien à vous proposer de nouveau mais si vous voulez éviter le chaos corrigez votre vote des Européennes et offrez-moi une victoire. Sinon vous serez responsables, bandes d’irresponsables.

Moi ou le chaos dans une forme caricaturale ! Pendant un mois toute la question sera de savoir si la peur conduit l’électorat et si les forces politiquement correctes à droite et à gauche, sur la ruine de leur parti, joueront le jeu. Lui va se retirer sous sa tente en organisant des opérations image symboliques. Aux autres de se positionner. Si cela ne frémit pas ? Saint Macron interviendra lors du second tour pour accentuer la pression. Si cela frémit, il triomphera lors de la campagne de second tour en faisant des annonces d’union nationale avec les bons.

Emmanuel Mcron s’est lancé dans un bras de fer avec les électeurs. C’est une attitude de proxénète. « Tu travailles pour moi sinon c’est la croix des vaches ».

Le peuple se laissera-t-il intimider ? Où jouera-t-il à fonds la carte d’un changement radical pour mettre fin au déclassement en cours ?

LR veut virer Ciotti et l’accord avec le FN. S’ils réussissent, qui va diriger et sur quelle ligne ? Soutenir Macron contre le fascisme ? Combien d’élus sur cette base ? Que restera-t-il du parti après cela ? Surtout si les Français ne suivent pas ? C’est le grand silence. Si Ciotti survit ou prend la tête d’un éclat du parti, où pourra-t-il aller au soir de l’élection ?

Si une majorité d’Union des droites se crée, quel avenir pour Macron le maître chanteur ? Suicide, démission, article 16 ?

Fallait-il vraiment allumer la bombe ? Une blessure narcissique méritait-elle toute cette ignominie sans espoir ?

Non ! Quelle irresponsabilité et quelle honte !

Tic tac, tic tac, tic tac…

 

Didier Dufau

Aux sources de l'écologie anticapitaliste et malhonnête - L'ozone et le Giec. (suite et fin)

Les années 1985-1992 vont voir un basculement complet des conceptions et des actions en matière d’environnement, une discipline qui va éclater radicalement entre trois domaines :

-          La lutte traditionnelle contre les pollutions : on corrige au fur et à mesure les difficultés provoquées par la production et la consommation.

-          L’idéalisation de la nature et du monde animal, qui s’incarne dans la lutte pour la biodiversité, pour elle-même, et dans celle pour la « restauration » de la nature, victime digne d’intérêt indépendamment de son utilité pour l’homme. 

-          Le nouveau domaine de la lutte contre le dérèglement climatique dont l’urgence est justifiée par le risque de disparition du vivant sur terre à court terme.

L’irrationalité, la violence et le sectarisme extrême vont s’installer et s’amplifier constamment dans les deux derniers segments, au fur et à mesure de leur triomphe d’abord auprès des instances internationales puis, un peu plus tard , par  l’exploitation systématique des catastrophes météorologiques constamment expliquées par un allégué « dérèglement climatique ».

On a vu en première partie que les conventions environnementales  précédentes ont déterminé que la sphère terrestre était en équilibre fragile qui pouvait être déstabilisée par l’action humaine et que dans ce cas une réponse universelle devait être mise en place pour rétablir la situation. Deux évènements, suscitées par la même équipe, vont concrétiser cette approche : le protocole de Montréal sur l’ozone et la création du GIEC.

Tout part du Canada où un certain nombre d’activistes se regroupent autour d’un certain Maurice Strong.  De la fin 1970 à la fin 1972, il est secrétaire général de la Conférence des Nations unies sur l'environnement. C’est un homme de conviction et d’influence. Il connait par cœur et les institutions onusiennes, et le circuit des donateurs milliardaires, tout en pratiquant les arcanes politiques. Depuis de longues années, diverses études s’intéressaient à la diminution de l’épaisseur de la couche d’ozone. Pas de certitudes avérées au départ mais un risque déjà très clair : sans ozone les risques de cancer seront importants. On sait déjà que des substances agissent en laboratoire sur l’ozone. Voilà le moyen d’installer sur la peur un consensus international.

 « Ayant présentes à l'esprit les études qui se déroulent concernant la couche d'ozone », une conférence plénipotentiaire est organisée à Vienne (mars 1985). Elle ne décide rien mais stipule qu’il faut faire de nouvelles recherches et protéger la santé humaine.  Le petit groupe canadien s’empresse d’utiliser cette première victoire pour mettre en route la négociation du protocole de Montréal. Il s’agit d’interdire toutes les substances ayant un impact sur l’ozone (CFC etc.).  Ces substances sont remplaçables et n’impactent que très peu d’acteurs. Il est donc facile de demander leur remplacement. Les coûts sont très faibles et très localisés. Par rapport aux risques cités, difficile de ne pas être d’accord. D’autant plus que la Nasa découvre, pendant les travaux, un « trou dans la couche d’ozone », avec belles photos en prime. L’affaire fait le tour du monde. Le protocole de Montréal est aussitôt signé en septembre 1987. Le monde entier paraphera (cela ne coûte rien). La lutte réussie contre le trou dans la couche d’ozone devient une légende qu’on enseigne aux enfants sans discontinuer depuis. Il faut bien ancrer dans l’esprit des jeunes que l’industrie peut créer des dégâts mondiaux et que l’action des organisations mondiales appuyées sur la science permet d’obtenir des résultats formidables.  « L’histoire de la couche d’ozone continue à montrer l’exemple, déclare en 2024 Tina Birmpili, chef du secrétariat de l'ozone hébergé par l’ONU Environnement, organisme sous lequel se trouve le protocole. Il est la preuve de ce qui peut être fait lorsque nous écoutons les scientifiques et que nous mettons nos différences de côté afin d’agir pour la planète. Mais cela ne doit pas être une exception ».

Le leitmotiv est bien installé. L’affaire quitte l’actualité jusqu’en novembre 2022 où la Nasa découvre que le trou de l’Ozone n’a jamais été aussi grand ! La plupart des médias refuse d’en informer leurs lecteurs, sauf parfois en tout petit. Ils attendent la réaction du laboratoire chargé de la question, qui reçoit des subventions très importantes pour surveiller le trou et qui n’a rien vu venir.  La réponse se fera attendre des mois. Une note précisera que c’est le réchauffement climatique (sic) qui explique le trou devenu énorme en concentrant malencontreusement les gaz à effets de serre qui mettent du temps à disparaître ! Le laboratoire demande plus d’argent pour parfaire ses recherches ! En 2024, ces dernières semaines, c’est la sarabande des médias : oui le trou de l’ozone se referme et disparaîtra…dans trente ans. Ouf ! On peut rechanter la belle chanson sur la merveille politique qu’aura été la convention de Montréal. Comme il n’y a qu’une seule source, personne ne vérifiera rien. Espérons que le trou de l’ozone ne prendra pas une ampleur disproportionnée en 2052 expliquée par la dernière lubie de l'époque...

Revenons à Strong et son réseau. Le succès de Montréal lui démontre qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure. On va étendre la méthode « ozone » au « CO2 anthropique » et pour cela créer le GIEC.

Nous reprenons ici un court extrait d’un texte paru sur le site Vérité et Climat :

« Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) est un organisme créé par l’ONU après sa résolution 43/53 de décembre 1988 qui mentionnait « l’évidence que le réchauffement climatique pourrait être dû à la croissance des gaz à effet de serre ». Il a été créé pour « mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine. ». D’après l’article premier de la convention qui l’a créé, « on entend par changements climatiques des changements du climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine. » Les causes naturelles étaient exclues. Dès l’origine, sa mission obligeait donc le GIEC à ignorer les causes naturelles du réchauffement climatique, et à systématiquement écarter tous les scientifiques, informations et articles qui en faisaient état. Les représentants des 195 pays qui l’ont créé, généralement des fonctionnaires des ministères de l’Environnement de ces pays, approuvent ses rapports à l’unanimité. Ils n’ont pas le choix. Aucune dissidence n’est tolérée. Tous doivent professer une foi quasi-religieuse en deux affirmations simples :

  1. Les émissions humaines de CO2, dues à la combustion des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz), ont causé la totalité de l’accroissement depuis 1850 du taux de CO2 de l’atmosphère, un accroissement de 280 à 420 ppm, soit 140/420 = 33 % du taux actuel.
  2. Cet accroissement du taux de CO2 est la cause de la totalité du réchauffement climatique depuis 1850 (environ 1°C). »

Fin de citation.

Notons la date : 1 988. Membre fondateur du GIEC, Strong est désigné secrétaire général du Sommet de la Terre, et préside ainsi la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement, à Rio en 1992.

On voit l’influence d’un seul homme sur tout le processus. Le coup double ozone & CO2, c’est lui ! On est très, très loin des peuples et des opinions publiques. Tout cela se passe entre diplomates et délégués écologiques, grands donateurs milliardaires, mondialistes heureux comme Schwab, qui préside à Davos le forum éponyme, grandes ONG mondialisées, politiciens bien introduits et ambitieux comme Al Gore.   Les sherpas du G7 « vendent » aux présidents concernés les idées qui règnent dans ces milieux, à cheval sur la science et la politique internationale. C’est par le G7 que se décide en vérité le GIEC.

Le fait dramatique et porteur d’immenses conséquences détestables est très clair et facilement vérifiable :   l’objet statutaire de l’institution est de mettre en cause les conséquences de l’activité des hommes sur le climat et elles seules. Ce n’est pas une réflexion sur le climat qui est organisée par le GIEC en finançant tous les aspects de la recherche scientifique, comme on le croit généralement. Le GIEC ne finance que les études mettant en lumière des causes anthropiques et exclut radicalement tout examen des causes naturelles de l’évolution du climat.  Evidemment lorsqu’on interroge les scientifiques subventionnés à ce seul effet, ils répondent tous sans exception que « oui le changement climatique a une cause anthropique ». Sinon l’arrêt des subventions du GIEC serait automatique. « La science a parlé » ? Non. Les scientifiques que nous payons exclusivement à mettre en cause l’homme ont parlé. « Nos subventions ont parlé ».

C’est pour cela que le Cercle des économistes e-toile défend l’idée minimale d’une conférence climatique officielle ouverte à toutes les recherches scientifiques et pas seulement à celles prétendant mettre en cause la seule responsabilité anthropique qui est préjugée par le statut du GIEC. Une suggestion maximale est la dissolution du GIEC actuel et la construction d’une nouvelle instance de synthèse de tous les travaux sur le climat sans le cadrage limitatif qui est à son origine.

Ce que l’on va constater ensuite, c’est la mise en cause parfois ignoble de tous ceux qui travaillaient sur le climat en suivant d’autres chemins. Traditionnellement la température terrestre est expliquée par des phénomènes cosmologiques et physiques. Le rôle du soleil et de son positionnement, des mouvements erratiques de la terre en fonction de son parcours, des phénomènes comme les tâches solaires, et sur terre l’activité sismique, ou l’arrivée inopportune de météores sont au cœur des recherches. Les géographes localisent les bons effets de l’agriculture sur la température et les erreurs terribles qui poussent à la désertification, comme en URSS où l’écologie a été totalement ignorée au nom du productivisme scientifique marxiste.

Non seulement ces chercheurs vont être écartés des subventions mais ils vont être vilipendés et traités de tous les noms quand ils vont critiquer l'absence de sérieux de l'inculpation du CO2 dans l'étude du climat. Il suffit de voir le traitement infligé à Maurice Allègre puis à Vincent Courtillot pour en prendre pleine conscience. Valérie Masson Delmotte est une centralienne qui a rejoint le CEA (qui a été forcé d'accueillir des écolos dans ses équipes et d'ajouter l'écologie à sa vocation). Elle va être l’injurieuse en chef et le Fouquier Tinville dans cette affaire.  Remarquée par Jean Jouzel , contempteur du capitalisme, un des piliers du GIEC, elle devient coprésidente du Groupe 1 pendant huit ans de 2015 à 2023, elle va animer des mobilisations de masse dans les journaux de gauche pour casser l’influence de deux spécialistes historiques des sciences de la terre et de sa couronne gazeuse qui ont remarqué très vite les mensonges éhontés qui sont publiés par les scientifiques subventionnés par le GIEC. On y retrouve notamment la hausse des mers à des niveaux ridicules qui sera démentie par les faits, et la négation du rôle utile du CO2 et le fait qu’il a atteint dans le passé des proportions beaucoup plus importantes sans effets majeurs sur la température. Plus personne ne défend ces élucubrations aujourd’hui. Dans l’hystérie qui commence à recouvrer cette partie de la science, l’institut de Physique du Globe qui représente la tradition de la recherche voit ses deux directeurs traités de tous les noms, et mis au banc de déshonneur. Cette exclusion aura lieu un peu partout en Occident.  On casse tous les scientifiques de renom au nom d’une nouvel classe de scientifiques mieux conscientisés. Les femmes sont très souvent à la manœuvre dans cette « cancel culture ».  Elles jouent facilement le rôle de passionaria, surnom aussitôt accordé à Mme Masson Delmotte. Pour ceux qui voudrait une confirmation récente, qu’ils analysent le rôle d’une historienne de l’art, Laurence Bertrand Dorleac, devenue présidente de la FNSP qui pilote Sciences-Po où sa spécialité n’était jusqu’ici non présente, dans l’exclusion de Pascal Perrineau... 

Le refus absolu de tenir compte d’autre chose qu’une explication anthropique par le CO2 va finir par créer une très forte et durable réaction qui elle-même sera contrée par une propagande « politiquement correcte » abjecte faisant de tout contestataire un « platiste », un complotiste, un climatosceptique intéressé, une nullité scientifique, une horreur dont la parole ne doit pas être reproduite en attendant d’être sanctionnée. Diabolisation et parfois nazification des incroyants  sont à l'ordre du jour dans les milieux "progressistes" avec dressage de piloris.

Revenons à 1992. Maurice Strong et son clan triomphent avec la conférence de RIO de 1992 et ils vont faire tout basculer pour trois décennies dans la folie et la rage de la propagande officielle et dans les décisions délirantes. Lui trône en majesté au milieu de 120 chefs d’Etat et il a rassemblé des milliers de représentants d’ONG et de groupes de pression.  Il ne faut pas hésiter à relire les principes proposés.

PRINCIPE 1 : Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature.

PRINCIPE 4 : Pour parvenir à un développement durable, la protection de l'environnement doit faire partie intégrante du processus de développement et ne peut être considérée isolément.

PRINCIPE 5 :  Tous les Etats et tous les peuples doivent coopérer à la tâche essentielle de l'élimination de la pauvreté, qui constitue une condition indispensable du développement durable, afin de réduire les différences de niveaux de vie et de mieux répondre aux besoins de la majorité des peuples du monde.

PRINCIPE 6 : La situation et les besoins particuliers des pays en développement, en particulier des pays les moins avancés et des pays les plus vulnérables sur le plan de l'environnement, doivent se voir accorder une priorité spéciale.

PRINCIPE 8 : Afin de parvenir à un développement durable et à une meilleure qualité de vie pour tous les peuples, les Etats devraient réduire et éliminer les modes de production et de consommation non viables et promouvoir des politiques démographiques appropriées.

PRINCIPE 10 : La meilleure façon de traiter les questions d'environnement est d'assurer la participation de tous les citoyens concernés, au niveau qui convient. Au niveau national, chaque individu doit avoir dûment accès aux informations relatives à l'environnement que détiennent les autorités publiques, y compris aux informations relatives aux substances et activités dangereuses dans leurs collectivités, et avoir la possibilité de participer aux processus de prise de décision. Les Etats doivent faciliter et encourager la sensibilisation et la participation du public en mettant les informations à la disposition de celui-ci. Un accès effectif à des actions judiciaires et administratives, notamment des réparations et des recours, doit être assuré.

PRINCIPE 11 : Les normes appliquées par certains pays peuvent ne pas convenir à d'autres pays, en particulier à des pays en développement, et leur imposer un coût économique et social injustifié.

PRINCIPE 12 : Les Etats devraient coopérer pour promouvoir un système économique international ouvert et favorable, propre à engendrer une croissance économique et un développement durable dans tous les pays, qui permettrait de mieux lutter contre les problèmes de dégradation de l'environnement. Les mesures de politique commerciale motivées par des considérations relatives à l'environnement ne devraient pas constituer un moyen de discrimination arbitraire ou injustifiable, ni une restriction déguisée aux échanges internationaux. Toute action unilatérale visant à résoudre les grands problèmes écologiques au-delà de la juridiction du pays importateur devrait être évitée. Les mesures de lutte contre les problèmes écologiques transfrontières ou mondiaux devraient, autant que possible, être fondées sur un consensus international.

PRINCIPE 13 : Les Etats doivent élaborer une législation nationale concernant la responsabilité de la pollution et d'autres dommages à l'environnement et l'indemnisation de leurs victimes.

PRINCIPE 14 : Les Etats devraient concerter efficacement leurs efforts pour décourager ou prévenir les déplacements et les transferts dans d'autres Etats de toutes activités et substances qui provoquent une grave détérioration de l'environnement ou dont on a constaté qu'elles étaient nocives pour la santé de l'homme.

PRINCIPE 15 : Pour protéger l'environnement, des mesures de précaution doivent être largement appliquées par les Etats selon leurs capacités. En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l'absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l'adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l'environnement.

PRINCIPE 16 : Les autorités nationales devraient s'efforcer de promouvoir l'internalisation des coûts de protection de l'environnement et l'utilisation d'instruments économiques, en vertu du principe selon lequel c'est le pollueur qui doit, en principe, assumer le coût de la pollution, dans le souci de l'intérêt public et sans fausser le jeu du commerce international et de l'investissement.

PRINCIPE 17 :  Une étude d'impact sur l'environnement, en tant qu'instrument national, doit être entreprise dans le cas des activités envisagées qui risquent d'avoir des effets nocifs importants sur l'environnement et dépendent de la décision d'une autorité nationale compétente.

PRINCIPE 20 : Les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l'environnement et le développement. Leur pleine participation est donc essentielle à la réalisation d'un développement durable.

PRINCIPE 21 : Il faut mobiliser la créativité, les idéaux et le courage des jeunes du monde entier afin de forger un partenariat mondial, de manière à assurer un développement durable et à garantir à chacun un avenir meilleur.

PRINCIPE 22 : Les populations et communautés autochtones et les autres collectivités locales ont un rôle vital à jouer dans la gestion de l'environnement et le développement du fait de leurs connaissances du milieu et de leurs pratiques traditionnelles. Les Etats devraient reconnaître leur identité, leur culture et leurs intérêts, leur accorder tout l'appui nécessaire et leur permettre de participer efficacement à la réalisation d'un développement durable.

PRINCIPE 23 : L'environnement et les ressources naturelles des peuples soumis à oppression, domination et occupation doivent être protégés.

Nous donnons ces textes parce qu’ils sont très révélateurs. Les principes des conférences précédentes sont rappelés mais l’évolution est frappante : on se fiche de la science. Le principe de précaution emporte tout. La loi doit réprimer et les états doivent organiser l’accès aux tribunaux aux ONG.  Désormais tout le monde a le droit à une vie saine et si les Etats ne font pas ce qu’il faut ils doivent être condamnés. La nouvelle jurisprudence de la CEDH s’appuiera sur ces principes pour condamner la Suisse qui n’a pas compté le volume de gaz à effet de serre … en 2024. La propagande devient indispensable. Elle doit être développée pour mobiliser…les femmes (coucou les wokistes) et les jeunes. Le prêchi prêcha bien intentionné va s’épanouir.  Des termes comme « élimination » apparaissent : les Etats devraient réduire et éliminer les modes de production et de consommation non viables et promouvoir des politiques démographiques appropriées. On ne précise pas ce qu’est une production et une consommation non viable ni une politique démographique inappropriée.  On veut éliminer l’excès de bébés là où il en a trop. Retour du malthusianisme le plus infect.

Sanctions et propagande sont les deux mamelles de la nouvelle action pour l’environnement. Ce n’est pas la science qui commande. Fini l’encouragement libéral à trouver des solutions. Il faut imposer un narratif et sanctionner. L’écologie répressive vient de naître. Elle n’a plus à composer avec les oppositions scientifiques. En prime des juges, la coercition sociale est souhaitables par les "peuples" eux-même (c'est la conception wokiste de l'empowerment, largement reprise du maoïsme où les enfants des mandarins étaient sollicités de crever les yeux de leurs pères en public pour montrer le chemin du salut révolutionnaire. Du Garde rouge au Khmer vert, le chemin est bien balisé).

On dira : mais où est la mise en cause du CO2 et le réchauffement climatique ? Pas d’inquiétude : Strong a prévu un cheminement spécial : la Convention Cadre des Nations-Unis sur les Changements Climatiques.  Ses définitions sont comme, pour le statut du GIEC, totalement biaisées.  On entend par « changements climatiques » des « changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine ». Pas question de prendre en compte des changements climatiques d’origine naturelle. Pas d’échappatoire, l’homme seul est coupable et c’est à ses faits et gestes qu’on va s’attaquer.

Il s’agit bien de la suite de l’opération réussie à Montréal par Strong et ses amis qui étendent à tous les gaz non encore surveillés les mêmes procédures obligatoires. « Toutes les Parties établissent des inventaires nationaux des émissions anthropiques de gaz à effet de serre non réglementés par le protocole de Montréal et les mettent à disposition.  Ils établissent des plans nationaux visant à atténuer les conséquences de l’émission de gaz à effet de serre non réglementés par le protocole de Montréal ».

On impose le financement de la science (encadrée) et de l’endoctrinement (encadré) du grand public et d’abord les enfants avec des programmes obligatoires à construire à cet effet. Evidemment c’est l’Occident développé qui est chargé de payer pour les pays en développement. Et il faut naturellement mettre fin à tous les obstacles commerciaux qui nuiraient aux pays en développement… Mondialisation du commerce et lutte contre les gaz à effet de serre doivent aller de concert. Contradiction ? Pas du tout ! On verra le résultat après l’entrée de la Chine dans l’OMC.

Pour les initiés s’ouvrent d’énormes marchés administratifs subventionnés qui vont faire quelques fortunes remarquables. Des ONG, des politiciens, des milliardaires, de grandes entreprises vont se battre pour capter cette manne.

On ne s’étonnera pas d’apprendre que Maurice Strong est un corrompu. Il démissionne de ses fonctions à l’ONU avant d’être condamné pour avoir reçu 988 885 $ d’argent détourné. Plus tard on apprendra qu’AL Gore a gagné plus de 330 millions de dollars avec ses différentes sociétés chargées d’exploiter le filon ouvert à RIO. L’énorme lobby des énergies renouvelables et ses ONG associées sont à la fête.   

Il faut constater que c’est en 1992 que se structure définitivement le thème de la protection de la diversité biologique et de restauration de la nature sauvage abîmée par l’ignominieuse humanité.  Le prétexte du développement saute.  La nature est une victime. Notre devoir est de lui porter secours. Les moyens peuvent être violents comme contre le nazisme. La réclamation victimaire pour des non humains entre dans l’histoire. Les animaux et les insectes deviennent des sujets de droits. Pas question d’ironiser : un professeur de droit qui se moque de cette tendance sera éjecté de l’université à Paris ! Contester devient un délit ! Finie, la liberté de parole et de jugement !

La particularité de RIO est là : la fin de la liberté de penser, le mensonge et l’irruption de la répression.

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Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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