Succès et chute du « néolibéralisme » ? Le type même d’une histoire falsifiée.

On pourrait sans doute évacuer la question du néolibéralisme en considérant qu’il s’agit d’un vocable de mépris inventé par la gauche socialiste ecclésiastique qui sait y faire pour dévaluer les idées qui la contrarient en créant des mots repoussoir. Libéralisme, c’était punissable de tous les péchés, mais le mot liberté y affleurait, et il fallait faire attention. Bien sûr, la liberté aussi pouvait être déplorée : « la liberté du renard dans le poulailler » a beaucoup servi. La puissance médiatique de la gauche est telle depuis 1945, que même les plus libéraux sont obligés à des contours, des prudences, des « je suis bien d’accord avec vous, c’est mal, mais tout de même ». Lorsqu’on a demandé à un membre de Renaissance si la politique du gouvernement était libérale, sa réponse a été très clairement obscurcie par le politiquement correct de gauche : « je n’aime pas ce mot qui est trop connoté ». Marion maréchal a dit à peu près la même chose il y a peu lors d’une longue interview. Libéralisme ? Attention, champ de mines ! Un peu comme « grand remplacement » est devenu une expression symbole d’un dérèglement de l’attitude tournant au fascisme invétéré, nourri par la xénophobie fanatique, le racisme induré et la glorification des années immondes qu’on croyait disparues.

Néolibéralisme est bien le type de vocable super connoté par la gauche vomitive et utilisable uniquement dans une phrase de dénonciation. Un peu comme un technocrate est un fonctionnaire vu par un poujadiste, un néolibéral est un prosélyte des libertés vu par ATTAC.

Il serait dommage d’en rester là. Les pensées dominantes sont en train de changer et il est important de mesurer la réalité et l’ampleur des glissements. Les historiens et les sociologues adorent prendre des bouts épars et en faire une parfaite construction, presque une volonté, appuyée sur un complot s’il s’agit d’un mouvement jusqu’ici marginal qui s’impose dans des circonstances mal comprises.

Alors aujourd’hui la mode est de s’interroger sur l’étonnante percée des idées libérales dans les cinquante dernières années et leur reflux soudain. Comme c’est aujourd’hui la règle, c’est dans le monde anglo-saxon qu’il faut chercher les initiateurs de cette réflexion. En France on ne pense qu’après et en réaction. Il eût été préférable qu’on s’y colle avant. Mais bon, on n’a plus d’universitaires de qualité. Ils se réservent pour les combats du Wokisme tels qu’ils étaient menés aux États-Unis il y a trente ans. Au moins cela les change de la glorification de la Commune.

Depuis « Rise and fall of the roman empire », la mode est aux « rise and fall » de tout et n’importe quoi. Gary Gerstle est un peu devenu le spécialiste du genre en histoire économique américaine. Après « Rise and Fall of the New Deal Order » il a écrit « Rise and Fall of Neoliberal Order ».

Il fallait s’attendre à un livre du même genre en France. David Cayla, présenté généralement comme « économiste hétérodoxe » (comme s’il y avait une économie alternative…), a sorti fin 2022 « Déclin et chute du Néolibéralisme » chez De Boeck Supérieur.

Impossible de savoir ce qui différencie vraiment un hétérodoxe d’un non orthodoxe, et un non orthodoxe anti libéral d’un socialiste bon teint. Il est vrai que les économistes étant désormais considérés comme des pestiférés, il faut prendre quelques précautions pour continuer à être entendu.

Notons au passage la difficulté d’être et de dire !

Serge Audier, un brillant normalien naturellement anti productiviste (du moment que son traitement public à la Sorbonne tombe régulièrement) avait ouvert la voie avec une série d’ouvrages sur le néolibéralisme. Une vraie obsession :

· Le Colloque Lippmann : aux origines du néo-libéralisme, Lormont,

- Néo-libéralisme(s) : une archéologie intellectuelle, Paris, Grasset,

- Penser le néolibéralisme : le moment néolibéral, Foucault et la crise du socialisme, Lormont, Le Bord de l'eau,

La difficulté est évidemment, dans le foisonnement des idées qui ont contesté le triomphe du New deal puis du Keynésianisme, avec des mouvements de pensée très hétérogènes, de trouver une unité puissante capable de créer la matrice d’une nouvelle domination intellectuelle embrassant et embrasant le monde y compris les socialistes de la New left aux États-Unis, ceux de la Deuxième gauche en France et ceux du blairisme au Royaume Uni.

Pour la gauche marxiste caricaturale, le sort du néolibéralisme est vite scellé : un complotisme financé par le grand capital et qui a réussi à pénétrer les arcanes du pouvoir élitiste, par dol, en imposant une doctrine de pouvoir obligatoire et généralisée via le lobbyisme et l’entrisme dans les lieux de pouvoirs. En gros, le néolibéralisme est un sale virus, échappé d’un laboratoire sordide, inoculé par ruse par des complotistes et dont il est difficile de se débarrasser mais heureusement, il est en train de mourir de sa propre vilenie. Si on n'obtient pas un prix de civisme après un tel travail de « démystification », voire de « démythification » et de nettoyage d’une poussée de pourriture, c’est évidemment à désespérer de tout et marquerait la force résiduelle du virus !

La droite n’en parle pas. Comme d’habitude. Prendre le risque d’une idée ! Vous n’y pensez pas !

Du coup, le domaine est plein de faux débats et d’erreurs terrifiantes.

La « généalogie » ou « l’archéologie » de n’importe quel système de pensée est devenue un exercice à la mode. À gauche, on mêle allègrement tout et n’importe quoi pour prouver des racines qui expliqueront l’arbre. Au prix de contorsions subtiles :

-        Sur le tronc du libéralisme, le néolibéralisme est-il un surgeon ou une totale mutation conduisant, par glissements successifs, du bien possible au mal exemplaire ?

-        Le néolibéralisme a-t-il réussi du fait de l’effondrement communiste, entraînant la chute de l’URSS et au capitalisme d’état en Chine ? Vu de gauche, le mal ne peut provenir de la chute de la bien-aimée URSS. Donc la généralisation de solutions moins collectivistes ne peut être que le fruit d’une intrigue complotiste. C.Q.F.D. !

Pour avoir participé pendant cinquante-cinq ans aux débats récurrents sur la science économique, il va de soi que cet esprit de système visant un complot machiavélique mondialisé ne correspond à rien de ce que j’ai pu connaître en France, en Europe et aux États-Unis. Il suffit de dépasser l’âge de 70 ans pour se rendre compte qu’on parle, dans les médias, des périodes que vous avez vécues dans votre jeunesse et que vous avez cru vivre passionnément, selon un « narratif » qui n’a que peu de rapport avec votre expérience. Aussi bien dans les généralisations que dans les épisodes montés en neige, vous ne reconnaissez pas cette histoire alléguée et reconstruite. Les mentalités collectives ont du mal à se transmettre et à être conservées. Le schématique l’emporte sur le réel.

Quiconque a lu avec attention « la théorie générale » de Keynes, sait que cela branle un peu partout dans le manche et qu’il était parfaitement normal que des auteurs le remarquent et en fassent la critique. Moi-même dès la première année de fac, je mettais en difficulté sans le vouloir le chargé de TD qui croyait expliquer les crises périodiques selon la doctrine keynésienne par la course-poursuite de l’épargne et de l’investissement, en faisant remarquer qu’épargne et investissement étaient égaux par construction, il était difficile de concevoir qu’ils puissent se courir après. Une bêtise assez populaire à cette époque-là et qui n'a plus cours aujourd’hui.

De même affirmer que les changes flottants étaient une doctrine à la mode au moment où elle a été mise en œuvre, est une énorme contrevérité. À part Milton Friedmann qui en avait fait une vague apologie dans un livre lointain, personne ne défendait vraiment les changes flottants. C’était une bizarrerie qui pouvait s’expliquer momentanément par des circonstances particulières, mais sinon, ce ne pouvait être qu’une erreur funeste. Pour s’en convaincre, prendre aux États-Unis le bréviaire des élèves d’économie qu’était le Samuelson ou en France le cours de Raymond Barre, et voir que les changes flottants y sont traités par prétérition ou en un quart de page… sur mille et quelques.

Ce n’est pas parce que « de vilains complotistes néolibéraux, intoxiqués par l’effroyable ami de Pinochet, le sinistre Milton Friedmann» que les changes flottants ont été instaurés mais parce que les États-Unis ne voulaient plus des contraintes de Bretton Woods et entendaient n’en faire qu’à leur tête. Qui se rappelle que ce sont les Allemands qui ont promu le flottement et que pendant longtemps la solution n’a été présentée que comme transitoire ? Friedmann a alors servi de caution intellectuelle et les banques centrales ont même cru devoir tenir compte de ses suggestions. Elles sont vite revenues en arrière. Aucun des avantages avancés par Milton ne s’est réalisé. Au contraire. Les changes flottants sont un abus de pouvoir des États-Unis et une erreur économique internationale. Pas un complot.

Alors on pourrait singer nos sociologues de pacotille et affirmer : « le néolibéralisme n’est pas le libéralisme habituel mais une doctrine prescriptive qui cherche à détruire toutes les institutions collectives visant le bien commun par l’application de l’idéologie des marchés libres et sans entraves. La destruction des changes par les complotistes américains vendus au néolibéralisme a permis les folies bancaires et rendu impuissant les états dont les élites n’avaient plus le choix que de s’adapter aux règles du néolibéralisme, la nouvelle gauche plongeant avec délices dans les méandres de la finance internationale garantie par les banques centrales au mépris des peuples ». Une belle carrière d’économiste à Libération et dans les chaînes publiques de télévision serait ouverte ! Mais quel rapport avec la réalité historique ?

Si l’Union soviétique s’est effondrée ce n’est pas à cause d’un complot néolibéral, mais sous le poids de ses tares intrinsèques. Et elle a bien fait ! Il suffit de regarder l’agriculture ! 75 ans de pénuries puis, après l’effondrement, la Russie et l’Ukraine en moins de 30 ans, sont devenus le grenier du monde ! Satanés complotistes néolibéraux !

Si l’Union Européenne a choisi, en créant un marché intérieur libre, de s’appuyer sur la liberté de circulation sans entraves des mouvements d’hommes, de capitaux et de produits ou services, c’est parce que telle est la règle à l’intérieur de chaque état et on a souhaité la généraliser dans la communauté. On ne peut pas intellectuellement concevoir un marché unique couvert de barricades.

Si Margaret Thatcher a voulu sortir le Royaume-Uni du socialisme, c’est d’abord parce que le pays ne pouvait pas supporter d’une part le poids de la hausse massive des coûts du pétrole et aussi le poids d’une économie administrée végétative et en pleine anarchie syndicale. Si Tony Blair a continué dans la même direction, c’est tout simplement parce que le RU rattrapait son retard.

Si la Chine s’est organisée autour d’un capitalisme débridé et sans entraves dans le cadre d’une dictature politique, c’est, ici encore, à cause du décrochage dramatique qui a suivi l’époque maoïste et la hausse des coûts du pétrole. Pas besoin de la main invisible du complotisme néolibéral. Quand le géant Chinois s’est aperçu qu’il était dépassé par la seule Corée du Sud, et bientôt par tous les tigres de la région, il a compris que son destin était scellé si un changement radical n’était pas opéré.

Si les Américains ont décidé de laisser la Chine entrer dans l’OMC, c’est par cupidité : ils pensaient que les entreprises qui tiendraient le haut de pavé dans le monde seraient celles qui domineraient le gigantesque marché chinois soudain ouvert. L’erreur, que nous avons dénoncée sur ce blog sans relâche, c’est que, sans correctif monétaire, des déficits et des excédents gigantesques en résulteraient qui ruineraient les classes moyennes des pays développés. Maurice Allais a écrit, à cent ans, un livre pour avertir le monde. On l’a traité de tous les noms ! Et c’était le Monde qui s’y collait avec tout le soutien de la « dream team » de Jospin. Pas de fantasmatiques néolibéraux !

Si après avoir nationalisé à 100 % tout et n’importe quoi, Mitterrand et ses socialistes ont commencé à tout dénationaliser y compris les vielles entreprises nationalisées depuis ou l’avant-guerre ou l’immédiat après-guerre, c’est simplement parce que sinon le traité de Maastricht n’aurait eu aucun sens. L’européisme imposait qu’on ne retrouve pas des molochs nationaux face à face, armés par des États. Pour le meilleur et pour le pire !

En France le néolibéralisme n’a jamais eu le moindre pouvoir. On voit que Sciences Po est un conservatoire du bureaucratisme et du keynésianisme, son surgeon économique, l’OFCE étant le défenseur permanent et absolu des impôts, de la dette et de la dépense publique. Ce sont les associations pro Wokistes qui y ont gagné, pas de dangereux complotistes néolibéraux.

La liberté d’immigration en Europe des Africains est dans tous les programmes de gauche alors que l’Europe se devait de défendre ses frontières contre l’immigration illégale. L’individualisme « marchandisé » est plutôt à rechercher du côté du Wokisme que de la réflexion économique libérale.

Il serait sage de se concentrer sur l’économie avec des yeux libres de préjugés, plutôt que se gargariser de mots autour du faux concept de néolibéralisme, qui n’est bien qu’une arme verbale de propagande d’inspiration un tantinet stalinienne dans son usage courant actuel.

Pour des raisons d’argent et de puissance, certains grands pays ont choisi des cartes biseautées qui les avantageaient, pensaient-ils. Au bout du jeu les résultats ne sont pas là. La panique conduit à des tentatives de retour en arrière. Ce n’est pas la fin d’une doctrine, ni d’une pratique, mais le constat d’un échec qu’il va bien falloir surmonter. L’illusion d’un financement de déficits perpétuels par la dette monétisée auprès des banques centrales est désormais intégrée par les élites, même si les grandes masses ne l’ont pas encore tout à fait admis. L’illusion qu’en prélevant dans le revenu d’autrui, on pourra indéfiniment financer son train de vie, n’existe pas réellement. « Les riches paieront » est le genre de simplismes qu’on aime bien répéter dans les manifs pour se défouler. Mais tout le monde sait que cela n’a jamais marché nulle part. En revanche c’est une adresse à ceux qui ont réussi à faire face : « ne nous laissez pas tomber, on a le pouvoir de vous nuire ! »

Faut-il leur répondre ?

Oui !

Mais, malheureusement, il n’y a plus de partis de gouvernement pour tenter de créer les évolutions nécessaires. On sait ce qu’il faut faire, mais les leviers manquent pour faire bouger les choses. Macron donne le sentiment de mépriser la base et de ne servir que lui-même et ceux qu’on imagine être ses amis financiers. Le PS et mort. La deuxième gauche est enterrée. LR préfère la lutte entre énarques pour la présidentielle et surtout se taire sur tout pour ne rien compromettre. Le néant d’abord, la réflexion plus tard ! Succès garanti…

Il ne reste que l’exécration en bas et des demi-sel de la sociologie caricaturale dans les allées du pouvoir et des médias, de l’écologie pervertie et de l’étatisme keynésien. La pensée  socialiste, qui est restée dominante en France tout en gagnant les États-Unis, mais qui a perdu beaucoup de sa séduction, cherche nerveusement à retrouver un peu de légitimité. Que cette gauche puisse croire qu’en terrassant par les mots un diable artificiel monté en marionnette, le néolibéralisme, construit à la va-comme-je-te-pousse comme l’auteur de tous les maux, indique assez l’ampleur de la déroute morale et intellectuelle dans laquelle elle se complaît.

Sa domination résiduelle dans tous les lieux où se construit l’opinion laisse peu d’espoir que la France cesse sa dégringolade dans le sous-développement et la soumission. Son succès aux États-Unis et par ricochet dans les institutions européennes sous forme d’un écolo-wokisme destructeur et outrancier couplé à une volonté de puissance, laisse le monde occidental dans un état étrange qui remet en cause la stabilité et la prospérité du monde.

Là est le vrai risque à dénoncer.

Et de vrais risques de marginalisation pour ceux qui le feront.

Un peu de courage intellectuel et de vérité, s’il vous plaît !

Un article formidablement révélateur du Financial Times

L’actualité est sympathique pour ce blog. Elle nous permet d’aborder des thèmes fondamentaux qui ont été à l’origine de la formation du Cercle des économistes e-toile. Après le drame de la démographie française et les méfaits de l’énarchie compassionnelle, il est temps de commenter une réalité jamais traitée : la quasi-identité de destin économique déplorable de la France et du Royaume Uni qui souligne l’évidence d’une cause commune. Malgré les différences apparentes très fortes entre un pilier du néolibéralisme fortement anti syndical et rétif à l’assistanat et un pilier de la bureaucratie socialisante, entre un pays qui a choisi le Brexit et un pays aplati devant Bruxelles, entre un pays aligné sur Washington et un pays qui fait semblant de goûter les effluves résiduels du gaullisme diplomatique, l’évolution globale depuis 1971 est globalement la même. Les mouvements profonds l’emportent sur les apparences idéologiques ou les traditions nationales.

Vérifions que l’évolution économique et sociale a bien été la même. Le Financial Times nous apporte tous les éléments de réponse grâce à l’excellent article de Tim Harford, dans d’édition du 22 janvier 2023. Son titre dit déjà beaucoup : « Est-ce que la vie au Royaume-Uni est réellement aussi mauvaise que les chiffres le suggèrent ! Oui, absolument ! ».

Tim Harford a écrit trois livres absolument formidables, « The Undercover Economist » en 2007, « Freakonomics « en 2009, et « Why Nations fails », son chef-d’œuvre de connaissances et de réflexion en 2013.

Son approche est exactement celle qui nous a motivés à créer le Cercle des économistes e-toile : couvrir des domaines abandonnés, en montrant qu’on y trouve beaucoup de faits majeurs dont l’explication est indispensable et que les clés de l’avenir y sont présentes dans l’indifférence générale. La différence est qu’il le fait dans la presse et plus encore dans une presse anglo-saxonne où beaucoup de ses réflexions défient la pensée dominante.

Il a un peu dérivé vers le « spectacle » ces derniers temps avec :

Fifty Things That Made the Modern Economy (2 017). Little, Brown. ISBN 978-1408709115

The Next Fifty Things that Made the Modern Economy (2 020). The Bridge Street Press. ISBN 978-1408712665

How to Make the World Add Up : Ten Rules for Thinking Differently About Numbers (2 020). Little, Brown. ISBN 978-1408712245

Ces livres sont en fait des compilations de « podcasts » télévisés de 9 minutes sur une variété d’objets qui ont révolutionné notre vie courante et dont on n’imagine pas la puissance. C’est amusant et curieux, et correspond à l’humour anglais, un peu dans le style du patron qui candidate dans sa propre entreprise.

Le côté « Entertainment » n’est pas à négliger mais manque un peu de fond, ce qui n’est pas le cas de l’article dont nous parlons.

Après avoir cité une étude qui donne des prévisions peu amènes (la perte récente de 7 % du revenu moyen ne sera pas corrigée avant cinq ans), il démontre que ce qui devrait réellement nous épouvanter est moins le désordre circonstanciel actuel mais la longue descente aux enfers des dernières quinze années qui n’ont pas vu de croissance mais une longue stagnation qui contraste avec le quasi-doublement de 1978 à 2008 suivant le triplement entre 1948 et 1978. Au lieu de voir son revenu augmenter le travailleur britannique constate que depuis 15 ans il ne bouge plus, alors qu’il croissait de 40 % en moyenne tous les trente ans depuis l’après-guerre. En un mot : "Amis britanniques vous êtes entrés dans une phase longue de stagnation structurelle dont vous ne parlez pas alors que vous vous inquiétez pour des difficultés certes agaçantes mais momentanées".

Il souligne avec gourmandise qu’un bon gouvernement est celui qui propose d’excellents services publics, une pression fiscale basse et un endettement faible. Comme en France,  il est bien obligé de constater que c’est exactement l’inverse qui se passe depuis de longues années et qu’il est strictement impossible même de l’espérer. L’hôpital est par terre en France, comme l'est le NHS, le service national de santé. Le reste est à l’avenant. Là où on connaît une vraie différente, elle n’est pas de nature mais de proportion. Notre auteur signale que la dépense publique est plus haute de 4 points de PIB par rapport à la moyenne des périodes précédentes, mais le taux n’est que de 37 %. En France il est de 47 % ! On se souvient que le Général de Gaulle voulait dans les années soixante qu’il reste autour de 32 % et que ni Pompidou ni Giscard (surtout ce dernier), n’ont voulu respecter ce vœu. Et la situation est la même au Royaume Uni et en France pour l’école et les services sociaux.

Ne parlons pas de la dette. La situation est catastrophique dans les deux pays avec une dette qui monte inexorablement, des intérêts dont le service n’a jamais été aussi haut dans l’histoire et des déficits majeurs partout et jamais comblés.

Le résultat est le développement de la pauvreté à la base avec une partie croissante de la population qui a du mal à finir le mois. Une étude a montré qu’un quart de la population ne parvenait plus à mettre 10 livres de côté chaque mois, alors que la proportion était de 3 à 8 % il y a quelques années. Près de 10 % de la population déclare avoir eu faim à un moment ou un autre dans les trente jours précédant l’étude.

L’auteur remarque que des pays comme la Suisse, la Norvège et les États-Unis ont désormais un revenu très supérieur à celui des Britanniques qui a chuté de façon relative sinon en valeur absolue. Comme en France où la situation aux frontières est devenue caricaturale, comme nous l’avons prouvé ici dans de nombreux articles. Pour marquer l’opinion il montre que le revenu des dix pour cent les moins riches est plus bas qu’en... Slovénie !

Le paradoxe affirme Tim Harford est que nous ne sommes pas en récession que l’emploi est au plus haut et qu’il ne faut rien attendre d’un retournement conjoncturel formidable. L’affaire est bien structurelle et non conjoncturelle. Et le devoir des politiques est de l’acter et de la comprendre pour commencer à prendre les mesures structurelles qui s’imposent.

Tout le monde voit bien que c’est exactement la même situation en France alors que les dosages idéologiques médiatiques sont extrêmement différents dans les deux pays.

L’auteur n’ose pas aller jusqu’au diagnostic et aux suggestions de redressement. Mais un autre article dans le même journal quelques pages plus loin, fournit une clé d’interprétation.

Un premier graphique montrer la baisse tendancielle du PIB depuis la crise de 2008, par rapport à la tendance 1990-2007 qui était déjà en baisse. Le Japon et l’Allemagne ont bien résisté avec une baisse inférieure à 15 %, la France est à 20 % de baisse et le Royaume Uni à 30 % comme l’Italie. La baisse de la productivité a été très forte en France dans les dix premières années du siècle, mais dans les dix suivantes, l’effondrement a surtout eu lieu aux États Unis, en Italie et au Royaume-Uni.

Regardons les choses avec un peu plus de hauteur :

La crise commence au tournant des années 1970 avec une forte baisse de la croissance qui s’accélère à partir des années quatre-vingt-dix qui s’effondre depuis 2008. La productivité devient structurellement problématique à partir du début du siècle. En fait cette réalité est vraie pour tout le monde avec des différences de situation mais autour d’un même mouvement général dans les pays développés.

La raison principale est l’introduction des changes flottants qui permet les énormes déficits et les excédents de même ampleur. Il s’est ensuivi une suite de récessions périodiques de plus en plus graves (73-74, 92-93, 2 008 2 009) avec des crises intercalaires moins sérieuses mais qui ont eu leurs conséquences. La crise de 2008 a particulièrement ravagé les pays les plus engagés dans la folie financière, les États-Unis et le Royaume-Uni, alors que l’introduction de l’Euro provoquait des crises structurelles dans les « pays du Club Med ». L’ouverture totale du commerce mondial à la concurrence de pays à très bas de revenu, sans obligation d’équilibre des balances extérieures, a détruit les classes moyennes dans les pays développés. Les pays sages et compétitifs ou jouant le rôle de havre fiscal, comme le Luxembourg, ont mieux résisté. Ceux qui ont joué à fond la carte démagogique de l'état providence, sont les plus atteints.

Nous retrouvons là le triptyque que nous dénonçons depuis 25 ans et dont l’évocation était strictement interdite dans les pays anglo-saxons. Il est bon que le Financial Times grâce à un de ses meilleurs journalistes fasse déjà le constat du désastre. Il ne reste qu’à donner les explications de fond. Quand le fait est acté il n’a pas rare que l’explication suive. Et on parvient généralement à écarter les explications creuses (Covid, riches qui ont fait sécession et autres tue l’esprit).

Rappelons que tout cela a été déjà été écrit dans notre livre l’Étrange Désastre, il y a maintenant huit ans !

Tout le système de « welfare » mis en place après-guerre n’est possible qu’à deux conditions : une bonne natalité et une croissance continue. Les forces qui à l’heure actuelle tuent à la fois la natalité et jusqu’à l’espoir d’une croissance militent en fait pour la destruction de l’État Providence. Ce qui se vérifie dans l’actualité française avec la question des retraites, dont le système de répartition est directement indexé sur la croissance et sur la pyramide des âges. Sans croissance et sans enfants, il saute et gare aux tâches !

Désastre démographique : ils en parlent enfin !

On critique beaucoup la presse. Souvent à juste raison. Est bien naïf celui qui n’a pas compris que le contenu de la PQN est soigneusement construit, avec cascade vers la presse régionale, et qu’il y a des formes de domination intéressée dans les images véhiculées dans les médias télévisés. Mais, à un moment ou un autre, une vérité longtemps tabou perce et aussitôt l’esprit est amené à s’interroger doublement ! Pourquoi tant de silence et pourquoi aujourd’hui le dévoilement ? Quand on a eu la chance de suivre pendant des années ce jeu étrange entre la réalité et sa perception collective, trahie par la presse aux deux sens du mot trahir, empêcher sciemment et révéler sans s’en rendre compte, ce qui a été mon cas depuis ma nomination comme maître de conférences à Science-po au début des années 1970 et depuis 1977 dans les médias du net, en particulier sur ce blog, deux réalités surgissent ;

-        Tout finit par arriver dans la presse nationale

-        Mais il faut beaucoup de temps.

Nous dénonçons publiquement depuis 1997 la manière dont est traitée la démographie. La défaillance de l’INED a été radicale. Il ne fallait pas contrarier le mouvement féministe : « mon corps est à moi ; mon enfant est mon affaire ; mon droit d’avorter est fondamental (on dit aujourd’hui constitutionnel). Je n’ai rien à faire d’être une poule pondeuse pour le pays ou l’humanité ». La politique nataliste qui était relancée après chaque guerre (1870, 1914-1918) était dominante dans les années cinquante et symbolisait la vitalité du pays. Elle a commencé à être ridiculisée à partir de l’arrivée de la pilule, avant même mai 1968, et ce slogan  est devenu le cheval de bataille du MLF et des mouvements féministes du même genre. Tous ceux qui alertaient sur les conséquences étaient brocardés. Il suffit de retrouver les caricatures de Michel Debré dans le Canard Enchaîné, où il est toujours représenté avec un entonnoir sur la tête, symbole du toqué irrémédiable ! On sait également que le fait d’avoir des familles nombreuses est représenté par la gauche depuis plus de quarante ans comme la marque indélébile d’une bourgeoisie « versaillaise », avec des femmes soumises aux oukases du Pape sur la contraception !

La conséquence a été l’effondrement de la natalité en France, comme nous le constatons depuis des décennies. La réponse politiquement correcte nourrie par l’INED était toujours la même : ce n’est pas vrai ! Les naissances sont seulement différées et la France est la championne de la natalité. On connaît la chanson ! Cela fait 45 ans que les démographes officiels la chantent !

Nous disions : les femmes françaises, hors immigration africaine, suivent le même chemin que partout ailleurs en Europe et dans le monde développé. Le taux de fécondité n’est pas à 2 ou 1.8, mais est descendu comme pour l’Italie ou la Hongrie, autour de 1.4. C’est-à-dire que la population descendante des lignées, disons, présentes en 1 890 pour faire simple et non polémique, a commencé à voir son solde décès naissance se réduire jusqu’au basculement, probablement début 2000, avec un début de régression en valeur absolue. La démolition de la politique familiale, commencée par Giscard dès son arrivée au pouvoir en 1974 n’a jamais cessé, jusqu’aux dernières mesures de Hollande et Macron.

Tout le monde parmi les « élites » sait qu’il n’y a, pour une nation, de richesses que d’hommes, mais l’immigration y pourvoirait. Elle était « une chance pour la France ». Naissance sur le sol français valant nationalité, l’attractivité de la France en matière de poules pondeuses étrangères suffisait et les bonnes françaises de souche pouvaient devenir des hommes comme les autres et défendre toutes les théories féministes qu’elles voulaient, cela n’avait au fond aucune importance nationale. Au contraire, le double salaire pousserait la croissance, et l’immigration ralentirait la pression sur les salaires tout en fournissant du personnel de maison pour accompagner les enfants au jardin ! Parfait !

Cette thèse a été défendue à l’ENA de façon latente et sous-jacente, pendant près de 50 ans !

Comme nous l’avons écrit à plusieurs reprises, notamment sur ce blog, le gouffre des naissances sautait aux yeux, mais ils étaient conditionnés  à regarder obstinément ailleurs. Près de 500 000 enfants manquent chaque année par rapport aux taux de 1970 (l’exercice est facile : vous prenez le ratio entre naissances et population en 70 et vous l’appliquez aux 69 millions de Français, chiffre de la population au 1er janvier 2023). Le nombre de femmes capables de porter un enfant baisse. La spirale d’autodestruction d’un peuple commence à montrer ses effets catastrophiques. La spirale mortifère est enclenchée.

La première prise de conscience est venue, dès le début des années 1980, des conséquences de l’immigration de masse sur le terrain identitaire, culturel et sécuritaire, avec en prime la question de l’islamiste militant et conquérant, sans frein en matière de violence.

Mais tous les perroquets ânonnaient les mêmes mots d’ordre. La France est une exception nataliste. Il n’y a pas de problème ! Et crac : les derniers chiffres de l’Insee montrent que la régression de la natalité est telle que pour la première fois les chiffres sont les plus bas de l’histoire récente. On commence à se rendre compte que la Chine perd sa population en masse, comme le Japon et la Russie. Il devient clair pour tout le monde que l’humanité dans son ensemble risque d’être en régression dès 2 100 malgré la croissance délirante de la natalité dans cinq ou six pays. La régression de la natalité touche rapidement les populations immigrées en France qui elles aussi passent sous le seuil de renouvellement.

Le tout aboutit à ce gigantesque chaos :

-        La dimension démographique d’un système de retraite par répartition devient très claire pour tous. Pas d’enfants,  pas de retraite. Une chose que l’humanité sait depuis des millénaires. Si la durée de la vie augmente, alors le phénomène s’aggrave. Ah zut ! Et Mitterrand, le grand pourrisseur que rien ne rebutait, a fait passer en France, seul exemple au monde, l’âge de départ à 60 ans, ajoutant une bombe politique à la bombe démographique qui est aussi une bombe économique. Et nous avons les crispations extrêmes autour de l’âge légal de la retraite qui ne peut être que retardé si l’on veut que le niveau des retraites ne descende pas. Un système par répartition est indexé sur la pyramide des âges.

-        La gauche est totalement perdue et explosée façon puzzle. Le mouvement LGBT + veut déstructurer l’homme blanc hétérosexuel, empêcher que la pression sexuelle des hommes n’ait d’effet sur les femmes et mettre fin au « patriarcat ». La composante écologique explique de son côté  que la pullulation de l’homme tue la planète et que les enfants dans les pays développés ont un bilan CO2 trop mauvais pour qu’on continue à en fabriquer. La condamnation à mort de l’humanité coupable de tous les crimes contre les bestioles et la nature en général, n’est même pas cachée. Que l’humanité meure, pourvu que la terre demeure ! Mais il reste quelques voix à gauche, y compris dans la frange traditionnelle du féminisme, ou dans les vieux méandres de l’écologie politique, qui ne peuvent pas entendre de telles sornettes sans flamber de rage !

-        L’instinct de mort est relayé par l’évolution des mouvements anticapitalistes qui passent à la violence. « Au tournant des années 2000, la réflexion sur la contestation anticapitaliste aboutit au constat de l’échec de la non-violence. L’écologie, partagée depuis sa naissance entre réformisme et action révolutionnaire, n’échappe pas à la règle ». Voici l’écoterrorisme ! Entre ceux qui veulent tuer, dans les mots, l’humanité, le capitalisme, la bourgeoisie, l’homme blanc, et ceux qui veulent passer à l’acte, la différence s’évanouit peu à peu !

-        Emmanuel Macron commence son second quinquennat en imposant la gratuité du préservatif pour les jeunes gens tout en glorifiant l’immigration et en aggravant la pompe aspirante (les clandestins pourront être régularisés s’ils trouvent du travail alors qu’il est interdit de les faire travailler !). Et « en même temps » il lance une réforme paramétrique du système des retraites qu’il a dénoncé avec force en 2017, non seulement sans traiter le sous-jacent démographique, mais en l’aggravant ! Il y a une dimension de démence chez ce président et de génie pour se faire réélire si facilement malgré cela.

-        Quant aux partis dits de droite, ils se taisent. Ils craignent toujours qu’au moindre « dérapage » (description d’une réalité, énonciation d’une vérité) on les traite de fascistes, de Versaillais, de suppôts de la « manif pour tous », de conservateurs éhontés, de papistes et d’irresponsables sociaux, voire de machisme invétéré. Quand certains disent que le gauchisme n’est plus dominant en France…

Ne soyons pas dupe. Si la démographie a fait une telle percée dans les médias, c’est surtout pour essayer de faire passer la réforme des retraites. Mme Bachelot, dans l’exercice a dépassé le potentiel d’outrance de tous les autres avec cette gourmandise qui en fait le bon client que l’on sait pour les médias qui n’ont rien à dire, sauf des sottises plus ou moins marrantes.  La voilà qui annonce de tels progrès de la médecine que d’ici 2100 on gagnera à tout à coup au moins quinze ans de vie en bonne santé supplémentaires. Pourquoi pas vingt ou trente voire cinquante ? Alors reculer de six mois en moyenne le départ à la retraite ? Une bricole ! Mais ne croyez pas qu’on pourra faire remonter la natalité. Là, c’est foutu ! « On ne fait des enfants avec de l’argent ! ». Demandez à Mayotte ! Elle aurait pu ajouter : « D’ailleurs on n’en a pas. On est obligé de quêter l’argent européen et ils nous imposent une réforme des retraites. »  Il y a donc une part de simagrées politiques dans cette soudaine passion pour la démographie.

La petite flamme de la vérité qui a enfin percé dans la presse révèle un territoire intellectuel et politique complètement ravagé. Mais, au moins, elle brûle. À tous les sens du terme. Du fait à l’interprétation dominante et réaliste du fait, jusqu’à la construction d’une politique correctrice, il faudra encore du temps. Espérons moins de 50 ans ! On est en France, mais tout de même !  Constater qu’on est mort après la signature de l’acte de décès n’aurait pas de vrais avantages.

Ce que veut dire « énarchie » sur un exemple concret

Une des caractéristiques de la France depuis maintenant une cinquantaine d’années est la prise du pouvoir politique et économique par les détenteurs statutaires du pouvoir administratif : les hauts fonctionnaires.

Rappelons que les hauts fonctionnaires sont sélectionnés par un concours redoutable, tempéré par une certaine faveur pour les enfants de hauts fonctionnaires ou promus par le système politique avec des nominations aux grands corps de l’état « au tour extérieur ». Dans un régime normal, les hauts fonctionnaires servent l’état, les décisions étant prises par les politiques. Leur formation doit les amener à la capacité de peupler utilement les directions régaliennes ; sécurité ; diplomatie etc.

La formation des hauts fonctionnaires est essentiellement rhétorique au bon sens du terme et juridico-administrative, avec une forte dimension de culture générale politique, économique et, un peu, sociologique. Les grands ministères régaliens entendent s’attacher de jeunes talents et les former à leurs disciplines. Bercy, le Quai et Beauvau ont des cultures différentes. On a, à la Libération, voulu un concours unique avec choix du corps en fonction du classement, au lieu des concours par filière, pour éviter les effets de connivence. Du coup on a créé une caste polyvalente et envahissante que les dernières mesures de Macron ont dissimulée et agrandie. Le corps diplomatique et préfectoral a été fondu dans la masse des formations publiques. Ce qui permet au pouvoir de tenir tout ce petit monde sans avoir à se heurter à des féodalités armées par une compétence indéniable.

La caste énarchique est désormais « liquide » et forme un conglomérat d’ambitions qui n’est plus astreint à une spécialisation régalienne ou une compétence quelconque.

À l’occasion de la disparition d’un énarque particulièrement brillant et remarquable, François Roussely, il est intéressant de constater la réalité de cette prise de pouvoir. Ce n’est évidemment pas la personne qui nous intéresse mais le parcours.

Nous répétons souvent que les hauts fonctionnaires sont majoritairement socialistes ou « de gauche » ou « étatistes » comme on voudra. Sortie de la promotion Mendès-France (ce sont les élèves qui choisissent le nom de la promotion), le jeune énarque se déclare socialiste et proche du PS. Il entre rapidement dans la politique via les cabinets de Gaston Defferre, la gauche à l’ancienne puis du très sectaire Pierre  Joxe. Il se retrouve directeur général de la police nationale, sans avoir exercé la moindre fonction de terrain et sans y avoir montré la moindre efficacité opérationnelle. Il est parachuté pour des raisons politiques : avoir un affidé socialiste à la tête d’un secteur rétif en général à la gauche.

Il devient peu après secrétaire général du ministère de la Défense. Là aussi, pas besoin d’avoir vécu aucune expérience dans le secteur militaire. Mais là aussi on veut un bon haut fonctionnaire socialiste dans un secteur peu tenté par la gauche.

Il s’agit clairement de postes politiques et il lui faut revenir à la Cour des comptes lorsque la majorité change. Il s’y ennuie ferme et est nommé à la direction de la SNCF. Il n’a évidemment aucune expérience du secteur où il n’a eu aucune fonction territoriale ou opérationnelle. L’avantage est d’acquérir une image « industrielle » et quelques bénéfices en termes de rémunérations et de retraites. On est bien mieux payé qu’à la Cour des comptes, sans compter divers avantages en nature qu’on ne peut pas totalement négliger.

Mais la couleur politique change à la tête du gouvernement et le voilà Directeur de Cabinet du ministre de la Défense. La carrière devient solide. Elle est largement politique.

Il est alors missionné comme P.-D.G. d’EDF. Ici encore aucune expérience opérationnelle ni aucune compétence industrielle (sinon la coloration factice du passage à la SNCF). Il ne connaît rien aux questions énergétiques. Mais l’Énarque socialo trotskiste Jospin veut démanteler la filière nucléaire et se coucher devant les demandes de l’Union Européenne qui veut démanteler les monopoles publics. Le nouveau directeur s’y emploie et cherche à diversifier EDF sur les marchés mondiaux tout en bloquant tout ce qu’il faut dans le nucléaire. À cette occasion le socialiste confirmé se lance dans la privatisation et l’ouverture du capital. Il perd son poste à la suite d’un changement de majorité et son incomparable compétence financière nouvelle le voit propulsé à la tête d’une filiale du Crédit Suisse qui aura beaucoup d’ennui après la crise de 2008.

Oublions la personne pour ne se préoccuper que du parcours :

-        Un énarque se doit de jouer un rôle politique ce qui est totalement contraire à l’obligation de neutralité de la haute fonction publique

-        Un énarque peut échapper à tout passage par un poste opérationnel, près du terrain, avec jugement des résultats, dans des fonctions qui devraient être l’apanage des futurs hauts fonctionnaires.

-        On peut faire des allers et retours entre des poses politiques et son corps d’origine.

-        On peut être nommé dans des sociétés dépendant de l’état comme la SNCF et EDF sans avoir aucune connaissance du domaine.

-        On peut diriger une boîte technique de plusieurs dizaines de milliers de personnes comme EDF sans aucune compétence d’ingénieur dans le domaine.

À aucun moment on ne vous demande autre chose que d’être soumis à la caste et de bien s’entendre avec ses piliers, d’avoir les bonnes connexions politiques. Les résultats n’ont pas réellement d’importance. Vous êtes là pour faire le lien entre les grands dirigeants et des structures sous tutelle. Vous y gagnerez des fortunes improbables sans le moindre risque et des décorations. Et on saluera votre parcours à votre décès comme « grand serviteur de l’état ».

Tout cela n’est possible que parce que la politique est désormais dominée par d’autre Énarques.

Il serait cruel de remarquer :

-        Qu’à partir de Joxe l’armée part en sucettes. Nos armées, sous la férule de l’énarque Parly 2, seront chassées ignominieusement du Mali (où on ne compte aucun mort sorti de l’ENA). La guerre en Ukraine montre que toutes les décisions stratégiques ont été foireuses (voir par exemple la question des drones) et qu’on est incapable de mener une guerre de haute intensité plus de 4 jours.

-        La police est dans un désarroi total.

-        La Sncf ne marche plus

-        Les choix anti nucléaires ont été catastrophiques est EDF est en faillite.

-        Le Crédit Suisse a été lourdement condamné pour son comportement pendant la crise de 2008.

Le système qui consiste à envoyer des hauts fonctionnaires voleter de droite ou de gauche dans des postes certes valorisants et rémunérateurs mais sans aucune compétence avérée des différents secteurs ne conduit qu’à des catastrophes. On notera que Parly 2, socialiste, est aussi passée par la SNCF et voulait prendre la tête d’Air France KLM après son échec au ministère de la Défense. Ne parlons pas de Mme Borne qui n’a cessé de voguer d’un poste politique à des directions d’entreprises publiques avant de devenir premier Ministre, sous un président énarque.

Que l’on compare avec le parcours d’un Raoul Dautry, ingénieur polytechnicien démarrant sa carrière dans les chemins de fer et démontrant des qualités insignes sur le terrain avant de prendre de grandes responsabilités.

Que l’on compare avec les parcours d’un marcel Boiteux, normalien et économiste, qui a fait ses preuves sur le terrain pendant longtemps avant de se voir confier les rênes d’EDF et de livrer toutes les tranches nucléaires requises (qui lui vaudront un attentat terrible réalisé par des antinucléaires jamais démasqués – l’écoterrorisme ne date pas d’hier).

Personne ne s’est jamais préoccupé de savoir les convictions politiques de l’un comme de l’autre.

Tous les deux ont fait leurs preuves opérationnelles avant de se voir confié des postes de direction.

Aucun d’entre eux n’a navigué entre postes politiques, postes administratifs et gestion industrielle.

L’un et l’autre ont eu des résultats majeurs et importants pour le pays. Aucun d’entre eux n’a gagné les fortunes de ceux qui maintenant virevoltent sans compétence à la tête d’anciennes sociétés nationalisées faussement privatisées tout en gardant la possibilité de se ressourcer dans la haute administration ou les hauts postes politiques.

Et ne flottaient pas à l’époque les parfums de népotisme qui marquent le développement de la caste.

Encore une fois, il ne s’agit pas de s’attaquer à un haut fonctionnaire en particulier mais de juger un système qui est intolérable par la trahison qu’il implique des principes républicains, en particulier la neutralité des hauts fonctionnaires et l’égalité des candidats dans le jeu électoral et s’avère désastreux dans ses résultats.

C’est pourquoi nous défendons depuis 25 ans les mêmes solutions :

-        Nul fonctionnaire ne peut être élu à une assemblée qui fixe ses conditions d’emploi.

-        Un haut fonctionnaire qui veut faire une carrière politique doit démissionner de la fonction publique

-        Tout haut fonctionnaire doit faire ses preuves sur le terrain au moins dix ans avant de pouvoir exercer des fonctions dans des cabinets ministériels et prendre des postes de direction. Dans les armées on ne fait l’école de guerre qu’après avoir prouvé quelque chose sur le terrain. Cela doit être la même chose dans l’administration générale.

-        Un fonctionnaire qui prend un poste de direction dans une société privée doit quitter son statut de fonctionnaire.

-        Nul ne peut cumuler deux rémunérations de l’État et une rémunération de l’état et une rémunération publique.

-        Il faut réduire l’interventionnisme de l’État qui donne trop de pouvoirs coercitifs à des hauts fonctionnaires irresponsables statutairement.

-        Tout haut fonctionnaire doit être tenu à la neutralité politique.

L’important est d’être efficace et responsable. Deux mots qui n’existent pas dans la caste énarchique actuelle.

Pourquoi et comment le RPR et le PS ont-ils sombré ?

Une des grandes curiosités du temps a été l’effondrement concomitant des deux grands partis de gouvernement français, le PS, dominant dans les années cinquante, hégémonique dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, puis à partir de 2012, le RPR, sous divers acronymes, l’étant dans les années soixante et soixante-dix, puis dans les années 2000. On peut dire que tous les gouvernements de 1956 à 2017 ont été dominés par l’un de ces deux partis, soit près d’un demi-siècle. L’explosion radicale se produit en une seule élection, les deux partis laissant la place à cette variante du néant qu’on appelle momentanément et par politesse le « macronisme ».

Les politologues aiment bien expliquer les grandes ruptures par des effets circonstanciels venant aggraver des difficultés de fond, offrant des possibilités de promotion à des acteurs sortis du néant et qui s’en saisissent soudain. Les partis de droite ont tendance comme les partis de gauche à se madériser au pouvoir et ils finissent par être tournés par les extrêmes. Le parti radical a été remplacé par le PS, qui aujourd’hui est tourné sur sa gauche par le mélenchonisme. L‘UNR à fini, de mutation en mutation, en parti centriste tourné sur sa droite par le RN. Rien de nouveau sous le soleil ! Circulez il n’y aurait rien à voir ! Une analyse sans doute un peu courte !

La rupture de la Quatrième République par le gaullisme a été favorisée par la crise algérienne devant laquelle les gouvernants semblaient impuissants. La rupture socialiste de 1981 a été favorisée par la récession majeure de 1973-1974 et la répétition des chocs pétroliers. Le premier effondrement socialiste se produit avec la récession mondiale de 1992-1993. La crise de 2008-2009 ,accompagnée de son surgeon européen en 2011, liquide Sarkozy et Hollande en léger différé.

On notera le rôle des crises périodiques dans les alternances. Mais alternance n’est pas effondrement et élimination. Les catastrophes venues d’ailleurs peuvent conforter des gouvernements et des majorités. Alors que s’est-il passé ?

On est obligé d’envisager le rôle de facteurs de décomposition internes. La pomme pourrit par le ver qui s’y est introduit. PS et LR auraient -ils été pourris par le même ver ?

Quand on cherche, on trouve. Le triomphe de « l’énarchie compassionnelle », a provoqué la même autodestruction à l’intérieur des deux partis.

La tentation de ne pas laisser le pouvoir à des politiciens militants élus généralement grâce à la pire des démagogies et qui ne connaissent rien à l’ensemble des disciplines nécessaires à une bonne gestion de la nation, qu'il s'agisse de la diplomatie, de la sécurité publique, de la politique industrielle, de la macroéconomie, de l’aménagement du territoire, est ancienne. Elle s’est activée dans le camp des hauts fonctionnaires entre les deux guerres. Pour simplifier disons qu’elle s’active de façon intense à la suite de la déroute en quinze jours des armées françaises en mai juin quarante. Les mêmes hauts fonctionnaires qui conseillaient le front populaire se sont retrouvés dans le premier gouvernement Pétain puis au conseil national de la résistance pour organiser la grande prise en main de la République par leur caste. Blum, Pétain, de Gaulle, ce n’était pas important. Il fallait réorganiser la haute administration de la France et prendre le pouvoir politique. La sécurité sociale et le keynésianisme deviennent le credo unitaire de la haute fonction publique non technique. La création de grands monopoles publics s’affirme dans la banque, la gestion portuaire, le chemin de fer et l’énergie, l’aviation et la construction aéronautique civile et militaire, l’information etc. L’organisation de l’économie en « fascios », toutes les professions étant rattachées à « la Tutelle », commencée sous Pétain, n’a pas cessé de s’approfondir ensuite, la distribution d’argent supposant automatiquement le contrôle des hauts fonctionnaires. La partie proprement régalienne qui aurait dû être l’apanage de la haute fonction publique, deviendra marginale dans l’encadrement total de la société dès la fin des guerres coloniales.

L’assaut pour la domination politique commence avec Mendes France puis Bourgès-Maunoury et Félix Gaillard. Il se renforce avec Giscard qui devient envahissant dès le début des années 1960. Pompidou promeut une garde de jeunes hauts fonctionnaires, Chirac, Toubon, Charbonnel, Guéna, avant les Juppé, Séguin, Balladur, Villepin, Copé etc. D’autres rejoindront la gauche, souvent après quelques hésitations (Fabius, Hollande, Jospin, Rocard, Ségolène Royal, Aubry, Guigou, Bianco…). Le triomphe absolu arrive en 74 avec le couple Giscard Chirac. Il ne cessera plus. Il devient caricatural avec Macron et ses premiers ministres Philippe, Castex ou Borne. Les cinquante dernières années ont été pilotées presqu’intégralement par des hauts fonctionnaires, même quand le président ne l’était pas (exemple de Sarkozy).

Ce phénomène impose de comprendre comment ce microcosme fonctionne.

La haute fonction publique se considère comme une société de secours mutuel et de réassurance. L’important est de ne pas se faire prendre à découvert par une erreur magistrale, une action stérile, une opération qui a mal tourné. Il faut éviter tout écrit qui pourrait compromettre, toute phrase qui pourrait vous dénoncer, toute circonstance qui pourrait vous mettre en difficulté. La règle : pas d’idée ; pas d’expression qui ne soit pas ambiguë, à double sens et en fait totalement neutre, inodore et sans saveur. Parler pour ne rien dire. Ne rien dire pour ne pas se compromettre. Mais le faire avec art et toujours après avoir pris soin de ménager ses arrières, d’avoir eu le viatique des piliers de la caste, de savoir qu’en cas d’ennui on sera rapidement sauvé.

Les hauts fonctionnaires ne connaissent que peu de moyens d’action : la taxation et les impôts ; la dépense et la règlementation ; la bureaucratie régulatrice.

Ils détiennent un privilège phénoménal : celui d’être prémuni de tout risque électoral et de tout risque économique. On peut donc faire carrière dans la politique et au moindre ennui revenir doucement dans la haute fonction publique.

L’autre avantage extrême est de ne jamais être sanctionné pour un échec. Chacun étant alternativement acteur et contrôleur, il faut réserver l’avenir et de soi-même et de la caste. Paul Antoine Martin dans un ouvrage récent rappelle par exemple que l’activité des ports français a crû de 0.25 % quand le commerce international a explosé avec une croissance de 100 % ! Un échec et un drame national ! Aucune importance pour la carrière des hauts fonctionnaires concernés. Il faudrait avoir, en plus, tué père et mère pour être lâché par la secte pour résultats catastrophiques.

La subversion du PS et du RPR par les Énarques a été rapide et totale. Des querelles de chefs sont arrivées très vite en leur sein entre anciens élèves de l’ENA. On se souvient de la guerre entre Jospin et Fabius, entre Chirac et Giscard, puis Balladur. Le RPR comme le PS sont devenus des nids d’équipes présidentielles énarchiques en lutte les unes contre les autres ou contre les intrus. Le militantisme s’est bloqué net, chacun sachant qu’il n’avait aucune chance de monter vers les sommets politiques s’il n’était pas haut fonctionnaire, sauf quelques cautions d’apparence, en général jetables. Les hauts fonctionnaires se sont mis en tête de tout conquérir, de la mairie la plus humble à la région la plus ample, sans par des institutions européennes. Avec des réticences : c’est loin du centre vital, Bruxelles. L'affaire Loiseau a bien montré que la morgue du haut fonctionnaire à la française, adorée en France dans le microcosme,  plaisait moins ailleurs.

Même si l’idéologie et les préférences doctrinales existent entre membres de la classe des hauts fonctionnaires, la tradition est de les gommer au service de l’État, où une certaine forme de neutralité est requise. Dans la pratique tout le monde partage des convictions communes : rôle intense de l’État et keynésianisme, interventionnisme, bureaucratie, fiscalité et taxation sans limite, Europe, soumission à l’étranger puissant, exclusion des questions difficiles, immigration, absence de prises de risques et conformisme etc.

Trouver des différences entre Mme Guigou et M. Copé, entre MM. Juppé et Macron, entre M. Castex et Mme Borne relèverait de l’entomologie au microscope électronique de dernière génération.

Les partis de gouvernement sont devenus des lieux de chasse pour écuries énarchiques présidentielles, faisant, d’équipes en équipes, à peu près la même politique. Jusqu’à ce que les circonstances, en l’occurrence une prestation présidentielle de F. Hollande minable, permettent à un Macron de proposer l’Union des Énarques Politiques derrière lui. Aussitôt on a vu, de droite comme de gauche, le ralliement des écuries soucieuses de ne pas passer cinq ans voire dix dans l’opposition. Les partis de gouvernement se sont comme vidés de toute substance, non pas cannibalisés par quelques tribus aux dents longues, mais par simple émigration massive des hauts fonctionnaires désirant se regrouper avec la caste dans un mouvement unitaire ad hoc.

La pensée de M. Macron est l’incarnation presque parfaite de la mentalité de la caste : aucune conviction sur rien ; « en même temps salvateur » ; parler pour ne rien dire ; tergiverser indéfiniment dans l’ambiguïté, pas d’objectifs pour le pays mais, pour lui-même, une intrigue permanente ; réassurance européenne ; bureaucratisation cynique ; impôts et taxes accrus en disant le contraire ; plan com’ prioritaire ; satisfaction des besoins du clan, avec de fausses mesures en sens contraire pour donner le change.

L’effondrement français qui s’est produit à partir de 1974, lorsque l’Enarchie a pris le pouvoir au sein des partis de gouvernement est considéré comme une « fake news » par la caste et la doctrine officielle dans le milieu interdit toute remise en cause. Toute idée contraire ne peut être émise que par de vilains populistes d’extrême droite ou d’extrême gauche.

Il est vrai que Marine Le Pen, après avoir cru bénéficier de l’apport de l’énarque Philippot l’a expulsé du mouvement et lui a évité d’être évidé à terme comme les partis de gouvernement. Le mouvement Vert s’est appuyé sur des associations certes de gauche voire d’extrême gauche mais avec des militants étranges, généralement homosexuels et/ou tarés, appuyés sur des financements venant de l’étranger. Les Enarques n’y ont pas trouvé leur place. Non pas qu’il n’y ait pas d’homosexuels dans la caste, on l’a bien vu avec l’évolution de Sciences-po. Et ne parlait-on pas du "conseil des tatas "! Chez les Verts, la pression LGBT a fait du tort aux carrières de mâles blancs hétérosexuels, jusqu’au caricatural comme à Paris. Ce n’était pas admissible au sein de la caste.

Un des aspects peu agréables de l’évolution de l’énarchie compassionnelle (et désormais bienveillante) est à trouver dans une double évolution récente :

-        Le népotisme incroyablement accéléré par la parité, avec création de carrières improbables pour des enfants ou des maîtresses.

-        La montée de l’esprit de lucre, avec la création d’agences nationales qui permettent de dépasser toutes les limites de salaires des services publiques, les parcours juteux pendant quelques années dans des fausses sociétés privées,(comme Air France ou la SNCF), des banques, ou des sociétés d’assurances. Un autre symptôme est le développement du lobbying  (Cf. Édouard Philippe) ou des postes dans des cabinets de conseils ou d’avocats ancrés dans le carnet mondain des collègues hauts fonctionnaires.

Aujourd’hui LR vit toujours une bataille entre Enarques, Laurent Wauquiez étant redevenu le « candidat annoncé » d’un parti dirigé par Éric Ciotti, qui se refuse absolument d’avoir la moindre idée et le moindre programme pour ne pas lui créer d’obstacles futurs dans sa lutte annoncée av ec Edouard Philippe.  Le PS, lui, n’est quasiment plus rien. Ses dirigeants, noyés dans la NUPES n’ont plus aucun discours audible. Le triomphe de l’Enarchie a tué et LR et le PS. La folle Hidalgo produit typique de l’énarchie copulatoire, et la petite bande de débiles profonds qu’elle a réunie autour d’elle pour assassiner la Capitale, symbolise la déchéance du PS. La querelle non soldée Wauquiez – Pécresse symbolise la déchéance de LR et l’impossibilité qui est la sienne de se reconstruire réellement.

On est en train de vivre la fin de l’illusion des Inspecteurs des finances de 1938-1940. La prise de pouvoir par la haute fonction publique accompagne la déchéance du pays en l’accélérant, alors qu’elle était censée l’empêcher.

Les désordres dans la filière de formation des hauts fonctionnaires annoncent que la nouvelle génération sera encore moins capable de faire face aux nécessités nationales.

Un des défis français sera de relever le gant, puisque cette voie autrefois prometteuse s’avère une impasse.

La mesure constitutionnelle à prendre est toute simple : interdire d’abord qu’un fonctionnaire puisse être élu dans une assemblée qui fixe ses conditions d’emplois et ensuite les doubles rémunérations publiques, l’une administrative l’autre politique. C’est une règle qui existe à peu près partout dans les pays occidentaux. La situation française est totalement dérogatoire aux règles habituelles concernant la haute fonction publique.

Reste à trouver le moyen de rassembler des forces suffisantes pour faire passer la mesure et construire au moins un parti à idées et à ambition programmatique, cherchant l’arrêt de la chute et le redressement, avec un minimum de courage et de crédibilité.

Ceux qui ont pu penser un temps que LR pourrait devenir ce vecteur politique en sont pour leurs frais. Ciotti se charge de conserver un minimum de cohérence et de durée pour mettre Wauquiez en situation. Plus question de programme, d’idées, de rénovation en profondeur. Vivoter au parlement et ne rien faire qui pourrait accélérer la casse, en verrouillant tout ! Et c’est tout !

Entre la Nupes, Renaissance, le RN, Reconquête dont Zemmour a commis l'erreur de faire le croupion du RN, et un parti LR tellement attentiste et anémié qu’il en devient larvaire, la France semble tout de même assez mal partie.

Difficile de l’accepter. Alexandre Jardin après une excellente description de la chute en cours croit au printemps des magiciens, après mise à l’écart de la « paléo-bureaucratie qui ne pense qu’à alourdir les codes, empiler les normes, ciseler des masses de décrets, multiplier les injonctions contradictoires » pour finir par un grand ratage catastrophique. Il espère que les maires « qui conservent un lien réel avec le fleuve puissant du peuple sorti de son lit » seront la solution.

Michel Onfray appelle également une révolution des saints démarrant par le bas, au plus près de la démocratie locale, après dissolution de l’Europe de Maastricht.

Les deux pensent également que si cela pète ce sera « le crépuscule des technos et du centralisme », même si Front Populaire attache plus de poids à un souverainisme précis, celui de la constitution gaulliste non modifiée, qui permet de « sculpter le peuple ». Pour ce mouvement le risque létal serait le démantèlement européiste, une forme de tilt.

D’autres imaginent que la contrainte écologique et les innovations numériques vont mener tout droit à une variété de dictatures partielles et une régulation étatique ou sociale fanatique permettant de limiter la casse climatique.

Autant dire qu’après l’échec énarchique, la promotion des sculpteurs de peuple, des adeptes des magiciens et des Savonarole climatiques, l’avenir français s’annonce étrange.

Pulsion d'autodestruction au LR

L'économie française en deshérence face aux calculs politiciens

Une opération de bourrage crânes de grande ampleur est lancée dans les médias qui consistent à convaincre LR de voter la loi sur les retraites. Pas un seul média écrit ou parlé qui n’encense un parti cohérent qui votera une loi nécessaire en toute responsabilité et qui marque l’intelligence de dirigeants certes soumis mais pour la bonne cause.  Le Figaro, l’Opinion, les Echos par exemple en remettent tous les jours sur ce thème grandiose.

La réforme des retraites est nécessaire, sans conteste possible et il est tout à fait clair qu’elle ne passera pas sans le vote LR. L’affaire n’est pas close pour autant. A court terme, elle est surtout nécessaire à Emmanuel Macron qui sait que s’il ne fait pas quelques réformes symboliques, du même bois que la réduction du champ de l’ISF, un tabou que les LR n’ont pas osé transgresser avec Sarkozy, il sera tout nu face à son absence de majorité au Parlement.

La mise en première urgence de la loi sur les retraites et la sécurité est le piège imaginé par l’équipe Macron pour tuer LR. En les enfermant dans l’alternative « collaboration ou irresponsabilité », ils savent qu’ils jouent sur du velours.

La vraie tactique était, pour LR, de mettre une condition préalable à sa collaboration : le retour à un marché national de l’énergie ne dépendant plus du système totalement artificiel et désastreux pour la France mis en place à Bruxelles. Exiger à une loi sur l’énergie permettant de revenir à un coût national autour de 100 euros le MWh, sachant qu’on le produit à moins de 50 euros, est la seule urgence absolue, toute la vie économique et sociale en dépendant étroitement.  Cette urgence est comprise par tous en France et il n’y a plus une seule voix pour défendre le démantèlement du système français opéré par l’Union Européenne sous influence allemande et par idéologie néolibérale impulsée de l’extérieur, par les lobbies de la mondialisation heureuse confortant les intérêts américains, et par la logique propre de la construction européiste d’abaissement des systèmes nationaux.  

Même si, encore une fois, c’est le malheureux Sarkozy, père des nombreuses erreurs qui ont découragé durablement les électeurs traditionnels du RPR, qui a accepté ce système débile, il n’est plus un seul commentateur pour le soutenir. L’horreur absolue des conséquences et l’absence à peu près totale de justifications rationnelles ont fini par cristalliser l’opinion. Même le grand Jocrisse qui fait le Guignolo à la tête de l’Etat a été obligé d’annoncer lors de ses vœux qu’il changerait le système.  

Il suffisait de le prendre au mot et de rétablir la bonne échelle des urgences. LR ne peut se redresser qu’en proposant une alternative fondamentale à l’absence de décence globale et d’efficacité de la politique voulue par M. Macron depuis des années.  Exister en politique cela veut dire pour un parti, penser, agir et savoir manœuvrer pour contrer les initiatives des forces politiques hostiles.

Après 5 ans d’atermoiements, la loi sur les retraites peut encore attendre six mois. Quant à celle sur la sécurité elle est pourrie par des dragées au poivre qui la rende problématique.

Il était extrêmement facile de mettre en place le contrefeu indispensable :  une conférence de presse avec Ciotti, Marleix et Retailleau à la même table, annonçant à la fois qu’ils chercheront à améliorer des lois nécessaires sur la retraite et la sécurité en dû temps  mais qu’ils exigeaient que l’urgence de la réforme de l’énergie soit prise en compte préalablement et sans attendre.

Tous les Français savent que la vraie urgence est le prix de l’énergie qui liquide le pouvoir d’achat et nourrit l’inflation. Les dirigeants LR auraient suivi sans difficulté. La posture sociale des LR aurait été conforté ainsi que son poids auprès des PME du quotidien, tout en ayant le soutien des grandes entreprises. Mme Borne aurait été prise à contrepied et obligé d’expliquer pourquoi des mesures indéfiniment retardé devraient passer avant l’urgence absolue du moment. Dur, Dur. Macron serait passé pour ce qu’il est, pris au piège de son pseudo engagement européen et de ses propres annonces.

Tout le débat actuel serait centré sur une question vitale qui exige simplement du courage.

Au lieu de cela, LR passe pour des mollusques, collabos dans l’âme et qui prendront leur part des révoltes populaires contre les lois-piège mises en avant par E. Macron.

LR associe sa réputation au chaos social qui s’annonce et s’enfonce dans la même stratégie qu’Edouard Philippe.  Le ralliement à Macron était responsable et je me prépare pour la suite. Sauf que Philippe n’a pas de troupe au Parlement.

C’est la mort politique assurée à termes maintenant assez courts.

Curieux pour un Gaulliste de voir la pulsion de mort s’imposer sur tous sujets en France. L’esprit général privilégie l’euthanasie, l’assistance au suicide, l’avortement, le divorce, la glorification des transgenres stériles, la destruction des hommes blancs hétérosexuels en préalable à celle de la race humaine, coupable de tout. Voici venu le temps de la contestation de la démocratie au profit de l’action directe, des actions factieuses, de la soumission au pire, de l’élimination des vieux devenus inutiles (Attali), de la création d’un purgatoire sur terre avec sociétés de vertu et compliance obligatoire et organisée. On crée des postes de surveillantes de vertu dans les entreprises avec licenciement immédiat des insoumis. Un cléricalisme presque pire que celui des Mollahs, si possible, se met en place pour tuer à la racine et dans les branches tous les comportements et les pensées déviantes. La vérité permise est contrôlée par des magnats possédant des réseaux sociaux.

Au lieu de s’emparer de la nécessaire pulsion de vie et de résistance, LR se dissout dans l’insignifiance des querelles de personnes et de postures, sans idée, sans programmes, sans leaders, et dans la collaboration suicidaire avec  un régime aux abois.

Plusieurs voix se sont élevées pour affirmer que LR se suicidait en direct. On peut le craindre en effet.

En tout cas voici LR empêtré dans la tourmente pour six mois au moins et sans aucune perspective de reconstruction.

Refabriquer un programme complet et solide et montrer des capacités manœuvrières politiques étaient la seule voie raisonnable de redressement.

Désolé de constater que la pulsion de mort a encore frappé.

Désolés, pas de Bons Voeux possibles pour 2023 avec ceux qui nous dirigent vers le précipice.

L'année 2022 a démontré toutes les difficultés que les Français ont bien voulu laisser s'accumuler sur leur tête. Avec Anne Hidalgo et Emmanuel Macron, les dirigeants qu'ils se sont laissés imposer ont été à leur maximum d'indifférence morbide, de nullité triomphante, de perversité infecte. Le résultat : la situation des Parisiens et des Français  n'a jamais été plus abîmée et fragile  avec des risques effarants pour 2023 entièrement provoquées par les erreurs de dirigeants indignes. A PARIS règne une vraie folle qui ose tout et finira par tout détruire.  A l'Elysée règne un vrai guignol qui croit que gouverner c'est plastronner et manipuler l'opinion, en laissant faire toutes les politiques anti françaises. Il finira de ruiner tout le monde.

Quand on pense que la première mesure annoncée par M. Macron en 2023 a été la gratuité des préservatifs pour les adolescents et que la plus forte suggestion de Mme Hidalgo é été d'ouvrir des pistes à vélos à Kiev, comme ne pas considérer que la petite caste énarchique est devenue  folle ?

Nous disons depuis 1979 au Cercle des économistes e-toile que la France était désormais mal partie.  La destruction du pays depuis cette date n'a pas cessé. 25 années de descente aux enfers. Tout ce que nous écrivions, angoissés, sur le forum du Monde à cette date, se retrouve en pire aujourd'hui. Tout sans exception ! 

Les Français, peuple vieilli qui ne fait plus d'enfants, se divise désormais entre les paniqués et les colériques. Plus de compétitivité, plus d'énergie, plus d'industrie, plus d'agriculture, plus de santé, plus de justice, plus d'école, plus d'armée, plus de police, plus de sécurité, des dettes délirantes, des impôts et des règlementations terrifiants,  et voici les voeux de notre président soliveau ! Une honte parfaite !

En guise de voeux pour 2023, nous donnons une traduction du langage codé de cette allocution honteuse à faire vomir les moins démocrates et patriotes  des Français. En faisant le voeu que plus jamais on entende un apeuré dire : "il nous protège"  ou un désespéré affirmer : "mais qui d'autre".

S'il reste encore un seul Français qui pense, après l'année 2022, que l'Enarchie est une chance, que l'Europe nous protège, que le couple franco-allemand fonctionne, que les américains pensent à autre chose qu'à leurs intérêts, que l'écologie militante est une solution, que le vélo est l'avenir du Parisien, et que la France s'en sortira en élisant des minables comme ce Macron et cette Hidalgo, alors ce pays est foutu.

Qu'on ce réveille enfin. Ces déchets politiques doivent être renvoyés à leur néant. La france ne peut pas finir comme celà ! Il ne peut pas y avoir de bons voeux personnels dans un tel égoût. Nous n'avons plus vingt ans devant nous. C'est aujourd'hui qu'il faut réagir.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

======

Traduction des voeux du Présient Macron en bon français.

« Mes chers compatriotes »

Traduction : Idiots de Français

« Les cérémonies de vœux obligent à parler d’un futur qu’on ne connaît pas, dont nous savons pourtant avec certitude que nous devrons l’affronter ».

Traduction : Parlez pour ne rien dire, c’est mon exercice préféré. Je n’ai jamais su où j’allais.

« Je ne perds jamais de vue cet impératif d’unité de la nation que nous formons »

Traduction : « Je sais, mes bêtises divisent le pays. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas vous rallier à mon absence de panache ».

« Si nous cédions à l’esprit de division qui nous presse de toute part, nous n’aurions à peu près aucune chance de nous en sortir »

Traduction : je sais que je suis strictement incapable de montrer un chemin hors des difficultés. Alors c’est à vous de le trouver.

« Alors je nous souhaite donc de vivre 2023, autant que possible, en pays uni et solidaire, reconnaissant la place de chacun et respectueux de tous »

Traduction : ne me critiquez pas et respectez-moi, même si 2 023 sera, de ma faute, particulièrement pénible à vivre en France.

Nous venons de « sortir avec beaucoup de difficultés d’une épidémie planétaire,

T : « J’ai exploité à mort le Covid pour éviter tout débat sur mon bilan, créant à l’assemblée des débats stériles et insultants pour les récalcitrants en début d’année. Ne me parlez pas de mon bilan sanitaire puisque c’était un choc « planétaire ». Ne me parlez pas non plus de ma gestion de l’hôpital. Je n’ai fait aucune réforme et promu dans mon nouveau gouvernement l’incapable qui en savait trop sur nos défaillances pour le laisser vaticiner ».

« Nous aurons à affronter en quelques semaines d’inimaginables défis : la guerre revenue sur le sol européen après l’agression russe jetant son dévolu sur l’Ukraine et sa démocratie

T : La guerre en Ukraine m’a permis une réélection facile et sans débat. Chouette ! Quelle chance ! De toute façon je n’avais rien prévu. Je n’ai aucune politique étrangère depuis que je suis arrivé au pouvoir. Ni d’ailleurs de ministre des Affaires étrangères sérieux. Je crie Europe, Europe, Europe et cela me suffit. Pour le reste, je parade avec les grands d’une façon plus ou moins digne et tout le monde me trouve ridicule. Pour les Français c’est bien suffisant.

« Nous aurons à affronter une effroyable crise énergétique »

T : J’ai détruit la filière nucléaire et laisser faire par facilité toutes les destructions commencées sous Jospin et continuées sous Hollande. J’ai même réussi à faire du mécano financier contre les intérêts français, cédé Alstom dans des conditions douteuses, détruit EDF pour satisfaire Bruxelles. Fric, et myopie, sans m’occuper de l’intérêt de la France et des Français. J’ai effectivement mis les Français et les industriels français dans une merde noire. Mais puisqu’on vous dit que c’est la guerre en Ukraine ! Ouf ! Je suis nul mais je peux encore cacher ma nullité en la renvoyant sur la responsabilité des autres ! Chouette ! Et en plus il n’y a eu aucun débat sur la politique énergétique ni pour la Présidentielle ni pour les législatives ! La France n’a plus la moindre indépendance et ne peut plus influer sur le cours des choses. Chouette ! Si ces crétins pensent que je vais revenir sur le système européen ridicule qui nous fait acheter de l’énergie à 600 E quand on la produit à 27 E ils se trompent. Mon projet personnel en Europe d’abord.

 « Nous aurons à affronter une crise alimentaire menaçante »,

T : Pour satisfaire l’Europe et les écolos j’ai systématiquement détruit la filière agricole, après l’industrie. Premier pays producteur historique en Europe nous sommes maintenant déficitaires. J’aime détruire s’il est nécessaire de satisfaire des intérêts qui peuvent me nuire. Les Français de toute façon, je m’en fous. Ma survie politique d’abord.

« Qui aurait pu prédire la vague d’inflation »

T ; Tous les économistes sérieux. Quand on dépense des centaines de milliards généralement empruntés, sans rien produire, on récolte de l’inflation. J’ai endetté le pays pour deux générations au moins. Mais j’ai été réélu. Alors ? Que me reproche-t-on ? La guerre me sert de paravent. Formidable !

« Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? »

T : Cela fait simplement plus de trente  ans que Chirac a déclaré que la terre brûle et qu’on s’en moque. En tout cas moi je m’en moque. J’ai collé la Wargon pour prendre des mesures de dingues dont les gens n’ont pas senti l’importance. J’ai tout fait pour casser le marché immobilier pour rien. Je déteste les propriétaires immobiliers. Pour le reste j’ai laissé l’Europe empoisonner toutes les perspectives de croissance avec un plan de dingue pour 2 035 et 2 050. C’est une folie. Je m’en fous. C’est l’Europe ! Mon seul rôle est de faire du greenwashing au max. Le reste ce n’est pas mon affaire.

« Pourtant, au fil de ces saisons de dangers, ce qui est demeuré constant, une fois encore cette année, est notre capacité collective à relever ensemble ces défis »

T : J’ai tout laissé filer, mais ce « nous » fera très bien pour rejeter mes échecs sur le pays. C’est « nous » qui aurons échoué. Ah ! Ah ! Ah ! Bande de neuneus !

« Durant cette année, la France a porté avec l’Europe la voix du droit et de la liberté pour soutenir l’Ukraine ; des milliers d’entre vous ont fait œuvre de solidarité en accueillant, dans nos villes et nos villages, des réfugiés fuyant l’invasion russe ».

T : Je n’avais aucune politique claire sur le glacis russe. J’ai laissé faire les États-Unis et leur toutou européen. J’ai totalement abandonné les positions diplomatiques gaullistes que je hais. Tout le monde me trouve ridicule. Je fais n’importe quoi, comme divulguer des conversations privées qui ont fait de moi un paria diplomatique. Mais je m’en fous. Quelques photos dans Gala et hop !

« La solidarité nationale, financée par les contribuables français, a permis d’atténuer la hausse des prix de l’énergie pour chacun, de sauvegarder nos entreprises, de protéger particulièrement les revenus des plus modestes d’entre nous ».

T ; J’ai emprunté à mort et augmenté tous les impôts sans que vous puissiez vous en rendre compte facilement puisque j’ai réduit l’ISF en IFI et supprimé pour la majorité des Français la taxe d’habitation. La réalité c’est que nous sommes toujours le pays le plus fiscalisé du monde, et mes sottises énergétiques font que les industriels français vont payer leur énergie trois fois plus que leurs concurrents ! J’ai honte de parler de « solidarité nationale » pour justifier ces folies. J’ai choisi la démagogie, la facilité, la dette et les impôts pour sauver ma peau électorale et la suite de mes ambitions. J’ai été solidaire avec mes ambitions. Pas plus. Et je vous emmerde tous, les Franchouillards que j’insulte à chaque fois que je m’exprime à l’étranger.

« Grâce à notre action collective, nous avons soutenu la croissance, contenu l’inflation à des niveaux inférieurs à ceux que connaissent nos voisins, et porté le chômage à son plus bas depuis quinze ans ».

T : Comme dans tous les pays le rebond de croissance a été rapide à un moment où tous les circuits étaient encore désorganisés. La comparaison avec les autres ne nous est pas favorable sauf sur l’inflation que nous avons contenue en poussant à mort nos capacités d’emprunt et de redistribution. L’ennui c’est que nous sommes au bout de ce chemin de dette astronomique. J’emploie le « nous » pour vous associer à cette faillite. Ce ne sera pas moi le responsable mais nous donc vous. Comme je suis malin !

« À chaque épreuve, l’Europe nous a permis d’agir plus vite et plus fort ».

T ; Je travaille à mon job d’après, président élu par tous les pays de l’Union devenue totalement fédérale. Toutes les politiques européennes mettent la France à genoux. Mais ne comptez pas sur moi pour m’y opposer. Je suis le pire cabri qu’on puisse trouver. Mais la France, je m’en fous totalement.

« Ainsi, pendant les six premiers mois de cette année, alors que la France présidait le Conseil de l’Union européenne, nous avons pris les décisions pour réduire de plus de moitié nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, nous avons acté une taxe carbone à nos frontières pour protéger nos industries et notre planète, nous avons ensemble décidé de créer un impôt minimal sur les grandes multinationales pour lutter contre l’évasion fiscale, et nous avons ensemble commencé à mieux encadrer les grandes plateformes du numérique. »

T : Celui croit que c’est moi qui ait fait tout cela pendant ma « présidence » au conseil européen est un débile mental. Je n’aurai pas été là, rien n’aurait été changé. Les décisions prises sont catastrophiques pour la France où aucune étude d’impact n’a été présentée. Si les pauvres couillons de Français savaient ce qui les attend !

« Et malgré toutes ces crises, tous ces défis, 2 022 fut aussi, pour nous tous, une année démocratique intense au cours de laquelle vous avez renouvelé notre Assemblée nationale et où vous avez, lors de l’élection présidentielle de ce printemps, décidé de me confier un nouveau mandat de cinq ans à la tête de notre nation, ce qui m’honore et m’oblige »

T : Bien que je n’aie rien anticipé, rien fait de bien, multiplié les démagogies pitoyables, laissé aller tout à vau l’eau, en me contentant de faire de la com’, j’ai réussi à éviter tout débat et à être réélu sur la peur. Et je n’ai plus de majorité au parlement. La France est en morceaux. L’abstention a été catastrophique et plus personne n’a confiance dans les hommes politiques. La seule chose intense, c’est le rejet des élites qui dirigent. Mon seul rôle maintenant c’est de durer en essayant de manœuvrer pour ne pas me retrouver dans une impasse totale. Alors n’oubliez pas Français que c’est vous qui m’avez mis sur le pavois. Alors aidez-moi à y rester !

« 2 022 fut aussi une fois encore une année de rayonnement artistique, culturel, sportif de notre pays, avec deux Prix Nobel, et tant de grands moments de création et de sport. De tout cela, de tout ce que nous avons ensemble accompli »

T : Les papouilles à Mbappé n’ont pas suffi pour que je récupère les retombées des mérites des autres. Encore un effort !

« Je crois que cette année 2023 est d’abord celle de questions que je sais inquiétantes, et de crises une fois encore à affronter. »

T : Vous avez vu que j’affronte les crises merveilleusement. Je vous protège. Si vous croyez ces conneries alors je suis sauvé !

« Aura-t-on des coupures d’électricité ? Continuons à économiser l’énergie, comme nous le faisons depuis quelques mois, c’est entre nos mains ».

T : Je vous ai foutu dans la merde mais « nous », c’est-à-dire vous, vous êtes seuls responsables si cela foire un peu plus, espèces de ringards pétochards.

« Aura-t-on des augmentations du prix de l’énergie ? Dès demain, vous aurez des aides adaptées, en plus du bouclier tarifaire déjà mis en place, de telle sorte que la pérennité de votre activité, de nos emplois et de notre compétitivité puisse être assurée. Et, à chaque fois qu’il le faudra, le gouvernement adaptera ses réponses comme il l’a fait à chaque instant. »

T : Je marche au chéquier mais la dette est astronomique. Alors j’annonce de nouvelles folies de dépenses ciblées. Je viens d’offrir la gratuité des préservatifs, alors vous voyez comme je pense à tout et à tous dans le détail. Je suis le pire démagogue mais c’est vous qui paierez les pots cassés. Alors de quoi vous plaignez-vous ? La facture arrivera un peu plus tard. Mais j’aurai gagné trois minutes de pouvoir en plus. C’est tout ce qui compte.

« Surtout, nous accélérerons les solutions pour sortir de nos dépendances et avoir un prix de l’électricité qui correspond à son coût de production. »

T : Je ne vais pas vous dire qu’elles existent ces solutions depuis que je suis au pouvoir et que je n’ai rien fait. Comment je vais faire ? Je n’en sais rien puisque les Allemands ne veulent pas. Mais autant parler d’intention même si les moyens sont absents. Oui je suis un Jocrisse. Et alors ? Cela marche avec les Français.

« Covid, là aussi nous pourrons faire face. D’abord, grâce à l’usage raisonnable et adapté des gestes barrières contre le virus, que nous avons appris. Ensuite, grâce à la vaccination qui a montré son efficacité ; et j’incite ce soir tous nos compatriotes de plus de 70 ans en particulier à faire leur rappel ou à se faire vacciner, si ce n’est pas déjà fait. Enfin, en testant, en séquençant, en établissant les contrôles aux frontières. »

T : Lavez-vous les mains et moi je m’en lave les mains. Mais je mets un contrôle aux aéroports pour ne pas recommencer les sottises de 2020 ! La com’ d’abord.

« Devra-t-on travailler plus longtemps en 2023 ? Il nous faut travailler davantage. L’objectif est de consolider nos régimes de retraite par répartition, qui, sans cela, serait menacés, car nous continuons de financer à crédit ».

T : J’ai raté la réforme des retraites pendant 5 ans et j’ai aggravé diaboliquement la dette. Là je n’ai pas de majorité au Parlement donc je dois piéger LR. Si cela passe ce sera ma réforme. Sinon c’est la faute de LR. Le piège est fameux. Notez que moi qui n’ai plus aucun souci de retraite et qui pourrait finir mes jours dans l’opulence sur argent public, j’emploie le « nous » à nouveau. Comme si je devais travailler plus ! Bande de gogos !

« Dans la longue histoire de notre nation, il y eut des générations pour résister, d’autres pour reconstruire, d’autres encore pour étendre la prospérité conquise. En ce qui nous concerne, il nous revient d’affronter ce nouveau chapitre d’une rude époque, et au-delà des urgences de cette année, que je viens pour partie de mentionner, d’avoir la charge de refonder nombre des piliers de notre nation, qu’il s’agisse de notre école, de notre santé, de nos transports, de l’aménagement de notre territoire, de nos industries, et j’en passe. »

T ; Évidemment j’ai tout laissé s’effondrer depuis que je suis aux manettes en mettant des incapables aux postes régaliens. Il n’y a plus d’hôpital, d’école, de justice, de sécurité. C’est sûr qu’avec Pap NDiaye l’école va renaître ! J’ai tout de même réussi à ne pas dire : on va se réinventer ! Je m’améliore. Jouer les Résistants, c’est un peu culotté. Mais s’il y a des gens qui y croient ! Franchement, ces Français, on les manipule trop facilement !

« Je nous souhaite pour 2023 par notre travail et notre engagement d’œuvrer à refonder une France plus forte, plus juste, pour la transmettre à nos enfants ».

T : Des enfants ? Quels enfants. Je sais bien que nous avons abandonné 500 000 naissances chaque année. De toute façon je n’aurai jamais d’enfants. Je ne compte que sur l’immigration africaine. Nous n’avons jamais été plus faibles, moins justes, et j’y contribue fortement. Notez ce « nous ». Je suis vous et vous êtes moi. Sauvez-vous, sauvez-moi !

« Restons fidèles à nos valeurs, toujours. Intégrons mieux par la langue et le travail, protégeons les combattantes et les combattants de la liberté, comme celles et ceux qui viennent d’Iran ou d’ailleurs, mais gardons le contrôle de nos frontières, de l’unité de la nation ».

T : Le contrôle de nos frontières on l’a vu avec l’OCEAN VIKING. Quel baratin cynique ! Je le sais ! je sais aussi ce que vous voulez entendre et que vous attendrez longtemps, très longtemps la moindre esquisse de début de commencement d’une solution.

« Nous bâtirons aussi une nation productive et écologique « à l’échelle industrielle ». Et après la loi visant à accélérer le déploiement des énergies renouvelables, la loi sur le nucléaire marquera le lancement de la construction de nouvelles centrales sur notre territoire ».

T ; Quel baratin ! Je fais tout et le contraire de tout, en même temps. Espérons que cela marchera encore le temps qu’il faut avant qu’on ne me vire à coups de pied au derrière.

« Être aux côtés de celles et ceux qui sont en situation de handicap ».

T : Ouf ! J’ai failli les oublier ceux-là.

« Nous avons aussi commencé de raviver la confiance dans notre Éducation nationale, notre santé en nous appuyant sur l’énergie et le dévouement de nos enseignants et de nos soignants. Nous poursuivrons avec ardeur durant l’année qui s’ouvre, par des choix clairs, forts, et un travail au plus près du terrain ».

T ; Tout s’effondre et il faut que je caresse les agents de l’État qui sombrent dans la déprime. Une petite caresse et on pensera à autre chose. Prendre les Français pour des idiots débiles et consternants, cela m’amuse trop !

« Une société plus juste, elle l’est aussi sur le plan social. Pas par plus d’impôt, non. Ni en léguant plus de dettes aux générations suivantes. »

T : l’union des contraires en même temps. En cinq ans j’ai tout ravagé. Mais j’ai été réélu. Alors ? Cela marche. Continuons notre baratin. Sans jamais chercher un résultat quelconque. Je n’ai pas d’objectifs pour le pays. Mon seul objectif, c’est moi !

« Protéger nos enfants, protéger notre information libre et indépendante, l’ordre libre et juste qui permet aux citoyens d’être heureux : voilà quelques-uns des combats de notre époque. Nous sommes tenus de nous en saisir. »

T ; J’adore ce « nous » qui veut dire « vous ». L’ordre juste : je fais du Ségolène. J’ose tout. Je fais même du Hollande en utilisant la même figure de rhétorique, l’anaphore : « c’est bien par notre travail et notre engagement » répétée inlassablement. Mettre mes pieds dans les pas de ces deux abrutis que j’ai dézingués sans pitié, quelle jouissance !

« En somme, en 2023, nous aurons à consolider pas à pas notre indépendance énergétique, économique, sociale, industrielle, financière, stratégique et à renforcer notre force d’âme, si je puis dire ».

T : « nous » c’est-à-dire « vous » vous aurez à vous taper le boulot que je n’ai pas fait pendant cinq ans et que je ne ferai pas plus dans les cinq ans à venir. J’ai dit tout ce que les gens voulaient entendre d’après mes communicants. Cela devrait suffire. Les Français sont des veaux disait de Gaulle. Je me sens très gaulliste dans les mots et très macronien dans les maux.

« Depuis 2017, nous menons ce combat pour que notre Europe rassemble ses forces. Pour qu’à 27, nous soyons plus forts ».

T ; Ici, nous voulons dire « moi ». Je travaille à mon job d’après. La France ce n’est plus rien et je n’en ai strictement rien à faire. Mais l’Europe me tend les bras et mon job d’après. J’y arriverai. Même s’il faut dire autant d’âneries pour débiles que dans ce discours de communicants pour crétins rédhibitoires. Je vous méprise tous. Vive moi !

PS : Ah mes photos dans l’avion en James Dean de sous-préfecture. Quel pied ! D’accord quelques psychiatres perspicaces ont détecté que j’étais un malade mental plus grave que ce qu’ils croyaient et ne s’améliorant pas. Mais si je ne prends pas mon pied, à quoi sert ce cirque ? le cynisme ne me suffit pas. Comme pour Hollande rue du cirque. Sauf que pour moi, le miroir suffit et la photo de moi-même. C’est drôle ces Français qui se croient protégés par Narcisse ! Ce sont eux qui se suicident, pas moi. Narcisse vaincra !

L’effroyable passivité française face aux urgences énergétiques

Nous savons tous que les Verts nous ont conduits dans le mur en imposant la quasi-destruction de la filière de l’énergie atomique. Ils ont fichu en l’air le présent et le futur, notamment en supprimant les efforts lancés sur la piste du surgénérateur. Aussi bien Phoenix que les projets plus récents comme Astrid ont été purement et simplement abandonnés. Les savants et ingénieurs qui portaient le savoir français ont été priés d’aller se faire voir ailleurs. Les hauts fonctionnaires, qu’ils s’agissent de Jospin, de Hollande ou de Macron, ont préféré à l’intérêt général des manœuvres politiciennes misérables pour quêter des voix prétendument écologiques. Ah ! Les belles carrières inespérées pour des dérisoires : Mamère, Voynet, Hulot, Duflot, Pompili, De Rugy, ont eu des postes trop grands pour eux pour eux et leurs bêtises s'avèrent désespérantes pour le pays. Les conséquences ont été destructrices et calamiteuses.

L’Union Européenne par sa propre dynamique de destruction des Etats et des nations et son hubris fédéraliste a contribué de deux façons à aggraver la situation : elle s’est fait le relais de l’ONU et des ONG, sans le moindre filtre et le minimum de réflexion nécessaire. Lorsqu’on voit que la décision de supprimer le moteur thermique s’est faite sans aucune étude d’impact, on croit rêver ! Dominée par l’Allemagne réunifiée qui s’est lancée également dans des coalitions avec les Verts, et totalement asphyxiée mentalement par les pouvoirs accordés au nom de la liberté de circulation des biens, des capitaux et des personnes, elle a poussé l’idéologie de la concurrence à l’extrême en voulant créer un marché libre de l’énergie dans des conditions totalement artificielles. C’est comme cela que l’Union Européenne sous menace d’amendes terrifiantes a imposé le démantèlement d’EDF et la création d’un système de prix basé sur le coût marginal du gaz ! Une invraisemblable sottise dictée par la volonté de puissance de l’Allemagne autant que par l’idéologie européiste, un coktail tragique.

Aujourd’hui les masques sont tombés. Les Verts sont des contempteurs du capitalisme et du patriarcat, rien d’autre. Le marché libre de l’énergie est une farce. L’Allemagne a fait des choix totalement déments, en associant éoliennes et gaz russes. Ils sont obligés de pousser les centrales à charbon et lignite, les plus polluantes.

La France où l’énarchie compassionnelle a liquidé les industries, sacrifié la compétitivité, creusé les déficits et  la dette, créé une fiscalité délirante, se retrouve avec une énergie trois fois plus chères que tous ses concurrents et au risque de perdre des centaines de milliers d’entreprises et des millions d’emplois !

Rappelons que la France qui produit de l’énergie à 50 euros le MWh va être obligée de payer plus de 325 euros le MWh, parfois jusqu’à 500 euros pour ce même MWh. Sans aucune autre raison que l’idéologie et la mauvaise foi de l’Union Européenne et de l’Allemagne.

C’est un suicide industriel national annoncé. On devrait voir le gouvernement arc-bouté à la recherche de solutions et prêt à prendre les décisions éventuellement très en rupture avec la bienopensance européiste.  Mais rien, asolument rien ne se passe. Le président s’amuse à voleter en avion d’un point à un autre et à essayer par des papouilles à récupérer la popularité de certains footballeurs ou soldats valeureux. Mme Borne attend la voix de son maître et les éléments de langage fabriqués dans l’officine présidentielle ad hoc. On annonce que l’Europe va sans doute, un jour peut-être, modifier quelques parties avariées du monstre qu’elle a créé, non sans avoir d’abord imposé une baisse drastique des émissions carbone. De toute façon on pourra se défausser sur l'Europe du mécontentement populaire.

Donc rien ne se passe. Borne dort sur le dossier en attendant Godot. M. Macron  accumule les opérations image. La catastrophe, elle, arrive, comme une avalanche qui vient juste de décrocher du manteau neigeux.

Le RN caresse ses chats. Les membres de la Nupes s’entre-dévorent. LR sans aucun programme commun persiste dans ses querelles de personnes. M. Retailleau, battu aux élections à la présidence de LR écrit dans le Figaro un article incendiaire et personnel sur la question des retraites (sur laquelle il a des principes, alors que le parti n’a pas de programme collectif), sans se rendre compte que l’urgence n’est pas là.

Il faudrait bien qu’un parti d’opposition responsable exige deux lois fondamentales immédiates :

  1. Le retour à une stratégie nationale de l’énergie permettant d’obtenir une énergie à 100 euros maximum le MWh dès janvier, avec remise en service immédiate des réacteurs bloqués par une précaution excessive sur une corrosion sans importance à court terme sur un circuit secondaire (fait sans le dire et partiellement par peur des cris sur les risques pris en termes de sécurité)). S’il faut une attitude de la chaise vide à Bruxelles, c’est le moment de le faire. Le masochisme a ses limites et les menaces d’amende gigantesque doivent être repoussées du pied avec mépris.
  2. La réforme du droit de grève selon les critères généralement admis dans le monde libéral occidental, qui ne permet pas la grève dans des entreprises à caractère de monopole et dont l’activité est fondamentale pour le pays. Permettre à la CGT de faire grève de la maintenance dans les usines atomiques et de bloquer la production et la diffusion de l’électricité ne peut pas être autorisé. Ce sont de pures trahisons de la sécurité nationale.

Ensuite, et ensuite seulement, on pourra passer à la question des modalités du système des retraites.

Mettre les urgences dans la bonne séquence et forcer le gouvernement à agir rapidement sur la question vitale posée actuellement au pays serait le rôle crucial d’un mouvement gaulliste cherchant prioritairement le salut national.

Sans cette pression, Emmanuel Macron, prisonnier de son ambition européiste personnelle, et indifférent aux pays, ne fera rien d'autre que de manipuler grossièrement la population. La séquence "peur panique des coupures et des délestages" , campagne civique, puis on rassure tout le monde, est sans doute un nouverau chef d'oeuvre de communication de crise. On a tenu trois mois. Et on a reculé le temps du mépris absolu.

Si on se contente de cette attitude vicieuse et déplacée, on passera vite de la passivité incompréhensible à la passivité criminelle, digne de la haute cour ! La France n'acceptera pas cinq années comme 2022 ! En pire.

 

Cercle des économistes e-toile

Les trois sources scientifiques de la climatologie perturbées par l'obsession politique du CO2

Pendant des siècles la seule source d’analyse de la température a été le soleil. Il faut dire que c’est avec l’énergie venant du sol, la source principale. Le jour et la nuit sont une composante cosmique avec des variations de températures importantes. Les saisons sont une composante cosmique, avec des variations encore plus importantes. La distance de la terre au soleil est un facteur important. Les variations d’inclinaison de l’axe de la terre influent. L’activité solaire a un rôle. Tous ces facteurs impliquent une forme cyclique des évènements avec des conjonctions et des disjonctions. La corrélation est avérée entre ces cycles et la température telle qu’on peut la reconstituer sur de très longues périodes. Des disruptions peuvent se produire comme des écrasements d’astéroïdes, ou des mouvements sur la croûte de la terre provoquant des phénomènes volcaniques intenses. Évidemment la température dépend du lieu d’exposition. Les pôles sont plus froids que les pays situés sur l’équateur. Nous disposons d’une base scientifique des plus solides pour expliquer la plupart des variations de température, quotidienne, saisonnière, ou historique. On l’appelle généralement le forçage astronomique ou forçage géophysique. Il devrait être forcé d’en tenir compte.

La seconde source, qui n’est pas jeune non plus, est l’approche géographique qu’il s’agisse de géographie physique ou géographie humaine. Elle s’attache à expliquer pourquoi des territoires soumis au même forçage n’ont pas le même climat. Pourquoi le Canada est-il plus froid que l’Europe aux mêmes latitudes ? Pourquoi fait-il plus chaud près des mers et plus froid dans les montagnes. Qu’est-ce qui, à un endroit donné et un moment donné différencie la température de deux endroits qui subit les mêmes influences astronomiques ? Gestion de l’eau, de l’agriculture, des forêts, développement des villes et de l’industrie deviennent des facteurs de différenciation. Les géographes adorent les microclimats et les stations climatiques et Emmanuel Le Roy Ladurie a bien montré les effets historiques des périodes hivernales.

La troisième source est l’approche météorologique qui s’applique à connaître la situation de température, de vent, de pluie pour les prochains jours. Ses observations sont essentiellement orientées vers les mouvements de l’atmosphère et les courants marins, avec concentration sur des phénomènes potentiellement catastrophiques. Le régime des vents et la formation des nuages, les albédos résultants sont des phénomènes critiques, mais évoluant rapidement et se déplaçant parfois très vite. Le météorologue dispose à la fois d’une modélisation des flux, basée sur la division de l’atmosphère en cubes dont on suit les composantes, ce qui demande beaucoup de capteurs et de grosses capacités de traitement, et de la connaissance de séquences types, ou de mécanismes locaux bien analysées qui ont un caractère prédictif un peu plus affirmé (ce qui fait qu’un paysan qui reconnaît un « pattern » est souvent plus rapide et plus juste dans sa prévision quotidienne). Malgré tous les efforts il est rare que la prévision météorologique dépasse quelques jours avec un intervalle de confiance suffisant. L’étude physique de l’atmosphère n’a pas été trop importante pour les météorologistes, jusqu’au moment où, venant de l’ONU des préoccupations se sont fait jour sur les composantes de l’atmosphère, le trou dans la couche d’Ozone et l’accroissement du CO2.

Il faudrait ajouter les laboratoires qui s’attaquent à tel ou tel problème particulier : par exemple le mécanisme de la glaciation et de la fonte des glaces, ou la dynamique des cyclones etc.

Jouent aussi un rôle les perceptions populaires manipulées par des associations. Au sortir de la guerre de Quarante, la bombe atomique détraquait le climat ! Dans le sens du refroidissement ! De même la création d’institutions multinationales mondiales ou locales a fait pousser une bureaucratie intéressée par des décisions qui touchent le monde entier et valorisent leur action. La préoccupation récurrente pour la santé est venue corser les questions climatiques avec les pollutions diverses, les hivers trop froids et les canicules. Et aujourd’hui les pandémies.

Il est évident que la solidité des prévisions que l’on peut obtenir dans ces différents cénacles est très variable et varie selon l’horizon. Celui du climat est par convention de trente ans, c’est-à-dire bien plus court que les cycles astronomiques, et bien plus grands que l’horizon de la météo, qui normalement est incompétente dans le domaine du climat. Les géographes ne sont pas des scientifiques au sens dur du terme.

On a réellement commencé à s’inquiéter du contenu de la couche gazeuse qui forme une pellicule très mince autour de la terre, avec une énorme concentration dans les premiers kilomètres d’altitudes, avec la découverte d’un « trou de l’ozone » au-dessus de l’antarctique. Une panique a été créée par l’ONU qui a abouti à l’interdiction des CFC dont l’action sur l’ozone avait été démontrée en laboratoire. C’est l’apparition du premier cycle : information scientifique, relais des associations (organisations non gouvernementales) auprès d’institutions internationales, panique médiatique, législation mondiale. En 2022 malgré toutes les restrictions depuis 20 ans et la forte diminution des gaz ayant un pouvoir sur l’ozone, jamais l’extension du trou n’a été plus grande. Sans le moindre écho ni à l’ONU ni dans les ONG, ni dans les grands médias. Quelques scientifiques vivant de la surveillance de la couche d’Ozone ont bien voulu annoncer que la quantité de gaz destructeurs avait bien diminué et que c’est le reliquat qui, du fait d’un tourbillon de vent, avait creusé le nouveau trou et qu’il ne fallait surtout pas s’inquiéter. En revanche quelques nouveaux produits toxiques pour l’ozone sont apparus ce qui justifie… de nouvelles recherches et travaux. L’échec ne doit pas compromettre les budgets !

Il était tentant pour l’ONU et ses groupies sous forme d’ONG, de recommencer l’opération à une échelle encore plus grande. L’analyse de l’atmosphère montrant une montée du volume de CO2, gaz ayant une capacité d’effet de serre, on allait donc cuire si on ne réduisait pas la quantité de CO2 créé par l’homme. Il fallait désormais jouer la survie de la planète et de l’humanité, contre un effort de décarbonation totale…

Le surgissement du CO2 a beaucoup troublé les différents compartiments de la réflexion climatique. Les tenants de la géophysique et des sciences dures ont été les plus réticents. Les géographes étaient contents d’un rôle plus valorisant : « l’entropie, nous connaissons alors venez nous voir ». Les météorologues disposaient des moyens les plus lourds de collecte d’information et de traitement. Il était tentant d’allonger l’échelle des prévisions.

La machine s’est emballée par les mêmes mécanismes que pour le trou de l’ozone.

L’ennui c’est que la coercition voulue par certaines des ONG et la capacité d’entraînement des institutions internationales sur des chefs d’État en demande toujours d’un rôle valorisant, ont créé un vortex peu propice à la science et à la réflexion d’un côté et de l’autre une volonté de ne pas savoir ce que seraient les conséquences de la décarbonation à grande vitesse, alors que tout montre que les coûts et les conséquences économiques sont vertigineux.

Des calendriers de mesures drastiques ont été mis au point, très différents d’un endroit à l’autre de la planète, l’Union Européenne se signalant par sa volonté d’aller plus vite et plus loin que quiconque. Devant ces déchaînements et l’effet des premières restrictions brutales aux libertés et à la propriété, des réactions se manifestent de partout.

La première réaction est scientifique : la modélisation qui permet de faire de la météo à 5 jours ne permet pas de prévoir le climat à 100 ans ! les modèles basés uniquement sur le CO2 n’expliquent rien. Les océans conduisent l’atmosphère et pas l’inverse. Les courbes de température moyenne ont dû être corrigées, certains modèles étant faux. La propagande des générateurs de panique climatique se fait avec des mensonges caractérisés (comme le film d’Al Gore). Ne ruinons pas les hommes pour des approximations intéressées. La mer est montée de 20 cm aux XIXe siècle. Il est prévu qu’elle monte de trente centimètres au XXIe siècle. Pas de panique. La température est actuellement sur un plateau. La science progresse grâce aux satellites et avec elle une meilleure analyse du rôle des nuages et des différentes rétroactions. Dans dix ou quinze ans on aura plus de certitudes. En attendant faisons attention à ne pas tuer les libertés et la prospérité !

La seconde réaction est celle des victimes des politiques extravagantes mises en place pour lutter contre le carbone et produire de l’énergie « propre ». Les Allemands découvrent que le cocktail « éoliennes + gaz russe » est un suicide. Les Européens découvrent les conséquences d’avoir fixé le coût unifié de l’énergie sur le coût marginal du gaz. Les Français découvrent qu’on aurait mieux fait de ne pas détruire notre filière nucléaire et que les ONG les ont conduits dans le mur. Les producteurs de voitures et les entreprises du bâtiment découvrent des contraintes terrifiantes qui risquent de détruire leurs entreprises. Les propriétaires sont soumis à une explosion des contraintes et de frais non corrélés à l’évolution de leurs revenus. La France se trouve confrontée à l’inflation, à la crise du bâtiment, aux déficits extérieurs, à l’endettement massif et n’a aucun moyen de réagir, étant déjà le leader mondial de la fiscalité.

Le contraste entre théories scientifiques sur le climat encore très incertaines et discutables, ponctuées de controverses et des coûts ravageurs dès aujourd’hui qui risquent de devenir à court terme insupportables et à long terme mortel, force à réfléchir à une pause dans l’emballement.

La première mesure à prendre est d’organiser rapidement en France une conférence sur l’état de la science et une autre sur l’impact des mesures envisagées. On ne voit pas ce qui peut être contestable dans cette approche. On ne peut pas s’engager à fond de train et en chantant « youpi yop la boum ! » dans un processus menant à la disparition définitive de la prospérité alors que les bases scientifiques de l’efficacité de la décarbonation sont aussi incertaines.

Cercle des Economistes e-toile

Après le vote pour la présidence de LR quelle stratégie ?

Comme il se doit après la prise de pouvoir d’un clan dans un parti, les autres clans se mettent en position défensive pour éviter de perdre des places et de l’influence. Les militants habitués à soutenir un chef local s’interrogent sur ce qu’ils doivent penser ou dire, tant que la situation n’aura pas été clarifiée. Les sympathisants se demandent sur quelles positions nationales le parti vers lequel ils inclinent va se retrouver.

Ce qui change de l’ordinaire, c’est la situation désastreuse du pays et le risque de disparition du parti. Paradoxalement, elle donne plus de chances de bien rebondir.

La question Macron est désormais tranchée : il ne s’occupe que de lui, ne pense que tactique et communication à cet effet, et est prêt littéralement à tout, pour arriver à ses fins, y compris à faire le malheur des Français, d’une part en ne se considérant pas le président de la France mais d’un territoire situé en Europe, d’autre part en se moquant radicalement de l’inefficacité des quarts de mesures (on n’en est plus aux demi-mesures) qui précipitent la France dans le gouffre.

La seule perspective qui reste est justement de savoir quelles sont les voies nationales qui restent ouvertes et ce que les LR peuvent faire pour arrêter le désastre et redresser le pays. Toute la question politique pour le parti fondateur de la cinquième République est le programme et le programme seulement. Que faut-il penser ? Que faut-il faire ? Alors que le pays sombre radicalement et qu’on lui propose un peu partout  des options politiques qui ne peuvent qu’accélérer la chute et la rendre définitive.

On voit qu’un choix de personnes sympathiques mais de second plan à la tête du parti ne provoque aucun enthousiasme et stimule les craintes. La victoire de l’ami Ciotti est vue par les médias comme un glissement tellurique à la droite de la droite dans lequel beaucoup de militants et de cadres ne se reconnaissent pas. De la même façon que la victoire de l’ami Retailleau aurait été analysée comme le triomphe d’un catholicisme désuet en politique, et une réaction vendéenne aux révolutions du temps.

Le seul moyen de sortir du piège est de prouver par la construction d’une identité, d’une ligne et d’un projet que l’option LR est la seule disponible pour sortir de l’effondrement actuel. Pour un parti qui n’a plus de parole publique collective depuis la querelle Balladur Chirac, ce qui ne nous rajeunit pas, et qui a déçu militants et sympathisants depuis la même période, de la catastrophique dissolution en interne à la catastrophique démission maastrichienne à l’extérieur, le défi est colossal. Mais exaltant.

C’est d’autant plus vrai qu’on sait tout.

LR n’a rien à gagner à s’appeler Les Républicains, copie imbécile et naïve de l’Amérique. Il faut un nom qui s’accorde avec l’histoire du mouvement et l’espoir porté pour le futur. Nous avons toujours été un mouvement, un rassemblement, pour un but élevé. Ce but est évident : éviter l’effondrement définitif d’un grand pays. La seule identité du mouvement c’est la France en mouvement sous l’impulsion gaulliste. Sa seule ligne est le salut national et la protection intransigeante mais pragmatique et dynamique des Français. Le seul projet digne, c’est de dire ce qui ne va pas et définir correctement et puissamment comment on va faire pour sortir du trou où de mauvais guides ont fourré le pays.

Le gouvernement n’ayant pas de majorité au Parlement, la crise politique peut surgir à tout moment, ce qui inquiète les Français. Cela met LR en difficulté tant que le parti n’a pas de programme fort ni formé un contre gouvernement. Une chose est de collaborer à la petite semaine une autre de proposer une équipe prête à prendre les commandes avec des personnalités unies qui savent ce qu’elles vont faire. Sans programme public, assumé, unitaire et puissant cette approche est impossible.

On en revient toujours à la même chose. Sans programme pas de solution. Plus précisément, sans avoir localisé les dix ou huit problèmes fondamentaux qui entraînent la France à l’abîme, ni avoir dégagé les solutions possibles. Rien à faire, sans plan réfléchi, on ne peut rien espérer.

Il faut donc afficher les questions les plus graves du moment et dire comment on va agir. La démarche est difficile, car les pulsions dans le pays sont contradictoires, les idées vagabondes faute de penseurs incontestables, et les habitudes sont souvent enkystées. Et le mouvement a tout fait pour perdre sa crédibilité en renonçant largement au pouvoir à faire ce qu’il annonçait même de façon imprécise.

Oui c’est difficile. Très difficile. La procrastination et le flou sont tellement plus agréables. Il faut grimper un col dans la tourmente et avec des éléphants, comme Hannibal sans commettre des fautes à l’arrivée qui nous coûtent la victoire ! Oui c’est compliqué, très compliqué. Et même douloureux, car il va falloir trancher des nœuds gordiens, un exercice faussement facile.

Quelles sont les difficultés cruciales que la France doit affronter ?

La France n’a plus de natalité et sa population s’archipélise : 500 000 enfants de moins chaque année par rapport à notre fécondité de 1970. 400 000 à 500 000 entrées d’étrangers dont l’essentiel de mœurs et de cultures opposées aux traditions françaises.

La France n’a plus de compétitivité : déficits, désindustrialisation, dépendance de l’extérieur, fuite des capitaux,

La France est ruinée et se paupérise. La redistribution n’est plus tenable au niveau atteint.

La France perd sa langue, sa culture, sa créativité et son image mondiale.

La France a perdu des pans entiers de souveraineté.

La France est confrontée à une conversion énergétique aventurée qui peut tuer définitivement son économie.

L’Etat en France est obèse et a perdu toute autorité, sauf contre la partie stable et travailleuse de la population et s’avère impuissant dans tous les domaines régaliens qui sont partis à la dérive (sécurité, santé, justice, diplomatie, police, enseignement…).

La démocratie est en danger, comme la liberté et la propriété. On ne peut plus rien dire et l’esprit de milice exalte la contrainte sociale.

Voilà huit sujets vitaux pour le pays. Les Français, atterrés et craintifs, attendent des réponses fortes et efficaces et sont même prêts à changer certaines routines de pensée pour obtenir des résultats.

Il est facile de voir qu’E. Macron est largement responsable des difficultés dans ces domaines, que les Le Pen n’ont rien à proposer et que la Nupes effondrerait ce qui reste encore debout tout en souhaitant recréer les conditions de la guerre d’Espagne !

Les Français attendent que le mouvement s’installe sur ces crêtes abandonnées et tiennent bon jusqu’aux offensives décisives.

Les militants et les sympathisants attendent que le processus démarre et personnellement, je ne doute pas de leur volonté de peser dans les choix.

Une seule chose compte aujourd’hui : forcer la nouvelle direction à avancer en précisant sa méthode et son calendrier. Il y a urgence. Et aider à la manœuvre par tout moyen.

Tout le reste est insignifiant.

Pourquoi les économistes doivent s'investir massivement sur la question écologique

Nous sommes parfois interrogés sur le nombre des articles concernant l’écologie sur ce blog, en général orientés contre certaines des idées dominantes auxquelles se soumettent les politiques.

La raison est simple : l’enjeu des erreurs d’appréciation éventuelles est absolument fondamental presque vital pour le futur de l’économie française. Compte tenu des coûts phénoménaux, de toutes natures,  des mesures engagées ou envisagées, elles  peuvent tuer l’économie du pays et le renvoyer au statut peu enviable de pays en voie de sous-développement.  

Pendant longtemps les affirmations du GIEC, couplées avec des évènements météorologiques de grande ampleur, associées à une pratique de communication basée sur la peur et l’urgence panique venue d’en haut, et relayées par les institutions internationales, ont été acceptées sans difficulté par les gouvernements et les opinions publiques.

Puis on est passé à une phase de panique quasi religieuse avec bannissement des athées écologiques traités en voyous et en criminels.

Depuis deux trois ans la résistance s’organise et constate les biais invraisemblables qui défont la crédibilité de la cause écologique telle qu’elle s’exprime majoritairement dans les médias.

Le biais politique est apparu lorsque les Verts qui s’étaient identifiés à la cause se sont révélé exclusivement intéressés par l’anticapitalisme, le Wokisme  et la disparition du patriarcat.

Le biais énergétique est devenu flagrant lorsque la détestation religieuse de l’énergie atomique, la moins carbonée, a laissé la France en risque de délestages répétés en hiver et avec un coût du MWh effarant et intolérable pour l’industrie comme pour les consommateurs.

Le biais national a alors surgi, toutes les décisions échappant au peuple français, apparemment privé définitivement sur le sujet de toute souveraineté.

Le biais économique  s’est fixé sur deux constats: le mensonge éhonté selon lequel la perte de productivité liée à la conversion énergétique créerait de l’emploi ; l’impossibilité financière de faire face raisonnablement aux interdictions et proscriptions annoncées à échéances courtes. 

Mais le pire biais révélé ces dernières années a été le biais scientifique. La science a été instrumentalisée dans des conditions de malhonnêteté détestables et les auteurs réservés sur certaines conclusions ont été maltraités de façon indigne. Le devoir des scientifiques était de chanter la chanson du GIEC, sinon, pour eux le destin était d’être marginalisé par la coercition sociale, l’injure, le placardage, la mise en pièces par des meutes dans la presse d’influence, et lynchés sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, les deux thèmes critiques sont :

Les décisions ruineuses qui commencent à nuire radicalement à certaines catégories d’agents économiques.

La remise en cause scientifique du rôle du CO2 dans le réchauffement et la mécanique de ce réchauffement.

On voit désormais en France l’Académie des Sciences s’interroger sur la qualité scientifique des développements qui sous-tendent les mesures de décarbonation de l’économie.

Il ya trois ans, nous avons demandé que la France utilise ses institutions scientifiques spécialisées pour donner un avis motivé sur les annonces du GIEC.  Nous disposons de l’Institut Géographique du Globe qui examine la terre sous toutes ses coutures depuis des décennies. Pourquoi ne pas l'entendre ?

Au lieu dde faire cette démarche élémentaire nous devions constater que Allègre, longtemps  son Président avant de se lancer dans la politique,  avait été mis sur la touche dans des conditions ignominieuses avant d’être frappé d’un AVC qui n’est sans doute pas sans lien avec la séquence de vilipendage qu’il a subie.  Son adjoint Vincent Courtillot avait suivi sur le pilori.

Aujourd’hui ces attaques ignobles ne résistent pas aux travaux que l’IGG a persisté à mener en liaison avec d’autres organismes d’étude de la terre.

Quel était le travail de l’IGG ?  Comprendre les influences qui agissaient sur les différents constituants de la terre : le noyau était sa spécialité. Mais les mers, l’atmosphère, les conditions climatiques terrestres dans différents endroits du monde, restait le corps des études où la question de la température était critique et centrale avec une théorie dominante basée sur l’activité solaire et les conditions astrophysiques des déformations du système solaire (éloignements et rapprochements de la terre du soleil, changements dans l’axe de la terre, …). Toute l'histoire climatique de la terre était fondée sur le soleil. Partout !

La théorie du réchauffement par le CO2 est venue de nulle part télescoper des théories stables et partagées. Le soleil était bien l’acteur principal des évolutions climatiques et notamment des phases de réchauffement et de refroidissement. Alors pourquoi faire intervenir un intru dont l’influence est apparemment mineure ? Un tableau, basé sur l’analyse des cercles sur les coupes de troncs d’arbres a été mis en avant  qui montrait une rupture totale du cycle des températures avec une formidable accélération dans les cent dernières années. Greenpeace s’est précipité. L’économie créait du CO2 et le CO2 tuait la terre et l’urgence était là si on ne voulait pas cuire.

L’ennui, c’est que l’analyse par les cernes sur les sections de troncs a été revue et corrigée. Elle était faussée par deux erreurs majeures : les arbres s’adaptent aux changements climatiques et la corrélation avec la température se perd. Le choix des arbres est fondamental et les résultats changent de façon significative en fonction de la sélection faite. La densité du bois sur une sélection correcte d’arbres donnait des résultats bien meilleurs. Une fois cette correction faite, l’évolution de la température dans l’histoire et la période moderne redevenait congruente avec ce que donnait les autres modèles et ne montrait aucune accélération jamais vue ni même historiquement exceptionnelle. Du coup on n’avait plus besoin du CO2 pour expliquer l’évolution du climat. Toutes les études sérieuses ont montré que la quantité de CO2 était une fonction décalée du changement de la température de la mer. C’est la mer qui agit sur le CO2 dans l’atmosphère et pas l’inverse. Le CO2 joue un rôle mais très mineur dans les évolutions climatiques ! L’activité humaine joue un rôle dans le gonflement du CO2. L’influence est réelle sur le climat mais infinitésimale.

Pire encore, les moyens de connaissances des paramètres terrestres ont évolué de façon fantastique depuis que les satellites font des mesures. Malheureusement les séries sont encore trop courtes. Il faudra encore une dizaine d’années et des investissements solides pour comprendre parfaitement les interactions entre toutes les forces en causes. Mais dès maintenant les données accumulées montrent une décroissance lente mais continue de la température mondiale. Adieu l’urgence absolue !

En tout état de cause les modèles mathématiques basés exclusivement sur le CO2 sans aucune prise en compte des causes majeures connues depuis des lustres, sont des fantaisies qui donnent des résultats constamment sans valeur. Donnons un exemple : La science dit que l’activité de l’estomac est directement fonction de ce qu’on ingurgite. Et des études innombrables ont décrits et expliqué des tas de conséquences de ce qui est ingurgité. Imaginons qu’une force externe s’exerce tout d’un coup pour expliquer que l’activité de l’estomac est liée au CO2, qui joue sur la température et l’appétit. Et que quiconque s’oppose à cette nouvelle théorie est un ignoble individu arcbouté sur des théories obsolètes.  Il est tout à fait certain qu’on ne mange pas la même chose en été qu’en hiver. Le CO2 ayant une influence infinitésimale sur la chaleur et la chaleur une influence infinitésimale sur l’appétit, l’effet sur l’estomac sera probablement indétectable mais réel. De là à arrêter la médecine et les études précédentes sur l’estomac au nom de cette certitude ! Et à tuer le malade !

Du coup, toutes les autorités scientifiques sérieuses recommencent à prendre en compte la climatologie d’avant Greenpeace et le CO2.  Il n’est plus jugé farfelu de penser que d’ici dix ou vingt ans, on pourra trancher définitivement la nature du cycle de température actuel et les phénomènes majeurs qui l’alimentent.

Se ruiner pour des théories qui sont désormais considérées par la science comme peu significatives et même vulgairement trompeuses, sans pouvoir espérer aucun résultats autres que négligeables, devient une folie économique majeure.

Oui, les économistes doivent s’investir massivement contre la politique absurde de décarbonation urgente et quoi qu’il en coûte.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes "e-toile".

Jours de travail perdus à la SNCF

Les vrais chiffres

Le Figaro a fait paraître un intéressant article comptant le nombre de journées de travail perdues par la SNCF du fait d'une emprise excessive des syndicats gréviculteurs, encouragés par leur position stratégique pour la vie des Français.

Il s'agirait de 30 millions de jours perdus. C'est beaucoup ! C'est lamentable ? C'est inique d'accord !

Mais une fois de plus c'est regarder le problème par le petit bout de la lunette. Le vrai chiffre important est ailleurs et bien pire : la SNCF a traîné depuis 1947 un sureffectif perpétuel, dépassant pendant des décennies 300.000 salariés. Un drame national en même temps qu'une calamité pour l'entreprise.  Là le nombre de jours perdus pour l'économie française est de l'ordre de 3.000 millions, soit cent fois plus que les jours perdus par les grèves.

Le 1% était scandaleux. Mais les 99% ont été une longue honte qui a été nourrie par la totalité des gouvernements depuis 1947.

La Sncf a toujours fait l'objet d'un traitement de faveur qui continue. On risque de manquer d'électricité. Une manière d'éviter le pire serait de ralentir les TGV. Pas question ! Un TGV à 300 km/h, c'est 20 KWh par kilomètre. On évoque le chiffre de 10 millions de Km parcourus chaque année par les TGV. Il est assez facile de calculer la consommation d'énergie électrique. Sachant que revenir temporairement à 150 km/h diviserait la facture par 4, on vérifiera que l'économie est tout de même solide.

On pourrait aussi demander aux voitures électriques de rester au garage.

C'est curieux, on pense surtout à limiter la vitesse sur autoroute pour tous ceux qui ne roulent pas à l'électrique.

Les débats en France, sont toujours, un poil, biaisés. 99% de fantaisies bien construites imposées par les médias. 1% de vérité !

Bravo !

Deux chiffres à conserver en mémoire

La dernière réunion du GIEC a vu apparaître des estimations globales du coût de l'élimination mondiale des sources de CO2. Les chiffres sont variables mais convergent autour de 120.000.000.000.000 de dollars (cent vingt mille milliards), en imaginant une croissane zéro depuis 2023.

Nous mêmes avions calculé pour la France une dépense entre 4.000 et 6.000 milliards d'euros  pour les objectifs de 2035 et 12 à 14 mille milliards pour les objectifs de 2050. Là aussi avec stagnation du PIB.

Les pays non occidentaux expliquent que c'est l'Occident qui a créé le problème et doit payer pour la réparation des dommages. Les Européens n'ont été que trop heureux d'annoncer qu'ils paieraient.

La seule difficulté est dans cette réalité pénible : nous sommes absolument incapables de payer des sommes pareilles et l'effondrement économique provoqué serait tel qu'il est probable que nos régimes démocratiques n'y résisteraient pas. Douces perspectives !

Rappelons que la valeur ajoutée des entreprises françaises est d'environ 1.400 milliards d'euros par an  et la valeur de son capital tout compris d'environ 17.000 milliards d'euros.

Pour financer ces folies, rien que pour la France, sans parler de notre quote-part de financement des continents créanciers, la France devrait renoncer à 10 ans de production et de consommation en 35 ans, et quasiment y consacrer la totalité de son épargne accumulée.

En sachant que le maintien de la production de 1.4 mille milliards d'euros serait rapidement impossible, avec la réduction autoritaire des consommations et que notre balance commerciale et financière serait tellement déficitaire que personne ne voit comment faire face à de tels déficits.

Que celui qui croit ce scénario simplement possible lève le doigt.

Et  coupe les neufs autres en signe d'acceptation des sacrifices demandés aux autres  et de bonne volonté pour l'écologie religieuse.

Steven Koonin : « La part d’incertitude ». L’artilleur.

Ayant écrit constamment sur les questions écologiques et la « reductio ad stupidum » qui est désormais la caractéristique majeure du discours des médias dominants dans ce domaine, le livre de Steven Koonin m’a toujours apparu depuis sa parution en anglais comme une véritable bible, Lu après l’écriture de Réconcilier Écologie et Économie, j’étais à la fois soucieux des erreurs éventuellement commises et gourmands des analyses proposées sur des données non connues à l’époque de la rédaction. Tout ce que j’ai écrit est confirmé, ce qui est rafraîchissant.

Il ne faut pas se tromper sur la nature du livre de Steven Koonin. Ce n’est pas un livre polémique, ni de dénonciation, ni de prescription, indiquant le bien pensé et les actions efficaces à mettre en œuvre. C’est un livre qui vise à préciser sans parti pris l’état des connaissances scientifiques en climatologie, ce qui est sûr, ce qui faux, ce qui est à confirmer, ce qui est incertain, et tout le champ de ce qui reste à découvrir si on veut améliorer les moyens de cette science.

Alors disons-le : ce n’est pas un œuvre littéraire qui se lit de façon fluide et sans effort. La science peut être ardue et toutes les démonstrations ne sont pas immédiatement démonstratives. Il faut s’arrêter souvent, relire, réfléchir, et recommencer. Bien sûr c’est un travail de vulgarisation où toutes complexités ont été majoritairement contournées pour permettre l’accès au plus grand nombre. Mais cela reste un exercice ! La science, ce n’est pas simple.

Beaucoup seront tentés de sauter vite aux conclusions. Et elles bouleversent un peu le champ des idées infligées aux auditeurs des médias grand public. Résumons la thèse principale : les apocalypses, ni aujourd’hui ni plus tard. La hausse du niveau de la mer est si lente que les submersions catastrophiques souvent modélisées et illustrés de façon terrifiante par les émissions de télévision, ne sont pas un sujet, ni à court terme ni à moyen terme. Inondations et feux de forêts sont dans la norme et ont même tendance à décroître. La hausse de la chaleur est très difficile à mesurer et à prévoir, et les modèles utilisés sont souvent réglés artificiellement ou fragiles, soit par l’absence de données historique suffisante, soit par incertitude de connaissances, soit par construction.

Ayant rédigé une thèse de doctorat sur l’impossibilité de la prévision à long terme dans le domaine de l’économie, qui m’a valu des tas d’ennuis, je sais les limites de l’économétrie (souvent affublée du vocable de « déconométrie ») et des difficultés intrinsèques à tout modèle, dès lors qu’il est plurifactoriel avec des parts de rétroactions. Un ami a fait il y a bien longtemps un modèle à 70 variables avec un programme d’intelligence artificielle chargé de trouver les paramètres des constantes pour que la courbe résultat suive exactement la courbe historique. On aboutissait à des chiffres absurdes sur certains paramètres.

Le réchauffement a bien lieu. L’activité humaine y contribue, mais pour une part faible et de toute façon, les effets d’une réduction drastique des activités n’auraient pas d’impact important à court et moyen terme. Comme nous l’avons, nous-même, écrit, la conversion de l’économie à des pratiques moins polluantes est une affaire de long terme. Nous disions un marathon, pas un sprint. L’auteur emploie une autre formule : orthodontie et pas arrachage de dents.

Le livre n’est pas prescriptif. Il ne vise pas à définir un programme mais à fixer l’état des lieux des connaissances scientifiques en climatologie et éliminer les informations « bidon » cautionnées hélas parfois par des scientifiques « bien intentionnés ». « C’est faux mais cela va dans le bon sens ». Un travail nécessaire qui laisse aux hommes politiques le soin de construire une réponse sensée. On en est loin.

Pour tous les journalistes et les cadres politiques, comme pour les citoyens curieux de vérité, une lecture indispensable.

Didier Dufau pour le Cercle des « économistes e-toile ».

Bécassine et la méga bassine.

Sottise et contextualisation

Lorsqu’on examine les réclamations violentes portées par les mouvements autoproclamés de sauvegarde de la terre contre les méchants inconscients qui veulent la tuer et avec elle toutes les beautés animales de la création, on trouve toujours des prémisses acceptables, presque raisonnables. Mais dès qu’on creuse un peu, on entre dans le monde fantasmagorique de la bêtise délirante aux conséquences navrantes voire abominables.

Prenons le discours hostile aux « méga bassines », ces retenues d’eau destinées à l’agriculture. « Pourquoi devrait-on accepter que l’on crée à grands frais des retenues d’eau pour 12 agriculteurs qui n’en paieront rien, au mépris des zones naturelles qui seront gâchées et perdront une partie de leur diversité, 12 exploitants qui iront chercher l’eau dans les nappes phréatiques, qui est un bien commun qui devient rare, au détriment du reste de la population et tout cela pour fabriquer du maïs qui sert à l’élevage de vaches qui pètent et qui rotent, et produisent du méthane, le pire gaz à effets de serre, aggravant la crise climatique provoquée par l’homme en stimulant une surconsommation dommageable aux individus comme à la planète ».

Tout cela paraît plutôt raisonnable. La grande presse, toujours mobilisée pour servir le bien de l’humanité, a repris ce discours avec une bienveillance totale et répétitive, sans aucune discussion ni réserve.

Créer un écosystème fondé sur la subvention et pas sur la rentabilité est discutable.

Détruire des biens communs mal renouvelables, comme l’eau des nappes phréatiques pour des intérêts particuliers est discutable.

Investir tant d’argent public pour 12 personnes, c’est discutable.

Manger trop de viande est bien mauvais pour la santé, c’est indiscutable.

Il serait impossible de fournir de la viande à l’ensemble de la population mondiale si elle monte à 10 ou 12 milliards d’individus, c’est indiscutable.

On pourrait en rester là, empêcher de construire la bassine et partir se coucher, heureux et le cœur léger d’être aussi bon et conscientisé, dans un nid douillet en centre-ville !

Un détail reste à régler : pourquoi toutes les autorités de régulation ont-elles choisi après moult discussions et arbitrages de se lancer dans l’opération récemment contestée violemment et pourquoi s’apprêtent-elles à multiplier ces équipements ?

Là intervient le gros mot qui fait peur : contextualisation. Toute action s’inscrit dans un contexte. Ignorer le contexte interdit de comprendre (cum prehendere) la situation et des évidences peuvent alors devenir des sottises éhontées, source de comportements ignominieux.

Considération n° 1 : L’Union européenne est la première puissance agricole mondiale. En 2019, la production agricole du continent représente environ 418 milliards d’euros, selon un rapport de la Commission européenne. L’État y contribuant le plus est la France (18 % du total de l’UE), suivie de l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas, la Pologne et la Roumanie. Ensemble, ces sept États membres représentent plus des trois quarts de la production agricole totale de l’UE.

L’agriculture est donc un secteur stratégique pour l’Europe et pour la France. Attention !

Considération 2 : Céréales, produits laitiers, bovins vivants, sucre, les grands postes d'exportation ont régressé face à une production étrangère qui progresse en qualité et volume. Pour la première fois depuis la guerre, le solde des échanges agroalimentaires de la France avec le reste de l’Union européenne est devenu négatif, selon l’Inra. Avec 38,1 milliards d’euros d’exportation (21,7 milliards hors UE) en 2018, l’hexagone est parvenu à un plateau (+2 % depuis 2011) alors que les importations en provenance des pays voisins ont progressé de 24 % (38,4 milliards d’euros).

La France perd des parts de marché agricole et sa compétitivité internationale baisse. Attention !

Considération 3 : Depuis 1950, la surface agricole utilisée (SAU) de la France recule (- 17 %). Le nombre de paysans est passé de 1 400 000 à 400.0000 entre 1960 et aujourd’hui. Dans les 20 dernières années le recul de la population vivant de l’agriculture a été de 50 %. La désertification de régions entières est devenue préoccupante. Pour conserver un revenu comparable à celui des urbains, les agriculteurs sont obligés à un double mouvement : étendre la taille des exploitations et devenir plus productifs. Les femmes ont largement déserté les campagnes et l’âge moyen des exploitants est de 50 ans. À chaque décès, la propriété se concentre. À horizon court, près de la moitié des exploitants va disparaître et le remplacement n’est pas acquis.

Les 12 agriculteurs seront 6 en 2040, 3 en 2060, 2 en 2 080 et 1 en 2100, horizon bien connu des écologistes du Giec. Ou zéro à court terme si on ne laisse pas un chemin d’augmentation de revenu aux exploitants. En vérité, l’évolution est plus compliquée que cela : l’exploitation familiale est remplacée par des entreprises qui embauchent des salariés permanents ou saisonniers. Le nombre des salariés agricoles baisse beaucoup moins que celui des exploitants familiaux. Le culte du paysan familial, petit exploitant sacré et protégé par les juges et le régime quasi communiste mis en place à la Libération est une foutaise. La ferme où l’auteur de ses lignes allait dans les années cinquante possédait trois hectares dans des zones difficiles, 2 chevaux de trait et 10 vaches. Les trois champs sont en jachère, les vaches et les chevaux ont disparu et la ferme est devenue une part de lotissement. En 10 ans la taille d’une exploitation moyenne est passée 55 à 69 hectares. En 2050, on sera sans doute à 100 hectares gérés par une entreprise ou un ou groupement quelconque. En 2100, l’exploitation de moins de 200 hectares sera l’exception.

Considération 4 : 450 milliards de m3 d’eau pleuvent sur la France en un an dont 10 % environ sont prélevés. Une retenue d’eau comme celle qui est contestée à Sainte Soline contient 627 868 m3. On peut penser qu’environ 200 retenues d’eau de ce genre seront mises en place en France dans les 5 années à venir, qui concerneraient 140 millions de m3 soit 0,3 % de la ressource pluviométrique annuelle. C’est minuscule. Si les retenues n’existaient pas il faudrait prendre tout dans la nappe phréatique ! Ou arrêter l’exploitation.

Considération 5 : la construction de retenues d’eau est acceptée en contrepartie de nombreuses conditions portant à la fois sur les aménagements complémentaires et les conditions de l’exploitation, afin d’obtenir des produits plus sains en abîmant moins le territoire agricole et les environs.

Résumons-nous : l’agriculture est un des gros actifs européens et français. Ce trésor s’érode et en France il est menacé par une mauvaise compétitivité, l’exode rural, et la prolétarisation de l’exploitation familiale traditionnelle. Dans ce contexte, il devient nécessaire d’organiser une gestion de la propriété et de l’utilisation des ressources différente du modèle historique, avec des entreprises agricoles de grandes tailles garantissant le revenu des acteurs, des moyens productifs et une meilleure récupération des eaux pluviales. Sinon, c’est l’effondrement d’une activité nationale stratégique et la généralisation de zones agricoles prolétarisés et désertées. Une meilleure capture de l’eau de pluie est indispensable en temps de réchauffement climatique, en même temps qu’une amélioration des pratiques.

Une politique de retenue d’eau est donc raisonnable et ses inconvénients pratiquement nuls. Ne pas le faire serait une catastrophe qui ruinerait un peu plus le pays sans raison valable. Toutes les filières agricoles ont leur intérêt et doivent être renforcées le plus possible.

La contextualisation permet de recentrer les débats sur les questions fondamentales. Ce qui, à vue de nez était de l’ordre de la réflexion légitime, avec une vision plus large, devient une option désastreuse à éviter absolument. Quand, de surcroît, ces sottises sont exprimées avec des violences inacceptables et provoquent des blessés et des dégâts, on entre dans le monde de l’ignominie anti démocratique et la haine des Savonarole, exploitée par des mouvances anticapitalistes d’extrême-gauche, hostiles à la liberté et à la prospérité, qui reprennent à leur compte l’action des troïkas lancées par Staline contre le monde paysan. Rappelons qu’entre 1929 et 1934, ces salopards ont tué environ 10 millions de paysans et ruiné l’agriculture de l’Ukraine et de la Russie pour 75 ans. Le régime communiste est tombé : l’agriculture est redevenue triomphante.

On part d’un meilleur régime alimentaire avec moins de protéines animales et le respect des grenouilles et des vers de terre, et on en revient à l’histoire du pire génocide du XXe siècle !

C’est tout le problème écolo : on passe de Greenpeace et la prétendue défense globale du bien de l’humanité à EELV et l’extrême gauche anti capitaliste, révolutionnaire et violente, en trompant Bécassine qui ne sait pas trop reconnaître des mégas fascistes de la plus belle eau !

Reprenons en chœur : « Bécassine c’est ma copine. Elle en veut, des mégas bassines ! »

Couple franco-allemand et dysfonctionnement de l’Euro

L’Allemagne vaincue, déshonorée, ruinée et coupée en deux de 1945 n’est plus depuis longtemps. Sous l’influence de Keynes, l’habitude qui était de se servir sur le dos du vaincu pour se rembourser des dommages commis par l’ennemi ne s’est pas appliquée. Les dettes allemandes ont été réduites et étalées pour ne pas faire de mal à la reconstruction du pays. Les Allemands de l’Ouest ont joué, comme les vaincus japonais, la carte du commerce et de la production, en s’appuyant massivement sur les Américains. Ne plus avoir de frais militaires, qui sont un fardeau économique lourd, était un avantage crucial. La stratégie a été mercantiliste dès les premiers gouvernements allemands d’après-guerre. Sans en faire une théorie publique.

Les dirigeants allemands ont accepté la perspective que lui offrait la « construction de l’Europe », parce qu’elle lui permettait de sortir de l’indignité qu’avait été le régime nazi génocidaire. Tout a marché parfaitement bien tant qu’on n’était en régime de changes fixes et ajustables. On réévaluait le Mark de temps à autre tout en conservant une forte productivité associée à un accord tacite entre classe ouvrière et patronat.

Deux ruptures à caractère géopolitique, la fin du régime de Bretton Woods et l’effondrement de l’Union Soviétique allaient changer radicalement la donne.

Sa politique mercantiliste sous changes fixes lui permettait d’accumuler des capitaux, de disposer de taux d’intérêt bas, et un change élevé réduisait le coût des importations. C’était bon pour le plein-emploi et pour une croissance solide et pérenne. Certes l’obligation de maintenir l’équilibre des changes lui imposait des revalorisations monétaires, mais contrôlées et assez faciles à absorber, compte tenu du laxisme de la gestion de ses concurrents. Le passage aux changes flottants allait avoir deux conséquences fâcheuses pour l’Allemagne. La première c’est l’effondrement du cours de change du dollar, alors qu’elle accumulait prioritairement des dollars. Ses réserves sont durement dévaluées et son système bancaire, très fragile, souffre. Personne ne se souvient que l’Allemagne au tournant des années quatre-vingt est « l’homme malade » de l’économie européenne.

Le coût du pétrole s’est envolé. L’énergie devient chère alors qu’elle est absolument nécessaire pour faire tourner l’industrie allemande. C’est à partir de cette date que l’Allemagne commence à regarder vers l’est et à entretenir des relations suivies avec l’URSS, commerciales mais aussi financières, à un moment où le modèle soviétique vacille et a besoin de cash. Gorbatchev arrive et il sera l’objet de tous les soins de l’Allemagne qui gagne le gros lot de la réunification allemande. L’Allemagne redevient la puissance dominante en Europe, simplement pour des effets de taille, sous tutelle américaine pour tout sauf pour le commerce et l’énergie.

On aime raconter en France que F. Mitterrand, inquiet de la réunification allemande, l’a accepté en contrepartie du sacrifice par l’Allemagne de sa monnaie. La monnaie unique était déjà l’obsession française dès 1982-1983. Et dès le traité de Lahaye, signé par G. Pompidou en 1969, l’idée d’une monnaie européenne était annoncée et les plans en ce sens se sont succédé. L’Allemagne a toujours été non seulement d’accord mais active en ce sens. Pourquoi ? La monnaie unique serait nécessairement moins forte que le Mark et permettrait donc d’avoir un avantage compétitif dans le commerce mondial. Mais il enchérirait l’énergie. Il fallait donc trouver des accords avec des fournisseurs pas trop exigeants. Et il était nécessaire de changer le système social pour éviter une croissance des coûts internes. Ce sera le plan Schroeder. Surtout depuis qu’on avait accepté que la Chine entre à l’OMS. L’Allemagne pourrait vendre dans l’immense territoire chinois mais son industrie mécanique devait rester hypercompétitive.

En dépit des coûts de la réunification, l’Allemagne devient alors le poumon économique hégémonique de l’Europe, accumulant les excédents, finançant tout et n’importe quoi en Europe, notamment en Grèce et en Espagne, exploitant les ex-pays de l’est pour leur main-d’œuvre, qui compense leur effondrement démographique. La BCE est une machine allemande où 80 % du trafic financier et monétaire concerne l’Allemagne. L’union européenne agira comme un agent de recouvrement pour l’Allemagne quand la crise de 2008 mettra par terre les économies espagnole et grecque. Sans pitié.

Sur le plan diplomatique elle retrouve son influence. C’est elle qui fait pencher la balance en faveur de la Croatie quasi-protectorat de toujours et fait frapper la Serbie, un ennemi de toujours.

Lorsqu’après Fukushima elle abandonne l’énergie nucléaire, ce n’est pas seulement pour répondre à la pression des Grünen. Le gaz russe est là et il n’est pas cher. La Russie a d’énormes réserves d’à peu près tout ce dont l’Allemagne a besoin pour maintenir sa domination industrielle et commerciale. Alors youpee ! Schroeder entre au Board de la plus grosse société de domaine de l’énergie russe. Un symbole.

Elle a besoin de main-d’œuvre. Elle ouvre les vannes de l’immigration intra-européenne, mais aussi extra-européenne, turque, syrienne et africaine et laisse le Wokisme pénétrer par toutes les ouvertures.

Ainsi calée, l’Allemagne a pu surmonter la crise de 2008.

Le modèle allait devenir en porte à faux avec la guerre en Ukraine, la privation du gaz russe, et la prudence revenue vis-à-vis du commerce avec des dictatures, sapant les bases du mercantilisme allemand.

Dans tout cela que représentait le « couple franco-allemand ». Pratiquement rien. L’Allemagne a mené sa politique sans avoir réellement besoin de la France jusqu’à la réunification et en s’en moquant ouvertement après la réunification.

Tant que l’ignominie nazie pesait sur son image, il lui a fallu faire des génuflexions. Mais pas trop prononcées tout de même. Le général de Gaulle lui-même allait connaître une forte désillusion Sa politique de réconciliation était très bénéfique pour l’Allemagne, Le Général en contrepartie voulait que la France soit le cavalier et l’Allemagne le bourrin. Il n’y arrivera pas. Giscard né en Allemagne voulait quasiment l’effacement de la France dans une Europe fédérale dominée économiquement par l’Allemagne et où la France aurait le primat diplomatique. Ces billevesées seront anéanties avec le sourire par l’Allemagne. On a vu que Kohl acceptera une photo symbolique à Verdun main dans la main avec Mitterrand. Le petit mec avec le grand costaud. Un symbole. Tous les puceaux mystiques français se sont exaltés. Les Allemands ont eux obtenu leur réunification peu après.

Le couple franco-allemand est une idée européiste et française pas allemande. Les Allemands considèrent qu’ils n’ont pas besoin de la France, désormais même pas sur un plan symbolique.

L’idéologie fédérale européenne a besoin du couple franco-allemand. Si la France et l’Allemagne ne parviennent pas à s’entendre alors toute l’opération perd son sens. Les trois guerres franco-allemandes suffisent à justifier que « l’Europe c’est la paix » mais à condition que l’entente franco-allemande soit étroite. L’idée des comités pour l’Europe fédérale a été d’abord de mettre en commun des éléments de discorde possible, avec la CECA, puis Euratom puis le marché commun. Tout cela valait pour l’Europe des six avec une Allemagne coupée en deux dont une seule partie participait. Avec une Allemagne réunifiée la chose prenait mauvaise figure, alors on a intégré tous les pays possibles afin de noyer un peu la puissance allemande. Mais une décision cruciale a été prise : accepter que la taille respective des pays serve de jauge pour les postes à l’Assemblée européenne. L’ennui, c’est qu’il y a 84 millions d’habitants en Allemagne contre 67 en France. L’égalité du couple a été brisée. La voix de la France est devenue faible dans les institutions européennes, avec abandon de facto du français comme langue d’usage.

Pendant que les européistes français criaient « Europe, Europe, Europe », comme un cabri, tout en glorifiant le couple franco-Allemand, les Allemands laissaient dire, prenaient le pouvoir économique et dominaient l’Europe centrale, tout en maintenant leur politique mercantiliste, en en continuant à accumuler des réserves qui lui ont permis de racheter à peu près toutes les entreprises intéressantes en Europe et en particulier en France. Sans que jamais personne ne puisse faire passer un message dénonçant cette folie.

Dire que nous avons eu le rôle du cocu dans cette affaire, est peu dire !

Dès la prise du pouvoir par l’Enarchie, à partir du couple Giscard-Chirac, avec une litanie de dirigeants fonctionnaires de gauche, Fabius, Rocard, Jospin, Villepin, Hollande, Macron, Castex, Borne, l’option choisie au sein de cette petite élite sera l’immigration pour tenter de rattraper les effectifs allemands, la fiscalité démentielle qui fera de la France le premier pays au monde pour les impôts et les prélèvements, la disparition de l’industrie remplacée par la bureaucratie, un secteur social pléthorique, et les mesures de réduction du travail outrancières (35 heures et retraite précoce). Avec des déficits colossaux, un endettement massif et l’américanisation quasi-totale de la société, le Français étant laissé à l’abandon.

Macron est évidemment le symbole de cette folie. Nous avons les déficits commerciaux les pires de notre histoire et une dette abyssale avec un chômage structurel plus haut qu’ailleurs et une industrie lessivée !

Inutile de dire que cette situation pèse plus que les discours grotesques à la Sorbonne ou sur la Pnyka. Pour les Allemands la France est devenue un nain vaniteux et un gestionnaire méprisable, avec son président qui gazouille et qui papouille en se mettant à dos et les Italiens, et les Belges, et les Hollandais, et les Autrichiens, et les Polonais, et les Tchèques, et les Danois, etc. Cause toujours mon lapinou gaulois et laisse les gens sérieux faire ce qu’ils ont à faire. La mal gouvernance française est symbolisée par la présidence de Macron et par la direction catastrophique des capitales régionales par des monstres d’imbécillité qui tuent l’image de la France, et la marginalise dans le camp des pays en décrépitude rapide.

Les Britanniques ont rapidement compris qu’il n’avait rien à gagner dans une Europe allemande, cassant définitivement la dynamique européiste.

Il n’y a pas, il n’y a jamais eu de couple franco-allemand, mais une politique allemande profitant du côté « puceau mystique » de certains dirigeants français.

Aujourd’hui la situation est limpide. Le modèle allemand est pris au piège. Sa politique énergétique entièrement basée sur les éoliennes et le gaz russe, un couple tragique, s’effondre avec un risque terrible de voir rapidement son industrie asphyxiée par les prix du MWh et l’absence d’énergie disponible, notamment de gaz. Situation insupportable qui impose une politique très forte.

Que faire ? C’est tout simple : utiliser les énormes excédents monétaires accumulés par mercantilisme systématique, avec rançonnement financier des pays d’Europe, tous en déficit vis-à-vis de l’Allemagne, pour protéger l’industrie allemande et elle seule. Faire cavalier seul, c’est l’habitude de l’Allemagne en toute impudence et en toutes circonstances depuis la réunification.

Le choc des 200 milliards mis sur la table par l’Allemagne pour elle-même, sans une seconde de considération pour ses partenaires européens, est un énorme pavé dans la mare des illusions européistes et de la doctrine du couple franco-allemand base du fonctionnement de l’UE.

Ce choc est aggravé d’une part par l’annonce que l’Allemagne entend recréer l’armée la plus puissante d’Europe en se fournissant uniquement chez les Américains et après avoir tenté de mettre la main sur tout le complexe militaro-industriel français, répétant la manœuvre faite avec Airbus.

La France pour l’Allemagne est dirigée par un freluquet dérisoire, d’une naïveté confondante, et qui n’aime que parler dans le vide, sans action concrète dans quelque domaine que ce soit. Cela lui a permis d’obtenir la destruction d’EDF et la mise en danger de l’industrie nucléaire française qui donnait un avantage compétitif à la France, avec ce marché européen fou de l’énergie basé sur le coût marginal du gaz allemand. L’Allemagne ne veut pas du nucléaire français peu cher à côté de ses frais énergétiques devenus terrifiants depuis le blocage des approvisionnements russes. Les discussions sur la « taxonomie » des énergies « vertes » ont été un combat pour la sauvegarde du modèle français menacé de destruction par l’Allemagne et l’Europe. Il n’est pas terminé.

Le projet d’Emmanuel Macron d’abandonner la politique étrangère à la majorité des pays européens, totalement atlantiste et entre les mains des Américains, d’y ajouter le siège de la France aux Etats-Unis, la privant de son droit de véto, et de passer à l’élection au suffrage universel de tous les pays de l’Union marque une volonté de faire disparaître à peu près totalement la France du concert international.

Les Européistes affirment : en créant un vrai fédéralisme en Europe, la puissance allemande sera intégrée et maîtrisée dans les mécanismes fédéraux. C’est le moment de faire le grand saut.

On retrouve toute la force d’illusion qui mène le projet européen depuis le début. Notons au passage que le dysfonctionnement radical de l’Euro qui consiste à laisser l’Allemagne et deux autres pays à accumuler des stocks de devises, n’a jamais été dénoncé sinon par nous-mêmes, au Cercle des économistes e-toile. Il nous offre une démonstration formidable de sa nocivité avec ce plan de remploi des excédents par l’Allemagne pour son seul intérêt. Tout le monde a accepté une situation anormale sans rien dire et voit aujourd’hui que l’anomalie est sérieuse. Nous avions proposé de taxer les excédents avec une échelle progressive. L’aurions-nous fait que l’Allemagne serait aujourd’hui dans la nécessité de jouer collectif. Les mauvaises institutions sont toujours à la source de catastrophes.

Reste à savoir ce qui peut être fait aujourd’hui pour éviter que l’Allemagne ne devienne un problème européen encore plus grave. Seul un redressement forcené de la France semble pouvoir donner un début de solution. On n’en prend pas le chemin.

PS : Renaud Girard est un des journalistes de la PQN les plus favorables au « couple franco-allemand ». Il est intéressant de lire son article du jour (25 octobre 2022). Il constate que l’Allemagne a désormais changé de logiciel et choisi de devenir un géant politique en accord avec sa place de « puissance dominante en Europe », label donné par Washington, avec une première technologique militaire, le projet Européen sky shield décidé sans informer la France, comme bien d’autres initiatives. Après avoir souligné les liens privilégiés entre Giscard et Schmid, Mitterrand et Kohl, Chirac et Shrôder, il voit que les Allemands n’arrivent pas, depuis Merkel, à prendre les dirigeants français au sérieux. Il pense que c’est à cause des Français. Pour nous, La réunification est la vraie raison et cela dure depuis plus de trente ans maintenant ! Sa conclusion : que la France soit belle et elle pourra aller au bal avec le cousin germanique. On peut penser que c’est un peu juste. On a quitté le monde de la séduction, il y a bien longtemps. L’Allemagne avait besoin de la France pour se dédouaner des crimes hitlériens commis avec le soutien général du peuple allemand. Tout cela est de l’histoire ancienne. On revient aux constantes géopolitiques : L’Allemagne assure désormais sa tutelle sur toute la Mittel Europa. En ménageant la Russie.

La France ?

« verdammt französisch »

Didier Dufau pour le cercle des « économistes e-toile ».

L’option problématique du tout électrique

En matière d’énergie, toute l’histoire de l’humanité est marquée par l’exploitation simultanée de nouvelles formes d’énergie. La croissance économique est entièrement corrélée à la disposition d’énergie et à son coût. Énergie abondante et peu coûteuse ? Croissance. Énergie rare et coûteuse ? Décroissance. Cette réalité est indiscutable. C’est une loi fondamentale de notre condition humaine.

Lorsque la production de pétrole a été cartellisée et que son prix est devenu le fruit d’un racket, l’économie mondiale est entrée dans une ère de croissance ralentie. Pour les pays qui comme la France n’ont pas de pétrole et peu de gaz, la situation est devenue critique. Le réflexe a été de construire une industrie nucléaire importante. En fait trop importante. Il fallait caler la ressource sur la pointe de consommation, ce qui veut dire de longues plages de surcapacités inutilisées. Alors, principalement sous Giscard, on a poussé à une certaine surconsommation électrique dans les transports et dans le bâtiment. Bien sûr le but était de limiter le recours aux énergies importées, en réduisant le chauffage au fuel d'un côté et les coûts en kérosène du transport aérien en poussant le transport rapides alternatif, le TGV.

Le chauffage par le sol et la très haute vitesse des trains, après la disparition des locomotives utilisant charbon et diesel, ont été des sources d’utilisation massive d’énergie électrique, tournant au gaspillage. Mais cela créait un fond de consommation constant de jour comme de nuit, favorable à l’amortissement des centrales nucléaires. L’excès de production offrait également des possibilités d’exportation des excédents. Moins d’importations, plus d’exportations, une indépendance nationale renforcée et une énergie pas chère, le pari n’était pas pascalien. On pouvait annoncer qu’il serait gagnant et il l’a été. Si la désindustrialisation a eu lieu, l’énergie n’est pas en cause mais les politiques menées en France, (dont le Cercle des Économistes e-toile a dénoncé dès sa création les effets délétères).

La France s’est retrouvée au début des années quatre-vingt avec une industrie nucléaire légèrement surdimensionnée avec des secteurs poussés à une haute consommation. Mais on savait que le développement de l’informatique comme on disait alors, du numérique, comme on dit maintenant, ainsi que la généralisation de l’équipement de maison, allait exiger de plus en plus d’électricité. La surcapacité n’était que temporaire et offrait un prix compétitif qui serait de toute façon favorable à la croissance.

Il serait faux de penser que les considérations écologiques n’aient pas eu d’influence dans les années soixante-dix. C’est à ce moment qu’on crée le premier ministère de l’environnement. Les normes de construction neuves sont toutes revues pour obtenir une meilleure isolation. Les industries sont chassées de la capitale par la Datar et envoyées en province. Ce qui impliquait plus de transports… mais la polluion urbaine pouvait baisser drastiquement.

Lorsque le « programme commun » est mis en place qui va ruiner le pays, la situation énergétique de la France est presque excellente. Quelles sont les réserves ?

Le coût du TGV, en termes d’infrastructures, est colossal et impossible à amortir, sauf sur un minuscule tronçon entre Paris et Lyon. Le transport de marchandises par la SNCF est progressivement abandonné. La mentalité, les statuts et les sureffectifs sont tels que les énormes déficits s’enchaînent depuis la création de la SNCF. Mais le TGV n’arrange rien. Une ligne TGV comme Paris Strasbourg est structurellement déficitaire et la recette comptée nette est négative et ne permet même pas d’envisager d’amortir les frais colossaux de la création et de l’entretien de la ligne qui, après l’effondrement des industries lorraines, traverse un quasi désert économique.

Dans l’immobilier le chauffage par le sol est rapidement arrêté, mais on oublie de mettre en œuvre une politique d’isolation des immeubles anciens. On pense qu’une énergie électrique abondante et économique suffit. On recommencera plus tard avec les subventions aux pompes à chaleur. Installer ces systèmes sans isoler en même temps de bâtiment concerné est un piège. En cas de pic de chaleur ou de froid, la consommation devient gigantesque en général au moment où on approche des pics de consommation. Le reste du temps la baisse de la facture permet des écarts dans la frugalité.

Un des trous dans la raquette est le transport routier qui consomme une bonne partie de l’énergie fossile importée. La France complète à grands frais sa couverture autoroutière et passe au diesel, en même temps que la vitesse est limitée et les normes de consommation et de pollution des voitures mises en place. Pas de développement sans autoroutes ! On ne voit pas deux inconvénients : le coût d’investissement est très important ; l’utilisation moyenne hors des périodes vacancières est faible ; elle est le fait des camions ; les voies françaises servent beaucoup à un transit international nord sud, vers l’Espagne et l’Italie et sud nord. La logistique par les canaux est quasi abandonnée.

La situation énergétique est donc satisfaisante mais marquée par les contradictions et fragiles. Ses deux faiblesses principales sont le manque de fiabilité de la SNCF dirigée de fait par la CGT et qui prend en otage les clients, ce qui est la source principale de l’abandon du transport de marchandises ferroviaire qui entraîne le développement massif du transport par camion, et le manque de volonté de progresser dans l’isolation du bâti ancien.

Le second choc pétrolier n’a pas eu du tout les mêmes conséquences que le premier. La France est à l’abri d’un choc énergétique pour de longues années et peut envisager l’avenir avec confiance.

Elle va commettre plusieurs erreurs majeures : le programme commun socialo communiste, l’abandon de la souveraineté monétaire, l’abandon de la souveraineté dans les échanges internationaux, l’abandon de sa souveraineté énergétique. Ouverte à tout vent sans moyen de réagir, elle va perdre sa compétitivité et son industrie, s’engouffrer dans le piège d’une dette incontrôlable, associée à ses déficits internes et externes qui explosent.

La conséquence va être un manque tragique de capacités d’investissement, l’accumulation des politiques contradictoires et le démantèlement de sa filière nucléaire, en même temps qu’une folie écologiste, initiée par Greenpeace à l’ONU submerge toutes les instances internationales sur le thème de l’urgence climatique et la mort de la terre à cause des méfaits de l’homme omnipotent et de la course à la consommation.

Dans la pratique, on veut que tout le transport devienne électrique et l’UE interdit le moteur thermique pour la production de voiture neuve dès 2 035 tout en envisageant la conversion totale du parc pour 2 050. La France ne peut rien faire. Elle a délégué totalement la politique énergétique et son président ne veut pas contredire l’Europe pour des raisons que nous avons explorées ailleurs sur ce blog.

Le tout électrique avec abandon de toutes les autres énergies est une folie furieuse si l’on exclut l’énergie nucléaire, abandon exigée par les mouvements qui sont à la source de la panique mondiale sur le réchauffement anthropique. Tous les calculs montrent que nous aurons à peine la capacité d’augmenter de 20 % notre capacité de production électrique d’ici 2035 et à peine plus en 2 050. Impossible d’alimenter ce qui existe et une croissance quelconque !

Aujourd’hui toute la mythologie sur les éoliennes et les panneaux solaires s’effondre, simplement parce que tout le monde voit qu’il faut l’accompagner d’une énergie pilotable que seul le nucléaire peut fournir si on veut garder un minimum de souveraineté énergétique.

Pour les promoteurs de la guerre contre l'économie, le gaz serait la solution. Éolienne plus gaz était le cocktail magique que les Grunen allemands avaient mis en place en Allemagne, mais au prix d’une dépendance totale vis-à-vis de la dictature russe.

La guerre en Ukraine a fait sauter tout cela. Plus de gaz, plus d’énergie en Allemagne et des coûts électriques qui s’envolent d’autant plus qu’une organisation absurde a été mise en place en Europe.

À 287 €/MWh, cours spot de ce jour, avec un marché à terme pour 2023 à 400 euros, l’ensemble des utilisateurs d’électricité sont KO. Rappelons quel était le coût du MWh il y a une dizaine d’années. « D'après la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE), les prix moyens de l'électricité sur les marchés de gros ont connu une hausse de 10,4 % en 2010 par rapport à 2009, pour atteindre 47,5€/MWh ». Rappelons également qu’au plus gros de la panique, le cours spot a atteint 1 100 euros, vingt fois plus que dix ans plus tôt !

Créer une économie dépendante à cent pour cent de l’électricité dont le cours au moindre accident géopolitique peut être multiplié par 10  ou même 20 n’est pas sérieux, même si la diversification des sources de fabrication de l’énergie électrique minimise partiellement la difficulté.

De même appliquer une idéologie de marché « concurrentiel » sur un tel marché, basé sur des réseaux unifiés et d’anciens monopoles d’Etat, comme l’a voulu l’Union Européenne, avec création de mesures totalement artificielles et en liant le prix de l’énergie d’une filière dans un pays avec celle d’une autre énergie ailleurs était une absurdité. Ce n’est pas être ultragauchiste de l’affirmer. La France est obligée de payer son énergie au prix du gaz en Allemagne qui n’en pas ! Et l’Allemagne l’empêche la France de sortir du piège pour maintenir sa domination commerciale.

Le pire, c’est l’attitude de l’abominable Maire de Paris, Mme Hidalgo qui veut augmenter massivement le prix de la vapeur produite et distribuée par le CPCU à Paris qui n’a strictement aucun rapport avec les prix spot du gaz allemand ! Il est vrai qu’avoir ruiné Paris la pousse à rechercher à tout va des hausses de recettes. Bien entendu la hausse ne sera vraisemblablement applicable qu’aux « bourgeois » !

Globalement, quelles que soient les erreurs collatérales, la destruction de notre industrie nucléaire par des fous furieux nous ruine littéralement.

La course accélérée à l’éolien ne mène qu’à une dépendance encore plus grande au pilotable qui n’est plus disponible à bas coûts à courts termes.

Le plus comique ou tragique, comme on voudra, serait l’obligation d’exiger que les vélos et les voitures électriques restent au garage, qu’on ralentisse les TGV à 100 km/h, et que l’état pilote directement via les compteurs Linky le chauffage et l’éclairage dans les logements.

On voit que le tout électrique exige aussi l’interdiction des grèves dans le secteur de la production électrique. Qui peut admettre que trois grévistes puissent couper la totalité de la production ou de la distribution d’électricité ?

La SNCF est obligée d’augmenter massivement ses tarifs qui vont rapidement devenir prohibitifs. Entre janvier et avril de cette année, l'Insee calcule une hausse de 15,3 %, en même temps que les déficits de l’entreprise deviennent abyssaux.

Le plus délirant est l’invective des Grünen allemands qui expliquent que si l’Allemagne souffre, c’est parce que la production nucléaire française est insuffisante ! « Scheisse mensch, erinnere dich an Fessenheim“.Ceux qui annoncent qu’il faut une petite voiture électrique pour les usages courants à la campagne et des vélos électriques dans les grandes villes, le TGV étant la solution pour les vacances, et ils sont très nombreux ces dernières heures,sont particulièrement pertinents !

Au prix de la voiture électrique et de l’électricité, il est sûr que le populo va se précipiter.

Les convaincus disent : c’est temporaire, c’est la guerre en Ukraine. Après notre vérité sera la vérité mondiale et éternelle.

La vérité immanente est différente : il faut un mix énergétique et permettre non une réduction de la production d’énergie mais une hausse. Il faut donner du temps au temps mais lancer d’urgence les études d’impacts que l’Union européenne n’a pas voulu faire. Si le gain en température de la politique actuellement suivie est nul, ce que tout laisse envisager, il est inutile de se ruiner pour rien.

Si on veut accélérer sur les éoliennes, alors il faut se mettre à exploiter le gaz de schiste ! Et cesser d’enrichir de façon grotesque les entreprises qui ont capté ce marché purement administratif.

Si on veut mettre le paquet sur l’isolation des logements, alors il faut mettre fin aux pertes délirantes de la SNCF, et augmenter la productivité globale du pays pour trouver les ressources nécessaires, en commençant à réduire drastiquement la bureaucratie, en augmentant le temps de travail et en réduisant les transferts sociaux délirants en France. Il faut spécifiquement abaisser la fiscalité sur le bâti pour permettre aux propriétaires de financer l’isolation et non faire exactement le contraire avec l’IFI et la hausse des taxes foncières, tout en réduisant le gain locatif par le blocage des loyers. Oui, il faut fFaire l’exact contraire et ce constat donne une idée de l’effondrement de la réflexion politique en France et la nullité qui règne dans les milieux politiques.

Si on veut limiter la circulation des camions dont on sait qu’ils ne rouleront jamais à l’électricité et que le seul substitut est l’hydrogène avec des coûts déments et des risques d’accidents graves gigantesques, il faut mettre une taxe carbone aux frontières et sortir le transport ferroviaire de marchandise des mains de la CGT.

On voit que nous sommes passés d’une situation relativement bonne et cohérente en 1980, en dépit des crises financières liées aux changes flottants et du laxisme post-soixante-huitard, à un champ de mines où les contradictions se multiplient, les gaspillages sur des marchés purement administratifs explosent, la dépendance à l’extérieur devient calamiteuse, et où les conséquences sociales s’aggravent de façon inquiétante.

Avec un exécutif totalement prisonnier de ses propres contradictions, suffisances et insuffisances, l’avenir est sombre.

Le tout électrique est mort en Ukraine ! Il faut une indépendance énergétique nationale avec un mix énergétique varié qui permet une certaine autonomie des citoyens. Certaines des tares françaises doivent être enfin corrigées. Se donner uniquement des objectifs de moyens sans tenir compte des résultats et des dégâts collatéraux est absurde. Le faire dans des délais intenables est une folie. Nous devons faire très attention au tempo, alors que nous sommes un des pays qui présente le bilan carbone le meilleur.

La France a gâché ses chances à cause de passions politiques malsaines et aujourd’hui obscènes. Il aurait suffi de maintenir l’effort nucléaire pour passer le cap actuel sans graves difficultés. La tentation du tout électrique reste néanmoins une idée fausse car irréalisable et même, par certains de ses aspects, peu souhaitable. Le citoyen doit garder des possibilités de choix pour ne pas être mis totalement sous tutelle.

 

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile

Macron : une chance pour lui-même, pas pour la France

Alors que la France s’enfonce un peu plus dans les différences déchéances qui l’accablent, on ne peut échapper à la question de la mal gouvernance qui s’y est installée depuis tant d’années et qui prend, avec Emmanuel Macron, réélu facilement pour un second mandat, une ampleur nouvelle.

Ce résultat est paradoxal, tant le premier mandat a été négatif pour le pays. L’étonnante absence de résultats pourrait être considérée comme décevante mais circonstancielle. Ce serait charitable mais éluderait le fond du problème. Des échecs constants à peu près dans tous les domaines sont présentés comme des exploits mirifiques voire quasiment inespérés dont la contestation ne peut provenir que d’un esprit incompétent ou chagrin. Non seulement l’échec n’est jamais admis mais il est transformé en succès certes partiel mais obtenu face à l’adversité du moment ou aux conséquences d’un passé qui se vengerait dans le présent. 

Comment ne pas voir qu’on est très au-delà des dérobades habituelles. La politique annoncée cherche seulement à obtenir un effet médiatique ou électoral à court terme, en s’inscrivant dans la préoccupation du moment. Les résultats n’ont pas d’importance en eux-mêmes. Il est inutile d’analyser les échecs pour corriger le tir vers une cible de circonstance. Il n’y a jamais d’échec, puisqu’il n’y a pas de volonté d’obtenir un résultat quelconque, mais une posture utile à un moment donné. La blanche colombe virevolte au-dessus du marécage, en évitant les coups de fusils. Le but est de survivre jusqu’au lendemain et personne ne doit s’interroger sur la direction imprimée à chaque cabriole.

A part la transgression fondamentale qu’ont été la conversion de l’ISF, rétrécie en IFI, et la suppression de l’imposition forfaitaire des produits de l’épargne financière, l’annonce réformatrice macronienne a disparu dans les méandres du n’importe quoi et de l’insignifiance, alors que la jactance et les caprices devenaient les ressorts fondamentaux de l’inaction présidentielle surmédiatisée.

Rappelons sans se lasser l’incroyable liste des échecs régaliens et l’aggravation des risques pour notre pays qui commence à trembler sur ses bases.

-        Corruption : Le nouveau président s’est drapé dans l’idée qu’il fallait mettre fin à la corruption. Dans la pratique l’ennui a commencé dès le premier jour avec son allié centriste prisonnier d’un scandale dans l’utilisation détournée de l’argent européen. La campagne de type « mani pulite » s’achève sur l’inculpation du Ministre de la Justice, une première dans l’histoire de la Vème République et celle du principal conseiller et porte-parole du Président, celui qu’on appelle son second cerveau. L’interdiction du cumul députation et mairie a décharné la vie politique, les députés devenant des inconnus hors sol et largement dépourvus de rôle réel, et les Maires s’accrochant à leurs pouvoirs excessifs et les renforçant. Echec total. 

-        Militaire : Nous sommes virés par un « roi nègre » putschiste qui introduit des mercenaires russes pour remplacer la France. Notre armée vit avec des bouts de chandelles. Nous serions incapables de faire face à un envahissement russe. Nous sommes désormais totalement vassalisés. Notre industrie militaire est saccagée et le risque de soumission à des tiers prend corps. Echec total.

-        Diplomatie : Pas un succès. Le français et la France culturelle reculent partout. On ferme en masse les institutions françaises qui faisaient notre influence. La formation des diplomates est cassée. La France ne  joue aucun rôle utile en Ukraine et se fait tancée par tout le monde tout en laissant à Mme Van der Leyen un pouvoir qu’elle n’a pas statutairement. Echec total.

-        Finances publiques : la démagogie a entraîné une hausse gigantesque des dettes dont on doit payer les intérêts démesurés aujourd’hui. Et nous restons le premier pays du monde pour les prélèvements. Echec total.

-        Santé : l’hôpital est effondré et tout le système médical est à bout de souffle. Le virus n’a fait que mettre en lumière le phénomène. Aucune réforme de fond. La situation s ‘aggrave. On meurt sur des civières faute de traitement aux urgences. Echec total.

-        Education nationale : nous nous effondrons dans tous les classements de la maternelle à l’université. Le Wokisme envahit tout et la science disparait au profit de propagandes partisanes idéologiques importées. Macron n’a même pas osé interdire l’écriture genrée. Il a cédé sur tout ce qui concerne les transgenres. La drogue, la pornographie et les jeux addictifs gangrènent la jeunesse. Et on nomme un indigéniste américanophile noir comme ministre. Echec total.

-        Energie : tout l’effort construit depuis un demi-siècle a été ruiné. Echec total.

-        Climat : la France est condamnée pour inaction et la souveraineté française a disparu. On se lance sous l’influence de l’ONU et de la Commission européenne, dans une « transition » dont personne n’a évalué les conséquences pour la France. Aucune étude d’impact et « on accélère », avec la destruction programmée d’industries entières.  Echec total.

-        Agriculture : la France était le grenier agricole de l’Europe. Elle est désormais en déshérence et perd son rang chaque année un peu plus. La France est devenue importateur net de denrées agricoles ! Echec total.

-        Sécurité : échec total.

-        …

Les perspectives ne sont guère réjouissantes. On ne voit pas ce qui pourrait aller mieux dans les trois années à venir sans quelques changements radicaux. Mais on voit s’esquisser ce pourrait aller plus mal.

Les manigances présidentielles s’ajoutent aux inquiétantes menaces de Poutine, au lieu d’armer la résistance aux chocs multiples qui s’accumulent. 

Si, comme il se confirme tous les jours, l’ambition unique d’Emmanuel Macron est d’être le premier président élu d’une union européenne fédérale, et que la politique étrangère de l’Europe, à sa demande, est définie par la majorité atlantiste, la France en tant qu’état souverain qui compte par son passé et ses traditions gaullistes disparaîtra. Il s’agit bien d’une politique létale pour une certaine idée de la France.

La France risque de disparaître en tant qu’Etat souverain, désossée en tant que puissance industrielle et agricole, détruite financièrement et économiquement, épuisée socialement, territorialisée bêtement, avec des tentations séparatistes, colonisée par une immigration incontrôlée, socialement à bout, culturellement bouffée par les outrances américaines et politiquement livrée aux extrêmes.

Penser qu’une telle constance dans l’échec, avec des conséquences d’une telle amplitude, est indépendante de la psychologie problématique de celui qui a réussi à se placer sur le pavois est tout de même un peu aventuré. L’élévation de Macron se fait sur l’abaissement de la France. Certains diront : ce n’est que concomitant. D’autres qu’il y a un lien de cause à effet.

On peut craindre que ces derniers aient raison. Non, Emmanuel Macron ne nous protège pas : Il mène une quête psychologique personnelle qui le rend indifférent au pays et propice aux échecs majeurs sur la quasi-totalité des questions nationales. Ses failles lui font envisager sans frémir la fin de la France comme nation libre et souveraine. Il la laissera au milieu du chaos sans frémir.  

Bâtir une alternative est l’urgence du moment. En espérant que la nation ne disjoncte pas avant qu’elle ne soit prête.

La bulle de sottise écologiste commence-t-elle enfin à percer ?

L’histoire de l’hystérie générée par Greenpeace et d’autres associations du même tabac, encadrées par quelques milliardaires en mal d’un rôle en rapport avec leur fortune délirante, sera un jour contée dans les écoles pour montrer aux enfants comment le monde peut devenir fou non pas pour de mauvais sentiments mais pour de bons. Cette vaccination sera aussi utile et peut-être plus que celle contre le Covid ou n’importe laquelle de ses variantes.

Comme toujours c’est un drame qui permet soudain aux yeux de se dessiller et au voile rose sur les consciences de se déchirer. Comme toujours l’opération est délicate. La femme envoûtée un temps par le gourou et qui se retrouve un soir, violée et ruinée au bord du chemin, sait ce qu’est un grand moment de solitude. Pour les peuples ce n’est guère plus réjouissant. La guerre classique d’envahissement imposé par un tyranneau nourri à l’impérialisme soviétique et au nationalisme slave, provoque la prise de conscience d’une évidence : sans énergie pas de prospérité ! Et en fait, rien que d’incommensurables ennuis !

Emmanuel Macron, dans la lignée du PS, associé aux Verts pour des raisons électoralistes est entièrement responsable de la destruction du potentiel énergétique de la France. Le gouvernement allemand, pour les mêmes raisons d’association électoraliste avec les Grünen, a décidé de supprimer l’électricité nucléaire et de faire le pari de l’éolienne associé au gaz russe. On voit aujourd’hui la pertinence de ce choix.

Tous les gouvernements européens occidentaux, pour masquer leur aveuglement et leurs inconséquences, ont décidé de jouer la carte écologique pour se dédouaner des conséquences d’une crise énergétique sévère qui provoque inflation démesurée et pénuries. « C’est au nom de la survie de la terre qu’il va falloir vous priver ! Et attendez : ce n’est qu’un début, parce qu’il va falloir que vous soyez extrêmement frugaux pour échapper à pire et pendant longtemps ».

Le calcul politicien rejoint l’hystérie mensongère venue de l’ONU, amplifiée par des organes internationaux irresponsables comme la Commission Européenne de la va-t-en-guerre Van der Leyen qui se croit présidente d’une union européenne qui ne cherche qu’à multiplier ses pouvoirs. Pendant longtemps, ce délire de faux bons sentiments n’a fait que ricaner. Communier dans une fausse religion, quand cela ne vous coûte rien, n’a qu’une importance secondaire. Le rôle des grandes fortunes du net a été et reste délirant. Ces milliardaires, qui ne savent même plus quoi faire de leurs dizaines de milliards de dollars, veulent prouver qu’ils ne sont pas totalement illégitimes. Alors ils matraquent la bonne parole.

Quand on constate que Microsoft, producteur de jeux addictifs, inflige aux centaines de millions de personnes qui jouent au Solitaire 20 second de morale bidon mais agressive dispensée par des membres de minorités LGBT + sans qu’il soit possible de passer outre, c’est pire que le Muezzin hurlant du haut de son minaret.  

Pas une banque qui ne prêche la vertu verte de son activité. Pas un vendeur de voitures qui ne mette en scène une jolie blonde séduite par un noir au volant d’un engin polluant mais vertueux. La vertu, dans sa version occidentale du moment, est désormais servie par des milliards déversés partout.  Et pas question qu’une parole contraire s’exprime sur les médias « main stream » !

Le seul problème : les opinions ne suivent plus autant et commencent à se cabrer, malgré le matraquage général.

Supprimer les baignoires, pisser sous la douche, supprimer la lumière dans les lieux publics, geler dans un appartement mal chauffé, est une chose : perdre son emploi, sa voiture, son logement, ses moyens d’existence, ses possibilités de consommer, de voyager, de produire, en est une autre. Vivre sous la férule d’une propagande qui s’insinue dans tous les replis de votre vie personnelle et de vos choix les plus élémentaires et sous la menace de sanctions de plus en plus injustifiables et perverses, l’affaire est saumâtre et inacceptable, même dans un pays de « veaux », comme la France à certains moments de son histoire.

Alors la bulle menace d’éclater. Simplement parce que personne n’a envie d’être ruiné pour rien !

Il y a un an, lorsque d’une conférence sur l’état du pays, j’ai pu constater que le seul fait de présenter quelques calculs éclairant la difficulté écologique, des multiplications du niveau de l’examen de sixième, engendrait des réactions totalement extravagantes de rejet, de dégoût, de mépris, comme si vous aviez émis les pires insanités. Pour être clair rappelons les deux calculs (légèrement modifiés pour tenir compte des dernières informations connues) qui avaient provoqué cette fureur assez générale et totalement outrancière :

-         41 millions de véhicules circulent en France. Le prix moyen d’une voiture électrique pour une puissance comparable au parc actuel est de 50 000 euros. Le remplacement du parc coûte donc plus 2 000 milliards. Ce qui est impossible à financer.

-         La quantité d’essence consommée en France par l’automobile actuellement chaque année est de 60 millions de m3. Sachant qu’un litre d’essence permet d’obtenir de 11 à 12 kWh, il est assez facile de calculer la quantité d’énergie à produire pour basculer vers le tout électrique. C’est plus que ce que nous produisons actuellement d’électricité. Or on sait qu’il est impossible de doubler la production électrique et de la distribuer au point de charge sans investissements colossaux, déclarés comme impossibles par RTE qui annonce que la production électrique en 2035 sera à peine supérieure à celle d’aujourd’hui.

Depuis, le chiffrage de l’effet sur les températures de la suppression des voitures à moteur thermique a été révélé par Christian Gérondeau et jamais contesté. Baisser d’un dix millième du stock actuel les rejets de CO2 n’aura strictement aucun effet sur la température moyenne du globe. Aucun !

Le bon Français, ahuri, voit aujourd’hui se préparer des dépenses colossales qui, si on les chiffrait correctement, dépasseraient certainement pour la France les quatre mille milliards d’Euros, des chiffres qui rendent l’affaire impossible, pour des gains en température nuls.

En même temps les mesures coercitives commencent à tomber, comme l’obligation de diagnostics thermiques incertains dans leur calcul mais odieux dans leurs conséquences, comme l’interdiction d’appliquer le contrat signé avec un locataire immobilier éventuel. Des voitures sont désormais interdites d’accès dans certaines villes et cela va se généraliser. On doit changer de chaudière, de voiture, de mode de vie, et tout cela pour… rien ou pour compenser les décisions destructrices prises par quelques dirigeants félons aux intérêts de la nation.

Face à ces réalités, l’attention aux discours moralisateurs se dilue et la colère monte. La bulle de soumission aux âneries écologistes s’effrite et va se déchirer au fur à mesure que les « passes-co2 » et la coercition vont monter avec les coûts, les dépenses forcées, et les pénuries.

Les injonctions contradictoires c’est bien, mais attention au retour de bâton. La bonne volonté des gens a ses limites.

Dire qu’il ne faut aller vers un emploi quasi exclusif de l’électricité et ne plus avoir d’électricité ou à des prix extravagants, cela pose tout de même question. Faudra-t-il arrêter en 2023 les voitures électriques, bloquer les vélos électriques, suspendre le service des bus électriques, ralentir les TGV à 120 km/h, demander aux malheureux qui ont été séduits par le chauffage électrique de ne pas se chauffer entre 18 et 22 heures ?

On a démontré ces derniers jours que les microparticules donnent le cancer. Mais où sont les microparticules en densité dangereuse : dans le métro et les transports en commun, sacralisés et désormais dysfonctionnels la plupart du temps, à peu près partout. Que ceux qui en doute se penche sur la desserte du plateau de Saclay !

On demande d’arrêter toute construction dans les zones dites naturelles par la loi dite de « zéro artificialisation nette », mais on fait venir par millions des immigrés qui ne peuvent que s’entasser dans ou sur le bâti existant. Sauf si on les envoie à la campagne ce qu’a demandé le génie de la mesure extravagante, Emmanuel Macron. On se souvient que l’Abbé Grouas, dit Pierre, avait exigé que l’on construise sur un terrain lui appartenant sa future cité radieuse. Le terrain était insalubre et en pente.  Il n’y avait pas de transports publics. Personne n’a voulu venir, ce qui n'a pas été trop ébruité, compte tenu de l’émotion extraordinaire qu’il avait su provoquer. Les gens s’implantent là où le bassin d’emploi est actif, c’est-à-dire actuellement dans les grandes villes qui cumulent les emplois nouveaux. Le travail en « distantiel », c’est bien mais restera réservé aux employés riches. Comme dans le même temps, on force les classes moyennes à s’exiler du centre des grandes villes, bloquées par la politique absurde des Verts et de leurs alliés, la densification à mort des périphéries sera la vraie norme des temps nouveaux où construire à la campagne une route, une voie de chemin de fer, un lotissement, un centre commercial, un centre de loisirs, sera strictement interdit

Nous sommes le pays le plus fiscalisé, et il n’y a pas un jour sans qu’un abruti réclame encore plus d’impôts sur les autres que lui naturellement.

Et tous les jours on condamne une possession, un achat, une consommation, un service, une activité ludique, comme productrice de CO2 en traitant les impétrants de tueurs de la terre.

Naturellement un pays qui n’a pratiquement plus de services publics depuis près de trente ans, avec un effondrement de la justice, de l’enseignement public, de la santé, de l’armée et de la police, trouvera toutes les ressources voulues pour payer les milliers de milliards nécessaires pour la prétendue transition énergétique, en fait une régression énergétique et économique définitive !

Les discours publics deviennent totalement oniriques et mêmes cinglés. Le « bullshit » règne partout à des niveaux d’intensité extrêmes. « Nous allons accélérer », tel est le slogan du gouvernement français totalement enlisé dans sa démagogie et les pénuries qu’il a lui-même créées ! Pour prouver qu’il n’est pas seulement le destructeur de Fessenheim, Emmanuel Macron va inaugurer une monstrueuse installation d’éoliennes(toutes  importées de l’étranger)  qui saccagent sur des kilomètres carrés le plateau continental, artificialisé, comme ils disent, c’est-à-dire nuisant aussi bien à la vie naturelle qu’aux activités humaines. Personne n’a rappelé ce que ce monstre a coûté aux contribuables français, quel déficit de la balance des paiements français cela suppose, quelle contribution minime à la réduction de production de CO2 cela représente, sachant que l’énergie produite se substitue à une énergie nucléaire qui ne produit pas de Co2. Et on veut multiplier ces monstres marins tout en accélérant la construction d’éoliennes terrestres.  Tout cela pour permettre au triste sire qui préside aux destinées du pays d’avoir un discours vis-à-vis de l’Allemagne nécessaire à ses ambitions futures.

Les banques centrales sont paralysées par des injonctions également contradictoires. Comment lutter contre l’inflation, l’objet de l’institution, et lâcher des milliers de milliards en monnaie banque centrale sans contrepartie de production pour financer les déficits publics abyssaux, en partie générés par les questions énergétiques et la fumeuse « transition « ?

L’Union Européenne s’approprie des domaines entiers d’activité qui ne sont pas dans les traités et prétend régenter les bonnes pensées et les bonnes pratiques dans tous les États même sur des sujets où elle n’a aucune autorité pour se faire. L’Édition se révolte car la Commission a décidé de régenter le fonctionnement même de leurs entreprises, répartissant le pouvoir au gré de leur humeur en faisant fi de tous les arrangements nationaux difficilement mis en place. Emmanuel Macron qui base sa stratégie personnelle sur un projet européiste de présidence européenne élue au suffrage universel, pour se reclasser après son dernier quinquennat « local », laisse faire ou favorise.

Les Français qui ne constatent pas qu’on marche sur la tête sont une espèce en voie de disparition. La bulle de sottise écolo est en train de percer. Jusqu’ici, des trous d’épingles laissaient fuir un minimum du stock d’imbécillité. Maintenant les canifs sont entrés en action. Les sabres sont sortis des fourreaux. Les canons viendront.

Le processus est enclenché en France. Les Français sont sans doute des veaux, mais les politiques devraient commencer à se méfier du brutal coup de pied en vache programmé, beaucoup plus cuisant qu’une simple giflette spontanée.

Écologie délirante : entre boy scoutisme et bureaucratie

Le néo komsomolisme contre les néo koulaks

Beaucoup d’auteurs se rendent compte qu’on est en train de revenir à la situation d’avant-guerre.

Ne parlons pas ici de la guerre en Ukraine et de la montée vers une nouvelle guerre mondiale qui en est la manifestation la plus douloureuse. Non ! Nous voulons évoquer une situation la plus sournoise, celle qui pourrit réellement tout. Le ver qui s’attaque aux poutres d’une maison est moins visible que le feu ou l’eau qui peuvent ravager à l’occasion, mais son travail de sape est constant et dure des années. Le résultat est pire, car c’est tout un parc d’immeubles qui succombe.

Entre les deux guerres, la mode était à la mobilisation de la jeunesse. L’URSS ayant créé les Komsomols chargés de chanter dans la joie et l’allégresse les victoires du socialisme réalisé, l’Occident avait créé toute une gamme d’institutions équivalentes, allant du boy scoutisme de Baden Powell au Chantiers de la jeunesse.

Nous marchons en chantant vers un temps de bonheur

Nous chantons en marchant vers les plus grands malheurs

Car évidemment, l’exaltation bénie-oui-oui de la jeunesse encadrée était parallèle au Goulag. Mais ces parallèles pouvaient se rencontrer à l’occasion, comme l’envoi des Komsomols dans les campagnes pour corriger les paysans. Ces troïkas n’ont cessé de commettre les crimes les plus abjects et ont fini par tuer 10 millions de personnes. En chantant !

Les boy-scouts étaient censés ne faire de mal à personne, et ce sont plutôt eux qui ont subi les attaques de prêtres lubriques, avant que l’enrichissement général ne pousse la jeunesse vers d’autres activités moins collectives et moins religieuses.

La nouvelle religion écologique qui remplace l’utopie socialiste et le christianisme effondré, veut revenir aux jolis temps des extases du bon sentiment encadré. C’est qu’il faut sauver le monde des vilains capitalistes qui la détruisent pour le plus vil profit. Les nouveaux Koulaks sont les propriétaires et les riches. Alors on vilipende autant qu’on prêche.

Comme toujours ce genre d’exaltation cache une réalité plus saumâtre. En France on ne tue pas les Koulaks. On les ruine seulement en les couvrant de charges et d’opprobres administratifs, avec à l’occasion quelques sanctions pénales bienvenues. La bureaucratie la plus délirante accompagne le néo komsomolisme vert.

Prenons ce titre d’un média du bâtiment : « DIAGNOSTIC DE PERFORMANCE ENERGETIQUE. La nouvelle méthode de calcul du DPE a fait bondir le nombre de logements classés F et G, d'après les derniers chiffres de l'Observatoire national de la rénovation énergétique. La France compte 5,2 millions de passoires énergétiques sur 30 millions de résidences principales, plus que lors de la précédente estimation en 2018 ».

On sait que M. Macron a chargé Mme Wargon de faire passer une loi infecte qui interdit d’augmenter les loyers et bientôt qui interdira de louer tout court des logements disqualifiés sous le nom de « passoires thermiques ». Quand on veut tuer son chien on dit qu’il est galeux. Des passoires thermiques ? Beurk ! Frappons-les et forts. En vérité une passoire thermique est un bâtiment construit selon les normes de l’époque d’avant ! Mais il faut disqualifier, avilir, détruire l’image, pour mobiliser en faveur des actions brutales. On provoque de la haine, ce qui normalement est condamnable. Là pas de problème. On se rappelle le coup des « marchands de sommeil » qui a accompagné l’impossibilité de louer de petits espaces. Des salauds bien sûrs !

Évidemment les fameux DPE, diagnostics de performance énergétique, sont devenus obligatoires et là, horreur ! Vous le faites faire par deux « experts » certifiés et vous avez deux résultats différents. Grands Dieux ! Alors on a encore complexifié la chose, bien sûr avec des exigences bureaucratiques encore plus serrées. On ne s’occupe plus seulement de la consommation d’énergie mais aussi de la production de CO2. D’où la hausse du nombre de bâtiments traités en pollueur au CO2 autant qu’en passoire thermique, alors que les bâtiments chauffés à l’électricité sont incapables de dire d’où vient l’électricité (centrales, nucléaires ou reproductibles). Un appartement parfaitement isolé mais chauffé au fuel deviendra impossible à louer et bientôt à vendre. Et la hausse du coût du DPE s’envole car il faut s’occuper de plein de critères, et avec un logiciel agréé, svp ! Personne n’a fixé de tarifs. Bon ! D’accord ! L’administration est un peu lente pour les agréments. On manque donc de spécialistes conformes. Vous n’allez tout de même pas demander à l’administration d’être rapide.

Ensuite vous avez créé une activité commerciale encadrée totalement artificielle qui ne fonctionne que par la force de la loi. Et une pléthore de rigolos ont décidé de mettre ce marché en coupe réglée.

Du coup il a fallu contrôler. Bonjour la DGCxxxx et ses contrôleurs motivés.

« La proportion d'établissements [parmi les sociétés contrôlées] dont les pratiques commerciales contreviennent à la réglementation demeure importante à 52 %, quoiqu’en légère baisse par rapport à 2020 (53,5 %). À ce stade, les résultats font état de 135 avertissements, 118 injonctions administratives, 36 procès-verbaux administratifs et 94 procès-verbaux pénaux."

On a créé un marché de voyous qui profitent de l’obligation pour faire n’importe quoi et plumer les propriétaires loueurs qui doivent tous faire un DPE avant de faire jouer les clauses d’indexation. Les délais explosent. Les coûts explosent. Les résultats sont vaseux. Les propriétaires vendent. Salauds de koulaks. L’appartement ou la maison est repris par un futur propriétaire habitant. Le marché de la location s’évapore. On s’en fout : yaka confisquer les locaux vides ! On vous aura salopards de riches propriétaires.

Le Komsomol des temps modernes n’a plus qu’à faire chauffer la colle contre le vilain et exalter les passions des pauvres hères qui ne parviennent plus à se loger.

Ah oui, mais voilà ! Le Koulak n’était pas qu’un riche propriétaire de latifundia. Les propriétaires de « passoire thermique » sont le plus souvent des gens de la classe moyenne inférieure. Attention au syndrome Gilets jaunes !

Alors on a créé une administration nouvelle chargée de distribuer les subventions avec des noms ridicules comme Maprim ‘renov, non racoleur débile typique de la nouvelle administration conscientisée et communicante.

Allons-y dans de nouvelles complications : à qui, quand, comment, combien distribuer la manne ? Un champ entier d’exaltation bureaucratique est ouvert en grand… au grand dam de la cour des Comptes qui y voit un gouffre financier sans fond. Et qui multiplie les investigations contre le nouveau Moloch.

Evidemment, personne ne chiffre les résultats attendus d’une telle politique. C’est bien connu les petits ruisseaux font les grandes rivières. Alors ne mesurons pas la taille du ru.

L’effet sur le réchauffement climatique ? Nul, au mieux ! L’impact social, fiscal, économique ? Pas évalué. Si les troïkas qui ont détruit les Koulaks avaient dû s’embarrasser des conséquences…

Allons-y gaiment et égosillons-nous à hurler le chant des partisans écologiques !

« Nous marchons en chantant vers un temps de bonheur.

   Nous chantons en marchant vers les plus grands malheurs ».

Quand le journal le Point divague avec des économistes socialistes

Le Point vient de faire paraître une intervention d’Olivier Blanchard et de Jean Tirole, « pour en finir avec les bobards ». Il est utile de faire quelques remarques pour en finir avec les jobards, qui dans la presse, croient qu’ils sont des économistes de référence.

Olivier Blanchard le dit clairement : il est plus à gauche que Macron qui suit une stricte politique à la Hollande gaucharde mais pas trop qui explique les 3 000 000 milliards de dettes, l’effondrement des services publics, des déficits extérieurs jamais vus, 85 milliards d’achats de votes pour la réélection etc. Jean Tirole n’ose pas l’avouer aussi directement  mais il est tout aussi socialiste, comme en témoigne ses suggestions.

En fait ces deux-là n’ont eu de carrière que par leur révérence aux idées dominantes. Ils ont dit oui à toutes les erreurs qui ont été faites et justifient qu’on en commette d’autres.

Écoutons ces augures :

-        Il ne faut pas mettre fin à la mondialisation, sinon on va perdre un facteur de croissance. Toutes les voies de réapprovisionnement sont en difficulté et la vulnérabilité vis-à-vis de partenaires dictatoriaux est devenue patente. Les classes moyennes occidentales sont au bout du rouleau. Mais chut ! On ne change pas un système qui perd.

-        Le dollar va être menacé dans son hégémonie. OK mais on aimerait des précisions sur les conséquences.

-        « Il est important de souligner que l’Europe importe une grosse partie de son énergie » ; Il fallait au moins un O. Blanchard pour nous prévenir. Et en effet, il faut savoir qui va payer. Les truismes les plus énormes sont les plus beaux. Il va falloir réduire notre consommation assez vite. De combien et pour quel résultat ? Pas un mot. Yaquafaukon.

-        Il faut augmenter les impôts des plus riches. Ben voyons !

-        Il faut laisser les prix jouer leur rôle de répulsifs de la consommation. OK. C’est le choix de la Suisse.

-        Il faut créer une taxe carbone pour accroître le répulsif mais pas à la frontière parce que cela va être compliqué ! Les entreprises françaises seraient donc seules à la payer en concurrence avec le monde

-        Il ne faut pas indexer les salaires sur les prix. OK on sait où cela mène. Mais attention aux retraites.

-        Il ne faut pas bloquer les prix. OK. Tout le monde le sait sauf les démagogues.

-        Pas de taxe additionnelle sur les profits sauf pour Total-énergies. Pourquoi elle seulement ?

-        Le problème n’est pas qu’on dépense trop mais mal (rappel : nous sommes les champions du monde de la fiscalité et des charges et tous nos services publics sont effondrés).

-        La cote d’alerte pour notre dette n’est pas atteinte. On peut investir avec de nouvelles dettes. Et allons-y ! Jusqu’où ?

-        La dette italienne ne posait pas de problème avec Draghi et en posera avec tout autre. Vade retro Meloni l

-        Les banques centrales devront se poser la question : réduire l’inflation ou non. Belle analyse originale…

-        La réforme de l’ISF a été une erreur. Pardi ! Les riches doivent payer.

-        Mais vaut mieux taxer les multinationales ! Au boulot ! Elles peuvent partir, elles.

-        Il faut inciter les Français à travailler plus longtemps en réduisant les maladies chroniques et en augmentant la formation. Les fonctionnaires tremblent déjà ! Les éboueurs et les employés de piscine de la mairie de Paris aussi.

-        Il faut mettre en œuvre la réforme des retraites par point. Après cinq ans d’atermoiements et de crispations, qui ont montré la quasi-impossibilité politique de mettre en œuvre une réforme aussi globale, ils en sont encore là !

-        Il faut des incitations financières pour travailler plus longtemps. Ah oui ! Mais lesquelles ? Mais surtout pas de pression pour retourner plus vite au boulot.

-        Où sont passés les travailleurs de l’hôtellerie-restauration ? Une fois qu’on saura,  on pourra trouver des réformes. En attendant ne touchons pas à l’indemnisation du chômage. Le fait de conserver 5 millions de chômeurs alors que les entreprises ne trouvent personne quand elles recrutent ne pousse ces gens à aucune réflexion. Un petit budget de recherche est toujours bon à prendre. Vive la dépense efficace…

-        Il faut faire correspondre les formations aux besoins de l’entreprise. Super ! Quels experts !

-        Vive la taxe carbone réservée aux Français. Bis repetita.

-        Il faut des interdictions pour lutter contre le réchauffement. Voici qui est clair. On peut avoir la liste ?

-        Croire que la transition n’affectera pas la croissance est espérer le beurre et l’argent du beurre. D’accord. Mais quelle perte de croissance et de prospérité ? Chut ! Et pour quels résultats sur la température ?

-        La « carte carbone » signée Piketty est impraticable. La taxe carbone donnera à l’état de l’argent à redistribuer. Taxer, taxer, taxer… mais plus simplement.

-        Taxons les riches mais avec des moyens simples. Ben voyons, il n’y a pas d’impôts en France.

-        Il faut augmenter l’impôt sur l’héritage et la transmission. Il faut redistribuer le capital financier pour répartir le capital culturel. Encore et toujours. Salauds de riches. Importons des millions d’immigrés et le capital des riches permettra de les mettre à niveau. Chouette !

-        Le programme de la Nupes conduit à la sortie de l’Europe. Donc c’est mal. Socialiste d’accord mais pas contre l’Union Européenne. Ce serait le seul problème ?

 

Les résultats économiques de la France sont désastreux. L’indigence de nos économistes officiels socialistes n’y est pas pour rien. Nous présenter ce tissu de banalités et de pétitions de principe en faveur de la mondialisation, de l’Union européenne, des taxes, et des impôts sur les riches comme un livre de référence écrit par des économistes de classe mondiale est le plus grand bobard du Point.

Et voici l’écologie pénitentielle coercitive. Elle ne s’arrêtera plus

Le chaos de la décroissance est au bout du chemin

Ça y est ! Les lois anti-propriétaires commencent à s’appliquer. Les propriétaires qui louent un bien immobilier sont tenus à prouver leur vertu et c’est à eux de faire les frais de la transition énergétique. Bien sûr l’enflure mortifère des actions mises en œuvre par des filles de famille issues de l’énarchie et de la nomenklatura d’Etat a été à la hauteur de leur irresponsabilité. Bien calées dans les rémunérations étatiques et ses avantages, capables par leur réseau de virevolter dans des organisations sous dépendances, elles pouvaient y aller franco. Sauver la terre pour ces fillettes privilégiées et garanties de fortes rémunérations et avantages de leur adolescence jusqu’à la fin de leur vie, méritait tous les sacrifices des autres. La bureaucratie a trouvé dans l’écologie le moyen de carrière avantageuse et de domination sans égale de la société.

Mmes NKM puis Wargon ont été avec quelques autres les promotrices de cette action coercitive. Mme Panier-Runacher, énarque et épouse d’énarque, est chargée de la transition énergétique, donc de l’application de toutes les règles coercitives déjà engagées et sans pouvoir de conception puisque toute la politique énergétique est dirigée de Bruxelles. Les ministres français sont là pour faire avaliser les directives européennes et ne mettent leur grain de sel qu’en compliquant et aggravant les choses par des décrets ineptes et ravageurs.

Voici donc les appartements désormais labellisés comme poubelles thermiques de plus ou moins bonne qualité et les coercitions commencent : interdiction de maintenir la valeur locative en fonction de l’inflation ; bientôt interdiction de louer. Pourquoi le locataire bénéficie-t-il d’un avantage de revenu au nom de l’écologie ? Personne ne l’a jamais expliqué. Pourquoi priver d’argent celui qui doit faire les investissements d’isolation ? Silence ! La logique imbécile de gribouilles administratifs torturés par ses années à l’ENA ?

Naturellement les modalités sont totalement folles. Tout étant irrationnel et injuste dans cette affaire, les décrets ont tout aggravé. Il faut faire étalonner son bien. L’ennui, lorsque vous le faites faire par deux « experts » différents, vous avez deux appréciations différentes et pas qu’un peu. En fait tout est arbitraire dans la procédure et totalement éloignés des réalités de terrain. Il faut des cohortes délirantes de testeurs de les « former » à une discipline vaseuse à l’extrême conçue par des imbéciles stipendiées à cet effet et qui en ont remis dans la sottise et la complexité. In fine vous laissez à un technicien à la formation et à la compétence approximatives le soin de décider si le locataire gagnera de l’argent et si le propriétaire sera lésé. Avec une inflation de 10 % par an on voit les dégâts. Rappelons que les périodes d’hyperinflation ne sont pas toujours courtes : pensons aux années soixante-dix. Imaginons la situation au bout de trois ans. Le locataire se retrouve avec une ristourne de 30 % sur son loyer. Le loueur a perdu un tiers de la valeur locative. Sur un dire de vérificateur en général incapable structurellement d’appliquer utilement les décrets. Où est la justice ? Où est le sérieux ?

« Il n’a qu’à faire les travaux d’isolation, ce connard de propriétaire abusif qui jouit d’une poubelle ! » Cette jolie phrase trouvée sur les réseaux sociaux trahit la pensée profonde de beaucoup Français. Rien à cirer des gens qui ont un patrimoine, ne serait-ce qu’une poubelle thermique ! Qu’ils paient ou qu’ils vendent !

Mais là les affaires se compliquent joliment. Vous pouvez transformer votre appartement en bunker thermique, et même en producteur net d’électricité, vous n’aurez pas votre beau certificat d’honneur de propriétaire citoyen conscientisé et labellisé, digne de recevoir une rémunération décente de votre investissement. La dépense thermique prise en référence est celle de l’immeuble. Si vous êtes seul à faire les rénovations nécessaires, aucun moyen d’avoir une bonne lettre. Les copropriétaires occupants n’ont aucun intérêt à faire des travaux gigantesques non rentables. Cela revient à interdire la location dans les immeubles collectifs où ils sont majoritaires.

Ne vous inquiétez pas, les textes seront aggravés pour faire sauter ce bouchon un jour ou l’autre. En attendant, les propriétaires vendent après avoir mis fin aux locations. Il devient de plus en plus dur de trouver une habitation en location. Pour acheter, les conditions de crédit deviennent très restrictives. Les prix du neuf eux sont aggravés de plus de 10 %, hors inflation, par les contraintes nouvelles imposées aux constructeurs. Les prix déjà inaccessibles grimpent encore un peu plus. Allons, en route en chantant vers une crise du logement !

Mais non disent nos Énarques étatistes (ils le sont tous peu ou prou par vocation ou intérêt). On va faire des logements sociaux. Ceux-là ont tous les budgets nécessaires pour se mettre aux normes écolos. Ce sont les bourgeois qui paieront. Ces salauds de propriétaires auront la triple peine, perdre de la valeur locative, perte sur le prix de vente et impôts aggravés sur le revenu. Parfait ! Une belle société qui fait face avec astuce à ses besoins sociaux et écolos ! Quand verra-t-on l’ENA adhérer à la Nupes ?

L’ennui c’est que le parc de « poubelles thermiques » appartient généralement à la classe moyenne moyenne et inférieure. Souvent le bien leur est revenu par un petit héritage et ils ont payé des droits. Parfois ils se sont endettés pour des années pour avoir un revenu de complément pour leur retraite. Mais avec les emprunts ils sont à la limite. ILS SONT PARFAITEMENT INCAPABLES DE PAYER ET LE CERTIFICAT ET LES TRAVAUX D’ISOLATION. Si les revenus locatifs baissent, ils sont coincés et doivent vendre. Adieu le petit patrimoine, et le revenu de complément ! Quand on connaît les perspectives de la France en matière de retraite, personne ne rit. L’Énarque s’en fout. Il aura lui une très belle retraite publique agrémentée de tous les ajouts faits à l’occasion de pantouflages ou d’allers et retours au gouvernement et au parlement.

Ils ont une réponse toute faite : « on a créé sur le modèle de la sécurité sociale une administration nouvelle tout entière dévouée à fournir des ressources aux propriétaires nécessiteux : Ma prim’renov ».

Indépendamment du nom racoleur et grotesque pour publiciste déjantée, constatons qu’une nouvelle branche administrative a poussé sur le dos des Français et de leurs revenus. Des cohortes de fonctionnaires vont aider les pauvres propriétaires, façon gilets jaunes, à passer le cap. Les budgets prévus sont tellement lourds et les résultats tellement incertains que la Cour des Comptes frémit d’horreur. Elle exige des évaluations régulières ! Personne n’a chiffré de façon convaincante les gains en Co2 des efforts demandés aux loueurs de logement. Encore moins en température. Rassurons tout le monde, il est exactement nul.

Des dizaines de milliards d’euros et de nombreuses vies gâchées vont joncher le parcours anti propriétaires de nos énarques adorés, bienveillants et indispensables. Ce n’est pas la triplette Macron (qui ne possède rien et n’a pas employé les fortunes qu’il a gagnées chez Rothschild pour créer du logement locatif), Borne et Panier-Runacher, qui peuvent simplement imaginer qu’il y a un problème.

Pertes de valeur, rancunes et haine, impôts, bureaucratie violente, régression pour aucun résultat. Ce n’est pas pour demain. C’est ici et maintenant ! Et les veaux broutent ce qu’il leur reste d’herbe en courbant l’échine. Et ils seront tout surpris quand ils seront frappés, eux qui se croyaient à l’abri. Quoi ? Cela ne concerne pas que les autres. Ils iront alors à la Nupes ou au FN.

La transition énergétique bidon nous enferme dans la triplette : parti bureaucratique, partis contestataires. Il n’y a rien de positif à attendre de cette horreur.

Ce premier acte de l’écologie coercitive et dommageable sera suivi de bien d’autres de plus en plus punitifs et de plus en plus ruineux, au fur et à mesure que l’inefficacité sur la réduction des difficultés climatiques sera de plus en plus avérée et que la ruine guettera le système. Nous venons de mettre le pied dans la machine à broyer définitivement le pays.

C’est aujourd’hui qu’il faut réagir.

Premier acte de santé écologique : mettre fin à l’énarchie compassionnelle bienveillante, écologique et népotique, en interdisant aux hauts fonctionnaires l’accès aux fonctions politiques. Écarter les Borne, les Macron, les Panier Runachier, les Wargon de l’espérance du pouvoir est le seul moyen que les questions qui touchent aussi radicalement le corps social soient correctement traitées.

S’ils avaient travaillé toute leur vie au service de l’économie, donc de la collectivité, pour disposer d’un petit logement et éventuellement d’un studio en location, encore en cours remboursement des crédits, pour améliorer leur faible retraite, ils sauraient ce qu’on pense quand on voit se construire en face de chez soi des logements sociaux bien isolés et quasi gratuits pour immigrés au chômage statutaire, que son quartier est devenu la proie des vols et des provocations islamiques, avec des tirs de bombes d’artifice, et qu’on doit payer pour isoler son propre appartement et perdre la location bienvenue qui mettait un peu de beure sur les épinards, alors qu’on est évidemment exclu des subventions qui ne couvrent qu’une fraction infime des coûts, quand il est possible de faire les travaux.

Après avoir dépensé pour 85 milliards de cadeaux électoraux, Emmanuel Macron est descendu de son jet ski et prend la pose du tragédien pour dire aux Français que la fête est finie et qu’il va falloir qu’ils travaillent, eux, pour payer les différentes factures accumulées par sa gestion et qu’ils auront, eux, à subir les efforts de la transition énergétique, et la guerre en Ukraine.

Le manque de scrupule, la morgue et le mépris de ce président problématique dépassent l’entendement. Les Français, nés malins, applaudissent leur sauveur ! On les a fait voter en stimulant leur peur. On va les faire payer en stimulant leurs craintes. Tableau !

Français, n’ayez pas peur. Il faut stopper le mécanisme infernal qui se met en place et qui ruinera définitivement la France et ce qu’on appelle de plus en plus inexactement les Français.

La Nupes et Israël - L'indispensable antidote de Michel Onfray

Il était inévitable qu’un intellectuel de gauche, dont la vocation est de ne se sentir prisonnier de rien d’autre que la vérité, finisse par s’élever contre les nouveaux conformismes imposés par la gauche, depuis la Libération, qui sont tous fondés sur une armée de mensonges particulièrement grossiers.

Inévitable mais difficile tant la répression médiatique des contrevenants a été et reste forte. C’est Michel Onfray qui s’y est collé. Grâce lui soit éternellement rendue !

La délectation à lire sa destruction radicale de la psychanalyse, une escroquerie intellectuelle et médicale, ne peut être surpassée que par sa destruction de l’image d’un Mitterrand socialiste, réduit à sa réalité saumâtre de collabo malin reconverti assez vite dans une résistance giraudiste sans signification autre que d’opportunité. Avoir fait un Dieu de ce qui restera dans l’histoire comme un pourrisseur sans états d’âme , était une imposture tout de même assez énorme. Tout cela a fini, côté thuriféraire, par une édition de luxe payée par le contribuable de ses lettres d’amour ampoulées à la mémère de la RTF, Catherine Langeais. Tableau !

De coups de griffes en coups de canon, Michel Onfray effiloche « la toile d’araignée gramciste » qui a emberlificoté l’opinion publique et les médias depuis la guerre de Quarante. Il détruit les slogans malhonnêtes et mensongers qui ont permis à l’extrême gauche, communistes et trotskistes et socialistes façon Nupes, de se présenter comme le camp du bien contre une droite infâme, hitlérienne dans l’âme et pourvoyeuse de génocides.

La commémoration de l’immonde rafle du Vel-d’Hiv a été une fois de plus l’occasion de répéter les mantras antibourgeois assimilant les droites à Hitler, mais a conduit Mélenchon à tenter une action contre Israël considérée notamment par les communistes comme un pouvoir racial basé sur l’apartheid et faisant subir aux Palestiniens le traitement que Pétain a fait subir aux Juifs.

L’affaire est évidemment politicienne. Depuis que l’extrême gauche et les socialistes ont considéré qu’il fallait abandonner l’ingrate classe ouvrière au profit de l’immigration musulmane, il fallait activer les feux dans la condamnation d’Israël et se réapproprier toute la sémantique islamique vis-à-vis des Palestiniens martyrs. Du coup la gauche reprenait à son compte l’antisémitisme de l’Oumma, le seul qui tue encore des juifs dans le monde, avec en prime la menace d’extermination des juifs d’Israël par une bombe atomique iranienne !

Depuis que les restes démembrés du PS ont rejoint la NUPES, la notion de gauche « morale » devenait encore plus problématique. Exploiter la Shoah contre la droite et les Juifs, cela devient un peu trop fortiche à avaler pour être honnête, même pour un socialiste.

Michel Onfray a donc écrit un articulet vengeur dans le Journal du Dimanche qui fait place nette.

Comment ne pas rappeler que le premier parti collabo des Nazis a été le parti communiste. Il l’a été dès le pacte Molotov Ribbentrop, l’alliance entre Hitler et Staline, et a organisé le sabotage des armements français lors de la montée vers la guerre. Le PC a été un parti de traîtres qui a fait tuer des Français, avant même que leurs amis nazis occupent la France. Ils ont alors enchanté la presse nazie de leurs déclarations d’amour pour les soldats allemands. Onfray n’y va pas par quatre chemins. Il cite le vibrant hommage écrit par le PC dans la presse de collaboration au soldat allemand tellement bien accueilli par les Français ! Une ignominie à la Duclos, un fameux spécialiste. Moi-même, j’avais publié sur le forum du monde les propos d’Aragon demandant qu’une Guépéou à la française nettoie le monde des infects bourgeois, ce qui, quand on connaît la suite, c’est-à-dire probablement plus de 100 millions de morts assassinés, a fait mauvais genre.

On disait à l’époque : PC, Parti Collabo !

De même tout le monde sait qu’il y a eu de nombreux liens entre communisme, fascisme et nazisme, contraction de national-socialisme. Hitler a commencé comme spartakiste. Mussolini était socialiste, comme les piliers de la collaboration qu’étaient Déat et Doriot. Une grande partie de la gauche pacifiste a tourné maréchaliste après la débâcle.

À un moment où une presse énamourée fait de Fabien Roussel un formidable candidat parce qu’il a défendu la bonne bouffe contre les puritains de l’écologie maladive, elle n’avait pas vu qu’il allait devenir le premier signataire d’une motion raciste contre Israël ! Eh oui, un communiste est un communiste et restera un communiste. Qu’il aime le fromage ou pas !

Onfray a raison de déclarer qu’on vient d’entrer dans un nouvel âge de l’antisémitisme qui est basé sur l’intégrisme génocidaire islamiste vis-à-vis d’Israël, même si sa catégorisation des âges précédents n’est pas totalement juste. Il y eut un antisémitisme catholique et un antisémitisme marxiste. C’est vrai. Surtout, il y a eu un antisémitisme national et souverainiste qui n’admettait pas qu’une aussi petite minorité ait réussi à se tailler des parts dominantes dans la presse, la finance, la politique. C’est cet antisémitisme qui régnait à Vichy, qui voulait interdire cet entrisme à succès. Onfray a tort de ne pas le signaler. Cet antisémitisme-là demeure vivace et se retrouve par exemple dans la condamnation de l’emprise des hommes de Goldman Sachs sur l’Union Européenne et plusieurs des pays européens. La crainte d’une emprise occulte est toujours là et nourrit toujours une forme d’antisémitisme.

Staline avait créé une république pour les Juifs et n’a jamais admis que les juifs russes préfèrent aller en Israël. La répression antisémite de sa fin de règne vient principalement de cette rancœur. Il justifie moins que le PC continue 75 ans plus tard à porter l’hystérie anti israélienne stalinienne.

Il est clair que le nouvel âge de l’antisémitisme est d’abord islamiste et les initiatives de la Nupes ne se comprennent que par la volonté d’utiliser électoralement le réservoir musulman en reprenant toutes ses querelles, du Burkini à la destruction de l’État d’Israël.

Il est parfaitement clair qu’on pouvait très bien être contre la création d’un état israélien en Palestine, sans être antisémite. Moi-même me désole de l’Alya des juifs français. On pouvait comme de Gaulle légitimement prévenir Mme Golda Meir contre l’idée d’une guerre préventive. On peut même critiquer la volonté d’extension du territoire israélien au-delà des frontières actuelles, par grignotage ou par annexion.

Mais, désormais Israël est un fait acquis et les demandes de destruction du pays sont du ressort de l’antisémitisme le plus absolu. Ce qui sidère dans le projet de la NUPES, c’est le racialisme qui en suinte, et la volonté expressément exprimée de mettre fin à l’État d’Israël, organisation structurellement assimilée à un état apartheid, ce qui est objectivement faux.

La soumission des reliquats de forces socialistes en France aux Oukases de Mélenchon et la volonté de se refaire la cerise en pliant devant les exigences islamistes, font éclater de toute part la fameuse toile d’araignée gramscienne qui enveloppe l’opinion publique en France et a au moins cet avantage de renvoyer aux poubelles de l’histoire la fantaisie d’une extrême-gauche morale et parangon exemplaire du bien public.

Le double ralliement de Mélenchon à la dictature criminelle du Venezuela et à l’antisémitisme radical et exterminateur islamiste est une réplique de l’ignoble et criminelle collaboration du PC avec Hitler.

La Nupes est une saleté politique immonde à nettoyer d’urgence et le savon employé par M. Onfray est parfaitement propre à cet usage.

 

Un sujet fondamental : pourquoi 87 à 90% des juifs français n'ont pas été dépôrtés et ont survécu.

Paxton et Zemmour renvoyés dos à dos. Le livre fondamental de Jacques Semelin

Nous terminerons ce mois de juillet consacré aux livres importants qui remettent en cause soit des mensonges, soit des tabous, soit des erreurs d’appréciation dommageables, par le livre de Jacques Semelin « une énigme française » chez Albin Michel. Le fait que l’édition s’attaque à des sujets aussi difficiles est la preuve d’une réelle vitalité qu’il faut souligner. Bien sûr les trois auteurs que nous avons mis sur le pavois ne sont pas véritablement dans des filières officielles. Mais il est normal que la liberté interpelle d’abord en dehors des cadres trop enfermés par une doxa contrôlée de près par des groupes intéressés.

Après la Guerre d’Espagne, qui disparaît progressivement des esprits, et la transition énergétique, qui l’envahit, deux sujets où le mensonge règne en maître, il était intéressant de se pencher sur le sujet polémique suprême : la Shoah. On dira : après 50 ans de matraquage sur cet épisode terrible de la seconde guerre mondiale, reste-t-il encore quelque chose à dire de nouveau ?

Mais oui et l’aspect oublié que Jacques Semelin ajoute au débat national et international n’est pas mineur : pourquoi les trois-quarts des juifs en France n’ont pas été déportés, et, à l’intérieur de cette catégorie, pourquoi 87 à 90 % des juifs français ont-ils pu échapper à l’ambition exterminatrice de l’occupant ? L’historiographie s’est consacrée d’abord aux victimes déportées ou assassinées, ce qui est normal. Mais, le plan nazi étant d’exterminer le plus grand nombre de juifs, et l’antisémitisme de Pétain et de son gouvernement étant aggravé par sa collaboration active, comment se fait-il que la très grande majorité de la population juive présente en France soit restée indemne ?

La question est sensible. Mettre en avant ce fait peut passer pour exonératoire pour le régime de Vichy et déclencher des réactions mémorielles outragées. S’attaquer à un tel sujet prouve la force de caractère de J. Semelin mais aussi son esprit précautionneux. Il fallait déminer, déminer encore, et le mieux était encore de raconter l’histoire détaillée de sa réflexion historique pour éviter que la démarche ne soit immédiatement disqualifiée et considérée comme « nauséabonde ».

Le sujet a également un côté actuel à la suite de la campagne électorale de Zemmour. Ses propos contre l’approche de Paxton, considérée par lui comme un « french bashing » anglo-saxon particulièrement immonde, sont revenus à la surface pour le déconsidérer comme pétainiste pronazi d’extrême-droite.

Le livre permet à la fois de déterminer pourquoi Paxton est outrancier tout en condamnant la manière dont Zemmour a développé son argumentation, ici aussi, outrancière.

L’important dans la démarche historique de Semelin, c’est toute la partie recherche. Combien de juifs français en France en 1939, combien de survivants en 1945. Quelles ont été les stratégies d’évitement de la déportation ? Quelle a été l’attitude de la majorité des Français ? Qu’ont fait les autorités françaises ? Où, quand comment les Juifs ont-ils été capturés pour la déportation, par qui et comment ?

Ceux qui liront le livre apprendront des choses sidérantes : il y avait encore 40 000 juifs à Paris et se déplaçant avec leur étoile jaune en 1944 ! Sur les 320 000 israélites de 1939, les trois-quart ont survécu, quasiment le plus fort taux européen, égal à celui de l’Italie, qui ne recelait qu’une très petite population juive (40 000) et qui n’était pas sous la domination hitlérienne. Les enfants juifs étaient interdits d’école en Italie pas en France.

Ceux des Juifs qui ont réussi à échapper la volonté d’extermination d’Hitler ne le doivent pas à Pétain ni aux gouvernements de collaboration, bien qu’ils aient été plus que réticents à livrer des Français, et qu’ils aient commencé à partir de 1942 à résister aux demandes allemandes de déportations massives d’enfants, après l’occupation totale du pays, à cause des réactions de plus en plus critiques notamment des autorités religieuses françaises, qui ont longtemps accompagné le Maréchal. Il est clair que Zemmour s’est trompé en donnant l’impression qu’il voulait réhabiliter Pétain, alors qu’il souhaitait parer l’injure de Paxton contre la France et l’entièreté de la population française déclarée complice.

Alors, si la France est le pays qui proportionnellement a subi le moins de pertes, alors qu’il a été dirigé par des autorités collaborationnistes et occupés partiellement puis totalement par les nazis, c’est que des forces au sein même du pays ont puissamment œuvré à limiter la déportation des juifs.

La tentative de Paxton d’essentialiser la population française comme antisémite et pro Shoah est grotesque. Une chose est de rappeler des vérités qu’on avait tendance à laisser dans le silence, dans l’historiographie officielle française, une autre de porter des accusations collectives incandescentes et calomniatrices.

Le livre permet d’aboutir au consensus sur d’autres questions importantes. Non, ce ne sont pas les 4 000 « justes » qui ont pu sauver quasiment 300 000 juifs ! Non, le discours de Chirac reconnaissant la responsabilité de la France tout entière, n’était pas juste ! Ce fut une erreur manifeste. Il fallait incriminer d’abord la faute des autorités de l’époque, c’est-à-dire le gouvernement de Vichy et son parti de collaboration, pas la France ni les Français.

Les juifs survivants ont bénéficié :

- Un moment, du fait qu’il restait un gouvernement national et une zone non occupée par les Allemands. La zone Nono a permis à des dizaines de milliers de juifs de s’éloigner des soldats allemands jusqu’en 1942.

- De la solidarité active de la très grande majorité des Français avec les Français déplacés, ruinés ou poursuivis, sans distinction. La solidarité et la bienveillance vis-à-vis des populations françaises atteintes par la guerre ont été générales et le plus souvent anonymes. La xénophobie des Français s’est exercée contre des populations étrangères qui se sont accumulées en France à la suite du pacte germano-soviétique et de la guerre d’Espagne. La solidarité a dominé entre Français et il n’y avait aucun antisémitisme notamment dans les campagnes, sauf quelques manifestations sans conséquences graves d’une partie du clergé catholique contre les « tueurs de Jésus ». Le nombre de lettres de dénonciations de juifs est ridicule dans le flot des dénonciations reçues par les Allemands.

- De l’intelligence des familles juives qui se sont organisées pour fuir la destruction et ont trouvé courageusement et intelligemment mille moyens pour se mettre à l’abri le plus souvent au vu et su de tout le monde et sans craindre l’attitude des populations locales. Les enfants ont été scolarisés sans difficultés. Même l’Église catholique, généralement vilipendée pour son attitude pendant cette période, a créé de nombreuses initiatives pour les familles juives. La solidarité avec les réfugiés français n’a jamais été sélective.

La vérité mémorielle sur l’ensemble de cette période est que les Français n’ont pas à rougir de la manière dont ils ont affronté les conséquences de leur échec à contenir les troupes nazies. La France et les Français ne se sont pas déshonorés sur la question juive, même si les gouvernements de Pétain ont mené des politiques injustifiables et criminelles justement dénoncées.

La gauche se considère comme la seule force morale, malgré ses fautes immenses, notamment celle des communistes qui ont endossé le pacte germano-soviétique et ont été les premiers à se lancer dans la collaboration avec Hitler, avant même l’occupation, jusqu’à l’invasion de l’URSS en 1942. Elle exploite la Shoah sans vergogne pour asséner de façon obsessionnelle des assimilations honteuses : droite = Pétain = nazisme = Shoah, avec des raccourcis curieux comme Papon = Nazisme, de Gaulle = Papon, de Gaulle égale nazisme. Tout cela parce que chacun sait depuis plusieurs publications, qu’une part essentielle de la collaboration était le fait de beaucoup d’anciens communistes (Déat, Doriot) et socialistes, souvent teintés de pacifisme (comme le père de Jospin).

Encore il y a deux jours, Clémentine Autain, passionaria communiste sans frein, devenue une égérie vieillissante à la Nupes et d’autant plus nerveuse, répétait Droite = Shoah = culpabilité = infamie !

Le livre de J. Semelin donne également beaucoup d’exemples d’amplifications politiques de la détestation de la droite au nom de la Shoah instrumentalisée par les journalistes, les hommes de lettres, et les gens de cinéma. C’est trop utile à tous ces gens dont un grand nombre a été complice de Staline et de Mao pour laver leur réputation.

Il y a donc fort à parier que la diffusion du livre de J. Semelin et de ses thèses restera marginale.

Un exemple de plus de l’emprise de la gauche sous tutelle communiste depuis la Libération pour perpétuer d’immondes mensonges et encadrer l’opinion publique, notamment à l’école et à l’université.

Raison de plus pour souligner ici qu’il a parfaitement raison et qu’il est l’honneur de l’historiographie de la seconde guerre mondiale.

La France doit redevenir une terre d’amour de la vérité.

Christian Gerondeau : l'indispensable trilogie sur la religion écologique

La fin de l'intox du GIEC

Lors que le 4 août 2021 j’ai abordé dans une conférence la question écologique, avec des interrogations fortes sur les idées dominantes défendues par le GIEC, les réactions ont été surprenantes ou terriblement pédagogiques comme on voudra. Il était facile de démontrer avec des opérations élémentaires dignes d’un élève de 7e et sur la base de chiffres qu’il suffisait de vérifier sur internet en trois secondes, que la politique proposée était strictement inutile d’un côté et impossible à mener de l’autre. Des réactions violentes se sont produites dans l’assistance, un phénomène jamais rencontrées depuis des années que je fais des conférences. Des jeunes filles indignées se sont levées et ont quitté la salle. Des adultes que je connaissais pour raisonnables ont durci leur visage en marque de réprobation. On entendait des « il ment », des « c’est faux », des « c’est scandaleux » etc. J’aurais expliqué à une assemblée de musulmans fanatiques que Mahomet était un farceur, la réaction n’aurait pas été plus vive ! Une partie de la salle ne voulait pas entendre ! Le dogme était sacré. L’écologie était clairement devenue une religion qui ne pouvait tolérer les sceptiques. À l’époque, le premier livre iconoclaste de Christian Gerondeau n’était pas encore paru (La religion écologique - L’Artilleur). La revue Causeur avait refusé de prendre un petit article sur le coût de la suppression du moteur thermique. Cette conférence a été un déclic. Les calculs les plus simples et les moins contestables étaient considérés comme faux et de mauvaise foi. « Je ne veux pas le savoir ». Vingt-cinq ans de propagande incessante avaient suggestionné et décérébré une partie très importante de la population qui ne voulait plus revenir sur son engagement, même au prix de la sottise la plus crasse.

J’ai donc entrepris d’écrire un livre explicitement centré sur les risques économiques de l’écologie prônée par le GIEC (Réconcilier Économie et Écologie – Deux trains lancés l’un vers l’autre sur la même voie, aux éditions du cercle des économistes e-toile). Malheureusement l’hystérie autour d’une nième vague de Covid et la volonté de Macron « d’emmerder les Français » rétifs à la nième vaccination n’a pas permis d’organiser quoi que ce soit et le sujet a été évacué totalement des élections présidentielles, puis législatives, entièrement préempté par l’Union européenne qui a imposé sans aucune étude d’impact la suppression du moteur thermique en 2 035.

Le temps était revenu d’aborder la question écologique. Malheureusement la guerre en Ukraine a, à nouveau, faussé toute la donne. Néanmoins, nous avons décidé de relancer le livre, encouragé par la parution de deux nouveaux livres de Christian Gerondeau, qui a complété son premier livre par « Les 12 mensonges du GIEC » et surtout l’indispensable « La voiture électrique et autres folies » que nous conseillons à tous les lecteurs de ce blog tant les chiffres donnés sont importants.

« Comment briser le mur de mensonge érigé par les tenants de la doxa aujourd’hui régnante qui les cache aux yeux du monde car ceux-ci ont tout fait, jusqu’à présent avec succès, pour empêcher toute confrontation avec ceux qui les contestent, parfois présentés comme des « adeptes de la terre plate » alors qu’ils portent la voix du bon sens »

J’aurais pu écrire la même phrase. Ce blog depuis presque 15 ans pose inlassablement la question de la défaite de la vérité sur un grand nombre de sujets économiques, monétaires, sociaux, historiques et écologiques. L’opinion se forme dans une toile d’araignée de mensonges ahurissants qu’il est interdit de balayer.

Nous avons vu dans un précédent article l’ampleur titanesque et forcenée du tissu de mensonges qu’est la présentation de la guerre d’Espagne en France. Un tel niveau de désinformation est presque égalé sur la question écologique. La France et l’Europe de l’Ouest sont devenus les nouveaux « pays du mensonge déconcertant » ! Comme c’est glorieux !

La force de Christian Gerondeau est qu’il prend les faits et présente des graphiques exacts. Ensuite il compare avec les affirmations du GIEC. Et on constate des présentations volontairement tronquées, disons même truquées, des changements d’unités qui ne permettent plus de comparer, des affirmations sans preuve, des attitudes de Savonarole énervé, des injonctions contradictoires, de la littérature de pure propagande, des mesures outrancières et débiles, la démoralisation des jeunes, la génération de comportements délirants chez des esprits fragiles.

Chaque jour démontre l’effet démoralisant des sottises intéressées du GIEC. Un homme annonçait hier encore devant les télévisions énamourées qu’il allait se faire stériliser pour ne pas encombrer la planète d’enfants gâtés qui provoqueraient le réchauffement climatique ! Lorsque la folie devient la règle, il est temps de quitter la nef des fous. Malheureusement il n’y a pas de véhicule de secours. Il faut donc bien attaquer de front les sottises mensongères du GIEC et s’attaquer aux abrutis qui ont cru bon par grégarisme inculte de mettre en application leur plan de régression mortelle de l’économie mondiale.

Les Français ne le savent pas encore, mais le temps est venu de faire sauter le carcan de l’inepte concept de la transition écologique avant la ruine définitive du pays et l’instauration d’une quasi-dictature climatique quand la situation sera devenue ingérable.

Il faut savoir que l’intoxication des consciences est telle que ce sera un travail politique colossal et il est compréhensible qu’aucune force politique ne veuille prendre le risque de s’approprier, même si c’est une nécessité nationale cruciale. L’opinion veut du greenwashing et on lui en sert des tonnes. Les entreprises ont décidé de ne pas résister et vomissent leur torrent d’inepties vertes ou LGBT pour soigner leur image et éviter d’être vilipendées par des dizaines d’associations militantes inondées d’argent.

Il va falloir braver toutes les forces « du bien » qui, dans les médias, les arcanes du pouvoir, à l’ONU, au sein de l’UE, et dans l’administration française qui cogère le pays avec des associations de fanatiques, accablent l’opinion de mensonges et de menaces intenses et diversifiées.

C’est beaucoup plus simple de se couler dans le politiquement correct pour gagner des places, du pouvoir et de l’argent. Aux États-Unis et dans de grands groupes mondialisés en Europe, on fait déjà signer des déclarations par lesquelles on se déclare parfaitement au courant des difficultés de genre ou climatiques, et qu’on adhère totalement à la nécessité d’être inclusif et de sauver la planète. Pas question de montrer de la tiédeur et de ne pas hurler avec les loups quand il faut éliminer un récalcitrant. En URSS, il fallait prouver sa parfaite connaissance du marxisme-léninisme pour postuler à quoi que ce soit. S’il fallait signer des formules comme Allah est le seul Dieu, tout le monde crierait à la dictature. Dans le domaine LGBT et écologiste, cela parait une simple bonne idée.

Le GIEC est désormais une institution non scientifique déconsidérée par quiconque s’intéresse au sujet. Christian Gerondeau n’a pas de difficulté à montrer les tricheries utilisées par cette machine à travestir.

Calculer la masse de CO2 autour de la planète en « ppm », unité incompréhensible du grand public et les flux de création de CO2 en tonnes ne permet aucune comparaison. C’est fait exprès. Car dès qu’on parle en tonnes on voit que le stock de CO2 est tel que la suppression des flux de CO2 liés à la voiture en France n’en représente que le 10.000ième ce qui interdit tout espoir d’un effet quelconque sur le climat, même en utilisant les modèles les plus extravagants du GIEC.

De même trafiquer la courbe sinusoïdale de l’évolution de la température terrestre, qui oscille avec une périodicité d’environ 60 ans depuis des lustres, en droite quasiment verticale est un exploit dans la malhonnêteté tout à fait remarquable. Là aussi la tricherie est volontaire. La préméditation est impossible à cacher.

Comme nous l’avons fait également, avec une autre approche, Christian Gerondeau apporte la preuve que la disparition du moteur thermique en Europe ne se fera pas parce qu’il est tout simplement impossible. Nouveauté, Il prouve en s’appuyant sur l’aveu d’Elan Musk, que la voiture électrique est incompatible avec un réseau d’autoroutes et la volonté d’aller en famille en vacances… Désormais les Californiens riches prennent leur quatre-quatre pour aller en vacances un peu lointaines !

Comme nous le faisons sur ce site en critiquant ouvertement toutes les mesures prises par Mme Wargon, Christian Gerondeau n’a pas de difficulté à prouver que la conversion du parc de bâtiments en blockhaus thermiques est un gâchis infernal et strictement inutile.

La partie le plus intéressante et originale est celle qui démontre qu’en réalisant une maintenance finalement peu coûteuse du parc de centrales atomiques existantes, il est parfaitement inutile d’en construire d’autres. Nous avions nous-mêmes rappelé que Giscard avait lancé le TGV et le chauffage électrique des nouveaux immeubles parce qu’il anticipait que les centrales nucléaires produiraient un excès d’électricité. Et il est vrai que nous avons exporté de l’énergie pendant des décennies jusqu’à ce que le programme nucléaire sous la pression des Verts tourne de l’œil. Gerondeau rappelle que depuis 2000 la consommation d’électricité baisse en France, ce que personne ne sait car personne ne le dit dans les médias. Les capacités nucléaires étaient donc de plus en plus excédentaires. Construire la Hague n’avait en fait aucun intérêt. Cette baisse de la consommation électrique est due à un simple phénomène de saturation des marchés maintenant que tout le monde est équipé en réfrigérateur, lave-linge, lave-vaisselle, télévision et autres applications électroniques. Elle est là pour durer.

Le programme ruineux de construction d’éoliennes a créé quelques super fortunes opportunistes avec de l’argent public c’est-à-dire les impôts payés par les autres, mais en forçant à utiliser en priorité l’énergie éolienne, on a freiné les centrales qui ont fini par fonctionner de façon bancale. On n’avait aucunement besoin de cette nouvelle source d’énergie.

De même le pays se ruine avec ses politiques ferroviaires à l’échelon régional et local autant que national. L’investissement est colossal, la recette comptée ridicule. Le tout ne fonctionne qu’à perte. Et on affirme, encore un mensonge, que la SNCF peut faire des bénéfices, alors qu’elle entraîne chaque année au minimum 14 milliards de pertes et qu’elle est responsable d’une grosse partie de la dette colossale du pays. Là aussi, nous avons écrit sur ce sujet dans tous nos livres et plusieurs articles sur ce blog. Notons que ce n’est pas Mme Borne qui va changer le cours des choses. Elle est entièrement mouillée dans la politique folle des transports que nous avons connue.

On voit que dès qu’on part des réalités, les vues convergent. Les constats sont les constats.

La nécessité aujourd’hui est de contrer la religion d’état qu’est devenue la religion écologiste qui s’est imposée d’en haut, à partir des quelques fanatiques Verts allemands, d’abord à l’ONU puis dans les instances européennes puis partout dans les médias. Il faut gagner une bataille de faits et d’opinion.

Et bien sûr il faudra ensuite bâtir une stratégie alternative, car des difficultés écologiques, il y en a, principalement des risques de pénuries, et il faut les anticiper. Construire une croissance plus équilibrée, moins intensive en destruction de ressources non renouvelables est un bon objectif. Il est nécessaire de réserver les ressources rares qu’il nous reste à des investissements bien choisis et optimisés, de même que les obligations réglementaires doivent être soigneusement pesées. Le gaspillage éperdu et intenable actuel, sans aucune efficacité, doit être totalement arrêté. Nous risquons un collapsus économique irrattrapable créant de surcroît un chaos politique difficile à maîtriser.

Le risque des politiques écologistes irrationnelles menées à la suite des gourous allemands de la décroissance heureuse est d’une part de succomber aux mesures folles de transition qu’on veut imposer sans raison au pays mais aussi de décourager de faire les réformes économiques et sociales nécessaires pour retrouver la prospérité, stagnante depuis 1981.

On voit que LR pourrait tenir là une opportunité de retrouver un rôle fondamental dans la défense et l’illustration de la Ve République. Les trois autres mouvements sont trop engagés dans la dégringolade actuelle pour pouvoir freiner et plus encore moins imaginer un demi-tour.

Mais qui osera en son sein se dresser avec le drapeau de la révolte et engager une bataille de fond pour informer le grand public, faire apparaître l’imbécillité honteuse de la voie qu’on impose à la France, et la nécessité de faire autrement ?

Gageons que le projet inique de l’union Européenne de faire payer aux Français les erreurs allemandes au nom de la solidarité en bridant leur consommation et leur consommation d’énergie, sera un puissant levier. La politique allemande menée depuis que les Grünen se sont imposées au pouvoir en Allemagne est une absurdité dommageable que les Allemands doivent assumer seuls. Personne ne les a forcés à organiser une dépendance organique de la Russie et du gaz, tout en poussant une politique démente de création d’éoliennes intermittentes. Que les auteurs de cette sottise l’assument et ne cherchent pas à mouiller les autres à leur place.

Jusqu’ici, il paraissait seulement important d’attirer l’attention sur tel ou tel aspect problématique de la politique écologique imposée par le GIEC. Mais au vu des conséquences de plus en plus dramatiques et de la folie qui règne désormais, il faut aller plus loin.

Un grand plan de redressement national passe OBLIGATOIREMENT par un changement de cap radical en matière d’action écologique. C’est l’urgence nationale des cinq prochaines années.

 

Didier Dufau

Quelle statégie pour LR ? suite

L’effondrement de LR est un cas d’école pour la science politique, comme l’est de déclassement français. Plus d’hôpitaux, plus de justice, plus de police, plus d’école, plus d‘université. À peine d’armée. La bourse s’effondre. Les marchés immobiliers et autres se bloquent. La construction automobile est arrêtée. On sait déjà que la France ne sera pas chauffée l’hiver prochaine. L’inflation flambe. La dette flambe. Plus personne ne dirige rien. L’Allemagne privée d’énergie par l’effet de l’imprévoyance des Grünen est en grand risque d’un collapsus économique brutal. L’Euro s’effondre. Mme Hidalgo n’en finit pas de ruiner la capitale. Tout va très bien Madame la Marquise.

On peut penser que réfléchir au sauvetage de LR fait partie de ces distractions qui signalent l’esprit curieux mais un peu décalé. Après tout, ce qui peur arriver à un parti qui s’est condamné tout seul et qui se retrouve à l’état de carcasse vide est anecdotique. D’autres forces se sont implantées. Malheur aux vaincus !

Après avoir rappelé les méthodes employées pour sombrer examinons s’il reste des possibilités de revenir dans le grand jeu, c’est-à-dire de retrouver une majorité nationale.

Il faut tenir compte de l’adversaire. Emmanuel Macron n’a jamais eu l’intention de diriger le pays. Il a merveilleusement manœuvré pour conquérir le pouvoir mais il a été entravé pendant deux par les conditions mêmes de sa réussite présidentielle. Début 2020, il est sans bilan et mortifié. Il est sauvé par la crise du Covid. Mais les deux années sont occupées exclusivement à distribuer des cadeaux aux électeurs pour se faire réélire. Plus de 85 milliards de cadeaux au peuple. Du jamais vu ! Une fois élu, aucun programme, aucune idée de gouvernement ! Rien, comme d’habitude de la com’, des postures et des mensonges éhontés. Et des habiletés d’évitement : maintenant que je suis élu, ne comptez plus sur l’argent magique. Il va falloir que VOUS SOYEZ ÉCONOMES ET SOBRES. Plus cynique, on ne peut pas ! On mélange allègement les contraires lors de l’interview du 14 juillet : nous relançons le charbon, mais personne n’a fait plus que moi pour l’écologie et on va accélérer. Enfin surtout vous parce que moi je n’ai plus rien à donner. Bien sûr qu’il faut du pouvoir d’achat : au pays d’aller le chercher en travaillant plus. Maintenant il va falloir que tout le monde soit responsable sauf moi. Moi je règne sans diriger. Blablabla ! »

« Et je vais continuer à crâner et à en faire qu’à ma tête : le parlement devra avaler mon initiative de créer une chambre de la reconstruction « associant les forces vives ». Que le Parlement se débrouille. Et j’organiserai des référendums sur les sujets qui m’amuseront et qui embêteront mes adversaires. »

L’important pour Emmanuel a toujours été la posture : « Je suis en charge, institutionnellement, de l’avenir d’un grand pays qui a de grands atouts et qui y arrivera. Je donnerai des leçons à tous et à tout moment. Sauf grosse catastrophe, mais j’ai averti qu’elle arrivait, donc je ne crains rien. Ce seront les Français et l’opposition qui seront responsables ».

La tactique de Mme Le Pen, dédiabolisation et caresses à ses chats, tout en offrant ses services pour sortir du blocage institutionnel à la « chambre », ressuscitée, a ceci de cruel que toute personne qui prétend avoir une idée passe aussitôt pour être un foldingue à la droite de la droite. Le RN en grand modérateur, on aura tout vu. Mais c’est la garantie du gain de la future présidentielle pour madame le Pen. Macron ne protégeant rien ni personne, le vote utile sera pour quelques dizaines de millions d’électeurs de se mobiliser contre le néocommunisme mélenchonien en ralliant la famille de Montretout. À chaque fois que Macron voudra prendre la main au parlement, « elle dira mais oui je vote à deux mains » laissant aux autres « l’irresponsabilité » supposée.

Un tel contexte tactique à l’Assemblée nationale est très difficile pour LR.

La minuscule phalange des LR de l’Assemblée est piégée. Elle n’a que deux solutions ; accepter le piège ; ne pas entrer dans le piège.

Accepter le piège est évidemment de jouer le rôle de parti charnière décidant projet par projet, ce que sera la politique, en cogestion avec le pouvoir. LR assumera aussitôt la responsabilité de la situation exécrable que tous constateront à la fin de l’année et pire encore pendant l’hiver. Irresponsables et coupables !

M. Luc Ferry et d’autres militent en ce sens. Faites un pacte de gouvernement, même simili ! Exigez quelques têtes et quelques mesures farouches ! Prenez des places ! Et adieu va ! Si Emmanuel Macron veut faire le malin il sera facile de le renvoyer dans les cordes. Une fois. Deux fois. Mais à la longue c’est lui qui tient le revolver. LR va s’user sans gloire à faire passer les mesures les plus difficiles qui ont été différées pendant 5 ans.

Faute d’avoir voulu bâtir un vrai projet, LR n’a rien à négocier sinon des questions de personnes qui n’intéressent qu’elles seules.

Compte tenu des circonstances, entrer dans le piège est beaucoup trop risqué et ne peut apporter que des mécomptes.

Mais comment échapper au piège sans perdre sa réputation dans les difficultés du moment et en l’absence de majorité parlementaire pour le gouvernement ?

La seule solution, c’est de sonner le tocsin et de montrer que la gestion erronée et démagogique de M. Macron va conduire à une situation dramatique dès l’hiver prochain. Oui, On va vers le drame. Le rôle de LR est de montrer qu’Il appartient au gouvernement de prendre conscience de la situation et de présenter un véritable plan pour surmonter les erreurs qu’il a commises pendant les deux dernières années et qui s’aggravent.

LR doit indiquer que le parti n’a aucune responsabilité dans cette situation dramatique qui est la conséquence directe de la gestion cynique et démagogique de M. Macron et de son impéritie. Il lui appartient désormais de présenter au Parlement un plan de sauvetage et d’en assumer la violence. Il dispose de tous les pouvoirs constitutionnels nécessaires pour assumer son devoir. Si après 5 ans d’inaction il considère que les Français doivent partir à la retraite à 66 ans et travailler 40 heures par semaine, qu’il lance un referendum. S’il faut désormais imposer une frugalité terrible après tant de chèques et de gratuités, il dispose du 49.3.

Que M. Macron et son étrange gouvernement assument leurs responsabilités et affrontent l’hiver économique qu’ils nous ont préparé sans demander de supplétifs. Une autre politique aurait été souhaitable. Maintenant que les dégâts sont là, que les responsables les réparent !

De leur côté les LR doivent entrer en loge pour redéfinir et leur identité et leur projet et leur nom et leurs structures et leur programme de redressement national, tout en valorisant les équipes solides qui auront à prendre le relais. Il lui faudra à peu près 18 mois à compter de septembre 2022.

Dès 2023, LR sera capable de proposer un plan alternatif de redressement, ajustable en fonction des résultats de l’évolution de la situation. Et se présentera comme étant prêt à faire face à toutes éventualités. Si la dissolution est devenue inéluctable, LR sera là. Si le gouvernement est exsangue et qu’il faut un gouvernement d’union nationale ; LR sera là et en demandera la direction.

Mais il va falloir travailler et sortir du néant identitaire et programmatique.

Selon quelles grandes directions ?

  1. LR est d’abord une union pour la Ve République et la défense des institutions est son domaine privilégié. Les partis centristes et socialistes ont voulu abîmer cette constitution, en même temps que le souci de renforcer l’idée fédérale en Europe l’a partiellement privée d’efficacité.

La solidité française et la force de son avenir passent par une défense et un renforcement des institutions, permettant une gestion responsable dans la durée, tout en assurant que la souveraineté nationale peut s’exercer.

Les institutions de la Ve République sont un bien commun et elles doivent être protégées et restaurées. Qu’on cesse de les détruire ou de les dénaturer soit par des réformes dangereuses soit par des comportements dangereux.

  1. LR est le parti des grandes questions régaliennes d’abord. La France n’est pas rien et n’entend plus laisser des irresponsables la plonger dans la poussière du déclin systémique.

Restaurer une armature régalienne forte est la vocation spécifique de LR contre des partis qui veulent continuer leur travail délétère de destruction de la justice, de l’enseignement, de l’armée, de la police, de la paix civile, de la souveraineté.

  1. La seconde orientation est complémentaire de la précédente. LR doit convaincre que lui ,et lui seul, porte un espoir de redressement national. Ce qui veut dire que sur toutes les grandes questions nationales, le parti doit avoir un diagnostic clair et des propositions dont l’efficacité ne peut pas être contestée. Ayant enfin un propos fort à tenir, il faut des porte-voix convaincus et qui savent argumenter sans faiblesse. La chanson précède le chanteur. Mais quand elle est là elle doit être chantée haut et fort et par tous.
  2. Lorsque les conséquences des inconséquences seront patentes, c’est-à-dire cet hiver, on verra que la situation est grave et que la question nationale ne dépend plus de mesurettes et de démagogies diverses. On est sur un chemin de guerre civile et d’effondrement. La question de savoir s’il faut être modéré ou non ne se posera plus parce que la situation ne sera pas modérée et les apaisements verbaux ne fonctionneront plus.
  3. Il faut dès aujourd’hui acter que le socialisme à la Hollande ou à la Macron, comme le centrisme délétère et l’européisme fanatique ont conduit à une impasse nationale tragique qui engage les auteurs de ces politiques et au premier chef Emmanuel Macron, LREM, et les pitoyables ralliés LR qui ont cru devoir s’associer au désastre par ambitions personnelles. Il faut inlassablement marteler « la responsabilité des irresponsables » qui nous gouvernent depuis plus de dix ans. Ils ont réussi à tromper les Français mais maintenant la réalité est là.
  4. Il faut également marteler que si des erreurs gravissimes nous ont conduit dans le trou, les corriger nous permettra d’en sortir. Les erreurs doivent être dénoncées sans faiblesse. Et la démonstration doit être faite qu’en les arrêtant la situation s’améliorera.
  5. LR ne pourra pas faire l’économie de mesures fortes et symboliques qui fixeront solidement dans l’opinion l’armature de son identité et de son ambition. Les LR ne doivent pas avoir peur du « qu’en-dira-t-on ? » de gauche et assumer de grands choix critiques parce que justement ils sont critiques et qu’on ne peut passer outre sans se priver des seuls moyens nécessaires au redressement.

Sur tous les grands sujets, il faut qu’un congrès passe en revue toutes les options et tranche explicitement après des débats approfondis, prenant le temps nécessaire. Il n’est pas question d’établir un catalogue a priori mais de poser le problème, de lister les solutions, de déterminer celles qui seront les plus efficaces et de décider ce qu’on accepte de faire ou de ne pas faire en fonction du niveau de pourrissement constaté.

Donnons trois exemples.

Acquisition de la nationalité : compte tenu de l’importance nouvelle prise par les migrations et les mouvements de population, est-il justifié de conserver les procédures basées sur le droit du sol ?  Pourquoi ne pas édicter qu’on ne devient français automatiquement que par filiation, c’est-à-dire lorsqu’on est enfant d’au moins un parent Français ? Naturellement on peut toujours devenir français par naturalisation. Alors où est le changement ? Seulement la suppression de l’automatisme de l’acquisition de la nationalité française par des enfants nés en France de parents étrangers  même si le droit de la nationalité de leurs parents leur donne automatiquement une nationalité étrangère.

Ces formules de droit du sol (issues de l’ancien régime et bannies à la révolution) ont été ajoutées en France pour faire face aux pertes liées aux guerres napoléoniennes puis au déficit démographique du XIXe siècle. Rien que de très circonstanciel.  Ensuite, dans ce pays de conscription, il était anormal que les enfants d’étrangers ayant toujours vécu en France ne fassent pas leur service militaire. Mais il n’y a plus de service militaire en France ! Les difficultés d’intégration des enfants d’immigrés notamment musulmans, réduisent l’intérêt d’une démographie importée automatique. Les régimes sociaux qui permettent « la gratuité de la vie », de la naissance à la mort, ne peuvent survivre que s’ils ne s’adressent qu’à des nationaux. La suppression des frontières, de jure à l’intérieur de l’Europe, de facto à l’extérieur, et l’extension des flux démographiques temporaires, pour le plaisir ou pour le travail, se conjuguent pour alimenter un maelström démographique déstabilisant. Une procédure de naturalisation après vérification d’intégration paraît une bien meilleure solution qu’un quasi-automatisme de principe.

Une autre raison à l’ajustement de la législation sur l’acquisition de la nationalité tient à « transition énergétique » qui conduit à des politiques extrêmement restrictives et coûteuses, notamment en matière d’occupation des sols (le « zéro artificialisation nette ») qui interdisent la couverture de milliers d’hectares de constructions neuves dans les campagnes autour des villes. Il va falloir construire les villes nouvelles sur les villes anciennes, ce qui est incompatible avec une immigration de masse et la distribution de « droits-à » au monde entier.

Dernière dimension : le vieillissement et la dénatalité des nationaux. Le développement des avortements et du soutien à une contraception active a provoqué une évaporation de nouveaux français : une perte de près de 500 000 par an. Le chiffre est facile à calculer : vous prenez le nombre des naissances rapporté à la taille de la population en 1970 et vous l’appliquez à la population actuelle. C’est un déficit tragique. Nous avons une obligation de restaurer une meilleure natalité nationale, ce qui implique de soutenir la natalité nationale de façon différenciée de la natalité étrangère, avec des aides massives à la naissance du troisième enfant.

On voit que dès qu’on laisse de côté la langue de bois et qu’on s’attaque aux difficultés concrètes, sans se préoccuper d’autre chose que de l’intérêt national, aussitôt des cohérences s’imposent, des justifications se mettent en place et un discours cohérent et défendable peut être tenu aux Français. L’unité du parti ne se fait plus autour de slogans mais d’une politique concrète qu’il s’agit de défendre et de valoriser auprès de l’opinion. Lorsqu’on a commencé à tirer le fil, vient la corde, puis le câble, puis la chaîne puis tout le croiseur lourd armé pour mener une politique de redressement national.

Deuxième exemple : la France a laissé filer la délinquance et, débordée, ne parvient plus à assurer la sécurité des biens et des personnes. Cela date des années soixante dix et du succès du slogan : il est interdit d’interdire. On a retiré le couvercle qui était mis sur la délinquance et on a désarmé la justice sur la délinquance de rue pour la concentrer sur la « délinquance bourgeoise », celle des hommes, des puissants, des notables. Nous avons désormais une justice de classe et de genre qui a abandonné la petite délinquance, refusé de lutter durement contre les exactions violentes contre les biens et les personnes, proscrit l’emprisonnement, laisser les récidivistes récidiver à l’infini. La doctrine justicialiste règne un peu partout dans le pays et dans les instances judiciaires. La rue est redevenue dangereuse, avec des dizaines de milliers d’actes de « dépouille » en réunion, le sommet du genre ayant été le couloir de la honte à la sortie du Stade de France lors d’une finale européenne de football, avec des centaines de voyous délestant violemment les spectateurs sur le chemin du métro, en toute impunité. Le trafic de drogue n’est plus contrôlé. On circule à moto avec des Kalachnikov à Grenoble, avec la bénédiction de l’extrême-gauche qui a gagné la mairie.

LR s’est interdit toute action autre que verbale (le Karcher sarkozien) à l’instar du centrisme mou façon LREM.  Emmanuel Macron ne cesse d’annoncer des places de prison jamais construites. On a laissé tout le discours sécuritaire au petit parti de la famille Le Pen qui en a fait son fonds de commerce sur le mode protestataire et outrancier.

C’est d’autant plus choquant que la Vème République s’est construite autour de la volonté de sortir de la guerre civile et de mettre fin aux exactions des factions algériennes et de l’OAS. L’ordre public est un pilier de l’action gaulliste. Dans une période où une partie des musulmans revendiquent leur droit d’imposer le Coran et la charia au monde entier, si nécessaire par la violence et l’assassinat, et tuent des Français sans vergogne, le retour à l’ordre n’est pas une option pour LR. Nécessité fait loi et n’avoir dans ce domaine qu’un étalage de postures sans aucun discours construit est une honte.

Si LR doit être le parti de la Ve République et du redressement national, il faut revenir aux fondamentaux et tenir un discours fort, argumenté et justifié. Le premier acte fort est de proposer le retour à la Cour de sureté de l’Etat. Les atteintes graves à la sécurité de l’état doivent faire l’objet d’un traitement fort et sans pitié. Sans simagrées. C’est la cour de sureté de l’état qui a permis de vaincre et l’OAS et les factions algériennes en conflit sur notre territoire. C’est à cet instrument d’éradiquer la violence systémique et les acteurs de la guerre civile portée par les islamistes. La Cour de sureté de l’état est un gage de sécurité publique et non le symbole d’une absence de droit. Les grands délinquants savent à quoi s’en tenir comme les blackblocs et autres mouvements trotskistes de destruction de l’état afin de préparer la révolution.

La gauche a détruit les instruments permettant de maintenir l’ordre public et rendu la société vulnérable à ses ennemis et à la délinquance violente de masse. Il n’y a aucune raison que le parti de la Vème République n’en fasse pas le constat et ne propose pas de revenir aux institutions mises en place par le Général de gaulle. Ce n’est ni Macron, ni Le Pen ni la Nupes qui viendront sur ce terrain. LR a donc une spécificité à défendre qui correspond aux nécessités impérieuses du moment.

Restaurer la Cour de sécurité permet de reconstruire totalement la politique judiciaire et de répression de la délinquance. Le but est de construire une politique complète, dont presque tous les éléments sont connus mais que la crainte du qu’en dira-t-on de gauche fait mettre de côté pour ne pas être « extrêmisé ». L’important est de revenir à une sécurité intérieure manifeste et assurée. Le reste, ce ne sont que des criailleries gauchardes.

Troisième exemple : la législation européenne et la question de la perte de souveraineté française sur des sujets vitaux.

Nous venons de vivre une séquence absolument ahurissante. Quelle est la décision récente la plus impliquante pour l’avenir français, celle qui aura le plus de conséquences éventuellement tragiques pour la vie quotidienne des citoyens et les plus grave pour l’avenir commun ? C’est évidemment la décision d’abandonner radicalement à court terme le moteur thermique. Ce projet a-t-il fait l’objet d’une discussion pendant la campagne présidentielle ? Pas un mot. La discussion at-elle eu lieu pendant la campagne législative ? Pas un mot non plus. Le parlement européen a validé le plan de la Commission mais les électeurs, lors des élections européennes ne savaient rien des projets que ses délégués auraient à discuter. 71% des Français, selon un sondage Harris, s’oppose à la disparition des voitures thermiques !

Ce qui frappe, c’est l’absence totale d’étude d’impact. Quel le coût de cette mesure pour la France ? Quelles sont les conséquences sur la balance des paiements ? Quelles sont les impacts sur l’emploi ? Les finances publiques en sortent dans quel état ? Où vont le PIB et l’inflation ? Quel résultat réal sur la température et le dérèglement climatique ? La France n’a-t ‘elle pas des spécificités à faire valoir ? Pas un mot !  Silence !

L’Union Européenne pour toutes les parties de la législation qu’elle s’est octroyée, et par grignotage, c’est devenu quasiment tout, est un gigantesque trou noir qui absorbe tous les débats et les sort du débat public en France. La presse ne couvre rien de la procédure européenne. Les politiques sont contents de ne pas avoir à prendre parti sur des questions difficiles. L’abandon de souveraineté est caricatural. L’électeur n’a plus aucun pouvoir d’orientation des politiques suivies. On ne crie plus Europe ! Europe ! Europe ! comme un cabri. On se tait comme un ver de terre content de son enfouissement en sous-sol.

Si LR croit que cette attitude de vermine terrifiée lui donne une aura quelconque, l’avenir de ce parti est glauque. Nous avons-nous même essayé de chiffrer avec les moyens du bord le coût de cette politique démentielle : près de 6 mille milliards au minimum, soit 5 ans de valeur ajoutée du secteur marchand français, à financer sur 13 ans. Une absolue impossibilité !

Impact sur le réchauffement climatique : nul au mieux et probablement une aggravation tant le bilan carbone des solutions à mettre en place est mauvais.

Bilan : perte de souveraineté ; ruine ; bilan carbone exécrable. Entendons-nous bien : personne ici ne nie le réchauffement climatique ni la nécessité d’y faire face par une multitude de moyens. Mais quel effroyable bilan ! Et il n’y aurait rien à dire ni rien à faire ?

LR comme héritier du parti qui a créé la Vème république devrait à l’origine et à la tête d’un mouvement massif de contestation de cette horreur majeure qui porte atteinte à l’avenir français. Mais non. Une fois de plus c’est le silence de plomb. Rien à dire. Rien à proposer. Aucune alternative à faire valoir. Rien ! Comme si le néant était une solution d’avenir pour ce parti. Pire encore, à Paris, les instances de LR vont dépenser 45.000 euros pour écouter comme des moutons bien tondus la bonne parole écologiste. Se mettre à la remorque ; baisser la tête ; voilà ce qu’on propose aux cadres de LR à Paris. Exaltant de sottise.

Quelle aurait dû être la position de LR et quel devrait être sa position politique ?

D’abord constater que la perte de souveraineté est excessive, fausse le jeu démocratique et détourne du vote des citoyens rendus impuissants. Il n’est pas possible que des législations aussi contraignantes n’aient pas fait l’objet du moindre débat approfondi en France et qu’une position française n’ait pas été élaborée et défendue. A un moment où la défiance du peuple vis-à-vis des élites et l’abstention spectaculaire, ne rien faire est accepter que les partis ne servent à rien.

Alors, on peut crier à l’abandon de l’Europe de Maastricht comme Michel Onfray, cet abstentionniste structurel. Mais cela n’a pas de sens. La France peut prendre une mesure simple comme bonjour qui ne demande aucune renégociation de traités européens, qui ne présente aucune difficulté constitutionnelle ou autre et qui peut être mise en œuvre extrêmement rapidement : l’obligation d’un débat préalable parlementaire sur les grandes propositions présentées au vote au parlement européen.

C’est le seul moyen d’obtenir une couverture médiatique en France. C’est le seul moyen de provoquer un débat approfondi préalable au vote du Parlement Européen. Cela oblige l’exécutif à présenter sa position et ses justifications. Cela permet d’imposer une étude d’impact national préalable. Cela force les partis à déterminer leur position vis-à-vis de mesures concrètes. Cela force le gouvernement à dialoguer avec la représentation nationale. On ne voit guère les inconvénients.

Imaginons simplement que LR ait choisi de porter simplement ces trois défis devant la nation. Aussitôt l’oreille de la nation se dresserait. Quoi ? Il y aurait encore une pensée et une volonté dans ce parti moribond et avec des idées directrices fortes qui sont dans son ADN de pilier de la 5e République et qu’il est seul à défendre bec et ongles avec des arguments sensés et forts qui partent de la réalité et entendent la corriger.

Les effets pervers de l’impôt progressif

Il est des vérités que vous pouvez ressasser indéfiniment. Elles glisseront sur l’opinion comme la pluie sur une aile de canard. Personne n’en tiendra jamais compte, alors que l’effet sur « la vie quotidienne des Français » et « le pouvoir d’achat » est absolument fondamental.

Si on peut pardonner de citer quelques expériences personnelles, la première fois que j’ai été confronté aux effets pervers de l’impôt progressif ne date pas d’hier. Lorsqu’en 1969 je travaillais ma thèse sur la prévision à long terme, j’étais un peu déconfit de constater qu’elle était à peu près impossible, sauf partiellement, dans le domaine démographique. En revanche il était facilement prévisible que la progressivité fiscale entraînerait mécaniquement une hausse de la part des impôts dans le PIB.

En fait il s’agit d’une loi d’airain ; un pilier ; une réalité impossible à masquer.

Si vous mettez en place une fiscalité non proportionnelle au PIB, c’est-à-dire avec alourdissement plus que proportionnel en fonction du revenu, en cas de croissance économique la part de l’impôt augmente que vous le vouliez ou non si vous ne créez pas de mesures de correction.

Ce mécanisme est aggravé par l’inflation, la progressivité s’appliquant à la hausse fictive du revenu.

Il l’est aussi par un mécanisme un peu plus subtil mais à peine : la croissance est toujours une succession de phases d’accélération et de récession. Après l’arrêt des politiques de stabilité mise en place par les accords de Bretton Woods, le cycle récessions, emballements est revenu, au départ avec une inflation forte. Les phases d’emballement ont entraîné des croissances très fortes des recettes fiscales, justifiant des dépenses insensées : c’est le mécanisme de la « cagnotte ». Les mauvais dirigeants en ont toujours profité pour dépenser à tout va. Mais la récession suivante mettait tous les comptes à découvert : la progressivité joue aussi à l’envers. Du coup il fallait emprunter et éventuellement aggraver la fiscalité. Lors de la reprise suivante la double progressivité jouait : celle de base plus celle des nouveaux impôts avec une aggravation immédiate du taux de prélèvements.

Le Général de Gaulle a demandé à George Pompidou de conserver le taux de prélèvement autour de 32 % et il a commencé à s’énerver lorsqu’il a atteint 35 %. Il est vrai que la croissance était de 3.5 à 4 %, ce qui entraînait une croissance de la recette fiscale de près de 7.5 %. Giscard était du côté de la fiscalité aggravée. Mai 1968 allait mettre l’exigence de Gaulle à la poubelle. Le Septennat Giscard sera entièrement un septennat fiscal avec l’effet de l’inflation (à 15 %, soit 20 % de recettes fiscales en plus), du reliquat des trente glorieuses et un accablement permanent d’impôts nouveaux. Arrive alors le programme Commun d’aveuglement et de fiscalité. La pression fiscale dépasse les 40 puis atteint 45 % du PIB.

Le tournant reste le gouvernement Chirac Balladur de première cohabitation. Pour la première fois, le gouvernement supprime des impôts et cherche à réduire la dépense publique devenue folle. Catastrophe, Mitterrand et réélu. Nous aurons bientôt Rocard, l’imbécile le plus surestimé de l’histoire récente, qui va profiter de la reprise forte de la croissance pour non seulement encaisser les surplus fiscaux de la progressivité revenue à sa pleine production mais créer des impôts supplémentaires lourds et débrider totalement les dépenses. Un total inconscient révéré par quelques idiots pour des raisons obscures. C’est le pire gouvernement de la cinquième république. Tout est aggravé. Lorsque la récession arrive en 93, tout explose. Balladur est obligé de laisser filer la dette. Chirac se trompe sur tout et avec Juppé ne voient pas arriver la reprise de 97. Ils dissolvent l’assemblée à contretemps. Jospin gâche les dernières chances du pays de revenir à la normale. Il encaisse tous les fruits de la haute conjoncture en matière fiscale tout en réduisant le temps de travail et en aggravant les relations du travail. La cagnotte fait son entrée dans le langage commun. Tous les énarques socialistes se vautrent dans la dépense à tout va.

Le taux de prélèvement finira par culminer à 47.5 % du PIB en 2020. L’INSEE en reste à 45 % mais son calcul est biaisé. Celui d’Eurostat est plus complet et donc meilleur.

Il faudra la terrible récession de 2020 à 2022 pour faire revenir le taux autour de 44 % avant de remonter malgré les rodomontades d’Emmanuel Macron qui met en avant ses baisses d’impôts en trompe-l’œil et en attrape gogo. La reprise rapide de la croissance par simple rebond, accrue par une poussée jamais vue de l’endettement et de la dépense publique, provoque une croissance massive des rentrées fiscales, 20 % plus rapide en 21 comme en 22 que la croissance du PIB.

Le « fiscaliste caché » a encore frappé. La pression fiscale est à nouveau sur le chemin des 45 % (INSEE), 48 % (Eurostat) en attendant mieux.

Cela fait désormais un demi-siècle qu’à titre personnel je cherche à convaincre

-        Qu’un système progressif doit être accompagné par des stabilisateurs automatiques de la pression fiscale

-        Qu’un retour à l’organisation mise en place à Bretton Woods pour éviter le stop and go et la succession de croissances trop rapides et de récessions est souhaitable.

-        Qu’il faut mettre un terme à l’anomalie française de « l’énarchie compassionnelle », les hauts fonctionnaires tenant à garder perpétuellement le mécanisme qui aggrave la pression fiscale.

Ces trois mesures vont ensemble. Elles forment l’armature de la démarche de notre cercle.

Rappelons que les trente glorieuses sont basées sur un taux de prélèvement de 20 à 25 % qui était déjà considéré comme excessif. Un Etat fort n’a pas besoin de plus de 20 % du PIB pour faire face à ses besoins régaliens en régime de paix. 47 % c’est de la démence pure. On ne cherche plus à produire mais à arracher des parts du gâteau fiscal. Tout le monde attend le Godot de la cagnotte. Un peuple de feignasses qui attend tout de l’argent des autres en créant les conditions du déclassement économique et social du pays donne une image de lui-même proche de l’abjection.

D’autant qu’il est assez facile d’imaginer des solutions.

Le retour à la proportionnalité, seule réellement constitutionnelle, est une première solution. Un impôt unique de 20 % est un choix radical mais efficace.

Si on tient à conserver la progressivité, il suffit de mettre en place des mécanismes compensateurs :

-        La surcroissance des recettes peut être donnée à un fonds souverain, qui restituera tout ou partie de l’argent à l’état en cas de récession et d’inversion du mécanisme fiscal. Ce fonds ne devra pas dépasser une certaine importance et l’argent de l’excédent doit être restitué. L’ennui de la solution est qu’il stérilise une partie des revenus de la croissance et fausse l’équilibre économique.

-        Tous les seuils peuvent être automatiquement corrigés du taux de croissance. La progressivité demeure mais au profit de l’État.

-        Etc. Il y a des milliers de formules.

Ce n’est pas ce que le débat public fait apparaître. La course au faux pouvoir d’achat distribué par l’État reste l’obsession psychiatrique de la société française alimentée par l’information construite voulue par l’Enarchie.

Personne ne veut voir que l’effondrement de la Santé, de la Justice, et de l’Enseignement accompagne non pas une volonté de rigueur, mais la conséquence même du taux de 47 % de prélèvement. Quand on prélève pour des dépenses improductives la moitié du PIB, et qu’on ajoute 3 000 milliards de dettes, il est impossible que quoi que ce soit ne fonctionne. Impossible !

La question posée par les mécanismes délétères associés dans la durée de la progressivité n’est pas dans le débat public et n’y viendra pas.

50 ans de censure des débats sur ce sujet ont prouvé que la haute administration ne lâchera jamais.

Suicide français ?

Oui !

Le Français né malin…

 

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile



Les effets imprévus et dommageables du concept erroné de « transition »

Le monde est pris à la gorge par une série d’affirmations impérieuses mille fois répétées comme un mantra selon lesquelles : le réchauffement climatique est une catastrophe. Cette catastrophe est provoquée par l’homme qui produit trop de co2. Le mécanisme s’emballe et va devenir irréversible, condamnant l’humanité et plus généralement la terre. Nous avons le devoir absolu de réduire puis de cesser toute émission de co2. Il faut le faire si possible dès 2 035 et au plus tard en 2 050. Pour cela il faut organiser une transition à marche forcée vers un monde décarboné aux termes de laquelle le monde sera sauvé.

Transition : tel est le mot-clé de toute l’affaire. Le vocable de transition a une grande force de séduction parce qu’il décrit le passage d’un état malheureux à un autre considéré comme salutaire. Il a déjà été largement utilisé dans l’histoire.

Les religions du livre sont les premières à l’avoir exploité. Elles sont toutes fondées sur l’idée que l’humanité est grevée par le péché originel et que la terre est un espace de déchéance. À l’homme de construire une vie de rédemption dans cet océan de larmes, permettant éventuellement, après un jugement impitoyable, de transiter vers le pays des anges. Sinon c’est l’enfer. La recherche du bien par la menace de l’au-delà, avec son cortège de prêtres, de dévots et de sorcières, d’appels à l’intercession du Seigneur, et d’appels aux saigneurs pour accélérer le processus, a marqué les siècles et provoqué bien des massacres. Il a fallu la Renaissance, âge d’un humanisme scientifique et paisible entendant engranger les bénéfices de la raison et de la sagesse, pour que le caractère sacré de la transition post mortem faiblisse et n’entraîne plus d’excès dans le monde chrétien. Le succès a été moins net dans le monde musulman.

La seconde grande transition proposée avec un certain succès dans les temps modernes cette fois-là, a été le marxisme-léninisme et la transition vers la société sans classe, Paradis sur terre garanti. Le marxisme se voulait scientifique. La violence était assumée pour chasser les vilains. 100 à 150 millions de morts plus tard, il ne reste rien de la doctrine et seulement des superstructures de coercition, en Amérique Latine, en Chine, en Corée du Nord et en Russie et certains de ses satellites. Il est vrai que le paradis socialiste était tellement hideux qu’il n’a pas séduit les foules asservies plus de 75 ans, sauf quelques intellectuels occidentaux restés fascinés par les perspectives abîmées mais sublimes de la transition sociale.

Nous découvrons depuis une trentaine d’années, le troisième projet de grande transition. Il veut nous faire transiter vers un monde décarboné, considéré comme salvateur. Cette transition aussi est fondée sur la science et sur la peur. Le GIEC et les ONG bienfaisantes de l’ONU catalysent la bonne science, celle qui va toujours dans le sens de la catastrophe climatique imminente et bientôt incontrôlable sans des mesures urgentes. On ne sauvera l’humanité qu’au prix de coercitions sociales, politiques et économiques majeures. Mais cela ne durera pas. Après la transition, le bonheur ! Un petit effort et après, énorme, éternel, paradisiaque, le monde, sauvé in extremis, deviendra éblouissant. Cela ou la mort ! Comment hésiter ?

Il n’y a pas de Paradis sans enfers et il faut trouver des diables contre qui lutter. Si la terre est en train de mourir, c’est bien que des vilains, cachés derrière des idées trompeuses, mises en avant de façon hypocrite et faussée, ont ruiné la prospérité, le progrès, la liberté, la justice. Ils ont assis leur domination ravageuse sur la terre mais surtout sur des groupes humains devenus leurs victimes : les colonisés et les noirs et les femmes, et les handicapés, et les minorités religieuses, et les transsexuels, et les vieux, et les enfants, et les animaux. Il est temps qu’un nouveau peuple d’élus se lève et débarrasse le monde des nuisibles, notamment les blancs occidentaux hétérosexuels qui doivent être cantonnés, soumis, éliminés ou déconstruits afin que l’humanité accède au nouveau Nirvana.

La transition énergétique ne peut que s’accompagner d’une mutation de l’humanité, d’une révolution dans les pouvoirs, d’une mutation dans les comportements. Comme les deux précédentes transitions !

Cette nouvelle « lutte centrale » de l’humanité, totalement articulée sur le concept de transition, est une force politique structurante qui n’est pas toujours perçue comme telle. Avant d’examiner cet aspect imprévu, il est important d’examiner si la notion même de transition énergétique a un sens pratique quelconque ou s’il elle n’est qu’un vecteur de propagande, certes extrêmement efficace, puisque tout argument contraire devient un blasphème, mais permettant de justifier des mesures irrationnelles qui méritent la contestation.

Nous disposons de nombreux éléments de réponse :

-        L’activité est directement corrélée à l’énergie. Pas d’énergie, pas de prospérité. Tout élément de croissance suppose donc une nouvelle création d’énergie. Croire qu’il y aura toujours la disposition d’une énergie propre pour alimenter un âge de croissance nouvelle, dès qu’on aura fini la transition, disons dès 2051, est une affirmation obscène de bêtise. Le combat devra se poursuivre éternellement, sauf découvertes spectaculaires.

-        Croire également que le CO2 produit par l’homme baissera suffisamment pour ralentir significativement le réchauffement est encore largement une hypothèse. L’arrêt de l’économie mondiale pendant plus d’un an, avec des baisses d’activités supérieures à 10 %, n’a eu aucun effet significatif sur la température parce que la quantité de CO2 dans l’atmosphère n’a pas diminuée. Tout le monde sait que cette concentration ne variera pas facilement pendant des décennies et probablement des siècles.

-        Dans l’hypothèse où la conversion totale des dispositifs utilisant des énergies fossiles vers le renouvelable soit simplement possible, ce qui est loin d’être prouvé, le coût en CO2 de la fabrication des nouveaux outils de production et engins d’utilisation et de leur maintien en ordre de marche sera tellement énorme qu’il faut craindre une aggravation même temporaire de la couche de CO2 dans l’atmosphère. Personne n’a cherché à calculer le bilan carbone de la fumeuse transition ni à partir de quelle date un équilibre entre économie et surcroît de CO2 serait atteint. Tout laisse penser que ce sera assez tardif dans le siècle en cours. L’installation triomphale d’un état irénique en 2 050 est un espoir ridicule.

-        Certains rapports scientifique laissent entendre de façon plus u moins démontrée qu’une réduction de la température n’est possible que si la production baisse d’environ 50 % pour les modèles optimistes et de 60 % pour les pessimistes. Il ne s’agirait donc plus d’une transition mais d’une dégringolade. On n’atteint pas un nouveau plateau mais on descend au sous-sol.

-        Le risque le plus proche pur l’humanité, est la pénurie de ressources nécessaires simplement à bien vivre. Ces pénuries seront soit le fait des politiques écologiques soit la conséquence d’une mauvaise gestion de la croissance, soit des conséquences possibles du réchauffement, soit de la conjonction des trois. Régler la question du CO2 qui est de très long terme sans s’attaquer aux urgences réelles que sont les pénuries est aussi problématique que suggérer de courir un marathon comme un cent-mètres. Il a suffi d’une rupture des circuits d’approvisionnement d’abord par la pandémie ensuite par la guerre en Ukraine pour que tout le monde réalise les effets dramatiques d’une pénurie, même occasionnelle. L’absence de toute réflexion commune sur le risque de pénuries structurelles définitives, le CO2 mobilisant toute l’attention dans la quête écologique, peut engendrer des conséquences imprévues et désastreuses.

-        Dès aujourd’hui des pénuries apparaissent qui sont dues aux politiques écologiques. Les rayons des supermarchés ne proposent plus de moutarde. Le produit a disparu sans avertissement.  L’interdiction des insecticides, les contraintes européennes, et la mondialisation ont fait passer la production de graines de moutarde en France de 25-30 000 tonnes dans les années soixante à quasiment rien aujourd’hui. Un coup de chaud au Canada, et voilà les approvisionnements arrêtés. Le cas du Sri Lanka est pire : la politique engagée pour une agriculture vertueuse a fait tomber la production à un niveau tellement bas qu’on meurt de faim. Ce n’est plus une transition mais une mise au tombeau. Tout cela ne se passe pas en 2050, mais ici et maintenant.

 

On voit que le mot de transition n’est intéressant que comme vecteur de propagande et qu’il devient contre-productif dès qu’on cherche des solutions réelles. 2 051 ne sera pas l’année initiale d’une nouvelle ère paradisiaque sur terre.

En revanche, ce que les analystes ont sous-estimé, c’est la force terrible du concept comme agent de restructuration radicale des forces politiques.

Si la réalité du combat politique devient l’exaltation d’un nouveau peuple, émergeant de la ruine des anciennes classes sociales traditionnelles, et l’exaltation d’une baisse drastique de la production et de la consommation, sur fond d’effondrement des naissances, les anciennes divisions politiques ne peuvent que s’évanouir au profit d’un nouveau système :

D’abord, les victimes. La social-démocratie, qui prétendait contribuer par la redistribution des fruits de la croissance au progrès et à la paix sociale, se retrouve fort démunie s’il n’y a plus de croissance et une régression sévère des productions. Le conservatisme libéral se trouve également privé de son principal argument : le progrès économique qui permet à chacun de vivre mieux. Le conservatisme du communiste ouvriériste est aussi marginalisé. L’ouvrier veut gagner plus !

Ensuite, viennent les vainqueurs :

-        D’un côté, on trouve l’appétit des « organisateurs », bureaucrates et technocrates, de se saisir de la fumeuse « transition » pour des mesures d’encadrement et de coercition fiscale et réglementaire. Les hauts fonctionnaires et les grands dirigeants d’ONG sont toujours certains d’être les seuls à penser à l’intérêt général (on dit « les communs » quand on est branché) et se jugent seuls capables de faire le nécessaire, en contenant les passions populaires funestes. Le mouvement technocratique et moralisateur, appuyé sur des forces extranationales pour barrer la route aux extrêmes, est la force qui gouverne en France. Elle traduit assez bien cette tendance.

-        D’un autre côté renaît l’espérance trotskiste transformée en néocommuniste. Il retrouve une opportunité d’action violente avec la répartition des pénuries et l’exaltation d’un nouveau peuple. Ne plus avoir à se justifier de son appétence pour la pauvreté radicale, devenue nécessaire frugalité, c’est imprévu mais politiquement utile. Dénoncer les riches qui doivent réduire leur consommation de 82 % alors que les pauvres ne le devraient que de 4 % est tout à fait dans leur corde. Ce sera même une joie, quitte à perdre en route les ouvriers qui eux veulent salaires et emploi. Qui pourrait se trouver mieux du Wokisme et l’écologie régressive qu’un néocommuniste habitué manier la haine et à la violence pour atteindre un nouvel âge de l’humanité ? C’est l’opinion de Mélenchon et les résultats lui donnent assez raison.

L’ennui, c’est qu’il reste des gens qui ne peuvent pas se trouver heureux d’une technocratie asphyxiante, appuyée sur des organisations internationales qui promeuvent et organisent la décroissance. Que la décroissance soit le fait de gauchistes islamo-gauchistes ne les rassurent pas trop. Du coup se dessine la tentation violente de s’opposer et à la nomenklatura et à l’appel néocommuniste, en dénonçant les conséquences dramatiques de la fichue « transition » dans toutes ses dimensions, sociétales, identitaires et économiques. Un populisme d’extrême-droite, de réaction, est une conséquence presque automatique de la percée de la transition énergétique.

Tant qu’on restera dans la construction d’une peur panique du réchauffement et l’affirmation de l’impérieux devoir d’une régression énergétique urgente et définitive, menée d’en haut par des technostructures et des ONG, la politique ne semble pas pouvoir échapper au triptyque tragique : violence de la bureaucratie, violence néocommuniste, violence réactionnaire.

On constatera que les résultats des élections présidentielles françaises ont eu un caractère structurel assez net.

Quelles en seront les suites ?

La crise sanitaire a montré le scénario : peur panique relayée par les organisations internationales et exaltant la bureaucratie impérieuse. Mesures démesurées et inefficaces. Mise au rebut des instances normales créées pour faire face à ce type de situation. Résultats désastreux.

En France, entre les mains de l’énarchie et des familles de hauts fonctionnaires politisées, l’hystérie a été démente. L’IHU, chargé de la réponse aux épisodes d’épidémies infectieuses a été marginalisé. La coercition a été constante. Jusqu’à la volonté « d’emmerder les Français » par un président démagogue qui l’a exaltée pour des raisons électoralistes. La France sort de ce scénario ruinée, endettée, sans compétitivité et politiquement assommée. Le système de santé, bureaucratisé à mort, s’effondre faute de toute réforme acceptable pour la technostructure et compatible avec ce qui nous reste de ressources, compte tenu du tabou de la gratuité.

On voit qu’aussitôt réélu, le président technocrate qui gère le pays avec une poignée d’autres énarques, parle aussitôt de l’urgence de la transition énergétique, de la planification écologique, d’accélération de la lutte contre l’effet de serre, etc. L’exploitation bureaucratique de la peur avec le soutien des mouvements européistes et mondialistes recommence. On tient à distance les institutions nationales chargées des questions de physique du globe, qui, comme dans le domaine de la santé, ne sont pas nécessairement totalement emballées par les conclusions du GIEC, et sont sommées de s’aligner sur l’attitude de l’INED : mentir comme des arracheurs de dents pour voir leurs statuts confirmés. L’institut de physique du globe devrait être notre référence nationale en matière de réchauffement climatique. «-j’m'en-foutisme et ignorance (sic) , est l'interprétation de loin la plus charitable que l'on puisse apporter à cet ensemble » a affirmé un « comité scientifique » (resic) dès qu’un directeur de l’INPG, Vincent Courtillot, a modérément mis en cause l’origine anthropique du réchauffement. La même histoire que celle du Dr Raoult qui avait déplu par ses analyses déviantes du discours faux mais officiel. Qui ne va pas dans le sens voulu est vilipendé et exclu. Tous les scientifiques n’ont pas la résilience et le bagout de Didier Raoult !

La France est donc bien partie dans l’option bureaucratique coercitive et mensongère, appuyée sur le politiquement correct international, qu’il s’agisse de celui de Davos ou de l’ONU et du Giec. Les oppositions qui survivent sont l’optique néo communiste, « bolivarienne et créolisée » de M. Mélenchon et la violence réactionnaire de Mme Le Pen. Sur le seul plan des idées, il n’y a pas tant de différence entre le discours d’E. Macron et celui de Mélenchon. L’un parle de « révolutions » et l’autre de « révolution ».

La vie politique française s’inscrit totalement dans la logique que le concept problématique de transition écologique impose. Ce cycle politique-là sera désastreux pour la démocratie et la prospérité. À terme, on voit se profiler la disparition de la France comme entité pensante et agissante, lieu de culture universelle originale et de prospérité.

La crise sanitaire s’est terminée toute seule, par épuisement de la nocivité de la souche virale mutante qui l’avait provoquée. Le prétendu vaccin n’a pas eu de rôle pour l’enrayer. Les mesures politiques prises ont été disproportionnées et ont fini par être démantelées. Les mensonges énormes qui avaient justifié les pertes de liberté et de prospérité ont été mis sous la table.

Avec la crise écologique, l’hypothèse d’une solution naturelle à court terme est assez peu probable. Le changement climatique ne s’arrêtera pas de son propre mouvement, sauf mécanismes encore inconnus qui viendraient au secours de la fragile humanité. La décroissance forcée n’est pas une solution acceptable, en dépit de tous les avis contraires qui polluent la presse et la littérature subventionnée des associations. Berner les gens avec des concepts aussi vaseux que l’optimisation du bonheur par la sobriété et l’épanouissement de la notion de bonheur national brut ou d’utilité nationale brute, remplaçant le PIB, n’est pas digne. Quel gourou intéressé sera le juge du bonheur et de l’utilité ?

Il faut abandonner le concept connoté et trompeur de « transition » énergétique comme solution finale. La question écologique elle, reste posée.

Comme d’habitude, il faut s’appliquer à faire face aux dangers de la nature et aux effets pervers du comportement humain par une action constante et résolue, problème par problème, qui n’implique nullement l’exploitation massive des terreurs, de la mortification, ni des tensions sociales. La question de l’efficacité et du coût des politiques menées doit être centrale. Ne jamais tenter l’impossible, car l’impossible se venge. À l’impossible nul n'est tenu. Il faut recréer les conditions de la rationalité et de l’espérance. La sottise et la ruine, chevauchées par le cynisme et le mensonge organisé de la bureaucratie ou des excroissances gauchistes, gonflées des reliques électoralistes du PS, ne peuvent pas servir à diriger heureusement des pays encore libres. En tout cas pas la France.

La pseudo-transition d’ici 2 035 ou 2 050 est un mythe dangereux qui, associé au mythe de la réforme définitive de l’homme mauvais par le wokisme, conduirait à une forme ou l’autre de dictature. Il faut sortir de la religiosité et éviter le retour au monde des sorcières à brûler en place de grève. L’affirmer n’est pas un blasphème mais une parole d’espoir et de dignité de la politique.

Maîtriser les défauts d’une croissance nécessaire et continuellement menacée, est une œuvre autrement exaltante qu’organiser la décroissance violente des Savonarole. En définir les moyens est un travail politique essentiel. Ce travail est aujourd’hui en jachère, lessivée par la terreur et la propagande délirante organisée autour du concept de « transition »

Là est l’avenir. Là est la démarche. MM. Mélenchon et Macron sont les sous-produits politiques néfastes d’une erreur conceptuelle transformée en religion séculaire. Le Pen n’est rien.

La disparition programmée des moteurs thermiques en treize ans est l’exemple même d’une « transition » problématique car personne n’a osé annoncer le coût global, l’ampleur les conséquences antiécologiques de la construction des batteries du fait de la quantité de terres rares concernées, l’effet sur la balance commerciale des importations nécessaires, l’ampleur des régressions de circulation et les pertes de libertés que cela implique, la quasi impossibilité de disposer d’une énergie électrique suffisante pour alimenter une circulation significative, etc. Naturellement, l’impact sur les températures n’est ni calculé ni affiché, ce qui vaut mieux, car le non retrait de la circulation mondiale des voitures d’occasion implique un maintien au niveau précédent de la pollution au CO2…

La conversion énergétique des logements, lancés en parallèle avec des calendriers tout aussi irréalistes, vient ajouter une demande d’électricité massive tout aussi incompatible avec les moyens de production prévus.

L’annonce de l’interdiction de construire quoi que ce soit sur les territoires non encore construits et une folie de même nature. On a étendu la loi Littoral à l’ensemble du territoire dans le pays le moins densément peuplé d’Europe.

Toutes ces folies irréalistes et intenables sont justifiées par le concept de transition.

Les résultats sont déjà prévisibles : une diminution drastique de l’activité. Des millions de Français perdront leur voiture et ne pourront plus circuler à leur guise. Le rapport RTE parle d’une réduction de 40 % des voyages. Le parc va vieillir avec une aggravation de la pollution. Les finances et les balances de paiements seront effondrées. La Chine polluera comme jamais pour fournir les ingrédients. La location d’un logement va devenir de plus en plus difficile et coûteuse. La pression sur les propriétaires déjà très forte va devenir intenable. L’emploi va être durement atteint.

Il faut construire une réponse positive aux différentes difficultés endogènes ou exogènes qui nous assaillent et qui nous demandent de la résistance, de l’intelligence, de la lucidité, de la créativité et du courage, sans outrance et sans panique, avec des calendriers raisonnables et des résultats significatifs. La France est-elle capable de cet énorme effort ? Le prix Nobel d'économie qui sévit au New York Times, tellement à la mode en France, Paul Krugman, n’idéalise certes pas la France, « qui a ses propres mouvements extrémistes et nationalistes blancs ». On suppose que pour lui comme pour Mélenchon, le Zimbabwe ou le Venezuela sont bien mieux placés. Mais malgré ces tares « manifestes, » il n’est pas totalement absurde de penser que la tradition des lumières pourrait nous aider à surmonter les difficultés et nous suggérer un autre chemin, plus rationnel et plus heureux que l’autodestruction de nos valeurs et de notre prospérité inscrite dans le Wokisme et au cœur l’idéologie à caractère quasi religieux de l’Assomption écologiste.

Didier Dufau

Président du Cercle des économistes e-toile

Analyse sémantique de la posture écologiste

L’analyse sémantique du verbiage écologiste est un exercice fascinant. Voici un exemple parmi mille du genre. C’est un extrait d’un rapport d’un institut de haute réputation :  La transition s’annonce, il s’agit de faire face :

« Au vu des modifications profondes du système énergétique qu’elle implique, la neutralité carbone est un défi qui s’annonce colossal. Relever ce défi cependant souhaitable pour chacun de nous, car la transition énergétique est un chantier ayant des retombées économiques concrètes en termes d’emploi et va permettre d’orienter à la baisse notre facture énergétique sur le long terme. Bien sûr, parvenir à ces retombées de long terme nécessitera de passer par une période de transition marquée par des investissements importants. L’accompagnement des ménages et des entreprises les plus fragiles sera un facteur clé pour que ceux-ci puissent eux aussi réussir leur transition en dépit de leur capacité d’investissement limitée. Sur les plans du logement et de la mobilité, il s’agit d’enjeux clés qui sont difficiles à négocier pour les ménages les plus modestes. Les dispositifs d’accompagnement actuels doivent encore être renforcés sur le papier, mais aussi et surtout dans leur réalisation concrète. Des stratégies d’ampleur doivent aussi être définies, d’une part, pour l’industrie lourde, qui est fortement émettrice de gaz à effet de serre de par la nature même de ses procédés, et, d’autre part, pour l’agriculture. Ce défi  a également des conséquences positives tangibles, par exemple en réduisant la pollution de l’air. Enfin, atteindre la neutralité carbone est surtout nécessaire pour concrétiser les objectifs climatiques que nous nous sommes fixés au niveau international. »

D’abord les avantages :

-        On va respirer mieux. Chouette. Qui ? Quand ? Pourquoi ? Par quel cheminement ? Avec quel résultat concret ? Chut !

-        Les retombées économiques vont être superbes sur l’emploi. Combien de postes créés ? Financés comment ? Combien de postes détruits ? Quel niveau de vie si on finance les colossaux investissements par l’impôt ? Chut ! Quelle perte d’emplois si on baisse le niveau de vie ? Chut ! Chut !

Ensuite les contraintes : lesquelles ? On n’en parle pas, s’il s’agit de questions techniques ou économiques. L’intendance suivra. Tous les techniciens s’échinent dans des petits comités (la grande information leur est fermée) à montrer qu’il est « strictement impossible de transférer sur la production électrique l’énergie actuellement fournie par des dispositifs à moteur thermique ». Il faudrait environ 1 000 térawattheures. Personne ne sait faire. Actuellement on ne produit que 500 térawattheures environ. Le goulot est double : dans la production et dans la distribution. Mais Chut ! Chut ! Chut !

C’est que nous avons des devoirs !

Le premier : respecter les objectifs climatiques (non chiffrés ni en termes de gain de température ni en coûts) que nous nous sommes fixés au niveau international sans aucune étude d’impact. Alors les contraintes, on s’en fiche. On ne va pas se dédire tout de même !

Qui nous ? Les décisions ont été prises par l’Union Européenne, commission et parlement, sous la pression des ONG et du GIEC. Nous n’avons qu’un poste à la Commission, proposé par le président élu sans que le pays n’ait le moindre mot à dire. La décision finale est prise par le Parlement, où une cinquantaine des 77 députés français ont dit oui, alors que personne ne savait ce qu’ils allaient faire quand ils allaient être élus, puisqu’ils n’avaient aucun programme à proposer lors de leur élection. Il est fixé à sa guise par la Commission. Elle a été avalisée une seconde fois par le Président de la République qui au conseil européen peut dire non. Comme il s’est fait réélire sans aucune discussion sur la transition climatique et ses modalités, mais qu’il a hurlé sur tous les tons son attachement pour l’Europe, il a cédé avant même d’avoir à réfléchir. Pas question de mobiliser les écolos contre soi la veille d’un second tour législatif. L’électoralisme a pris le pas sur la réflexion stratégique. Les électeurs français n’ont jamais eu à se prononcer sur des orientations concrètes. Tout leur tombe dessus d’en haut.

Le devoir de santé est tout aussi impérieux. En général les écolos ajoutent une estimation (que beaucoup soupçonnent d’être bidon depuis que les statisticiens médicaux se sont ridiculisés avec le covid) sur les morts à cause de la pollution urbaine. Ils savent que la santé est sacrée. L’avantage de l’argument, c’est que si vous êtes contre, c’est que vous êtes un tueur. Aucun mot sur les effets des méthodes employées depuis des lustres pour faire baisser la pollution des moteurs thermiques, ni sur le fait que toutes les politiques violentes n’ont fait que déplacer la pollution sans la réduire, avec une hausse des morts à Paris du fait des travaux et de l’anarchie qui règne désormais dans les rues et sur les trottoirs.

Le troisième devoir est d’aider les petits pauvres. Il faut une transition juste. En interne les riches doivent payer pour les pauvres. Être le pays leader mondial dans la redistribution sociale et l’imposition ne suffit pas. En externe les pays riches doivent payer pour les pays pauvres. Avoir lâché notre industrie aux pays en voie de développement ne suffit pas.

Dans la pratique, les politiques menées se traduisent par des contraintes extrêmes : changer de voitures, changer le système de chauffage et l’isolation de son domicile. Logement et voiture, les deux composantes majeures du capital des particuliers,  les plus difficiles à acquérir. Et il faut changer d’habitudes de vie, ne plus faire ceci ou ne plus faire cela. C’est donc un chemin de contraintes administratives qui exigent du citoyen de faire tout l’effort sous peine de terribles conséquences.

En revanche on ne parle jamais de l’expérience de vie de ceux qui ont « transitionné » par vertu ou par contrainte.

Un ingénieur canadien a choisi un hybride et fait ses calculs. Il a comparé le prix du km avec son ancienne voiture : 0,74 dollar par mile parcouru pour sa voiture hybride, 0.10 pour sa voiture thermique. Sa voiture thermique lui avait coûté 25 000 $ et son hybride 46 000 $. Il lui faut donc amortir un investissement double et payer sept fois plus cher son énergie pour faire des trajets qui prennent en général trois fois le temps, la durée de conduite devant être accrue de la durée de recherche d’un point de rechargement et de celle du temps de rechargement.

D’accord, il s’agit d’une voiture hybride. Mais le bilan n’est pas meilleur avec une voiture 100 % électrique. Beaucoup de journalistes ont décrit leur périple pour faire des trajets un peu longs, par exemple aller de Paris à Cannes ou d’Amiens à Vintimille, ou de Bruxelles à Biarritz, avec des véhicules de moyenne gamme tout électrique. Ils sont tous devenus des spécialistes de l’enfer. « Qui n’a pas rêvé de s’offrir une de ces autos propres ? Silence, émissions de CO2 nulles, sur le papier, la promesse est alléchante. Les pionniers de cette révolution sont de plus en plus nombreux et méritent, on ne le dit pas assez, notre plus profond respect. Car, contrairement aux jolis discours du gouvernement, des écolos et des publicitaires, la mobilité en électrique est loin d’être une sinécure pour ceux qui osent le voyage au long cours plutôt que le cabotage ». Extrait de l’excellent récit de voyage concret signé Jacques-Olivier Martin dans le Figaro.

L’expérience client est tragique mais ne doit jamais être discutée dans un rapport sur le climat et la transition.

Exactement la même chose pour les malheureux qui ont acquis des pompes à chaleur dans les lotissements et qui se retrouvent avec un bruit phénoménal de jour comme de nuit : quarante machines à touche-touche empêcherait de dormir un sourd profond.

Exactement la même chose pour ceux qui ont acquis des maisons aux nouvelles normes et qui manquent d’air et de lumière, et passent leur temps fenêtres ouvertes en poussant à bloc le chauffage et en laissant toutes les lumières allumées, même quand il fait froid pour mieux respirer et mieux voir. L’ambiance blockhaus n’est pas terrible. 

De même, on sait qu’il a des trous dans la raquette électrique. Par exemple beaucoup d’immeubles de grandes hauteurs ont des systèmes de génération électrique pour faire face en cas de panne de distribution électrique générale. Tous les générateurs marchent au pétrole ! On fait quoi ? Dépendre de l’électricité pour faire face à des pannes d’alimentation électrique est une farce amusante. Mais chut ! C’est marginal. Désagréable constat : c’est vrai pour un nombre très élevé de dispositifs où l’électricité est impraticable, comme les engins de terrassement, les chars d’assauts, etc. S’il vous plaît n’en parlez pas ! Pensez à vos poumons et à vos devoirs moraux vis-à-vis de la terre et de multiples catégories qui y vivent !

À quoi rime d’écrire un rapport dans de telles conditions, sachant qu’il sera mensonger ou puéril ? On pourrait au moins se taire, s’il est interdit de critiquer. Mais non !  Il y a d’abord le plaisir de l’admonestation. On ne fait pas assez ; on a raté des échéances. On peut décrire sans fin les nombreux exemples de méfaits nouveaux du climat qui change. Que va devenir le Vanuatu ou Venise, voire les belles maisons du Cap Ferret ? On peut aussi montrer le succès embryonnaire de certaines innovations. D’accord on ne peut pas faire marcher les flottes de gros camions à l’électricité pour des raisons multiples, mais on peut en faire marcher un pour voir. On peut montrer qu’en ralentissant le débit des douches on sauvera rapidement la terre, même si les humains veulent rester propres. Etc. La littérature positive sur des expériences en cours est bien garnie. On peut même faire avancer des porte-conteneurs à voile ! Le but de cette littérature n’est généralement pas de montrer des solutions réalistes et à l’échelle nécessaire. Les auteurs « font de l’argent » soit en stimulant la peur du lecteur, soit en le faisant rêver. Le but est à peu près le même que le Cinéma mais n’exige pas autant de talent.

Surtout l’expert devenu curé d’une nouvelle messe verra son crédit public enfler à des hauteurs magiques et les revenus associés peuvent être intéressants. Toutes les religions ont eu leurs vendeurs de bondieuseries.

L’analyse du discours écologique mène toujours à la même conclusion. Nous sommes dans le sermon, pas dans la recherche de solutions. Mais les Bossuet manquent et les Savonarole grouillent.

Nous pensons ici qu’il faut sortir de cette attitude : voir : chiffrer ; analyser ; comprendre ; imaginez ; construire.  Psalmodier des mantras ne suffit pas sinon ce vœu :  que vienne le temps des ingénieurs et des politiques intelligents.

 

Didier Dufau

La fin de la souveraineté française

Le Parlement Européen vient d’entériner le plan de la commission d’arrêter toute vente de voitures utilisant un tant soit peu des énergies « thermiques ».  Associé à d’autres mesures concernant la construction et l’utilisation des espaces libres, tout aussi radicales, ce plan conditionne de façon colossale tout l’avenir des Français. Toutes les politiques nationales vont être fracassées par les aléas de ce plan de conversion absolue. .

Une élection présidentielle vient d’avoir lieu en France. Le sujet n’a pas été abordé. L’électeur ne savait même pas ce qui se tramait à Bruxelles. Les grands médias n’ont parlé de rien, comme il est d’usage pour les questions européennes.

Une élection législative est en cours. La question de la transition énergétique et de ses conséquences ne sera pas abordée. C’est tranché. Il ne s’agira que de retranscrire ce que le vote, démocratique, du Parlement Européen aura décidé.

Résumons-nous : la politique la plus problématique pour la vie des Français, avec des risques terrifiants échappe à tout débat national ou présidentiel ou législatif. L’évacuation de toute discussion est jugée normale, puisqu’il faut être européen.

On nous avait dit : la présidence française va tout changer. L’immense Macron va prendre en main l’avenir de l’Europe dans ses petites mains fébriles. Il n’a pas dit un mot, pendant toute sa présidence qui se termine à la fin du mois de ce projet pharaonique. Mais même Mme Morano, cette grande figure de la politique française profonde et enracinée, a expliqué que l’Europe, c’était formidable : le chargement des téléphones mobiles sera désormais alimenté par les mêmes câbles standard. Un acquis formidable pour la fameuse « vie quotidienne » des Français, un des objectifs phénoménaux de la présidence française de l’Union Européenne.

Aucune étude d’impact de l’interdiction des moteurs thermiques et des solutions hybrides n’a été proposée ni d’ailleurs faite.

Pourtant la question des estimations est facile à cadrer. Si on conserve, sans chercher de croissance, le niveau d'activité et de déplacement actuel les chiffres sont astronomiques  :

-        Industrie automobile française : 4 mille milliards d’euros

-        Utilisateurs de voitures : 2.2 mille milliards d’euros

-        Production de 500 térawattheures d’électricité : dépend du mix entre nucléaire et éoliennes. Coût minimum 2 mille milliards d’euros.

-        Réseau de transport de l’électricité : doit être doublé. Coût impossible à évaluer en l’état car il dépend du mix de production dont on ne connait rien. Plusieurs centaines de milliards d'euros au minimum (et la loi exige désormais que les cables soient enterrés !).

-        Bornes de recharge : il en faudra des … millions.  Coût : plusieurs dizaines de milliards.

-        Impact sur la balance des paiements ? Tragique. Rien de qui est nécessaire aux batteries n’est produit en France.

-        Bilan carbone des actions de conversion : terrifiant. Pour le lithium nécessaire, il va falloir creuser l’équivalent d’un trou de cent kilomètres de diamètre sur 200 mètres de profondeur. Avec des engins au fuel… Un bon début

-        Impact sur l’émission de CO2 de la transition : énorme mais non évalué.

-        Baisse de la température anthropique : nulle à un horizon de 50 à 100 ans

-        Les voitures d’occasion thermiques n’étant pas détruites, le parc continuera de tourner quelque part dans le monde. Effet sur le CO2. : nul.

Rappelons que la valeur ajoutée annuelle des entreprises françaises est d’environ 1.400 milliards d’euros.  D’ici 2035, compte tenu des circonstances actuelles, guerre en Ukraine, pandémie en Chine, hyper inflation, on espère obtenir 15.000 milliards de valeur ajoutée cumulée, et ce serait déjà un exploit. Et entre 50%  et 60% de cette somme serait à consacrer à la conversion décidée ?  C’est évidemment impossible sans ruiner les Français.

Il y a un loup.

La vérité est simple : on va vers une réduction massive du nombre d’automobiles et un contingentement massif des transports, avec une hausse ravageuse des impôts, l’argent magique commençant à manquer.

Le niveau de vie et les libertés d’aller et venir vont être drastiquement réduits. Une horreur programmée qu’on s’interdit de dévoiler.

C’est pourquoi le plus grand silence politique accompagne ces décisions européennes en France. Discuter de la transition serait un blasphème ; Faire apparaître les conséquences, un risque politique trop grand, ne serait-ce qu’en démontrant que la démocratie française est strictement inutile au processus puisque tout est décidé ailleurs.  Alors silence ! Tabou européiste et tabou écologiste se donnent la main pour que les débats soient évacués, en dépit du caractère terrifiant du projet.

Où est passé la souveraineté nationale ?

Emmanuel Macron continue sa politique d’achat de votes en alignant, aujourd’hui encore et après l’avoir fait continument depuis janvier 2021, les promesses catégorielles délirantes. Mais les directives économiques européennes à respecter viennent d’être signées. Elles annoncent une politique d’austérité renforcée, avec un désendettement obligatoire et l’obligation d’avoir une croissance des dépenses publiques moins fortes que celles des impôts ! Rappelons qu'en 2021 les impôts ont cru beaucoup plus vite que le PIB ! Sans aucun commentaire sinon l'article passé sur notre blog.

Pas un mot dans la presse.

Il sera bien temps d’affirmer au moment des décisions douloureuses que tout cela date d’il y a longtemps, que tout le monde était d’accord et qu’il faut respecter l’Europe notre protection contre la guerre et notre petitesse dans ce monde de brutes.

La presse chantera la chanson avec empressement.

Est-ce que c’est bien démocratique ? Ben oui puisque c’est voté par le Parlement après des élections libres. L’argument semble imparable. Il ne l’est pas, pour une raison simple : l’élection européenne ne se fait jamais sur un programme, donc ne laisse aucune occasion aux électeurs de choisir entre des des options. Le programme c’est la commission et la commission seule qui en décidera. Elle en a le monopole absolu. On votera donc sur ce qu’ellevoudra bien présenter. Le député européen fraîchement élu ne sait absolument pas de quoi il aura à juger. Il a été choisi par son parti et les Français ont voté sur des étiquettes partisanes. Le parti n'a pas pu formaliser une réponse ou une analyse et il est impossible de vérifier auprès de l’électorat si son point de vue est admis. La France ne représente qu’une part ridicule des députés et ne peut pas y faite valoir ses singularités éventuelles. De toute fa çon la minuscule phalange française est divisée par le vote à la proportionnelle en chapelles nombreuses et incompatibles, alors que les partis, on devrait dire les « étiquettes », ont fait le choix de présenter soit des politique victimes du suffrage universel soit d’européistes convaincus.  L’électeur dans un tel système ne peut orienter et encore moins décider d’aucune politique.  Du coup la presse n’a pas à se saisir du moindre sujet. De toute façon le choix profond de l’électorat ne compte pas. Pas la peine de le démontrer au quotidien.

La solution était évidente pour éviter ce déni démocratique : envoyer 77 députés élus au Parlement français voter au Parlement européen, après que les directives ont été discutées au Parlement français, assurant à la fois la connexion avec le peuple et la vérification que la France n’y perd pas, avec une bonne couverture de la presse. Que se passerait-il si le vote européen était défavorable au choix français. On verrait aussitôt que l’Europe n’est pas la bénédiction assurée. La crise serait immédiate entre l’intérêt français décidé démocratiquement et l’intérêt dit européen décidés par d’autres.  Alors on a fait de ces élections européennes frelatées un prétexte démocratique et une fête européiste. Et après le silence tombe.

Ces mois de débat électoraux ont montré de façon caricaturale, d’abord que le gouvernement français était impuissant, ligoté par le gouvernement des juges et  dominé par les instances européennes supranationales. Aucune mesure de sauvegarde nationale n’est possible. Le pouvoir français a été capturé par des camarillas familiales de hauts fonctionnaires qui servent leur intérêt de carrière et d’argent. Les partis sont des attrape-tout qui ne servent qu’à accorder des places sans débattre de rien. Aucune politique dans aucun domaine n’est réellement discutée nulle part.

Les observateurs remarquent la désagrégation nationale. Comment en serait-il autrement. Il n’y a plus de pouvoir régalien et l’économie est laissée à des instances supranationales.

On va vers une abstention de plus de 50% au premier tour et de 60% au second tour, aux élections législatives. A quoi sert de voter pour des guignols impuissants sinon en matière fiscale ?

Les Français ne peuvent orienter quoi que ce soit par leur vote. La démocratie ce n'est pas voter. C'est pouvoir orienter la politique par son vote.  Méprisés par des démagogues cyniques qui au pouvoir les achètent avec des promesses minables (chèque menstrues pour les étudiantes, chèque mangas pour les adolescents, chèque, chèque, chèque…) et dans l’opposition font de la surenchère minable contre des victimes expiatoires en annonçant de nouveaux chèques encore plus gros. Les Français ont à la fois honte de l’image qu’on leur renvoie d’eux-mêmes et des propositions qu’on leur fait. Ils se détournent du vote. Quoi de plus normal ?

C’est comme cela qu’un grand peuple meurt. Le plan de « transition » voté par le Parlement européen accélérera la mise au tombeau.  

RIP.

 

Didier Dufau

 

La France, future Sri Lanka ?

Quand la moutarde decend des rayons pour monter au nez.

Sri Lanka est un pays gouverné par un clan, avec un népotisme fort. La France est gouvernée par un clan, l’énarchie, de plus en plus népotique.

Sri Lanka est un pays gouverné par des mesures à court terme basées sur l’inondation monétaire et la dette qui à force de s’accumuler ont fini par ruiner le pays. La France est un pays gouverné par des mesures à court terme, basées sur l’inondation monétaire, qui ont fait exploser la dette et sont en train de couler le pays.

Sri Lanka a tué son agriculture en prétendant mener une politique ancrée dans la recherche du salut écologique et de la biodiversité. L’interdiction, entrée en vigueur le 26 avril 2021, de tous les engrais chimiques, pesticides, herbicides et fongicides a entraîné des baisses de production gigantesques. En seulement six mois, la production nationale de riz a chuté de 20 % et celle de thé de 40 %. Désormais on meurt de faim dans le pays. La permaculture dans les cimetières ne semble pas la solution.

La France tue son agriculture depuis longtemps. Le pays agricole par excellence qu’était la France n’est plus en tête en Europe et s’effondre dans les classements. Le symbole : la disparition de la moutarde des rayons des supermarchés. Le lundi 6 juin à Pont-l’Évêque, plus aucun pot de moutarde n’était accessible. Le débarquement des graines canadiennes pouvait être fêté comme un évènement passé…

Pourquoi étions-nous obligés d’importer nos graines de moutarde ? Une fois de plus parce qu’on avait décidé de supprimer les insecticides permettant d’éviter le ravage de cette culture fragile sans évidemment proposer le moindre produit de substitution même moins efficace.

« La France ne peut pas répondre à ses besoins en moutarde. En 2016, alors que le pays produit 12 000 tonnes par an de graines de moutardes (bien loin des 32 000 nécessaires pour le pays), une loi vient mettre à mal sa production sans proposer d'alternative. Les insecticides sont désormais interdits, une décision toujours contestée de nos jours et qui a des conséquences importantes sur les champs de graines de moutarde. L'Altise, un insecte sauteur de l'ordre du coléoptère, fait des ravages en France puisque la production de graines a été divisée par quatre en cinq ans. » Reportage de France 3.

La France essaie de produire 3 000 tonnes de graines pour un besoin national de 32 000, alors qu’elle a été longtemps auto suffisante. Naturellement, quand les mesures ont été prises, tout le monde a chanté religieusement les cantiques écologistes sans nuances et sans même permettre que des voix s’élèvent pour avertir des conséquences.

Comme toujours quand les belles idées se fracassent sur des résultats saumâtres, on cherche des paravents faciles. La guerre en Ukraine et le dôme de chaleur au Canada nous privent des ressources d’importation. D’accord, mais pourquoi sommes-nous totalement dépendants des importations ? Des initiatives pleines d’espoir sont prises, comme en Alsace. Une vague excuse et une vague promesse suffisent à faire passer cette information stupéfiante : le pays de la moutarde ne livre plus un pot de moutarde.

À l’exact moment où cette situation ubuesque s’impose dans les médias après le vide soit apparu dans les rayons, l’Europe signe une directive pour interdire les moteurs thermiques en 2 035. On a failli imposer 2032, car « dix ans c’est assez » tout le monde sait ça. Aucune mesure des conséquences ! Ni sur les coûts, ni sur l’emploi, ni sur les balances de paiements, ni même sur le réchauffement économisé. Comme pour les insecticides. On verra bien. Hurrah, Hurrah, Hurrah ! Un suicide religieux du type de celui qu’on faisait au dieu Baal. Les dirigeants carthaginois en cas de sécheresse immolaient quelques-unes de leurs filles pour faire revenir la pluie. Le Dieu écologiste exige que l’on fasse des sacrifices économiques outranciers et irrationnels. Et personne ne proteste. Ce serait un salaud à faire taire, une sorcière de Salem.

Dans les travaux publics « la trajectoire des marchés conclus s'est diamétralement inversée en avril 2022. Ils sont même retombés à leur plus bas niveau depuis le confinement de 2020 : -11,7 % par rapport au mois précédent, -18 % en volume sur un an ! ». Et les prix sont en hausse de 10 % sur l’année.

Dans la construction neuve, c’est pareil.

La France craint avec M. Zemmour et quelques raisons un destin à la libanaise. Voilà qu’il nous faut craindre un destin à la ceylanaise.

Le suicide français commence à prendre forme. Le Français, né malin…

La moutarde commence à lui monter au nez. « De lamentables grognons » a dit Bruno Lemaire et qui ne voient pas combien nous gérons bien et que nous sommes les meilleurs !

Fa Tutto !

Didier Dufau

Oh ce joli Week-End de mai !

A conserver pour l'histoire

L’usage, sur ce blog, est de ne pas commenter ce que toute la presse commente. Pour une fois, nous allons déroger à cette règle tant le WE du 27 au 28 mai a été significatif de ce qu’est devenue la France. Il est intéressant d’en conserver le souvenir pour le relire plus tard, à froid, avec la connaissance de la suite.

Six évènements se sont cumulés pour faire de ces deux jours une leçon de chose particulièrement signifiante.

-        Le Stade de France

Emmanuel Macron avait été heureux de se faire mousser en proposant Paris pour la finale de la coupe d’Europe de Football, le plus grand évènement mondial du football en dehors des championnats du monde et d’Europe.

Pour saluer l’évènement des hordes de racailles, se sont invitées, par centaines, pour « dépouiller » les touristes, bloqués par ailleurs par les troubles sociaux dans le métro et l’inorganisation totale de l’évènement. 5 à 600 voyous ont bordé le chemin de la station de métro sur près de 500 mètres, attaquant violemment tout ce qui passait à portée.

Naturellement ceux qui ont été arrêtés ont été immédiatement libérés, sauf trois Péruviens et un Palestinien.

M. le ministre de l’Intérieur a aussitôt accusé… les victimes des agressions, ce qui a fait le meilleur effet. Il a « essentialisé » les Britanniques comme nation délinquante dans le football, et considéré comme nauséabond et même « très » nauséabond, d’essentialiser les voyous africains et nord-africains assemblés par centaines pour piller des touristes souvent en famille.

Toute la presse de gauche et gouvernementale s’est empressée d’occulter la réalité d’une attaque massive contre le public. Interrogé, en campagne législative, Emmanuel Macron a refusé de répondre avec une moue dédaigneuse : pas de son niveau. N’avait-il pas clos le sujet en déclarant que la Seine Saint-Denis était la Californie sans la mer ! Saint Déni ! Et n’est-il pas le triomphateur de la délinquance à Marseille, la cité multiculturelle en plein retour au vivre ensemble ?

Personne n’a fait remarquer que les sorties de stade, y compris au Parc des Princes, étaient régulièrement attaquées par les mêmes bandes, comme les défilés syndicaux, comme les manifs des gilets jaunes. La France et les Français nous appartiennent et on peut, en groupe, marquer notre nouvelle souveraineté contre les Kouffars. Dépouiller c’est affirmer sa souveraineté.

La France est humiliée et son image dégradée comme jamais. Son journalisme d’Etat est ridiculisé. La gauche est enfouie profond sous ses mensonges. M. Mélenchon le premier ministre auto-nommé du mouvement des créolisés et des déconstruits, à base d’islamogauchistes, accuse la police !

Une vraie photo de l’état de la France.

-        La CGT

Les syndicats de la RATP ont fait la démonstration bruyante et sans scrupule de leur grande joie devant l’aggravation des violences contre les biens et les personnes provoquée par leur grève opportunément organisée le jour d’un grand évènement international.

Avoir permis aux voyous de s’en donner à cœur joie a renforcé leur rapport de force avec le patronat honni, ici le gouvernement sorti des urnes. On sait qu’en bien des pays faibles, les syndicats ont profité des grands événements pour faire du chantage, bloquant ou retardant les travaux, empêchant les communications, aggravant les coûts etc.

Rarement avait-on vu une organisation syndicale se réjouir d’avoir stimulé la délinquance. Il y a des syndicats voyous. Voici le syndicalisme pro voyous. Rappelons que Madame Borne, nouveau premier Ministre, n’avait rien fait pour limiter leur influence à la RATP lorsqu’elle la dirigeait. Énarques et polytechniciens ont toujours prôné la collaboration avec les syndicats pour nourrir la « paix sociale ». On a vu la nature de cette paix au Stade de France.

-        Les urgences hospitalières

Puisqu’on parle des bienfaits de l’énarchie compassionnelle et bienveillante, l’annonce a été faite par les hospitaliers que les services d’urgences étaient obligés de fermer par dizaines faute de personnel et qu’il fallait s’attendre à ce qu’ils ferment par centaines cet été, en l’absence de tout Covid.

On savait depuis le Covid que notre système de santé n’était pas le meilleur du monde. De là à penser que son cœur d’activité était pourri à ce point ! Mais si ! Mais si !

Notre système d’information préconstruite a aussitôt montré Emmanuel Macron réélu avec 58 % des voix, après 10 ans de pouvoir dont cinq présidentiels, en train de discuter avec des infirmières, notant avec surprise ce qu’il entendait, comme à Marseille dans les quartiers nord. Celui qui voulait « emmerder » les soignants récalcitrants et désormais un peu emmerdé par la situation. L’important est que le bon peuple le voit à l’écoute. Régner sans agir grâce à une presse collabo, voilà le grand pied du politicien nul et cynique.

-        Le tennis

Pour des raisons obscures la rencontre attendue entre Djokovic et Nadal se jouait en quart de finale et non en finale, comme il aurait été logique. La rencontre a été planifiée de nuit pour booster au maximum les recettes de la diffusion aux États-Unis. Les droits de télévision avaient été attribués à un géant américain. La principale épreuve de tennis française, de dimension mondiale, n’a pas pu être vue en direct par les Français. Les gougnafiers qui dirigent Roland Garros et le tennis français ont bradé l’épreuve aux Américains pour u, gros chèque et pour plusieurs années. Pourtant, l’État Français n’a pas été avare. Il a permis de densifier comme jamais le stade Roland Garros, au mépris de toutes les règles. Une citation en anglais adorne le nouveau court principal. L’anglais domine tout.

Naturellement, un des cadres de cette organisation devenue américaine de facto a été nommé ministre des Sports au milieu d’un concert de louanges. On a vu sa classe lors de l’affaire du Stade de France. Macron ne veut être entouré que de Français américanisés, cupides et sans scrupules. Comme lui. Et comme elle.

-        L’attractivité de l’industrie

On a eu le droit à une information totalement « construite » pour nourrir la chanson de geste macroniste : la France deviendrait le pays le plus attractif pour les investissements étrangers. D’accord, ils ne créent pas autant de postes de travail qu’ailleurs, mais cocorico quand même !

Commenter une statistique dont on ne connaît pas les règles de confection conduit à toutes les manipulations. On pourrait penser qu’un investissement étranger est une entreprise qui ouvre une filiale ou un établissement en France et de ce fait contribue à augmenter les effectifs au travail.

Mais non. Une entreprise étrangère qui rachète une entreprise française et supprime la moitié des effectifs pour piquer ses brevets et autres avoirs immatériels, voire pour faire une juteuse opération immobilière, est « un investissement étranger ». Comme il y a eu de nombreuses captures d’entreprises françaises, les opérations d’investissement de ce type ont été nombreuses. De même si vous ajoutez un appentis ou réparez les toilettes de votre filiale française, cela gonfle l’inventaire des « investissements étrangers » sans gonfler les statistiques de l’emploi.

Se vanter que tout cela correspond à un formidable redressement de l’attractivité est une farce et un mensonge.

Un mensonge de plus, de plus, de plus, de plus…L’attirance de M. Macron pour le mensonge médiatique systématique a quelque chose de formidablement répugnant.

-        L’enquête de 60 millions de consommateurs

Il est apparu deans cette enquête que la nouvelle administration mise en place pour corseter toute la construction à des fins  écologiques était un bordel insensé, une escroquerie dommageable, une maltraitance ubuesque des propriétaires, et une folie bureaucratique incontrôlable. Tous les tests obligatoires sont « bidons », donnent des résultats aléatoires et pourtant doivent être exécutés à la lettre sous peine de prison ! Nous l’avions signalé sur ce blog. Voilà que c’est officiel.

Violence pénale, bureaucratie délirante, législation incompréhensible et tatillonne, coûts incontrôlés, résultats nuls, toute la folie du ministre Wargon explose en plein green-washing. L’écologie passée sous le tapis lors de la campagne présidentielle refait surface en mode emphatique, alors que tout ce qui est fait en son nom confine au grand n’importe-quoi, tragiquement violent et anti démocratique.

L’écologie telle qu’elle est envisagée par l’énarchie compassionnelle et bienveillante est fondé sur la doctrine mise en œuvre par Macron dans le domaine médical : emmerder les Français sans vergogne, à mort, et sans aucun souci d’efficacité. Mme Borne, premier ministre ayant été ministre de l’Écologie a promis d’aller deux fois plus vite dans la décarbonation. Avec ces méthodes-là, cela promet.

En un week-end, on a pu constater ce qu’était devenue la France. Un pays dont la langue, l’identité, la spécificité, l’efficacité économique, les services publics, la sécurité, le sens critique disparaissent radicalement, avec la menace de plus de destructions et d’imbécillités encore.

Les Parisiens ont d’abord réélu Mme Hidalgo, qui détruit la capitale sans vergogne, avec le soutien actif de Macron, et dont le dernier scrutin Français montre qu’elle est méprisée par 98 % des électeurs Français. Puis les Français, nés malins, ont réélu à 58 % un type qui n’a que mépris pour la France déclarée franchouillarde et qui la détruit consciencieusement.

Il y a des jours comme cela, où les yeux s’ouvrent grands sur la réalité désenchantée de la France. Mais il est rare de trouver tant d’exemples significatifs aussi concentrés sur... deux jours.

La tristesse et la colère envahissent l’observateur. La honte s’installe, massive, profonde, incontrôlable.

Qui aurait simplement cru cela imaginable il y a seulement vingt ans ? Dix ans ? Cinq ans ? Un an ? Même un mois ?

 

Didier Dufau

Le drame de la désindustrialisation en France

Jean-Pierre Robin, un des derniers journalistes ayant de véritables compétences économiques, pose parfaitement la question dans le Figaro daté du trente mai 2022 : « les déboires industriels de la France se comparent à la défaite de quarante ». Il cite l’ouvrage de Nicolas Dufourq qui note qu’en vingt ans la France a perdu la moitié de ses usines. Depuis 2008, 936 usines de plus de 50 salariés ont fermé.

On pourrait en effet envisager un tribunal pénal pour ce crime contre l’humanité productive. Il est agréable pour notre cercle de voir que ses diagnostics sont totalement confirmés. Ceux qui nous lisent régulièrement savent que nous défendons la thèse que trois causes externes et trois causes internes expliquent la dégringolade annoncée, ré-annoncée, ré-ré-annoncée pendant 25 ans sans aucun écho, tant l’élite dirigeante était imperméable à toute observation et analyse utiles.

Nous disions (avec Maurice Allais) :

-        Que les changes flottants permettaient l’accumulation de déséquilibres provoquant régulièrement des récessions sévères et de plus en plus sévères. Il a fallu la récession de 2008, attribuée bêtement aux subprimes, pour qu’on commence à réfléchir un peu. On n’a pas voulu toucher à la racine du problème alors on a complètement bureaucratisé et enfermé l’activité des banques.

-        Que l’Euro a un caractère structurellement récessif, ce qu’on a vu en 2011, avec la crise spécifique de la zone Euro et qu’il fallait ajouter un mécanisme permettant d’éviter les macro excédents comme les macrodéficits. On n’a rien fait de structurel. On a simplement violé toutes les règles initiales pour permettre à la BCE de créer des flots délirants de monnaie sans contrepartie de production.

-        Que l’entrée de la Chine dans l’OMC et une politique d’ouverture totale à la concurrence des pays à bas salaire allaient liquider l’industrie et déclasser la classe moyenne des pays développés, dans le cadre des systèmes monétaires défaillants. L’affaire est désormais évidente pour tout le monde.

Mais si le monde occidental s’est mis à croître moins vite que le reste du monde, que l’Europe a commencé à aller moins vite que le reste du monde occidental, il y avait aussi cette composante française qui nous mettait à la traîne dans l’union européenne.

C’était la preuve qu’il y avait une composante proprement française de la décrépitude économique.

Nous avons alors insisté sur les trois causes fondamentales du déclin spécifiquement français, qu’on pourrait reformuler ainsi :

-        L’énarchie compassionnelle, c’est-à-dire le développement d’une classe dirigeante de plus en plus népotique, incapable de comprendre les questions de productions, tournée vers les solutions bureaucratiques et l’encadrement millimétriques des activités, et obsédée par la fiscalité intensive.

-        Le socialisme, marqué par le pouvoir donné totalement aux syndicats, la chasse aux patrons et au capital, et la distribution de « droits acquisitifs », ces fameux droits-là opposables qui impliquent de plus en plus de gratuités infinançables. La « gratuité de la vie » et la machine à distribuer les « cadeaux au peuple » à crédit a rendu la redistribution sociale française unique au monde par son ampleur, comme la dette, étant entendu qu’on y incluait le monde entier.

-        Le féminisme outrancier qui entraînait la disparition des enfants dans la population native et créait une crise démographique telle qu’il devenait indispensable d’importer des millions d’immigrés.

Ces trois causes se cumulent facilement. L’étatisme adore le socialisme, le féminisme et toutes les incitations à augmenter son rôle.

On constate qu’avec Macron, l’énarchie népotique, compassionnelle et bienveillante a complètement détruit la démocratie. Il a dépensé 40 milliards en 2021 et quarante milliards en 2022 pour se faire réélire sans faire campagne. Pendant cinq ans il a gouverné avec une poignée de condisciples. Toutes les conséquences ont été aggravées. Aucune vraie réforme n’a été entreprise. Le pays a sombré dans l’abstention ou le vote vomitif. La déchéance est totale.

La démagogie des gratuités et des droits-à a tout emporté avec un syndicalisme de blocage et de destruction. Encore hier une grève de la RATP, exprès lors d’un grand moment festif a aggravé la destruction de la finale de la coupe d’Europe de football. Tout le monde s’en fout. On attend les jeux olympiques d’un pied syndical ferme ! Thatcher avait compris, elle, qu’il fallait remettre les syndicats à leur place de façon ferme et définitive. Le désordre atteint désormais toutes les couches de la société.

Le féminisme a tourné au Wokisme et au fascisme ordinaire, avec le développement de la coercition sociale qui exclut tout opposant à une forme ou une autre de politiquement correct. La presse, la loi, les juges veillent à ce que tous les angélismes destructeurs produisent tous leurs effets. Le gauchisme a emporté toutes les digues d’un socialisme un doigt raisonnable. Il n’y a

plus d’ordre public mais un lacis d’ignominies quotidiennes, sur fond d’écologisme primaires anti économique, de disparition de la natalité, de sans frontiérisme absolu, d’amour de la mort de tout ce qui est un petit peu discipliné et actif.

Ce qu’omet, provisoirement j’espère, l’ami Jean Pierre-Robin, c’est que la conjonction des six causes foncières avec le triomphe de l’écologie religieuse, mortifère, intouchable et sacrée, ne va pas faire renaître l’industrie mais tuer l’ensemble de l’économie. Nous sommes à la veille d’une régression phénoménale que personne ne veut voir, comme on ne voulait pas voir la mort imminente de l’industrie, comme on ne voulait pas voir la mort de la filière nucléaire, abandonnée et déclarée nuisible depuis des lustres.

Les grands prêtres de l’écologie sacrée vont annoncer demain avec une pompe à faire frémir les mânes de l’Église romaine catholique, que le moteur thermique aura disparu en 2035, soit moins de treize ans. Aucun chiffrage des coûts, aucune idée sur les financements, aucune estimation du gain de température globale.

Les calculs que nous avons faits montrent qu’il faut doubler la création d’électricité pour alimenter un parc identique de voitures faisant la même quantité de kilomètres. Le budget global est d’environ de 6 milliards d’euros pour la France soit 5 ans environ de valeur ajoutée des entreprises. L’impact sur la pollution est nul puisque, si les voitures thermiques sont interdites de circuler, elles ne sont pas détruites et vont partir vers l’Afrique où elles produiront la même pollution.

Nous allons donc fêter des objectifs intenables et sans résultats sur le réchauffement avec une outrance de « green washing » et de bonnes intentions affichées. Ah que nous nous voyons beaux dans notre miroir aux alouettes !

La Datar dans les années soixante-dix a viré toutes les industries de Paris intra-muros. La planification à la française les a envoyées en province où elles ont toutes disparu. Paris a perdu 200 000 habitants, ouvriers et salariés de l’industrie avec leur famille. La tarée Hidalgo continue sur la lancée et va encore vider un peu plus la capitale avec des projets qui atteignent le sommet des contradictions et de la folie verte atrabilaire.

Alors, un tribunal pénal pour sanctionner la mort économique de la France ? Une idée à creuser, comme on creuse la tombe de notre prospérité depuis 50 ans.

 

Didier Dufau

Passe-CO2 : le délire commence à se voir un peu trop !

Dans le quasi-silence des grands médias, et sans qu’un seul mot n’en soit dit pendant la campagne présidentielle, le premier grand Passe-CO2 a été mis en place à compter du premier janvier 2022 et les premières protestations s’élèvent.

Une écologie basée sur la tyrannie et la pénurie s’est mise en place en douce, les grands partis politiques refusant de se saisir de la question devant l’opinion tant le Green Washing et la peur qui a été instillée dans les cerveaux par les campagnes délirantes organisées, ont rendu la question politiquement correcte et indiscutable. Toute objection vaut à son auteur la mort sociale. Un dirigeant de grande entreprise américaine vient d’être viré comme un malpropre pour avoir émis des doutes sur certains aspects de la propagande en faveur de la réduction de la prospérité pour cause climatique. Pas de prêts, pas de postes, pas de locations, pas de ventes, pour qui ne chante pas la bonne chanson. Acceptez tout ou disparaissez ! On en revient aux bûchers des sorcières.

« La réforme du DPE n'a pas fini de faire parler d'elle. Devenu obligatoire et opposable depuis le 1er janvier, le diagnostic de performance énergétique a vu son mode de calcul totalement refondu, dans le but de le rendre uniforme et plus fiable. Dans le cadre de la montée en puissance progressive de l'interdiction de louer des passoires et la mise en place d'un audit énergétique au moment de la vente des biens peu performants, le DPE devient un élément fondamental de la valeur des logements et la "valeur verte" des biens est en plus en plus prise en compte lors des transactions. C'est dans ce contexte que le magazine 60 millions de consommateurs publie, dans son numéro de juin, une nouvelle enquête sur la fiabilité des diagnostics réalisés sur le terrain. L'association a fait réaliser, sur quatre maisons dans différents… » (source Batiactu)

 

Et là le drame : on est dans l’arbitraire le plus total. Autant d’estimation que d’estimateur. Cette folie administrative qui fait supporter au propriétaire toute la charge de la prétendue transition énergétique, alors que la France est un des pays qui chargent le plus d’impôts et de taxes la possession d’un appartement, réduisant à presque rien la rentabilité, qui répriment le moins le squat, qui a mis des pouvoirs exorbitants aux locataires qui ne paient pas et détruisent le bien loué, est en marche dans l’arbitraire absolu.

 

Il est vrai que la valeur des biens immobiliers a été poussée au plus haut par les politiques monétaires suivies depuis des années. Les crises financières à répétition ont poussé au plus haut les comportements de défense et de protection. La liberté absolue des mouvements de capitaux a permis à l’épargne des gagnants de la mondialisation de s’investir dans tous les plus beaux biens immobiliers français, qui sont passés largement notamment à Paris dans des mains étrangères qui ne subissent pas la pression fiscale française. Les désordres se cumulent. On a même organisé des exemptions fiscales pour de riches arabes, russes et chinois afin qu’ils investissent dans le marché immobilier français. Leurs sociétés ne paient pas l’IFI. À Paris et dans le Sud méditerranéen, ils détiennent désormais une part colossale des meilleurs biens. Mais on les retrouve partout, y compris en Bretagne. C’est dire !

Pour le propriétaire d’un bien de qualité, ce qu’il doit payer pour garder son bien a doublé en dix ans, alors que le bien lui-même est toujours le même.

Et voilà la schlague écologique qui se met en place, armée par la haine provoquée par la stagnation du pouvoir d’achat et attisée par les conséquences de la gestion démente de l’épidémie de Covid et de la guerre en Ukraine.

Une première version du Passe-CO2 immobilier avait provoqué le blocage des locations en été 2021 y compris dans le secteur des HLM ! La Marie-Chantal de l’écologie dans le logement, Mme Wargon, magnifique exemple de népotisme énarchique, et de reproduction en famille des élites, a créé une petite crise médiatique pour avoir indiqué que « le pavillon, c’est fini », alors qu’elle vit dans un pavillon de luxe. Cela lui a valu de ne pas figurer dans le nouveau gouvernement en attendant un joli reclassement. Mais personne n'avait contesté, sauf nous sur ce blog, la méthode.

Voici que désormais, en partant du bas, c’est-à-dire du consommateur, que la révolte s’installe. L’arbitraire de mesures destinées d’abord à « emmerder les Français », en les ruinant, devient tellement criant que cela ne peut plus être caché. « Mais il faut sauver la terre » crient à nouveau les bien-pensants. « C’est urgent. Les propriétaires on s’en fout ! Ce sont des vieux privilégiés enrichis par la spéculation ». Tous les Savonarole et les grenouilles de la sacristie verte hurlent à la mort sociale et économique des propriétaires !

Mais la majorité de ce qui est appelé par mépris intéressé des « passoires thermiques » (qui ne sont que des bâtiments respectant les normes des années de leur construction) appartient à des familles qui sont loin d’être riches. Plus les biens sont modestes plus ce sont des passoires thermiques. Alors on prétend aider les plus pauvres. Mais un propriétaire est-il un pauvre ? Les aides ne concernent que les familles ne disposant que de 2000 euros de revenus par mois. Et elles sont soumises à un tel pilonnage de sociétés d’escrocs qui mettent en avant des gratuités pour faire un business juteux sans rien respecter que cela commence à inquiéter la Justice qui est débordée par les contentieux !

Le résultat de ces folies, ce sera évidemment la fin des maisons et des appartements à louer et une difficulté croissante pour se loger. L’extrême gauche a déjà sa solution : la réquisition ! En route vers de pires exactions !

Comme il va falloir « planifier » (cela promet), la transition énergétique, on commence à parler de chiffrage du coût dans les différents domaines. Des chiffres bidon sont publiés de façon anecdotique par des comités Théodule et repris par des politiciens sans scrupule, comme Monsieur Macron. La vérité est qu’il s’agit de milliers de milliards d’euros, pas de centaines de milliards. Nous-mêmes avons estimé, en ne s’intéressant qu’aux grosses masses, qu’il faudrait consacrer 40 % de la valeur ajoutée des entreprises françaises jusqu’en 2 050 pour obtenir une réduction significative des émissions de CO2, qui n’aurait, de toute façon, aucun impact sur le réchauffement global du fait que la Chine et les principaux pollueurs ont annoncé qu’ils ne feraient rien de significatif avant cette date. On va se ruiner pour permettre à nos concurrents de nous avaler !

La France a la grande chance d’avoir une tradition religieuse tragique, avec guerres de religion, outrance, bûchers, cagots énervés, etc. Avec une tradition révolutionnaire antibourgeoise, irresponsable, criminelle, outrancière, etc. Avec une tradition bureaucratique phénoménale, désormais népotique, hors de contrôle et follement coûteuse. Avec un tropisme européiste qui lui a fait accepter sa totale dépossession démocratique au profit de pseudo-élite faisant carrière sur le politiquement correct hystérique. Avec une soumission à l’américanisme qui l’a fait accueillir en chantant tous les excès du Wokisme. Avec une mauvaise conscience de gauche qui lui fait tolérer tous les excès de l’altérité fantasmée et se soumettre sans résistance à l’islamisme. Avec une habitude de soumission à toutes les démagogies qui passent et ceux qui les exploitent sans vergogne, comme ce monsieur Macron qui vient de déchaîner l’achat de vote et les cadeaux au peuple comme jamais aucun de ses prédécesseurs n’avait osé le faire : quarante milliards en 2021 et quarante nouveaux milliards en 2022, records battus !

Toutes ces traditions tragiques se concentrent sur la question écologique pour pourrir l’affaire et la rendre tragique, alors que le vote présidentiel a montré que la France était divisée comme jamais entre pétochards et hystériques.

Qui peut accepter que les Français se montrent ainsi sous leur jour le plus honteux, en taurillon immature manié à la cape rouge et se tuant tout seul, sans même avoir besoin d’un matador ?

Le premier grand Passe-CO2 est en train de montrer sa perversité intrinsèque. Le second Passe-CO2, le ZAN, zéro artificialisation nette, en langue administrative délirante, qui promet de bloquer totalement toute construction dans tout l’espace non encore construit en France, sauf pour les éoliennes bien sûr, reste encore hors du débat et de l’intérêt en France. Cela doit être bien puisque c’est écolo, et de toute façon nous sommes en train de multiplier à toute vitesse l’urbanisation des bords de mer jusqu’à cinq kilomètres à l’intérieur des terres ! Alors profitons maintenant en nous taisant ! On verra plus tard. Cela ne tiendra pas…

 On a tué le système sanitaire français par des mesures malthusiennes et une bureaucratie sans nom. Il ne fallait pas le dire. Maintenant le drame est quasiment insoluble et personne ne veut en assumer la responsabilité. On a tué l’industrie. Il ne fallait pas le dire. Maintenant la situation est quasiment jouée définitivement. Il ne fallait pas le dire. Les coalitions roses-verts-rouges sont en train de détruire les grandes villes françaises de façon irréversible. Il ne faut pas le dénoncer puisqu’ils font des pistes de vélos et créent des jardins pourris à base de salades cuites, en attendant les forêts urbaines et ils permettent de mettre des tchadors de baignade et autorisent les seins nus dans les piscines publiques. C’est bien non ? On a tué la natalité française, et il fallait surtout ne rien dire. Les démographes carriéristes ont menti comme jamais un universitaire marxiste n’aurait osé mentir sauf Madame Riz Lacroix. La situation est désormais irrattrapable et implique une immigration de masse avec ses conséquences désormais bien connues. Il ne fallait surtout rien dire et même la grande voix d’Alfred Sauvy a été mise sous l’éteignoir. On a tué la Justice en France entraînant une montée historique de la délinquance violente. Il ne fallait rien dire et chanter la chanson de la lutte contre la délinquance en col blanc et les féminicides, toute en luttant contre la récidive en ne réprimant plus. On est en train de tuer le logement, et il ne faudrait même pas le montrer. D’ailleurs il n’y a même plus de ministre du logement dans l’équipe qui vient d’être annoncé. Emmanuel Macron ne possède rien. Il n’a pas d’enfant. Alors, où est le problème ?

 La crise énergétique est déjà là. Nous sommes à la limite de la rupture de production électrique alors que nous poussons à mort le chauffage électrique, la propulsion électrique et les applications électriques avec la numérisation forcenée de tout ce qui peut l’être. Avoir mis au gouvernement des écologistes de pacotille pendant des décennies, tous antinucléaires, et avoir cédé à tous les antitout, crée un déséquilibre énergétique immédiat que nous ne savons pas compenser. Il n’est même pas sûr que nous puissions nous chauffer l’année prochaine. Alors la tentation de la violence va être chauffée à blanc (mais cela ne produit pas de CO2). La gauche est devenue une extrême gauche dès aujourd’hui. L’anticapitalisme et la haine du bourgeois ont des beaux jours devant eux. L’extrême-droite au crâne rasé et aux idées courtes, voulue comme adversaire privilégié par Macron, car en fait un simple repoussoir, n’a jamais été aussi haut dans les votes. Et on accuse les « boomers » de tous les mots pour créer une guerre des générations, en prime.

Dormez tranquille ! Tout va bien. L’Enarchie compassionnelle appuyée sur les associations gorgées d’argent public, international, européen et national, promouvant le politiquement correct, et soumise totalement aux oukases de ses mandataires, va faire ce qu’il faut.

Vous avez aimé le passe sanitaire puis vaccinal et soutenu le désir présidentiel « d’emmerder les non vaccinés ». Vous adorez aujourd’hui de ne plus avoir aucun service d’urgence en service normal cet été ! Vous allez adorer les Passe-CO2 et l’exaltation réglementaire et fiscale de la passion antibourgeoise qui domine en France depuis toujours.

 

La ruine définitive, nous voilà ! Même pas besoin d’attendre les mesures « bolivariennes » de M. Mélenchon. Et tous les médias sont concentrés sur les capacités de viol d’un handicapé désarticulé qui fait carrière politique sur l’affichage de son handicap et qui a trahi son camp politique pour un ministère inespéré ! On n’est jamais trop pressé quand on a aucun autre argument à faire valoir qu’un affichage symbolique : être une femme ; être un noir ; être une arabe ; être un handicapé ; appartenir à une minorité quelconque à valoriser.

Le Français, né malin, aime les Fa-Tutto qui mènent le pays à son autodestruction…

Jusqu’à quand ?

Didier Dufau

 

Annexe : Une alerte professionnelle très instructive.

« Fédération lancée en décembre dernier, le Syndicat Interprofessionnel du Diagnostic Immobilier, de l’Analyse et de la Numérisation de l’Existant (SIDIANE), auquel appartient Diagamter, a demandé le report au 1er janvier 2023 de la réforme de l’audit énergétique, qui sera obligatoire pour les biens ayant obtenu l’étiquette « F » ou « G » pour un DPE.

Les données observées par les membres de SIDIANE, qui rassemble les majors du diagnostic immobilier, montrent clairement qu'il existe aujourd'hui, en mai 2022 une part plus importante de biens « F » ou « G » qu'avant la réforme de juillet 2021, et ce en dépit des corrections apportées en octobre 2021. C’est particulièrement vrai pour les maisons (55 % du parc de logements) et les appartements de petite surface (1 à 2 pièces). »

Cette alerte confirme qu’on a créé un corps de vérificateurs qui sera incapable de faire face à la demande et que le gros du travail concernera des maisons individuelles provinciales ou banlieusardes et de petits appartements, pas les appartements de luxe des très riches !

Il faut noter que si ce syndicat est contre un démarrage brutal alors que personne n’est prêt, il n’est pas contre la création d’une nouvelle administration de vérificateurs et un marché protégé à caractère administratif entièrement fondé sur la contrainte (et la subvention) dont ses membres veulent profiter. Ce capitalisme étatisé de connivence ne gêne nullement les syndicats professionnels. Ce n’est que la partie « contrôle » et ses conséquences pénales qui les intéressent. Et ils sont comme les autres secteurs : en panne de candidats pour les postes qu’ils proposent. L’enquête de 60 millions de consommateurs ne fait que confirmer  qu’ils emploient les quelques incapables qui font n’importe quoi qu’ils ont trouvés ! Alors ils veulent qu’on calme un peu le jeu pour éviter que, par révolte, on abandonne tout ce fatras dément qui va leur rapporter gros. Nos nouveaux milliardaires français, soutenus par Macron, sont tous des gens qui se sont imposés sur des marchés de ce type, fondés sur la contrainte et un cadre subventionné par l’État. Il suffit de voir l’éolien ! Mais pas seulement. On a vu ce qui s’est passé dans le médicament, les tests, et la lutte contre le Covid, où l’inefficacité s’est conjuguée avec des fortunes colossales faites par quelques-uns. La corruption désormais règne dans l’État français

L’article de Jean Peyrelevade sur la « renaissance de la social-démocratie ».

  1. L’article constate la perte de cohérence de la gauche et son incapacité à revenir au pouvoir. Mais n’en donne aucune explication. La société est déclarée fracturée mais le rôle des politiques socialistes en faveur de cette fracturation n’est pas évalué. Idem pour le déclin de l’économie, idem pour les déficits des finances publics. Comme si « Touche pas à mon pote », le programme commun, puis la poussée de dépenses publiques du gouvernement Rocard puis la folie des 35 heures, puis la débauche de mesures prises par les gouvernements du quinquennat Hollande, n’avaient pas joué leur rôle. Du coup on affirme que la social-démocratie est la solution sans apporter la moindre preuve. C’est une pure pétition de principe.
  2. L’article souligne que le pouvoir est capté par une « minorité réduite ». Mais il n’y a pas d’analyse de cette minorité réduite : il s’agit essentiellement de la génération socialiste promue par Mitterrand et qui prospère en famille, en s’appuyant considérablement sur l’énarchie compassionnelle et les équipes rassemblées par Delanoë. Il s’agit d’une caste socialiste-compatible, étatiste, bureaucratique, fiscaliste, européiste, partiellement genrée. L’homogénéité est dans l’illibéralisme et la préférence social-démocrate pour la fonction publique. La fusion récente de la haute fonction publique qui tient l’état, et les équipes qui tiennent la politique, est la cause des maux soulignés. Ce qui n’est pas diagnostiqué.
  3. Macron est un social-démocrate qui a tout centralisé entre ses mains en violant l’esprit et la lettre de la constitution. On peut dénoncer la pratique sans demander le retour au septennat et la déconnexion des élections présidentielles et législatives.
  4. La décentralisation est un sujet compliqué. Dire qu’il faut simplifier et généraliser la décentralisation n’a pas de sens global. Il faut regarder dans le détail. C’est aussi sot que d’affirmer qu’il faut faire tout remonter à Bruxelles. La vérité est que l’État est désormais largement impuissant, écartelé par le haut et par le bas ; cette impuissance est une des causes principales de la crise démocratique. Ne pas évoquer les moyens de retrouver de la puissance souveraine sur les grands sujets et au contraire toujours favoriser ce qui aggrave la difficulté n’est pas une approche sérieuse.
  5. Il faut passer d’un capitalisme actionnarial à un capitalisme de codécision écrit M. Peyrelevade. En route pour les fadaises Woke. Les entreprises agissent dans un véritable réseau de contraintes judiciaires et administratives. Leur donner une responsabilité politique pour éviter les fractures sociales est indécent : il appartient aux politiques de gérer l’unité du pays, pas aux agents économiques qui peuvent agir à leur guise dans le cadre des lois. En leur demandant d’assumer le travail de l’État, on prouve seulement que le socialisme et la social-démocratie sont impuissants sur cette question. Ajouter qu’on les prive de leur capacité de décision au profit de comités sociaux va encore plus loin dans l’impossibilité de tenir les objectifs de réindustrialisation, de retour à la compétitivité, etc. qu’on déclare indispensables par ailleurs.
  6. Le rapport suggère d’améliorer la formation des Français. Mais rien n’est dit des causes de l’effondrement de l’Éducation nationale qui sont très liées au travail de sape des socialistes qui ont cautionné les lubies « déconstructives » des gauchistes excités et de leur association.
  7. Il faut en revenir à la planification centrale pour tenir compte des tâches exorbitantes de l’époque : réindustrialisation, transition énergétique, recréation de services publics fonctionnels. On contredit les propos précédents sur la décentralisation.
  8. La crise climatique exige de baisser le niveau de consommation des Français y compris les plus pauvres qui vont souffrir. « Il ne faut pas faire rêver les Français sur des hausses utopiques de niveaux de vie ». Mais il faut néanmoins les protéger et avec eux les travailleurs indépendants. Comment ? En augmentant les impôts par une réforme fiscale « structurelle » ! L’adjectif n’a pas de sens et propose une manière édulcorée d’affirmer que les riches doivent payer. C’est une idée tellement éculée qu’il faut changer le vocabulaire. Alors que les petits riches sont les plus taxés du monde ! Mais le symbolique évitera la révolution. Alors le grand retour de l’ISF est nécessaire, structurellement ! Naturellement. Le sauvetage de notre patrimoine commun exige la taxation du patrimoine ! Ça, c’est de la pensée sociale-démocrate moderne. Alors que les propriétaires vont être soumis à des contraintes extrêmement coûteuses, il faut en plus les taxer à mort et les priver des ressources nécessaires à la tâche de conversion énergétique des immeubles ! Très rocardien, comme objectif !
  9. Naturellement il faut renforcer l’Union Européenne, aller vers un fédéralisme plus profond, et élargir ses ressources et ses responsabilités. Cela va en effet renforcer la crédibilité des élites et l’information des Français. Tout sujet transféré à l’UE, et ses exécutifs non élus, quitte la presse et sort du débat national. Cela va certainement renforcer la démocratie.

Conclusion

Il est facile de constater que M. Peyrelevade est prisonnier des conceptions qui depuis Giscard et Mitterrand, ont détruit la prospérité française et conduit aux désastres polymorphes actuels. On peut noter le peu de différences avec le programme Macron, aux seules postures électoralistes et de triangulation près. Cette tentation social-démocrate et européiste habite totalement Macron et explique ses très médiocres résultats sur la majorité des grandes difficultés nationales.

Notons que le rapport est incapable de parler des 35 heures et de la retraite, deux mesures « techniques » mais qui sont tout de même importantes, non ? Tout est noyé dans le verbiage.

Au total ? Au total, rien. Du blabla et du néant. Du vrai rocardisme suranné et pitoyable.

Un livre indispensable et à lire absolument : Laurent Toubiana Covid

Convaincant et prémonitaire

Les éditions l'Artilleur viennent de faire paraître le livre de Laurent Toubiana : « Covid 19, une autre vision de l'épidémie». C’est indiscutablement le livre le plus nécessaire pour comprendre et juger les politiques sanitaires qui ont été menées depuis mars 2020.

Le livre de Michaël Peyromaure, chez Albin Michel, « Hôpital, ce qu’on ne vous avait jamais dit », fait, lui, autorité sur les difficultés de l’hôpital et des politiques publiques suivies depuis 50 ans.

Tous deux sont des spécialistes, mas de commentateurs ou des trublions. Tous deux se sont colletés professionnellement aux difficultés dont ils parlent. Ce ne sont pas des amateurs. Aucun des deux ne cherche une gloriole quelconque à tenir des propos hétérodoxes. Ils n’ont pas de position politique connue ou d’hostilité de clans ou de personnes contre quiconque. Ils témoignent ; ils partagent leur réflexion. Ils permettent de vraiment comprendre comment le système sanitaire s’est détérioré au point de sombrer dans le n’importe quoi face au virus du Covid.

Ces deux livres sont présentés comme marquant une volonté de rupture par rapport aux idées dominantes alors qu’aucun des deux auteurs ne l’a réellement eu cette volonté. La crise sanitaire a révélé à la fois combien les non-dits et les conflits de clans, très forts dans le domaine médical, empêchaient le grand public d’être correctement informé, et le caractère choquant des méthodes d’encadrement médiatique des paroles libres mais préoccupées du bien public.

Ce parasitage de l’information et de la réflexion par des pouvoirs et par le pouvoir qui tient l’information et les médias, n’est pas propre au secteur médical. Pratiquement, il règne dans toutes les disciplines sensibles. Le rôle du politiquement correct produit par ses règles propres et construit par les médias joue également son rôle. Sur trop de sujets, faire apparaître la réalité et lui donner du sens devient un parcours du combattant où l’on risque sa réputation, ses amis, sa place…

Nous sommes sensibles à cette question puisque notre petit groupe des économistes e-toile s’est constitué justement pour faire apparaître sur ce qu’on appelle aujourd’hui les réseaux sociaux, en fait les forums puis notre blog, des réflexions qui étaient non seulement évacuées de la grande presse et des médias audio visuels, mais dont les rares porteurs faisaient l’objet de campagnes infamantes. Personne ne se souvient de l’élimination d’Alfred Sauvy, d’immense réputation, lorsqu’il a tenu un discours démographique qui ne correspondait plus à certaines attentes, mais aujourd’hui encore la dictature d’une forme de politiquement correct orienté pèse, dans le domaine, sur la liberté de voir, de comprendre et d’informer, comme le livre de Mme Tribalat le prouve. Personne ne se souvient plus non plus du traitement auquel a été soumis Maurice Allais lorsqu’il a prévenu que l’entrée de la Chine dans l’OMC et la liberté absolue des échanges entraînerait la stagnation et la désespérance dans les classes moyennes de l’Occident, et que les changes flottants provoquaient des crises financières à répétition. Ces oukases persistent pendant des décennies, et entraînent des conséquences fâcheuses dans l’enseignement et dans la presse, avec une vie politique totalement désarticulée par l’ignorance et les querelles insultantes. L’aventure d’un Zemmour décidé à briser l’omerta sur quelques grands sujets a montré l’énormité des efforts qu’il faut faire pour qu’un peu d’air intellectuel et de vérité circule dans les branchies de la démocratie française.

Désormais tout auteur qui veut faire valoir des faits et des analyses que ses études ou sa réflexion font apparaître de bonne foi ou de bonne science doit s’armer contre les forces d’éviction musclées qui travaillent l’édition, la presse et les milieux politiques, si cela heurte la pensée dominante.

Ce que dit Michaël Peyromaure est élémentaire : on a cassé le pouvoir médical au profit de la bureaucratie au point de rendre les métiers médicaux sans intérêts et sans efficacité, avec un effondrement de la politique sanitaire dans les hôpitaux publics. Cela n’a rien de révolutionnaire ni de controuvé. Le but est de faire mieux. Sa réflexion fait droit aussi aux critiques contre les hospitaliers eux-mêmes et souligne les complexités du sujet. Rien que de très utile et de très sage. On a vu avec ses collègues Raoult et Péronne, les dangers que cette volonté de parler vrai stimulait.

Ce que dit Mme Tribalat est élémentaire et ne mérite aucune forme de réaction malsaine ou de mise à l’écart.

Ce qu’écrit M. Toubiana est tout aussi factuel et élémentaire. Bien sûr les conclusions sont d’une extrême sévérité pour la politique qui a été conduite et donc pour toute une série d’institutions ou de personnes. Il prouve de façon formelle que les confinements ont été totalement inutiles et que les erreurs de la première année ont entraîné des conséquences désastreuses. Il témoigne que l’information a été totalement orientée et biaisée, avec l’emploi de méthodes de gouvernement qui sont objectivement problématiques et pour certaines d’entre elles abjectes. Mais c’est bien le cas. Il montre bien que la majorité des discours tenus étaient simplement faux et c’était le cas, de façon parfaitement objective. Non le « médicament » Pfizer, appelé vaccin, était incapable d’empêcher la propagation de l’épidémie et de réduire les hospitalisations. Non, il ne fallait pas interdire de soigner, en attendant que la maladie devienne gravissime. Non, on ne savait pas rien au début de l’épidémie. Non on n’a rien appris pendant la pandémie qu’on ne savait déjà. Non les urgences n’ont pas été saturées. Au contraire l’hôpital a été largement démobilisé et n’a jamais traité moins ! Non, cette épidémie n’était pas d’une gravité majeure. Non les non vaccinés ne méritaient pas les sanctions qu’on leur a imposées. S’il y a eu beaucoup de morts au départ, c’est parce qu’on n’a pas traité. Dès que les protocoles ont été enfin rectifiés, c’est le seul cas où il y a eu un apprentissage, le taux de mortalité est descendu très bas et n’a plus concerné que des personnes très fragiles traitées trop tard ou incapables de faire face à quelques infections que ce soit. Il n’y a pas eu d’effet majeur sur la mortalité et encore moins sur l’espérance de vie. On n’aurait pu faire en sorte qu’il y en ait beaucoup moins. La France s’est ruinée avec des politiques erronées, a provoqué des dégâts plus importants avec les politiques suivies que ceux que l’épidémie aurait causés spontanément si elle avait été mieux gérée et nous avons encore à connaître des effets à moyens et longs termes des confinements et de l’emploi d’une méthode de stimulation des défenses par ARN. Les dégâts collatéraux pour la jeunesse, les étudiants, les artistes, les personnes isolées, les malades dont le traitement a été reporté, la psychologie collective, l’économie et les finances publiques, ont été gigantesques et exerceront une influence durable sur la vie des Français.

Si certains points font débat, débattons ! Mais voir comment ce livre est mis à l’index par presque toutes les grandes chaînes d’information est une honte renouvelée. Il ne se trouve spontanément dans aucune librairie. Il faut faire l’effort de le trouver. Seul le bouche-à-oreille assurera sa diffusion. Quand on daigne en parler, la présentation est souvent celle d’une souillure complotiste et même Cnews s’entoure de précautions pour éviter les ennuis. Il est vrai que la complaisance des médias à diffuser des sottises a été telle que c’est difficile pour les journalistes de faire leur mea culpa. Mais pourquoi s’abaisser un peu plus ? On a le droit de se tromper. Quand tout devient clair, on le dit sans repentance. Au moins le plus grand nombre sait à quoi s’en tenir.

Un des aspects importants du livre (qui n’était pas du tout dans le propos de l’auteur), est qu’il nous avertit que l’énormité de la machine à mentir et à nuire qui s’est mise en place pour gérer la crise sanitaire s’installe désormais pour traiter de la crise climatique.

Empêcher de voir et de savoir, faire peur, déformer la réalité, mentir, violenter, décrédibiliser, exclure, Une multiplicité de passe-Co2 est en train de s’installer dans nos vies, prenant le relais des passes sanitaires ou vaccinaux. La pression moralisatrice contre les déviants s’exacerbe. Combien de temps faudra-t-il avant qu’on ne cherche à « les emmerder » en s’appuyant sur la trouille des grenouilles de bénitiers qui ont sombré dans des attitudes religieuses et quasi sulpiciennes en matière climatique, encouragées par une propagande gigantesque ?

D’ores et déjà il est interdit de voir et de dire ce que l’on voit. Des sottises éhontées ne peuvent pas être dénoncées sans passer pour un aventurier aux objectifs nébuleux, un déviant incontrôlable ou un complotiste à éliminer d’urgence de l’accès à l’information. Même les médias les plus contestataires n’osent pas aller sur le terrain de l’écologie ; on ne va pas se faire les complices de gens qui veulent la mort de la vie sur terre, tout de même !

Ce qui est en train de se mettre en place est une atteinte aux libertés encore plus forte que lors de la crise sanitaire avec des conséquences encore plus graves pour la prospérité, la propriété, l’espoir d’une meilleure vie. Là où il faudrait être informé, intelligent et efficace, on préfère le sermon, le bourrage de crâne, la peur et la sottise politiquement correcte qui arment des mesures insensées et sans efficacité qui iront à l’inverse du but recherché.

Tout est écrit d’avance, si on ne se reprend pas tout de suite. Dans dix ans, avec ce qui se prépare, la France sera dans un état désespéré.

Les dix sujets nationaux critiques

"Quels sont selon vous les dix grands sujets nationaux critiques ?"

Cette redoutable question exige quelques clarifications préalables.

Pour les tenants convaincus d’une idéologie forte, la mise en œuvre de ses commandements est toujours prioritaire, mais ne parle qu’aux tenants de cette idéologie.

Pour les tenants d’une forte nostalgie, le retour aux moments bénis même fantasmés est prioritaire, mais ne parle qu’aux nostalgiques. Si on en appelle d’un grand déclassement, ou d’un grand effondrement, la bonne situation antérieure devient automatiquement un objectif en soi et appelle des tactiques réactionnaires ou de restauration.

Dans les urgences nationales, certaines sont circonstancielles et n’ont pas vocation à perdurer, même si elles concernent des faits gravissimes. La pandémie, ou la guerre de réannexion des pays libérés de l’emprise soviétique menée par la Russie sont des phénomènes graves dont il importe évidemment de peser les conséquences et les stratégies d’évitement.

Quiconque a participé au débat politique sait que la première question est toujours : d’où parles-tu et dans quelle intention ? L’analyse d’une erreur, l’observation critique d’un phénomène et de ses conséquences ou l’explication raisonnée d’un échec ne sont pas considérées, et généralement, au mieux, ramenées à l’expression de remarques techniques de spécialistes.

L’évacuation des grandes questions nationales du débat présidentiel est très significative. Les grands partis ne veulent traiter que de ce qui leur amène des votes et ne veulent froisser que leurs concurrents les plus dangereux. Alors ils ne parlent de rien et se contentent d’une compétition de personnalités autour de quelques lieux communs bien connotés.

Nous-mêmes sur ce blog avons considéré que nous devions observer les réalités, les comprendre et en tirer des conclusions, à charge pour chacun, en fonction de ses propres convictions d’en faire ce qu’il croit bon.

Par conséquent, pour nous, la question s’entend ainsi : quelles sont les grandes évolutions qui ont, pour le pays et pour les Français, un pouvoir de nuisance par rapport à des objectifs généralement acceptés. Quand ces évolutions sont, ou ignorées ou mises sous le tapis, ou incomprises, il nous paraît utile, dans la limite de nos propres capacités d’analyse, d’en faire l’exposé.

Voici donc dix grandes évolutions ou absences de d’évolution que nous trouvons fâcheuses et qui, selon nous, devraient commander, de la part des politiques, un constat, une réflexion, une politique.

-          L’effondrement démographique national

La dénatalité et le vieillissement de la population sont des poisons terribles. Après la défaite de 1 870 et celles de 1914, les autorités de droite comme de gauche, ont mené des politiques proactives pour redonner un dynamisme démographique au pays. Cette ambition a progressivement été abandonnée au profit d’approche individualiste et de préoccupation de genre. Les femmes proprement françaises (disons dont la lignée était là en 1 890) ne font guère plus de 1.4 enfants en moyenne et la population, non seulement, vieillit mais disparaît progressivement. Toutes les actions de promotion de la natalité, considérée par les féministes comme des actions sexistes qui ravalent les femmes à leur statut indigne de poule pondeuse, qu’elles récusent, ont été progressivement réduites au profit de la promotion de l’avortement et du planning familial. Peu de Français savent que par rapport à 1970 nous perdons environ 500 000 naissances potentielles par an. Elles sont compensées par l’immigration et la surnatalité des populations en provenance des pays à forte natalité. Mais cette solution, indolore et même bénéfique au départ, finit par poser de nombreux problèmes. Compter sur des étrangers qui parfois ont une culture incompatible avec la nôtre ou difficilement miscible, pour résoudre une difficulté nationale, est tout de même une lâcheté. Le vieillissement est extrêmement coûteux et crée des situations dommageables : on l’a vu avec le Covid qui a frappé fort en France principalement du fait du nombre de personnes de plus de 60 ans. Il s’accélère, laissant entrevoir de très graves difficultés dans beaucoup de domaines.

-          Les crises financières à répétition.

Depuis 1971, la France a subi des récessions sévères à répétition -73-74, 81-83, 92-93, début des années 2000, 2008-2009 avec un complément en 2011, toutes provoquées par des explosions financières. La manière dont a été gérée la crise du Covid a provoqué une récession provoquée, d’une autre nature. Ces crises ont eu un coût démentiel pour le pays et l’ont profondément atteint. Comprendre le mécanisme de ces crises et empêcher le retour des récessions devrait être une sorte d’urgence nationale provoquant des réflexions nombreuses et approfondies. Après tout le chômage et la pauvreté ne sont pas considérés, par personne, comme des avantages. On voit que tout cela est laissé hors du débat politique et que l’action gouvernementale ne s’attaque pas aux causes. On réduit les symptômes. Pour nous, c’est une honte. Nous avons bien ici deux difficultés majeures : les méfaits du système monétaire international et ceux du système de monnaie unique non régulé.

-          La crise démocratique et ses composantes.

Les deux campagnes dernières campagnes présidentielles ont été tellement minables et leurs résultats ont été si lamentables que plus personne ne nie la crise démocratique. Elle a plusieurs composantes principales :

- L’énarchie compassionnelle : la confiscation, désormais en famille, de la politique par une caste de hauts fonctionnaires ne permet plus de s’écarter des idées dominantes au sein de cette caste : étatisme, surfiscalité, normes contraignantes, bureaucratie, déficits, dépenses publiques outrées

- L’évacuation du débat français des questions désormais transférées à l’Europe.

- Le gouvernement des juges

- Le poids excessif des ONG et des institutions internationales qui développent leur propre idéologie sans frein.

- L’appauvrissement du débat, le vide de la presse sur certains sujets, les outrances judiciaires, le fanatisme, la méfiance contre les élites, le constat de l’impuissance des représentants du peuple et des gouvernements, la sur représentation des altérités et des préoccupations étrangères, en sont la résultante. La colère, le dégoût ou l’indifférence deviennent des éléments dominants et permanents du jeu politique et interdisent le jeu sain et normal de la démocratie. On finit avec plus de votes extrémistes que de votes raisonnables et les votants centristes sont animés par la peur. Lamentable !

-          La crise climatique

Nous ne sommes pas de ceux qui nient qu’il y ait une évolution climatique préoccupante, même si le caractère religieux qu’a pris la question est particulièrement perturbant. Nous avons donc à produire une action qui concilie à la fois, la nécessité d’une réduction décisive des différentes pollutions, défensive contre les différents risques de pénuries, et respectueuse des nécessités de la croissance.

Concilier économie et écologie est le grand défi du temps. On n’en prend pas le chemin.

La question pose des difficultés techniques, des problèmes de gouvernance, et une exigence de rythme. On ne discute de rien. On risque de terribles mécomptes.

-          La crise de la mondialisation

On a voulu ignorer les alertes tonitruantes de Maurice Allais sur les conséquences d’une ouverture totale des industries occidentales, européennes et naturellement françaises, à une compétition sans frein avec les pays émergents à très bas salaires. Conformément aux avertissements, la France a perdu son industrie et le revenu des classes populaires a stagné. La réaction populiste a été trop ample et trop générale pour que le moindre doute puisse subsister. Nous-mêmes sur ce site avons inlassablement alerté sur les dangers d’ouvrir l’OMC à la Chine et de laisser les frontières économiques totalement ouvertes. Nous avons totalement négligé le risque du retour de la Russie aux méthodes de l’URSS. Commercer et devenir dépendant de dictatures infâmes n’est pas sans inconvénients

-          L’effondrement des politiques publiques

Cet effondrement est désormais parfaitement reconnu alors que pendant longtemps il a été caché, nié et minimisé. Il est la résultante des autres crises et de la tentative imbécile de créer le socialisme en France, avec le programme commun puis les inepties de Jospin puis la catastrophe du quinquennat Hollande. Il touche aussi bien les fonctions régaliennes de sécurité intérieure et extérieure et de justice, que la santé, comme on l’a vu, l’enseignement public et les universités. Pour juguler cet effondrement, il faut agir sur tous les autres problèmes évoqués, qui ont tous une résultante sur les politiques publiques, et sortir du socialisme et de la démagogie de « droits-à ».

Telle est la vision que nous avons développée au sein de notre Cercle des sujets nationaux critiques

Il va de soi que les dernières évolutions radicales comme le Covid ou la guerre en Ukraine, sur un terreau aussi problématique, distendent un peu plus les parties qui brinquebalent depuis longtemps, l’inflation et la récession risquant à très court terme d’avoir des conséquences très graves, qu’on imputera naturellement à ces deux accidents mais qui sont surtout graves en France du fait des erreurs que nous accumulons sans réaction depuis des lustres. Les cinquante ans qui viennent de s’écouler n’ont pas été la période la plus glorieuse de la politique française.

Et voilà le passe-CO2 ! Merci qui ?

"RÉGLEMENTATION. Les textes encadrant l'obligation d'un audit énergétique pour les logements énergivores à vendre sont parus au Journal officiel, ce 5 mai 2022. Les logements en mono propriété classés F et G sont concernés dès le 1er septembre prochain.

Deux textes, un décret et un arrêté, sont parus au Journal officiel du 5 mai 2022. Très attendus, ils complètent la série de textes ayant réformé le diagnostic de performance énergétique (DPE), désormais harmonisé, obligatoire et opposable, et sont issus de la loi Climat et résilience, qui pose également l'interdiction progressive de louer les passoires énergétiques.

L'audit énergétique s'ajoute au DPE, lorsque celui-ci fait apparaître de piètres performances, exprimées dans le classement de A à G. Il s'applique, au moment de la vente, aux maisons individuelles et aux appartements situés en mono propriété, à l'exclusion, donc des logements situés dans une copropriété. Il vise à aller plus loin que le DPE dans l'analyse précise des caractéristiques énergétiques, et à proposer des travaux d'améliorations des performances."

Contraintes sur contraintes ; coûts s'ajoutant aux coûts ; avec une inflation majeure sur les matériaux à utiliser. On crée des cohortes à financer d'experts de tout poil et de toutes compétences dont le coût s'ajoutera à celui de la construction.

Avec la loi ZAN on étend progressivement la loi « littoral » jusqu'aux frontières du nord et de l'est. Avec l'interdiction progressive d'utiliser du béton, de l'acier, ou ce qu’on voudra, au profit de matériaux "biosourcés" en pénurie totale. On ruine des pans entiers de l'industrie tout en augmentant drastiquement les coûts et les délais.

En rendant invendables ou à prix bradés des logements qui ont satisfait des générations de français, on organise une pénurie artificielle, déjà amorçée avec le blocage des locations complété aujourd'hui par celui des ventes. 

On est en train d'organiser dans les transports, le logement et l'industrie un système de bureaucratie asphyxiante tuant toute rentabilité, ruinant les activités et empoisonnant la vie des habitants, tout en laissant filer les subventions démentes et les déficits.

Et pas une discussion dans les médias, pas un débat public, rien. Seulement des messes anti co2 qui ont pour but de faire peur et de donner bonne mine aux politiciens au pouvoir.

Au premier tour de la présidentielle pas un mot sur l'écologie. Pas un. On n'a parlé que de pouvoir d'achat. Avec le passe-co2 le pouvoir d'achat va en prendre un coup phénoménal. Pas un mot.

Une fois l'élection passée, nouvelle intervention du GIEC, proposition d'une planification écologique et publication d'une volée de règlements coercitifs.

En même temps on accueille tous les réfugiés et migrants du moment. On les met où ? À Marseille des Nigérians attaquent à la machette les résidents d'HLM et les expulsent pour squatter leurs appartements. Pas une réaction des "autorités". Le sujet serait « complexe ».

Vertu coercitive et laxisme régalien reportent sur le populo les conséquences de l'inconséquence dans des proportions jamais vues en temps de paix. On voudrait organiser la guerre entre les logés et les non logés, les locataires et les propriétaires, les habitant des villes et ceux des campagnes, on ne s'y prendrait pas autrement.

L'énarchie compassionnelle et bienveillante, a le visage de plus en plus terrifiant d'Emmanuel Macron dont le regard trahit une évolution mentale de plus en plus problématique (il n'y a pas que Poutine pour présenter des signes de délire) et les folies bureaucratiques de Mme Wargon, l'équivalent en jupon du terrifiant M. Véran.

Lorsque les Français vont réaliser à quel point la liberté a été corsetée et leur vie entravée, ils réagiront, mais trop tard. On leur dira que c'est pour leur bien et celui de la terre. Qu'ils sont des mauvais citoyens et des Gaulois ingouvernables. Peut-être déclarera-t-on à nouveau qu'on a envie de les emmerder.

Toute cette enflure bureaucratique stérilisante vient de la Commission et des députés à l'assemblée européenne directement inspirés par l'ONU et les ONG. Tout ce qui descend de ce ciel-là n'est plus discuté. Les médias chantent la belle chanson de la nécessité et oublient de discuter des moyens.

Le processus de décision bruxellois se fait intégralement en dehors de toute discussion en France. On vient de le voir avec la réglementation des cryptomonnaies. Tout a été fait dans le dos des Français qui ne sont mis au courant, trois secondes, que du résultat. L'Union européenne a contribué à assécher quasi totalement le débat politique national. On n'entend pas parler des sujets qui s’y traitent et on demande de mettre en œuvre ce qui a été entériné dans le silence des médias.

On dira : les médias n'ont qu'à se saisir des débats européens, à la Commission comme au Parlement européen. Ils ne le font pas pour deux raisons techniques et une raison politique. Première raison technique : la procédure bruxelloise est longue, largement faussée par le jeu des lobbies et assommante. On ne saurait quoi dire qui intéresse les lecteurs sur ces procédures qui durent des années. Seconde raison technique : il faudrait s'intéresser aux positions en vogue dans les autres pays et les Français s'en foutent royalement. Que pensent les Autrichiens de la preuve de travail de l'Ethereum ? Rien à f…

La pire raison est purement politique. Si la couverture politique des journaux se mettait à couvrir les débats européens sur les questions vitales ou annexes alors plus personne ne comprendrait à quoi peuvent bien servir le président, les députés et les sénateurs. L'appareil démocratique devenu une chambre d'enregistrement qui attend le verdict européen paraîtrait sans objet.

Cela se termine avec un Michel Onfray qui refuse de voter dans une France Maastrichienne, 56 % des votes qui se portent sur des partis extrémistes, et un président élu par moins de 40 % des inscrits et probablement 33 % des Français en possibilité de voter, le tout sans rien dire de son programme puisqu'il est honnête de ne pas en avoir : l'Europe y pourvoit.

L'important politiquement est de chanter des cantiques :

Bienvenue dans le monde du bien, sa désolation démocratique, sa bureaucratie irradiante, sa sottise débilitante !

Et regardez bien l'image associée à ce texte : la grandeur architecturale de la France est en train de s'exalter !



Banques centrales, vertu et inflation !

Dans un système d’information aussi « construit » que le nôtre, le flux de la communication a pour but principal de protéger l’échafaudage politique et social dominant, ce qui est parfaitement normal. Les sociétés peuvent être convulsives mais pas suicidaires. Le bureau des légendes est bien en place sans qu’on sache très bien séparer ce qui est de la propagande pure, de l’erreur ou de la simple facilité. Une difficulté plus récente provient de la multiplicité des bureaux des légendes : entre ce qui provient de l’ONU et des ONG rattachées, financées par une multitude de sources, ce qui est émis par les institutions européennes en général en proximité avec les précédents, et la chanson proprement nationale qui elle-même a tendance à rejoindre les précédentes.

Nous avons déjà traité mille fois sur ce site de la question de la surcharge du rôle des banques centrales dans la gestion de l’économie d’abord puis de la société. Depuis l’abandon des disciplines de Bretton Woods, à l’initiative des États-Unis qui souhaitaient pouvoir profiter à fond du privilège du dollar roi, ancre du système monétaire mondial, les états ont cessé d’être les régulateurs des flux financiers et commerciaux au profit des banques centrales indépendantes. Précédemment les échanges devaient être équilibrés et les grands déficits et excédents étaient bannis. C’était le rôle des États nationaux avec un censeur et un assistant, le FMI. Nous avons montré notamment dans notre premier livre l’étrange désastre que les énormes déficits et excédents qui en ont résulté ont provoqué des crises à répétition (1973, 1992, 2 008 pour les plus graves). À chaque récession les banques centrales ont lâché la création monétaire pour maintenir la valeur des actifs, provoquant les conditions d’une crise plus grave un peu plus tard. La mondialisation de la production permettant de baisser les prix de fabrication, l’effet sur l’inflation était jugulé au prix d’une stagnation du revenu salarial des classes moyennes dans les pays riches, partiellement compensée par les prix bas des produits désormais importés, et d’un écart de plus en plus grand avec les possesseurs d’actifs dont la valeur était gonflée artificiellement par la création monétaire des instituts d’émission.

On notera que tout le monde s’acharne sur les effets : écarts entre riches possédants et pauvres travailleurs, stagnation du pouvoir d’achat et chômage important dans les pays développés, montée des populismes, mais refuse obstinément de voir la cause principale : les changes flottants et la disparition des contraintes internationales en faveur de l’équilibre des balances commerciales et de paiements.

Le point d’orgue de cette organisation tragique a été évidemment la crise de 2008 doublée par la crise Trichet de la zone Euro de 2011. On a noyé la faillite du système financier par des créations monétaires fabuleuses qui n’ont pas eu d’effet sur l’inflation d’abord à cause de la crise économique provoquée par la panique financière et aussi du fait de la relance du commerce extérieur par des accords de libre-échange nombreux. Mais l’absence d’inflation est principalement dû à ce fait tout simple que la banque centrale a simplement sauvé les banques par un jeu d’écritures tout en demandant aux gouvernements de cadenasser l’activité des banques pour éviter de nouvelles dérives. Les banques sont devenues des institutions contrôlées à vocation vertueuse. Les banques centrales devenaient des mères la vertu.

Du coup on a cru que les banques centrales pouvaient noyer de monnaies nouvelles toutes les grandes questions sociales et sociétales et pas seulement les crises boursières et financières à répétition.

En provenance des États-Unis et des grandes Organisations Non Gouvernementales, s’est créé un mouvement très fort présentant la nécessité de lutter farouchement contre le réchauffement climatique, de donner le pouvoir aux femmes, d’exalter les minorités et d’abaisser les puissants historiques, en fait le mal blanc hétérosexuel. Comme tous les mouvements idéologiques jusqu’à la religiosité, on a vu apparaître d’insupportables Savonarole éructant des outrances diverses, mais surtout la création par les instances internationales et cascadant sur les nations, d’un courant d’injonctions qu’il était interdit de discuter et qui imposait à tous le devoir de chanter la bonne chanson et d’agir en conséquence.

On a donc nommé des femmes à la FED et à la BCE, les deux banques centrales les plus puissantes. Mme Lagarde a parfaitement compris le message : la voilà qui déblatère sur sa mission « principale » pour laquelle « elle se mobilisera totalement » qui est l’émancipation de la femme partout et notamment en Afrique et au Moyen Orient ! « Marraine de FinanciElles, qui regroupe treize réseaux de femmes de la finance, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a réaffirmé ses convictions lors la journée de débats organisée le 16 novembre pour les 10 ans de l’association ». C’est que la banque centrale peut conditionner ses prêts aux banques en fonction du sexe de leur président, de l’inclusivité inscrite dans leur politique de prêt et dans leur pratique managériale, de la qualité écologique de ce qu’elles financent. Une véritable dictature de la vertu sans autre loi que la pression sociale et sa soumission aux courants dominants venant des ONG.

Pour faire bonne mesure elle invite Greta Thunberg et s’engage dans le mouvement qui veut contraindre la finance à être verte pour être vertueuse. « Pire, du point de vue de l'orthodoxie allemande, la nouvelle présidente de la BCE a aussi proposé début septembre devant le Parlement européen, ce qui serait une disruption majeure : que la BCE intègre le changement climatique dans les objectifs de sa politique monétaire. Elle s'est évidemment attirée en réponse une volée de bois, vert évidemment, de la part du président de la Bundesbank pour qui une telle orientation, qui permettrait pourtant de doper le marché naissant des « obligations vertes », serait "contraire aux traités européens ».

On pourrait dire : voilà une femme politique consciente des nécessités à plus long terme de sa carrière politique pas une vraie banquière centrale ! Ou mieux encore : voilà une femme conscientisée qui a compris que tout devait être mis en œuvre pour mettre fin à la domination du mâle blanc hétérosexuel et sauver la terre du réchauffement. Ou plus vicieusement : c’est la condition pour devenir premier ministre de Macron. Le ralliement à Macron de Muselier, dont le couple fréquente avec celui de Lagarde l’île Maurice avec délectation, d’où le bronzage permanent des deux, laisse penser qu’elle aura besoin d’un ministre sympa.

Malheureusement, l’évolution vers la vertu en toc dépasse le cas des individus qui gèrent ces institutions. On va le voir avec la crise exogène provoquée par le virus Sars Cov 2. Pris à revers par une crise sanitaire totalement non anticipée malgré les épisodes à répétition des décennies précédentes, sida, vache folle, H1N1, Ebola…, avec une gestion initiale menée en dépit du bon sens après avoir été trop influencée par la manière dont la Chine avait traité l’infestation, les gouvernements occidentaux ont arrêté la production en confinant les activités économiques de façon exagérée. Ils ont demandé à nouveau aux banques centrales de financer la perte de revenu correspondant. L’hélicoptère à monnaie a décollé. L’ennui, c’est qu’il ne s’agissait plus d’un jeu d’écritures entre banques centrales et banques d’affaires, sous la houlette de l’Etat bienfaiteur, mais d’une vraie perte de richesse produite. Créer des signes monétaires en masse, sans produire en contrepartie, a une conséquence automatique : l’inflation. Elle ne s’est pas vue tout de suite dans les prix du quotidien du fait de la récession des marchés alors que la valeur des biens immobiliers et des actifs financiers s’envolait. Mais dès le retour à une situation plus normale, l’inflation s’est installée comme nous l’avions anticipé. Oh Surprise !

Le graphique que nous joignons à ce billet est tout à fait explicite. L’inflation démarre fort à partir de juin-juillet 2021, pas avril 2022, neuf mois avant tout de même ! Les propos lénifiants sur une inflation frictionnelle temporaire dans l’attente du retour à la normale en quelques mois se sont heurtés à la réalité irréfragable. Les prix s’envolaient du fait de l’écart entre production et distribution de monnaie à gogo ! Une loi économique que tous les économistes apprennent en première année d’université.

Là-dessus, voici le nouveau président Biden qui demande au Congrès de lancer un plan de reprise démentiel sur fond d’inondation monétaire préalable ! Et l’inénarrable président Macron déchaîne l’achat de votes et suscite une épidémie de mesures de distribution de prébendes pour être réélu, à des niveaux jamais vus, tout en essayant d’éteindre le feu inflationniste par des mesures de blocage des prix artificiels et des expédients. Un feu roulant d’artifices et de faux-semblants. Tout en expliquant qu’il avait créé une croissance jamais vue et réduit le chômage comme un fortiche. Ce village Potemkine économique ne pouvait que voler en éclat. En ajoutant qu’il allait mettre son prochain quinquennat sous le signe de la planification de la transition énergétique dont le coût est prodigieux et l’impact sur la production récessive, il se livrait à la monstration exemplaire des clous du cercueil économique qu’il allait construire, tout en faisant suinter son féminisme essentiel et son goût pour la promotion des minorités. Mme Lagarde et la BCE avec nous !

Pour une France endettée quasi à trois mille milliards d’euros et non compétitive, avec des comptes publics effondrés dans les déficits, entrant en inflation intense, la question était déjà en septembre 2021 : qui va financer toute cette débauche de destruction de richesses et de dépenses improductives ?

La conséquence de l’opération russe en Ukraine a été l’explosion des prix de l’énergie, la création de pénuries massives, la désorganisation de presque tout. Puis l’arrêt brutal de la croissance. Un premier trimestre à zéro de croissance alors qu’on chantait le miracle d’une croissance à un taux de 8 % jamais vue depuis la guerre grâce à la politique subtile d’Emmanuel Macron !

Voici les banques centrales sollicitées de financer le réarmement de l’Occident, le financement de la crise énergétique et la conversion de l’économie pour sauver la terre, la promotion de la femme et des minorités, la couverture sociale et la sauvegarde de l’Etat providence, alors que l’inflation explose. Contradictions ? Non : Impasse totale. La seule mission statutaire de la BCE est de conserver l’inflation dans les limites de 2 % !

La crise en Ukraine donne la mesure des conséquences des politiques de réduction de l’offre énergétique. Coût démesuré, financement impossible, inflation aggravée, pertes de revenus, pénuries massives, etc.

Certains délires récents dans la presse font désormais franchement rire. On se rappelle cet article du Monde où un penseur cosmo planétaire suggérait que la BCE fournisse des milliards (sans jamais espérer un remboursement) à Airbus pour que l’entreprise cesse toute activité aérienne et se recentre sur des productions écologiques ! Alors que les seules forces économiques françaises sont le luxe, le tourisme, l’aviation et plus généralement les transports.

Cette France qui a voulu jouer en 1981, seule dans le monde occidental, la grande tragédie du socialisme réalisé au même moment où le monde entier abandonnait cette sottise, est désormais, en politique intérieure, encerclée par les extrêmes, et à l’extérieur dans une situation humiliante avec une menace sur sa survie même comme grande puissance.

Qui fait confiance à la petite camarilla qui détient le pouvoir pour sortir le pays de l’ornière où il est enlisé ? Prêt à rien et capable de tout, prêt à tout et capable de rien, Macron réélu triomphalement sans vrai combat, est pris au dépourvu.

Même si la guerre en Ukraine ne dérape pas et s’arrête assez vite, ce qui n'est pas la projection commune, on ne voit pas trop comment la sortie de crise peut être indolore, sauf à revenir aux quarante heures, à réduire les congés payés, à instituer la retraite à 67 ans pour tous, tout en étalant dans le temps la conversion énergétique et en réduisant drastiquement l’emprise bureaucratique des administrations et l’ampleur des redistributions. Peut-on remettre vraiment la France au travail et espérer qu’elle fasse des réformes critiques qu’elle refuse obstinément depuis 50 ans, avant qu’une récession sévère ne se produise, alors qu'aucune des questions critiques n’a été traitée pendant la campagne électorale et qu’on a laissé croire que le faire pousser le pouvoir d’achat était le rôle central du Président de la République ?

The Economist constate soudain que les banques centrales sont saturées de missions politiques et sociétales qui ne sont pas de leur rôle statutaire et exige qu’on en revienne à l’économie et seulement à l’économie. C’est le bon sens. Mais il lui reste à faire le pas décisif : on ne peut pas confier la régulation de la mondialisation à des banques centrales. Ce sont les États qui doivent être à la manœuvre et dans des cadres mutualisés contraignants.

La plus grande vertu est de ne pas faire des banques centrales une forme nouvelle de sacristie. La plus grande sagesse est de laisser à la loi et au débat le soin de fixer le champ des libertés, et non de détourner les fonctions des institutions techniques pour qu’elles conditionnent la vie des gens selon les canons du politiquement correct selon le bon vouloir de leur gouvernance, choisie sur les mêmes critères du politiquement correct.

La banque centrale « woke », face à Poutine, au désordre mondial, et surtout à l’accélération de l’inflation, c’est fini.



Bilan sinistre de la présidentielle 2022

Alors que les Français ont été conduits à un second tour dont ils ne voulaient pas, par un président qu’ils ne respectent pas et que beaucoup haïssent, mais qui est un manœuvrier expert et sans scrupule, jamais les risques n’ont été plus grands pour la France de se dissoudre dans la déconsidération et l’impuissance alors que les risques politiques, économiques, diplomatiques et sociaux deviennent majeurs.

L’élection présidentielle n’a pas été « volée », mais une fois de plus elle a été dépouillée de toute signification afin d’assurer le contrôle du pays par la petite équipe en place. La manœuvre a réussi : le président sortant se retrouve face à la famille le Pen et toutes les bouches médiatiques crient à l’unisson au risque de fascisme en cas de victoire de l’extrême-droite. On voit même des dirigeants étrangers crier au loup dans une bergerie étrangère ! « Tous ensemble, tous ensemble contre l’émule de Hitler et de Poutine réunis qui nous mène au chaos ». Ce qui est d’ailleurs exact, pour ce qui est du chaos. Ce qui fait que le scrutin de dimanche, organisé astucieusement un jour de départ en vacances, ne présente aucun suspense. Autant le dire avant de connaître les résultats !

Il faudrait une énorme surprise pour que Madame Le Pen qui perd 0.5 % dans les sondages tous les jours depuis une semaine l’emporte. Il est vrai que les 1.7 % du PS et les 4.7 % de LR ont été d’énormes surprises. Il est vrai aussi qu’à force d’imposer une force centriste démesurée, incohérente et impuissante, on fait monter mécaniquement les extrêmes, contrairement à la promesse initiale de Macron mais conformément à tous les avertissements donnés il y a 5 ans. On dégoûte aussi ceux qui pourraient avoir des réserves sur l’absence de résultats d’une action « bouillie pour les chats » asservie aux besoins psychologiques et électoraux de M. Macron. L’absence d’alternative empêche toute alternance, donc pousse aussi à l’abstention. Au total on assiste à une déconstruction de la démocratie avec asservissement à des clans, dans un climat de propagande et de malhonnêteté intellectuelle totale.

Il est faux qu’Emmanuel Macron ait été une victime innocente de crises à répétition. Les difficultés des trois premières années de son règne sont intégralement dues aux promesses électorales démagogiques utilisées lors de son élection et aux erreurs qu’il a commises. Il est sorti de ces trois années sans bilan et il a été sauvé par la crise du Covid.

Il est faux qu’Emmanuel Macron ait bien géré la crise du Covid. La récession a été inutilement profonde avec une reprise trop lente pour regagner tout le terrain perdu. D’autres ont fait beaucoup mieux avec une dépression réduite et vite rattrapée. L’indemnisation de l’inactivité, quoi qu’il en coûte, a été certes « généreuse » mais au prix d’un endettement vertigineux. Beaucoup de pays ont réussi à indemniser sérieusement et à revenir à une situation normale rapidement, sans aggravation massive de la dette. Quant à l’aspect médical nous avons déjà montré ici que le nombre de décès nous classe dans les tout premiers rangs, avec une dépendance à l’Europe qui a été pris la main dans le sac de connivence avec « big pharma » et un achat de 1 milliard d’euros de produits connus comme inefficaces et dangereux.

En revanche Emmanuel Macron candidat a utilisé les deux dernières années pour tout lâcher démagogiquement à des catégories ciblées, pour pouvoir dire à chacun : n’oublie pas le chèque que j’ai fait pour toi ! Ce qui est, à ce niveau-là, parfaitement écœurant et au-delà de tout ce qu’on a pu faire jusqu’ici en matière de démagogie électorale.

Il fallait absolument éviter tout débat de fond. La réussite a été remarquable. Tout a été escamoté. Le nouveau quinquennat s’ouvre sous des auspices dramatiques et rien n’a été clarifié, discuté, étudié, réfléchi. Ni la situation qui se construit et qui nous attend, ni les stratégies et tactiques possibles pour y faire face.

La responsabilité est évidemment partagée par toutes les forces politiques qui se sont engagées dans l’élection.

Les LR n’ont plus de leader(s) depuis longtemps et le parti est gangrené par les défections. Sa direction actuelle est surtout soucieuse de ne rien dire ou faire qui puisse le déstabiliser plus. Sa candidate a été au combat sans vrai projet ni raison d’être là suffisamment forte. Une campagne pusillanime a compromis définitivement les chances du parti. Le score réalisé est grotesque.

Le PS, pour les mêmes raisons, a fait pire, l’extrêmement mauvaise candidate choisie méritant amplement de ne pas atteindre 2 % des votes exprimés.

Éric Zemmour a commencé brillamment sa campagne en portant un vrai projet et en organisant une campagne à l’ancienne mais puissante. Son embarcation s’est fracassée en partie sur le cordon sanitaire organisé pour le diaboliser, en partie sur des rochers imprévisibles, comme la guerre en Ukraine, en partie sur ses propres insuffisances. Il n’a réussi qu’à rameuter des gens passés par le FN ou le RN, se collant lui-même une étiquette d’extrême-droite, renforcée par l’arrivée de Marion Maréchal et l’impossibilité de sortir d’un projet exclusivement identitaire et négatif. Ses propos légers sur Poutine et odieux sur les réfugiés ukrainiens l’ont fait passer à la trappe. L’union des droites sans exclusives n’est pas un projet présidentiel. Et la préoccupation anti-musulmane n’est pas la seule à peser sur le destin français. À 7 %, il fait un score honorable pour un marginal s’essayant à l'exercice pour la première fois. Mais il n’a pu empêcher que le vote protestataire populiste de droite se fixe sur Madame Le Pen qui accroît son score. Finalement, il a surtout nui à LR et à la « droite de gouvernement », dont il compromet durablement le redressement.

Les Verts ont eu des résultats éliminatoires du fait de leur absence d’unité et de l'ambiguïté de leur programme. Il n’y a pratiquement pas d’écologie dans leur projet anticapitaliste et anti-patriarcal, où le wokisme violent s’est installé. Cela s’est vu. La destruction d’un pays n’est pas un programme électoral présidentiel, même si on l’appelle déconstruction. .

Dans ces conditions, les partis populistes d’extrême-droite et d’extrême-gauche, c’est-à-dire portant une parole radicale de contestation et ne cherchant qu’à faire turbuler le système en s’appuyant sur les rancœurs, étaient les seuls à donner du sens à un vote contre l’équipe sortante et son président approximatif et dangereux. Les deux étaient conduits par des chefs incontestés et rompus à l’exercice. Mélenchon a accru ses voix sans pouvoir rattraper Mme Le Pen. Et l’addition de toutes les voix de contestation radicale dépasse notablement les 50 %.

Marine Le Pen qui n’était parvenu à rassembler que 32 % des voix au second tour de 2017 va monter entre 43 et 45 %. Macron a donc gagné son pari au prix d’une montée radicale des extrêmes et d’un effondrement des alternatives, alors qu’il ne pourra pas se représenter dans 5 ans.

LREM ayant prouvé sa nullité comme parti et étant réduit à un simple agrégat d’opportunistes et de représentants de lobbies ne peut rien apporter de positif dans les 5 ans à venir, même si le parti seul ou allié gagne les élections législatives.

Le tableau électoral, éclaté façon puzzle, qui suivra ces élections, sera pitoyable, avec aucun programme de gouvernement sérieux.

Le même petit groupe d’énarques politisés gouvernera, à la godille, dans un champ de mines de plus en plus étendu. Tous les grands dangers extérieurs vont être aggravés et là, le président élu va se trouver confronté à des réalités extérieures vraiment saumâtres. Un effondrement boursier et une récession sont possibles, comme l’éclatement des relations financières et commerciales déséquilibrées, l'impuissance des banques centrales et le manque d’énergie.

La politique de décarbonation totale en mode accéléré est ruineuse et porte en elle la mort de bien des libertés. La disparition des naissances compensées partiellement par une immigration qui restera massive, dans des conditions économiques récessives, avec un vieillissement accéléré de la population, est synonyme de tragédies à venir. L’aggravation de la dissolution des institutions françaises dans le cadre européen devenu substitutif marquera la territorialisation définitive du pays et la fin d’une grande nation. Le gouvernement des juges va être aggravé rendant impuissante l’action publique.

L’impuissance militaire de la France va être soulignée, la récession-inflation à venir privant de toute ressource le sursaut des investissements militaires que tout le monde considère désormais comme critique.

On va donc vers une situation à cinq ans qui sera déplorable, sans aucune possibilité de voir une alternance bienfaisante prendre le relais pendant le quinquennat. Les extrémismes vont pouvoir s’exprimer avec force tout le temps, face à un président qui visera l’étape d’après pour lui qu’il est le seul à connaître et qui peut le conduire à prendre des décisions contraires à l’intérêt du pays pour favoriser ses entreprises.

En dépouillant une fois de plus l’élection présidentielle de son rôle de construction de l’avenir politique par une majorité de projet au profit d’un clan astucieux et manœuvrier, Macron, une fois de plus, nuit à l’intérêt national en imposant des cartes forcées.

Cela a coûté très cher aux Français pendant le premier quinquennat. La facture du prochain sera encore plus salée.

Affaire McKinsey : vrai et faux scandale

Depuis quelques semaines la Presse monte en neige un de ces scandales fugaces qui viennent percer le mur de l’indifférence habituelle des médias pour les vrais débats : il serait honteux que l’Etat utilise des sociétés de conseils privées. Sinon à quoi serviraient les hauts fonctionnaires ?

Toute ma carrière, je l’ai faite dans des sociétés de conseils, d’ingénieur principal comme on disait à la fin des années soixante à président depuis 1977 jusqu’en 2010. Quarante ans dont trente-cinq à chercher le chiffre d’affaires et donc à dialoguer avec l’ensemble des organismes privés et publics.

Je témoigne que le secteur public a toujours représenté entre 20 et 25 % de notre chiffre d’affaires, à proportion de la place du secteur dans l’économie. Aucune des opérations que j’ai pu y mener n’a posé le moindre problème éthique ou autre. À chaque fois, les résultats ont été probants, ce qui explique le nombre des collaborations et leur répétition sur des décennies.

Le fait pour une société de conseils d’avoir l’Etat et ses différentes émanations comme client est NORMAL. Le fait pour l’Etat de recourir à des sociétés de conseils est NORMAL.

Peut-être faut-il donner quelques exemples pour bien faire comprendre de quoi il s’agit vraiment et pourquoi cette pratique est légitime.

On se moque souvent de la Cour des Comptes et de ses innombrables rapports qui, en effet, ne sont pas « contraignants ». Le contrôleur ne peut pas se substituer à la représentation nationale pour prendre les décisions. Et les situations sont souvent si complexes qu’il ne s'agit pas d’agir toujours avec des envies de Savonarole excité ou un goût exagéré pour le pénal. La Cour décrit des situations anormales qui doivent changer et elles finissent toujours par changer même si les délais peuvent être longs. Il n’y a rien qu’un haut fonctionnaire ne craigne plus qu’une mention dans le Canard Enchaîné et une mise en cause par la Cour des Comptes. Du coup, les rapports de la Cour des Comptes ressemblent parfois à des articles du Canard…

Exemple : après le choc pétrolier de 1974 et l’échec de la relance Giscard-Chirac, qui avait asséché les ressources de l’état, la Cour des Comptes a décidé de faire la chasse à toutes les institutions d’état qui n’avaient pas de comptabilité analytique, c’est-à-dire pratiquement toutes. Nous avions développé dans le domaine des références extrêmement importantes. Nous avons été sollicités de mettre en œuvre des systèmes de gestion analytique extrêmement pointus dans des domaines complexes où les progiciels habituels étaient sans efficacité. Parmi une flopée d’interventions, j’en extrais trois qui ont été toutes très exigeantes, plutôt complexes, et où la collaboration avec les équipes de fonctionnaires a été exceptionnellement efficace et féconde.

Avec les PTT, beaucoup de monnaies différentes et des montants astronomiques, avec des contraintes de sécurité et de système d'accueil sévères, rendaient caduques les logiciels existants. Il a fallu tout concevoir et créer. L’Administration n’avait aucun moyen de faire seul ce travail. Le résultat a été excellent.

Avec la filiale maritime de la SNCF, la difficulté était la même. La gestion d’un ferry n’a strictement rien à voir avec celle d’un train. C’est à la fois un moyen de transport, un restaurant, des bars, des libres-services, des boutiques, etc. Et parfois même un casino. La périodicité des séquences de gestion, appelée une « marée », est très particulière. Certaines marées sont de nuit d’autres de jour. Il faut tenir compte des lignes desservies, des navires concernées. Les tarifs sont complexes, changeant. Le régime fiscal n’est pas le même en vue des côtes et en pleine mer. Toute la gestion était manuelle. On connaissait les résultats, toujours lourdement déficitaires, huit mois après la fin de l’exercice. Personne ne pouvait dire quelle ligne, quel horaire, quel bateau était déficitaire ni encore moins pourquoi. La SNCF n’avait aucun moyen de concevoir, réaliser et mettre en œuvre une application de ce type. Recourir à une société de conseils était la seule option compte tenu de l’inexistence de progiciels embarqués à l’époque pour ce genre d’applications à objet multiples. La collaboration avec les cadres de la SNCF a été parfaite. Les résultats furent spectaculaires : dès qu’un bateau était équipé, il devenait rentable !

La troisième opération concernait une institution qui avait les moyens de faire comme elle l’entendait, avec des moyens sans limite : la Banque des France. Mais il s'agissait de la fabrication des billets, une activité pas exactement bancaire et la méconnaissance de la comptabilité analytique industrielle était complète. Comment faire sans aide extérieure ? Le plus intéressant s’est produit avant la réalisation informatique, au stade de l’étude détaillée des besoins et des caractéristiques spécifiques. La collaboration entre cadres de la banque et fonctionnaires des administrations de contrôle a été parfaite, avec comme résultat un système qui a vécu des décennies.

Il est parfaitement normal que les entités administratives et les dépendances de l’Etat fassent appel à des assistances extérieures. Et cela se passe en général bien et quand ce n’est pas le cas, c'est très rarement la faute des cabinets consultés mais plutôt le fait de carences de formation dans les cadres dirigeants de l’administration, qui pendant longtemps n’ont eu, par exemple, aucune formation de fond sur la manière d’organiser des transitions numériques, ou aborder les grandes questions techniques qui assaillent les États. Il faut aussi incriminer des mentalités ou des particularités historiques ou des effets de silos. La Préfecture de Paris est un bloc très spécial et très fermé. ADP est pas mal non plus comme bloc autocentré. L’éducation nationale, la santé, la justice et les affaires étrangères se sont longtemps avérées à peu près incapables de mettre en place des méthodes appropriées pour se moderniser. Tout le monde le voit aujourd’hui. Le dossier médical est toujours en projet. Les cartes vitales sont une gabegie. L’organisation hospitalière est lamentable dans les grands hôpitaux. La justice est dans un état pire. Espérons que personne ne fera jamais l’histoire des projets gérés par le ministère des Affaires Étrangères. Les énormes échecs dans la gestion de la paie des armées sont aussi dans tous les esprits.

Lorsque le donneur d'ordre est mauvais, la suite est rarement bonne. C’est presque toujours dans la définition de l’objet de la mission que les difficultés trouvent leur source et dans la mise en œuvre qu’elles s’amplifient

 

. La gauche daube souvent sur la « dérive gestionnaire » et naturellement « libérale » qui voudrait qu’on applique des solutions mercantiles du privé à des domaines où elles n’ont rien à y faire. On cite par exemple la rémunération à l’acte dans les hôpitaux et différentes initiatives du même genre. Quand on regarde dans le détail on voit que cela n’a pas de sens. À l’hôpital, il n’y a jamais eu la moindre logique libérale. Au contraire on a créé une bureaucratie écrasante et un encadrement des actes et des acteurs totalement débilitants tout en développant des normes artificielles qui paralysent la gestion. Une infirmière vous manque et vous fermez un service ! Néolibéralisme quand tu nous tiens !

S’il y a scandale dans le cas de McKinsey, ce n’est pas dans le fait que l’administration ait recours à des cabinets de conseils. Heureusement qu’ils sont là !

Ce qui est triste, c’est qu’on est passé chez McKinsey d’une logique de recherche de solutions à des contrats qui sont en fait du benchmarking. Est-ce que vous êtes dans la norme d’efficacité ou non ? Il n’y a plus beaucoup de créativité dans la recherche de solutions plutôt de la description et un effet de normalisation par comparaison internationale. Au lieu d’être créatif, le conseil devient normatif. Et finit par pousser à plus de bureaucratie pour atteindre la norme !

Compte tenu du nombre d’espaces où règne l’administration, faire du benchmarking généralisé ce sont d’énormes contrats chers et peu créatifs. Il est clair que seule une institution ayant une information transnationale peut faire du benchmarking. Dire que les fonctionnaires pourraient le faire eux-mêmes est ridicule.

Ce qui est condamnable dans la relation entre McKinsey et Macron, c’est le pacte de fait sur lequel ils se sont accordés : « je t’aide à être élu et tu me passes des contrats », avec en effet un accroissement anormal des volumes de contrat. Que la justice passe !

On en revient toujours à la même chose :

Il faut mettre fin à l’énarchie compassionnelle, à la domination presque totale de la politique par les hauts fonctionnaires politisés fonctionnant en clans, aux allers et retour des énarques entre postes étatiques, postes politiques et postes dans des sociétés privées, y compris les entreprises de conseils. Ce système de caste a pris avec Macron une dimension totalement folle et contraire à l’esprit de la République. Les conflits d’intérêts règnent comme ils ne l’ont jamais fait en France.

Il est clair que le premier pas pour mettre fin à ce système de caste et à ces conflits d’intérêts perpétuels et déplorables est de ne pas réélire Emmanuel Macron. Mais il en faudra d’autres !

En revanche l’Etat français est confronté à une obligation de numérisation et d’efficacité technique, notamment énergétique, alors que l’innovation court vite dans un cadre de moins en moins national. La part de l’intervention de conseillers extérieurs à la fonction publique non seulement peut légitimement augmenter mais le doit ! En revanche le pilotage doit être politique et dégagé des corruptions individuelles, aussi bien dans les détours du labyrinthe étatique, qui ne manque pas de grottes obscures, qu’au plus haut niveau de l’Etat. Songer à améliorer les capacités de pilotage des élites administratives est une urgence. Bien plus que changer le nom de l’ENA et ouvrir le recrutement à « la diversité ». Mettre en place des outils démocratiques de contrôle est tout à fait nécessaire.

Quand on pose mal les problèmes, il est rare qu’on trouve de bonnes solutions.

Le débat médiatique actuel est à côté de la plaque.

Didier Dufau

Les prélèvements ont cru 20% plus vite que le PIB en 2021 !

alors qu'on prétend avoir baissé les impôts...

« Si les comptes publics ont un peu meilleure mine en 2021, cela s'explique essentiellement par le fort rebond de 7% l'économie française après la récession historique de 8% subie par la France en 2020 à cause de la crise sanitaire. Cette reprise a notamment permis aux recettes de l'État et des administrations de rebondir « vigoureusement » de 8,4%, souligne l'Insee, soit 101,8 milliards d'euros. »

L’Insee vient de produire une première révision de l’état économique de la France pour 2021. Il y en aura d’autres. Il faut attendre en général deux à trois ans pour savoir exactement ce qui s’est passé réellement dans le pays, une réalité qui surprend toujours les étudiants quand on met le doigt concrètement sur cette réalité. Des croissances deviennent des décroissances ; des défaillances étaient en fait des rétablissements. Le temps long de l’économie est une des affaires les plus compliquées à expliquer au profane à qui les journaux servent une bouillie toute chaude, souvent corsée de propagande intéressée, mais hautement provisoire, en évitant soigneusement de revenir sur le plat quand il a tiédi et que son vrai goût apparaît.

Le commentaire purement conjoncturel cité révèle un élément structurel de l’économie française :  les recettes fiscales vont plus vite que la croissance du PIB ! Notre système fiscal est globalement progressif. Et pas qu’un peu ! Toute croissance du PIB se traduit par une augmentation de la pression fiscale, donc des dépenses publiques, dans la mentalité d’assisté qui caractérise le français moyen, donc déficits accrus dès qu’il y a freinage et descente aux enfers dès qu’il y a récession. La réaction de notre Etat géré par la haute fonction publique politisée est alors d'accroître les impôts. Les cycles économiques en France conduisent automatiquement à un sur-accroissement fiscal. Cette mécanique funeste a fait de la France le premier pays mondial pour la fiscalité et les taxes et naturellement un des plus endettés. Elle a pesé sur la croissance jusqu’à la stagnation de longue durée.

En cas de chocs exogènes, la situation devient aussitôt catastrophique. On va encore le voir avec les conséquences de la guerre en Ukraine.

La progressivité fiscale peut se discuter dans son principe mais même si on adhère à sa justification morale, sociale ou politique, personne n’a jamais théorisé qu’elle devait servir à accroître indéfiniment la part du revenu captée par l’Etat. Il faut donc rendre régulièrement le trop-perçu global de la progressivité fiscale aux Français.

Faut-il s’extasier sur le fait qu’après une récession de 8%, l’économie ne rebondisse que de 7% alors que les prélèvements, eux, ont cru de 8,4%, soit 20% plus fort que la base fiscale. Selon quelles justifications ?

N’attendons pas des nuances de l’énarchie « compassionnelle et bienveillante », en vérité socialiste et étatiste, regroupées presque totalement autour d’Emmanuel Macron, qu’elles remettent en cause ce mécanisme pervers qui leur assure un pouvoir constamment accru. La presse inféodée n’en dira mot. Les quelques milliardaires qui tiennent la presse ont obtenu les moyens d’une dé-progressivité de fait et font leurs bénéfices majoritairement hors de France ! Mme Pécresse, énarque, n’en dira mot. M. Dupont Aignan est énarque. Mme Le Pen se voit en populiste socialisante. Toutes les candidatures de gauche sont pour l’accroissement sans limite de la pression fiscale. Quant à Eric Zemmour qui pourrait être intéressé par ce thème, il est trop pressé par les médias de s’excuser de tout et de rien pour avoir le temps d’évoquer cette question critique.

C’est comme cela qu’on finit par décourager les Français de voter.

Dignité et indignation

On se souvient du livre de Stéphane Hessel « indignez-vous § », qui a été un succès mondial. Depuis les indignés sont partout et exigent, exigent, exigent… Ils réclament des lois, des restrictions, des fers. Sur tous sujets.  L’indigné considère que l’action directe est la preuve de son engagement pour le bien. Alors il attaque, en général sans le moindre danger pour lui-même. Il détruit. Il casse. Il ruine. Il boycotte. Il injurie inlassablement. Sa haine d’indigné éructant est son âme de militant, ce qui le tient vivant et ce qui lui fait croire qu’il a une importance quelconque. Pas de nuances. Pas de raison. L’émotion pure et la violence de l’expression. L’éjection radicale de l’ennemi de la sphère du débat. Le bannissement.

Au nom de la souffrance, l’indignation jaillit, mais seulement si elle est sans danger. Car s’il y a un risque alors le silence s’installe. L’indignation est la compagne rituelle de la lâcheté. La femme est une victime, mais pas en terre musulmane. Là, silence ! L’animal est une victime, mais pas l’égorgement dans une baignoire d’un pauvre mouton. L’indignation est toujours sélective. Il faut hurler avec les loups, mais seulement dans les bonnes meutes.  L’indignation a besoin de la proscription pour se sentir efficace. Le goût du pénal et de l’exclusion sociale accompagne l’indignation. La liberté de parole, d’analyse, d’expression doit se soumettre. Il n’y a plus de vie publique, seulement une ritualité de l’indignation sectaire. Le débat disparaît au profit d’une haine affichée qui se suffit à elle-même et ne mène à aucune action concrète autre que destructive verbale d’une altérité fantasmée, en attendant la sanction du fautif.

L’inconvénient de l’indignation est qu’elle ne peut se combattre que par l’indignation ! Elle appelle contre elle les mêmes méfaits qu’elle impose à ces cibles. La bataille des indignités remplace le débat politique et ne mène évidemment à rien. La culpabilité est partout et la morale nulle part. Plus les réseaux sociaux s’embrasent de bons sentiments armés d’insultes, plus la rue devient odieuse et cruelle. L’indignation est la fin de la politique et le règne des Savonarole violents et débiles.

Alors que l'indignation triomphe la notion de dignité disparaît de l’espace publique.  La dignité, c’est ce qui détache l’idée et l’action du seul intérêt d’un individu ou d’un clan pour viser un état supérieur de la conscience.  Il est indigne d’user de pouvoirs contre ce qui justifie ces pouvoirs, justement parce que ce pouvoir existe.  Si vous confiez la garde d’un pont à une force et que cette dernière en profite pour racketter les passants, ceux qui se complaisent à cet exercice facile commettent une indignité. Mais il ne s’agit pas de s’en indigner. Seulement d’imposer un pouvoir plus grand encore à ceux qui se laissent aller. Si vous confiez un adolescent malade à une famille, ce n’est pas pour qu’elle en profite pour le violer. Etc.

La dignité, c’est qu’on attend de toute personne ayant un pouvoir et les défaillances doivent se heurter à un pouvoir concret supérieur.  Que se passe-t-il quand il n’y a pas de pouvoir supérieur ? Seule l’idée de sa propre dignité peut être le garde-fou. La dignité c’est l’antidote de l’abus de pouvoir et de l’irrespect pour ce pouvoir.

Un président de la République Française se doit de respecter la dignité de la fonction et du pays, parce qu’il détient un grand pouvoir et qu’il n'est pas accordé à des fins égotistes. Pratiquement tous les présidents depuis Giscard ont manqué de dignité.  Avec les trois derniers, c’est devenu caricatural. Sarkozy finira sinon en prison du moins avec un collier électronique. Hollande était tellement ridicule qu’il n’a même pas osé se représenter. Macron ne suit qu’un narratif égotiste et considère qu’il n’y a rien à respecter d’autre que lui-même. L’achat de vote a pris de telles proportions et coûte tellement cher qu’on ne voit pas comment on peut aller plus loin dans la démagogie électoraliste et le détournement de l’argent public à des fins aussi étroitement individuelles.  A force d’indignité Sarkozy a tué le RPR, Hollande le PS et Macron abîme la France, comme nation et comme histoire.

Pour la seconde fois, les élections présidentielles françaises sont vidées de tout sens. En tuant l’idée particulière de la France et la joie d’être français, Emmanuel Macron commet l’indignité suprême sans que ceux qui tiennent l’information ne le dénoncent, actant leur complicité. S’en indigner serait ridicule.  Voter contre serait mieux.

Une des leçons répétées de cette élection ratée présidentielle est une règle éternelle : valoriser la dignité est important. Exploiter l’indignation est dérisoire.

Emmanuel Macron : une démagogie sans limite et extrêmement dangereuse

Lorsque les générations futures s’interrogeront sur le surprenant parcours de M. Emmanuel Macron, président sortant bientôt réélu sans campagne du fait des circonstances, par une forme de tacite reconduction, il y a fort à parier que l’interrogation portera sur l'efficacité de la démagogie et l’incroyable perméabilité de l’électorat français à ses formes les plus caricaturales.

En 1981, l’électorat français, au contraire de tous les autres pays, avait choisi l’option socialiste. Quarante plus tard, le pays est ruiné, les politiques publiques françaises sont toutes encalminées, le PIB par tête est effondré par rapport à nos voisins, l’influence internationale française est réduite.

L’échec du nullissime Hollande, incapable de se représenter tant il avait été peu convaincant, devait marquer la fin de cette erreur gigantesque et permettre de passer à autre chose.

La haute fonction publique, qui dirige désormais le pays en famille, a choisi de mettre en selle un certain Macron, lorsque le vieux Juppé s’est révélé un peu trop terne pour redorer l’image de cette secte factieuse qui tient directement l’administration, l’état, la politique, la finance, l'euro,  les grands groupes industriels qui nous restent et indirectement les médias.

Elle n’a pas vu que son héros, sorti vainqueur de la bataille des prétendants au sein de l’énarchie, n’avait non seulement aucune morale, se considérait très au-dessus des convenances démocratiques généralement admises, mais aussi n’avait aucune considération pour son pays, considéré comme désuet, au point d’aller, avec une fréquence redoutable, jusqu’à la francophobie la plus méprisante. Le vrai échelon était l’Europe, et rien ne saurait l’empêcher de viser un vrai destin : laisser la France à sa géhenne et à sa médiocrité devenue territoriale et tenter plus à l’échelon de l’Europe.

Aller si loin dans une démagogie effrénée ne peut s’expliquer justement que par un mépris marqué pour l'électorat français mais aussi pour les Français eux-mêmes.

Lorsqu’un président, candidat à sa réélection, affirme sans rire dans un pseudo-meeting : je suis celui qui a fait le plus pour baisser les impôts ! Il aurait dû dire : comme vous êtes des cons et des jobards, j’ai levé 700 milliards de dettes, pour pouvoir vous en refiler 45 et vous dire que je suis très généreux avec vous afin d’être réélu. Comme je suis nul, le commerce extérieur présente un déficit de 100 milliards dès 2022 et le déficit du budget sera à peu près du même montant. Mais ne regardez pas ces chiffres que vous ne comprenez pas. Voyez mes actions ciblées. N’ai-je offert la gratuité pour les menstrues des étudiantes ? Céder pour le revenu jeune sans vraie contrepartie ? Porter l’avortement pour convenance personnelle à 9 mois de grossesse ? Cédé, concédé, quelque chose à toutes et à tous ? Depuis que j’ai viré Édouard Philippe, j'ai repris la main et ne m’occupe que de ma réélection. Le plan, c’est 121 mesures ciblées depuis le début 2021 ! Je les accumule et je les distribue inlassablement, quoi qu’il en coûte.

 

Le clou, c’était dans la décision, à l’annonce de ma candidature, de lâcher le point d’indice de la fonction publique et le Smic ; et hop !

Alors bien sûr, il y a cette affaire calamiteuse de l'étranglement du tueur Corse Colonna par un djihadiste. Comment Macron a-t-il réagi ? S’est-il rendu immédiatement en Corse après avoir demandé la démission du ministre de la Justice ? Pas question. On l’a rejoué comme avec les Gilets Jaunes : deux à trois semaines de silence, et après, quand tout est bien envenimé, on lâche l’autonomie aux Corses. Et dans le même temps, on continue le programme d’humiliation devant l’Algérie criminelle, qui a liquidé des dizaines de milliers de Harkis et de pieds noirs sans respecter les accords d’Évian.

Pour montrer la bassesse où en est réduit le pays, il ne manquait plus que l’invasion de l’Ukraine par Poutine, alors qu’on venait de se faire virer du Mali, où nous avions la supériorité numérique, par 500 soldats de Poutine, sous le nom de Wagner, associés avec une clique militaire née d’un coup d’État commis en notre présence !

Et voilà le président francophobe réduit à faire semblant qu’il parle utilement au dictateur une fois par jour toujours en vain mais simplement pour faire semblant d’être un président utile et qui explique que l'Europe a changé et vient à ses thèses. C’est un fait : Biden a cassé le marché entre l’Australie et la France et vend ses F.35, exécrables, à l’Allemagne et aux autres pays européens…

La guerre change toutes les perspectives à court terme. On voit que la lâcheté qui l’a conduit à laisser tomber Fessenheim était criminelle d’imprévoyance, que l’exploitation de gaz en France ne demande qu’une autorisation et qu’on aurait pu être totalement s’épargner des difficultés énergétiques. On voit que la lâcheté qui avait conduit à mettre en jachère toute l’agriculture française, naguère première d’Europe et désormais en pleine décrépitude était intenable. On voit que l’incapacité de redresser notre commerce extérieur nous met dans une situation détestable quand nos principaux exportateurs sont gravement entravés. On voit que notre armée fonctionne avec des bouts de ficelles comme l’avait souligné le chef d’état-major limogé en début de mandat. L’insécurité est partout avec des zones de non droit qui s’étalent et étendent leur autonomie anti-française.

Est-ce qu’on peut imaginer pire bilan, pire imprévoyance, pire gaspillage, pire démagogie, pire incapacité à gouverner ? Sans compter que l’on vient d’annoncer la fin prochaine de toute construction sur le territoire sinon dans les villes, dans un silence assourdissant !

On va vers une réclamation autonomiste en Corse, en Bretagne, en Savoie, au Pays basque, en Alsace, au Languedoc et pourquoi pas en Auvergne et au Comtat-Venaissin !

Ruinée, écartelée, déclassée, remplacée, surendettée, désindustrialisée, démoralisée, sans jeunesse, une France de vieillards pétochards et d’intérêts catégoriels va confirmer le pire président qu’elle n’a jamais élu et qui n’a suivi que la boussole de son intérêt électoral et personnel, sans considérer qu’il ne devait rien s’interdire.

Que restera-t-il de la France après son passage après cinq nouvelles années sur ce mode ?

Ce qu’il reste de Paris après dix ans de socialisme Woke à la Hidalgo ?

Les Français sont nés malins. Mais ils voient bien, déconfis, qu’ils ne sont plus que des naufragés indignes du pays dont ils ont la nationalité !

Un Macron, comme un Mitterrand et une Hidalgo, cela ne se réélit pas !

Opération Solidarité avec les réfugiés ukrainiens

Notre cercle a décidé d'aider les réfugiés ukrainiens en diffusant sans droit d'auteur ni frais le Livre de Didier Dufau sur Holodomor, la première monographie en langue française sur le grand génocide qu'a subi l'Ukraine au début des années 30 et qui a été occulté, nié, minimisé pendant des décennies par l'intelligenstia française.

 

Le livre est mis en diffusion en mode pdf pour 10 euros  sur notre librairie en ligne :

 

librairie-e-toile.fr
 
 
La recette sera entièrement reversée aux associations s'occupant des réfugiés en France.
 
Nous comptons sur votre générosité et la diffusion de cette initiative qui aura également le mérite de faire connaître au plus grand nombre,  en détail, un massacre inouï qui explique aujourd'hui la résistance acharnée des Ukrainiens .
 
Merci d'avance à tout. 



Connaissez vous le ZAN ?

Quand la bureaucratie devient folle

La campagne électorale a fait émerger un thème récurrent : l’excès de bureaucratie et de normes en France. « Cesser d’emmerder les Français » est redevenu une idée forte. Les Français ont bien été obligés de constater que leur système de santé avait été ravagé par une bureaucratie envahissante et pléthorique qui met sous tutelle les médecins, et qu’il était dirigé par des camarillas sans mérite, installées là par l’intrigue et s’y maintenant avec des comportements de castes.

Comme en 2012, comme en 2017, les projets de débureaucratisation se débondent dans la campagne électorale.

Et il y a la réalité. Pendant que les nigauds s’amusent, les choses sérieuses continuent. À cinq semaines du premier tour, voici ce que fait par exemple l’ex-ministère de l’environnement dit aujourd’hui « de la transition ». Le verbiage débile, il n’y a que cela de vrai.

Le ministère de la Transition écologique a mis en consultation, jusqu'au 25 mars, les trois projets de décrets relatifs à l'artificialisation des sols prévus par la loi Climat et résilience, votée l'année dernière. Ceux-ci doivent permettre d'appliquer l'article L101-2-1 du code l'urbanisme, qui introduit cette notion d'artificialisation, ainsi que celles de désartificialisation et d'artificialisation nette, qui viendra remplacée (sic NDLR) la notion aujourd'hui utilisée de "consommation d'espaces agricoles, naturels ou forestiers" (Enaf). La loi Climat et résilience fixe ainsi comme objectifs la réduction par deux, sur les dix prochaines années, du rythme de consommation d'Enaf, puis l'atteinte, à horizon 2050, du principe de Zéro artificialisation nette (Zan).

 

Cette notion sera donc, à compter de 2031, centrale pour les projets de territoires, en déterminant quels espaces pourront être construits sans besoin de compenser par de la désartificialisation. La loi définie comme "artificialisée une surface dont les sols sont soit imperméabilisés en raison du bâti ou d'un revêtement, soit stabilisés et compactés, soit constitués de matériaux composites". Mais elle renvoie à un décret le soin de fixer ses conditions d'application, et notamment d'établir "une nomenclature des sols artificialisés ainsi que l'échelle à laquelle l'artificialisation des sols doit être appréciée dans les documents de planification et d'urbanisme".

C’est Batiactu, une sorte de Canard Enchaîné involontaire de la bureaucratie dans le bâtiment, qui publie cet article.

Désormais il sera interdit de construire en France, sauf sur des surfaces déjà construites ou en rendant des surfaces construites à la vie naturelle. C’est une atteinte prodigieuse aux droits des Français. Une interdiction aussi radicale devrait faire l’objet d’un formidable débat, surtout en pleine campagne électorale. Pas un mot.

On fait venir 2 millions d’étrangers par quinquennat en France (4 millions d’ici 2 032 et la pleine application de la loi) et on crée de ce fait une énorme pression pour construire mais on annonce : il faudra densifier les villes et les villages. Pas une parcelle de verdure pour ces gens-là ni pour ceux qui fuient leur futur voisinage ! Tous dans le béton ! Ah non, le béton est aussi interdit. Zut alors, on fait quoi ?

Le même ministère est chargé de construire 20 à 30 mille éoliennes de plus dans les « territoires », ce qui n’est évidemment pas « artificialiser » les campagnes et le plateau continental ! Il est vrai que l’emprise au sol d’un mât de plus de 100 mètres de haut est minime. Mais le champ de nuisance d’une éolienne de 2 MW est de cinq hectares au minimum, sans compter les effets sur la vue et les paysages. Il ne faut pas « consommer des Enaf » (sic) mais pourrir des centaines de milliers d’hectares de campagne est souhaitable !

On attend avec impatience la " nomenclature des sols artificialisés ainsi que l'échelle à laquelle l'artificialisation des sols doit être appréciée ». Cela s’annonce génial. Pensons à l’Énarque qui rédigera ce pensum dans l’hyper espace bureaucratique.

Ce qui est sûr c’est qu’il ne sera plus possible :

-          De construire des voies de chemin de fer

-          De construire des routes et des autoroutes

-          De construire des logements

-          De construire des usines

-          De construire de nouvelles centrales atomiques, sauf à les empiler les unes sur les autres.

-          De construire quoi que ce soit.

L’échelle, voilà la clé. L’échelle enfin ! Nous serons sauvés ! L’énarque Dugenou, à qui sera confié le rapport, aura paralysé toute la construction en France. On lui donnera sûrement une médaille. Pensez : il aura rédigé une « échelle d’appréciation ».

Vous avez bien lu : au moment même où se tient la campagne électorale présidentielle, un cabinet d’une ministre typique de l’emprise familiale de l’énarchie passe des décrets interdisant de construire, dans le pays le moins dense d'Europe, sans doute pour sauver la planète. On parle de réindustrialisations mais sans implantation d’usines ! On parle de tourisme, mais sans moyens de transport.

Pendant que les grandes villes deviennent invivables partout où les Verts ont pris le pouvoir, on exige que toute initiative nouvelle soit faite en ville par densification mais sans densifier les villes parce que les maires ne veulent pas (sauf pour avoir l’argent des promoteurs pour faire des pistes de vélos)

Dans le même temps, on veut fortement réduire les circulations et assigner les gens dans leur quartier sans bouger au-delà d’un transport d’un quart d’heure !

Les passe-co2 se multiplient dans les transports et dans la construction.

Ici et maintenant.

Sous nos yeux émerveillés.

Sans complexe.

Sans la moindre hésitation.

Dans le mépris absolu de l’opinion des Français qui découvriront bien plus tard qu’ils sont prisonniers de réglementations obscènes et attentatoires aux libertés et à la propriété.

Le ZAN aura vaincu ! Vive le ZAN ! Le ZAN : Chef-d’œuvre bureautique absolu.

Qui a dit qu’on nous prenait pour ce que nous sommes ?

Français, né malin, votez bien et dormez bien. Votre président vous protège.

Impuissance de la vérité ?

Notre cercle a été construit autour de quelques vérités à défendre et qui ne l’étaient pas.

Nous nous sommes reconnus dans le même combat contre des erreurs tragiques et manifestes.

-        Les changes flottants sont une mauvaise solution qui provoque des déséquilibres insurmontables et entraînent des crises financières à répétition. On a cru qu’on pourrait régler les difficultés avec les banques centrales et en encadrant de façon routinière l’activité des banques. On constate que jamais les dettes des banques centrales n’ont été plus élevées, que jamais l’inflation n’a été plus menaçante et que les banques centrales sont paralysées dans le dilemme hausser les taux et provoquer une récession majeure, laisser courir avec une inflation majeure. Accessoirement, institutions non élues, il leur appartient de diriger la vie de chaque citoyen sans aucun débat public. La vérité toute nue qu’il fallait ne pas continuer à s'enfoncer dans cette erreur n’a jamais pu émerger dans le débat public, bloquée non pas par une doxa dominante, personne ne soutient vraiment les changes flottants, mais par l’influence des États-Unis et la soumission des élites françaises. Ceux qui comme nous comptaient sur la pédagogie des crises à répétition en ont été pour leurs frais. La crise de 73 a été attribuée au cartel pétrolier, alors que la réaction du cartel provient de la crise ! Une inversion commode. La stagflation qui en a résulté a été cassée par une récession au début des années quatre-vingt pour déboucher sur la crise de 92-93, gravissime, attribuée cette fois-là à la guerre en Irak… La crise du dollar de 98 a été attribuée aux pays émergents jusqu’à ce qu’elle touche les marchés financiers spéculatifs américains, ruinant quelques épargnants au passage. La solution trouvée a provoqué une hystérie financière qui s’est terminée par l’énorme crise de 2008. Et on voit où on en est aujourd’hui. Et pas un mot nulle part, pour essayer de comprendre la dynamique des évènements et tenter de remettre en place un système cohérent.

-        L’Eurosystème est un système récessioniste. Tout le monde le sait et la crise de 2011 en particulier en Grèce est venue opportunément le démontrer. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a aucun mécanisme qui permet d’assurer la maîtrise des déficits et des excédents de balances commerciales et de capitaux. Les exportations allemandes sont devenues égales à la valeur ajoutée des entreprises françaises et leurs excédents sont colossaux sans aucune réaction des autres. Les seules mesures contraignantes concernent les pays en déficit. Mais déficits et excédents vont ensemble. Les pays en déficit disposent d’une monnaie unique trop élevée pour rétablir leurs exportations, et les autres d’une monnaie trop faible. Cela fait maintenant 22 ans que tout le monde le sait et s'accommode d’une dépendance aux excédents allemands totalement contre-productive. Le résultat : tous les pays en difficulté ne survivent que par la dette. Jusqu’au jour où… Et il n’est plus loin. Il n’y a rien à faire. Les élites ne veulent rien savoir, rien dire, rien faire. Chut ! Fuyons en avant et on verra bien !

-        Un libre-échange déséquilibré avec la Chine que l’Occident laisse devenir l’usine du monde était une folie dénoncée dès 1997-1998. Il ne pouvait en résulter que l’écrasement des classes laborieuses des pays développés. Maurice Allais l’a prouvé de façon éclatante sans jamais être contredit. On a simplement marginalisé sa parole. Tout le monde voit le résultat.

Ces trois vérités fondamentales forment-elles le socle d’une réflexion profonde, d’une mobilisation féconde, d’une demande de réorganisation globale permettant de sortir de l’enchaînement permanent des conséquences dramatiques ? Pas du tout ! Silence dans les rangs. Surtout ne rien faire, ne rien dire, ne rien penser ! L’impuissance de la vérité est absolue.

De notre part, 25 ans de combat pour rien ! Sinon le témoignage que ces vérités ont été vivantes dans les marges du système. Quelles perspectives s’offrent à elles ?

La France est désormais dirigée par un bouffon narcissique ridicule, syndic d’une caste énarchienne qui a capté le pouvoir en famille et qui compte bien le garder, qui se satisfait d’une gestion égotiste et électoraliste de son narratif, sans aucun effet autre que dérisoire sur les grandes questions du monde. L’alignement sur l’Allemagne et sur l’union européenne interdit tout discours sérieux et toute remise en cause efficace des tares de l’Eurosystème. L’alignement sur les États-Unis ne permet pas de remettre en cause l’organisation monétaire mondiale ni la désindustrialisation provoquée par la Chine. Cela conduit à une impuissance verbeuse et obscure, du genre « se réinventer » ou « inventer des politiques singulières ». Depuis 5 ans, on a dû déjà se réinventer une centaine de fois. Mais le verbe renaît comme le chiendent. Il est si commode. Mais il ne peut rien sur les réalités, comme toutes les poudres de perlimpinpin médiatiques.

Si la vérité est impuissante, force est de constater que postures et impostures offrent sans doute des bénéfices électoraux mais accusent l’impuissance de l’État qui a accepté de les bénir, aggravent les risques et rendent de plus en plus difficile la recherche de solutions !

Invasion de l’Ukraine : la fin de la récréation en France.

La Russie a désormais montré son vrai visage : une infecte dictature qui se moque de tous les efforts faits pour bannir la guerre comme moyen de régler des litiges internationaux. La Chine est une dictature tout aussi infecte qui montre tous les jours ce qu’elle est à Hong Kong et bientôt à Taïwan. Ces deux pays impériaux et impérieux sont sortis du communisme économique pour tenter d’exploiter les démocraties développées. Ils ne sont décidés qu’à des rapports de force.

Par cupidité, l’Occident s’est précipité pour faire de la Chine l’usine du monde, tout en prenant la posture du bien pour limiter ses propres productions non écologiques. La croissance délirante de la Chine correspond exactement au renforcement de la dérive climatique, car elle est fondée d’abord sur le charbon.

Par bêtise de gauche, les Occidentaux et particulièrement la France, ont refusé de juger les génocides commis par l’URSS, et en fait principalement par la Russie. Lorsque les Ukrainiens ont demandé que l’on reconnaisse le génocide à répétition commis par Moscou, on les a envoyés balader. Et pourtant : trois famines provoquées, en 1917, entre 1932 et 1934 et en 1947. Un bilan qui comme toujours est difficile à établir mais dont les chiffres les plus faibles sont 2 500 000 morts pour les deux premières et 700 000 pour la troisième. Il faut ajouter les 700 000 exécutions qui ont eu lieu entre 1935 et 40 et qui ont peuplé les charniers, avant l’élimination des juifs d’Ukraine par Hitler et ses séides. On aboutit à près de 6 millions de morts sur une population de 25 millions de paysans. Les chiffrages les plus élevés parlent de 10 millions de pertes démographiques. Pour que les méthodes employées soient claires, rappelons qu’entre 32 et 34, des villages entiers ont été vidés de leurs réserves alimentaires puis encerclés et toute la population, hommes femmes et enfants y est morte de faim dans des conditions atroces. Des centaines de villages ! Il était du devoir de l’Occident de reconnaître Holodomor comme un des plus grands génocides du siècle. Mais voilà : Sarkozy avait nommé Kouchner quand la question s’est posée. Il ne l’a pas fait parce que les socialistes et les communistes ne veulent pas de la tâche génocidaire sur leur doctrine. Mais il s'agit bien d’un génocide. Ne pas l’avoir qualifié ainsi laisse à Poutine le loisir d’accuser l’Ukraine martyre de commettre un génocide contre les Russes ! Dégoût !

Par bêtise écologique les Allemands ont choisi de liquider leur énergie nucléaire et de créer des éoliennes intermittentes qui les font dépendre à quasiment 100 % du gaz russe et mettent toute l’Europe dans une situation de faiblesse face à la Russie.

Par bêtise socialiste, les Français ont choisi une option étatique-socialiste depuis 1980 qui l’a tellement affaibli qu’elle n’a plus aucune indépendance dans aucun domaine et qu’elle ne peut plus agir faute d’argent à l’intérieur comme à l’extérieur. Quand on veut être la reine de la dette et des impôts, on se retrouve dans la position des clochards de Bunuel qui souillent des robes de mariés avec des grognements obscènes : on déchire ce qu’il reste de tenue dans le pays et on laisse tout le champ à la démagogie et à l’abjection.

Par bêtise nationaliste, les Américains ont imposé un système mondial de changes flottants qui revient à faire du dollar la monnaie du monde au prix de déséquilibres incontrôlables créant des crises à répétition et finissant, avec l’entrée de la Chine dans l’OMC, par affaiblir les Etats-Unis.

Par bêtise démographique, l’Europe et en particulier la France en Europe, a laissé faire un effondrement radical des naissances natives tout en acceptant une véritable invasion en provenance d’Afrique, notamment des pays musulmans et tous se retrouvent partout confrontés à des dissidences internes et à une guerre larvée.

Par bêtise diplomatique les Américains et derrière eux tous les pays occidentaux ont laissé faire Poutine au Moyen Orient et en Afrique. Ils ont laissé Poutine dézinguer Daesh et encouragé la Russie à envoyer des Wagner qui sont là pour chasser notamment les contingents français. La nullité lâche de Macron au Mali qui se laisse virer par des putschistes aidés par 500 Wagner est calamiteuse et miteuse, alors qu’il a la supériorité militaire.

Par bêtise européiste, on a organisé une Europe dépressionnaire qui fait pire que le reste du monde en termes de croissance depuis les années quatre-vingt, préparatoires à l’Euro, tout en supprimant toutes les frontières, et en se désarmant massivement. Il faut noter que l’explosion des nations en régions voulue par les européistes anti nationaux interdit tout effort militaire et force à se cacher derrière les Etats-Unis.

Par bêtise pure, les Français ont élu un président qui n’a aucune autre vision que lui-même et a gâché les chances de la France par indécision et virevoltes pendant 5 ans. Il n’a dirigé que son « narratif » électoraliste, et jonglé avec des « en même temps » dérisoires et démobilisateurs sauf pour les groupes de pression islamique et LGBT. Par atavisme énarchique, il a multiplié l’hystérie bureaucratique.

L’histoire se venge toujours. Les voyous s’emparent toujours de la faiblesse des Etats, qu’il s’agisse de la direction d’états voyous comme la Turquie, la Chine et la Russie, ou des délinquants en interne.

La France de Macron se découvre soudain d’une faiblesse et d’une impuissance déshonorante, si on tient compte d’où nous venons, avec des préoccupations internes dérisoires, et externes entravées. Elle crie au respect de la frontière ukrainienne en ayant abandonné ses propres frontières. Elle veut être un leader en matière de lutte contre le réchauffement climatique, alors qu’on voit bien que les chars, les hélicoptères et les fusées russes ne marchent pas à l’électricité. Macron a relancé l’énergie éolienne qui dépend à 100 % de la Chine et du gaz russe, tout en revenant cinq ans trop tard sur sa politique antinucléaire folle qui lui a fait fermer Fessenheim et nous fait brûler du charbon en masse et subir une hausse démente des prix de l’énergie.

Depuis mai 1968, les Français sont dans le rêve. Et ils se retrouvent un demi-siècle plus tard dans un cauchemar. Qu’au moins le nouveau martyre des Ukrainiens les fasse sortir de leur narcolepsie, de leur myopie et de leur paresse. Et, s’il vous plaît, plus jamais de Macron, de Mélenchon, de Le Pen ni de féministes en goguette. Un grand redressement est nécessaire qui ne passe pas par la mollesse et la démagogie. L’Union Européenne de Madame Ursula von der Leyen sait éditer des affiches de promotion de la femme voilée mais n'a pas vocation par les traités d'agir fermement  devant Poutine, la Chine ni même la Turquie.

La sinistre réalité est que l’Europe occidentale doit avoir 150 000 hommes à ses frontières à l’est avec les meilleurs chars et des défenses aériennes solides, avec une couverture atomique, et des plans opérationnels d’attaque si nécessaire avec drones et éléments de guerre électronique. La priorité des nations européennes est de créer cette masse militaire en association avec les Etats-Unis, mais avec une part majeure de souveraineté, toutes les décisions n'étnt pas laissées à Washington. Le parapluie américain n’existe pas. Ce n’est pas en donnant à l’Allemagne tous nos brevets dans le domaine de l’aviation et des armements que la France aura la meilleure contribution à l’effort général, ni en acceptant que l’appartenance à l’Otan signifie d’être entièrement dépendante de l’industrie d’armement américaine.

La part exigible de la France dans cet effort massif suppose l’arrêt des politiques d’effondrement économique et le retour immédiat aux quarante heures et à la retraite à 65 ans. Tout le monde il n’est pas beau et il n’est pas gentil. Quand on apprend que la même nuit, une attaque a eu lieu en banlieue française contre un tournage de film avec tirs d’engins d’artifice et mobilisation de masse de voyous avec 300 000 euros de matériels volés, et que les hélicoptères et les chars russes attaquent le centre-ville de Kiev, on voit que ce n’est pas M. Dupont-Moretti, applaudi à son arrivée au ministère par les truands incarcérés, ni Madame Parly, ministre par la grâce du népotisme énarchien, sous la direction d’un président qui n’a même pas fait de service militaire et qui les a nommés par clanisme et calculs, et qui ne raisonnent que par rapport aux pulsions de sa petite personne et à ses objectifs électoraux,  que la France pourra être à la hauteur des défis du temps.

C’est sans doute très apprécié d’annoncer la gratuité des serviettes hygiéniques pour les étudiantes, et la prise en charge des pensions alimentaires des femmes immigrées esseulées parce que Monsieur est reparti au bled, parmi 121 autres cadeaux au peuple électoraux du même genre, mais il aurait été mieux d’agir contre les Wagner en Afrique et d’éviter de se retrouver avec 3 000 milliards de dettes aux mains essentiellement de l’étranger, tout en nous privant d’une énergie abordable.

Nous n’avons pas besoin d’un président à narratif, hésitant entre le capricieux et l’inepte, francophobe à l’occasion, multipliant les gaffes diplomatiques déplorables, avec son ego comme seule boussole. Nous n’avons pas besoin de Wokisme. Nous n’avons pas besoin de socialisme et encore moins de « bolivarisme ».

Poutine, Xi Jin Pin et jusqu’à Erdogan ont sifflé la fin de la récréation.

Les Français qui s'opposent à Emmanuel Macron sont-ils vraiment des malades mentaux ?

Une curieuse offensive est en cours dans les médias visant à faire passer Emma               nuel Macron pour une victime. Il y aurait une haine anti-Macron malsaine et antidémocratique. La haine est devenue un thème judiciaire avec une répression réelle. Critiquer Emmanuel Macron devient ainsi l’acte haineux d’un type dérangé qui pourrait être poursuivi puisque l’incitation à la haine est désormais un délit pénal.

Certains diront : vous exagérez. Ce comportement victimaire et insultant pour leurs opposants est typique des indigénistes, des homosexuelles militantes, des fanatiques islamistes, pas d’Emmanuel Macron, tout de même.

Alors lisons l’article d’un auteur se déclarant haut fonctionnaire, un certain Louis-Alexandre Bombet, dans la page « mise au point » du dernier Marianne. Le titre est remarquable : « La Macron-Phobie : une névrose bien française ».

L’emploi du mot phobie est typique : la phobie est une maladie. Les propos des phobiques sont des propos de malades. Critiquer Macron est une phobie, donc un acte de malade. Les islamistes utilisent la même méthode avec l’islamophobie. Critiquer l’islam est intolérable : c’est de la haine phobique qu’il faut condamner avant de la réduire. Idem pour Macron.

Mais comme ce Monsieur Bombet semble trouver l’anathème un peu usé, il en rajoute dans la psychiatrisation de ceux qui critiquent son idole. Ils sont névrosés. On ne discute pas avec un névrosé, on l'envoie se soigner dans des lieux spécialisés.

Les hauts fonctionnaires qui se sont regroupés autour de Macron et qui l’avait déjà imposé dans les conditions que l’on sait, un pronunciamiento caractérisé, en 2017, ne veulent pas qu’il soit même décent de ne pas confirmer leur « leader maximo ». Ces pauvres gens qui ne le veulent pas seraient tous des névrosés phobiques ! Voilà de l’argumentation politique solide et articulée contre tous les observateurs qui ne chantent pas les louanges de Jupiterino.

C’est qu’il a été parfait notre Macron pour les tenants de l’énarchie compassionnelle et bienveillante. Il a géré la crise sanitaire en champion et la stratégie du passe sanitaire et vaccinal était épatante. Ah ! Affirmer que les réticents étaient des irresponsables indignes d’être citoyens et qu’il fallait prendre plaisir à les emmerder, quelle hauteur de vue et quelle belle manière démocratique ne manifestant aucune haine, attisée par les moyens d’état, contre une partie de la population. Pour finir, espérons-le, avec plus de 134 000 morts du Covid, un des scores les pires en Europe et pas d’un peu (voir notre article précédent qui montre que c’est proportionnellement quatre fois pire qu’en Finlande).

Tout le monde a compris que Macron était mortifié du retard invraisemblable de la vaccination lorsque les vaccins ont été disponibles. Il a voulu prendre une revanche statistique en utilisant tous les moyens pour faire mieux que les meilleurs. Cette course revancharde n’a eu aucun effet sur les résultats médicaux mais lui a fait du bien. « J’ai envie de les emmerder encore plus », a-t-il éructé en tentant de monter le bon peuple contre les rétifs. Qui est le malade ?

Pratiquement tous les pays ont abandonné le passe vaccinal, sauf la France qui a converti le passe sanitaire en passe vaccinal juste au moment où l’évolution du virus le rendait incontrôlable et beaucoup moins dangereux. Pire : on s’est aperçu que la troisième dose facilitait l’infection par Omicron ! On vient de supprimer leur passe à des centaines de milliers de personnes qui ne veulent pas de troisième dose pour ne pas avoir le Covid, variante Omicron ! Là encore, qui est le manipulateur et le malade ?

En vérité Emmanuel Macron n’avait pas supporté la place prise par son Premier Ministre lors du premier confinement qui l’avait laissé suspendu dans le vide et nageant entre deux discours creux. Il a viré son premier ministre comme un malpropre et son comportement de l’été à l’automne a été marqué par une forme de délire. Qu’on pense à l’affaire libanaise et l’hystérie qui l’a saisi en pays étranger contre le journaliste Malbrunot qui, très justement, s’inquiétait d’une dérive délirante qui le faisait négocier avec le… Hesbollah, mouvement terroriste iranien. Qui était le dingue dans cette affaire ?

Lorsque le variant anglais a frappé, Macron a exclu le retour à des formes de confinements plus stricts. Son laxisme a coûté entre 10 et 20 mille morts évitables selon beaucoup d’épidémiologistes. D’où la frénésie tardive de vaccination pour passer pour le sauveur de la santé publique. Là encore, si une analyse psychiatrique doit être faite, elle concerne plutôt Emmanuel Macron que les Français rétifs.

Sur le plan économique, ce monsieur Bombet voit une situation absolument remarquable et florissante. Si la dette, la balance commerciale et les déficits sont devenus abyssaux, « c’est que qu’il fallait faire » ! La vérité ne semble pas étouffer ce Monsieur Bombet. L’essentiel des 700 milliards de dettes supplémentaires était acquis avant la pandémie… comme les déficits de la balance commerciale et comme les déficits publics. Sur ces trois sujets, le désastre est continu et complet depuis le premier jour du mandat macronien. Ce n’est certainement pas ce qu’il avait annoncé ni ce qu'il fallait faire. Il serait étonnant que pour le second mandat il annonce 700 milliards de nouvelles dettes et un déficit à 150 milliards d’euros de la balance commerciale ou à 300 milliards du budget.

Comme d’habitude on pavoise quand la situation mondiale s’améliore sans reconnaître que le résultat national est faible, voire très faible, par rapport à la situation des autres pays. Nous avons connu une récession de 8 % quand la plupart des autres pays sont restés entre 4 et 6 % de baisse. Nous nous vantons d’une hausse de 7 %, quand les affreux brexiters anglais sont à 8.5 %, Nous n’avons pas encore retrouvé le niveau de PIB de 2019, alors que par exemple les Suisses l’ont fait dès l’été 2021. Nous avons explosé les comptes et la dette, alors que les Suisses n’ont eu que des hausses minimes et que le Danemark est déjà revenu sur tous les grands agrégats à la situation d’avant crise. Bref, nous sommes à la traîne. L’ampleur de nos déficits est tragique et va nous plomber pendant des décennies. Non ! Ce n’est pas ce qu’il fallait faire !

Ce Monsieur Bombet voit en Macron, le grand réformateur promis. La suppression de la taxe d’habitation était une démagogie qui a déstabilisé le pays pour des raisons politiciennes (achat de vote pur et simple : c’est la mesure qui permettait de dire à tous qu’il avait fait quelque chose pour eux). La hausse de 26 % de la CSG a créé un climat épouvantable quand les gens ont réalisé le mensonge qui consistait à parler d’une hausse d’un peu plus de 1 %. On retrouvera le mécontentement dans l’affaire des Gilets Jaunes. Le choix de la retraite par point était absurde et a provoqué à la fois des troubles sérieux et un abandon de la réforme alors qu’il suffisait d'augmenter l’âge de la retraite et d'aligner les conditions du secteur public sur celles du privé. Le courage a manqué. On devait supprimer 120 000 fonctionnaires. On a créé 120 000 postes de plus. Bien sûr il y a eu la transformation de l’ISF en IFI, et la taxation forfaitaire des revenus du capital. C’était la condition de la réélection. Le reste des réformes est ou faible ou contestable. Macron a fini sans bilan. D’où l’activisme fou des derniers mois dans la distribution de cadeaux au peuple aux frais du contribuable.

Les libertés individuelles ont été respectées affirme notre thuriféraire. Les passes sanitaires et passe CO2 sont des atteintes à la liberté et à la propriété. La baisse autoritaire de la vitesse sur les routes n’est pas la marque d’un grand souci de la liberté. Macron a acté l’idée qu’on pouvait insulter et faire du tort à ceux qui résistent à des mesures coercitives et le réchauffement climatique va se substituer au Covid comme source de déclaration de mauvais citoyens à « emmerder ». Le Wokisme est un recul phénoménal des libertés et plusieurs ministres ont œuvré dans ce sens même si d’autres ont renâclé. Macron n’a rien tranché. Comme d’habitude. Courage fuyons !

« Nous n’aimons pas le juste milieu » et nous avons besoin « de cris et de fureur » pour nous sentir vivre, déclare notre pertinent haut fonctionnaire. Les opposants ne sont pas seulement phobiques et névrosés. Ils appartiennent à une nation tarée qui « aime les penseurs radicaux ». Il est vrai que Macron s’est présenté comme un penseur radical et disruptif qui allait faire la « révolution ». Mais cela, c’était avant. Maintenant c’est un centriste pépère adepte du juste milieu sympathique. Il ne s’agit plus que de grands effets lyriques viennent exciter notre névrose (encore !). Il est vrai que Macron s’égosillant dans un meeting, ce n’était pas terrible comme spectacle et on avait le sentiment que le névrosé, c’était le candidat.

Notre haut fonctionnaire conclut en espérant que notre névrose pourra être « tenue en sourdine ».

La vérité est simple. Les hauts fonctionnaires qui ont pris le pouvoir ne veulent pas le lâcher et quiconque s’y oppose est un malade mental, alors que si on se place sur le plan psychiatrique, Emmanuel Macron, leur candidat, a donné mille marques d’une difficulté réelle. Il ne raisonne que par rapport à lui et considère la démagogie poussée à l’extrême comme un outil légitime. Une gestion purement narcissique, théâtrale, verbale et politicienne ne conduit à aucun résultat sérieux. Et cela se voit. Il suffit de constater que dans son rôle diplomatique, qui est le propre de la fonction, il s’est fait humilier par Poutine, avec les résultats qu’on voit aujourd’hui avec l’attaque de grand style contre l’Ukraine, mais aussi par Biden, par les Maliens, par l’Algérie, par les Centrafricains, par…

Tenter en permanence de sauvegarder un narratif qui lui donne une certaine idée de lui-même n’est pas gouverner. La France a continué à reculer sur presque tous les fronts (économiques, sociaux, sécuritaires, diplomatiques, militaires), et les Français s’en inquiètent. Cette inquiétude n’est pas une névrose. Et la réserve devant tant de démagogie et de désinvolture de la part d’Emmanuel Macron n’est pas de la phobie.

On s’attend à un déferlement démagogique massif préparé depuis des lustres, pour le jour où Macron sera à nouveau candidat. Aucun programme pour les cinq années prochaines n’a été esquissé. On a seulement distribué des prébendes (131 aux derniers décomptes) ciblés. Alors il va être asséné à grands coups de Com', à peine 30 jours avant le vote pour réduire à rien les débats. Toutes les nouvelles promesses seront politiquement correctes et annonceront des lendemains qui chantent. On va retrouver un Jupiter triomphant.

Pour permettre à cette comédie grotesque d’être efficace il faut stigmatiser les névrosés et les phobiques et psychiatriser les Français, avec le relais des médias complices. Que va donc faire Marianne dans cette galère ?

On trouvera toujours un haut fonctionnaire de service pour insulter le pays et sa population. À quand le serment d’allégeance au grand Conducator ?

Et tout cela est organisé par l’Élysée. Espérons que M. Bombet tiendra sa récompense si le sortant est réélu. Injurier la France et les Français, au pays de l’énarchie triomphante dévoyée par la politique et le goût des prébendes, n’a même pas l’excuse d’une phobie et d’une névrose. L’ignominie et la courtisanerie intéressées suffisent.

Bureaucratie française malfaisante : une exemple pédagogique pour les incrédules

Pour ceux que la gestion bureaucratique amuse par l’extrême diversité de sa perversité, nous offrons ces deux articles parus dans Batiactu, un journal honnête qui donne toujours des informations instructives.

Premier article

EMPLOI. Le mouvement Symbiote estime à 13.000 le nombre de suppressions d'emploi du fait de la disparition progressive, depuis juillet 2021, du coup de pouce isolation financé par les certificats d'économie d'énergie (CEE).

CRISE. Les professionnels de l'isolation par ouate de cellulose en appellent à un geste du gouvernement dans les "trois à quatre semaines" à venir, pour éviter la mise à mal de toute une filière.

Second article

Batiactu : Depuis quand la gendarmerie nationale travaille-t-elle sur les réseaux d'éco-délinquance dans le secteur de la rénovation énergétique ? Comment a-t-elle été amenée à s'y pencher ?

 Analyste M.D. : La gendarmerie nationale dispose d'un service central de renseignement criminel qui est chargé, entre autres, de comprendre les phénomènes criminels et d'y apporter des solutions. Nous réalisons à ce titre des analyses sur les fraudes dans le secteur de la rénovation énergétique depuis 2019.

 Nous nous sommes intéressés à cette thématique depuis la mise en place du dispositif gouvernemental d'isolation à 1 euro qui a engendré de nombreuses plaintes. Pour notre service, l'élément d'alerte a été l'importance des signalements par les victimes des sollicitations téléphoniques, fruit de l'activité intense de centres d'appels ("call centers"). Elle a été confirmée par la présence de nombreux groupes de travailleurs étrangers en lien avec des chantiers d'isolation à 1 euro sur l'ensemble du territoire. Ces ouvriers travaillaient bien souvent en fausse sous-traitance. Ils n'étaient parfois pas déclarés, disposaient de conditions d'hébergement indignes, ne disposaient pas d'équipements de protection individuelle ni de carte BTP… Dans certains cas, cela peut même caractériser une situation de traite des êtres humains. Nous avons donc multiplié les contrôles et avons commencé à nous intéresser de plus près à ces structures. L'isolation à 1 euro a donné lieu à une véritable ruée vers l'or pour de nombreux escrocs, car cette période correspond au moment où les aides de l'État ont été les plus conséquentes.

Résumons-nous :

L’Enarchie bienveillante et compassionnelle qui veille sur nous a créé de toute pièce un marché artificiel et subventionné de rénovation énergétique, qui a provoqué une ruée des malfrats et des escrocs, au point que l’importance des fraudes et des vols a fini par émouvoir la gendarmerie. La délinquance massive comme conséquence des politiques administratives débiles, on ne peut rêver plus bel exemple.

Manquant de sous, elle a brusquement changé d’avis et détruit la filière, saine, créée pour alimenter le plan national de calfeutrement. Des milliers de chômeurs sont désormais à la recherche d’un boulot et les entreprises de fabrication de ouate de cellulose au bord de la faillite.

Tableau.

Rappelons que nous sommes à la veille de grands plans de réduction du CO2 en France à l’aide de passes contraignants pour vendre et louer.

Et vive la grande administration française que le monde entier nous envie.

Une facilité condamnable : décharger et défiscaliser des revenus sans toucher à la dépense.

Transférer n'est pas réduire !

Que la France soit devenue le leader mondial de la fiscalité et qu’il faille ambitionner de régresser dans ce classement mondial là, pas de doute ! De même, faire payer à l’entreprise l’essentiel du secteur social en ouvrant le pays à la concurrence mondiale, où pratiquement aucun pays ne pratique cet exercice, est une folie. Baissons donc les impôts sur les particuliers et les charges sur les entreprises !

La vérité est que personne ne prétend les baisser et tous proposent seulement de les transférer. C’est la grande mode depuis maintenant des décennies avec un résultat globalement tragique sur ka dette, le sous-investissement, l’emploi, le revenu et… les impôts.

Si on veut des résultats, il faut baisser le besoin de financement d’abord et ensuite, et ensuite seulement, organiser la collecte des financements le plus intelligemment possible.

Nous avons un état moloch, avec des effectifs pléthoriques et aucune des administrations ne fonctionne bien. C’est un premier paradoxe. Tout le monde peut comprendre qu’il faut d’abord savoir pourquoi, dans chaque secteur de la politique publique, on aboutit à une situation aussi déplorable.

Dans le secteur de la justice on a levé le couvercle répressif qui était mis sur la délinquance par une justice très sévère jusqu’en 1968. En plus on a judiciarisé des pans entiers de la vie sociale, économique et politique qui ne l’étaient pas. La délinquance a flambé et le besoin de jugements aussi. On a alourdi toutes les procédures et on a permis de rejuger la chose jugée aux assises (coût jamais évoqué). L’immigration de masse a conduit également à une augmentation de la délinquance. La justice est noyée alors que la délinquance est au plus haut. Pour réduire la pression, il faut agir sur la répression et le champ de la délinquance. Tout en revenant à des jugements définitifs en première instance aux assises sauf vice de ceci ou de cela. Et il faut réussir l’informatisation du système. Comme on fait tout l’inverse, le secteur est noyé, inefficace et gangrenée par la politique et l'idéologie.

Dans le secteur de la médecine on a développé une pression bureaucratique délirante tout en freinant l’expansion des personnels médicaux, en réduisant les lieux de soins, en modifiant la médecine de ville, tout en généralisant la gratuité et l’achat de produits au rabais dans des pays à bas salaires. Il faut à l’évidence réduire le personnel administratif, réduire les actes inutiles par une franchise médicale sur le petit risque, et augmenter le nombre des soignants. Il faut aussi changer la collecte des fonds correspondants. Le système suisse est le meilleur : les particuliers paient directement leurs cotisations maladie à des caisses agréées et concurrentes. Ce n’est pas le rôle des entreprises. Pas de monopole public ; une pression des assurances pour contrôler les frais médicaux ; les particuliers font attention à ne pas réclamer n’importe quoi car l’effet est immédiat sur leur facture. C’est entre 400 et 500 euros par mois et par personne, avec des tarifs bas pour les enfants (une centaine d’euros). Les cas d’exonérations ou de réduction sont étroitement restreints temporairement aux cas douloureusement problématiques. Le grand âge et l’absence d’enfants créent des difficultés comme partout mais le moindre citoyen comprend les problématiques.

Dans le secteur de l’enseignement, on a voulu toute une génération au bac et pourquoi pas à la maîtrise, rendre toutes les classes mixtes, caserner les collèges et les lycées, tout en acceptant de faire venir dans les classes des cohortes massives d’immigrés en provenance de dizaines de pays étrangers et en refusant la sélection. On a assigné à l’école le soin d’inculquer des thèmes sociétalistes et moralisateur, biaisés par la gauche, au détriment de l’enseignement lui-même et des disciplines. Le système est par terre. Il faut faire baisser la pression migratoire, éliminer la pression sociétaliste et rétablir la sélection. Il faut également réduire le côté non-enseignant de l’école : voyages, sorties, périscolaires. Et concentrer les disciplines au lieu d’en ajouter constamment. On a fait tout le contraire. Avec des résultats dramatiques.

Sans action d’abord sur les politiques suivies, impossible de réduire le besoin de financement.

Pour la retraite, la réduction de la durée hebdomadaire de travail et les retraites prises avant 65 ans se sont cumulées avec l’augmentation de la durée de vie pour rendre la situation ingérable. Si on travaille moins longtemps on perd des recettes. Si la dépense, elle, augmente massivement on se ruine, car le résultat ce sont des cotisations en hausse et de la dette si on n’ose pas les augmenter. Inutiles de transférer les cotisations si on n’étend pas la durée du travail et si on ne retarde pas l’âge de départ en retraite.

Affirmer : « je ne fais rien parce que les Français ne veulent pas mais je supprime les cotisations et la fiscalité sur tel ou tel revenu » revient à transférer des cotisations ou des dépenses individualisées sur l’impôt général. Comme on ne veut pas toucher à la TVA (parce que les Français ne veulent pas) alors c’est l’impôt sur le revenu qui trinque qui n’est payé que par 47 % des Français. Comme pour la taxe d’habitation. L’IR ou la dette récupèrent le bébé et l’eau du bain. Ce débat fondamental est escamoté.

On a déjà basculé sur la fiscalité générale toutes les cotisations sur les bas salaires, ce qui est totalement injuste ET inefficace. On veut étendre à l’infini des transferts de ce genre par démagogie. C’est totalement absurde ET inique. Pas un candidat qui ne se livre à ce petit exercice ! Pas un mot de contestation dans la presse et dans les médias. Et on ne réduit aucune dépense par une rectification des politiques menées.

On nage dans la démagogie pure et on déshonore la politique.

Revenir à la semaine de 40 heures et passer à la retraite à 67 ans pour tous, voilà la première action à mener.

Redonner la responsabilité de la politique médicale aux médecins à l’hôpital dans le cadre d’un simple contrôle de gestion, chaque service gérant son budget, est obligatoire, comme l’est le démantèlement de tout le contrôle tatillon et exhaustif préalable et a posteriori des actes, avec un retour de la responsabilité médicale.

Rétablir une responsabilité des assurés sur leurs dépenses avec la hausse du reste à charge pour le petit risque est tout aussi nécessaire pour éviter les visites gratuites de pur confort, et l’utilisation abusive de la carte de sécurité sociale.

Rétablir le couvercle sur la délinquance comme avant 1970 et réduire le champ pénal tout en sanctionnant le justicialisme et en simplifiant la procédure pénale, est une nécessité absolue. Quand quelqu’un se noie, on le sort de l’eau d’abord et on ne songe pas à augmenter la taille de ses poumons.

Etc. Etc.

Ce n’est pas si difficile de construire un programme de sortie du déclassement.

Si on veut optimiser les modes de collecte des fonds nécessaires, il faut transférer la CSG en partie sur les particuliers comme en Suisse et en partie sur la TVA pour les exonérations sociales ciblées, ce qui permet de faire assumer une partie des frais par les produits importés. Idem pour certains impôts de production qui ne sont directement associés à une production effective. De même il faut supprimer les impôts qui coûtent plus cher que ce qu’ils ne rapportent. IFI et impôts sur les successions sont symboliques et peuvent être totalement supprimés provoquant un choc de confiance et une envie d’investir en France et de créer du capital et de la production. Ils représentent 1.6 % des prélèvements ! Moins que la perte de valeur de la monnaie chaque année.

Une telle politique n’est possible que si le monde politique n’est pas dirigé par une cohorte de hauts fonctionnaires étatistes et socialisants travaillant en famille sur plusieurs générations. Un minimum de profondeur démocratique suppose que ce sont des citoyens ne dépendant pas des subsides de l’état pour leur carrière qui doivent proposer ou voter les lois. Les fonctionnaires doivent montrer leur compétence en trouvant les voies et les moyens d’influencer les dirigeants politiques et de mettre en œuvre correctement les décisions prises. Nul ne peut donc être élu dans une instance qui fixe sa rémunération et les moyens de son activité. Et nul ne peut recevoir deux rémunérations de l’État.

Cela fait maintenant depuis plus de 20 ans que tout ceci est ressassé et devrait être mis en œuvre. Pendant 10 ans la droite ne l’a pas fait et pendant 10 autres la gauche ne l’a pas fait.

Et en privé tous disent : il n’y a pas de doute c’est ce qu’il faut faire. Sinon on continuera à sombrer.

Oui : tous. Mais…

L’énarchie préfère conserver ses privilèges. On a le grand combat entre Macron et Pécresse, énarque l’un et l’autre, avec l’exutoire commode Le Pen. La haute finance compte sur l’Europe pour contrôler ce qui doit l’être. La dette permet de faire taire les pires démagogues. L’émigration est plus facile à organiser que de susciter un renouveau des naissances indigènes.

Eric Zemmour joue à son tour le jeu des exonérations et des défiscalisations sans toucher aux besoins de financement. L’audace sur l’immigration dans la continuité démagogique sur le reste…

Comment corriger un débat présidentiel si débilitant ?  D’où peut venir le salut français et la fin d’une autodestruction débilitante ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comprendre la destruction bureaucratique de la France

Une des banalités de l’époque est de constater que les Français pensaient disposer du meilleur système hospitalier du monde et qu’en fait il était en pleine déliquescence, avec des médecins plutôt désespérés et des personnels en voie d’évaporation, un recul technique rampant, la désertification des lieux de soins et un accès aux compétences de plus en plus long et complexe.

Le paradoxe est l’incroyable obsession de santé des Français dopés par la féminisation de l’espace public qui a eu des traductions politiques très concrètes. Toucher un tant soit peu à la Sécu tourne rapidement à l’émeute. On l’a vu lors de la candidature Fillon qui a perdu beaucoup dans les sondages entre décembre et janvier 1997 après avoir évoqué quelque rigueur. On l’a revu lorsque Macron a monté une campagne de haine contre les non vaccinés accusés d’empêcher des soins pour les autres. Cette saloperie a été cautionnée par une majorité de Français. « Ma santé ma santé », comme un avare pouvait dire naguère « ma cassette ma cassette ».

Les Français tiennent à leurs 35 heures, parfois 32 et même 28 et le départ à la retraite à 60 ans parfois moins. Cela a ruiné leur PIB par tête, le budget, la balance commerciale, l’emploi. Ils tiennent à leur Sécu qui est ravagée, largement à cause de la gratuité des soins et l’état des finances du pays. Mais ils ne voient pas le rapport.

Bossuet avait raison qui plaignait les gens qui déplorent les effets des causes qu’ils chérissent.

Personne ne se rend compte qu’on connaît le même processus de folie destructrice dans le logement. Le passe Co2 est en train de s’installer dans le silence et avec l’approbation des Français qui comme d’habitude refusent absolument de voir plus loin que leur bout du nez et sont prêts à nouveau à quelques mouvements de haine contre les autres qui pourraient à nouveau être attisés par un politique infect et sans scrupule.

Commençons par le plus comique. Posez la question autour de vous. Connaissez-vous le DPE, ce que cela veut dire et ce qu’il y a derrière comme contraintes ? Disons que 0.1 % de la population sait aujourd’hui de quoi il s’agit. Cela n’empêche pas Opinion Ways de délivrer un sondage qui annonce que les Français y sont extrêmement favorables. Il y a des contraintes pénales : formidable. On va bloquer la location de logements mal isolés. Oui ! Encore ! En fait il faut interpréter ce sondage comme la réponse à cette question : voulez-vous que les autres fassent des efforts à leurs frais pour sauver la planète et qu’ils soient durement sanctionnés pénalement et économiquement : Oui ! C’est que le Co2, c’est ma santé qui est en cause et on en revient aux premiers paragraphes.

Si on tient absolument à voir ce qu’est la folie bureaucratique, il faut suivre pas à pas l’action de Mme Wargon (on ne dit plus jargonner mais « wargoniser »), en sachant que c’était déjà pas mal avec NKM. Enarque ou polytechnicienne les enfants de hauts fonctionnaires ont très jeunes appris qu’on pouvait faire n’importe quoi avec les règlements, les subventions, les pénalités et les interdictions. Alors on est passé de RT12 au RE2022 sans que la presse générale n’entre trop dans les détails. Pour ceux que l’expérience tente, lire Bati-actu pendant une semaine est la solution. Pas un article sans que les cheveux ne se dressent sur la tête.

Prenez par exemple le désamiantage. Les normes sont épatantes. Il faut déclarer avant, pendant et après ses opérations sur une base de données. Et attention : si vous décalez votre planning d’un jour, il faut bien le signaler. Cela ne vous rappelle rien ? Mais, l’hôpital, ou les mêmes hauts fonctionnaires exigent des médecins qu’ils indiquent les actes qu’ils vont faire, avant, pendant et après, avec parfois des autorisations à obtenir avant et des réponses à apporter après. Du coup il faut que les artisans se dotent d’instruments informatiques pour enlever une cloison amiantée et y passent quelques heures pour faire un chantier qui du coup va voir ses coûts exploser. Formidable. Et beaucoup d’opérations se font au noir !

Autre exemple amusant : pour effectuer un DPE, c’est si complexe qu’il faut se doter d’un logiciel. Pas n’importe lequel. Un logiciel agréé et qui posera toutes les bonnes questions sous peine de ne pas fonctionner. Des questions dont on n’a en général pas la réponse bien sûr sauf travail considérable et un tas de connaissance inhabituelle dans le secteur. Alors il faut aussi des formations. Et des gens pour faire les essais et s’il n’y en a pas assez ? Alors on bloque le marché. Et si vous passez outre : prison ! Et le résultat est-il fiable ? Euh euh ! Comme pour tous les passes, la fraude guette.

Un dernier exemple pour la route. On fait un essai de maison à énergie positive. Le bilan est médiocre. Le tout électrique quand on ne peut pas stocker l’électricité est un leurre. Les gens étouffent un peu et ouvrent tout à tout va. Donc la consommation d’électricité augmente. Et dans la maison les applications exigeant de l’électricité se multiplient. On consomme bientôt plus d’électricité que pour le chauffage et la climatisation. Certains considèrent que l’énergie économisée permet de chauffer à 22°. L’habitabilité est mauvaise, les maisons mochouilles, les prix élevés, sauf pour des gourbis. Et tout l’habitat doit être à énergie positive en 2 050 (2 035 pour le neuf).

On pourrait continuer à l’infini. Tout se passe entre le ministère et les entreprises et quelques associations. Les particuliers apprendront à leurs frais qu’ils sont les dindons de la farce, mais plus tard. En attendant on interdit à la location des logements, on impose au propriétaire de faire des travaux sans hausse du loyer, on menace, on crée des tensions et des haines entre locataires et bailleur. La construction se tasse. Celle pour louer s’arrête. L’iFI, la taxe foncière et toutes les réglementations plus les passes co2, c’est trop surtout si les taux d’emprunt se tendent. Bonjour les dégâts !

Nul doute qu’un sondage viendra confirmer que les locataires exigent tout des propriétaires et que s’ils ne font rien ils doivent aller en prison !

Le Français est né malin. On ne peut déjà plus se loger dans bien des endroits en France. Comme on ne peut plus se soigner dans de nombreux endroits. Gageons que cela ne va pas s’arranger. Pour les automobiles on a annoncé en douce que 20 millions de propriétaires perdront leur voiture et que ceux qui la garderont devront réduire de 40 % leurs déplacements. Une paille. Mais dans le logement, personne n’ose dire qu’il faudra que 20 millions de logés perdent leurs logis ou que 20 millions de bailleurs perdent le fruit de leur investissement.

Alors de la haine il va y en avoir. De la belle, de la grandiose, celle qu’Emmanuel Macron aime attiser.

Tous les candidats crient Halte à la bureaucratie ! et la haute bureaucratie continue imperturbablement.

Tristes (futures) tropiques !

Avons-nous doublé le PIB français entre 1980 et 2021 ?

Particularité amusante, le PIB français en euros de 2021 est à peu près le même que celui de l’année 1980 en francs. Autour de 2.400 milliards. Cela pose un intéressant problème de comparaison. De combien a été notre croissance en quarante ans.

Pour s’en tenir aux chiffres officiels l’affaire est facile : compte tenu de la dérive des prix à la consommation, le PIB actuel est le double du PIB de 1980. Nous serions deux fois plus productifs qu’à l’époque.

Certes, cela ne représente, sur 40 ans qu’une croissance annuelle minuscule, de 1.74% en moyenne.

Ces chiffres emplissent de malaise. Comment se fait-il que Marianne ait pu calculer une paupérisation absolue en quarante ans d’une partie des effectifs de l’administration ? Comment se fait-il que les pauvres se sentent plus pauvre que les pauvres de l’époque ? Comment se fait-il qu’avec deux fois plus de richesses, nos services publics ne fonctionnent plus correctement, le chômage soit si haut, notre compétitivité si nulle, notre endettement si fort, nos impôts si élevés ? Pourquoi le PIB par tête suisse est-il désormais deux fois celui de la France alors que les deux pays étaient en gros à parité en 1980 ?

On sent qu’il y a quelque chose qui cloche. Mais quoi ?

Pour établir la valeur absolue d’une monnaie, nous avions l’habitude au Cercle des économistes e-toile d’utiliser un indice de référence composite, tenant compte du cours de l’or, du pétrole, des terres rares, du m2 vendus en centre-ville dans plusieurs grandes capitales du monde, du Franc suisse et du Deutschemark puis de l’euro.   Sans refaire avec toute la précision voulue l’actualisation de cet indice (arrêté en 2012 après la crise de l’Euro), nous arrivons à un glissement d'environ 8 fois de la valeur de l’indice, au lieu des 3.2 fois de l’indice de l’Insee.

Comme le rapport entre euro et franc est de 6,55957, si la croissance de l’indice de référence est supérieure le PIB a baissé, s’il est inférieur, le PIB a cru.

En unité de valeur constante, le PIB français a donc sensiblement baissé, ce qui est plus compatible avec les nombreuses défaillances que l’on a constatées pendant ces derniers quarante ans.

Le PIB par tête doit tenir compte d’une hausse de la population de 55 à 67 millions.

Comme l’a écrit récemment l’excellent Robin dans le Figaro, l’indice de l’Insee est très peu pondéré par l’immobilier, les actifs boursiers etc.  Celui de l’Allemagne est nettement plus inclusif. Si on prend l’indice allemand le taux de croissance baisse sensiblement. On perd quasiment 1 point de croissance qui tombe à 0.8% par an.  Et on ne double plus l Compte tenu de la croissance de 20% de la population, le PIB par tête n’a plus cru que très faiblement, presque de façon imperceptible. 

L’indice de prix est politiquement construit pour connaitre l’évolution du pouvoir d’achat à court terme, avec des effets juridiques, économiques et sociaux importants pas pour déterminer la valeur de la monnaie. Au-delà de quelques années la distorsion de l’offre de produits rend l’indice peu significatif. Pratiquement la moitié des produits consommés aujourd’hui n’existaient pas il y a quarante ans ou n’avait pas les mêmes caractéristiques. On n’est pas riche de la même chose à quarante ans d’intervalle. Pas de TGV, pas de PC, pas de téléphone portable, pas d’internet, pas de voitures électriques, pas de domotiques, pas du tout la même gamme de traitements et de produits médicaux, pas de tourisme massif à très bas coût, etc. Les services à la personne étaient beaucoup moins coûteux. La fiscalité et les dépenses contraintes étaient plus faibles que maintenant.  On compare sur des périodes de quarante ans des consommations sans rapport.

Un poste de travail informatique coûtait 10.000 F en 1880, en télétraitement. Un petit portable 1000 fois plus puissant ne coûte que quelques centaines d’euros.  Mais beaucoup de produits agricoles coûtent désormais plus de 10 fois leur prix d’alors. Comment arbitrer cela dans un indice ? C’est possible sur quatre cinq ans, pas sur quarante ans.

La force productive du pays doit s’apprécier en tenant compte du chômage, des déficits extérieurs et de la dette.  Il n’y avait pratiquement pas de dettes ni de chômage en 1980, même si cela commençait à déraper. Nous avons 3.000 milliards d’euros de dettes et le chômage oscille en permanence entre 8 et 11%. Notre balance commerciale comme le budget de l’état sont en déficit permanent, de façon abyssale. Notre industrie est passée de 24% du PIB à 12.

Nous croyons légitime dans ses conditions de considérer que la puissance économique de la France est pratiquement la même qu’en 1980 et non pas le double.  Nous avons connu une formidable stagnation.  La seule force qui a favorisé la production est le taux d’emploi des femmes qui a fortement augmenté, celui des hommes, lui, baissant légèrement. Le pouvoir d’achat a pu être maintenu par des importations à bas prix en provenance de Chine et des pays émergents. Mais les citoyens des pays qui n’ont pas voulu d’une expérience socialiste et bureaucratique ont vu leur rémunération décoller par rapport à celles des Français, jusqu’à doubler en Suisse et presque tripler au Luxembourg.

Décidemment non, nous ne pouvons pas affirmer que nous avons doubler notre PIB en quarante ans. La vérité c’est que nous avons connu un déclassement et une paupérisation, relative le plus souvent, mais aussi absolue dans bien des cas.

Nous n’avons pas non plus cherché comprendre les grandes crises mondiales et à s’en protéger. Ceux qui ont fait carrière entre 19770 et 2000 ont connu deux crises mondiales fortes (73-74 et 92-93). Ceux qui ont commencé en 80 également : 92-93 et 2008-2009.  Ceux qui ont démarré en, 1990 en ont connu trois, avec celle du Covid. Les « millénials » en sont à deux, comme ceux qui ont commencé en 2010, qui risquent eux d’en connaître probablement quatre.

La leçon que nous devons en tirer est qu’il ne fait pas bon être tenté par le socialisme à l’intérieur. C’est la recette de la paupérisation. Mais, et c’est celle qui n’est jamais tirée, il faut aussi réformer le système monétaire international qui permet des crises mondiales périodiques qui avaient disparu après-guerre avec une système coopératif de changes fixes mais ajustables par accord général.

On notera que la campagne électorale n’aborde ni la question de sortie du socialisme ni celle d’une diplomatie de la prospérité. Et tous appellent une politique verte qui risque de massacrer la croissance et le pouvoir d’achat, alors que l’énormité de la dette accumulée par E. Macron ne nous permet plus d'emprunter suffisamment pour financer la conversion énergétique.

Le Français, né malin… 

Lettre persanne

 

Très chère Amie

Tu te rappelles sans doute l'analyse psychologique faite d'Emmanuel Macron, il y a maintenant très longtemps. Elle montrait un pervers perturbé absolument insensible aux autres, se considérant comme la mesure de tout et n'ayant aucune règle au-dessus de lui, croyant à sa supériorité tout en ayant de gros doutes, cherchant constamment à se rassurer, n'acceptant pas l'opposition ni l'autonomie des décisions des autres, capables de "cacas nerveux" incontrôlés et impossibles à arrêter. Un psychologue que nous connaissons bien avait ajouté que le tableau psychiatrique était significatif et qu'il n'y avait pas de traitement. L'important, face à ces profils-là, est de s'écarter ou de l'écarter le plus vite possible.

Certains se demandaient si cette difficulté psychologique avait vraiment une importance, les hauts dirigeants ayant toujours leurs faiblesses. N'a-t-il pas supprimé une partie de l'ISF et imposé le forfait fiscal pour les revenus de l'épargne, ce que personne n'aurait osé faire à droite ? Le reste ne serait-il pas que du détail ? Un fou utile est d'abord utile ! C'est toujours mieux qu'un dingue de fiscalité comme Giscard, un pourrisseur comme Mitterrand, un mou comme Chirac, un Foutriquet comme Sarkozy qui a détruit le RPR en faisant venir Kouchner et sa bande, un Bidochon comme Hollande, commentateur de sa propre nullité ? Après tout un président jeune, qui ose un peu, qui a les yeux bleus, et qui s'active, pourquoi serait-ce plus mal, si ses défauts psychologiques restent du domaine de l’anecdotique ?

Cinq ans après, on a la réponse. Sa campagne de 2017 avait été basée sur un pronunciamiento d’énarques et de juges. Elle s’appuyait sur l’achat de vote caractérisé. Il a commencé par supprimer la taxe d'habitation, le seul impôt juste et auquel il ne fallait naturellement pas toucher. "Moi j'ose". Ce projet démagogique va le conduire à augmenter de 24 % la CSG des vieux, à des conflits avec les maires, qui du coup se revancheront sur les autres impôts à portée de main mais seront obligés à des restrictions qui toucheront directement les moins aisés. Il a certes supprimé également l'ISF, mais en créant l'IFI et en augmentant mille taux, assiettes, etc. Le résultat est que le gain est essentiellement pour les grands propriétaires de fortunes mobilières. Pompier pyromane aimant "em…er", il provoque l'affaire des Gilets jaunes qu'il éteindra dans la tchatche et la violence, en lâchant des dizaines de milliards. Déjà : "Ma survie politique quoi qu'il en coûte". Déjà la peur commence à être instrumentalisée. La réforme des retraites, dont il a choisi la formule la plus complexe en affirmant : moi j'ose attaquer tous les régimes en même temps, quitte à mettre la France à feu et à sang, pour finalement l’abandonner platement après quatre ans de faux débats. L'annonce qu'il allait réformer les effectifs de la fonction publique, 130 000 suppressions de postes, s'est évanoui au bout de huit jour : quand je triangule mes adversaires, je ne suis pas obligé de tenir leurs promesses ». Et de rire !

La honte descend sur la fonction de président avec l'affaire Benalla, puis l’invitation de drag-queens à l'Élysée, puis les pitreries sensuelles avec des noirs délinquants, qui en annoncent d'autres. J'ose tout, donc je suis. Et que c’était bon. Vous n’avez pas vu mon air extatique ?

La crise sanitaire, qui sera finalement sa chance, le prend totalement au dépourvu. Le pouvoir passe à Édouard Philippe. On constate l'effondrement de l'hôpital public, la gabegie, la folie administrative et réglementaire qui règnent au ministère de la santé depuis des lustres. Notre foldingue se sent coincé. Son narratif, qui est son seul souci, est totalement décalé et il le sait. Relire ses discours de l'époque est à hurler de rire. Il patine et enrage. Reprendre la main, reprendre la main vite et fort. Redevenir Jupiter. Au passage il fait réélire Mme Hidalgo à Paris qui a fait de la place à des Verts qui ont éloigné de leur liste les hommes blancs hétérosexuels et ne pensent qu'à détruire le Patriarcat  et à surfer sur les ailes du Wokisme le plus destructeur ! La gestion de la ville devient sordide. Le gros malin voit en la reconduction d'Hidalgo la création d'une candidate présidentielle détestée et sans risque pour lui. Tant pis pour la Capitale et ses habitants.

On passe alors au plan de "réinvention" : Édouard Philippe est viré comme un chien. Toutes les initiatives suivantes sont la démonstration d'un délire qui culmine avec l'affaire libanaise. Dans la foulée, on oublie le sanitaire pour des actions grotesques sur à peu près tous les sujets. Le changement de gouvernement a tout bloqué pendant trois mois. La rentrée est tragique avec une reprise de la pandémie et l'envolée des morts. Mais il ne faut pas perdre la main à nouveau. Alors le quatrième trimestre est une catastrophe, avec les drames que l'on sait.

Pour Macron s'annonce 2021, l'année préélectorale. Cela fait des mois qu'il y travaille. Il a même chopé le virus lors d’une réunion préparatoire tenue en violation du couvre-feu ! Il sait qu'il va pratiquer un achat de vote massif. Pas une catégorie qui n'aura son sussucre. Les spécialistes ont noté 151 cadeaux au peuple, jusqu'à la gratuité des tampons hygiéniques pour les étudiantes. Il ose tout et c'est à cela qu'on le reconnaît. Aucun des problèmes de fond de la société n'est traité. On noie dans l'emprunt et la dépense tout ce qui pourrait gêner la réélection. On prend à l'été 2021 une mesure pesante : le passe-sanitaire dont on avait indiqué peu de semaines avant que son instauration était rigoureusement exclu est mis en place. Affirmer en même temps tout et l’inverse de tout permet de changer de présentation à 180° sans dommage. Comme on a laissé faire le virus en début d'année, parce que Monsieur ne voulait pas revivre son cauchemar de l'année précédente, les morts se sont accumulés par dizaines de mille. Il ne faut pas qu'on le lui reproche. La solution : imposer le passe-sanitaire pour forcer la vaccination. Les non vaccinés deviennent une cible. Les victimes deviennent les bourreaux. On est dans l'abjection, une notion qu'il ne perçoit pas, car il se considère la mesure de tout et l'anomie est sa caractéristique. « Est légitime ce qui me sert ! » Au-delà il n'y a rien. En tout cas pas de convenances ni de règles.

Mais depuis deux ans, c'est le début de l'année 2022 et la réélection qui est le seul objet de son activisme et de ses nuits brunes. On va voir un véritable festival ! Il a tout prévu, tout précisé, tout monté. C'est lui qui va reprendre la main et qui ne la lâchera plus, forçant tout le monde à mettre les pieds dans ses pièges. Les fêtes de fin d'année seront le pivot. On pourra utiliser tous les moyens du pouvoir. Les vœux. Les interviews sans fin sur TF1. Les actions au Parlement. La complaisance massive des médias dont on tient les propriétaires. Il faut contrer l'absence à peu près totale de bilan. Jamais la pression fiscale n'a été aussi lourde, l'inflation est revenue qui ruine un peu plus les retraités, la dette atteint les 3 000 milliards, près de trois ans de valeurs ajoutée des entreprises, la récession a été pire qu'ailleurs et la reprise plus tardive. La perte de compétitivité du pays est grotesque qui se voit dans une augmentation tragique des déficits extérieurs. Bien sûr les flots de dizaines de milliards ont créé de l'euphorie financière et on sait que cela se paiera très cher plus tard. Trop tard : l'élection sera gagnée. Meurt le pays si cela doit me servir ! Un Macron n'a aucun scrupule. Aucun.

Et soudain une double honte s'abat sur la France. Pour se grandir en "Président de l'Europe", alors que la France devient à l'occasion d'une tournante président du comité des petits fours européens, sans aucun pouvoir, sauf de communication, Macron substitue le drapeau européen au drapeau français sur le monument symbolique de la patrie française, l'Arc de Triomphe ! Il n'a même pas vu l'ignominie. Il est francophobe depuis longtemps et insulte la France depuis 5 ans sans vergogne. Il l'a déclaré sans culture propre, sans peuple propre, condamnable pour crime contre l'humanité. Il envoie ses ministres s'incliner devant les ennemis que le pays a vaincus. Il a laissé la Commission ordonner que les cartes d’identité portent un titre en deux langues de l’Union. Aucun traité n’a jamais confié à l’Europe la définition des papiers d’identités nationaux. Quel sens de « mettre une seconde langue de l’Union ». Qui va choisir le Letton ? L’ordonnance est hypocrite et c’est l’anglais qu’on sert. C’est un abus que Macron avalise et aggrave en exigeant que toutes les mentions de la carte soient rédigées en anglais, ce que personne ne lui demande et alors que le Royaume-Uni a quitté le navire. L’Académie Française s’étrangle. Macron n’en a cure. Mais ce coup-ci, avec l’affaire du drapeau, il voit que cela dérape. Il fait piteusement détacher le drapeau bleu dans la nuit, comme un voleur.

Il faut reprendre la direction de la campagne par un exploit médiatique. Les heures passées sur TF1n'ont pas percuté suffisamment. Il faut frapper plus fort. Alors on publie un article immonde dans le Parisien. Les non vaccinés sont des abrutis qu’il faut « emmerder » au maximum, car ils ne sont même plus des citoyens. La vaccination n’a pas empêché la contamination et seulement réduit le nombre des victimes, ce qui est beaucoup, mais 125.000 morts ont été comptés tout de même. Et cela continue, également chez les vaccinés. Surtout Macron, comme on l’a vu, a fait un pari à 30 ou 40.000 morts que certains considèrent comme évitables en début d’année 2021. Il faut qu’il passe pour un défenseur intransigeant de la santé pour éviter que la campagne ne soit hantée par tous ces spectres. D’où le « passe » et l’article du 5 janvier. Il lui faut des boucs émissaires. Il les a. C’est minable mais les cyniques pensent que c’est bien joué compte tenu de la peur panique des Français pour leur santé. La manœuvre est indigne et hideuse. Elle marque le mépris pour les Français, déjà relevé à plusieurs reprises de la part de cette personnalité en souffrance, et le voici marqué d’une double francophobie, contre la France et contre les Français.

Luther écrivait à son épouse : "Es regnet Dreck" ["Il pleut de la boue", lettre de 1541].

Aujourd’hui Emmanuel Macron fait pleuvoir de la boue. Et veut transformer cette boue en élection. Comme le théâtre latin le mettait dans la bouche des sales types qui ne se sentaient plus : « Volo descendere ad inferos crescere procerior ».

Ibi manere!

Utinam…

 

Crois-bien à l'expression etc.

Petit voyage au coeur de la grande désinformation

Nous vivons dans un cadre d’information très construit et filtré afin que nous n’ayons pas de mauvaises pensées. « L’opinion publique » n’est pas le fruit d’une réflexion publique ouverte mais le fond de panier purifié de ce que des forces dominantes imposent là où se dispensent la formation et l’information : les médias, l’édition, l’école, l’état, la justice, les associations, les superstructures internationales. La réalité est celle que désigne le doigt des médias. Le reste est caché ou ne peut être cité qu’associé à une prophylaxie particulièrement sévère.

Cette situation peu conforme avec notre volonté d’être le pays de la liberté de pensée est une invitation à prendre un bout de fil de l’information sensible et de le tirer doucement pour voir où il nous mène.

Au détour d’un livre, je lis :

« Quand en février 2008, l’archevêque chaldéen Paulos Faraj Rahho interrompit le payement de la rançon (jizya) en échange de la sécurité de sa communauté, il fut enlevé et son chauffeur tué. Deux semaines plus tard son corps fut retrouvé près de Ninive. On sut alors que tous les Chrétiens irakiens devaient obligatoirement payer pour leur sécurité conformément à la loi coranique (Cor.9.29). [] Son exécution fut un simple fait divers de la dhimmitude ».

Les pays musulmans, y compris l’IRAK de Hussein qui était considéré comme partiellement laïc, ont continué à pratiquer toutes les atteintes possibles aux droits de l’homme en conformité à la doctrine de Mahomet, sans aucun frein ni aucune condamnation des milieux où « les droits humains » sont censés prévaloir. Droits humains : quelle expression hideuse, copiée de l’américain ! Il y a des restes humains mais pas de droits éponymes, ou alors il s’agit de reliefs.

Lorsque vous lisez cette simple information, qui n’a été ni relayée en son temps par l’Agence France Presse, ni commentée dans les médias, vous réalisez qu’aujourd’hui encore le statut de dhimmi est imposé aux juifs et chrétiens d’Orient, information que personne au grand jamais n'osera commenter dans les médias français. Vous vous interrogez : imaginons que nous imposions le statut de « dhimmi » (le droit de vivre sans conversion contre rançon) à tous les musulmans en France ! Et que nous parlions de notre extraordinaire obligeance vis-à-vis des tenants de cette religion, aussi aimablement protégés, sous peine de mort et après paiement libératoire, comme le fait l’OCI, l’organisation de la conférence islamique qui représente plus de 50 pays musulmans dans le « dialogue des cultures » qui évoque l’existence en prime d’une charte des droits de l’homme conforme au Coran et qui contient donc la dhimmitude !

Qui sait, en France, qu’aujourd’hui, au Moyen Orient, l’ignominie de la dhimmitude existe encore, au milieu des meurtres, des viols, des affronts divers et des actes répétés de destruction culturelle ? Il est vrai que, pour l’OCI, l’islam ne peut pas être oppresseur puisqu’il tient directement sa loi de la parole de Dieu. Mettriez-vous en doute la sagesse du Dieu tout puissant ? Les droits de Dieu sont nécessairement ceux de l’homme puisque c’est lui qui les a créés ! CQFD !. Les participants au fameux dialogue des cultures se suffisent de ce sophisme.

En revanche, si quelqu’un s’avisait de créer en Europe une servitude particulière pour les musulmans, que d’horreur affichée, que de débordements à prévoir ! Oh, l’infamie ! On avait le socialisme hémiplégique, voici l’islam hémiplégique. Bon sang de gauche ne saurait mentir.

Quiconque a jeté l’œil sur ses contrées asservies par l’islam ne se heurte que trop vite à la destruction continue des populations non-musulmanes et de leur culture qui s’est poursuivie pendant des siècles et perdure aujourd’hui au prix de crimes atroces, continus et massifs. « Dhimmitude markt frei » nous disent subliminalement les musulmans. Nous participons au « dialogue des cultures » avec des organisations internationales musulmanes tout en acceptant que les cultures non musulmanes soient totalement détruites en terre d’Islam pendant les discussions et en constatant le refus absolu d’y appliquer le moindre droit de l’homme. La Charia d’abord. Le bêtise occidentale, on s’en occupe !

Pourquoi évoquer cette histoire ? Elle court partout dans l’actualité, de façon sous-jacente mais avec des émergences. Il suffit de se pencher.

L’institut du monde Arabe a monté une exposition sur le destin des Chrétiens et des juifs dans le monde arabe. Après que le monde musulman se soit indigné à grand tumultede l’islamophobie d’une telle agression anti-islamique, on se rassure chez les organisateurs de pouvoir citer une voix qui a bien dit qu’en effet, les Juifs et les Chrétiens n’avaient peut-être pas été traités de façons si gentilles que cela. Ouf ! L’honneur de Jack Lang est sauf. Les candidats Zemmour et Pécresse ont fait tous les deux un tour en Arménie qui vient de se voir arracher une partie de son sol historique, le haut Karabakh, au prix de milliers de morts. Le statut de dhimmi est revenu dans cette contrées chrétiennes historiques. 

Plusieurs livres de femmes qui proviennent d’Orient et pensent avoir des choses précises à dire sur le rapport entre Occident et Islam, viennent de sortir dans des conditions difficiles en France, sans publicité ni écho. « L’Europe et le spectre du Califat » de Bat Ye’or, aux Provinciales, en est un. L’autre est « Soumise » de Sonya Zadig à L’Harmattan.

Ce dernier livre montre la véritable glue qu’est le narratif de l’islam qui a fait de la contrainte sociale violente et facilement mortelle la base de son mode d’action, avec une inversion presque totale du sens des mots européens : l’asservissement est la liberté ; l’islam est la vérité même quand le mensonge est patent. Exemple : pour les penseurs musulmans l’islam préexistait à la judéité et tout effort d’archéologie qui prouve le contraire est une entreprise criminelle ; toutes les terres appartiennent au Dieu de l’Islam et si elles sont dans des mains impures c’est à la suite d’une colonisation. En colonisant l’Occident le monde musulman rentre chez lui et les mécréants doivent être chassés comme des colonisateurs.

Décoloniser c’est donc permettre la (re)colonisation musulmane de l’Europe, les Européens n’y étant pas chez eux. Tout reconquête d'un pays contre l'envahissement musulman est une réaction colonialiste : « une fois revenu chez lui » le musulman ne doit pas en être chassé, au prétexte que les mécréants seraient « chez eux ». La violence contre l’Occident est donc tout à fait légitime. L’assassin de Samuel Paty sera honoré partout dans les pays d’islam. Aucun ne fait la distinction entre islamique et islamiste, une nuance qui n’a pas de véritable sens dans le monde musulman. La ruse est possible si on n’a pas le rapport de force avec soi. Il n’y a pas de « territoires perdus de la république », seulement des musulmans chez eux, enfin de retour et qui tiennent en respect les infidèles et les mécréants après avoir installé la charia et ses règles si nécessaires, par la violence du quotidien. On ne peut pas déradicaliser les jeunes musulmans. Cela n’a pas de sens. Sonya Zadig se demande même si on peut un jour se purger entièrement du narratif musulman tellement il est collant et impose une soumission de tous les instants. Le lourd crétin qu'était Harlem Désir prévoyait que l’Education Nationale extirperait l’islam moyenâgeux des petites têtes pas blondes. L’islam a détruit partiellement l’école publique. On comprend mieux pourquoi en lisant Sonya Zadig.

Le livre de Bat Ye’or est pire encore. Il cherche à montrer que la politique de l’Union Européenne vis-à-vis de l’OCI (organisation de la conférence islamique) est une capitulation en rase campagne, une illusion qui la fait collaborer au projet des Frères Musulmans et que cette attitude collaborationniste unilatérale  est la source de malheurs publics qui ne s’arrêteront plus.

Là, une petite sonnette retentit : un commissaire européen, n’a-t-il pas proposé qu’on ne parle plus de Noël « pour ne pas blesser les musulmans ». « Le 26 octobre dernier, Helena Dali, commissaire chargée de l'Égalité, pose avec une brochure à la main. En légende, l'ancienne députée travailliste élue à Malte se dit "fière" de présenter ce document, un ensemble de "lignes directrices" proposées par la Commission européenne pour une "communication inclusive".

Parlez en termes chrétiens en Europe serait attentatoire à la dignité des musulmans et pour éviter de faire traiter d’islamophobe, il faudrait bannir ce vocabulaire. L’islamo-dépendance, appelée islamo gauchisme n’est pas une spécificité française. On voit au passage le bénéfice du terme phobie pour l’OCI. C’est au nom de la lutte contre l'islamophobie et le respect des minorités que cette organisation exige un programme d’ouverture totale des frontières européennes aux musulmans, de fourniture de leur logement, de leur soutien financier ad perpetuam, de la construction de mosquées immenses, de la levée des contraintes sur les minarets, de l’obligation de ne pas réprimer la juste revendication de la charia etc. On découvre alors que l’Union Européenne est le cheval de Troie de l’invasion musulmane en Europe, en association avec l’ONU où l’Occident et minoritaire ! La même méthode « top down » que pour l’écologie mensongère et violente, ou le transfert en Chine de l’industrie occidentale.

Alors vous recherchez Bat Ye’or sur Wikipedia et là aussitôt une alerte est donnée : attention personnage dangereux à prendre avec des pincettes. La « reductio ad hitlerum » et aux pensées nauséabondes apparaît dès la fin de la présentation initiale : « Ses thèses académiques sur l'islamisation de l'Europe, connaissent un écho dans l'extrême droite ». Ailleurs on la présente comme porteuse d’une vision « néo-lacrymale » de l’expulsion et des massacres de juifs au Moyen orient. Imaginons que quelqu’un parle d’une vision néo-lacrymale de la Shoah ! On n’a pas le droit avec les massacres nazis, mais les massacres au nom de l’islam ne méritent pas la même considération.

Crime des crimes, Bat Ye’or elle ne considère pas le statut de dhimmi comme une glorieuse tradition musulmane qui prouve l’extrême générosité du prophète. C’est que la classe des spécialistes du monde musulman à l’Université et jusqu’à ses ruisseaux de province les plus médiocres, comme à Rennes, considèrent cette civilisation comme purement et simplement merveilleuse et quiconque dit le contraire doit être viré de la « communauté académique ».

Toc-toc : souvenir ! Cette bande de Savonarole immondes s’était déjà manifestée en masse lors de l’affaire d’Aristote au Mont St Michel. Une coalition des abjects s’en était pris à Sylvain Gouguenheim qui avait osé remettre en cause un dogme sacré : la culture grecque nous avait été transmise par les musulmans. Traîné de pilori en pilori sous les demandes de renvoi de tous ses postes officiels, déclarés infréquentable et impubliable, le malheureux a fini par être détruit par ce qu’il faut bien appeler une bande de salopards. Il faudra le livre de Michel Onfray, Autodafés, les Presses de la Cité, pour rappeler l’ignominie de cette chasse à l’homme en meute.

Il n’y a pas si longtemps Mme Duval, Ministre, avait lancé une étude sur l’islamo-gauchisme à l’université, après un incident survenu une fois de plus dans une succursale de Sciences-Po, transformée en poubelle islamogauchiste et Woke (on dira « islamogaichiste » pour faire court, comme chez les Verts parisiens, dont beaucoup cumulent l’homosexualité, l’islamisme et le gauchisme) après la gestion folle de l’effarant Monsieur Descoings. La bande excitée des directeurs d’université se fendra d’un communiqué ordurier. Le CNRS refusera de réaliser l’étude commandée. Macron s’écrasera comme une crêpe. Et le professeur mis sur pilori sera destitué car il avait osé répondre aux questions que lui posait la Presse. Il parait que nous avons un président de la République et un gouvernement.

Il est vrai que ce francophobe véritable et enraciné dans une haine aussi tenace qu’extrême, devenu président d’un pays qu’il juge avec mépris et qu’il condamne en permanence en l’humiliant de l’étranger devant des pouvoirs criminels coupables d’immenses massacres récents contre leurs propres populations, a donné les ordres pour laisser filer. De repentances en affirmations dévalorisantes, de divulgations historiques prématurées destinées à servir notre humiliation en commémoration de nos ennemis, sans autre contrepartie que se propre satisfaction psychologique maladive, cette homme prétend assurer sa réélection sur les masses musulmanes intégrées superficiellement à la nation, ces Français de papier qui se considèrent toujours membres de leur nation de d'origine et n’ont que mépris pour les "Kouffars" et les traîtres musulmans qui collaborent avec lui. .

Voilà comment en tirant sur un petit fil au nom imprononçable, le dhimmi, on finit par nager dans la bassine française de l’ignominie institutionnalisée. La pensée dominante est abjecte, ici et maintenant.

Alors, j’ai lu avec avidité le livre de Bat Ye’or. Je l’ai fait avec pas mal de mérite car l’auteur n’est pas Chateaubriand. Elle est d’abord une militante de l’état d’Israël et une fervente antigaulliste. Elle ne comprend pas comment De Gaulle a pu recommander à Golda Meir de ne pas s’engager dans une guerre préventive d’annexion et d'élargissement du son espace vital « qui durera cent ans ». Israël a fini par obtenir des accords avec de nombreux pays arabes et une normalisation des relations diplomatiques grâce à une politique de force constante. L’annexion de toute la Palestine et du Golan continue sans aucun frein. Jérusalem est devenue sa capitale. Les Palestiniens ne sont plus guère qu’une force d’agression subventionnée par l’Iran. Mais l’Iran commence à être contestée de l’intérieur par son peuple sacrifié à une quête religieuse de conquête et par l’Arabie Saoudite et les autres forces qui veulent l’empêcher de devenir dominante.

Bat Ye’or ne comprend pas que l’Union Européenne ne soit pas l’alliée naturelle d’Israël dans cette affaire ni pourquoi depuis les attentats de Munich, certains pays ont passé honteusement des accords permettant aux terroristes musulmans de séjourner chez eu, par exemple en Italie, sans poursuite. Ce serait mentir que d’affirmer qu’on puisse partager sans réserve tout ce qui est écrit.

Mais sa lucidité nous éclaire. Dialogue des cultures oui. Soumission et illusion non. Elle donne trop d’exemples de soumissions pures et simples pour que nous ne soyons pas alertés.

Lorsqu’un pays s’effondre, et la France ne s’effondre pas seulement dans le domaine économique, médical, énergtique et culturel, on trouve toujours des auxiliaires de la chute. Les Communistes disaient que le capitalisme financerait la corde qui le pendrait. Ils se sont effondrés avant. Parler de paradis sur terre en y créant l’enfer n’est pas durable. Parler du paradis dans les cieux en créant l’enfer sur terre est bien plus astucieux. Et nous avons les mêmes « collabos » qui sont au cœur même du réacteur de la pensée dominante dispensée en France dans les médias et à l’école.

En tirant le petit fil de la dhimmitude, une ignominie encore en place devant nos yeux et que nous refusons de regarder en face, nous avons vu arriver la cordelette, puis la corde, puis le filin, puis la chaîne et enfin l’énorme paquebot de nos renoncements à la liberté et à notre rôle. Comme pour l’économie déséquilibrée, l’écologie autodestructrice et le Wokisme des piloris et des discriminations, les organisations internationales et les ONG sont à la manœuvre, en particulier autour de l’ONU et au sein de la Commission Européenne, pour pousser à une domination musulmane contraire à nos principes. Mme Dali a voulu montrer que sa montre était bien molle et dégoulinante à l’heure de la pression musulmane. Mais Mme Van der Leyen avait pris la parole es qualité de président de la Commission, sans aucun mandat du conseil, pour se joindre à la meute qui exigeait la démission du vieux président du COJO japonais. Il avait dit « que dans les réunions, les femmes étaient bavardes et en allongeaient la durée ». Un crime infect naturellement contre le genre humain et les droits de même qualificatif. J.K. Rowlings a connu des déchaînements du même type lorsqu’elle n’a vu dans l’humanité que des hommes et des femmes.

Il faut hélas rappeler que les pays musulmans les plus fanatiques regorgent de ressources grâce à la manne pétrolière et gazière. L’argent sert la propagande musulmane en achetant beaucoup de consciences y compris les moins chères, qu’on trouve dans les ONG, les partis, et beaucoup d’échelons de l’université. C’est bien par exemple que V. Pécresse soit passée quelques heures en Arménie, mais qui, dans son parti, reçoit des chèques colossaux de ses liens avec l’Azerbaïdjan ? Le lobbyisme intéressé se porte un peu trop bien en France, ce qui n’améliore pas la qualité et la liberté de l’information.  

On est en train de voter au Parlement européen et bientôt au sein de la Commission, un texte qui vise à imposer aux entreprises, non seulement le respect de la loi, ce qui est le minimum, mais l’obligation de rechercher activement partout dans le monde chez tous les clients, les fournisseurs, au sein de toutes les filiales et succursales, si tous se sont bien montrés « inclusifs » avec les minorités, et ont eu le bon comportement Woke sous toutes les latitudes et longitudes. Le tout, sous la férule des juges européens. Gageons que toutes les exigences des musulmans fanatiques, déguisés en droit-de-l’hommistes version coranique, seront prises en compte : port du voile ; horaire aménagé pour les prières, possibilité de ne pas serrer les mains aux femmes blanches, avantage dans les promotions, non présence de symboles des autres religion, langage inclusif épuré des références culturelles européennes… Ils pourront se retourner contre l’entreprise si on les empêche de faire leur Jihad et de répondre à l’appel de tous les préceptes du Coran. Les entreprises qui viennent de pays qui pratiquent la dhimmitude et l’esclavage seront, elles, laissées tranquilles.

Aucune résistance n’est à attendre du francophobe Emmanuel Macron qui sert platement toutes ces folies et dont l'affirmation selon laquelle la Seine-Saint-Denis serait « la Californie sans la mer » a bien montré la rare pertinence.

Voilà ce qui apparaît lorsqu’on tire une petite ficelle d’information troublante, le meurtre sordide d’un dirigeant religieux non islamique en Irak, sous tutelle américaine, et qu’on fait venir toute la pelote tenue sous le boisseau.

Le rôle de la France est d’abord de défendre les droits de l’homme, les vrais, chez elles, et de faire en sorte que l’Union Européenne et l’ONU en soient le porte-voix. Tous doivent s’adresser au monde musulman en exigeant qu’il applique les règles minimales, dont le dhimmi ne fait pas partie.  S’il ne le veut pas et fait de la discrimination et du crime contre les non musulmans la base de sa pratique, alors il doit être contenu et éventuellement contrebattu. Il ne s’agit pas de réciprocité dans les abandons. Mais Cela veut dire que l’Occident se débarrasse de l’idéologie WOKE qui exige qu’elle se dépouille d’elle-même et ouvre grand la porte, au nom de la défense des minorités, aux manigances coraniques et notamment à ses conséquences démographiques majeures. Le plus difficile pour notre civilisation c’est qu’elle doit lutter dans son sein. Elle a éliminé le communisme. Elle doit se purger en moins de 75 ans du Wokisme. Si elle met autant de temps, en pratiquant la politique du mol édredon,  elle sera devenue musulmane avant la fin du processus, par submersion démographique et absence de défenses nationales, idéologiques et morales.

Pourquoi ne pas réformer le droit de grève

et mettre fin à une exception française délétère ?

La France est à nouveau l’otage des syndicats extrémistes, notamment et pas seulement, l’otage de la CGT. La ville de Marseille est envahie d’ordures. Les conducteurs de trains ont menacé de faire grève pendant les vacances. Les électeurs craignent que le programme Pécresse soit l’occasion de mouvements violents des syndicats de fonctionnaires, parce qu’elle a proposé de trancher dans les effectifs sous contrat public.  Les syndicats pèsent d’un poids excessif sur la politique française.

Madame Thatcher avait osé dire : « je ferais sortir le Royaume-Uni du socialisme ». Parmi les toute-premières mesures bienfaisantes qu’elle a prises, et qui ne sont plus remises en cause, figurent celles qui concernent le droit de grève. Le droit de grève est constitutionnel et depuis longtemps, partout en Occident, mais toutes les grèves ne sont pas licites et acceptables. Une assez grande diversité existe dans le cadrage, mais le cadrage lui-même existe et il est assez ferme.  Sauf au RU d'avant Thatcher et en France, encore aujourd’hui. Nul pays n’avait été aussi loin dans le laxisme que le RU de Wilson, puisque le syndicalisme était la base du mouvement travailliste. Les limitations imposées par Thatcher sont parfaitement démocratiques et justifiées. C’est pour cela qu’elles durent. On les retrouve à peu près partout dans le monde. Sauf en France, le pays de la gréviculture hystérique.

Premier principe : la grève ne peut pas poursuivre d’objectifs politiques.

            Corollaire 1 : une grève ne peut concerner que des revendications propres à l’entreprise.

Corollaire 2 : nul salarié d’une entreprise ne peut compromettre l’image de son entreprise dans des grèves et des manifestations qui ne la concerne pas.

Corollaire 3 : les grèves de solidarité sont interdites.

Corollaire 4 : l’appel à des grèves générales est interdit.

Second principe : une grève ne peut pas avoir un coût supérieur à l’avantage réclamé. En un mot, on ne peut pas ruiner une entreprise ou la nation par des grèves trop longues ou trop fréquentes ou ayant trop de conséquences négatives pour les tiers. Certaines techniques de grève qui limitent à l’extrême le coût pour les grévistes tout en ruinant radicalement l’entreprise ne sont pas tolérables. Un exemple : recourir massivement aux arrêts maladie et abuser du droit de retrait pour bloquer la production tout en étant indemnisé par l’entreprise. Au passage, les médecins et les juges complices doivent voir leur responsabilité recherchée.

Troisième principe : les services publics ne peuvent pas être interrompus par des grèves, quel qu’en soit le motif. De même, les services dépendant principalement d’argent public ne peuvent faire grève que dans des conditions précises et restreintes. Il y a bien longtemps qu’on a compris qu’on ne peut pas mettre des gens à garder un pont et les laisser rançonner ceux qui veulent le traverser.

Quatrième principe : les fonctionnaires, dont l’emploi est garanti, n’ont le droit de grève dans aucune partie de la fonction publique ou des services associés.

Cinquième principe : les exactions syndicales contre les biens et les personnes doivent être empêchées et sanctionnées, avec un pouvoir de décision laissé aux préfets et non aux juges pour stopper immédiatement les actions illicites. Aucune occupation d’usine, aucun vol de matériel ou blocage des entrées n’est acceptable, ni même aucune menace de le faire. L’action préfectorale doit être immédiate pour prévenir et faire cesser ces délits, sans attendre une décision judiciaire. Les sanctions doivent être immédiates et effectives. Les juges ne seront appelés que pour contrôler éventuellement l’action des préfets.

Les lois nouvelles n’ont pas empêché l’exercice du droit de grève au Royaume-Uni et elles ont permis de les pacifier et de concentrer la négociation sur des points précis et, un minimum, raisonnables. On notera que ces règles prévalent depuis des lustres aux États-Unis, en Allemagne, et dans les pays les plus démocratiques du monde.

Alors pourquoi pas en France ?

Pourquoi les politiques considèrent-ils ce sujet fondamental comme tabou ? Ce n’est même pas une question de gauche ou de droite. Les pays socialistes interdisaient toute grève, comme les pays fascistes, dirigés par d’anciens socialistes. Avoir un droit de grève qui s’exerce dans un cadre légal normal n’a rien de choquant. L’anormal c’est de voir qu’à la télévision et dans les radios d’état on présente la mutinerie qui a eu lieu lors d’un voyage du paquebot de France, avec emprisonnement des passagers et détournement du bateau pendant plusieurs jours, comme un haut fait sympathique, qui n’a donné lieu à aucune répression.  L’enseignement gauchiste dispensé dans le parcours scolaire milite dans le même sens. Tout le monde en est venu à considérer comme normal qu’il faille demander en justice l'expulsion des grévistes qui occupent un lieu de travail ou qui bloque un entrepôt.  Aux Etats-Unis, une occupation d’usine provoquerait aussitôt une action de force avec l'expulsion des occupants avec la violence nécessaire et de rudes condamnations… des grévistes.

La France doit revenir à une législation normale de la grève.  Aucun candidat n’a mis cette mesure élémentaire à son programme. Cela mesure la terreur dans les partis de droite d'affronter les dogmes illégitimes du socialisme anti démocratique.

Les services publics à la française, Moloch impuissant et ruineux. Pourquoi ?

La discussion sur la nécessaire compression des effectifs des services publics à la française ne date pas d’hier. Dès la fin des années soixante, certaines voix se lèvent pour constater que les générations d’énarques doivent trouver du boulot et qu’on ouvre chaque année de nouvelles « politiques publiques » exigeant du personnel et des responsables d’unités administratives. C’est le moment par exemple où commence vraiment la colonisation du domaine de la culture par l’état, bien avant que J. Lang n’ouvre les vannes en grand, et que le désir de diriger des entreprises devient très fort. De même l’écologie passe d’une administration purement parisienne à la couverture de tout le territoire. C’est l’époque où des régiments d’énarques montent à l’assaut des partis, à droite puis à gauche, alors que l’entrisme à la tête de conseils municipaux était déjà fort. La santé, l’agriculture, le tourisme, le commerce, les assurances viennent prendre le relais des postes perdus de l’empire français disparu.

La première raison de la création des molochs administratifs en France est l’expansion de l’énarchie, rapidement devenue une « énarchie compassionnelle et bienveillante » qui, « seule désintéressée », se devait de coloniser à peu près tout avec de bonnes intentions. La première mesure pour dégonfler le Moloch, c’est de mettre un frein à la production excessive d’énarques colonisant le politique, l’économique, les bancaires et évidemment une administration de plus en plus pléthorique. Ils ont inventé le numerus clausus pour les médecins. Il faut un numerus clausus pour les énarques.

Tant qu’il était financé par la croissance rapide, ce gonflement ne paraissait pas avoir de conséquences budgétaires graves. Tout va changer avec la crise de 1973-1974. Pour la première fois une crise extérieure très sévère, liée aux changes flottants et une dépendance nouvelle et de longues durées à une énergie chère, provoque la prise de conscience qu’il ne faut pas aller trop loin dans la bureaucratie triomphante. Mais la crise est payée exclusivement par le privé. Les salaires publics rattrapent et doublent les salaires privés massacrés par la récession. Une partie croissante de la population cherche le salut dans la fonction publique et les postes protégés par l’état, notamment en province, où l’industrie faiblit un peu partout, dans les charbonnages, le textile, l’habillement, les chaussures, les jouets et l’électronique. Lip, Boussac, Charbonnage de France, la sidérurgie lorraine, s’effondrent dans les années soixante-dix. On s’attaque au revenu aux chirurgiens et aux architectes, et d’une façon générale aux grands sachants. On crée un numerus clausus pour les médecins. La haute administration triomphe. Elle, elle ne souffre pas, et ses réseaux enflent.

L’instauration d’un régime socialiste par Mitterrand, à l’envers de tous les autres pays, aboutit à une extension généreuse de toutes les politiques publiques avec la promotion d’hommes qui deviendront de véritables satrapes. Surtout Mitterrand promeut une vague d’énarques qui vont faire sauter tous les verrous. Aussitôt la croissance s’évanouit et on est au début du processus de grande stagnation qui fera qu’en 2020 le PIB par tête sera quasiment le même qu’en 1980. La décentralisation provoque un gonflement totalement inconsidéré des effectifs dans les collectivités locales. La dépense publique rejoint puis dépasse la valeur ajoutée du secteur privé.

La crise très dure de 93-94 en France (elle a commencé en 91 aux États Unis et éclaté en 92 au RU) ravage les comptes publics et impose qu’on remette de l’ordre. Mais comment demander aux Énarques qui ont gonflé le Moloch, ne serait-ce que pour avoir des places, de revenir en arrière ? L’énarchie décide qu’il faut priver encore plus « les sachants » de leur pouvoir au profit des managers publics, c’est-à-dire eux. Les médecins perdent le contrôle des hôpitaux, les architectes et les urbanismes le contrôle de l’urbanisme et de la construction. Seule la justice et l’enseignement résistent. Pas trop d’énarques mais des restrictions de moyens drastiques. La litanie des plans Juppé, x ou y, gagne la République, aussitôt contrés par les manifestations et les blocages de la CGT. Pas touche à notre vivier de fonctionnaires et d’agents publics ! En même temps la couverture réglementaire s'accroît partout, chaque secteur économique devant d’abord s’incliner devant sa « tutelle ». Les expressions « qu’en pense la tutelle » ou « que veut la tutelle », se retrouvent partout, de l’urbanisme commercial aux transports, de la construction de logements aux grands travaux, en fait partout. Le jeu c’est : réglementations, taxes et subventions. Même l'artisanat, via les Capeb, se voit chapeauté par l’énarchie et passe sous tutelle. Même la production artistique des peintres et des sculpteurs, désormais dépendante des FRAC, passe sous tutelle, après le théâtre, les maisons de la culture, le cinéma et l’art lyrique.

La crise de 1998 puis celle du début du XXIe siècle vont conforter toutes les tendances. On n’a plus de ressources. Les salaires reculent par rapport à l'étranger ; La France se paupérise. Les énarques commencent à chercher des carrières d’argent hors ou aux confins des emprises de l’état. Ceux qui restent passent leur temps à tenter des réformes pour contrôler l’envol des dépenses. Mais on ne peut pas confier à un énarque, qui a besoin de troupes, des politiques de contrôle en volume des effectifs, sans toucher aux missions. Les énarques ne sont pas des techniciens. Ils contrôleront les techniciens qui seront mis partout en situation difficile. La justice est effondrée dès la fin des années quatre-vingt-dix, comme l’enseignement qui est déjà à genoux, comme la médecine. L’armée fonctionne avec des bouts de ficelles.

Au terme de cette évolution, les énarques ne veulent pas qu’un tiers prenne les commandes présidentielles et cassent leur empire administratif et politique. Ils font un véritable pronunciamiento et portent au pouvoir l’énarque Macron qui gérera la France seule, avec dix copains énarques, 10 milliardaires et quelques beaux jeunes gens à yeux bleus, en ne s’occupant que de son narratif et en se garde bien de faire la moindre réforme touchant l’administration et ses effectifs qui continue à gonfler.

20 ans après les débats du forum du Monde qui portaient, dès 1998, largement sur la déchéance des services publics, tout s’est dégradé. Les comptes publics sont ravagés. La dette est effarante. La fiscalité est hystérique. Les réglementations sont extravagantes. La politique de santé publique est ce qu’on constate. L’enseignement est totalement déclassé (la suppression des mathématiques et la priorité donnée aux minorités agissantes, privent même les grandes écoles de …candidats). Le supérieur est devenu une foire d’empoigne Woke de très mauvaise qualité, pratiquement un mauvais lieu. Les arts sont en perdition. Le cinéma est minable. Le théâtre grotesque. La peinture et la sculpture ont disparu du décor. La place de Paris n’est plus tendance.

Jamais les politiques de dégonflement du Moloch administratif n’ont voulu contenir la demande de services publics. L’inondation de l’immigration pauvre a saturé tous les services concernés. Mais personne n’a réellement bloqué les flux entrants. On a cessé de poursuivre la « petite délinquance », elle a très normalement explosé en nombre. Si tout le monde est noyé c’est largement à cause de ce laxisme. En revanche on a criminalisé beaucoup d’aspects de la vie civile qui ne l’étaient pas, multipliant les besoins judiciaires. La haute administration a vu dans les associations des partenaires actifs et intéressés pour faire gonfler le champ et l’intensité des politiques publiques. Elles se sont énormément développées, souvent en liaison avec un champ réglementaire qui a élargi leurs pouvoirs.

Il va de soi que la réduction du temps de travail et de l’âge de départ à la retraite n’a rien arrangé. Il fallait plus de monde pour faire le même travail… dans le désordre.

On charge souvent l’Europe du crime d’avoir essayé de contenir les déséquilibres globaux en France et finalement d’avoir étouffé les services publics. Disons-le clairement : le Moloch administratif français est une création bien française et ne peut être réduit que par la diminution de la demande d’administration et une adaptation sévère des moyens (ce n’est pas en cachant les services derrière des barrières informatiques qu’on améliore quoi que ce soit).

Ajoutons que l’option socialiste qui a conduit au déclassement économique du pays a fait baisser drastiquement le niveau dans bien des secteurs, les meilleurs quittant la France pour l’étranger.

La spirale du déclin dans l’enseignement est bien connue : si le niveau baisse alors la prochaine génération d’enseignants aura un niveau en baisse etc. La fuite des excellents scientifiques et des bons techniciens est documentée. La grande médecine se fait désormais de plus en plus ailleurs qu’en France.

Conclusion :

Si on veut contrôler les molochs administratifs français, il faut :

-        Sortir du socialisme et chercher le grand redressement

-        Sortir de la maîtrise du politique par la haute administration, en créant une cloison étanche entre politique et haute administration.

-        Sortir de l’élargissement sans fin du champ des politiques publiques

-        Redonner le pouvoir aux sachants tout en créant un contrôle de gestion sérieux et pas nécessairement public.

-        Supprimer le statut de fonctionnaire pour la majorité des postes d’exécution comme ils l’ont fait en Suisse. On ne peut pas réformer un monde d'employés qu’on ne peut pas virer.

-        Casser la folie réglementaire et restreindre l’emprise des associations.

-        Réduire les doublonnages entre mairies, départements, régions, état, Europe.

-        Chercher d’abord à réduire les besoins de politique publique avant de s’attaquer aux moyens.

-        Donner au parlement les moyens d’un contrôle efficace des politiques publiques comme aux États-Unis.

-        Réduire drastiquement les « droits à » surtout constitutionnalisés.

-        Réduire d’abord les impôts et adapter l'appareil bureaucratique au niveau fiscal nécessaire.

-        Créer un plafond d’endettement comme aux États-Unis, qui ne peut être levé que par un vote des deux chambres.

Il est simpliste de se contenter de dire que l’administration a trop de gras et pas assez de muscle. Elle est bien trop musclée sur bien trop de sujets. Et trop paresseuse structurellement également en bien trop d’endroits. C’est pour cela qu’elle étouffe et ruine le pays. Hier les juges lillois proposaient de ne travailler que six heures par jour en dépit des milliers de dossiers en souffrance ! Avec un taux d’absentéisme de 20 % ? S’il y a trop de travail, on ne peut pas travailler c’est bien connu. Quand a-t-on entendu les syndicats de juges exiger qu’on limite la pénalisation de la vie sociale de façon outrancière ? Qu’on limite l’explosion de la demande pénale ? Qu’on simplifie la procédure pénale ? Qu’on sanctionne plus et plus vite les délinquants d’habitude ? Rions ensemble mes bien chers frères en bureaucratie militante !

Dans mon livre Sortir du désastre j’ai donné un exemple vécu du laxisme des procureurs lorsqu’il s’agissait de sanctionner des escrocs d’habitude. Au lieu de bloquer un délinquant dès le départ on le laisse multiplier les escroqueries indéfiniment et après on s’étonne d’être envahi par les dossiers !

Toute la dérive des 50 dernières années se trouve résumée dans la lettre que l’énarque Chirac a envoyée à l’énarque Giscard, pour se partager le pouvoir, dont on ne trouve plus nulle part le texte, longtemps sur internet, et qui est pourtant si révélateur. Il lui proposait de s’entendre entre énarques pour dominer perpétuellement la politique. De mémoire, une des propositions était de se moquer des demandes de réduction du nombre de fonctionnaires et de continuer à renforcer le Moloch !

Hier soir l’énarque Macron, l’hyper narcissique qui ne pense maladivement qu’à son narratif et au destin de sa petite personne, a confirmé qu’il ne fallait surtout rien faire qui touche l'administration et ses effectifs. Giscard, Chirac, Fabius, Rocard, Jospin, Aubry, Villepin, Hollande, Philippe, Castex, Macron… Le Moloch vous salue bien !

LR - Zemmour. Pour qui sonne le glas ?

Depuis que le mouvement gaulliste a été récupéré par la haute fonction publique, il sombre progressivement et finira sur le côté des grandes avenues politiques. Ce qui est arrivé au parti socialiste, lui aussi capté par l’énarchie triomphante, ne laisse pas de doute sur le résultat. Aubry, Fabius, Guigoux, Rocard, Jospin, Hollande ont signé la mort du mouvement social et ont fini par sombrer dans le socialisme de sous-préfecture. Giscard, Chirac, Balladur, Juppé, Seguin, Villepin, Copé ont fini dans un étatisme envahissant et sans connexion avec le pays. Macron a provoqué un pronunciamiento pour éviter la prise de l’Élysée par un non-énarque et en réunissant à faire venir des énarques de droite comme Le Maire, Philippe et Castex, il a fini de détruire la gauche dite de gouvernement et bien entamé la droite auto proclamée « républicaine ». LR se choisit comme candidate une énarque, seconde du concours d’entrée, qui s’était écartée quand l’énarque Wauquiez, premier du concours d’entrée, avait pris le pouvoir. Bertrand avait cru dissiper l’hostilité des énarques en proposant le poste de premier ministre à Wauquiez. Peine perdue. La proximité programmatique entre l’énarque Macron et l’énarque Pécresse, confortée par la démarche proche de l’énarque Philippe, rend illisible la candidature Pécresse. « Je suis une femme un tiers Thatcher et deux tiers Merkel » est un slogan perdant s’il n’est pas appuyé sur un programme fort. À partir du moment où elle ne reprend pas le slogan Thatchérien « je vais extirper le socialisme de mon pays » et où elle ne comprend pas que Merkel avait à régler le retour de l’Allemagne de l’Est dans le giron de l’ouest, et à assurer la domination économique du géant reconstitué, objectif partagé par tous les Allemands qui y voyaient une réhabilitation historique, son slogan est totalement creux.

Le PS a cru que choisir une femme fonctionnaire épouse d’énarque sauverait le parti. Elle se traîne à 2% dans les sondages. LR avec sa femme énarque fera mieux mais n’a aucune dynamique.

Valérie Pécresse qui est une vraie pointure avec un parcours assez extraordinaire (et pas seulement scolaire, ses aventures russes et japonaises sont très intéressantes) a deux faiblesses qui sont très attachées à sa personne : elle a accepté de rejoindre en 2002 les Young Leaders de la French-American Foundation ; Américanisme et européisme de bon aloi atlantiste ne sont pas très en phase avec les nécessités du moment. Son mari, Jérôme Pécresse, polytechnicien, renforce cette image atlantiste à la fois par son parcours au Crédit Suisse First Boston, avant de faire carrière chez Alstom dont la cession à General Electric reste un des scandales récents. Un joli couple mais pas exactement exemplaire de la souveraineté et de l’indépendance française dans une ambiance de mondialisation et d'européisation malheureuses.

Le coup de vent sur les espoirs de LR est venu de Villepinte, dès le lendemain de l’intronisation. Eric Zemmour se replace exactement dans les traces du RPR de 1976, avant la grande « trahison » chiraquienne et annonce une reconquête. La différence d’ambiance entre les 10 000 à 12 000 participants à la fête, et les bisous échangés chez LR après l’annonce du choix de leur candidate, signait la fin de l’euphorie mineure de la fête interne de LR. Tous les thèmes dont aurait dû s’emparer la nouvelle élue ont été récupérés par Zemmour, la laissant sans discours, sinon un narratif centré sur sa personne, dont tout le monde se moque.

Désormais, l’énarchie revient à son comportement de groupe : il faut faire éliminer Zemmour par les médias et la justice. Après on verra à choisir entre l’énarque Macron et l’énarque Pécresse.

Tout va se jouer dans les deux mois. Si Pécresse reste à 12-16 %, c’est fichu pour LR. Et si Zemmour repasse devant Le Pen, c’est fichu pour le RN. Ne resteront que les exactions des nervis d'extrême gauche, le matraquage des médias et les juges pour refaire l’opération Fillon d'expulsion d’un candidat en position de gagner. Mais que restera-t-il de la démocratie en France après deux opérations de ce genre ?

Ce sera à nouveau une bataille d'image d'où les éléments programmatique seront bannis. Macron l'a parfaitement compris qui a aussitôt commanditée une émission de 2 heures sur TF1 pour soigner son image, sans jamais parler d'autre chose que de lui-même. Pendant ce temps là on a le droit à la vie épatante de Valérie de la naissance à nos jours. "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Mais je le suis un peu plus que tout le monde". A pleurer !

La vraie question sur l'avenir de la France

Le meilleur thermomètre pour mesurer les évolutions économiques de long terme est la production intérieure par tête (PIB). La comparaison est un peu délicate car il y a eu un changement de monnaie et une érosion continue de la valeur de chacune des deux monnaies successives. Les spécialistes arrivent facilement à surmonter ce genre de difficulté et les résultats sont sans appel : le PIB par tête est quasiment le même fin 2020 que celui de 1980. Quarante années de stagnation !

Il ne faudrait pas croire qu’il s’agisse d’un constat récent ou établi par des commentateurs approximatifs, marginaux ou contestataires. Par exemple DG Trésor, qui dépends du ministère des Finances publie le 13 juin 2014 une note qui fait le point sur l’évolution des quarante dernières années et qui précise froidement : « la position de la France située en 1975 au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, est maintenant en-deçà de la plupart des grands pays développés ». Au plus haut sommet de l’Etat on sait parfaitement que la France est en déclassement de longue durée sans que cet état de fait ne provoque la moindre émotion. Personne n’en tire la conclusion qu’une urgence politique s’impose pour mettre fin à cet effondrement relatif. Sans surprise, la situation depuis n’a fait que se dégrader. La France s’enfonce.

L’hebdomadaire Marianne a effectué les calculs pour certaines catégories d’enseignants et est parvenu à des résultats pires encore : leur revenu a baissé ! Stagnation générale, recul par rapport aux autres nations et paupérisations absolues catégorielles forment l’histoire économique récente. Toutes les catégories professionnelles, et pas seulement les infirmières et les enseignants, constatent que la rémunération en France est moindre qu’en Allemagne, qu’en Suisse, qu’aux États-Unis, qu’en Grande Bretagne… Les Français ont voulu connaître une expérience socialiste à rebours du monde entier. Le coût de cette lubie a été démesuré. Pendant ces quarante années les économies ont continué à croître dans les pays correctement gérés. Nous sommes désormais au 29e rang mondial pour le PIB par habitant à 43 551 dollars, selon le classement du FMI. La Suisse est passée de 20 000 dollars en 1980 à 86 000 dollars aujourd’hui, soit plus de 400 % de hausse, et un résultat final exactement le double de la France ! Ne parlons pas du Luxembourg qui a atteint 109 192 dollars. Nous sommes dépassés par presque tout le monde en Europe : l’Allemagne, la Grande Bretagne, la Suède, la Finlande, les Pays bas, l’Irlande, la Belgique… L’expérience socialiste prolongée nous a conduits à un terrible déclassement qu’il est impossible désormais d’occulter, de nier, de minimiser et dont il est impossible de s’exonérer.

 L’année 1980, base de notre comparaison, était particulièrement difficile. Toute la décennie précédente avait été marquée par les conséquences du désordre monétaire international provoqué par la politique américaine et notamment sa conséquence sur les coûts pétroliers. Un second choc pétrolier avait été subi deux ans avant. La situation s’était tellement dégradée que Raymond barre avait été appelé pour faire face à un déficit du budget de 15 milliards de francs, un déficit du commerce extérieur de 10 milliards et un besoin d’endettement de 15 milliards. En se comparant à l’année 1980, on prend un point bas de l’histoire économique récente. Qu’on soit resté aussi bas est consternant.

Comme Pierre Antoine Delhommais en fait la remarque malicieuse dans le Point du 18 novembre 2021, le déficit du budget actuel de la France est de 197 milliards d’euros, celui de la balance commerciale de 90, et le besoin de financement par la dette de plus de 200 milliards. Ceux qui veulent vraiment se rendre compte de la dérive, peuvent convertir en francs les déficits actuels (il suffit de multiplier par 6,55957) et les comparer à la situation que voulait corriger Raymond Barre. Attention au vertige !

On considérait la situation critique alors que le déficit était à 1.8 % du PIB, contre 8.4 % aujourd’hui, la dette à 16 % du PIB contre 110 %, le chômage à 3.8 % contre 8 %. Et M. Macron aurait le droit de se présenter en triomphateur qui a remis la France sur pied ? Alors qu’on est au fond du trou ?

Oui les quarante années qui ont suivi la mise en place du programme commun de gouvernement qui a assuré le destin électoral de François Mitterrand, constamment aggravé ultérieurement par les gouvernements Mauroy, Rocard, Jospin, Ayrault, Valls, Philippe et Castex, ont été un véritable désastre. Les gouvernements de droite, arrivés au pouvoir en général dans la foulée d’une récession mondiale, comme Balladur, Juppé et Raffarin, n’ont eu ni la latitude ni souvent le courage de lancer une politique difficile de grand redressement, alors que le corps social était ballotté par les crises successives et rétif. Le gouvernement de cohabitation dirigé par Jacques Chirac de 1986 à 1988 est le seul à avoir tenté d’enrayer la chute. Mitterrand sera réélu. L’opportunisme électoral voudra, au sein des dirigeants de tous bords, qu’on ne se batte plus contre une opinion publique dirigée par une idéologie néfaste mais dominante et que l’on cherche à l’étranger, par la construction européenne renforcée, le moyen d’éviter les conséquences les plus délétères pour les grandes entreprises. On ajoutera la perte de souveraineté et de la fierté nationale au déclin économique et social.

Le déclassement économique est indiscutablement une composante majeure du malheur français tel que l’a examiné brillamment Marcel Gauchet d’une façon plus globale et auquel il a consacré deux ouvrages qui font l’unanimité aujourd’hui parmi les élites et s’impose comme la caractéristique nationale principale.

Triste réalité : ce malheur français a été voulu avec un certain acharnement par les Français eux-mêmes.

Les Français montrent désormais par des signes nombreux qu’ils ont compris le déclassement économique que la France a subi depuis la victoire de l’Union de la gauche en 1981. Les ouvriers ont déserté aussi bien le parti communiste que le parti socialiste. Ce dernier le lui a bien rendu en ne s’intéressant plus qu’aux fonctionnaires, aux populations immigrées et aux folies de nouvelles radicalités totalitaires, violentes, masochistes et autodestructrices. Les jacqueries des Bonnets rouges puis des Gilets jaunes ont montré qu’il ne fallait pas aller trop loin dans les contraintes à imposer à des populations paupérisées.

La France, aujourd’hui, veut que la descente aux enfers s’arrête et se cabre devant une idéologie dominante dans les médias qui reste figée dans les dogmes du socialisme de 1980. Mais, au-delà de la crispation déclarée « populiste » par les élites médiatiques, comment faire alors qu’un alarmisme écologique extrême pousse à des amputations drastiques des moyens de la croissance ? Comment éviter un malheur économique sans fin ?

Telle est la vraie question posée aux électeurs pour cette nouvelle élection présidentielle.

Architecture, énarchite et bureaucratie délirante

À l’heure où la ville de Paris détruit la seule place construite à Paris depuis 40 ans, avec la volonté de construire une vraie place, ce qui devrait mobiliser la rage de tous les architectes et du ministère de la Culture devant un vandalisme caricatural de Verts minables (les fameux Verts de terre) et de leurs auxiliaires socialistes et communistes qui détruisent la capitale, que font donc ensemble l’ordre des architectes et le ministère ?

Notons que l’ordre a été créé par Pétain pour que l’administration dispose d’un « fascio » et encadre la profession, comme il a été fait pour toutes les professions autrefois dites libérales. L’ordre des médecins et ses petits politiciens professionnels se signalent en ce moment même par des actions grotesques et hideuses contre le professeur Raoult. Le ministre de la Justice lui poursuit de sa hargne le conseiller Prats qui a écrit deux livres pour dénoncer le gaspillage et le pillage de la sécurité sociale, au nom du devoir de réserve. Il s’agit toujours de la même préoccupation pétainiste : encadrer tout le monde pour sanctionner toute attitude contraire au narratif gouvernemental.

Ne soyons donc pas surpris que le conseil national de l’ordre des architectes crie au triomphe pour avoir créé, avec la caution de Mme Bachelot, vieux cachalot de la politique spectacle pas drôle, un nouvel observatoire. Cela fait des lustres que la création d’observatoires à tire-larigot est dénoncée comme la marque d’une bureaucratisation gaspilleuse et inutile. Il y en a des centaines dont beaucoup ont cessé leurs « activités ».

Nous voici donc avec un observatoire. Pour quoi faire ?

« l'Observatoire de l'économie de l'architecture, lancé le 16 novembre aura notamment pour mission d'éclairer les zones d'ombre de la profession, en particulier concernant les architectes qui ne sont pas inscrits à l'Ordre mais qui exercent l'architecture ou des métiers "connexes". Les pouvoirs publics et la profession veulent en savoir plus sur le métier d'architecte et l'économie de la filière "pour mieux la soutenir et la valoriser". C'est le sens de la création de l'Observatoire de l'économie de l'architecture, lancé officiellement le 16 novembre à la Cité de l'architecture et du patrimoine, à Paris. Agences, administrations, entreprises de la construction, professions libérales, salariés, étudiants, inscrits à l'Ordre et non-inscrits, professions connexes… L'idée est de mieux connaître la profession dans sa diversité, des activités aux modes de travail ».

Les mots sont choisis : zones d’ombre ! Attention les gars, il y a des aliens parmi nous qu’il va falloir chasser. On sera tellement mieux quand on aura saisi la diversité des activités pour la réduire. C’est que l’ordre ne connaît que les inscrits à l’ordre, dont la seule vocation est de tenir le Tableau des « vrais » architectes présentant toutes les garanties d'éligibilité à la fonction, c’est-à-dire en clair, de savoir s’ils sont diplômés et assurés. A-t-on raisonnablement besoin d’un ordre pour savoir qu’un architecte est diplômé et dispose d’une assurance ? Il suffit que le maître d’ouvrage demande les certificats nécessaires comme dans toutes les autres professions. En vérité l’ordre ne sert qu’à donner des postes rémunérés à des architectes sans talent qui trouvent dans la politique le moyen d’obtenir un peu d’argent et pouvoirs. Pour obtenir des moyens, ils pillent la profession et ouvrent des services qui seraient assurés mille fois mieux par d’autres. Ce qu’ils ne peuvent même pas empêcher. Du coup, l’ordre est marginalisé et cela l’embête. Alors il se retourne vers l’État pour obtenir des moyens de contrôle. En avant dans l’imbécillité coûteuse d’un observatoire public qui a pour unique but, non pas de valoriser la filière, mais d’obtenir des réglementations corporatistes de la « tutelle ».

Ladite tutelle cède parce que cela justifie son rôle et que cela calme des architectes à qui on a fait tout subir pour qu’on se passe d’eux, au prétexte de faire des économies. Giscard a été le roi de la bureaucratisation, ruine, exclusion de la profession d'architectes. L’ouverture à l’Europe a achevé le travail. Du maître d'œuvre au concepteur et à l’entreprise, l’ouverture aux autres a tout balayé, reléguant les doctrines pétainistes et leurs institutions dans la virtualité.

La démagogie qui a régné après mai 1968 fait que le « partage de la commande » est devenu l’objectif démagogique des politiciens de la profession. Du coup la profession se ruine en concours pour tout et rien. L’obligation de concours renchérissant les coûts, les hauts fonctionnaires ont décidé de contourner l’affaire. Ils ont inventé pour cela le MAPA, un dispositif qui permet de contourner les règles du marché public. Pour ceux qui veulent apprécier la splendeur bureaucratique de la « procédure adaptée », qu’ils consultent les sites suivants :

http://www.marche-public.fr/Marches-publics/Definitions/Entrees/procedure-adaptee.htm

MAPA - Marchés passés selon la procédure adaptée ! Lien pour télécharger : le CMP, le CCP 2021, les 6 CCAG, le CCTG, les DC1, DC2, ATTRI1 (Ex DC3), ATTRI2, DC4,...

C’est tellement fou que cela devient drôle.

Le résultat : virer l’architecte en passant directement le marché à une entreprise qui verra bien s’il en faut un et pour quoi faire. En général elle s’en passe et utilise ses propres bureaux, sauf quand il faut une signature pour des plans et une négociation de permis compliquée. Et pour cela elle a ses architectes salariés…

L’architecte libéral français comme le « mandarin » médical ont été l’objet, dans la foulée de mai 1968, d’une destruction fiscale et administrative dont on voit les résultats et dans le secteur de la médecine, dont la bureaucratisation et l’étiolement sont désormais bien connus (sans que rien ne soit fait par les énarques qui nous gouvernent pour revenir un tant soit peu en arrière) et dans le mépris quotidien pour la création architecturale. La destruction de la place de Catalogne dans le silence général en est le plus parfait exemple. Un bon architecte aujourd’hui est un laquais grotesque qui met des feuillages sur ces façades et des jardins sur la terrasse faîtière avec une activité pseudo-agricole mais collective. Pour le reste on fait appel à des agences internationales non françaises par snobisme.

Ajoutons que le localisme débile des collectivités locales les a conduits à privilégier les nullités sauf dans les grosses affaires en général génératrices de grosses filouteries et prévarications.

Alors la vie architecturale n’a pu se développer dans ce milieu hostile qu’en prenant mille formes diverses permettant tout de même de faire quelque chose grâce surtout à l’international avec quelques belles carrières pour des architectes de qualité et nationale pour des architectes faisant en général n’importe quoi pour complaire et ne contrôlant pas une exécution souvent lamentable.

L’ordre pétainiste ne comprend pas ce foisonnement qui blesse sa volonté d’encadrement pour rien. Nous voici donc avec un observatoire. C’est toute la profession foisonnante qui va s’ingénier à sauter les grilles de cet observatoire-là !

Il faut supprimer les ordres pétainistes. Et supprimer la tutelle des hauts fonctionnaires en général parfaitement incultes en matière architecturale et en urbanisme. Quant au ministère de l’inculture crasse politisée et « wokisée », il suffit de voir qui a tenu le poste ces dernières décennies et la disparition de la place de Paris comme centre du monde artistique, pour savoir qu’on peut le transformer en sous-secrétariat aux Beaux-Arts avec bénéfice.

Sélection LR : les aspects regrettables du débat sur BFM

On savait qu’un débat sur BFM balancerait entre l’insipide et l’odieux. La direction de cette chaîne impose un soutien indéfectible à Emmanuel Macron, pour les raisons de gros sous de la maison mère, avec des faux journalistes aboyeurs comme la dénommée Malherbe, qui a fait de son agressivité sélective la forme ultime de son travail de propagande active pour le politiquement correct, sur le modèle France-Inter.

On voyait bien, qu’une fois de plus la seule préoccupation des organisateurs, était de tenter d’amalgamer LR et Zemmour ou Le Pen pour pouvoir classer tout ce petit monde dans l’extrême droite fascisante qui nous ramène aux heures sombres etc. Tout le temps passé à essayer de décoller le sparadrap Zemmour sera autant de gagné pour éviter d’aborder les vrais problèmes.

LR est tout aussi responsable de la situation. Lorsqu’on écoute les concurrents, on voit bien qu’il n’y a que des différences artificielles de « sensibilité » sur les grands problèmes de l’heure et qu’ils sont obligés de forcer le trait pour se distinguer. En revanche « valeurs » et « sensibilité » empêchent de présenter des choix clairs au pays. On croyait en écoutant Christian Jacob qu’un travail de fond excellent et radical avait été fait au sein du parti LR et que le programme LR était là et bien là. Personne n’a vu le début de ce programme commun approfondi dans les débats. Du coup rien de fondamental n’est tranché et sur tous les sujets on a vu que les candidats disant presque pareil mais différemment et que les grandes options qui fâchent étaient prudemment laissées de côté.

Il fallait évidemment que sur les sept ou huit questions fondamentales où les nœuds gordiens sont tellement serrés qu’ils empêchent toute politique sérieuse, LR fasse des conventions thématiques publiques tonitruantes avec, sur chaque sujet une politique tranchée susceptible d’être promue et défendue par tous les candidats potentiels. À raison de 15 jours par grandes questions nationales, les Français auraient pu voir de quel métal était composée l’offre LR et quel avenir ses candidats proposaient aux Français.

Au lieu de cela on voit un concours de beauté, où aucune ligne directrice politique ferme ne se dégage et où aucune des grandes causes du déclassement français n’est abordée à la hauteur nécessaire.

La stagnation de 40 ans imposée à la France par le choix du programme commun et les options internationales que nous subissons n’a fait l'objet d’aucune analyse. Il fallait acter que certains choix gouvernementaux de droite s'accommodant finalement des dérives socialistes, européistes et mondialistes étaient délétères et qu’il fallait désormais revenir à une politique sévère de correction.

Croire que les classes populaires n’ont pas compris que le socialisme conduit à la misère, que l’européisme qui prône l’ouverture aux salariés pauvres des pays de l’est et du sud et à une immigration massive les mettait en difficulté et que le mondialisme qui les expose directement à la concurrence des travailleurs pauvres chinois leur nuisait, est pour le moins un aveuglement.

En ne s’attaquant pas de front à ces trois défis, on se coupe automatiquement des masses populaires et on laisse leur vote à d’autres. Les sondages parlent d’un taux de soutien de 2 à 5 % de LR dans les classes populaires. Dans le monde des fonctionnaires et des associations, le soutien est à peu près du même ordre. Chez les jeunes à qui on n’offre aucune perspective, c’est à peine mieux. Il reste qui ?

LR ne s’en sortira qu’en donnant des preuves qu’il a compris et qu’il a le diagnostic, le pronostic et le traitement.

On n’a entraperçu chez l’un ou chez l’autre des éléments du diagnostic, du pronostic et du traitement, mais si peu et de façon si timide que personne ne sait la politique qui sera suivie avec la force du soutien des militants.

Nous avons un pays dirigé exclusivement par des hauts fonctionnaires qui ont capté la politique, mis sous tutelle tous les « sachants » ayant une compétence professionnelle, en médecine, dans l’enseignement, dans toutes les fonctions régaliennes et créé une bureaucratie effarante et disproportionnée, unique au monde, qui étouffe tout le monde. Jamais des présidents énarques entourés par une bande d’énarques ne toucheront à ce monopole mortifère. La preuve en a été administrée pendant dix ans d’abord par Hollande puis par Macron. Alors on ne propose plus de hauts fonctionnaires comme candidats. Et on explique comment on va redonner du sens aux politiques publiques et du pouvoir aux vrais professionnels disposant d’une capacité technique.

Au lieu de se laisser piéger par un discours inquiétant pour les fonctionnaires en poste, plein de menaces et d’imprécation, il n’est pas trop difficile d’affirmer que les fonctions régaliennes de l’état sont effondrées et qu’elles doivent être restaurées, redonnant du sens à ceux qui choisissent les fonctions d’état, et libérant les autres de tutelles infernales.

Que faut-il à la France dans le domaine sanitaire : réduire à 15 000 au lieu de 18 000 les fonctionnaires catégorie A, à 3 000 euros nets par mois, et fournir du travail à 5 000 infirmières de plus à 2000 euros nets par mois, ou proposer l’inverse ou même maintenir le statu quo ? L’arbitrage est entre les fonctions purement administratives et les fonctions opérationnelles. C’est vrai aussi pour la police, pour la justice, pour l’école, pour l'université, pour l’armée…

Il n’est tout de même pas bien sorcier de réconcilier l’appel urgent de Juvin à sauver l’hôpital public et les services publics en général et le besoin de dégraisser le mammouth, en réduisant la pression fiscale et réglementaire sur le pays.

Le débat sur le pouvoir d'achat a été lamentable avec un concours Lépine de mesures de transfert de charges pour faire apparaître une générosité sociale illusoire. En fait tout le monde est d’accord pour renvoyer les charges sociales sur la CSG, la TVA et l’impôt sur le revenu. Ce qui veut dire qu’on transfère sur ceux qui paient le plus d’impôts la gratuité des soins, les retraites trop longues, les transports indéfiniment allongés, l’habitat social gonflé à mort, et les mille actions financées actuellement par les cotisations patronales et salariales. Du coup la hausse de la pression fiscale devient obligatoire et massive, alors qu’on laisse entendre qu’on va la limiter. Quelle différence avec la politique socialiste de transfert sur les plus actifs et l’impôt de la satisfaction électoraliste de tous les besoins des gens qui espèrent ne pas  gagner leur pain à la sueur de leur front ? Nous sommes bien le dernier pays authentiquement marxiste-léniniste du monde, avec une droite qui se coule dans les raisonnements et pratiques de cette idéologie mortifère !

Aucun auditeur de la séance de sélection d’hier soir ne sortira de là en ayant compris que la France s’est tuée depuis 1981 avec un programme marxiste-léniniste débilitant, une captation de la démocratie par la haute fonction publique et l’envahissement de la bureaucratie.

Aucun électeur n’aura compris ce que LR propose pour en sortir. Emmanuel Macron est exactement sur la même ligne !

Cela vide l’exercice de toute valeur.

Une fois de plus on pourra regretter que LR n’ait pas mis la priorité sur le programme et laisse un simple concours de beauté montrer son insignifiance.

Pour sortir du piège, il faudra que le candidat retenu, quel qu’il soit, reprenne à son compte la question du programme national, soutenu par tous, y compris les alliés de LR, qu’il faut au pays, en acceptant que ses propres conceptions ne soient pas nécessairement prioritaires et en voulant arriver à un consensus sur une politique énergique de grand redressement dans son camp avant de la proposer au pays. Cela peut se faire en trois mois laissant tout le temps nécessaire à un rush électoral final convainquant.

Utinam…

Sonnez Buccins,résonnez Trompettes : un nouveau service public est créé en date du 1er janvier 2022

Ca manquait aux Français.

La campagne présidentielle est bien commencée et un des thèmes principaux est de contenir l'extrême création d’emplois dans le Service Public. L’échec dramatique du système médical français, incapable de sortir un vaccin, incapable de fournir des masques, des respirateurs, des produits de première nécessité médicale, a été justement imputé à l’incroyable poussée de la bureaucratie créée par l’Énarchie compassionnelle et bienveillante, avec ses 35 % de bureaucrates là où tout le monde se contente de 20 à 25 % dans les pays développés. Les Français ont tout d’un coup réalisé qu’ils nourrissaient grassement un troupeau de 18 000 fonctionnaires catégorie A au ministère de la Santé et dans les ARS, incapables du moindre reste médical et que l’on avait empêché de former des médecins français par le numerus clausus ce qui faisait qu’on allait les chercher en Algérie ou en Roumanie. Les médecins ont expliqué qu’ils étaient obligés de remplir des papiers, avant, pendant et après tout geste médical, ce qui ralentissait leur travail devenu à la fois assommant et burlesque. On a vu avec Mme Buzin et M. Véran, s’étaler le clanisme familial et politique, associé à une morgue et une incompétence parfaite jusqu’au caricaturale, qui produit les dirigeants de ce foutoir politico-administratif de pétochards à la fois fourbes, lâches, violents et cupides.

C’était tellement gênant que l’énarque Macron, entouré par une garde extrêmement réduite de copains énarques, et bien décidé à transformer la fonction présidentielle en investissement résidentiel, par une pestilentielle démagogie, a décidé de supprimer le nom de l’ENA pour une école de service public qui empêche de nommer facilement le viol de la démocratie par l’entriste cumulatif des hauts fonctionnaires, sans changer rien à cet abus.

Tout le monde constate, ahuri, le niveau totalement hystérique de l’achat de votes pratiqué par l’équipe de hauts fonctionnaires hors sol au pouvoir. Mais personne ne souligne ce qui se passe au ras du sol. Là, le rêve, c'est de créer des nouveaux services publics avec des noms bucoliques de plus en plus « com’ débile » et « novlangue ». Ah ! créer des machins nationaux capables de devenir des verrues administratives de type cancérigène, il n’y a que cela de vrai. On se souvient que Chirac étant président et Jospin premier ministre, Mme Aubry ministre, tous énarques, et M. Kouchner, illustration de la bienveillance médiatisée et clanique à toutes mains, mais en manque de retraite solide, secrétaire d’État à la santé, ce petit monde avait essayé de créer un « grand service public du transport médicalisé ». Ils étaient tombés sur une réaction sauvage des chauffeurs de taxi, dont l’activité médicalisée représentait jusqu'à 40 % du chiffre d’affaires en province, et avaient été obligés de reculer. L’Énarque recule toujours devant les jacqueries quitte à revenir à la charge plus tard.

Là nous voyons l’énarque Macron, avec son premier ministre (paraît-il) l’énarque Castex, mettre en place avec l’énarque Wargon, qui se signale beaucoup ces derniers temps en Marie-Chantal de caricature (fille de polytechnicien ministre de gauche et de droite et inversement et d’une mère énarque fonctionnant sous Hidalgo, preuve d’une docilité remarquable et d’un manque de souci de l’intérêt public assez remarquable) décider de créer quoi ? Vous ne voyez pas ? Allons ! Allons ! Que peut créer une troïka de hauts fonctionnaires énarques en folie ? Mais si, ils ont osé : oui, ils ont créé un « nouveau service public », à la française et comme on ne parle plus le français chez ces gens-là, on l’a appelé « France’renov ». Maprim’Renov mais cela faisait petit bras.

Cette nouvelle fonction publique va conduire le changement climatique en France, c’est-à-dire jouer les scouts de la distribution des fonds immenses que l’on compte mettre à la disposition des Français, fonds qu’on a pris dans leur poche, ou à la BCE, à charge de remboursement, pour qu’ils respectent les différents « passes CO2 » qu’on commence à leur imposer. « France rénov' aura pour but d'informer, conseiller et accompagner les ménages dans leurs travaux de rénovation". Ces débiles n’auraient rien pu faire sans la douce intervention d’un nouveau service publique.

Pour les amateurs de sottise administrative sotte et invasive, nous laissons goûter ce passage de cette littérature de compétition :

« Un numéro de téléphone et une plateforme web uniques seront créés, de manière à ce que l'utilisateur ait accès facilement à des informations sur les aides, un simulateur, l'adresse de l'espace conseil le plus proche, ainsi que la liste des artisans labellisés Reconnu Garant de l'Environnement (RGE). Le dispositif s'appuiera sur les réseaux Faire et les points rénovation info service de l'Anah, soit 450 guichets sur le territoire ; ceux-ci deviendront des "espaces France rénov'". "Ce réseau continuera de grandir pour couvrir tous le territoire, cofinancé par les CEE via le programme Sare et les collectivités locales", ajoute le ministère. "Cela constitue une simplification pour les ménages, puisqu'il existait auparavant deux réseaux s'adressant à des publics différents."

Si vous saviez qu’il y avait deux réseaux existants, vous êtes très au-dessus du lot. Si vous savez ce que sont les financements CEE (non ce n’est pas l’Europe) vous atteignez les sommets.

En revanche si vous ne sentez pas la fierté qui va habiter les artisans dotés du label RGE et ne comprenez pas l’immense avantage de tout cela pour les ménages vous êtes un fieffé imbécile, réactionnaire et climatosceptique.

La phrase clé : « Ce réseau continuera de grandir ». Un foyer parkinsonien de croissance administrative vient d’être créé pour les mille ans à venir. Le CO2 n’a qu’à bien se tenir.

Les architectes et autres professionnels n'avaient donc pas la capacité de jouer ce rôle ? Distribuer l’argent des autres ne présente en général pas grandes difficultés. Pas question on ne craint pas leur réaction.

Nous voici avec un nouveau service public, s’appuyant sur des législations kilométriques, mettant sous tutelle tous les acteurs qui savent faire, et qui devront comme les médecins obéir à des sous-fifres incultes et incapables au moins dans les disciplines du bâtiment, et distribuant un « pognon de dingue ». M. l’énarque Macron avait promis 120 000 fonctionnaires de moins. Certains ne s’étaient pas écroulés de rire en entendant ces fadaises pour électeurs débiles. On finira l’année 2022 avec 65 000 postes de plus (on en est déjà à 45 000). Dans cinq ans la Cour des Comptes, pour faire la nique aux conseillers d’état qui dominent actuellement, pondra un rapport sanglant sur les mécomptes et les gaspillages de France Renov’. Il ne se passera rien. Mais tout le monde aura « fonctionné », c’est-à-dire brasser du vent et l’argent des contribuables actuels ou futurs.

Et le dindon de la farce sera toujours le même : le crétin de base qui doit travailler avec compétence pour vivre. Il doit faire face à la concurrence des entrepreneurs opportunistes qui rassemblent des Africains et des Moldo-valaques sur tous les marchés artificiels subventionnés, et se faufiler entre les « passes » (un mot évocateur bien choisi) divers et les diverses conséquences d’un réchauffement climatique qui ne va pas s’atténuer le moins du monde.

Si un fonctionnaire savait faire baisser la température, on vivrait en France dans des igloos depuis longtemps. Sans subvention.

Quand l’indécence bureaucratique et énarchique s’étale sans vergogne

La crise sanitaire a eu au moins comme avantage de faire prendre conscience aux Français que la bureaucratie l’avait emporté sur la médecine dans presque tous les domaines de la santé. Nous ne savons plus faire un vaccin, mais nous avons des structures bureaucratiques aussi étoffées qu’étouffantes. Elles représentent plus d’un tiers des effectifs médicaux en France, là où la moyenne est à 25% et les meilleurs à 20. Nous avons 18 000 femmes fonctionnaires de catégorie A, la plus haute, au ministère de la santé et dans les ARS, là où on aimerait trouver 2 500 médecins et 5 000 infirmières de plus. À la tête de tout ce bazar se trouvent des hauts fonctionnaires arrogants organisés en clans qui décrètent, injurient, prennent en tenaille, compliquent, obscurcissent, gâchent, réduisent, paradent, le plus souvent en famille.

On aurait tort de croire que le domaine de la santé soit le seul touché par le phénomène de l’arrogance suprême de petits-maîtres en haut et de la bureaucratie en bas. Le bâtiment est une terre encore plus fertile. Tout y est géré par la « tutelle », avec des textes kilométriques imposant des règlements délirants, par leur taille, leurs contradictions, leurs changements perpétuels. Bien entendu la partie politique, le Ministre, pour faire simple, est désormais entre les mains d’un haut fonctionnaire, choisi si possible dans le panier des rejetons de hauts fonctionnaires. Choisir un politique qui a grimpé tous les échelons d’un parti ? Vous n’y pensez pas ! On a tout ce qu’il faut dans le clan.

Nous avons déjà évoqué le cas de Mme Wargon, fille de Lionel Stoleru, (qui a fait sa carrière en traversant tout l’horizon politique passant brillamment de la droite à la gauche sans le moindre état d’âme). Elle est aussi charmante que brillante. Il était normal qu’elle se retrouve ministre d’un gouvernement et gauche et droite, basé sur les réseaux de hauts fonctionnaires, alors qu’elle n’avait strictement aucune compétence particulière pour les affaires de construction ni aucune expérience politique.

Le problème dans ce genre de situation est la difficulté de ne pas se comporter en insupportable péronnelle. Écoutons-la ! Les propos sont rapportés par Batiactu un excellent journal spécialisé.

« Le modèle du "pavillon avec jardin" n'est "plus soutenable en France" : ce sont les propos sans équivoque de la ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon, lors de la réunion conclusive de la série de conférences qu'elle avait instaurée depuis la rentrée sous le nom "Habiter la France de demain". Une série d'échanges qui aboutissent à plusieurs annonces et au lancement de plusieurs axes de réflexion, détaillés lors d'une intervention à la Cité de l'architecture et du patrimoine, à Paris, ce 14 octobre 2021. Les critiques effectuées à l'encontre du modèle du pavillon sont multiples : dépendance à la voiture, rôle dans l'artificialisation des sols, notamment. Le Gouvernement souhaite ainsi accompagner le secteur dans une reconfiguration générale, en privilégiant la densification, la construction de la ville sur la ville, et l'édification de logements collectifs de qualité. Une "guerre culturelle" s'ouvre pour ainsi aller vers "une ville intense, qui ne transige pas avec la qualité et qui tient sa promesse en matière de services", selon l'expression de la ministre. »

Mme Wargon, du haut de sa divinité familiale sans doute, vient de condamner les Français à ne plus construire de maisons individuelles ni y vivre. Hugh ! J’ai dit ! Mais qui est-elle et que se croit-elle pour se sentir à ce point en droit de décréter ce que les Français doivent faire ou ne pas faire en matière de logement ?

Tout est à peu près faux dans ce qui est dit.

Il n’y a pas de modèle pavillonnaire en France. Cela fait désormais près d’un siècle que les urbanistes et les architectes condamnent les banlieues pavillonnaires et font face à une résistance phénoménale des Français qui aiment l’indépendance d’une maisonnette avec jardinet.

C’est dans les années 1950-1965 que le refus du pavillon au profit de grands ensembles a été le plus fort, avec la création d’un univers de barres et de tours totalement rejetés aujourd’hui. On rit aujourd’hui d’un Le Corbusier qui voulait raser le Marais pour y faire pousser quelques grandes tours hygiéniques. Parler de modèle pavillonnaire est grotesque. À Paris intra-muros tous les espaces pavillonnaires, en général les hôpitaux que l’AP-HP a fermés, ont été démolis par Mme Hidalgo pour bourrer les lieux de logements sociaux hideux. Mme Hidalgo, dans le 14e arrondissement de Paris qui connaissait beaucoup de maisons individuelles et de jardinet, les rasent et bourre à la place des logements sociaux hideux.

La décentralisation a conduit à donner la responsabilité de l’urbanisme et de l’architecture aux maires. Une erreur catastrophique. Les maires veulent des électeurs. En province, les électeurs veulent des maisons individuelles. Les maires ont laissé proliférer les maisons individuelles, donc les centres commerciaux hideux en entrée de ville, avec l’obligation d’utiliser la voiture. Ce n’est pas un « modèle pavillonnaire » mais une erreur d’organisation politique. La circulation et l’urbanisme ne sont pas décentralisables à ce point sans que cela ne tourne pas à la catastrophe. Il fut un temps où lorsqu’une ville commençait à craquer aux coutures, on créait une « ville neuve ». Dire à un maire qu’on va créer une nouvelle ville dont il ne sera pas le maire alors qu’il peut faire gonfler la sienne ? Impossible ! C’est pourtant le seul moyen d’éviter le mitage pavillonnaire. Mais là, les prudents hauts fonctionnaires n’oseront pas évoquer une question aussi éminemment politique.

Autre question taboue : le vieillissement de la population, avec une vie à la retraite en France beaucoup trop longue. Si vous restez vingt ou trente ans à la retraite, voire quarante ans pour les fonctionnaires femmes du ministère de Mme Wargon, la volonté de trouver une maisonnette sympa dans un endroit agréable devient irrésistible, surtout si des imbéciles ruinent la vie dans les grandes villes par idéologie. Aujourd’hui médecins, juges, enseignants, postiers, intriguent pour être nommés en bord de mer. Cela permet d’acheter la maison de sa retraite plus tôt et de vivre mieux tout de suite !

Naturellement, la crise sanitaire a accusé l’envie de mettre fin au « métro boulot dodo » qui est un objectif de la génération 68 depuis longtemps. Rappelons que l’affiche électorale d’un Mitterrand était un petit village et que le Lubéron est le symbole du socialisme élitiste moderne.

L’évolution du travail, qui peut se faire de façon moderne en « distanciel » accélère encore le phénomène.

On le voit dans l’extension massive des constructions en bord de mer, alors que le mouvement avait commencé dès les années cinquante sur la côte d’azur. Il a été largement contré par la protection du littoral qui date rappelons-le des années cinquante. Alors le mitage se fait plus vers l’intérieur des terres.

Autre élément à prendre en compte : les retraités et les entreprises ne veulent plus rester non seulement dans les grandes villes mais en France. L’exode vers Venise ou la Suisse, le Portugal, le Maroc, la mer Noire, etc. est en marche depuis longtemps et concerne désormais des centaines de milliers de personnes. Les Français votent aussi avec leurs pieds et leur portefeuille.

Dernier aspect très actuel : les cités immigrées islamisées et transformées en temples de la drogue, protégés par des checkpoint-Mohamed qui font fuir à grandes enjambées tout le populaire national vers des cieux plus cléments.

La France se doit effectivement de créer une ville comme Paris tous les quatre à cinq ans et cette densification, évidente à Paris, crée une pollution du CO2 colossale.

Parler répartition des activités au sein du territoire national et mode de logement pour mener un politique écologique implique d’avoir une réflexion sur le travail et son évolution, sur l’immigration, sur la dénatalité, sur l’organisation du territoire, sur la retraite… Entendre une péronnelle prétendre mener une guerre culturelle contre les Français et annoncer du haut de sa suffisance et de son impudence compassionnelle "une ville intense, qui ne transige pas avec la qualité et qui tient sa promesse en matière de services" est littéralement ahurissant.

Les Parisiens connaissent la réalité : une ville intensément enlaidie, intensément accidentogène, intensément bloquée, intensément invivable, où il est intensément devenu impossible de diriger des entreprises, d’où la population a intensément l’envie de fuir. La promesse de services ? Trois-quarts des hôpitaux ont fermé. La plupart des boutiques sont fermées ou en menace de l’être. Il reste les livreurs à vélomoteur et les livraisons Amazon. Partout des clochards, des drogués et des attaques contre les biens et les personnes. Elle est belle la « promesse de service ». Et n’essayez pas d’avoir rapidement un passeport ou une pièce administrative. Tout l’administration parisienne, de la préfecture aux services municipaux, s’est cachée derrière des procédures internet. Impossible de téléphoner ou de visiter facilement. Tout est lent et pâteux.

Et voici qu’on nous annonce une nouvelle coercition. Il ne faudra plus seulement changer de voiture, de chaudières, de murs et de fenêtres. Les propriétaires ne seront plus seulement soumis à la dictature du DPE (le diagnostic de déperdition d’énergie). Les Français devront renoncer à leur villa Sam’Suffit comme on disait dans les années cinquante. Et ne parlons pas des nains de jardins et des belles décorations de Noël !

Toutes les jolies villes de bords de mer sont d’ores et déjà en train de changer radicalement de visage. On y fait pousser des tours. « Et en bois, Mme Michu ! ». On les peuple d’immigrés récents (pas de raison que les « racisés » soient loin de la mer affirme le DAL depuis que la rue du Dragon est saturée).

Avec Mme Wargon, on voit comment fonctionne la gouvernance française. De petits maîtres ou maîtresses appartenant au sérail se voient confier rapidement d’énormes responsabilités sans jamais avoir travaillé et sans rien connaître du terrain (on leur trouvera une circonscription plus tard). Ils fuient les vrais problèmes difficiles (c’est le propre du haut fonctionnaire de fuir le risque) et lancent des oukases qui peuvent gâcher la vie des « vraies gens », dont ils et elles ne connaissent rien, en toute arrogance, impudence et hubris. Cette native de Neuilly, devenue haut fonctionnaire en 97, est à peine trois ans après au cabinet de Bernard Kouchner puis directrice de cabinet d’Etienne Hirsh, deux incapables notoires. La couleur politique ? On s’en fout ? Le parti au pouvoir ? On s’en fout. Jospin, Sarkozy ou Macron quelle importance ? C’est comme cela qu’on peut affirmer avec toute l’impudence et le mépris possible que « La maison individuelle est un non-sens ». Alors que c’est cette carrière politique qui doit tout à la naissance et rien à la volonté des Français qui est un non-sens. Cette intéressante dame a voulu travailler à la Cour des comptes. Qu’elle y retourne. Elle ne fera peut-être pas de bien mais au moins elle évitera que les Français ouvrent la boîte à gifles.

La vérité est qu’elle n’a pas postulé un poste mais à un statut privilégié et à un réseau. La bonne santé démocratique serait qu’ayant voulu être fonctionnaire elle occupe un poste de haut fonctionnaire et évite de jouer les Marie-Chantal de caricature, assurée d’une carrière à vie payée par de l’argent public, annonçant au bon peuple le comportement politiquement correct qu’on attend d’eux, du haut de ses privilèges claniques, tout en se disant, en se maquillant, qu’elle pourrait bien viser dans dix ans le poste de première présidente de la République Française. Ce serait légitime si elle démissionnait de son statut et aller se faire élire en prenant les risques de tout un chacun et en exposant ses idées devant les électeurs.   

Quelles idées ? Elle vient de répondre aux questions d'Ersin Leibowitch : "Je ne suis pas du tout opposée à la maison individuelle".  On l’aurait caricaturée. Elle partagerait « le rêve des Français » en habitant elle-même une « maison de ville groupée, mitoyenne ».  Vite, vite, sauvons notre belle image de femme modeste habitant un « pavillon mitoyen » ! Quel courage, quelle habileté ! C’est à mourir de rire. Ou de rage comme on voudra. Car dans le même temps elle installe des « passe CO2 » particulièrement contraignants. Elle devrait d’ailleurs publier le DPE de son logement Sam’suffit mitoyen et le budget co2 de ses oscillations quotidiennes entre son logement et son bureau pour justifier son passe-droit gouvernemental.      

Notons que les villas de banlieue en mode partagé, quatre appartements sur jardinet accolés les uns aux autres est la solution adoptée en masse par les Anglais qui ont créé ainsi des banlieues toutes identiques en brique rouge et interminables sans absolument aucun charme tout autour de Londres que les urbanistes français allaient admirer en groupe au début des années 50.

La première initiative à prendre en matière de logement écolo, comme dans tous les domaines gouvernementaux, c’est d’empêcher les hauts fonctionnaires de capter en famille le domaine du politique en se moquant totalement des électeurs et de leurs aspirations.

NB : Nous n’avons évidemment rien contre les personnes citées ni même l’idée que l’univers pavillonnaire soit plus que légèrement problématique.  Mais on ne peut pas faire de la politique comme cela.

Plus les chiffres sont gros, mieux ça passe !

La dette au sens du traité de Maastricht était de 2 650 Md€, soit 115,1 % du PIB, fin 2020 (contre 2 380 Md€ et 97,6 % du PIB fin 2019).

La dette publique nette au sens de l’Insee s’élevait à 2 363 Md€, soit 102,6 % du PIB fin 2020 (2 168 Md€ et 88,9 % du PIB fin 2019).

La dette brute au sens des comptes nationaux s’élevait à 3 341 Md, soit 137,0 % du PIB, à fin 2019

La dette nette au sens d’Eurostat et de l’OCDE s’élevait à 1 886 Md€, soit 77,7 % du PIB.

Les engagements « hors bilan » cumulés de l’Etat représentaient environ 4 100 Md€ en 2016.

Dettes brutes plus engagements hors bilan représenteront à fin 2021 probablement 8 000 milliards d’euros.

Rappelons que la valeur ajoutée de ce qu’on appelle généralement les entreprises est de 1 250 Md€, et que c’est sur une fraction de cette valeur ajoutée que l’on doit payer les intérêts de cette dette et rembourser le capital amortir le principal.

Le coût de la décarbonation totale de la circulation automobile est autour de 4 000 Md€, financement à trouver d’ici 2 035. Le coût d’une décarbonation totale de toutes les activités en France est probablement autour de 20 000 Md€,

Certains pensent que cela pourrait être financé par la banque centrale ce qui nous conduirait à terme autour de 35 000 Md€ de dettes, un montant égal à trente ans de valeur ajoutée des entreprises.

Ce qui est amusant c’est qu’on manipule des chiffres dont personne ne comprend le mode de fabrication et qui varient dans des proportions étranges : 1.8 ce n’est tout de même la même chose que 3.3. Personne n’en comprend non plus les enjeux : mille milliards d’euros qu’est-ce que c’est ?

Et on prend des engagements d’état qui portent sur des chiffres extravagants sans même qu’on y fasse attention car entre 1 000 et 1 000 milliards quelle différence en fait pour l’électeur ? Juste un émoi de techno. Si encore il comprend d’où sortent les chiffres.

"Super Pinel" , Hyper Bureaucratie, Népotisme énarchique

La bureaucratie française est désormais souvent constatée et critiquée. La crise sanitaire est passée par là et tout le monde a vu que les professionnels de la santé avaient été totalement subordonnés à une folie administrative effarante et unique au monde.

En vérité rien ne change et le bulldozer bureaucratique continue de tout écraser en bonne conscience et sans aucune critique dans les médias principaux. L’énarchie triomphe dans les formes les plus perverses, celle en particulier d’un népotisme qui ne trouble personne.

L’actualité nous en fournit la preuve avec la politique du logement et les annonces gouvernementales correspondantes. Le logement est depuis la guerre une passion politique et elle a été totalement phagocytée par l’énarchie qui y trouve tous les moyens de s’y déployer dans la béatitude en multipliant les réglementations phénoménales par leur détail, leur ampleur, leur mépris total de ce que pe nse les Français.

Voici donc que le Madame le Ministre en charge du logement, Mme Wargon, énarque en charge d’une discipline dont elle ignore évidemment absolument tout, veut construire 500 000 logements, ce qui est juste le nombre d’immigrés et d’enfants d’immigrés qu’il nous faut loger chaque année. Le Ministre est accueillant à la diversité, surtout islamique, puisqu’environ 80 % de ces nouveaux logés sont Maghrébins ou issus de l’Afrique musulmane.

Le moyen ? Un « super Pinel », une nième loi, où faute d’avoir voulu faire jouer les lois du marché et les règles de la propriété, on va proposer aux riches des dégrèvements fiscaux pour pouvoir créer des logements pour loger les petits-bourgeois qui libéreront de la place pour les immigrés. Avec le logement social, le Super Pinel, est la base de la construction en France. Une approche 100 % étatique, avec une association Etat et grands groupes immobiliers qui est le parfait exemple d’un « fascio » pétainiste de grande facture. Beaucoup de choses dans la construction date de Pétain, notamment l’Ordre des Architectes. Étatisme et pétainisme ont toujours fait bon ménage dans le domaine. .

Emmanuelle Wargon, « en marge » d'un débat portant sur la politique du logement, vient d'en dire plus sur le super Pinel. Pour bénéficier du dispositif à taux plein, le projet devra répondre à la fois à des exigences environnementales, mais également respecter certains standards en matière de qualité d'usage. Sur ce dernier point, le gouvernement s'appuiera sur le projet de "référentiel de qualité logement" qu'il a commandé à l'architecte urbaniste François Leclercq et au directeur général d'Epamarne, Laurent Girometti. Il sera présenté le 8 septembre prochain, à l'occasion d'un nouveau débat public organisé au ministère sur la politique du logement. Le décret organisant la future entrée en vigueur de ce dispositif baptisé, pour l'instant, "super-Pinel", sera ensuite mis en concertation auprès des acteurs de la construction. "Je souhaite que les critères de ce super-Pinel ne soient pas seulement environnementaux [par exemple, en lien avec le futur label RE2020, N.D.L.R.], mais aussi de qualité d'usage", a précisé la ministre devant les journalistes. "Nous devons réinjecter de la qualité d'usage, qui constitue l'impensé de la période qui est derrière nous, depuis un certain nombre de mandatures. Il n'est pas raisonnable de laisser l'ajustement se faire par une baisse de la hauteur sous plafond des biens, une diminution de leur superficie, l'absence de logements traversant…"

On voudrait donner une illustration de l’Énarchie Compassionnelle qu’on ne pourrait pas trouver mieux. Cette charmante jeune femme est pleine de compassion : les plafonds baissent et on ne propose plus d'appartement traversant ! Zut alors ! On moquait une reine de France qui voulait proposer des croissants au peuple affamé. Une petite reine de l’énarchie peut avoir une compassion très bourgeoise sans que cela n’affole personne. Il faut voir quelle réglementation effarante est la contrepartie d’un dégrèvement fiscal. Il faudra d’abord respecter un PassCO2, le futur label RE2020 ! Mais cela ne suffira pas. On va aller encore plus loin avec un règlement de la qualité d’usage, telle qu’une Marie Chantal va la définir avec un copain architecte. Ensuite, que de concertations. Toutes bidons. Il s’agit simplement de se mettre d’accord avec les grands groupes de construction. Le Parlement ? Quel parlement. Une fois les accords faits, la loi passera comme une lettre à la poste avec quelques concessions à quelques excitées vertes ou LREM, pour faire semblant.

L’avis des Français ? Connais pas ! Il suffit qu’une « fille-de » pense l’impensé du haut de sa filiation heureuse, pour que la France s’ajuste dans ses tréfonds. Mme Wargon  est la fille de Lionel Stoleru, qui n’avait pas été particulièrement épatant dans les gouvernements Giscard, où polytechnicien, il avait été astucieusement mis en charge du travail manuel… D’échec en échec électoral à droite, il avait fini par rejoindre les socialistes et finir chez Rocard, pour revenir chez Sarkozy après une autre série de cauchemars électoraux. Si on voulait symboliser « l’étroitesse des élites à toutes mains » qui dirigent la France depuis 1974, sans vraie conviction et sans résultat mais avec une belle stabilité financière et une belle certitude familiale, les Stoleru, avec les Parly, seraient en tête d’affiche. La remarquable Emmanuelle est non seulement la fille d’un polytechnicien mais d’une énarque, Francine Wolff, administratrice de la ville de Paris jusqu’à son décès en 2009. C’est dire qu’elle avait une vocation presque naturelle à rejoindre Emmanuel Macron au titre du contingent de femmes obligatoire. Parvenir à se rendre indispensable dans tous les bords politiques, d’Hidalgo à Macron en passant par Sarkozy, Hollande ou tout ce qu’on voudra, voilà un bel exemple de la création d’une élite indéboulonnable multicartes inscrit dans les rouages de l’Énarchie Compassionnelle dans la durée et sans parti pris, sinon celui de durer dans les hautes sphères de l’État.

Pendant ce temps-là on s'étonne que les pauvres qui se retrouvent avec une maison déclarée passoire thermique et qui tentent de se débrouiller avec 1 200 euros par mois, sur fond de stagnation économique depuis 40 ans, merci papa Stoleru, se retrouvent dans la rue pour ne pas être ruinés par des réglementations si extrêmes qu’elles deviennent intolérables !

Cet exemple terrifiant devrait amener les Français à quelques conclusions

-        Conclusion 1 : l’énarchie compassionnelle en famille, cela doit s’arrêter. Une muraille sera dressée entre la haute fonction publique et la politique. L’éviction de Macron est le premier acte de cette politique. Ensuite il faudra prendre trois mesures : interdire tout poste éligible à un haut fonctionnaire qui n’aura pas démissionné de son statut au préalable ; interdire les doubles rémunérations pour les hauts fonctionnaires ; mettre en place une législation contre les conflits d’intérêts et notamment le risque de népotisme.

-        Conclusion n° 2 : le logement est un des endroits où il faut débureaucratiser à mort.

-        Conclusion N° 3 : LR ne dira jamais rien sur la question ni personne d’ailleurs parmi les candidats connus de ce parti ni d’ailleurs d’aucun candidat. La gestion soviétique du secteur du logement fait partie des « impensés » de la politique actuelle.

-        Conclusion n° 4 : il n’y a pas de différence entre la gestion du logement français d’aujourd’hui et la gestion soviétique de l’agriculture d’hier. Il y avait toujours un grand prêtre du Politburo prêt à annoncer des tas d’idées sympas sur ce que devraient être les kolkhozes. Sans tolérer la moindre évolution structurelle. Et les Soviétiques n’ont jamais mangé à leur faim sans les importations étrangères.

-        Conclusion n° 5 : on aura reconnu le système qui fonctionne au ministère de la santé avec les remarquables résultats qu’on connaît.

Il va de soi que cet article n’a rien de personnel contre Emmanuelle Wargon qui est femme de qualité tout à fait remarquable, super diplômée, avec un bel esprit et synthèse et des qualités d’expression. Un modèle de jeune femme actuelle. Mais aussi un modèle d’apparatchik et de reproduction des élites, incapable d’une quelconque rupture avec la bureaucratie envahissante et s’y coulant avec un rare talent !

Toute l’affaire symbolise le népotisme énarchique, la continuité dans le temps des abus de la haute administration, et la bureaucratisation infernale perpétuelle de secteurs entiers de la vie économique. On n’a pas besoin de Pinel, de super Pinel ou d’hyper Pinel, voire de cosmo Pinel, mais d’une réduction de la pression fiscale globale. Mettre en place une fiscalité spoliatrice et ensuite restituer une partie de l’argent en fonction d’oukases administratifs ou de lubies personnelles de la ministre, est tout ce qu’il faut supprimer, surtout si c’est géré par des familles embusquées dans l’Etat qui se passent le relais de parents à enfants avec une indifférence totale pour la couleur politique du gouvernement du moment.

En lisant Marianne…

Il est toujours intéressant de lire les revues qui se veulent iconoclastes. Bien sûr, de tout temps, et surtout avec J.F. Kahn, la ligne principale était : « Vous vous rendez compte Mme Michu », ce qui ne nous emmenait pas très loin dans la contestation et plutôt loin dans la rengaine des râleurs et des grognons sans importance. Mais bon ! Natacha Polony se vit en grande penseur du monde moderne et ne dit pas que des sottises, entre exploitation diverses de poncifs et vraies informations longtemps mises sous le boisseau.

Revoilà Jacques Julliard qui n’en démord pas. Vive la gauche qui doit redevenir la gauche en cessant de « considérer l’électeur de gauche comme un pur animal économique ». Elle doit donc parler de l’immigration, mais en prônant les sommets et les plus grandes exigences, en évitant la juxtaposition des groupes ethniques et en intégrant. Il n’y a plus qu’à 

 « Ah si la gauche écoutait ses électeurs », ajoute-t-il. L’ennui c’est que la gauche a d’abord été absorbée par le socialisme et s’est calé sur le marxisme tout en acceptant toutes les dérives révolutionnaires. Plus de 100 millions de morts assassinés plus tard et quelques milliards de vies gâchées plus tard, avec en prime l’effondrement de l’URSS et la conversion au capitalisme d’Etat de la Chine, le socialisme est mort comme idéologie positive.

L’ennui est que les socialistes ont eu le culot d’abandonner les questions sociales et les ouvriers au profit des différentes altérités. Les électeurs censés être défendus par les partis de gauche se sont donc échappés vers l’abstention ou Mme Le Pen.

Cet abandon est largement du à des politiques soutenues par… Julliard, notamment dans le domaine européen et dans celui de l’accueil indéfectible des immigrés.

Ce n’est pas seulement le PS qu’il faut fustiger, M. Julliard, mais vous-même et JF Kahn avec vous !

Une excellente étude sur la baisse de revenu d’une partie des fonctionnaires.

Le tableau publié en page 11 devrait servir de bible à tous ceux qui veulent comprendre un peu la situation du pays. Oui, il est parfaitement vrai que de nombreux fonctionnaires ont perdu du pouvoir d’achat dans les quarante dernières années, et que c’est dans la masse centrale que les pertes ont été les plus grandes, la haute fonction publique se gobergeant, de plus en plus en famille, avec de nombreuses rémunérations annexes et des allers et retour dans le secteur nationalisé ou dans les entreprises en grande dépendance de l’État, et la partie basse ayant été assez généreusement revalorisée.

Les faits étant établis il aurait été bon de ne pas se tromper dans leur interprétation.

Premier constat : les fonctionnaires ne sont pas les seuls à avoir perdu du pouvoir d’achat. Nous n’avons cessé de répéter que le PIB par tête était exactement au même niveau en France entre décembre 1980 et décembre 2020. Quarante ans de stagnation ! On ne voit pas pourquoi la fonction publique aurait échappé à la tendance générale.

Second constat : c’est la politique démagogique mise en place par Mitterrand et son programme commun qui a ruiné la croissance française. Nous avons d’abord cessé de rattraper le niveau de vie américain, puis, grâce aux trente-cinq heures et autres transferts sociaux et étouffements bureaucratiques, nous avons commencé à décrocher tout seul comme des grands.

Troisième constat : les effectifs des différentes fonctions publiques et des emplois directement liés à l’état, comme dans les associations subventionnées ont explosé. La régionalisation a été le vecteur principal mais aussi le déplacement des fonctions régaliennes vers les associations. Quand on multiplie les effectifs à production constante, on baisse la rémunération moyenne. C’est mathématique.

Quatrième constat : le développement effarant de l’immigration et des obligations qu’elle implique a provoqué un déploiement permanent de ressources qui ont manqué pour le reste. S’il faut construite une ville comme Paris tous les cinq ans pour accueillir le monde entier, et des populations qui ne veulent pas s’assimiler et entrent en dissidence économiques et politiques, comment faire pour dégager des ressources pour l'administration de base ?

Cinquième constat : si on met nos entreprises en compétition avec le monde entier avec les charges les plus hautes du monde et les contraintes réglementaires et sociales les plus féroces, l’activité économique fiche le camp et prive le pays des moyens de revaloriser les fonctions d’appui.

Sixième constat : l’administration, quelque qu’en soit l’objet, suit les lois de Parkinson avec délectation. Si l’administration de la santé a fini par disposer de près de 18 000 femmes fonctionnaires de catégories A, la plus élevée, alors qu’il aurait peut-être mieux valu avoir 3 000 docteurs 6 000 infirmières de plus, ce n’est pas par hasard. La bureaucratie est devenue pléthorique du fait du triomphe de « l’énarchie compassionnelle et bienveillante ».

Septième constat : ce sont les GOPE européens, définis pour sauver l’Euro, qui imposent les restrictions en matière d’administration. Vive l'Euro d’accord, mais au moins qu’on en cite les effets, au lieu de les renvoyer sur d’autres.

Marianne occulte chacune de ces causes, pour ne pas gâcher le message subliminal : « le néolibéralisme né de Thatcher et Reagan » est la source de tous nos maux.

L’Administration n’a pas été victime d’un quelconque néolibéralisme français (des noms ! des noms !) mais largement des dérives de la Haute administration largement socialiste, immigrationniste, européiste, réglementariste, fiscaliste et bureaucratique

Pour finir : Que de merveilleuses trouvailles dans les dessins d'humour publiés en masse dans le journal, en particulier les deux de la page 61 que je laisse au lecteur le plaisir de découvrir.

La montée de l'intolérance

Alors que le cycle des conférences autour de mon livre Sortir du Désastre est enclenché, avec la volonté d’insister d’abord sur la nécessité de sortir des débats de personnes pour entrer dans le dur d’un programme de gouvernement puissant et de nature à changer les choses, plusieurs réactions qu’il faut bien qualifier de sectaires se font jour chez des personnes dont on n’attend pas vraiment cette attitude. Sur certains sujets, une partie de l’auditoire ne veux rien entendre et s’énerve vite lorsqu’elle considère que l’orateur fait une incursion incorrecte dans ce qu’il faut bien appeler « une exigence de foi ». Jusqu’à encore très récemment les génocides socialistes étaient l’exemple type des sujets impossibles à traiter objectivement sans conflit aigu avec un auditoire de gauche qui ne pouvait admettre que son idéologie soit frappée d’infâmie. C’était très cadré presqu’automatique et ne portait pas sur des aspects de la vie quotidienne et aujourd’hui tout le monde admet ou presque qu’au nom de cette doctrine cent à cent cinquante millions de personnes ont perdu la vie. La question est presque réglée. La nouvelle intolérance porte essentiellement sur deux sujets : le féminisme façon WOKE et l’écologie politique et touche beaucoup de personnes qui ne sont ni marquées a priori par une idéologie ni par une sociologie particulière. Cela traverse toutes les classes sociales, surtout sur des critères d’âge ou de genre.

Beaucoup de femmes, jeunes et moins jeunes, ne tolèrent plus aucune discussion sur les sujets féministes, par réaction à ce qu’elles jugent avoir été une maltraitance durable et structurelle des hommes qui doit disparaître.  Il n’y a plus ni débat ni limite. Toute réserve est vue comme une infamie méritant exclusion.

Un exemple :  Impossible de dire que la parité, dans un monde politique français dominé par l’Enarchie, a provoqué une poussée de nominations féminines dans des proximités problématiques, confinant au népotisme caractérisé, avec des carrières en couple particulièrement bien rémunérées, le poste de l’un servant à assurer le poste de l’autre. Il suffit de voir le nombre de « filles de » ou d’ex-maîtresses dans les instances politiques et administratives actuelles pour relever que la question est très actuelle. Alerter sur les risques d’une situation nouvelle, et l’obligation de prévoir des garde-fous contre les conflits d’intérêts, n’est pas remettre en cause les carrières féminines. Les règles de conflits d'intérêts valent pour les deux sexes. Mais rien à faire : il ne faut pas en parler ! L’obligation féministe ne souffre pas de commentaire et l’emporte sur la nécessité démocratique.  On a vu que Mme Hidalgo flattait cette attitude en se félicitant d’avoir violé la loi sur la parité de genre dans les postes de chef de service de la ville de Paris, sans pratiquement de réaction.

L’écologie est une autre terre de désespoir démocratique. Ne pas hurler avec les loups sur l’urgence de la transition vers une économie sans CO2 vous fait traiter de menteur, d'inconscient, de « connard » et autres gracieusetés. Aucun chiffre, même le plus facile à vérifier, ne sera accepté comme élément de discussion. Même si, dans vos analyses, vous ne relativisez jamais la réalité des difficultés liées au réchauffement que l’actualité rappelle inlassablement, et cherchez simplement à bien cadrer la politique écologique à mener, en équilibrant coût et effet sur la température, vous passez rapidement pour un malhonnête homme en plein révisionnisme voire pire. Ne s’agit-il pas de sauver la terre ? Vous êtes donc dans l’écocide !  Salaud, va !

L’industrie automobile annonce qu’il faudra 14.000 milliards d’euros pour convertir les usines européennes à la fabrication de voitures électriques, avec près de 3.500 milliards d’euros environ pour la seule industrie française. Personne ne réalise ce que veulent dire ces chiffres démesurés. Vous prenez le parc de voitures françaises, 55 millions d’automobiles, et vous calculez le coût du remplacement sachant qu’une voiture électrique coûte environ 30.000 euros en moyenne. Certains disent 20.000 d’autre 40.000. Là n’est pas l’important. Le budget à prévoir est colossal : entre 1.500 et 2.000 milliards d’euros. Nous en sommes alors à 5.000 milliards d’euros minimum. Mais maintenant voilà qu’il faut fournir avec des éoliennes l’énergie obtenue jusqu’ici par 50 milliards de litres d’essence consommés chaque année.  Sachant qu’un litre d’essence fournit l’équivalent de 10 kw/h et que l’éolien perd la moitié de l’électricité produite entre l’éolienne et le moteur, Il faut libérer l’équivalent de 5O x2 x10 milliards de kw/h éolien par an, soit 1000 milliards de KW/h. Sachant qu’une éolienne de 1 KW fournit en moyenne chaque année 2000 Kw/h, on obtient facilement la puissance en KW d’éoliennes à installer : 1 000 000 000 / 2000 = 500.000 KW. Sachant que la majorité des éoliennes installées proposent entre 1 et 3 KW, disons en moyenne 2 KW, il faudrait 250.000 éoliennes en France (contre 9 000 actuellement). Rappelons que le coût d’une éolienne est entre 1,4 et 1,6 million d'euros le MW. Il faut ajouter le coût du raccordement au réseau, les moyens de stockage de l'électricité produite, son transport sur le lieu de consommation et les points de rechargement. Un poste de recharge rapide coûte actuellement près de 40.000 euros. Il en faudrait des millions pour que les 55 millions de véhicules puissent avoir toujours l’énergie nécessaire partout où nécessaire. 

Vous voyez se dessiner des budgets colossaux, de l’ordre de cinq à six mille milliards d’euros pour la France, soit cinq ans de valeur ajoutée des entreprises françaises, à dépenser en 13 ans (d’ici à 2035 !).

Si vous généralisez à l’Europe, vous aboutissez à des chiffres supérieurs à 24 000 milliards d’euros, en plus de la conversion du parc industriel, et 2.500.000 éoliennes !  En imposant des limitations drastiques de circulation et en espérant des gains de productivité important, on aboutit à un minimum de 12.000 milliards d’euros, en plus des 14 milliards de la conversion des usines automobiles !   

Ces chiffres marquent une impossibilité. Si quelqu’un croit que les Français vont sacrifier la moitié de leur consommation ou de leur revenu pour convertir l’automobile à l’énergie éolienne, il va vers quelques déboires. 

Comme les transports représentent 6% de la pollution du CO2, espérons que le coût de la disparition totale de l’énergie thermique d’ici à 2050, soit trente ans, ne soit pas l’équivalent de 16 fois celui des voitures thermiques ! Car sinon bonjour le délire.

Bien sûr ces estimations faites sur un coin de table peuvent être contestées.  Ce que les citoyens doivent exiger de leur gouvernement, et de la Commission européenne, c’est le budget correspondant à l’objectif annoncé d’abord de la suppression des véhicules thermiques d’ici à 2035 et ensuite de la décarbonation totale de l’économie en 2050.  Jusqu’ici aucun chiffre sérieux n’a été produit. Annoncer des politiques sans les chiffrer est une imposture. Si les ordres de grandeurs que nous citons venaient à être confirmés, soyons clairs, cette politique est une folie et elle ne sera jamais menée à bout. Une seconde exigence est d’annoncer les résultats de cette politique en terme réduction de l’élévation de la température globale de la planète. Christian Gérondeau l’a fait dans son livre La religion écologiste, p 128. La décarbonation totale de l’économie française d’ici 2050 permettrait une réduction de température moyenne de 0.0014° et celle de toute l'Europe un gain de 0.004°. Les chiffres d’ici à 2100 seront sans doute meilleurs mais tout aussi dérisoires.

Pour un observateur dépassionné, les coûts extravagants et les résultats dérisoires de la politique de zéro CO2 d’ici 2050 condamne cette politique. Que ceux qui la proposent fournissent leurs propres estimations et la méthode choisie pour y aboutir ! C’est le minimum.

On le voit bien avec le COVID. Quand la politique suivie est abracadabrantesque,  cela finit par des dettes pharamineuses, des dépenses ahurissantes et des atteintes continuelles aux libertés, pour des résultats contraires aux annonces. A quand un « passeCO2 » et une application « stopCO2 » pour portable qui consignera toutes vos dépenses en CO2 ?

Liberté et prospérité sont en danger. Les religions surtout si elles sont politiciennes, mettent toujours la prospérité et les libertés en danger.

En attendant, les dévots de la religion écolo ne sont pas prêts à entendre.  La réponse, murmurée, est toujours : les chiffres sont faux ; ce n’est pas vrai ; quel inconscient ; un « salaud au sens sartrien du terme » ; il n’a pas vu les feux ? Révisionniste et négationniste mais surtout aveugle !

Alors que l'élection présidentielle se rapproche la tentation de capitaliser sur le féminisme et l’écologie s’amplifie. Mélenchon, Hidalgo et les Verts ont démarré l'exercice. Mme Pécresse met en avant sa « sensibilité » féminine et écolo.

Pour Krugman, l’éditorialiste du New York Times, il n’y a pas à sortir de là : la droite est pour le CO2 et que la terre soit cuite, tout en cultivant un machisme débilitant et antiféministe. Tous Trumpiste à droite !

Pour la droite de redressement national, c’est un défi. Un programme de sortie de désastre ne peut ignorer les grands thèmes de la démocratie et de la prospérité et doit donc être très précis en matière de culture WOKE et d’écologie utile. Tout en sachant qu’il existe un noyau fanatique à peu près totalement inconscient des vrais enjeux et qui ne compte pas aller au-delà des approximations vaseuses et des images pieuses. E. Macron s’est déjà calé dans la démagogie pour séduire cette tranche de l’électorat en jouant à la fois sur le féminisme en mettant constamment en exergue les féminicides et en manipulant les exaltées du gouvernement comme Mmes Schiappa et Moreno, tout en prétendant « à la fois » à une écologie « gouvernementale » calée sur l’Europe et avoir cédé à beaucoup de réclamations écologistes (Fessenheim, ND des landes, Convention citoyenne, …). L’extrême droite a, elle, choisi la lutte contre les éoliennes. C’est simple et cela évite de proposer une autre politique.

Les Républicains n’ont rien à gagner à faire du macronisme et du gauchisme au petit pied ni dans le féminisme ni dans l’écologie. Leur seul espoir est de se mettre au-dessus de cette mêlée de nains.nes en refusant les politiques antidémocratiques basées sur les exaltations de genre, de race et de religion et en forçant le pouvoir qui a défini des échéances à sortir de l’ambiguïté en précisant les coûts et les résultats attendus de la politique écolo suivie.

Un candidat solitaire, parti pour un concours de beauté, n’y arrivera pas. La parole doit être élaborée par un collège important de personnalités fortes et portée collectivement, donc par plusieurs porte-parole. 

Bien sûr, il faut tenir compte des sensibilités et des mentalités mais ce que les Français veulent, c’est comprendre quel sera l’effort à faire pour sortir du trou où la France s’est fourrée. Pour cela il faut travailler, travailler, travailler. Et venir avec une stratégie forte et incontestable. Il faut lutter contre l’intolérance et regarder la réalité à la lumière de la raison, assumer la pratique du pragmatisme, défendre la réflexion commune, stimuler le débat intelligent et informé.

Devoir l’affirmer aurait paru étrange il y a encore peu de temps. Il y a bien un affaissement démocratique et intellectuel regrettable en cours.

Devoir le faire en est doublement indispensable.

Didier Dufau  

Un anniversaire bâclé : la destruction des Accords de Bretton Woods.

Dans un mois exactement, le 15 août, le monde fêtera l’anniversaire de la décision économique la plus néfaste de la seconde partie du XIXe siècle : l’abandon de facto des accords de Bretton Woods qui avaient été conclus 27 ans auparavant. À part Jacques Rueff, personne n’avait perçu la gravité d’une manœuvre qui allait signifier rien de moins que la fin des Trente Glorieuses et pour la France un basculement qui finira par le grand déclassement que la crise sanitaire en cours a rendu évident au plus grand nombre.

Pour ceux que cela intéresse, nous avons traité de cette tragédie dans deux livres, d’abord l’Étrange Désastre* qui retrace la déchéance économique provoquée par l’abandon des disciplines de Bretton Woods, puis dans La Monnaie du Diable* qui fait l’histoire géopolitique de la monnaie de 1919 à 2019. Il nous était apparu lors de conférences que personne ne comprenait la question monétaire et ne se souvenait plus de Bretton Woods. Il faut dire que le seul livre paru en Français sur cette question, écrit par un des participants français, datait des années cinquante. Il ne restait plus dans l’esprit général que quelques simplismes. Au mieux.

Rappelons ici quelques éléments marquants.

Au moment où l’issue d’une guerre mondiale terrifiante paraissait désormais inéluctable, l’effondrement des forces de l’Axe étant manifeste partout, une négociation s’est conclue qui avait commencé… en juin 1940 entre Britanniques et Américains. Tout le monde a oublié qu'après l’effondrement militaire de mai quarante, l’Allemagne a proposé ses conditions de paix et d’organisation monétaire de l’Europe, Hitler cherchant à terminer la guerre à l’ouest par un accord honorable avec le Royaume-Uni. Le plan Funk, avec ses variantes dues à Goering et quelques autres pouvoirs dissidents (le régime nazi était loin d’être monolithique et les factions en guerre intestine presque tout le temps), mettait en place deux organisations parallèles : l’Europe, selon des schémas qui ressemblent beaucoup à ce qui sera mis en place plus tard, et un système monétaire européen basé sur une monnaie pivot, évidemment le Reichsmark et un système de compensation très proche du système actuel.

J.-M. Keynes, sollicité de trouver des arguments pour contrer la propagande autour du plan Funk, surprendra ses commanditaires en expliquant que les principes du plan allemand (la compensation) étaient formidables, même si les modalités étaient malhonnêtes (les nazis ayant la volonté de ne jamais solder ses positions déficitaires) et qu’il fallait qu’il soit pris en compte par les bientôt alliés ! Churchill impose, de peu, la poursuite d’une guerre totale « jusqu’à la victoire », même en cas d’envahissement du territoire anglais, mais doit rapidement obtenir des fonds car il n’a pas les ressources pour poursuivre la guerre seule. Pendant quatre ans, les questions financières cruciales immédiates mais aussi l’organisation future du système monétaire feront l’objet de débats et de discussions plus ou moins houleuses. Les pays alliés et la France combattante y seront associés. Après le débarquement réussi en Normandie à l'ouest, l’effondrement allemand face à l’opération Bagration à l’est, les reculs définitifs du Japon en Extrême-Orient, Roosevelt, qui lance sa dernière campagne électorale, sent le besoin d’un grand succès diplomatique et organise la conférence dit de Bretton Woods, un grand hôtel dans la fraîcheur des montagnes proches de New York. L’endroit a été choisi pour permettre à J. M. Keynes de participer (il souffre de problèmes péri cardiaques aujourd’hui bénins grâce aux antibiotiques mais insolubles à l’époque).

La conférence cherche à résoudre deux difficultés : ne pas recommencer les erreurs commises à la fin de la guerre de 14-18 qui conduiront d’un côté aux troubles allemands (la grande inflation, l’arrivée des nazis) et Japonais (l’étranglement pétrolier) et aux deux guerres de revanche, et de l’autre à la crise de 1929 et ses suites. Première idée, développée par Keynes dans les années vingt, est qu’il ne fallait pas ruiner et maltraiter les pays vaincus, en dépit des immenses pertes qu’ils avaient infligés aux pays vaincus, mais au contraire leur permettre de revenir le plus vite possible dans l’effort productif global. C’était une idée neuve et qui aura les conséquences les plus heureuses pour les deux pays vaincus qui deviendront des mastodontes économiques en contrepartie d’être longtemps des nains diplomatiques.

La seconde idée, toujours fournie par Keynes était la nécessité d’une organisation multilatérale permettant de gérer la coordination des politiques monétaires afin qu’une crise dans un pays ne soit pas amplifiée au point de déboucher sur une crise globale. Des changes fixes mais ajustables raisonnablement, par négociation, l’aide aux pays en difficulté de balance de paiement par des prêts mutualisés, la création de liquidité internationale en cas de crise grave, un organisme de contrôle et d’animation, le Fonds monétaire International, tel était l’idée de manœuvre.

La troisième idée était celle du financement de la reconstruction et des aides financières, avec la création de la banque Mondiale et l’élaboration d’une stratégie d’aides mutualisées pour accélérer le développement.

Tout cela était extrêmement nouveau et a passionné tous les participants qui ont joué le jeu de bonne foi.

La conférence a dérivé assez loin des idées de Keynes lorsqu’il s’est agi de fixer la référence de la base monétaire commune. Le retour à l’étalon or pur était impossible pour une raison élémentaire : tout l’or était aux États-Unis qui n'entendaient pas le voir quitter Fort Knox et qui produisaient à peu près la moitié de la richesse mondiale. On a donc établi un étalon de change-or, où le dollar était l’étalon et l’or l’ancre de l’étalon. Cela voulait dire que les États-Unis assumaient une responsabilité particulière : garantir par sa politique économique globale (interne et externe) le respect de la parité dollar-or. C’était une gageure, car le système donnait aux États-Unis le pouvoir de régler tous ses déficits éventuels de façon indolore dans sa monnaie, et la fourniture de dollars au monde supposait de créer un déficit structurel de la balance des paiements.

Les États-Unis développaient également une autre politique purement personnelle : la disparition des colonies et leur régime protégé, pour obtenir de nouveaux débouchés. Il faudra la décision de Churchill de refuser d'aller à Bretton Woods dans un tel cadre pour que le président des États-Unis renonce à imposer immédiatement la disparition de la préférence impériale britannique.

Les Accords étaient imparfaits. L’aide à la reconstruction s’avérera totalement insuffisante, les monnaies françaises et anglaises s’effondrant radicalement. Du coup, il faudra inventer en urgence le plan Marshall et la Bird se concentrera sur les ex-colonies des pays européens sommés de décoloniser, l’assistance au développement passant des pays colonisateurs aux institutions mondiales. Ce qu’ils feront tous dans les 20 ans suivants la conférence. Surtout, après dix années de redémarrage brillant, le besoin de dollars était moins net, le Japon et l’Allemagne ayant tendance à accumuler les dollars émis généreusement puis de façon irresponsable par les États-Unis. Irresponsable du point de vue de la structure des accords de Bretton Woods qui imposaient de respecter la valeur or du dollar.

Les plans grandioses de réformes intérieures américaines et d’actions extérieures (espace, guerres du Vietnam, « containment » de l’URSS) ont induit une telle cavalerie monétaire que rapidement l’avenir de l'étalon de change-or s’est révélé précaire. On se souvient de la conférence du général de Gaulle, restée célèbre, exigeant le retour à l’étalon or. En fait J. Rueff ne voulait pas le retour aux mécanismes de ce système qui implique que des récessions permettent le retour aux équilibres perdus. Le slogan de Bretton Woods : « non aux récessionnistes » était un mantra généralement partagé, même chez les tenants de l’orthodoxie monétaire passée. Ce qui était demandé, c’est que la référence du système ne soit plus le dollar mais l’or, les États-Unis étant remis sur un pied d’égalité avec les autres nations. Tous les autres principes de Bretton Woods notamment l’existence de règles et l’obligation de les respecter, et, surtout, les mécanismes de compensation et d’aides mutualisées pour éviter les récessions à répétition.

Les Américains ont alors élaboré une réponse nationaliste absurde qui ne pouvait aboutir qu’à des mécomptes : « mes déficits sont de VOTRE responsabilité ». « Moi je fais ce que je veux et c’est à vous de faire les efforts nécessaires pour réduire mes déficits », ce qui est strictement impossible, si la première puissance du monde, détentrice de la monnaie de transaction du monde, lâche les dépenses sans limite. La première page de Time magazine, donnée ci-dessous, traduit assez bien les éléments de langage américain : « vous êtres des vicieux qui cherchaient à me ruiner et à me dépecer comme des rats à casque nazi ». Les Européens tenteront de manipuler le marché de l’or pour que la dévaluation du dollar n’apparaisse pas trop. Mais toutes les béquilles finiront par casser et ce sont les Allemands, las d’importer de l’inflation américaine, qui mettront fin à la mascarade en proposant les changes flottants et en refusant d’appliquer les règles de compensation prévues dans les Accords. La réponse le Nixon sera le refus d’appliquer les engagements que les États Unis avaient pris de repayer en or les dollars accumulés par les autres pays. Tous les créanciers ont été floués. Ils croyaient détenir une créance or, ils se sont retrouvés avec du papier.

Lorsque le Wall Street Journal évoque, dans son numéro du 5 juillet, la fête des « 50 ans de la révolution du système monétaire », il précise qu’elle a été rendue nécessaire « par la concurrence féroce des produits manufacturés du Japon et de l’Allemagne ». Féroce veut dire déloyal naturellement. On ne doute pas que la « révolution » a été bénéfique même si on admet que la flottaison rend les choses un peu instables, complexes et imprévisibles tout en provoquant l’apparition d’une économie baudruche basée sur des gains de casino et les crises bancaires fréquentes, alors qu’elles avaient disparu. C’est que les changes flottants ont permis « de s’adapter rapidement » par exemple aux variations des prix du pétrole ! Prix qui ont explosé après l’introduction des changes flottants et la chute vertigineuse du dollar ! De qui se moque-t-on ? Ils auraient permis de créer de « l’interdépendance » alors qu’on a brisé l’interdépendance structurelle du système de changes précédent, et éviter des guerres (lesquelles ?). Donc Nixon a pris des décisions judicieuses… mais qui montreraient tout de même leurs limites cinquante ans après, parce que tout le monde en a marre du terrorisme monétaire, financier et légal américain. La solution judicieuse serait désormais périmée.

Ce qu’il fallait faire entre 1973 et 1976, c’est une réforme des accords de Bretton Woods qui sauve l’essentiel : les règles de non-déficits et de non-excédents majeurs, la coopération interétatique pour éviter les récessions, la surveillance. Une occasion majeure formidable de créer un système sain et durable a été perdue à cause de l’attitude américaine. L’inconvertibilité temporaire s’est muée en Accords de la Jamaïque, à Kingston, au bord d’une piscine, où le fat Giscard s’est rengorgé en faisant des effets de maillots de bain, un non-système basé sur le chacun pour soi et les changes flottants sous pression américaine, dont les conséquences vont être tout simplement dramatiques.

Dès 1973, le monde connaît une première récession mondiale, « la pire depuis 1929 », et une chute du dollar qui conduit les pays producteurs de pétrole aux actions de cartel que l’on connaît. Mais la crise de 1973 n’a pas été une crise pétrolière. Celle-ci a été une conséquence aggravante. Les énormes déficits et excédents entraînent la création d’une économie financière déconnectée de l’économie générale. La spéculation s’impose partout. Les prêts aventurés massifs finissent toujours par s’effondrer. Les crises financières ne vont plus cesser, avec un épisode sanglant en 1992-1993 une nouvelle fois « la pire depuis 1929 », jusqu’à la grande crise de 2008, qui flanque par terre l’économie occidentale et dont les conséquences se font encore sentir.

Les États-Unis mettre en œuvre quatre politiques :

-        Le TFTEA : C’est une loi Obama qui sera appliquée sans faiblesse par Trump et qui est toujours de bras armé de Biden. Son principe : mes déficits sont nécessairement la faute des pays en excédents et pas de la mienne. Ce sont des ennemis déloyaux qui s’en prennent à la substantifique moelle des États-Unis et qui doivent être châtiés. On en revient à la caricature de Time magazine sur les cloportes qui se nourrissent abusivement sur le dos des Américains.

-        L’encadrement dingue des activités de banques, la suppression d’une partie des paradis fiscaux, les sanctions démesurées imposées par l’extériorisation des lois américaines. L’activité des banques de dépôts et la liberté des déposants se retrouvent totalement ligotées. Mais pas celle des fonds de pension et autres « funds » américains !

-        La remise en cause des principes multilatéraux sur lesquels le monde fonctionnait depuis 1945.

-        L’obligation pour les banques centrales de créer des milliers de milliards de dollars pour compenser les pertes accumulées par le système des changes flottant, avec des taux d’intérêt qui finiront par être négatifs.

C’est dans ce contexte totalement artificiel, injuste, déséquilibré jusqu’à l’absurde et précarisé, que va se produire la crise sanitaire, avec une perte de production surcompensée par la création monétaire des banques centrales, le gonflement dément de l’encours de dettes globales et des conflits latents entre tous les pays et tous les blocs.

Pour aggraver le tout, les Fédéralistes européens, au lieu de créer un pôle de stabilité monétaire basé sur une unité de compte commune et un système de type Bretton Woods, imposent la monnaie unique qui ne permet aucun ajustement sauf à pratiquer des récessions plus ou moins contrôlées, et en dépouillant les nations de toute souveraineté.

Le monde vit donc avec deux systèmes monétaires dysfonctionnels qui imposent des récessions périodiques, tout ce que voulaient éviter les membres de la conférence de Bretton Woods. Les « récessionnistes » sont à la manœuvre, assistés par des explosions de création monétaire des banques centrales. Et le monde n’est plus qu’un champ de combats douteux sur fond de ruine générale du monde occidental.

Ne parlons pas de la France devenue un territoire pour dirigeants lamentables et antinationaux, qui se font filmer avec l’air triomphant parce que Mme Van der Leyen a dit oui à un de leur plan et font semblant de diriger un pays éventré et en pleine déliquescence.

Après la crise financière et la crise sanitaire se présente le délire d’une politique écologique aussi ruineuse que sans effet sur le climat, qui peut achever de mettre le pays à genoux et a le potentiel de créer dans un horizon assez proche une situation à la libanaise.

Face à ces perspectives sinistres, les seules personnes habilitées à parler économie sont Picketty, l’obsédé fiscal maladif, Blanchard, le soumis qui n’a jamais été capable au FMI de faire valoir les méfaits des changes flottants, et Tirole, un prix « Nobel » d’économie qui pense que l’impôt aggravé sur les successions est la solution pour un pays déjà leader mondial des impositions.

Rencontré fortuitement lors de l’enterrement de Gabriel Milesi, Jean Hervé Lorenzi était très content : tout allait bien ! Ce qui sera la tonalité des journées d’Aix en Provence. La BCE crache au bassinet ; l’argent coule à flots pour la haute finance ; l’État peut se goberger dans des dépenses extravagantes ; M. Macron peut faire face à toute contestation en arrosant les clientèles à gros bouillon. La reprise va être majestueuse ! Tout va bien Madame la Marquise. Les propositions faites au terme de ce Davos du pauvre sont d’une indigence rare. Aucune discussion sur les structures dysfonctionnelles de la monnaie et du commerce international. Il faut former la petite enfance, généraliser la garantie jeune (permettant de boucler la gratuité de la vie de la naissance à la mort), alléger les contraintes européennes, coopérer pour la cybersécurité, baisser les impôts sur la production, garantir les placements privés dans l’industrie, augmenter les annuités de cotisation à la retraite mais en étant généreux avec des catégories sensibles, et augmenter les bas salaires. C’est gentil, totalement insignifiant, ruineux pour l’État (pas grave, il y a la BCE, on peut y aller). Et surtout aller franchement vers la neutralité carbone en 2050, sans avoir chiffré le moins du monde ni les coûts de la décarbonation (ce qui devrait être son rôle prioritaire), ni l’efficacité sur la moyenne des températures mondiales. Du politiquement correct total et du politiquement économique insignifiant comme d’habitude. L’important c’est qu’il ait du monde à Aix et que tout le monde reste béat d’optimisme.

Vive la crise en chantant. Avec la destruction de Bretton Woods c’est aussi à la destruction des grands économistes à la française (Jacques Rueff, Maurice Allais, Alfred Sauvy) qu’on a procédé. Tout le monde s’amuse dans les médias à souligner l’extraordinaire baisse du niveau intellectuel des dirigeants français. Pour les économistes officiels français, ce n’est plus une baisse mais un anéantissement.

À moment où la campagne présidentielle s’ouvre, on peut craindre qu’elle soit totalement détournée de sa fonction naturelle : permettre aux électeurs de bien apprécier la situation et d'arbitrer entre les solutions.

C’est dommage. L’anniversaire de la destruction des accords de Bretton Woods offrait pourtant une excellente occasion de faire comprendre au pays pourquoi le PIB par tête se traîne en France fin 2020 au même niveau qu’en 1980 et de lui présenter les axes d’une politique de grand redressement. .

Didier Dufau

 

*Ces deux livres sont disponibles à la librairie en ligne du Cercle « e-toile « à l’adresse https://editions-e-toile.fr/



Emmanuel Macron, la communication, la science et les Français

On connaît à peu près tout désormais de la personnalité d’Emmanuel Macron et du caractère problématique de son état psychique qui présente malheureusement un tableau redouté des psychiatres, car il n’y a aucun traitement. Ils savent que la seule option est de s'écarter du chemin de ce genre de personnages et de les empêcher coûte que coûte de prendre du pouvoir sur la vie des autres. Autant dire que les Français n’auraient pas dû élire M. Macron et ne doivent en aucun cas le réélire.

On a vu pendant cinq ans l’incapacité du personnage à attaquer vraiment les problèmes de fond et, au contraire, sa surcapacité de se comporter en pompier pyromane. Pour lui, la politique c’est exclusivement d’éviter d’être coincé politiquement et de pouvoir répondre à toutes les strates de la société qu’on a fait quelque chose pour elle, et plus que tout autre. Le but est de durer, de se faire réélire en évitant tous les obstacles et en employant toutes les ficelles politiciennes, tout en visant plus haut, pour se rassurer définitivement sur son caractère exceptionnel. On sait maintenant que l’objectif final est de devenir le premier président élu par l’ensemble de l’Europe, quel qu’en soit le prix à payer par la France.

Mais à chaque fois les démons de sa psychologie le conduisent à des choix contre-productifs et à des initiatives oiseuses qui finissent par créer de redoutables réactions et des incendies qu’il faut éteindre.

Constater qu’aucun problème n’est réellement résolu et subir ces inflammations à répétition, telle est la calamité politique imposée au pays. Tout cela a un coût en morts, en dettes, en chômage, en pertes, en folies diverses. Dans son dernier discours, totalement politicien au sens le plus bas du terme, il a employé l’expression : « il faut en finir durablement ! ». Les mots n’ont pas de sens. L’impression seule compte. L’abus du mot « il faut » aura marqué tout le quinquennat. Qui est le « il » ? En général c’est de vous qu’il s’agit ! Vous qui avez le devoir de vous « réinventer » et de commencer une « transition » vers on ne sait quoi. Pas le locuteur qui, lui, est confortablement installé dans l’admonestation. Et chaque discours contredit l’autre ; et chaque action contredit la précédente. Et chaque discours bave dans le flou en permettant toutes les pirouettes. Jamais un regret ; jamais un mea culpa ; jamais un mot de considération sincère. Pas d’affect, pas de scrupules, pas de limites !

On savait dès la parution du livre programme Révolution, si on peut appeler programme cette synthèse bricolée de la démagogie attrape tout, qu’Emmanuel Macron papillonnerait autour de tout en cédant à tout et en ne cherchant que son intérêt personnel. Il ne sent prisonnier d’aucune conviction parce qu’il n’en a aucune. C’est comme cela qu’on se retrouve avec la possibilité d’avorter à neuf mois de grossesse pour convenance personnelle, alors que des milliers de couples sont candidats pour adopter tout enfant à naître que la maman ne se sent pas la force de garder. C’est comme cela qu’il a accumulés pendant deux ans les réunions obsessionnelles pour savoir comment se prémunir contre le bide probable des élections municipales et régionales, qu’il a attrapé le Covid lors de l’une d’entre elle, organisée après le couvre-feu qu’il venait d’instituer pour les autres. Détruire la démocratie, affaiblir la France, ruiner l’Etat, paralyser la production pendant des mois du fait de la révolte du terrain, pour un Emmanuel Macron qui gouverne seul entouré d’un quarteron de hauts fonctionnaires ambitieux et sans plus de scrupules que lui, ce n’est pas un problème. Seule la sauvegarde du narratif et des chances de réélection compte.

Cette geste politique sinistre va devenir particulièrement obscène quand elle s’appliquera aux deux grands malheurs qui impliquent la science : le réchauffement climatique et le Sars-Cov-2. Dans les deux cas les conséquences sont particulièrement fâcheuses et problématiques, pas tant du fait des réalités constatées mais des politiques mises en œuvre, en instrumentalisant « la science » de façon telle que le crédit des scientifiques s’en est trouvé fort compromis, et les libertés publiques atrophiées dans des proportions jusque-là inimaginables.

La médecine a toujours été terre de discussions et de controverses. Son organisation publique a été variable et souvent difficile. Depuis les antibiotiques et la cortisone, elle a enfin connu une efficacité remarquable et aidée par les techniques d’observation et d’analyses, elle a permis, pendant la phase d’accroissement massif des ressources qu’ont été les Trente Glorieuses, des progrès fulgurants et mieux appliqués. Depuis 1980, la stagnation économique, la bureaucratisation et la mainmise de clans mitterrandistes, souvent familiaux, se sont conjuguées en France pour freiner les avancées. L’argent des grands laboratoires a commencé à faire des ravages avec l’affaire du SIDA puis de la panique du H1N1. La pandémie de Sars-Cov-2, créée en Chine, a mis tout le système occidental sous pression, le spectacle médiatique des confinements spectaculaires de la Chine se cumulant avec la difficulté technique de faire face à l’infection, alors qu’on ne croyait plus possible ces phénomènes. Ajoutons, en France, le précédent du sang contaminé et l’incrimination des politiques, qui a créé un climat de crainte de poursuites judiciaires qui a pesé sur les personnalités politiques chargées de faire face à l’épidémie, à l’exception du Président dont l’immunité est garantie par les textes.

La phase 1 de l'épidémie a été marquée par la panique, l’imitation de la solution chinoise et le jeu de Gilead, qui influence de façon systémique une part notable de l'INSERM, de l’AP-HP et des médecins depuis l’affaire du sida. On réunit un Comité scientifique de composition contestable qui sera constamment instrumentalisé. Son biais en faveur de Gilead et du Remdevisir a été caricatural, à l’instar de tous les professionnels anglo-saxons et donc des spécialistes de la Commission de Bruxelles, au point d’interdire la mise en place de solutions de traitement alternatives et finalement d’acheter à l’échelon européen des millions de doses pour près de 2 milliards d’euros. Le traitement au Remdevisir était déjà considéré comme totalement inefficace et dangereux dès mars 2020 et l'achat a eu lieu dans le creux de l’été quelques jours avant que l’OMS le déconseille officiellement. En même temps on paniquait la population par des déclarations quotidiennes du nombre d’hospitalisations et de morts. Pas de vraie science donc mais de grossières manipulations de l’opinion accompagnées par un enfermement moyenâgeux alimenté par la peur.

Curieusement la main passe au premier ministre et élimine Macron du jeu. Il essaie de survivre par une communication oiseuse qui finira par indisposer et se retourner contre lui. Faire des phrases creuses en temps de panique nuit gravement à sa réputation et réactive ses doutes sur l’idée qu’il se fait de son hypothétique supériorité. Il ne voudra plus jamais connaître cette mésaventure traumatique. Il vire donc Edouard Philippe qui a fait le sale boulot avec une inefficacité qui confine à l’exploit mais qui montera dans les sondages au fur et à mesure que les bruits de son éviction s’amplifieront. Son remplaçant est choisi pour son absence totale de charisme. Il ne fera plus d’ombre. Et il se débarrasse du couple compromettant Buzyn-Lévy, au profit d’un jeune incapable mitterrandiste, grande gueule, ambitieux, docile et prêt à tout.

Les six mois suivants porteront la marque d’une hubris macronienne totalement délirante, culminant avec l’affaire libanaise, la décapitation de l’enseignant Paty, le plan de relance européen où la France s'auto piège, et la reprise de la pandémie avec le second variant qui impose de reprendre la politique de contrainte mais sans enfermement et seulement des couvre-feux. On passera en peu de mois des 32 000 morts de la première phase à 70 000. Mais il y a longtemps qu’on n’annonce plus les chiffres tous les jours à la télé. Plus personne ne tient compte de ce que peut dire le comité scientifique.

L’arrivée du variant anglais pose un problème de stratégie grave. Macron tranche : plus jamais revivre le calvaire de la phase 1 ! Pour garder la main, Il fait un pari insensé sur la vie des Français à risque. Il s’appuie sur le ras-le-bol de nombreux Français, relayé sur la TNT. Il fait le calcul que la montée des contaminations obligera à reporter l’élection régionale en mai, date de la décision. Combien de morts pour ce pari politicien ? Luc Ferry a parlé de 10 000 à 15 000 morts de trop. Presque rien…  Plus de 110 000 morts à la fin juin, ce qui, rapporté à la population, nous met dans le peloton de tête des pays les plus touchés par milliers d’habitants. Mais le pari est gagné dans l’opinion qui avalise qu’on n’ait pas confiné à nouveau. Du coup les élections doivent se tenir. Macron les reporte tout de même fin juin en même temps que Roland Garros, l’Euro de Football et le tour de France, avec un second tour un jour de départ en vacances comme pour les municipales. La propagande électorale n’a pas été correctement envoyée. On a essayé de troubler le jeu électoral par tout moyen, dans le Sud et dans le Nord, et en captant l’attention avec une tournée de propagande en Province. Avec le résultat cherché de 67.5 % d’abstention ! Et malgré tout un bide sanglant pour LREM, les candidats ministres et le président lui-même, qui s’est permis de jeter une larme sur une abstention qu'il avait voulue et obtenue. L’hypocrisie a vu toutes ses limites exploser ! Le seul résultat pour Macron aura été de prendre une claque et d’envoyer un pauvre type exaspéré en prison pour trois mois.

Une fois de plus le voilà tenté de « reprendre la main » en vue de l’élection présidentielle. Tout a été médité, travaillé, préparé depuis des mois avec des scénarios constamment testés par sondages, des peaufinages incessants. La science, désormais, tout le monde s’en fout. La démagogie politicienne est portée à son incandescence ! Depuis des mois on arrose toutes les catégories électorales possibles. Des menstrues de nos étudiantes, au « pass culturel » de la jeunesse, de la prise en charge des rentes d’après divorce des femmes isolées à l’augmentation des fonctionnaires catégories C, on lâche. On lâche tellement que les dépenses prises en charge par l’État français dépassent notablement le trou de PIB provoqué par les confinements et couvre-feux ! On endette la France au-delà de toute limite en profitant du laxisme obligé de la BCE.

Mais voilà, on n’a pas de bilan !

Alors il faut faire quelque chose. Le discours de Macron du 12 juillet, longuement préparé et calé, lance la manœuvre qui sera suivie par un nombre invraisemblable d’initiatives comme on l’a vu pendant l’été 2020.

Le premier problème est la reprise de l’épidémie avec le variant dit delta ou indien, très virulent mais finalement peu dangereux.

Que constatent les scientifiques ? Ils touchent également les vaccinés et les non vaccinés et tue très peu, et de la même façon les vaccinés et les non vaccinés. Certains proposent de le laisser filer car il crée les conditions d’une immunité de groupe sans poser un réel problème humanitaire et hospitalier. Les Britanniques, après un moment de panique, laissent tomber toutes les restrictions. En Israël, le variant indien s’impose et touche à égalité les vaccinés et les non vaccinés mais sans aucune augmentation des hospitalisations et des décès qui restent inférieurs à 2 par jour. Naturellement cette hausse nouvelle des contaminations pose un problème de communication aux gouvernants qui ont provoqué la panique depuis deux ans en insistant sur la gravité de la contamination pour imposer des mesures draconiennes. Mais pas un réel problème médical.

La « science » va être mise hors-jeu par Macron qui décide un fois de plus d’exploiter l’affaire du virus à son seul profit d’image et de préparation électorale.

La première partie de son discours du 12 juillet est consacrée à l’obligation du « pass » vaccinal pour à peu près tout faire. C’est imposer l’obligation vaccinale qu’il avait exclue quelque temps auparavant mais en rusant ! Du double langage à l’état natif ! On la rend effectivement obligatoire sous peine de sanctions pour les soignants et « les personnes ayant accès aux autres de façon professionnelle » même hors du secteur médical. Il ne sera plus possible de vivre sans être vacciné. Au moment même où cela ne sert plus à rien puisque les vaccinés sont autant touchés que les non vaccinés par le variant Delta du moment, et sans conséquences médicales fatales. Macron fait coup double : il prévient l’accusation de laxisme qui commençait à monter du fait du nombre de morts en 2021 et conforte son jeu européiste, le « pass » sanitaire étant la politique mise en place à Bruxelles. Voici les Français après le confinement moyenâgeux et les couvre-feux de type occupation nazie, obligés d'obtenir un « laissez-passer » pour vivre. Vive la liberté, comme on le chantera sur les Champs le 14 juillet. A noter ce scénario qui se répète inlassablement : des initiatives sont prises hors de France. On déclare qu’il s’agit de fantasmes ou de projets non aboutis qu’on n’acceptera jamais. Et soudain tout est avalisé ! Colossale finesse.

Son image de virilité ainsi confortée, il peut passer à la propagande électorale en vue des présidentielles. La seconde partie du discours est purement électoraliste : « J’ai fait tout bien ». « J’ai les meilleurs résultats du monde ». « Je vais réformer à mort parce que c’est mon ADN », mais plus tard quand la reprise sera là et le virus parti… Je, Je, Je ! Cette bouillie communicante pour « imbéciles-à-laissez-passer » fait vomir. Mais bon, qui a élu M. Macron et s’apprête à le réélire ? Toute la singerie des six mois à venir est déjà prête, travaillée pendant deux années frénétiques. Une cuillère de démagogie à droite ; une cuillère de démagogie à gauche, sans arrêt jusqu’au vote.

Le plus grave est évidemment l’activisme européen en faveur du laissez-passer vaccinal. Ayant réussi à capter la politique vaccinale qui n’est pas dans ses attributions, avec les succès que l'on ait, il faut désormais assurer le triomphe de la Commission en vaccinant tout le monde de force, même quand cela n’a plus trop d'intérêt, les personnes à risque l'ayant été. Tous les pays touristiques veulent mettre en place un système de contrôle pour continuer à recevoir des touristes en prouvant qu’ils sont très sérieux avec la maladie. Du coup on va mettre en place les mesures qui auraient été souhaitables en février 2020 : traçage obligatoire et isolement forcé ! Être isolé pendant 15 jours en Grèce dans un hôtel minable, voilà la perspective aimable du vacancier qui veut y passer 15 jours en été, si par malheur il se fait tester positif dans un aéroport ou un port ! Et on va rendre payant le test PCR dès septembre en France alors qu’il est nécessaire désormais avant tout voyage !

La Commission est le propagateur de deux autres contraintes diaboliques venant du monde anglo-saxon avec des prétentions scientifiques. Ne parlons pas ici du WOKE soutenue par Mme Van der Leyen et Mme Lagarde, avec le support de Macron qui a fait venir une Morano et la Schiappa au gouvernement pour draguer électoralement ce qui peut l’être.

La Commission s’est fait le champion de la décarbonation totale des activités humaines et relaie les incantations du Giec avec une passion impossible à assouvir. Elle prépare l’interdiction des voitures thermiques, et mille autres ordonnances plus coûteuses et contraignantes les unes que les autres. Au prétexte de la science. Or le Giec n’est pas une instance scientifique mais politique et n’est pas dirigé par des scientifiques mais par des militants écologistes de longue date. Aucun rapport scientifique n’est parvenu à corroborer de façon scientifique l’a priori de Greenpeace comme quoi l’homme devait être condamné pour ce qu’il fait subir à la nature, que le réchauffement était anthropique, que le blocage de l’émission du Carbone, s’il était possible et accepté par les continents pauvres, ce qu’ils nient avec vigueur, exercerait une influence quelconque sur l’évolution du climat. Ils crient avec le Giec que c’est possible alors que les rapports rassemblés par le Giec lui-même prouvent majoritairement le contraire. Aucun effort n’a été fait pour savoir combien coûterait la suppression totale des énergies non renouvelables, alors que même en première approximation, il est tel que personne ne peut le financer. La Commission force donc la France et l’Europe à aller dans une direction dangereuse sans la moindre justification scientifique. Emmanuel Macron a géré cela à sa façon habituelle en recrutant MM. Hulot et  Rugy puis Mme Pompili. Le mouvement des Gilets Jaunes a aussitôt entraîné un repli tactique et il s’est fait condamner par le Conseil d’Etat pour inaction climatique (?!), malgré la farce sinistre de la commission citoyenne pour le climat. M. Macron, qui avait montré sa faiblesse à ND des landes et dans l’affaire de Fessenheim, fermée sans raison, a alors accéléré le déploiement des éoliennes qui intrinsèquement ont un bilan CO2 négatif, ruinent les finances publiques, ravagent les paysages et bientôt le littoral (alors qu’il ne faut pas artificialiser les sols !) en rendant les recours difficiles. Chaque jour on annonce des limitations tragiques dans le bâtiment, l’agriculture, le transport etc. De même on investit des milliards « fléchés » dans le plan de relance vers les énergies dites renouvelables mais intermittentes qui s’avéreront bien incapables de remplacer les énergies thermiques.

Une fois de plus la science est instrumentalisée pour justifier des mesures ruineuses pour le pays et pour restreindre les libertés publiques, alors qu’aucun scientifique sérieux ne peut cautionner que la suppression de toutes émissions humaines de CO2 soit de nature à agir de façon sensible sur la température. Tout le monde sait que les continents pauvres ne se lanceront pas dans l’aventure. On se ruine, exactement pour rien, en laissant croire que tous les scientifiques sont d’accord. Et la psychologie d’E. Macron est telle qu’il préfère se laisser entraîner par le courant. Le tweet écolo fanatique et odieux posté dans la nuit contre Trump, « let our planet great again », montre qu’il n’a pas les freins moraux et psychologiques nécessaires et que sa psychologie l’entraîne dans le n’importe quoi par bravade.  On ne demande pas à un Président de la République de faire le malin.

Le 27 novembre 2018, il avait déjà joué à fond sur les peurs en affirmant à propos de la pollution qu’elle provoquait une « hécatombe » : « Cette hécatombe, c’est 48 000 décès par an, c’est plus que tous les accidents de la route, tous les suicides, tous les meurtres, toutes les noyades, tous les accidents domestiques réunis ». N’attendez pas qu’une vraie étude scientifique, contrôlée et soumise à la critique, prouve ce chiffre ni qu’elle vous indique de combien la mortalité a baissé depuis le discours de Macron. Le but était simplement d'augmenter drastiquement les impôts sur le carburant.  Aussitôt le mouvement des Gilets Jaunes est apparu. L’intimidation oiseuse et la négation des choses les plus simples, une faculté très développée chez les narcissiques maladifs, a mis la France dans la rue.

Il est navrant que la science soit à nouveau et systématiquement instrumentalisée contre la santé publique, contre la prospérité, contre les libertés, simplement par démagogie et clientélisme électoral. Le risque est, après la perte totale de la crédibilité politique, que s’installe le dédain du scientifique, et une forme de dégoût de tout. Au moment où les pertes de liberté et de prospérité deviendront évidentes, on peut craindre que la déprime organisée ne fasse naître à nouveaux quelques fâcheuses évolutions.

Avoir rendu le vaccin de facto obligatoire pour tous, sauf privation de toute liberté, y compris pour les adolescents qui ne risquent rien et peuvent être contaminés malgré un vaccin qui lui n’est pas sans risque, après s’être engagé à ne pas le faire, est la preuve non seulement que la politique d’E. Macron est « en même temps » calculatrice et irrationnelle, verbeuse et inconsciente, méprisante et chaotique, narcissique et antifrançaise, un cocktail grotesque et toxique qui représente un danger catastrophique pour la France et les Français. Il y a trop d’enjeux et trop gros, pour que la France continue d’être dirigée de cette manière.

Le quinquennat raté qui s’achève doit être le dernier. Cela suffit !

Le détestable "système Hidalgo"

Mme Hidalgo a fait campagne pour les régionales d'île de France, en poussant la candidature de Mme Audrey Pulvar qu’elle a fait venir au conseil de Paris dans cet objectif et se prépare à une candidature à l'élection présidentielle de 2022. Mme Pulvar s’est rangée derrière un Khmer Vert et a été pulvérisée.

La voilà en route vers les Présidentielles en assurant que lorsque c’est elle qui dirige, la coalition entre Rose arc-en-ciel et Khmers verts triomphe. Il est intéressant de regarder de plus près le « système hidalgo ».

À Paris, les sondages étaient formels : 80 % des Parisiens ne voulaient plus entendre parler d’Anne Hidalgo. Elle sera réélue avec moins de 20 % des inscrits. Ce qui reste cohérent : elle a conservé ses 80 % d'adversaires résolus ! La victoire, miraculeuse compte tenu de l’ampleur du désaveu, n’a été possible que par le maintien des listes LREM, voulu par Emmanuel Macron pour détruire la droite de gouvernement, l’abstention massive associée au Covid, le choix d’organiser le second tour un jour de départ en vacances, et la petite poussée écologique qui a séduit des jeunes qui n’ont pas compris que les Verts de Paris sont avant tout motivés par « la destruction du patriarcat et du capitalisme », et non par la défense des petits oiseaux ou la résorption de la crise climatique. Du coup les Parisiens ont retrouvé, en pire, toutes les horreurs du « système Hidalgo ».

Il est construit sur des piliers solides mais discutables. Comme elle ne peut gagner électoralement qu’en s’appuyant sur une coalition avec les Verts et les Communistes, Anne Hidalgo cale son action sur des actes symboliques outranciers propres à prouver son engagement social et écologique.

Voici donc la voie sur berge transformée en bouchon permanent pour installer une double piste cyclable, mesure qui n’a pas eu d’autres effets que de déplacer la pollution comme une étude récente l’a encore rappelé. Voici la rue de Rivoli interdite à la circulation générale et tous les commerces riverains quasi en faillite. Voici donc les locaux à 25 000 euros le m2 transformés en immeubles sociaux pour immigrés subsahariens qui n’en demandaient pas tant. Et voici maintenant la restriction de la vitesse à 30 km/h sur les 102 km2 de la ville, paralysant toute mobilité et pénalisant toutes les activités économiques. Plus c’est gros mieux cela passe.

Comme toute cette coalition est LGBT, Hidalgo en remet dans la symbolique néoféministe et homosexuelle, avec l’érection d’un « plug anal » place Vendôme, d’un clitoris géant sur le parvis du Trocadéro, la généralisation de l’écriture « genrée », les cours de récréation « dégenrées ». Plus grave, elle laisse s’organiser des visites municipales « genrées », c-a-d interdites aux hommes et s’approprie toute la panoplie de l’odieux néomaccarthysme politiquement correct américain

Il faut trouver l’argent de toute cette folie. Les ressources fiscales et l’endettement ayant été poussés à leur extrémité, restaient les amendes, la densification immobilière et la « marchandisation ». C’est ainsi que la ville de Paris est devenue un gigantesque chantier. D’ici à la fin des deux mandats d’Hidalgo, près de 12 millions de m2 auront été construits et 2 à 3 millions rénovés si aucun infléchissement n’est apporté à la politique suivie, ce qui est peu probable dans la mesure où les plus grandes opérations sont déjà lancées. Cette frénésie immobilière effarante permet de faire financer les pistes à vélos, les trottoirs « verts », les crèches et des logements sociaux par les promoteurs, dans le cadre des PUP (projets urbains partenariaux). Elle offre des postes bien rémunérés aux alliés communistes dans les milles et une entreprises associées aux projets sociaux (des études préalables, à la gestion) et de s’assurer la reconnaissance de quelques milliardaires qui possèdent la Presse, en offrant à l’un une dérogation de construction au bois de Boulogne, à un autre la Bourse du travail pour l’accrochage de ses collections, à un troisième l’enflure de ses centres commerciaux, à un quatrième une part formidable dans la rénovation du quartier de la tour Montparnasse, et finalement, à tous ceux qui peuvent être intéressés des gains spéculatifs sympathiques.

Une fraction majoritaire de la Presse lui devient indéfectiblement favorable, et ajoute sa bienveillance à celle de la télévision d’état, sous tutelle socialiste depuis longtemps. Membre éminent du PS par le soutien de M. Hollande, et de l’Énarchie par son mariage, fonctionnaire elle-même, elle n’a rien à craindre ni de son parti ni de « l’État profond ». Elle ose donc tout, en se sachant parfaitement tranquille.

La population est une donnée virtuelle pour Anne Hidalgo qui ne se soucie que des slogans et des actes symboliques, la vie quotidienne étant entièrement laissée à ses équipes qui se concentrent sur un clientélisme intensif et refusent de s'attaquer aux graves questions qui taraudent les Parisiens. Certains maires de sa coalition s’attachent à transformer leur arrondissement, jusqu’ici tranquille, en quartier de banlieue à problème comme dans le 14e. Pas de réaction de sa part ! D’invraisemblables militants créent des places dont on ne peut pas sortir ! Bof ! Tous les contrats de la mairie périclitent lamentablement comme pour les Vélibs et leurs remplaçants, ou comme à Beaubourg ? Silence. En revanche on viole la loi sur la parité au profit de fonctionnaires femmes et on s’en vante. Aucuns des grands problèmes des habitants ne sont pris en compte : saleté, insécurité, impossibilité de circuler, magasins et cafés en déshérence, prix des logements inabordables, enlaidissement, pollution permanente par les chantiers, mobiliers urbains hideux, rats, équipements publics non entretenus. Paris devient repoussant et les Parisiens commencent à fuir. Mme Hidalgo s’en moque. Elle est tellement inconsciente des conséquences, qu’elle ne connaît pas et dont elle ne veut rien voir ni entendre, qu’elle osera affirmer que Paris n’a jamais été aussi « belle et radieuse » ! Alors que tous les observateurs de bonne foi, y compris à l’étranger, s'étranglent de dégoût.

Assurée et garantie de partout, uniquement préoccupée de sa coalition politique, bien calée dans l’opinion par des slogans sonores et des actions provocantes, sûres de l’efficacité de son clientélisme démesurée, protégée des réactions de la presse, réélue grâce à Emmanuel Macron, Anne Hidalgo peut s’émanciper totalement des conséquences de sa politique, et en ignorer avec un mépris souverain les conséquences les plus dramatiques. Le désastre le plus grave, et totalement occultée jusqu’ici, est écologique. Les millions de m2 construits ou rénové ont un coût en CO2 connu qu’il est facile de calculer. Les résultats présentent un bilan carbone ahurissant.

Un immeuble en 50 ans de vie moyenne, est l’occasion d’une émission d’environ 4 tonnes de CO2 par m2. Les 12 millions de m2 construits et les 3 millions de m2 rénovés par Mme Hidalgo auront émis, dans les cinquante ans qui viennent, critiques pour la maîtrise du réchauffement de la planète, autour de 60 milliards de tonnes de CO2. Sachant qu’un arbre absorbe 30 kg de CO2 par an, il faudrait pour compenser cette pollution, également sur cinquante ans, créer une forêt de 20 000 hectares, soit le double de la surface de Paris. On voit le caractère risible des revendications écologiques de Mme Hidalgo qui est sans doute la personne en Europe qui a le pire bilan carbone. Une vraie championne !

Ce mur de CO2 est un mur de la honte, compte tenu de l’affichage prétendument écologique de la Ville. Les Français devraient méditer ce bilan. Elle est déjà engluée dans des polémiques LGBT ridicules et déplaisantes, avec une dérive vers un « racialisme » parfaitement dangereux dans les conditions du moment. S'ajouteront, comme à Paris, les dégâts LGBT comme l’écriture genrée imposée à tous, la transformation genrée des locaux d’enseignements, le soutien des causes islamo-gauchistes, le blocage des circulations et l'étouffement de l’économie. Sa campagne reprend les caractéristiques de la méthode Hidalgo basée sur les slogans. Va-t-on bientôt entendre que les automobilistes qui utilisent leur voiture « ont du souci à se faire » comme l’affirme à tout bout de champ Mme Hidalgo ? Et qui pourrait se féliciter de revoir la politique d'achat de vote et de clientélisme sans frein bien en place à Paris se généraliser à la France entière.

Il faut prévenir les Français et notamment les plus jeunes électeurs, que la situation du pays est d’une si exceptionnelle gravité que l’opportunisme politicien le plus cynique et le plus outré, que symbolise la méthode de coalition politique d’Anne Hidalgo à Paris, peut conduire aux conséquences nationales les plus fâcheuses et à des dérives « écolofascistes » terrifiantes.

Il faut faire comprendre à une jeunesse férue de qualité de vie et de sauvetage de la planète qu'il est grotesque de voter pour la championne européenne de production de CO2 !

De quelques tares de l’époque et de l’analyse du Pr Maffesoli

Il est amusant de lire et d’écouter le Pr. Maffesoli expliquer que nous sommes dans une période qui marque la fin d’une époque, au sens grec des deux mots. La modernité perdrait définitivement ses oripeaux :

L’individuel laisserait la place au « nous », et, en un mot, on passerait des « droits de » de l’individu, aux « droits à » de groupes.

La rationalité serait délaissée au profit de l’émotionnel. L’image et l’exaltation utopique l’emporterait sur les faits bruts et leur raffinage par la pensée.

Le progressisme et l’idée de l’homme puissant allant collectivement constamment vers une société meilleure par la démocratie, alimentée par le débat, serait caduque et remplacée par on ne sait trop quoi entre vitalisme et constantes de l’humanité animale.

Notre professeur déclare observer et ne pas juger cette destruction du « modernisme », de noter l’émergence « obligée » de soulèvements (mais sans les encourager) du type de celui des gilets jaunes, qui aurait été provoqué par la contradiction entre des élites bloquées dans le modernisme et l’instinct vital des différentes « tribus » qui se seraient reformés. Ces élites seraient en fait mortes et ne le sauraient pas.

Cette analyse est apparemment  corroborée par de nombreux « faits massifs », comme le record d’abstention aux dernières élections départementales et régionales. 2/3 d’abstention sur des listes incomplètes du fait du record de non-inscription de personnes pouvant voter, phénomène jamais dénoncé, et dans des lieux où une grande quantité de population n’a pas le droit de vote, cela veut dire des élites politiques élues par une fraction dérisoire des populations vivant sur un territoire. La perte de sens démocratique est délirante.

Pour avoir voulu être assesseur lors du dernier vote, les observations qu’on peut tirer de l’expérience sont étonnantes. Le bureau de vote est dans une école où 95% des élèves sont d’origine étrangère, principalement africaine et principalement noire. Une seule personne noire s’est présentée dans l’isoloir. Pas deux : une.  Ce n’est plus un contraste. C’est un abîme.  Le personnel politique du bureau de vote ne se différencie pas par les idées. Ils sont jeunes, ambitieux, sympathiques et ne savent rien. Absolument rien. Ils répètent des mantras, censés être représentatifs de leurs « valeurs ». La discussion de la jeune femme socialiste (?) tenant le bureau, cadre dans une instance sociale, et d’un jeune homme, en voie d’être cadre dans un machin se voulant dans le coup, et se retrouvant à LREM, a porté sur le salaire net d’un conseiller de Paris et d’un conseiller régional. Ajouter à son salaire (médiocre) deux rémunérations publiques électives vous fait doubler votre rémunération totale, sans grand travail supplémentaire, même s’il faut participer à quelques corvées. Aucun des deux ne formulent aucune critique de rien. L’important est de faire carrière et de ne pas être éjectée. Donc surtout pas d’idées. Pas de risque.

Dans tous les partis, la peur d’exprimer quoi que ce soit tenaille. Surtout ne rien dire. Laisser les affiliations « naturelles » jouer sans rien dire, mais en accumulant les postures. Jouer les valeurs et les signes, en se calant sur l’émotion, sur le nous, sur la société que « nous » voulons. Le fait que l’on aille vers l’abîme ne gêne personne : c’est comme cela ! On ne va pas entrer dans ce trou noir et proposer quoi que ce soit.

En revanche les élites dirigeantes resteraient bloquées dans le rationalisme, et autres attributs du modernisme décadent et provoqueraient des « soulèvements » successifs de la part de telle ou telle tribue.  

Ils seraient donc vains d’essayer de mettre un peu de raison et de respect des électeurs dans la politique, et absurde de penser l’avenir pour qu’il soit « positif ». L’homme est un animal inconscient et plutôt mauvais en soi qui courre à sa perte dans la festivité en étant sensible au marketing de la marginalité et du non essentiel.

L’avenir serait donc à une bestialité, neu-neu, au sein d’archipels bestialisés, soudés par des appartenances, et mus par les passions de mini foule et non par la raison, se soulevant de temps à autres contre une cléricature enfermée dans la rationalité, la promotion de l'individualisme et le progressisme.

L’écologie telle qu’elle est transcrite dans la politique est une assez belle illustration de ces hauts concepts professoraux.

Tout est faux ou controuvé lorsqu’on entre dans le détail de cette querelle politique qu’est l’écologie délirante. Le livre essentiel de Christian Gérondeau (La religion écologique) le prouve facilement. Il est inattaquable. Première imbécillité : le CO2 mortifère à court terme de la planète. Nous avons un stock de CO2 dans l'atmosphère qui est extrêmement bas, quasiment le plus bas de l’histoire vivante de la planète. Au temps des dinosaures et de la luxuriance de la végétation, le stock était 250 fois plus gros.  Là où il était à mille nous sommes à quatre et on nous explique qu’en passant à 6 ou 8, la terre serait morte…  Deuxième imbécillité : l’homme est responsable de l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère et donc de la mort de la planète. En vérité les activités humaines n'ajoutent qu’un pour cent par an à la masse de CO2 existante. Par conséquent, réduire de moitié notre production n’aura aucun effet significatif sur le stock. Et le stock doublerait-il, il serait toujours 125 fois plus petit que ce que la terre a connu pour le plus grand bonheur de la vie. Car le CO2 est notre meilleur fertilisant. Troisième imbécillité : la corrélation CO2, température, pertes d’espèces vivantes, serait prouvée. Elle ne l’a jamais été. C’est la hausse explosive des populations dans certaines parties du monde, comme le Nigeria et les pays musulmans, qui pose problème, et les pratiques désastreuses mises en œuvre par ces populations pour survivre, alors qu’elles sont mal pourvues en énergie. Mais là, c’est le silence.  Quatrième imbécillité :  nous pouvons atteindre la « neutralité carbone ». En fait c’est totalement impossible et cela n’arrivera pas. D’abord parce que seule l’Europe se sent obligée de tenter ce pari stupide, et notamment l’Allemagne qui s’est enfoncée dans une impasse dramatique qui ne peut que provoquer un « backlash », un effet retour imposé par les nécessités. Cinquième imbécillité : les énergies renouvelables peuvent représenter la totalité des productions énergétiques. Tout examen un peu rationnel prouve que c’est strictement impossible. Elles peuvent atteindre mondialement au maximum 15 à 20 pour cent de l’énergie électrique qui elle-même est une fraction minoritaire du besoin énergétique global. Sixième imbécillité : convertir tout le parc automobile et tout le chauffage à l’électricité mène directement à une pollution en CO2 pire que l’ancienne et à des frais tellement énormes qu’ils ne seront jamais supportables économiquement. Septième imbécillité : la perte de productivité crée de l’emploi. Huitième imbécillité : les Français qui sont en avance mondiale sur la question du CO2 doivent faire plus que les autres et tuer leurs paysages, artificialiser leur plateau continental, et détruire la beauté construite par des générations, pour atteindre des objectifs sans intérêts et ruineux, tout en perdant tout emploi et toute liberté.

Nous sommes face à une escroquerie et contrairement à ce que dit le Pr Maffesoli, cela provient des élites, pas du terrain. Dans cette affaire, elle a totalement renoncé au progrès, à la rationalité et à l’individualisme, qui sont selon lui les dimensions du modernisme. L’escroquerie écologique a été montée à l’ONU, désormais tenue par les ONG et par Greenpeace, s’est amplifiée par la transmission des instances internationales, puis par les états. En Europe la BCE, la Commission Européenne, les grandes agences internationales sont les fers de lance de l’offensive pour « la transition vers le zéro carbone ». Cette folie vient d’en haut et elle est amplifiée par des élites dirigeant par la peur.

Il en est de même du Wokisme et de la Cancel culture, créés aux Etats-Unis et relayés par toutes les instances internationales comme LA VERITE qu’il faut imposer au monde, via leurs dirigeants et une masse médiatique contrôlée qui aboie aux ordres.

En France, le pays et la majorité de sa population a des aspirations différentes et on cherche à leur imposer des vues qui ne sont pas les leurs. Le slogan, au ras de l’électeur, c’est « liberté et prospérité ». La perte des libertés est colossale et celle de la prospérité suit.

Les crises des bonnets rouges et des gilets jaunes ne sont pas liées au conflit entre modernisme finissant et nouveau monde. Dans un pays où le PIB par tête est quasi le même qu’en 1980, 40 ans de stagnation, la perspective d’une perte massive de revenu, de liberté, de vie et d’autonomie a été ravageuse. La bureaucratie qui dirige la France n’a rien vu parce qu’elle ne peut rien voir. Si toute la politique se résume à 100 personnes issues de la haute administration, cannibalisant une classe politique devenue népotique du fait de la « parité », qui a permis aux enfants de l’énarchie de prendre le pouvoir sans effort (pensons à Marisole Touraine, Parly II, Wargon, etc), on retrouve en pire les cent familles, car passer un examen administratif c’est moins méritant que de créer une industrie et des millions d’emplois.

Les nécessités du moment sont la rationalité, pour contrer les erreurs gigantesques de l’écologie, la nation, pour éviter le naufrage de l’éclatement tribal et la perte du sentiment national, la restauration de la liberté  formelle, en empêchant les dresseurs de piloris et le Klux Klan Woke, mais aussi de la liberté réelle fondée sur la prospérité, en cassant toutes les forces qui ont conduit à la stagnation, avant de s'engager directement dans l’effondrement volontaire, ce qui demande de réfléchir un peu et de faire de la politique.

M. Maffesoli, la France aujourd’hui a besoin de Descartes et de ce que vous appelez le modernisme. Le premier acte est de virer Macron qui symbolise l’effondrement et le déclassement du pays et la ridiculisation de la France, et le second de forger des politiques fondamentales sur les grandes questions clés, en refusant oukases irrationnels et les politiques autodestructrices et malthusiennes, et folies pures et simples, tout en développant une diplomatie de la prospérité.

L’urgence n’est pas de théoriser un changement d’époque vers un magma autodestructeur qui s’imposerait « volens nolens », alimentée par des peurs irrationnelles créées par une oligarchie minuscule venant d’en haut et vivant à l’écart de la démocratie. Nous n’avons pas à avoir peur de la démocratie. Les Français savent très bien ce qu’ils veulent et ils attendent qu'on les respecte et qu’on leur tienne un langage de vérité. C’est aux partis de gouvernement de le vouloir au lieu de s’affoler à l’idée d’avoir seulement une idée.  On a vu que l’aventurisme narcissique d’Emmanuel Macron ne débouchait sur rien sinon le pire. Il faut rebâtir une aventure collective. Et sortir du trou. On ne saurait trop conseiller au professeur Maffesoli de contribuer à ce mouvement de sauvetage plutôt que de commenter le naufrage.  

Un nouvel âge de déraison ?

Il est impossible pour un observateur de ce qui se passe dans le monde et notamment dans les domaines économiques, politiques et sociaux, de ne pas constater que nous entrons dans un âge de folie.

Pour qui fait des conférences dans les lycées, la constatation est immédiate. On n’enseigne plus grand-chose aux élèves mais on soigne leur beauté morale. On sait que le corps enseignant est désormais quasiment totalement féminin (85%), donc la tentation maternisante y est très forte. Les élèves ne sont pas capables de répondre à la moindre question mais ils savent tous vous dire où est le bien et le mal. Le catéchisme a été appris par cœur et totalement absorbé ! On leur a parlé de génération morale qui pouvait sauver sinon le monde, du moins la terre, et mettre fin à toutes les dominations abusives. Alors ils sont très motivés ! Comme on disait lors des évènements de mai 1968, « les faits sont fascistes », donc on n’en tient pas compte et on injurie ceux qui vous les mettent sous le nez. On se cache derrière la science : mais il n’y a pas de science sans faits ! On se retrouve avec une sorte de religion laïque folle, parfois jusqu’à un grotesque de compétition, qu’il est interdit de contredire sous peine d’excommunication. On se retrouve devant des publics qui ne veulent pas savoir, pas comprendre, pas agir, comme les adeptes des sectes les mieux organisées.

Ce serait presque drôle si cela n’avait pas de conséquences pratiques dramatiques dans la vie des gens. Mais elles sont gravissimes et aggravées sans raison par tout l’étage des institutions internationales et nationales. Elles promettent des années terribles aux jeunes générations.

-          L’ONU est désormais dominé par les pays non Occidentaux et les ONG dont les anciens dirigeants ont désormais un rôle crucial dans le fonctionnement des différentes agences. Ce sont souvent des anciens de Greenpeace qui tiennent les rênes. Du coup, au nom des grands principes et des petits intérêts, toute l’action de l’ONU est dévoyée dans des directions faussées et dramatiques pour les pays développés. Son action finit par contaminer toutes les instances internationales comme le FMI, la BCE, les institutions européennes, l’OCDE, la BIRD, la BERD etc.

-          L’écologie, les réclamations LGBT, le tiers-mondisme et les « décoloniaux », l'anticapitaliste, l’anti-patriarcat, et d’une façon générale le néo-maccarthysme Woke d’origine américaine et ses effluves de cancel culture, se sont engouffrés dans toutes ces instances et gagnent l’entreprise, après les médias et la politique, dans des formes ou sournoises ou violentes.

Gare à qui se met en travers de la route. Plus de carrière possible dans aucun domaine. Il y a les bons et les méchants. Pas question d’être dans le mauvais camp. Ce qui frappe, c’est le contact en bas de l’échelle avec les militants de ces mouvements. Lors que vous leur prouvez, en mettant toutes les justifications sous les yeux, que certains faits allégués sont grossièrement faux ou que certains comportements sont totalement inacceptables, la réaction appartient toujours à deux catégories :

-          Le rejet pur et simple. C’est nécessairement faux sinon le mouvement n’aurait pas cette force. Le camp du bien comprend trop d’hommes connus pour ne pas pouvoir être fondé sur le mensonge. L’isolement sectaire, qui correspond à la mise en branle de certains ressorts bien connus de l’âme humaine, en particulièrement la valorisation de soi même par l’appartenance au camp du bien, fonctionna merveille. Devenir apostat ? Jamais ! Ce serait renoncer au bien. Ecouter un discours contraire à la bonne parole ? Une faute.

-          La concession sans conséquence : Mais oui, votre exemple est bien le témoignage d’un énorme mensonge. D’accord votre autre exemple est un dérapage ennuyeux. Mais oui, tout ou presque de ce que nous disons est un tissu de calembredaines ! Et alors ? Tout cela va dans le bon sens. Et quelle politique inverse et avec qui ?

Ces adeptes demeurent dans le champ de ruines de la vérité soit par bêtise, soit par calcul, soit par confort intellectuel. Et on détruit la société.

Nous sommes bien placés, sur ce site, pour savoir ce que veut dire une opinion publique « construite » et l’impossibilité d’aller contre, du fait du verrouillage de l’information des grands médias ficelés par une poignée de grands intérêts. Dénoncer le rôle des dysfonctionnements lourds du système des changes flottants ou de l’Euro irrite tellement de grands intérêts structurants nos médias qu&rsq