La loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes adoptée à l'unanimité par l'Assemblée

L’impossible radicalité du programme des candidats à la Présidentielle 2. L'Education Nationale

Le grand problème de la France, gouvernée depuis des décennies par des hauts fonctionnaires socialistes et centristes, en alternance ou coalisés, est qu’elle n’a jamais voulu entendre les avertissements des quelques observateurs lucides sur les effets délétères de certaines décisions qui ont fini par détruire les fondements de l’édifice national qui garantissaient son identité, sa cohésion, sa force, sa tranquillité et sa prospérité.

À partir du moment où des hordes de sauvages brûlent collèges et lycées par centaines parce qu’il n’y a pas de papier dans les toilettes, où des lâches en rupture de scolarité agressent des professeurs parce qu’il en manque, où des enfants de 13 ans cherchent à cramer et mutiler le visage d’une femme blanche qui demande qu’on ne casse pas un abribus, quand ils ne servent pas de tueurs pour le compte de narcotrafiquants, il est clair que la radicalité est plus du côté des casseurs et des voyous que de ceux qui veulent trouver des solutions.

Tous les dommages que nous constatons avec ahurissement ont été annoncés dans le détail depuis le jour où les décisions tragiques ont été prises. Les forces intellectuelles qui tiennent l’Université, les médias et l’opinion, depuis le passage de Mitterrand, n’ont rien voulu savoir. Tous les avertissements ont non seulement été ignorés mais leurs auteurs ont été combattus et marginalisés. Le pire est que des décisions de bon sens ont été considérées comme radicales voire extrémistes.

Prenons la sécurité. Les centristes et les socialistes se sont mis d’accord pour mettre en œuvre les slogans de mai 1968 : « CRS/SS » et « non à la répression », puis « touches pas à mon pote » même délinquant. Badinter puis Taubira et enfin Belloubet ont fait sauter tous les verrous et les écrous. La délinquance violente a explosé. Tout le monde sait ce qu’il faut faire :

Dissoudre le syndicat de la magistrature qui viole l’impératif de neutralité des juges du matin au soir.

Construire des prisons pour rétablir l’effectivité des peines, mais réserver la prison aux crimes violents et aux trafics de la pègre, plutôt que d’envoyer en prison des gens qui ont bu un coup de trop, eu un différend avec le fisc ou une scène de ménage. La tendance à tout pénaliser, tout en levant la répression de la délinquance habituelle et violente a été une folie.

Revoir l’absurdité procédurale de la justice des mineurs.

Rétablir la Cour de Sûreté de l’État.

Limiter les possibilités accordées aux associations à caractère politique ou idéologique de se porter partie civile.

Simplifier la procédure pénale.

Rétablir pleinement l’autorité du garde des Sceaux sur les procureurs chargés d’appliquer la politique pénale du gouvernement légitimement constitué.

Revenir sur des décisions qui se sont révélées délétères et rétablir les schémas antérieurs efficaces détruits par pure bêtise ne peut pas être vu comme une radicalité.

Une politique radicale serait de mettre en œuvre des mesures nouvelles permettant de s’attaquer à des délinquances nouvelles. Les juges qui, par idéologie, détournent leur pouvoir pour essayer de créer des jurisprudences conformes à leurs options personnelles, faussent l’instruction des dossiers en les freinant ou les accélérant, appliquent la doctrine justicialiste qui veut que le jugement doive toujours servir le faible et peser sur le puissant même s’il a raison, pardonne un viol « parce que l’immigré ne savait pas que c’était interdit chez nous », ou l’œil crevé d’un patron « parce que la colère de l’ouvrier était juste », ou une destruction de bâtiment public « parce qu’il faut préserver le droit d’exprimer sa juste colère », sont des délinquants conscients de l’être mais qui se savent intouchables. Il faudrait, pour enrayer ces dérives, établir un crime de justicialisme jugé par la Cour de sûreté de l’État avec des peines extrêmement sévères, comme l’interdiction à vie de tout travail dans le monde judiciaire et la suspension temporaire des droits civiques. Quand on sape les fondements de la République, on doit perdre, au moins un temps, le droit de vote. Avec l’intelligence artificielle, la caractérisation de ce détournement de pouvoir prend deux minutes par simple analyse des jugements. L’indépendance des juges n’est garantie que dans le cadre de la loi et ne permet pas de la détourner. La gangrène des juges contaminés par le justicialisme idéologique touche aujourd’hui les cours d’appel. La loi perd son sens. Donc aussi la démocratie qui veut que le juge applique d’abord la loi et n’utilise pas on poste pour atteindre d’autres objectifs idéologiques ou politiques.

Au-delà de l’actualité honteuse que la majorité des Français vit avec consternation, la gravité de la délinquance, dans un pays sombrant dans la « mexicanisation », peut-elle justifier d’aller jusqu’à la restauration de la peine de mort ? Il est intéressant de noter qu’elle était requise par la loi pour beaucoup des évènements que nous vivons ces derniers jours. La liste des crimes justifiant à l’époque la peine de mort est explicite :

Atteintes à l'autorité de l’État et à l'intégrité du territoire, avec usage ou tentative d'usage d’armes Attentat visant à changer ou à détruire le régime constitutionnel, à exciter les citoyens à la guerre civile ou à porter atteinte à l'intégrité du territoire national (article 86). Atteinte à l'intégrité du territoire national (article 88)

Atteintes à la paix intérieure : Attentats visant à répandre la dévastation dans une ou plusieurs communes (article 93). Organisation et commandement de bandes armées en vue de troubler l'État par un attentat ou d'envahir, de piller ou partager des propriétés publiques ou privées ou encore de faire attaque ou résistance envers la force publique agissant contre les auteurs de ces crimes (article 95)

Participation à un mouvement insurrectionnel. Participation à un mouvement insurrectionnel avec usage d'armes (article 98). Organisation et direction d'un mouvement insurrectionnel et complicité (article 99)

M. Mélenchon et ses troupes, avant 1981, auraient été susceptibles d’être condamnés… à la peine de mort ! Pas emprisonnés : guillotinés !

Lorsqu’on entend certains candidats aux élections présidentielles affirmer qu’ils proposent la rupture et la radicalité, on ne peut que sourire. Pendant cinquante ans, le pouvoir a été désarmé en France et la violence émeutière installée en majesté.

Lorsque F Hollande confronté à des assassinats sauvages a voulu la déchéance de la nationalité pour les coupables, les forces hostiles à toute répression l'en ont empêché. Il avait, dès son arrivée, cassé la loi anticasseurs ! Il faut être cohérent !

Éric Zemmour explique très bien que la civilisation musulmane ne cherche pas à modérer et responsabiliser les individus mais à les contraindre brutalement. Un vol, une main coupée en Arabie saoudite. Massacre insensé des opposants en Iran. Les populations musulmanes déplacées en France se heurtent à l'absence de répression, si on ose dire. Elles ne comprennent pas et se livrent régulièrement à des émeutes ou des pillages pour un prétexte ou un autre. Le contraste est net avec Singapour où la moindre incivilité vaut une trentaine de coups de bâtons. Une immigration de masse musulmane, accompagnée par un désarmement progressif de la répression poserait donc, selon Zemmour, un problème d'insécurité structurelle qu'on ne peut régler qu'en bloquant l'immigration musulmane et/ou en restaurant la répression. Mélenchon est sur la même analyse, mais dans le bord inverse : profiter personnellement de la faille civilisationnelle pour son intérêt politique personnel en réduisant toujours plus la répression et en glorifiant l'immigration musulmane, ferment d'une « bordélisation » réussie et propice à son projet.

On peut dans le même esprit explorer le choc civilisationnel du même type qui concerne les anciens pays sous domination violente soviétique, habitués à une répression féroce, et dont une partie de la pègre s'est vue ouvrir les portes d’une Europe occidentale désarmée et offerte.

Avoir cru que la douceur de nos mœurs judiciaires permettrait de convaincre des populations jusqu'ici habituées à une répression sévère de devenir douces comme des agneaux est une marque d'angélisme assez nette. Si vous importez en masse des peuples habitués à la répression sévère, vous êtes contraints de durcir votre politique pénale. C.Q.F.D. !

On comprend le malaise des candidats à l'élection présidentielle. La contradiction interne à la nouvelle société qu'ils ont contribué à créer est insurmontable sans se heurter de front à des difficultés insolubles que l'on a refusé de voir pendant des décennies. Non ! On le voit bien. Ils ne prendront pas le risque de la radicalité. En tout cas pas en 2027 !

L’impossible radicalité du programme des candidats à la Présidentielle 1. La sécurité

Le grand problème de la France, gouvernée depuis des décennies par des hauts fonctionnaires socialistes et centristes, en alternance ou coalisés, est qu’elle n’a jamais voulu entendre les avertissements des quelques observateurs lucides sur les effets délétères de certaines décisions qui ont fini par détruire les fondements de l’édifice national qui garantissaient son identité, sa cohésion, sa force, sa tranquillité et sa prospérité.

A partir du moment où des hordes de sauvages brûlent collèges et lycées par centaines parce qu’il n’y a pas de papier dans les toilettes, où des lâches en rupture de scolarité agressent des professeurs parce qu’il en manque, où des enfants  de 13 ans cherchent à cramer et mutiler le visage d’une femme blanche qui demande qu’on ne casse pas un abribus, quand ils ne servent pas de tueurs pour le compte de narco trafiquants,  il est clair que la radicalité est plus du côté des casseurs et des voyous que de ceux qui veulent trouver des solutions.

Tous les dommages que nous constatons avec ahurissement ont été annoncés dans le détail depuis le jour où les décisions tragiques ont été prises. Les forces intellectuelles qui tiennent l’Université, les médias et l’opinion, depuis le passage de Mitterrand, n’ont rien voulu savoir. Tous les avertissements ont non seulement été ignorés mais leurs auteurs ont été combattus et marginalisés. Le pire est que des décisions de bons sens ont été considérées comme radicales voire extrémistes. 

Prenons la sécurité. Les centristes et les socialistes se sont mis d’accord pour mettre en œuvre les slogans de mai 1968 : « CRS/SS » et « non à la répression », puis « touches pas à mon pote » même délinquant. Badinter puis Taubira et enfin Belloubet ont fait sauter tous les verrous et les écrous. La délinquance violente a explosé. Tout le monde sait ce qu’il faut faire :

Dissoudre le syndicat de la magistrature qui viole l’impératif de neutralité des juges du matin au soir

Construire des prisons pour rétablir l’effectivité des peines, mais réserver la prison aux crimes violents et aux trafics de la pègre, plutôt que d’envoyer en prison des gens qui ont bu un coup de trop, eu un différend avec le fisc ou une scène de ménage. La tendance à tout pénaliser, tout en levant la répression de la délinquance habituelle et violente a été une folie.

Revoir l’absurdité procédurale de la justice des mineurs

Rétablir la Cour de Sûreté de l’Etat

Limiter les possibilités accordées aux associations à caractère politique ou idéologique de se porter partie civile.

Simplifier la procédure pénale.

Rétablir pleinement l’autorité du garde des sceaux sur les procureurs chargés d’appliquer la politique pénale du gouvernement légitimement constitué.

Revenir sur des décisions qui se sont révélées délétères et rétablir les schémas antérieurs efficaces détruits par pure bêtise ne peut pas être vu comme une radicalité.

Une politique radicale serait de mettre en œuvre des mesures nouvelles permettant de s’attaquer à des délinquances nouvelles. Les juges qui, par idéologie, détournent leur pouvoir pour essayer de créer des jurisprudences conformes à leurs options personnelles, faussent l’instruction des dossiers en les freinant ou les accélérant, appliquent la doctrine justicialiste qui veut que le jugement doit toujours servir le faible et peser sur le puissant même s’il a raison, pardonne un viol « parce que l’immigré ne savait pas que c’était interdit chez nous », ou l’œil  crevé d’un patron « parce que la colère de l’ouvrier  était juste », ou une destruction de bâtiment public « parce qu’il faut préserver le droit d’exprimer sa juste colère », sont des délinquants conscients de l’être mais qui se savent intouchables. Il faudrait, pour enrayer ces dérives, établir un crime de justicialisme jugé par la Cour de sûreté de l’Etat avec des peines extrêmement sévères, comme l’interdiction à vie de tout travail dans le monde judiciaire et la suspension temporaire des droits civiques. Quand on sape les fondements de la République, on doit perdre, au moins un temps, le droit de vote. Avec l’intelligence artificielle, la caractérisation de ce détournement de pouvoir prend deux minutes par simple analyse des jugements. L’indépendance des juges n’est garantie que dans le cadre de la loi et ne permet pas de la détourner. La gangrène des juges contaminés par le justicialisme idéologique touche aujourd’hui les cours d’appel.  La loi perd son sens. Donc aussi la démocratie qui veut que le juge applique d’abord la loi et n’utilise pas on poste pour atteindre d’autres objectifs idéologiques ou politiques.

Au-delà de l’actualité honteuse que la majorité des Français vit avec consternation, la gravité de la délinquance, dans un pays sombrant dans la « mexicanisation », peut-elle justifier d’aller jusqu’à la restauration de la peine de mort ? Il est intéressant de noter qu’elle était requise par la loi pour beaucoup des évènements que nous vivons ces derniers jours. La liste des crimes justifiant à l’époque la peine de mort est explicite :

Atteintes à l'autorité de l’État et à l'intégrité du territoire, avec usage ou tentative d'usage d’armesAttentat visant à changer ou à détruire le régime constitutionnel, à exciter les citoyens à la guerre civile ou à porter atteinte à l'intégrité du territoire national (article 86)

Atteinte à l'intégrité du territoire national (article 88)

Atteintes à la paix intérieure

Attentats visant à répandre la dévastation dans une ou plusieurs communes (article 93)

Organisation et commandement de bandes armées en vue de troubler l'État par un attentat ou d'envahir, de piller ou partager des propriétés publiques ou privées ou encore de faire attaque ou résistance envers la force publique agissant contre les auteurs de ces crimes (article 95)

Participation à un mouvement insurrectionnelParticipation à un mouvement insurrectionnel avec usage d'armes (article 98)

Organisation et direction d'un mouvement insurrectionnel et complicité (article 99)

M. Mélenchon et ses troupes, avant 1981, auraient été susceptibles d’être condamnés... à mort. Pas emprisonnés : guillotinés !

Lorsqu’on entend certains candidats aux élections présidentielles affirmer qu’ils proposent la rupture et la radicalité, on ne peut que sourire. Pendant cinquante ans, le pouvoir a été désarmé en France et la violence émeutière installée en majesté.

La France, victime de son excessive bonté ?

Tout le monde s’accorde désormais sur l’état catastrophique de la France, déclassée pratiquement dans tous les domaines où elle excellait jusqu’en 1968. Elle connaît des moments difficiles. Le débat public, confronté à cette réalité cherche intensément quels sont les terribles diables qui ont provoqué le désastre. À chacun le sien : L’immigration massive, le socialisme débridé, le capitalisme devenu fou, la consommation excessive et les supermarchés, le CO2, l’énarchie compassionnelle et bienveillante, les frontières non encore abattues, Donald Trump, Poutine, Israël, l’homme blanc hétérosexuel occidental, le téléphone portable, les réseaux sociaux, l’automobile en ville, l’écologie punitive, la finance internationale, l’Union Européenne de plus en plus fédérale, La liste est longue. Les articles s’accumulent et s’allongent démesurément dans la quête de plus en plus fine des diables cachés qui corrodent la société et y creusent leurs galeries perverses.

Quand on s’élève un instant au-dessus de ce marigot accusatoire, on découvre une tout autre réalité. Depuis 1968, les Français se sont essayés à l’universelle bonté.

Ils ont décidé d’être gentils avec les enfants scolarisés et ont supprimé les affres de l’effort, du savoir et de la discipline. Tout le monde devait avoir le BAC et pourquoi pas aller à l’Université, sans tenir compte du fait qu’on allait fabriquer en masse des ignares.

Ils ont décidé d’être gentils avec les enfants délinquants à qui il ne fallait pas imposer de contraintes même légères et dont les multiples récidives devaient être pardonnées. Pour les adultes, il fallait renoncer à la prison, source de récidive et rendre la vie du prisonnier la plus ludique possible. Pour les tueurs, finie la peine de peine de mort, même en cas d’assassinats en série.

Ils ont décidé que toute personne venant à se trouver sur le territoire aurait droit au meilleur de l’aide sociale ad vitam aeternam, comme les Français à qui on a proposé de vivre sans travailler ou de travailler le moins possible dans une société de la gratuité générale.

Ils ont décidé de créer un nombre illimité de droits-à, le plus souvent constitutionnalisés et atrocement coûteux pour les finances publiques.

Ils ont décidé que l’État bienfaisant devait financer la destruction de masse des enfants à naître qui n’étaient en fait que des cellules qu’on pouvait jeter à la poubelle. Près de 5 millions tout de même depuis l’an 2000. Formidable : la population de pollueurs que nous sommes va baisser.

Ils ont décidé de sacrifier leur PIB au profit des pays nécessiteux de l’Europe. Ils ont financé pendant des décennies des aides structurelles au Portugal, à la Grèce, à l’Espagne, à l’Italie, à la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, la Tchéquie, la Hongrie, la Slovaquie, Ils y ont même transféré une bonne part de leur industrie. Admirable bonté.

Ils ont décidé que cela ne suffisait pas. Ils ont été d’accord pour abattre le Tarif extérieur Commun en Europe et ils ont permis à tous les pays émergents et notamment la Chine de déverser leurs produits sur le territoire, sans réciprocité, alors que nous chargions à mort le travail chez nous de prélèvements et de réglementations, bien sûr par pure bonté d’âme.

Ils ont décidé de transférer leur souveraineté à l’Union européenne, aux juges et aux Hautes autorités administratives, privant leur Parlement et leur gouvernement du moyen d’agir en pleine indépendance.

Ils ont décidé d’être super gentils avec les drogués en leur offrant d’heureuses salles de shoot permettant de se faire plaisir aux frais des autres.

Ils ont décidé que quiconque viendrait à se trouver sur le sol français pourrait faire venir sa famille et toucher les mêmes libéralités sociales que les Français.

Ils ont décidé que la seule mission des politiques était de distribuer des cadeaux au peuple.

Ils ont décidé que le travail était fatigant et qu’il fallait travailler moins que les autres et moins longtemps.

Ils ont décidé d’être bons avec les animaux et de laisser proliférer les rats, les sangliers, les pigeons, les loups, les ours et qu’il serait malséant de les empêcher de massacrer des bêtes d’élevage, de détruire les champs et les plantations, d’envahir les villes et de tuer des humains à l’occasion.

Ils ont décidé d’être bons avec la nature et de sacrifier leur épargne au profit de la lutte contre l’ennemi numéro 1 de l’homme moderne, le CO2, ruinant d’un seul coup, l’industrie, l’agriculture, le bâtiment et la beauté des paysages.

Pendant 60 ans, la bonté et les dépenses associées ont suinté de partout à gros bouillon en France dans l’allégresse et l’autosatisfaction, réconciliant la chrétienté (La bonté est un amour gratuit professait Lacordaire) et le socialisme pur et dur (la gratuité est la seule garantie du principe « à chacun selon ses besoins » selon Marx). Cette union autour de la bonté pendant soixante ans a coûté un peu cher à la France, désormais ruinée et dans l’impossibilité de persister dans sa généreuse attitude.

La bonté débridée pour tous, au prix de la richesse de ceux qui travaillent, du sang des victimes des meurtriers et de l’avenir de la Patrie, peut-elle être remise en cause en France ?

Les Français ont voulu être bons indéfiniment sans voir que l’exercice se retournerait contre eux. Alors ils enragent. Des jeunes conscientisés brûlent leur lycée parce qu’il manque du papier toilette dans les lieux d’aisances. M. Lecornu brûle les réserves d’épargne des Français, en guignant les héritages, pour faire face à la ruine organisée par son maître jupitérien. Un adolescent brûle le visage d’une femme blanche sans doute dans un mouvement de sursaut anticolonial. Les syndicats communistes (une étrange survivance) annoncent qu’ils vont tout bloquer pour tout débloquer. La Ville de Paris se réjouit, elle aussi, d’avoir tout bloqué sous le chant des concerts de klaxons.

Ces bontés-là sentent la poubelle brûlée.

Le duc de La Rochefoucauld nous avait prévenu : « Rien n'est plus rare que la véritable bonté ; ceux mêmes qui croient en avoir n'ont d'ordinaire que de la complaisance ou de la faiblesse. »

Les Français, peuple littéraire, ont sans doute voulu en faire la démonstration pratique.

Qui est devenu fou ? Le capitalisme ou les dirigeants occidentaux ?

A propos du dernier livre d'Alain Minc

À l’occasion de la publication du nouveau livre d’Alain Minc, Un capitalisme devenu fou – Comment les riches ont gagné la lutte des classes, avec Guillaume Erner, on voit émerger une série de commentaires dans la presse remettant en cause la « mondialisation néolibérale », les riches, les héritiers, les mouvements de capitaux etc. et prêchant pour des remises en cause fondamentales de l’économie de marché devenue folle et devant se voir infliger une camisole de force.

Rien ne tient vraiment dans toutes ces vaticinations.

Prenons la question de l’héritage.

De 1914 à 1947, l’économie française a été tragiquement anémiée par deux guerres mondiales et deux crises mondiales l’une sévère en 1919 et l’autre très sévère en 1929. La génération qui a hérité dans les 20 ans suivant la Libération a peu hérité. Mais elle a connu les trente glorieuses. Donc, il n’est pas totalement absurde de constater que le ratio revenu gagné/ capital hérite soit plus fort que celui de la génération post « Trente Glorieuses » qui a bénéficié d’une forte création de capital mais qui connaît la stagnation depuis le début des années 2000. Si, en plus, la proportion des jeunes diminue par rapport à celles des vieux, le phénomène est amplifié. Rien de tout cela n’est lié à quelque dérive capitaliste que ce soit mais à un état de fait désolant dont les auteurs se gardent bien de parler :

-            L’effondrement des taux de croissance en Occident, en Europe et en France, avec un déclassement lamentable de la France pour le PIB par tête, passant de la troisième mondiale à la 25e selon le FMI.

-            L’effondrement démographique qui a vu la population des plus de 60 ans grossir démesurément alors que celle des moins de 20 ans passait de 30 millions en 1971 à un peu plus de 15 millions aujourd’hui. 50 % de chute !

Le phénomène touchant le ratio revenu sur héritage ne signifie pas du tout que le capitalisme est devenu fou mais que l’Occident a cassé sa croissance et sa natalité. Saquer les « héritiers » dans un tel contexte est ajouter de l’infamie à de la bêtise. On va réduire encore les ressources d’une génération qui aura de bonnes raisons de se considérer comme sacrifiée par les hauts fonctionnaires qui ont assumé depuis les années 1970 la quasi-totalité du pouvoir politique en France et par ceux qui ont mis fin aux Accords de Bretton Woods et favorisé le retour des récessions mondiales périodiques.

Prenons la question des grandes entreprises.

Tout changement dans la taille des zones de chalandise permet une augmentation de la taille des entreprises à succès. Lorsqu’en France, on a constaté une extension nationale des marchés, avec des entreprises capables de servir l’ensemble du marché français, plutôt que quelques marchés locaux ou régionaux, on a aussitôt vu la taille des entreprises grossir et la fortune des dirigeants avec elle. À partir des années soixante-dix, la mondialisation a étendu au monde entier les zones de chalandise. On a donc vu apparaître des entreprises mondiales avec des dirigeants concentrant des fortunes jamais vues précédemment. Quelle surprise ! La France a réussi à placer sur orbite mondiale plusieurs de ses grandes entreprises mais pas assez. Elles ne sont grandes que parce qu’elles prospèrent sur les marchés internationaux, la force industrielle de la France s’étant étiolée gravement pendant la période. Aucune de ces entreprises n’a un pouvoir politique sérieux. La Chine et la Russie ont mis au pas leurs « oligarques » mais en se gardant bien de mettre fin au capitalisme. L’Europe a condamné longtemps, au nom de la concurrence, la constitution de Molochs industriels et commerciaux, offrant ses marchés aux appétits des ogres extérieurs et en assommant la production de règlements et de taxes.

En fait nous n’avons pas assez de grandes entreprises de niveau mondial et trop de dirigeants se sont engraissés sur la vente à l’étranger de quelques perles et en exploitant des marchés administratifs réservés à quelques « insiders ». Un capitalisme de connivence particulièrement odieux.

Prenons la question de la finance abusive.

C’est un sujet que nous avons couvert dans ce blog inlassablement et nous avons même commis deux livres entièrement consacrés à cette question L’Étrange Désastre et La Monnaie du Diable.

L'actualité monétaire de la semaine ressemble, de ce point de vue, à une séance de rattrapage pour économistes distraits qu’Alain Minc et son compère auraient intérêt à mieux comprendre.

À Washington, la Réserve fédérale, présidée désormais par M. Kevin Warsh, a relevé ses taux à 3,75-4 % le 16 septembre, première hausse depuis 2023, avec 2 000 milliards de dollars de déficit en onze mois et une dette fédérale qui franchit les 40 000 milliards. Le « dix ans » américain touche 5,3 %, son niveau de 2007 ; l'or vaut autour de 4 200 dollars l'once ; et le dollar… monte. « Le dollar est notre monnaie et votre problème », disait Connally en 1971. Cinquante-cinq ans plus tard, la formule n'a pas pris une ride ; seul le montant a changé. La Maison Blanche juge que la Fed « n'a pas besoin » de monter ses taux et traite le déficit extérieur à coups de droits de douane, la pire des méthodes d'ajustement ; la guerre avec l'Iran et le détroit d'Ormuz se chargent du prix du pétrole.

À Londres, le gilt à trente ans a dépassé 6 % le 1er octobre, un record depuis 1998. M. Burnham, Premier ministre depuis juillet, a juré de respecter les règles budgétaires de Mme Reeves, tout en la remplaçant par M. Healey, qui prépare pour le 28 octobre un budget fait, chacun le sait, d'impôts. L'inflation repart vers 4 % ; la Banque d'Angleterre, six voix contre trois, s'abstient de monter ses taux mais continue de réduire son portefeuille de 46 milliards de livres de gilts par an, au moment où plus personne n'en veut. On appelle cela, à Threadneedle Street, de la cohérence.

À Paris, l'OAT à dix ans frôle 5 %, un sommet depuis 2002, et la France emprunte plus cher que l'Italie et que la Grèce : voilà pour « l'attractivité ». Le gouvernement Lecornu, sans majorité, à dix-sept mois de la présidentielle, présente 43 milliards d'« économies » qui sont pour l'essentiel des gels et des impôts, c'est-à-dire des économies faites par les Français, pas par l'État. Résultat annoncé : un déficit encore à 5 %, une dette à 122 % du PIB et 340 milliards à emprunter en 2027. L'Énarchie compassionnelle a trouvé sa formule : on ne réforme rien, on indexe moins.

Trois pays, trois monnaies, une seule maladie, que personne ne nomme. Depuis l'été 1971 et la destruction du système de Bretton Woods, les grands déficits extérieurs ne sont plus interdits ; ils sont financés, par la dette, indéfiniment, jusqu'au jour où le marché obligataire présente la facture. Ce jour est arrivé partout en même temps : taux longs au plus haut depuis vingt à vingt-cinq ans à New York, à Londres et à Paris, BCE contrainte de relever son taux de dépôt à 2,5 %. L'économie baudruche se dégonfle par là où elle a été gonflée.

L'or à 4 200 dollars n'est pas une bulle : c'est un bulletin de vote contre des monnaies sans ancre. Les économistes officiels, eux, commentent le point de base et le « dot plot » avec la gravité d'un bulletin météo. L'organisation monétaire internationale reste le tabou le mieux gardé de la presse et des chancelleries. Tant qu'il tiendra, l'ajustement se fera comme toujours depuis 1971 : par la récession, et, pour les Français, par l'impôt. Souvent par les deux.

On ne peut certainement pas annuler la dette. Mais les lecteurs peuvent sans doute annuler sans dommage le livre d’Alain Minc et de son compère

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

Le blog du cercle des économistes e-toile

Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

Association loi 1901

  
BlogCFC was created by Raymond Camden. This blog is running version 5.9.002. Contact Blog Owner