Les dérives inexcusables de l'Union Européenne

Un exemple de dérive wokiste de la part de l’Union Européenne : l’égalité salariale entre homme et femme par la publication obligatoire du salaire de chaque employé.

Depuis Maastricht, la Commission et le Parlement européen peuvent se saisir de tous les sujets. Ceux qui ont cru à tous les engagements sur la subsidiarité en sont pour leurs frais. Les instances européennes sont là au service des lobbies loin des peuples et des discussions démocratiques. Ils fabriquent de la norme à tout va, en chambre, sans aucune contrainte, le plus souvent sous la pression d’ONG, de groupes internationaux, d’associations plus ou moins douteuses, de militants infiltrés un peu partout. Avait-on besoin de l’Union européenne pour fixer les règles de rémunération dans l’entreprise ? Évidemment non !

Le contrat de travail est un contrat privé entre un employeur et un salarié. Il doit respecter différentes règles de forme et de fond. Ces dernières peuvent être vérifiées par le salarié avec l’aide des syndicats. Comme la quasi-totalité des contrats privés, son contenu n’a pas à être dévoilé en public. Le secret des honoraires et des rémunérations est naturellement de droit, comme le secret des correspondances privées. Le secret ne peut être levé que par la justice.

Et voilà qu’en 2023 la Commission promulgue, sans que personne n’en discute en France et ne soit même mis au courant par la presse, comme d’habitude, une ordonnance exigeant la publication des salaires nominatifs dans l’entreprise : le but : imposer « une égalité réelle » entre hommes, femmes et autres (c’est le texte !) dans la rémunération.

Pire encore il ne s’agit pas d’une égalité de traitement pour un travail identique, mais d’une égalité statistique collective entre groupes genrés. Définition édictée de l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes : « la différence entre les niveaux de rémunération moyens des travailleurs féminins d’un employeur, exprimée en pourcentage du niveau de rémunération moyen des travailleurs masculins ».

Toute la directive semble avoir été écrite par une ONG féministe avec les concepts les plus tordus et les plus militants. L’égalité homme femme sera assurée si seulement si le salaire moyen calculé sur toutes les femmes est égal au salaire moyen de tous les hommes ! Les femmes sont des hommes comme les autres et seuls des stéréotypes de genre peuvent justifier le contraire.

 

La dictature idéologique qui recherche une égalité de fait sans tenir des réalités individuelles et en imposant des mesures infamantes ou contraires au respect du domaine privé, est la tentation de tous les mouvements Woke décidés à imposer des égalités « réelles » et non pas de droit. Dans certains cas on interdit des informations comme les notes dans l’enseignement ou le calcul du QI jugé discriminatoire. Dans d’autre cas on force un reporting qui fait fi de toutes les protections de la vie privée.

On aurait pu dans le même esprit considérer que la collectivité des Musulmans doit présenter des rémunérations moyennes égales à celles Chrétiens ou des Bouddhistes, ou que la collectivité des métis doit être rémunérée en moyenne comme la collectivité des noirs, ou que la collectivité des plus de 2 m doit  avoir une rémunération égale à celle de la collectivité des nains, etc. L’ambition ultime : que les femmes naines étrangères aux yeux noirs ne parlant pas la langue du pays doivent avoir la même rémunération moyenne que les hommes bruns de plus de 1m58, vivant là depuis trois générations. Ou n’importe quelle variante. C’est totalement débile, oppressif et attentatoire aux libertés fondamentales. Les individus ne sont plus vus à travers leurs qualités et défauts, leur contribution, et leurs talents mais en fonction de leur race de leur genre ou de leur religion. La « reductio ad identitam generis » de tous les éléments de la vie sociale est grotesque et contraire à l’esprit républicain.

Imaginons, qu’en Ukraine, la Commission n’accorde de subventions que s’il y a une stricte égalité dans le nombre de morts masculins et féminins !

Qu’on se place dans une perspective macroéconomique et historique ou à l’échelle microéconomique, les circonstances font apparaître des divergences justifiées.

Après les massacres et mutilations d’hommes qui ont eu lieu pendant la guerre de 14-18, le nombre d’hommes de 20 à 65 ans disponibles sur le marché du travail a diminué de près de 5 millions, sur une population active de 15 millions. L’homme s’est fait rare et ce qui est rare est plus cher que ce qui est abondant. C’est pour cela que tous les nouveaux secteurs de la finance, de l’assurance et de la distribution ont été d’abord des sociétés basées sur des emplois féminins. Après la guerre de quarante les femmes ont quitté en force les campagnes et les paysans hommes se sont retrouvés dans l’incapacité de trouver une épouse. Ces phénomènes historiques ont touché des millions de gens et ont porté leurs conséquences sur plusieurs générations.

Le rapatriement des Français d’Algérie a été aussi une secousse pour le marché de l’emploi.

L’immigration africaine et maghrébine actuelle est le fait d’hommes jeunes de façon très majoritaire. La parité n’y a pas sa place.

 

Ces grandes mutations conditionnent évidemment les salaires relatifs dans une entreprise.

A l’échelon microéconomique, quiconque a créé et dirigé une entreprise sait que chaque salaire est taillé sur mesure et tient aux circonstances, à l’état de la conjoncture, à la nature des postes et la manière dont ils sont occupés.

Un recrutement dans une période de basse conjoncture va entraîner un salaire relativement plus bas pendant des années. Le même, dans une période faste où le travail est là et lo es candidats sont rares, verra des rémunérations d’embauche nettement supérieures à celles de salariés en place depuis plusieurs années. Est-ce injuste ? Oui et non. Le salarié qui a gardé son emploi pendant une phase de chômage de masse était bien content. Il sait qu’à moyen terme les choses se rééquilibrent en fonction des résultats effectifs.

Chez un vendeur de photocopieurs les commerciaux sont souvent d’accortes jeunes femmes et les techniciens des hommes interchangeables, avec des différences statistiques de salaire de 1 à 10++ entre hommes et femmes, en faveur des commerciaux !

La vérification des radios médicales « au noir » était réalisée naguère par des ateliers exclusivement de femmes. La présence même d’un homme était bannie. Les salaires étaient excellents.

Les mœurs jouent aussi leur rôle. Pendant longtemps les jeunes femmes travaillaient après le « certif » en attendant de se marier. Il ne fallait pas devenir catherinette ! Elle formait des cohortes de salariées efficaces mais sans perspectives de carrière. Les « secondes » étaient souvent des femmes célibataires faute d’hommes à marier du fait de la guerre.

L’évolution des métiers joue aussi son rôle. Il n’y avait pas de femmes dans les salles d’ordinateurs à l’époque où on y travaillait de nuit et où il fallait du physique pour se coltiner les bacs à cartes perforées, changer les bandes magnétiques etc. Le pupitreur gagnait magnifiquement sa vie et s’affichait souvent à 25 ans avec des Alpine ou autres attributs populaires du succès. Même pour un programmeur, le travail n’a jamais été le même pour un homme et une femme. Quand il s’agissait de rester la nuit pour trouver d’urgence le bug qui gênait gravement un client, ce sont toujours des hommes qui restaient. De même pour le support d’urgence à l’étranger. Alors le salaire n’était pas le même.

Les différences étaient le plus souvent connues et acceptées car chacun pouvait juger sa propre relation au travail par rapport aux autres. À chacun de savoir s’il voulait rester ou non aux conditions du moment. Mais un salarié aurait été mortifié que s’affiche officiellement une différence certes fondée et acceptée mais malgré tout difficile à avaler face à la collectivité.

Publier les salaires, cela veut dire que chaque nouveau recrutement se négocie avec l’ensemble du personnel dont chaque membre se repose aussitôt la question de son salaire.

Les nouveaux textes créent un travail bureaucratique écrasant, créent des défis de psychologie sociale et obligent les dirigeants à se concentrer sur des questions qui ne concernent pas l’avenir de l’entreprise mais la satisfaction de lobbies idéologiques irresponsables.

Les cabinets de conseil en relation humaine ont vite senti la bonne affaire. Du business captif et bien rémunéré. On voit même des politiques ayant participé à l’élaboration de la loi à Bruxelles entrer dans le conseil d’administration ou l’encadrement de sociétés de services ad hoc qui vont conseiller les grandes entreprises à prix d’or. Tout cela sent la connivence sinon la corruption à plein nez.

Cette Europe des lobbies, du politiquement correct et des marchés de connivence est une catastrophe qui stimule le rejet de l’Union Européenne par une partie croissante de la population. On pourrait tenter de l’éviter au lieu de se vautrer dans l’hystérie wokiste avec Mme Van der Leyen dans le silence général des partis français dits « de gouvernement ».

Conseils à un jeune économiste voulant devenir « prix Nobel » d’économie.

Depuis que le métier d’économiste existe, il est passé par bien des mutations. Il faut reconnaître que, depuis quelque temps, le succès d’un économiste ambitieux ne dépend plus de la pertinence de ses observations, de sa compréhension des évolutions majeures, de la rigueur de ses prévisions, ni de l’opportunité de ses suggestions. Il s’agit d’abord pour lui de bien s’insérer au sein des pouvoirs qui mènent le monde, les servir sans restriction, et de ne pas surtout pas créer d’inquiétudes ou de remise en cause. Il lui faut à la fois se couler dans le politiquement correct, et servir les puissants. Faute de quoi il n’a aucune chance de faire la moindre carrière, d’obtenir le moindre poste, ou d’ambitionner le moindre honneur.

Élisabeth II a été cruelle avec les économistes « reconnus » en 2008. À quoi servent-ils, s’ils ne savent pas nous avertir des grandes récessions et nous aider à les prévenir ? Les subprimes : aucun danger nous disait un économiste polytechnicien qui sévit encore 18 ans plus tard. Les grands déséquilibres mondiaux ? Aucun problème, nous disaient les autres. L’Euro ? Il nous protège chantaient les plus ambitieux. L’impôt déraisonnable et la dépense publique excessive ? Formidables ! La Bérézina démographique ? Chut !!!!!!!!!!!

En cinquante ans, les taux de croissance partout se sont effondrés. Nous hurlons de bonheur quand on parvient à 0.9 %. Nous adulons un jeune économiste marxiste-léniniste qui parle de frapper les ultra-riches, nouveaux koulaks à éliminer sans faiblesse. Nous chérissons des économistes atterrants qui évoquent la décroissance heureuse, la dépense publique sans limite, les gratuités généralisées.

Dire la vérité quand elle porte sur une question critique devient un grave péché et un danger.

Alors, pour un jeune économiste, il faut bien réfléchir avant de parler. Et respecter quelques règles impérieuses :

-            D’abord finir ses études supérieures en Amérique du Nord, Etats-Unis ou Canada. Vous ne serez plus un vague franchouillard attardé dans son jardin pourri. On y adore donner des prix et des récompenses pour les plus conformes.

-            S’associer à une équipe électorale présidentielle, en choisissant un candidat jeune et à potentiel. En 2017 il fallait viser M. Macron. Et ensuite, ne pas cesser de lui lécher les bottes avec insistance.

-            Révérer le premier ministre en toutes circonstances même quand il propose les pires fariboles. Par exemple, expliquer aujourd’hui que M. Lecornu est un formidable responsable car il a fait voter un budget, même si ce budget irresponsable.

-            Révérer l’Europe qui est nécessairement le bien incarné, qui ne peut mal faire et qui est la matrice de toutes les solutions. Chanter aujourd’hui votre admiration pour le rapport Draghi.

-            Éviter tous les sujets qui fâchent et font polémiques qui peuvent vous valoir des foudres médiatiques. Déséquilibres des échanges internationaux, démographie et natalité, sur dépenses publiques, débordements du système social, méfaits d’un libre-échangisme sur l’agriculture, méfaits de l’écologie sur l’énergie, l’industrie, le bâtiment ? Détournez votre regard.

-            Être toujours positif. La modernité doit être heureuse et pleine de perspectives. La France est formidable et dispose de ressources « incroyables ». Choisissez dès le début un sujet de thèses sur Schumpeter et la destruction créative, et gloser sur l’IA et son formidable potentiel pourvu qu’on vous écoute. Vous devenez l’Oracle de l’avenir heureux. Succès garanti.

-            Manifester sa fibre sociale : la flexisécurité voilà la solution et surtout ne pas mépriser le terrain ni « les gens ».

Il faut un peu de subtilité pour éviter de passer pour un pur fayot opportuniste.

-            Se présenter comme une victime des réseaux sociaux et affirmer qu’on ne cédera pas. Toute personne publique étant prise à partie par les réseaux sociaux, c’est une défense facile.

-            Montrer qu’on n’est pas d’accord sur tout. Bien qu’on ait fait, par exemple, parti de l’équipe Macron de 2017, contester la suppression de la taxe d’habitation. C’est une erreur dramatique qui fait consensus et près de dix ans plus tard peut-être dénoncée sans risque.

-            Faire rire en évoquant les « déclinistes », par exemple en ridiculisant M. Baverez. Un type sinistre et n’offrant aucune perspective. Tout en disant qu’il n’y a pas de doute que la situation est difficile voire inacceptable. Sans entrer dans le détail.

-            Reconnaître qu’il y aura peut-être une récession bientôt, mais plutôt que de jouer les augures de malheur, insister sur les mesures d’investissement positives à prendre immédiatement. Si la crise arrive, il sera temps de dire qu’on l’avait bien dit mais qu’on a tout fait pour l’empêcher.

-            Reconnaître que la Commission n’est pas nécessairement le vecteur de l’action européenne qu’il faudrait. Que quelques états majeurs s’unissent, y compris avec le Canada et le Royaume Uni, pour financer le levier fantastique de l’IA et reprendre place dans le carré des leaders technologiques !

Si vous ne craignez pas de gesticuler avec autorité tous les espoirs sont permis :

               Prix Nobel

               Postes au Collège de France et ailleurs

               Conférences bien rémunérées

               Honneurs divers

               Passages Télé à répétition

               « Ménages » bien payés auprès des banques privées qui ont repris leurs invitations, 18 ans après la récession de 2008.

               Études rémunérées

               Et l’inévitable participation au WEF de Davos

Comme disait Edgar Faure, il n’est pas interdit d’être intelligent.

Même si Élisabeth II doit se retourner dans sa tombe.

N.B. : Évidemment pour ceux qui ont connu le premier prix Nobel français, Maurice Allais qui, lui, pensait qu’il fallait surtout prévenir des risques majeurs et notamment des grandes récessions, cette évolution est lamentable voire honteuse. Qu’importe ! Ils vont bientôt avoir le droit au suicide assisté remboursé par la Sécurité Sociale.

Démographie : quand France Info désinforme de façon éhontée

Lorsque j’ai entrepris, très modestement, l’écriture du livre Les Malheurs de la Vérité, en octobre 2024, j’ai été rapidement gêné par une circonstance imprévue : les mécanismes mis au jour étaient tellement actifs que l’actualité offrait tous les jours une confirmation qu’il aurait été dommage de ne pas citer dans le livre. De confirmations en illustrations fournies par l’actualité, le livre s’est mis à grossir et à s’enrichir. En avril 2025, il a bien fallu arrêter pour publier. Mais l’actualité, elle, n’a pas cessé de fournir sa provende, et a donné en permanence de nouvelles occasions de vérifier la pertinence de l’analyse.

Rappelons en deux mots la réflexion qui a été menée. Comment expliquer que certaines vérités critiques ne parviennent pas, pour de longues durées pouvant se compter en décennies, à entrer dans la « conversation démocratique », empêchant de prendre une pleine conscience des difficultés et de construire des solutions ? Evidemment, faute d’être traités, les problèmes s’aggravent et se transforment en crises graves qui s’accumulent et se fertilisent les unes les autres. Ce qui était frappant, en écrivant le livre, était le rapport direct entre ces vérités asphyxiées et les drames qui se sont aggravés tous les jours en France, notamment depuis la réélection du guignol toxique qui préside le pays.

La tentation était de traiter de tabous ces vérités inefficaces. Mais le tabou porte une connotation de religion ou de pudeur qui ne convient pas. Nous avons préféré les définir comme des Grand Mensonges Systémiques et insister sur leur dynamique historique. Ils évoluent toujours selon la même séquence, étudiée par notre regretté ami, co créateur de notre groupe, Léon Chaix. La vérité concernée est d’abord occultée. Le système d’information n’en parle pas et écarte systématiquement le sujet. Quand finalement elle perce un peu dans le brouhaha, elle va être niée. Quand on ne pourra plus la nier, elle sera minimisée.  Ultime stade : la vérité est pleinement actée, mais le système s’exonère de l’obligation d’en tenir compte.

Cette séquence « occultation, négation, minimisation, exonération », que nous appelons loi de Chaix, est fondamentale.

Elle se traduit à chaque étape par la même réaction du système d’information ajoritaire : « circulez, il n’y a rien à voir ». Les malheureux qui croient devoir porter la vérité sont nécessairement des vilains, qu’on disqualifiera de différentes manières : « Ne les écoutez pas, ils mentent » ; « ne les écoutez pas ils exagèrent », « ne les écoutez pas, puisqu’il n’y a rien à faire et qu’il ne faut rien changer ».

Pour chacune de ces vérités stérilisées, il est intéressant de savoir à quel stade de la loi de Chaix elle en est, et de vérifier les conséquences concrètes de leur non prise en compte.

Le système d’information est évidemment coupable et ne veut pas assumer ses responsabilités. Toutes les maisons d’édition ont refusé notre livre « les malheurs de la vérité ». Sans exception. Et aucune chaîne de télévision n’a voulu en parler. Cela les forcerait à réfléchir à leur rôle dans ce mécanisme très fâcheux d’éviction médiatique de certaines vérités critiques et leur responsabilité dans les conséquences.

Le pire, c’est que le système d’information non seulement refuse de prendre conscience de la perversité des grands Mensonges Systémiques mais en remettent pour les faire vivre malgré l’évidence. Ce qui donne des situations totalement hallucinantes et parfois honteuses.

Un bel exemple est donné par France Info, qui, il y a quelques jours, a diffusé une « enquête de vérité sur la dénatalité » ! Cela promettait. On n’a pas été déçu.

On sait que pendant des décennies la dénatalité a été un sujet occulté en France. Depuis la pilule, la légalisation de l’avortement, le climat de dénonciation de la virilité toxique, puis les délires féministes sur le refus d’être des poules pondeuses, et les délires écologistes sur le nécessité de pas faire d’enfants pollueurs, il s’est toujours trouvé des esprits observateurs pour s’inquiéter des conséquences sur la natalité. Dès les années 1970 Michel Debré a été affublé d’un entonnoir symbole des fous quand il a crié « attention ». Alfred Sauvy a été marginalisé en douceur dans les années 1980. Un narratif a été imposé par les médias : « la France a le taux de fécondité le meilleur ; circulez, tout va bien il n’y a rien à voir ».

La phase occultation de ce grand mensonge systémique a été tenace puisqu’il a duré plusieurs décennies, en fait jusqu’en 2023, où tout a explosé. Les phases négation et minimisation se sont succédé très vite. La réalité a sauté aux yeux de façon tellement forte qu’elles n’ont pas pu se développer longtemps. L’exécrable Macron a tenté en 2023 d’expliquer que ce n’était pas grave : le sperme était un peu flageolant. On aller l’accélérer. Sous-entendu ; c’était la faute de l’homme hétérosexuel, ce pelé, ce galeux. En 2024, la fin du remplacement générationnel étant devenu inévitable à très court terme, il a annoncé qu’il créait une haute autorité à l’enfance confiée… à une lesbienne ayant eu un enfant par PMA. Le but : rassurer le monde LGBT. En même temps il imposait le débat sur la constitutionnalisation de l’avortement sans limite et gratuit. Il fallait absolument exonérer toute la mouvance féministe et gay friendly : le désastre de la natalité ne devait avoir aucune conséquence sur leur domination législative. Circulez toujours, il n’y a toujours rien à voir !

En ce début décembre 2025, alors que les conséquences de la dénatalité devenaient criantes, la télévision publique, accusée par ailleurs de partialité généralisée et soumission totale aux manigances de Macron, à la Gauche et au politiquement correct de gauche, a entrepris d’informer les masses sur ce qu’il fallait (bien) penser de la dénatalité.

Dirigé par un animateur généralement chargé de ces missions de construction de la vérité officielle, on trouvait autour de la table le « démographe » Le Bras et deux grenouilles de bénitiers féministes chargées de faire la claque.

Il se trouve que Hervé le Bras est un très bon copain de mon frère depuis les années 50 et le lycée Henri IV. C’est toujours difficile de critiquer lourdement quelqu’un que l’on connaît depuis 70 ans et qui est sympathique. L’ennui, c’est qu’il s’est mis au service du mensonge dès la fin des années 70. On le retrouve chez Polac où il distille, au nom de la science naturellement, le message selon lequel l’avortement et les dérives féministes n’ont aucune influence sur la natalité. Ceux qui disent le contraire sont des ignares dont on doit rire. Ah ! Ah ! Ah ! Pour Polac : des fous, des Versaillais, des chrétiens rétrogrades qui croient encore au petit Jésus et à la sainte Mère. Des joyeux de la crèche ! Cela n’a plus jamais cessé. Hervé le Bras va constamment renforcer le beau narratif politiquement correct : tout va bien, circulez il n’y a rien à voir et vive l’avortement et le planning familial.

Les quatre intervenants sur le plateau de l’émission sont de la même opinion. Il ne s’agit pas de découvrir la vérité mais de prêcher la même bonne parole. Il faut voir les sourires entendus, les petits ricanements quand on évoque les ridicules qui croient encore qu’il y a un problème démographique. Tout va bien ! Tout d’un coup l’avortement est évoqué. Les yeux se tournent synchro vers le ciel. Les bouches se tordent en un ricanement entendu. La « science va parler ». Le bon Hervé le dit en rigolant : l’avortement n’a aucune conséquence sur les naissances ! les chiffres sont certes éloquents : une centaine de milliers d’avortements annuels avant 2000, 230.000 après, soit 45% du déficit de 500.000 enfants à naître constaté chaque année ! On vous le dit : « cela ne joue absolument pas ! » Il faut être un esprit partisan et borné pour croire le contraire. Des populistes. Sans doute d’extrême-droite et qui veulent de la chair à canon fournie par des poules pondeuses.  En attendant le manque à gagner d’enfants à naître aura été de 12.500.000 environ depuis 2000. Une paille !

Le pire arrive comme souvent à la fin. Cette baisse de la natalité qui ne permet plus le remplacement générationnel, est-ce grave ? Hervé le Bras sourit et lâche : « bien sûr que non ». Les gens ont moins de charges et peuvent dépenser plus, faire des voyages. Dans 20 ans ce sera plus grave si les choses ne s’arrangent pas naturellement d’ici là. En attendant, circulez, il n’y a rien à voir !

Rappelons tout de même les chiffres :

-            La population des moins de 20 ans, à 15 millions d’unités, est la moitié de celle de 1971. Depuis 10 ans elle baisse chaque année surtout depuis que Hollande, dont la normalité s’accompagne d’une inconscience proverbiale pour les besoins réels de la nation, a ratiboisé les allocations familiales et le quotient familial. Vive l’impôt ! On s’en fout des naissances !

-            La population de 20 à 60 ans a baissé dans les dix dernières années, entraînant la baisse structurelle de la croissance qui se traîne entre 0.5 et 1.5%. Surtout il a fallu prélever sur cette population en baisse de quoi indemniser près de 3 millions de personnes de plus de 65 ans. Cela a fait exploser la pression fiscale, la dette et le système social français. Ici et maintenant, pas dans 20 ans. Le gouvernement Lecornu ne sait même plus comment faire pour conserver le déficit budgétaire à moins de 5% du PIB.

-            Plus personne n’arrive à recruter et les entreprises investissent à l’étranger faute de trouver des bras en local. L’effondrement démographique est aussi une cause de l’effondrement industriel et du recul du PIB par tête.

La tragédie démographique, c’est tout de suite. En fait la population des Français dont le nom était présent en 1890 est en baisse depuis 2003 environ. Maintenant la population totale va baisser malgré l’immigration massive dès que les vieillards vont disparaître en masse.

La bande des quatre sur France-Info a simplement rendu la copie mensongère attendue et ils ont terminé l’émission avec la bonne conscience d’un journaliste de la Pravda de la grande époque. Si la vérité est contre la doxa, mentez et savourez ! De toute façon devant des ignares la vérité et le mensonge sont à égalité. Pourquoi se gêner ?

La catastrophe démographique est là, depuis près de 30 ans. Il ne fallait pas la voir. On a donc occulté, nié et minimisé la question. Maintenant la réalité saute aux yeux de tous. Mais ce n’est toujours pas grave et il ne faut rien changer. Il faut exonérer de toute critique les attitudes et les mesures qui en sont la cause. La loi de Chaix à l’état pur !

Je sais bien, cher Hervé, que si tu n’avais pas collaboré au mensonge, tu n’aurais pas pu faire carrière et tu ne passerais pas aujourd’hui à la télé. Ce serait mauvais pour le tirage de tes livres. Mais tout de même ! Plus de 50 ans à cautionner le grand mensonge démographique par intérêt ou peut-être par esprit militant, il fut une époque où cela t’aurait paru mochouille.

N’ayons pas l’esprit chagrin. Nous sommes dans une nouvelle ère et ceux qui disaient que c’était mieux avant ne sont que des rétrogrades, des déclinistes et des esprits ringards. Content que tu ais réussi à échapper à d’aussi mauvais procès. Et bravo à France-Info pour avoir construit une émission de propagande sans aucun contradicteur, comme d’habitude. Mme Ernotte l’a bien dit : il faut promouvoir les forces du progrès qui annoncent le monde tel qu’on aimerait qu’il soit. On n’a que faire des réalités ! Et des enfants !

Alors ! Qui serions-nous, pour se tapoter le menton ?

Peut-être des admirateurs de Fanny Ardant qui a osé blasphémer récemment sur une radio d’Etat en s’adressant à ses journalistes de service : « Vous confondez liberté de penser et obligation de penser comme vous ! Vous êtes les nouveaux curés en costard : même ton moralisateur, même index pointé, même excommunication pour ceux qui osent douter de votre catéchisme bobo-parisien ! » « Mais on défend juste les valeurs républicaines… » réplique l’animateur.  « Vos valeurs ? C’est l’uniforme de la pensée ! Annuler, censurer, lyncher dès qu’un mot dépasse la ligne rouge que vous tracez chaque matin dans vos rédactions. Vous avez transformé le journalisme en police politique de salon ! » « Vous avez inventé la liberté surveillée, la liberté sous algorithme, la liberté qui pue la peur ». « Vous n’êtes plus des journalistes. Vous êtes des petits kapos de la bien-pensance. »

 

Bravo Fanny ! Mais il y a encore plus grave : des institutions comme l’INED et l’INSEE qui se mettent au service de la « modulation de la vérité » au profit d’une « parole performative » (tout cela est parfaitement théorisé), et des scientifiques politisés qui admettent de protéger des narratifs de bonimenteurs. Et des politiques qui, en majorité, n’ont pas le courage de Fanny Ardant. Dans tous les partis !

 

Didier Dufau

Président du Cercle des économistes e-toile

Livre "Les Malheurs de la Vérité" - L'interview de l'auteur

Les Malheurs de la Vérité

Didier Dufau

L’interview de l’auteur,

Question : Vous avez exploré les causes de la crise de 2008 dans votre premier livre L’Étrange Désastre, édité dans le cadre du Cercle des économistes E-toile que vous présidez. Vous avez ensuite publié une histoire de la monnaie de 1919 à 2019, La Monnaie du Diable, parce que vous jugiez que peu de gens connaissaient cette histoire fondamentale. En 2021, vous avez averti dans Réconcilier Économie et Écologie, deux trains lancés l’un contre l’autre sur la même voie, qu’on entrait dans une impasse.

L’actualité donne largement raison à vos thèses. La mondialisation déséquilibrée, qui permet d’accumuler d’énormes excédents et déficits, depuis que les changes flottants ont remplacé les Accords de Bretton Woods, a vu les États-Unis tenter de réduire ses déficits par les droits de douane décidés unilatéralement. L’étouffement économique associé à un écologisme déraisonnable a conduit l’Union Européenne à desserrer les règles folles imposées par J. Timmermans.

Pourquoi un économiste croit-il devoir aborder une question aussi générale que « la Vérité » qui ressort plus de la morale ou au moins de la sociologie ?

Didier Dufau : Les grandes questions économiques sont passées au second plan depuis le Covid. La dette a créé le sentiment que peu importait la production, on pouvait vivre avec l’argent des autres ou l’argent magique. Les analyses de l’opinion et des forces sociales ont pris l’avantage. Les travaux des sondeurs d’opinion ont la priorité sur la réflexion proprement économique.

Question : Pensez-vous que le débat économique serein n’est plus possible ?

DD : C’est un constat. Le spectacle indigne donné par les Parlementaires français en ce moment est pour le moins éclairant. Nous avons créé notre petit cercle pour faire valoir des idées qu’on ne retrouvait pas toujours dans les médias où la « vérité » est « construite ». Mais entre le silence et l’injure permanente, il faut constater non pas seulement un changement d’intensité de la querelle mais un début d’interdiction du débat.

Q. : En quoi le débat sur la Vérité est-il aujourd’hui indispensable ?

DD : Michel Barnier, au début de sa courte mission de Premier Ministre a déclaré : « Moi, je dirai la vérité ». Depuis, la dénonciation du mensonge se retrouve partout, pas toujours de façon très utile. Traiter ses adversaires de menteurs est le degré zéro de la politique. Mais comment a-t-on pu cumuler autant de crises, certains en ont compté une quarantaine, et aussi graves, s’il n’y a pas eu quelques dysfonctionnements dans le système d’information des Français ?

Normalement la « conversation démocratique » aurait dû permettre d’anticiper les difficultés et d’élaborer des solutions préventives et curatives. Là est le mystère et il importe de comprendre ce qui s’est passé.

Q : Vous considérez que le système d’information français a failli ?

DD : Très clairement. À partir du moment où les drames se sont accumulés à ce point, il faut se pencher très sérieusement sur la question. Il y a un vice quelque part qu’il importe de bien comprendre et de corriger.

Q. : Quel est donc ce vice, selon vous ?

DD : Nous l’avons examiné en détail et lui avons donné un nom : le Grand Mensonge Systémique. Un GMS est une vérité qui ne parvient pas à entrer dans la conversation démocratique. Pour un observateur raisonnable, elle ne fait aucun doute. Néanmoins, elle va rester hors du système d’information. Un Grand mensonge Systémique suit toujours à peu près la même séquence. Au départ est l’occultation. Si le système d’information n’en parle pas, la vérité n’est pas débattue. Les « forces d’occultation » sur certains sujets sont diverses, nombreuses et puissantes. Deuxième phase : on ne peut plus occulter la vérité qui s’infiltre un peu partout. Alors commence la négation. « Ce n’est pas vrai ! Ceux qui le prétendent sont des vilains. Ne les écoutez pas et circulez, il n’y a rien à voir ». Troisième phase : la minimisation. C’est vrai ! Mais ceux qui en parlent exagèrent. Ne les écoutez pas. Circulez, il n’y a toujours rien à voir. Le stade ultime : l’exonération. Oui c’est vrai ! On ne peut ni le nier, ni le minimiser. Et alors ? L’affaire est complexe et de toute façon ce n’est pas notre faute. Inutile de s’attarder.

Cette séquence, dite loi de Chaix, du nom du membre du cercle qui l’a explicitée, peut durer cinquante ans et plus.

L’ennui c’est que les vérités qui subissent ce traitement sont en général associées à des conséquences très graves. Si trop d’entre elles sont ainsi stérilisées, alors les crises finissent par s’accumuler de façon inextricable comme on le constate aujourd’hui.

Q. : Comment expliquer cette multiplication des Grands Mensonges Systémiques ?

DD : Les « élites » ne veulent pas remettre en cause les institutions ou les politiques ancrées dans des rapports de force sévères et considèrent que l’éviction des problèmes les plus graves permettra de passer les caps électoraux sans trop de dommages. On « enjambe » les élections ! Et on s’en vante ! Pour ces gens, il faut présenter une information « pédagogique », « performative », construite et purifiée. Le débat public devient non seulement insipide mais faux jeton. Car il faut à chaque échec donner une explication sans remettre en cause les mensonges récurrents. Des constructions publicitaires monstrueuses de sottise sont alors proposées aux masses ignorantes qui doivent s’en contenter. Logiquement, ces derniers le répètent depuis près de trente ans : « on marche sur la tête ». Ils ne sont pas entièrement dupes. Et ils ne vont plus voter ou ils votent « protestataire ».

Comme le disait Muyzenberg, l’astucieux théoricien de la dialectique communiste, « devant des ignorants, la vérité et le mensonge sont à égalité ». Alors ? Pourquoi se priver de mentir utile ? Mais l’auditoire décroche vite.

Q. Pourriez-vous nous donner des exemples ?

DD : Faire un inventaire de la sottise économique qui s’étale dans les médias serait amusant mais sans fin. Ces « narratifs » dont nous sommes accablés tous les jours sont consternants. On le jugera à ces petits exemples :

-            Les 35 heures ont créé de l’emploi

-            L’Union Européenne nous protège

-            La conversion énergétique va créer de l’emploi en France

-            Le wokisme est un fantasme

-            Le capitalisme est la cause de la dénatalité

-            Les éoliennes sont une solution évidente

-            La SNCF fait des bénéfices

-            Il faut être heureux de la crise immobilière, car la hausse a été « scandaleuse ».

-            La dette démente, c’est bien.

-            Le retour à la retraite à 62 ans est possible.

-            La dette française ne pouvant plus croître au même rythme, il faut que l’Union européenne prenne le relais et finance les transitions militaires, numériques, écologiques par d’immenses emprunts.

-            Un système de retraite par répartition est compatible avec le vieillissement de la population et la disparition progressive de la jeunesse.

-            Le néoféminisme politique n’a rien à voir dans la baisse des naissances.

-            Cela ne coûte rien c’est l’État qui paie.

-            Toute immigration est heureuse.

-            Le classement Pisa ne donne pas une vraie indication des progrès de l’éducation nationale.

-            La notation de la dette de la France n’a pas d’importance.

-            On a supprimé la taxe d’habitation et donc réduit les impôts (alors qu’on n’a fait que transférer le financement sur d’autres et la dette).

-            Macron nous protège.

-            Certes nous baissons régulièrement pour le rang dans le monde pour le rapport PIB par tête. Mais l’indice est mauvais. En matière de bonheur par tête nous sommes bien placés.

-            La prison conduit à la récidive. Les récidivistes ne doivent donc pas aller en prison !

-            On peut contrôler le trafic de drogues sans s’attaquer sérieusement aux jeunes immigrés qui s’y livrent quasiment impunément. Ni à leur famille.

-            Les ARS ont amélioré la gestion de la santé.

-            Les faits sont fascistes

-            Le calendrier prévu par l’Union Européenne pour décarboner totalement son économie est tenable.

-            La politique écologique n’a pas besoin d’étude d’impact. Les conclusions du GIEC suffisent.

-            Installer des champs d’éoliennes ou de plaques photovoltaïques n’est pas une artificialisation des sols

-            Exproprier progressivement chaque année et sans indemnité 2 % du capital des entreprises importantes n’a pas de conséquences sur le fonctionnement de ces entreprises

-            Redistribuer par les prélèvements l’équivalent de la valeur ajoutée globale des entreprises est durable. (1 600 milliards d’euros dans les deux cas en 2024).

Q. : Faire la chasse à toutes ces sottises vous paraît-il un travail surhumain ?

DD : Surtout inutile. La puérilité de toutes ces affirmations défie tout débat. Il faut se concentrer sur les Grands Mensonges Systémiques qui doivent être exposés en pleine lumière et qualifiés comme tel, afin que plus personne n’ose s’en emparer sans être ridicule.

Q. : Quels sont donc ces Grands Mensonges Systémiques ?

DD : Nous en avons isolé une demi-douzaine, en se concentrant sur ceux qui ont une influence directe sur les difficultés criantes que nous rencontrons et sont encore largement exclus du débat démocratique utile. Pour chacun d’entre eux nous avons d’abord clairement défini la vérité concernée et le mensonge associé. Nous avons fait l’historique de son apparition et de son développement, phase par phase, et clairement établi le lien avec les difficultés actuelles. Ce lien est tellement fort que nous avons eu du mal à finir le livre. Chaque semaine apporte son lot de confirmations et d’illustrations. On est tenté de rester coller à l’actualité !

G. : Pourriez-vous donner un exemple

DD : Le plus démonstratif est le Grand Mensonge Systémique démographique. Pendant cinquante ans le narratif public a voulu que la pilule, l’avortement, la remise en cause de la famille traditionnelle, le néoféminisme exalté et le Wokisme n’entraînent aucune conséquence sur la natalité. Tout allait bien en France qui faisait mieux que tous les autres pays développés. Jusqu’à ce qu’on constate que les moins de 20 ans sont 15 millions en 2025 alors qu’ils étaient 30 millions en 1971. Une division par deux. Un terrible effondrement. À ce rythme, ils seront 5 millions en 2 100 ! Souhaitable ? Et on découvre soudain que la classe des 20-60 ans a baissé dans les dix dernières années et n’a pas pu financer  les retraites de près de 3 000 000 de plus de 60 ans supplémentaires. Qui avait prévenu, anticipé et proposé des solutions ? Pas un mot ! Chut !!! L’occultation a été totale avec la complicité de l’INED. Il a fallu attendre 2 024 pour qu’on sorte de l’occultation, de la négation et de la minimisation en deux ans. Depuis mai 2025 le remplacement générationnel ne se fait plus. Difficile de ne pas voir le lien avec :

-            L’impossibilité de boucler les budgets sociaux et nationaux,

-            La stagnation de la croissance

-            La difficulté de trouver des collaborateurs et pire encore de réindustrialiser

-            La complexité de mobiliser une force militaire plus solide,

-            La baisse relative du PIB par tête,

Cependant les politiques suivies depuis 2013 ont été toutes contraires à la natalité. Hollande baisse le quotient familial et les allocations familiales. Macron et le Parlement constitutionnalisent le doit inconditionnel et gratuit à l’avortement. Rassurer le mouvement LGBTIA leur paraît plus important que de redresser la natalité.

Depuis cinquante ans, le Grand Mensonge Systémique démographique ne permet pas de laisser entrer pleinement dans le débat public la vérité de la dénatalité catastrophique. Aujourd’hui la vérité est bien exposée mais curieusement, les politiques considèrent que cela ne change rien et ne proposent toujours rien de sérieux. C’est le prototype d’une phase d’exonération. « C’est comme cela. C’est complexe et on n’y peut rien ». Luc Ferry explique la dénatalité par le mariage d’amour ! On ne va tout de même pas proscrire l’amour ! Circulez, il n’y a toujours rien à voir…

Q.  Restez-vous optimiste ?

DD : La pédagogie par l’exposition sans fards de la réalité est difficile. Tout le monde connaît le livre de J.-F. Revel sur « la connaissance inutile ».

Casser le cadre totalement fictif de certains « narratifs » politiques, alors que les médias n’osent pas faire véritablement leur travail et acceptent souvent de participer à la construction d’un habillage totalement insincère de la réalité, n’est pas simple. Mais lorsqu’un journaliste fait le lien entre les difficultés de plus en plus insurmontables et le discours dominant, il a en général honte de participer à ce jeu sinistre. Les journalistes ne sont pas des voyous, même si on voit que les lignes idéologiques sont très formées dans les différents médias et que le jeu des forces dominantes y est très présent.

Personne n’a réellement envie de participer à l’occultation d’une vérité nécessaire ou sa négation ou sa minimisation, dès lors qu’il est établi qu’il s’agit d’un Grand Mensonge Systémique qui provoque des conséquences dramatiques.

Tant que la nécessité d’arrêter la complaisance au mensonge ne s’est pas radicalement imposée dans les différents milieux qui participent à la construction de l’opinion, les logiques d’occultation, de négation, de minimisation et d’exonération resteront prégnantes. Il faut aussi étendre cette pédagogie au plus grand nombre. Les Français ont le droit et la capacité de savoir. Ils doivent se révolter contre les Grands Mensonges Systémiques qui les conduisent droit à la catastrophe.

C’est le message qu’il faut nourrir et faire passer dans les mentalités ! Je crois que personne lorsqu’il refermera le livre, ne pensera jamais plus qu’il faut perpétuer les Grands Mensonges Systémique. Les malheurs de la vérité sont d’abord des malheurs tragiques pour les Français.

Vents mauvais, fantômes crépusculaires, l’automne de la France

Le problème de l’abjection, c’est qu’une fois engagé sur ce sinistre chemin, on ne peut que descendre. Ceux qui ont entraîné la France dans ce précipice organisent des sarabandes méphitiques imposées par des médias en pleine décomposition qui salissent des auditeurs ou des lecteurs interloqués.

Éric Schoettl écrit avec une belle plume : « un président fantôme reconnaît un état fantôme ». La séance à l’ONU a été effectivement une cérémonie mortuaire au sein d’une institution, l’ONU, morte depuis longtemps.

Le même jour un tribunal spectral condamne à 5 ans de prison fermes un ancien président pour des charges fantômes, après une instruction méphitique, façon chasse à l’homme, qui a duré 20 ans pour un prix extravagant. Après Juppé, Chirac, Fillon, c’est le quatrième haut dirigeant LR à être condamné. Le justicialisme d’extrême gauche frappe toujours à droite. On dénonce l’exécution provisoire. Mais c’est une exécution définitive !

L’antiaméricanisme était le socialisme des imbéciles. Les socialistes se sont convertis à l’extrême gauche américaine. Ils viennent d’importer le programme wokiste, anti capitaliste et proche de la guerre civile des Démocrates, et reprennent la taxe dite Zucman, un génie, nécessairement un génie, qui a adapté un des articles les plus frelatés du programme de Kamala Harris. L’importation des sottises dangereuses du parti Démocrate devient le nouveau socialisme des imbéciles.

La grande opération d’Emmanuel Macron pour recoller les morceaux avec le PS et obtenir soit qu’il entre dans la coalition gouvernementale, soit qu’il s’abstienne de la détruire, tourne à la confusion. Mort aux riches (avec joli dessin d’une guillotine) devient le slogan à la mode. On appréciera sa délicatesse sociale, sa finesse idéologique et son opportunité, alors que la dette continue de monter à la vitesse d’un cheval au galop et que la stagnation économique menace de tourner à la récession.

Le nouveau premier ministre offert à la France, front bas (on n’ose pas dire qu’il a le front populaire), s’active à on ne sait quoi dans un silence total. Un fantôme ! On commence à remettre en cause la cornue étrange de Lecornu que certains veulent envoyer se rhabiller.

Bidochon, le motard de la rue du Cirque, un autre président spectral, parade dans les médias en flattant sa gauchitude et en tenant des propos lunaires. Macron le met sur une estrade avec Glucksmann, pour obtenir sa béquille et finir son quinquennat impossible. Mais la direction du PS ne veut pas. Ce n’est pas un fort Vauban, ce Faure. Mais la douve qui le protège est si pourrie par LFI que même la nomination de Mme Najat BelKacem, épouse de M. Vallaud chef des socialistes de l’Assemblée et copain de promotion à l’ENA du président, risque de ne pas suffire. Où va-t-on dans cette république bananière non fantomatique si de petites corruptions ne suffisent plus ?

Poutine, le fantôme de Staline, et dont certains Russes disent que celui qu’on voit partout est en fait un sosie, teste tous les jours la défense de l’Union Européenne et envoie drones et avions de chasse dans son espace aérien, tout en déclarant que si on les détruit il entrera en guerre.

Gaza, réduite en poussière n’est plus qu’une ville fantôme, où les fantoches du Hamas se terrent comme des spectres dans des tunnels creusés avec l’argent des Occidentaux. Le gouvernement israélien annonce qu’il va réduire à néant ce qui reste et ceux qui viendraient à rester, et illustre sa vision personnelle du slogan « free Palestine » : libération de tout pouvoir musulman.

Mme Van der Leyen chante à sa façon une version moderne, en anglais, du fantomatique « deutschland uber alles » tout en piétinant la France de Macron avec ses petits mocassins. Apparemment cela suffit pour aplatir le président fantôme français.

Le Bitcoin, l’exemple parfait d’une monnaie fantôme est désormais très au-dessus de 100 000 dollars. Mais la BCE, ce fantôme de banque centrale, va émettre des cryptos euros. Formidable, non ?

Qui aurait pu croire que la France sombre aussi bas aussi vite ? Les Augures annoncent, toujours en anglais, un « day of reckoning ». Le Jugement Dernier est le dernier reste d’un catholicisme que Vatican II a liquidé en un demi-siècle et qui ne trouve plus de prêtres nulle part dans le monde, comme le constate le Wall Street journal. Il ne faut pas confondre porte de la chapelle et Porte de la Chapelle.

Cette année Halloween a commencé un peu tôt.

La France vue par la presse locale

Rien n’est plus instructif que la lecture de la presse dite de proximité. On y voit la réalité de la France bien plus clairement que dans la presse nationale. Prenons le numéro du 20 juin 2025  du pays d’Auge, au cœur de la Normandie.

Premier constat : le retour du frenglish. Pas une page sans un mot anglais.  Le week-end s’annonce show  est le titre et la pub d’à côté vante le Paradisland. En page 2 s’annonce Korea Live un festival dédié à la Corée. La radio locale s’appelle Sweet FM! Un dance floor s’avance pour la fête de la musique, une fête festive précise le journal en page 13, grâce à un DJ et son set électrofestif.  Et pendant deux jours il y aura des workshops. Avant un speed meeting. Et l’arrivée d’un foodtruck et de groupes de rock locaux au nom bien français comme Wild ou Golden Bonds ou les Flying Sparks pour n’en citer qu’une sélection.  Le deep house electro sévira ailleurs. Pour le festival du film américain, il y aura des runners, ces gens chargés de transporter les personnalités. On sait désormais que le Home Pétanque est qualifié en national. On inaugure plus loin un city-stade avant le job dating au Centre Leclerc. On dirait un journal écrit par Emmanuel Macron pour la start-up nation.

Second constat : il faut ce qu’il faut de moraline politiquement correcte : Au triathlon de Deauville, Antonin va courir contre le harcèlement ! Chouette !  La course de garçons de café de Trouville verra ses bénéfices versés à une association de magie à l’hôpital. Un peu plus loin des « professionnels de santé » se déplacent chez les vieux pour leur apprendre à ne pas tomber dans l’escalier.  « A Cabourg mon amour, on ne plaisante pas avec le volet environnemental » : une pancarte interdira de piétiner un espace qui reçoit de temps à autre… des phoques !  Plus loin le Rotary remet un chèque de 6000 euros aux sauveteurs de Dives sur mer. Tout baigne ! A Ranville une nouvelle équipe candidate autour d’un projet humain et inclusif. Pendant que les demandeurs d’emploi rencontrent leur futur employeur en jouant au badminton. Navisport invite à faire de la voile inclusive.

Troisième constat : les politique exaltent leur cadeau au peuple.  Keolis a reçu 150.000 euros pour un nouveau service de transport à la demande pas rentable. L’argent magique cela existe. A Bavent on va rendre la voirie nickel pour 6.700 euros. Il était temps. Lisieux fête les 38 structures qui accueillent les sanctionnés à un TIG prononcé par le Spip. 6135 heures ont été effectuées principalement dans les jardins de la ville. La sécurité est assurée en même temps que la qualité des jardins.

Ceux qui pensent que la France profonde est un ramassis de beaufs franchouillards à baguette et bérets se trompent. Ce sont des frenchies éveillés qui attendent beaucoup de l’argent des autres en s’occupant gracieusement. Comme dit Mélenchon, abandonnons le français pour le créole. Oui mais le pidgin creole équitable et inclusif !  

Le retour du mensonge économique décomplexé

Alors que la procédure budgétaire se termine, les postures politiciennes reprennent de plus belle pour sortir de là avec une image pas trop abîmée. Du coup, les interventions dans les médias reprennent tous les mensonges, toutes les approximations, tous les bidonnages habituels. C’est surtout vrai du côté de ce qui reste de Macronistes, qui tentent par tout moyen d’échapper à l’accusation d’avoir non seulement créé une crise institutionnelle grave mais d’avoir détruit peu à peu l’économie qu’ils déclaraient comme leur point fort. Dans ce processus, l’ancienne porte-parole Prisca Thévenot s’est mise en valeur. Il est vrai que pour elle il ne s’agit que de répéter avec détermination les sottises bien apprises et régurgitées pendant des années. On trouve également des intervenants sur les chaînes d’information de la TNT qui sont ou partisans ou totalement nuls en économie. Le mensonge qui a été le compagnon de toute la présidence Macron revient à toute force.

Quelques exemples :

-            Nous avons réduit le chômage structurel en France ! Pas de chance, le taux de chômage en juin 2024 était exactement le même qu’en juin 2008 juste avant la grande récession. En vérité la situation est pire car la France ne fait plus d’enfants et on a accepté une immigration de peuplement et non de travail.

-            L’attractivité de la France a été fortement améliorée comme en témoignent les investissements étrangers en France. Oui, il y a eu des opérations- image en ce sens incessantes, dès avant même que Macron se présente aux Présidentielles ! En fait, nos déficits gigantesques ont permis aux pays en excédent et aux grosses entreprises financières de solder beaucoup de ce qui nous restait d’entreprises efficaces ou non. L’affaire du Doliprane, après mille autres, a montré que les prédateurs raflaient et que la création de richesses en France n’était jamais au programme. Transformer une prédation incontrôlée mais sur laquelle quelques membres des élites administratives touchent, en investissement productif est sans doute le pire mensonge macronien car il a accompagné toute sa trajectoire jusqu’au désastre final.

-            Nous ne sommes pas en récession et notre politique de l’offre marche. Seuls les Allemands sont en récession depuis deux ans. La vérité : nous sommes exactement dans la même situation que celle des Allemands. En dépit de dépenses publiques phénoménales, la stagnation annoncée par l’INSEE de façon malhonnête s’est transformée avec les chiffres corrigés en récession. Le changement de premier Ministre puis la campagne hystérique pour les Européennes ont été entièrement montés pour cacher la réalité de la récession dans un brouillard de propagande hors-sol.

-            Le délire d’annonces de retour phénoménal de l’activité s’est fracassé sur la réalité des énormes restructurations de grosses entreprises, des milliers d’emplois supprimés, de la hausse vertigineuse des faillites. Le bâtiment et l’immobilier sont ravagés ; le secteur de l’énergie est ravagé ; l’agriculture est ravagée ; presque tous les faux marchés basés sur la subvention sont mourants ; le secteur automobile est entièrement asphyxié. L’Europe est largement en cause mais Emmanuel Macron, le seul qui pouvait bloquer certaines décisions intolérables, n’a rien fait. Sa responsabilité personnelle dans la crise immobilière est totale.

-            On nous répète que Macron a baissé les impôts. Jamais le niveau de prélèvements n’a été aussi haut avec des déficits inimaginables. Supprimer une forme de prélèvement sans toucher aux besoins qu’il finance, n’aboutit qu’à la hausse d’autres sources de prélèvements ou à de la dette.

-            On nous explique que la productivité du salarié français est supérieure à celle de l’ouvrier allemand. C’est une farce. En chargeant à mort pendant des décennies les prélèvements sur le travail, on s’est privé de tous les emplois à faible productivité et fait monter le chômage structurel. Les seuls emplois restant imposent une forte productivité. Les autres emplois ont été sacrifiés. Les coups de pouces au SMIC se sont arrêtés. Et les dirigeants depuis des lustres ont essayé de baisser les charges sur le travail en les déplaçant ailleurs dans l’économie. Cette politique de Sapeur Camembert, creuser un trou pour en boucher un autre, a toujours été un échec. L’énormité du secteur administratif local, régional et national, couplé à une réglementation démente, est une source de perte de productivité globale non maîtrisée et qui ne le sera jamais tant que les hauts fonctionnaires garderont le pouvoir politique.

-            Le fret ferroviaire est aussi l’occasion d’affirmer n’importe quoi. La crise de 73 a imposé que le gouvernement français se penche enfin sur le désastre de la gestion de la SNCF depuis la Libération. Giscard a accepté de lancer le TGV contre des réformes de fond et la fin de la gabegie dans les pratiquement tous les domaines. Il a fallu se séparer des agences de location de voitures, qui perdaient tout l’argent qu’on voulait, contrôler les filiales maritimes, qui perdaient au moins tout ce que les syndicats volaient, revenir sur les dessertes innombrables et sans rentabilité, et contempler le désastre du fret. Première règle : aucun propriétaire de camions ne laissera sa machine et son contenu à la CGT ! Seconde règle : un quai de fret pour les mouvements de marchandises lourdes (billes de bois, charbon, billes d’aciers, liquides divers, exige qu’il y ait encore des entreprises capables de les financer et de la rentabiliser, des horaires pour faire marcher les trains, des voies de liaison qui ne sont pas celles des TGV., etc. Et une rentabilité du service. Tout cela était manquant. La désindustrialisation se propageant et l’option du tout TGV inlassablement confirmée, le réseau de fret de la SNCF a été réduit comme une peau de chagrin et presque intégralement remplacé par des camions de plus en plus gros. La volonté non contrariée de l’Europe de casser les monopoles nationaux a fait le reste.

-            Une autre grosse ficelle de la propagande est de vouloir toujours associer moment de la prise de retraite et pénibilité. Héritage des grandes grèves Juppé du siècle dernier, l’idée de pénibilité, venue du centrisme mou, est venue s’installer dans le débat politique sur des bases totalement politiciennes. La pénibilité n’est là que pour permettre aux cheminots et autres employés des entreprises publiques de réseau de conserver leur privilège et de sauver un régime dérogatoire qui n’a aucune justification, sinon le chantage. Le travail sur la pénibilité est fait au jour le jour justement pour éviter les postes trop pénibles ou ayant une action pénalisante sur la santé et le vieillissement. Les lois du travail ont pratiquement tout résolu dans le domaine depuis des lustres. Le bon état à l’âge de la retraite n’est pas du ressort de la retraite. Quand en finira-t-on avec ce lâche message politicien totalement honteux et ridicule.

Un des intérêts du gouvernement Barnier était qu’il pouvait enfin libérer l’information de cette chape de plomb de sottises et de propagandes mensongères. La prise de conscience a partiellement eu lieu. La Macronie est en train d’organiser l’étouffement de ce message, en profitant de ne plus être totalement aux manettes. Les autres doivent s’organiser pour dire : stop au retour du mensonge ! Et appuyer vraiment là où cela fait mal. Les conseillers de Macron lui suggèrent depuis le départ qu’un mensonge répété et relayé, dans un pays sans connaissances économiques, devient une réalité perçue comme telle par l’électorat. Ce système doit être dénoncé férocement.

La réalité se venge toujours.

 

Didier Dufau

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Erreurs évitables et déficits abyssaux : la fin de la désinvolture ?

En ce début d’automne, les mauvaises nouvelles tombent en France plus abondamment que les feuilles mortes.

On découvre soudain qu’un gouffre budgétaire s’est ouvert sous nos pieds dont l’ampleur est réévaluée d’heure en heure jusqu’à atteindre des niveaux improbables, alors que nous pensions remonter la pente depuis l’été 2022 et la fin du Covid. On visait un déficit budgétaire autour de 4 % du PIB en attendant les 3 % canoniques. Le chemin inverse a été emprunté de façon inopinée en 2023 et voici que le gouvernement tout soudain annonce des déficits de 5 % puis 6 % et peut-être 7 % pour 2025 ! Les économies de dépenses publiques devaient porter sur vingt milliards, puis trente, puis quarante. Nous voici à 60 milliards de ressources à trouver alors que nous sommes le premier pays du monde pour la fiscalité et les prélèvements de tout genre. Pire ; beaucoup d’économistes pensent qu’il faut obtenir environ 330 milliards d’euros d’économies budgétaires ou d’augmentation fiscales, en trois ans, pour revenir à une situation qui cesse de glisser vers les abîmes…

Il a fallu bien de la désinvolture pour avoir désinformé les Français aussi longtemps et aussi complètement alors qu’on les menace désormais d’une nouvelle raclée fiscale.

Il a fallu bien de la désinvolture vis-à-vis du monde paysan pour créer un cadre réglementaire et économique aussi précaire et démoralisant pour l’ensemble de la profession. Les caprices météo et les épidémies ont achevé le travail. Les récoltes sont historiquement basses, les élevages sont ravagés. Une société décide d’un trait de plumes de ruiner des centaines d’élevages laitiers. Et la Commission européenne ne pense qu’à revenir au « green deal » sans les concessions faites à la suite des manifestations paysannes européennes du début d’année.

Il a fallu bien de la désinvolture pour détruire notre base industrielle dans les proportions que nous constatons aujourd’hui avec une loi ZAN qui étouffe tout projet nouveau.

Il a fallu bien de la désinvolture pour détruire partiellement notre filière nucléaire et énergétique et mettre le pays dans la situation de payer son électricité à peu près deux fois plus cher que ce qu’il était possible d’envisager.

Il a fallu bien de la désinvolture pour laisser la natalité s’effondrer au point que le remplacement générationnel soit compromis. Si nous avions conservé le ratio naissance/population de 1970, nous aurions 500 000 naissances chaque année presque le double qu’actuellement.

Il a fallu bien de la désinvolture pour laisser une immigration de peuplement, majoritairement musulmane et souvent anti française, atteindre en 2023 les 500 000 entrées par an, alors que la revendication islamiste n’hésite pas à tuer et que certains veulent importer " l’intifada", c'est à dire la guerre ethnique et religieuse, en France même.

Il a fallu bien de la désinvolture pour laisser croire que les soldes migratoires effaceraient les soldes démographiques internes.

Il a fallu bien de la désinvolture pour laisser s’effondrer l’Éducation Nationale, la Justice et la Santé.

Il a fallu bien de la désinvolture pour laisser les médias publicsmettre en scène inlassablement des idéologues qui ont répété ad nauseam que la dépense publique illimitée était indispensable et que la dette n’avait jamais eu la moindre importance.

Il a fallu bien de la désinvolture pour faire dépendre tout notre développement économique futur d’une inculpation outrée du CO2 comme source principale des évolutions climatiques (une affirmation qui est aujourd’hui considérée comme aventurée et même carrément fausse par nombre de scientifiques incontestables). Se concentrer sur cette sottise empêche d’agir efficacement sur une multitude de difficultés écologiques qui restent sous-estimées.

Il a fallu bien de la désinvolture pour désigner les propriétaires immobiliers comme des vaches à lait inépuisables et accumuler sur leur tête l’IFI, les impôts fonciers, les impôts sur les plus-values, les impôts de succession, les blocages de loyers, les taxes sur les bureaux, les surtaxes sur les appartements vides, les interdictions de louer, le risque du squat et désormais des obligations réglementaires insupportables, provoquant dans un contexte de hausse des taux d’intérêt et d’inflation, une récession terrible du secteur, pouvant aller jusqu’à 50 % dans certains segments du marché.

Il a fallu bien de la désinvolture aux Français pour se laisser largement convaincre qu’ils pouvaient vivre mieux et travailler moins avec l’argent des autres.

Il a fallu bien de la désinvolture pour ne jamais évoquer la question des récessions à répétition. Pourquoi les énormes excédents et déficits de balances de paiements sont-ils si dangereux ? Pour une raison élémentaire : les milliards de milliards de dollars accumulés dans des pays excédentaires ne peuvent pas s’investir utilement, puisque les pays endettés perdent leur industrie et que celle du pays en excédent est déjà en pleine forme. Cet argent est donc employé dans l’immobilier étranger,dans les bourses internationales et dans le financement des dettes publiques et privées (un cercle vicieux). Les valeurs ne pouvant monter jusqu’au ciel, elles décrochent périodiquement en provoquant des récessions. Jusqu’en 1971, sous le régime de Bretton Woods, grands déficits et grands excédents étaient proscrits. Les récessions ont alors disparu, remplacées par de simples ralentissements, jusqu’à 1971. On connaît la suite.

Il a fallu bien de la désinvolture pour ne pas voir que l’Euro ne permettait plus les ajustements au sein de l’Euroland et que trois pays excédentaires représentaient près de 90 % des flux de la BCE, en général pour investir dans l’immobilier méditerranéen et diverses spéculations (dont on a vu la pérennité et la sagresse lors de la crise spécifique de l'Euro en 2011).

Il a fallu bien de la désinvolture pour laisser Mme Lagarde littéralement étrangler la croissance en 2023 par une élévation des taux d’intérêt disproportionnée, alors que l’inflation était totalement circonstancielle, importée et rapidement en voie de réduction.

Il a fallu bien de la désinvolture au président Macron pour se tenir coi sur ces questions et finir par candidater sur un projet monétaire anti occidental monté par les Brics et se voir claquer la porte au nez !

Il a fallu bien de la désinvolture pour provoquer une dissolution absurde et scandaleuse qui a entraîné le blocage du Parlement et la nomination du gouvernement précaire actuel, dont l’extrême faiblesse est la seule force.

Il a fallu bien de la désinvolture au gouvernement Barnier pour expliquer quasiment dans la même heure que la crise sera payée par 0,3 % de la population (une cynique astuce politicienne de garçon de bain) et indiqué qu’il allait prélever 4 milliards d’euros sur les 17 millions de retraités et augmenter des taxes sur l'électricité qui frapperont tout le monde.

Renoncer à la désinvolture, c’est indiquer aux Français qu’ils doivent, dans les trois à cinq ans qui viennent,  produire environ 600 milliards de valeur ajoutée dont la moitié servira à sortir le budget de son impasse et à sauver le système social. Ce n’est possible que si on renonce aux t"rente-cinq heures" et à une retraite trop précoce qui nous a valu 75 % de la dette extravagante actuelle.

Renoncer à la désinvolture, c'est rétablir la démocratie, en rendant impossible le régime actuel d'Enarchie compassionnelle où les hauts fonctionnaires ont capté toute la vie politique, en rétablissant l'indépendance française sur les décisions fondamentales à son avenir, en mettant en tête des proccupations l'effondrement de la natalité et la destruction autoentrenue de l'enseignement, en supprimant la dictature d'un politiquement correct qui a sombré dans le deshonneur au sein de tous le système d'information publique et en contenant avec hauteur de vue le "gouvernement des juges".

Renoncer à la désinvolture, c'est s'interdire les politiques folles de gratuité, généralement non financées, les relances qui ne marchent pas en régime de changes flottants, la généralisation des catégories victimaires avec subventions et droits acquisitifs, la création de marchés entièrement dépendants de l'argent public, l'accumulation de strates administratives nationales et internationales, et le maintien sans révision des "crédits votés" à des politiques qui ont perdu leur intérêt ou ne rendent pas les services attendus à un coût raisonnable. 

Oui, Français, osons enfin renoncer à la désinvolture !

De la nuisance des « marchés administratifs » à la mésaventure du Gouvernement Barnier.

Étendons pour les besoins de la démonstration la notion de marché administratif à toute activité qui dépend directement de la réglementation et/ou de l’argent public. Ils ne sont pas nés de la confrontation directe d’une demande et d’une offre privées, mais des impulsions et des contraintes de la puissance publique. Nous constatons aussitôt que la presque totalité des emplois sont accrochés au service de tels marchés. L’État a réussi à glisser son doigt, puis sa main, puis ses gros paturons dans pratiquement tous les secteurs. Ils sont devenus accros à un dégrèvement, à une subvention, à un financement particulier de la commune, du département, de la région, de l’État et de l’union européenne. Et ils sont entièrement dépendants d’un changement de règles bureaucratiques ou d’oukases provenant des milliers d’agences de régulation qui sévissent en France.

Évidemment pour « réguler » ces marchés ventripotents il a fallu créer une bureaucratie de plusieurs millions d’administratifs qui a son coût, ses exigences et ses lubies. La haute administration en a profité pour mettre la main sur le politique et créer des instances qui permettent de s’affranchir des limitations de salaire et de multiplier les cumuls de rémunérations publiques.

La réglementation a fait exploser les « dépenses contraintes ». Nous avons déjà discuté sur ce blog de la beauté du « revenu net, net, net ». Il faut lui enlever les charges sociales, les impôts et taxes et les dépenses contraintes. Selon les cas, il ne reste que 50 à 20 % du revenu. Dans le silence général. Il n’y a pas de statistiques sur la question et désormais l’INED ou l’INSEE acceptent la « désinformation utile » et des présentations falsifiées. Voir par exemple la disparition de la statistique la plus importante pour suivre l’état de l’économie : la valeur ajoutée du secteur marchand dont on dispose les chiffres le 15 du mois suivant. La dernière estimation publiée de cet indicateur vital : 2 021 ! Félicitations à tous !

Ces marchés administratifs couvrent absolument toutes les activités.

Les Fonds régionaux d’action culturelle achètent des œuvres par l’intermédiaire des galeries d’art qui dépendent du flux de recettes correspondant. Ces œuvres d’art n’ont en général aucune vraie valeur et tout cela s’apparente à un marché aux voleurs. Pour permettre à quelques élus de jouer au Médicis du pauvre, on gaspille l’argent public exactement pour rien. Il n’y a plus de grands peintres en France depuis que le marché de l’art est devenu administratif.

Le Centre des monuments nationaux a vu, entre 2014 et 2023, ses ressources augmentées de 157 %, soit un total de 220 millions d'euros : 135 millions d'euros supplémentaires en dix ans, y compris pendant la période de COVID et alors que les emprunts explosaient. Emmanuel Macron est directement responsable de cette dérive.

La presse est entièrement entre les mains de l’État et de l’argent public. On subventionne les journaux sans lecteurs, les sites internet des grands journaux , la formation, les licenciements, la distribution… Que resterait-il de Libé sans ces subventions ? France Inter est entre les mains de voyous gauchistes qui paradent en toute impunité.

Ne parlons pas du statut des intermittents du spectacle et plus généralement du cinéma entièrement dessiné par l’argent public. Le théâtre subventionné de gauche est devenu une plaie financière béante.

Tout le secteur de l’énergie et du transport dépend de l’argent public. Actuellement pour le pire.

Tout le secteur de la construction dépend de l’argent public. Et Macron l’a détruit sans vergogne en ruinant tout le monde parce qu’il avait décrété que l’immobilier c’était mal ! Sauf quand il s’attribue abusivement l’usage de la Lanterne !

Toute l’agriculture dépend de la réglementation et de l’argent public.

Ne parlons pas de la santé et de l’enseignement. Nous l’avons analysé sur ce blog : les ARS sont un foyer parkinsonien du type Frac mais avec près de 10 mille fonctionnaires, à 80 % des femmes et pour beaucoup des épouses de fonctionnaires. On a fini par voir le ministre de la santé cohabiter avec son conjoint à la tête de la plus grosse des ARS. Pourquoi se gêner ? Le népotisme énarchique est une dimension du déclin de la démocratie en France. On aurait mieux fait de créer 18 000 postes de médecins et d’auxiliaires médicaux.

Etc. Ad libitum et illimitum.

Cette extension illimitée des marchés administratifs a poussé à instituer une fiscalité hors norme et une dette démesurée. Associée aux cadeaux électoraux au peuple qui réduisent drastiquement la production dans un environnement ouvert et concurrentiel, cette pratique d‘emprise de la haute fonction publique sur tous les départements de la vie économique a débouché sur une impasse structurelle dont on ne peut plus sortir sans immenses réactions.

Toute réduction des subventions casse un marché administratif, met en difficulté des entreprises et des emplois, donc globalement des revenus. Sauf naturellement ceux des administratifs qui ont la garantie de l’emploi comme leurs maîtres.

La haute fonction publique s’étant emparé de tous les leviers politiques, il est naturellement impossible de toucher au bloc administratif. Les réductions se font toujours sur le capital et le revenu privé, en aggravant la situation.

Ce merveilleux système que nous dénonçons inlassablement est actuellement en état de faillite après avoir entraîné le déclassement massif de la France dans tous les compartiments de la vie économique et sociale. Et on voit qu’une Van der Leyen se permet d’humilier la France sans aucune réaction de la tête de l’État. Déclassement et marginalisaton.

On demande maintenant à un cadre segondaire d’un parti qui a fait 5 % des voix aux élections législatives de sortir le pays de l’impasse. Il annonce aussitôt qu’il va conserver des membres du gouvernement précédent, associés directement au désastre et augmenter les impôts tout en n’annonçant rien pour réduire le système d’encadrement administratif autre que verbalement.

Son projet consiste à accorder aux Macronistes la moitié des postes de ministres. Il indique qu’il veut conserver Mme Dati qui aurait pu supprimer à la culture d’un trait de plume les Fracs et réformer le statut du cinéma et des intermittents du spectacle. Rien que sur ce ministère on peut obtenir très facilement 10 milliards d’euros d’économie sans que personne ne soit réellement touché dans le pays. Elle est donc activement responsable de la perte de contrôle des finances publiques. Il est vrai qu’elle a voulu changer de ministère ! En vain.

En fait ce gouvernement a été modelé par le président désavoué, alors que rien n’obligeait Michel Barnier à l'accepter. Ce dernier parle de dette écologique, alors que les oukases de Bruxelles ont eu des impacts délétères sur les finances publiques françaises. Il évoque plus de justice fiscale, l’autre nom de l’augmentation de la pression fiscale sur les mêmes vaches à lait.

Le couple Retailleau à l’Intérieur et Migaud à la Justice, sous la tutelle d’un président qui refusera tout referendum permettant de rétablir la souveraineté française sur l’immigration et sur les sanctions pénales, n’a strictement aucune chance de changer quoi que ce soit à une réalité sécuritaire abjecte.

On retrouve la promotion d’inconnus et de copains-copines sans réel poids politique.

Européisme, fiscalisme, écologie anti économique, étatisme paralysant, ça, c’est du chargement qui va nous sortir de l’impasse budgétaire, économique, sociale et sociétale !

On parle de sincérité et de vérité alors qu’on reste dans la gestion du pays par des Macronistes socialisants aidés par des auxiliaires de droite qui ont laissé s’enfoncer le pays jusqu’à la limite extrême du naufrage définitif.

La vérité est qu’il faut augmenter toutes les durées du travail et mettre fin à la gratuité de la vie à base d’allocations de la naissance à la mort. On connaît la solution : centraliser les aides et les rendre temporaires, conditionnelles et révocables. Elles peuvent alors être désindexées sans dommage.  Et rendre le système de subventions à la personne et  public et transparent. Il faut mettre fin à la dérive de l’assistanat.

La vérité est que la sécurité ne sera assurée en France que par le retour de la Cour de sûreté de l’État, la « débadintérisation » et les sanctions graduées qui peuvent aller jusqu’à la perte des droits sociaux et ultimement de la nationalité pour les délinquants récidivistes qui plongent dans le trafic de drogue, les émeutes, les agressions contre les forces de l’ordre, la propagande pour la prise de pouvoir islamiste…

La vérité est qu’Il faut démanteler les marchés administratifs et l’énorme machine administrative mise en place pour la gérer. Il faut en particulier que les hauts fonctionnaires ne puissent pas gagner plus que leur salaire statutaire, et qu’on supprime tous les cumuls de rémunérations publiques. Leur retraite doit être la retraite statutaire sans ajouts. Évidemment cela risque de changer le revenu de Monsieur Fabius ou celui de M. Hollande ou celui de M. Juppé. Mmes Parly ou Wargon seront moins riches. Et alors ? L’économie sera immédiate et s’élèvera à plusieurs dizaines de milliards d’euros. Instantanément. Sans rien changer au dynamisme national. Et naturellement il faut faire sortir du statut de la fonction publique toutes les catégories A et inférieures. Tout doit être contractualisé avec possibilité de licenciement.

Revenons sur le cas Hollande ; il cumule plusieurs retraites, jouit du statut très rentable d’ancien président de la République et touche désormais son budget de député. On aimerait bien qu’un journaliste fasse le calcul de la facgture pour les Français et la présente aux Français. Ce Monsieur depuis son entrée à l’ENA a toujours vécu de l’argent public et se présente en cumulard indécent qui ne craint pas de se mettre sous les ordres  et désordres de M. Mélenchon tout en disant le contraire.  Et personne ne s’insurge.

Voici que Mario Draghi, après une génuflexion aux États-Unis, propose de passer au fédéralisme intégral avec 750 milliards de dépenses publiques européennes chaque année et une fiscalité propre pour les institutions européennes ! Et la france ne se retrouverait pas avec plus d'impôts et plus de dettes ?

Les deux partis protestataires qui exploitent le désastre économique et social auquel la France est confrontée interdisent toute action gouvernementale d’ampleur.

Les verrous énarchiques, européistes, socialistes, écologiques, islamiques, wokistes, corporatifs et mondialistes sont tous bien fermés.

Le mépris qui nimbe l’image grotesque du président actuel de la République, désavoué par les électeurs et rendu infâme par la destruction des équilibres financiers du pays et le blocage du Parlement, pèse des tonnes sur la santé mentale et politique de la nation. Elle compromet l’avenir du pays.

Pauvre France. On ne met pas au pouvoir des Mitterrand, des Rocard, des Jospin, des Fabius, des Hollande et des Macron sans conséquences gravissimes.

Puisse les Français le comprendre un jour ! La désinvolture, à ce niveau, est de l’imbécillité pure et du masochisme. Toujours plus pour obtenir toujours moins ! Quelle intelligence !

Le pseudo-gouvernement Barnier a été construit par Emmanuel Macron pour ne rien faire d’utile et pour disparaître sur un bruissement de vent politique. Michel Barnier a laissé faire. Il ne peut même plus prétendre situer sa démarche dans une logique quelconque.

Il lui fallait marquer son indépendance totale vis-à-vis du président déchu et de son parti, souligner l’état morbide de la situation française, justifiant qu’on ne reprenne aucun ministre du gouvernement précédent. Il fallait choisir dans les groupuscules qui soutenaient le macronisme, les personnalités ayant marqué sinon leur dissidence au moins leur réserve. Il fallait imposer LR à la justice et l’intérieur pour pouvoir refaire une chaîne pénale digne de ce nom.

On a préféré la petite magouille politicienne. Le nouveau gouvernement est donc perçu comme la continuation du précédent et d’une droite qui au pouvoir se croit obligée d’être de gauche.

Caramba encore raté !

On a ouvert la porte à une prise de pouvoir de Mme Le Pen en laissant la rue et les médias publics à M. Mélenchon qui ne pense qu’à créer les conditions d’une guerre civile. Le super bonheur !

Qui peut surmonter une forte envie de vomir ?

Tout cela est insupportable et impardonnable.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

Interdire d'urgence de monoxyde de dihydrogène ?

En 1997, Nathan Zohner, 14 ans, a présenté son projet d’expo-sciences à ses camarades de classe, cherchant à interdire un produit chimique très dangereux pour son utilisation quotidienne.

Le produit chimique en question ? Le monoxyde de dihydrogène.

Tout au long de sa présentation, Zohner a fourni à son auditoire des preuves scientifiquement correctes expliquant pourquoi ce produit chimique devrait être interdit.

Il a expliqué que le monoxyde de dihydrogène :

  • Peut provoquer de graves brûlures sous forme gazeuse,
  • Corrode et rouille le métal,
  • Tue d’innombrables personnes chaque année,
  • Se trouve couramment dans les tumeurs, les pluies acides, etc.,
  • Provoque une miction excessive et des ballonnements si on le consomme.
  • Est un très puissant gaz à effet de serre (plusieurs fois le CO2)

Zohner a également noté que le produit chimique est capable de vous tuer si vous en dépendez et que vous subissez ensuite un arrêt prolongé.

Il a ensuite demandé à ses camarades de classe s’ils voulaient réellement interdire le monoxyde de dihydrogène.

Ainsi, 43 des 50 enfants présents ont voté pour interdire ce produit chimique manifestement dangereux.

Cependant … ce produit chimique n’est généralement pas considéré comme toxique du tout.

En fait, le monoxyde de dihydrogène est tout simplement un nom non conventionnel pour l’eau.


L’expérience de Nathan Zohner n’était pas une tentative légitime d’interdire l’eau, mais plutôt une expérience pour avoir une idée sur la crédulité des gens.

De plus, tous les points que Zohner a utilisés pour transmettre son point de vue étaient 100% corrects sur le plan factuel ; il a simplement faussé toutes les informations en sa faveur en omettant certains faits.

Un journaliste a finalement qualifié cet événement de « Zohnérisme », où les faits réels sont utilisés pour induire les gens en erreur vers de fausses conclusions.

Et cela se produit beaucoup plus souvent que vous ne le pensez, en particulier lorsque les politiciens, les journalistes, etc., utilisent des faits prouvés pour persuader les gens à croire à de fausses allégations.

 

Reproduit de Climat et Vérité

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Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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