L’impossible radicalité du programme des candidats à la Présidentielle 2. L'Education Nationale
Le grand problème de la France, gouvernée depuis des décennies par des hauts fonctionnaires socialistes et centristes, en alternance ou coalisés, est qu’elle n’a jamais voulu entendre les avertissements des quelques observateurs lucides sur les effets délétères de certaines décisions qui ont fini par détruire les fondements de l’édifice national qui garantissaient son identité, sa cohésion, sa force, sa tranquillité et sa prospérité.
À partir du moment où des hordes de sauvages brûlent collèges et lycées par centaines parce qu’il n’y a pas de papier dans les toilettes, où des lâches en rupture de scolarité agressent des professeurs parce qu’il en manque, où des enfants de 13 ans cherchent à cramer et mutiler le visage d’une femme blanche qui demande qu’on ne casse pas un abribus, quand ils ne servent pas de tueurs pour le compte de narcotrafiquants, il est clair que la radicalité est plus du côté des casseurs et des voyous que de ceux qui veulent trouver des solutions.
Tous les dommages que nous constatons avec ahurissement ont été annoncés dans le détail depuis le jour où les décisions tragiques ont été prises. Les forces intellectuelles qui tiennent l’Université, les médias et l’opinion, depuis le passage de Mitterrand, n’ont rien voulu savoir. Tous les avertissements ont non seulement été ignorés mais leurs auteurs ont été combattus et marginalisés. Le pire est que des décisions de bon sens ont été considérées comme radicales voire extrémistes.
Prenons la sécurité. Les centristes et les socialistes se sont mis d’accord pour mettre en œuvre les slogans de mai 1968 : « CRS/SS » et « non à la répression », puis « touches pas à mon pote » même délinquant. Badinter puis Taubira et enfin Belloubet ont fait sauter tous les verrous et les écrous. La délinquance violente a explosé. Tout le monde sait ce qu’il faut faire :
Dissoudre le syndicat de la magistrature qui viole l’impératif de neutralité des juges du matin au soir.
Construire des prisons pour rétablir l’effectivité des peines, mais réserver la prison aux crimes violents et aux trafics de la pègre, plutôt que d’envoyer en prison des gens qui ont bu un coup de trop, eu un différend avec le fisc ou une scène de ménage. La tendance à tout pénaliser, tout en levant la répression de la délinquance habituelle et violente a été une folie.
Revoir l’absurdité procédurale de la justice des mineurs.
Rétablir la Cour de Sûreté de l’État.
Limiter les possibilités accordées aux associations à caractère politique ou idéologique de se porter partie civile.
Simplifier la procédure pénale.
Rétablir pleinement l’autorité du garde des Sceaux sur les procureurs chargés d’appliquer la politique pénale du gouvernement légitimement constitué.
Revenir sur des décisions qui se sont révélées délétères et rétablir les schémas antérieurs efficaces détruits par pure bêtise ne peut pas être vu comme une radicalité.
Une politique radicale serait de mettre en œuvre des mesures nouvelles permettant de s’attaquer à des délinquances nouvelles. Les juges qui, par idéologie, détournent leur pouvoir pour essayer de créer des jurisprudences conformes à leurs options personnelles, faussent l’instruction des dossiers en les freinant ou les accélérant, appliquent la doctrine justicialiste qui veut que le jugement doive toujours servir le faible et peser sur le puissant même s’il a raison, pardonne un viol « parce que l’immigré ne savait pas que c’était interdit chez nous », ou l’œil crevé d’un patron « parce que la colère de l’ouvrier était juste », ou une destruction de bâtiment public « parce qu’il faut préserver le droit d’exprimer sa juste colère », sont des délinquants conscients de l’être mais qui se savent intouchables. Il faudrait, pour enrayer ces dérives, établir un crime de justicialisme jugé par la Cour de sûreté de l’État avec des peines extrêmement sévères, comme l’interdiction à vie de tout travail dans le monde judiciaire et la suspension temporaire des droits civiques. Quand on sape les fondements de la République, on doit perdre, au moins un temps, le droit de vote. Avec l’intelligence artificielle, la caractérisation de ce détournement de pouvoir prend deux minutes par simple analyse des jugements. L’indépendance des juges n’est garantie que dans le cadre de la loi et ne permet pas de la détourner. La gangrène des juges contaminés par le justicialisme idéologique touche aujourd’hui les cours d’appel. La loi perd son sens. Donc aussi la démocratie qui veut que le juge applique d’abord la loi et n’utilise pas on poste pour atteindre d’autres objectifs idéologiques ou politiques.
Au-delà de l’actualité honteuse que la majorité des Français vit avec consternation, la gravité de la délinquance, dans un pays sombrant dans la « mexicanisation », peut-elle justifier d’aller jusqu’à la restauration de la peine de mort ? Il est intéressant de noter qu’elle était requise par la loi pour beaucoup des évènements que nous vivons ces derniers jours. La liste des crimes justifiant à l’époque la peine de mort est explicite :
Atteintes à l'autorité de l’État et à l'intégrité du territoire, avec usage ou tentative d'usage d’armes Attentat visant à changer ou à détruire le régime constitutionnel, à exciter les citoyens à la guerre civile ou à porter atteinte à l'intégrité du territoire national (article 86). Atteinte à l'intégrité du territoire national (article 88)
Atteintes à la paix intérieure : Attentats visant à répandre la dévastation dans une ou plusieurs communes (article 93). Organisation et commandement de bandes armées en vue de troubler l'État par un attentat ou d'envahir, de piller ou partager des propriétés publiques ou privées ou encore de faire attaque ou résistance envers la force publique agissant contre les auteurs de ces crimes (article 95)
Participation à un mouvement insurrectionnel. Participation à un mouvement insurrectionnel avec usage d'armes (article 98). Organisation et direction d'un mouvement insurrectionnel et complicité (article 99)
M. Mélenchon et ses troupes, avant 1981, auraient été susceptibles d’être condamnés… à la peine de mort ! Pas emprisonnés : guillotinés !
Lorsqu’on entend certains candidats aux élections présidentielles affirmer qu’ils proposent la rupture et la radicalité, on ne peut que sourire. Pendant cinquante ans, le pouvoir a été désarmé en France et la violence émeutière installée en majesté.
Lorsque F Hollande confronté à des assassinats sauvages a voulu la déchéance de la nationalité pour les coupables, les forces hostiles à toute répression l'en ont empêché. Il avait, dès son arrivée, cassé la loi anticasseurs ! Il faut être cohérent !
Éric Zemmour explique très bien que la civilisation musulmane ne cherche pas à modérer et responsabiliser les individus mais à les contraindre brutalement. Un vol, une main coupée en Arabie saoudite. Massacre insensé des opposants en Iran. Les populations musulmanes déplacées en France se heurtent à l'absence de répression, si on ose dire. Elles ne comprennent pas et se livrent régulièrement à des émeutes ou des pillages pour un prétexte ou un autre. Le contraste est net avec Singapour où la moindre incivilité vaut une trentaine de coups de bâtons. Une immigration de masse musulmane, accompagnée par un désarmement progressif de la répression poserait donc, selon Zemmour, un problème d'insécurité structurelle qu'on ne peut régler qu'en bloquant l'immigration musulmane et/ou en restaurant la répression. Mélenchon est sur la même analyse, mais dans le bord inverse : profiter personnellement de la faille civilisationnelle pour son intérêt politique personnel en réduisant toujours plus la répression et en glorifiant l'immigration musulmane, ferment d'une « bordélisation » réussie et propice à son projet.
On peut dans le même esprit explorer le choc civilisationnel du même type qui concerne les anciens pays sous domination violente soviétique, habitués à une répression féroce, et dont une partie de la pègre s'est vue ouvrir les portes d’une Europe occidentale désarmée et offerte.
Avoir cru que la douceur de nos mœurs judiciaires permettrait de convaincre des populations jusqu'ici habituées à une répression sévère de devenir douces comme des agneaux est une marque d'angélisme assez nette. Si vous importez en masse des peuples habitués à la répression sévère, vous êtes contraints de durcir votre politique pénale. C.Q.F.D. !
On comprend le malaise des candidats à l'élection présidentielle. La contradiction interne à la nouvelle société qu'ils ont contribué à créer est insurmontable sans se heurter de front à des difficultés insolubles que l'on a refusé de voir pendant des décennies. Non ! On le voit bien. Ils ne prendront pas le risque de la radicalité. En tout cas pas en 2027 !
L’impossible radicalité du programme des candidats à la Présidentielle 1. La sécurité
Le grand problème de la France, gouvernée depuis des décennies par des hauts fonctionnaires socialistes et centristes, en alternance ou coalisés, est qu’elle n’a jamais voulu entendre les avertissements des quelques observateurs lucides sur les effets délétères de certaines décisions qui ont fini par détruire les fondements de l’édifice national qui garantissaient son identité, sa cohésion, sa force, sa tranquillité et sa prospérité.
A partir du moment où des hordes de sauvages brûlent collèges et lycées par centaines parce qu’il n’y a pas de papier dans les toilettes, où des lâches en rupture de scolarité agressent des professeurs parce qu’il en manque, où des enfants de 13 ans cherchent à cramer et mutiler le visage d’une femme blanche qui demande qu’on ne casse pas un abribus, quand ils ne servent pas de tueurs pour le compte de narco trafiquants, il est clair que la radicalité est plus du côté des casseurs et des voyous que de ceux qui veulent trouver des solutions.
Tous les dommages que nous constatons avec ahurissement ont été annoncés dans le détail depuis le jour où les décisions tragiques ont été prises. Les forces intellectuelles qui tiennent l’Université, les médias et l’opinion, depuis le passage de Mitterrand, n’ont rien voulu savoir. Tous les avertissements ont non seulement été ignorés mais leurs auteurs ont été combattus et marginalisés. Le pire est que des décisions de bons sens ont été considérées comme radicales voire extrémistes.
Prenons la sécurité. Les centristes et les socialistes se sont mis d’accord pour mettre en œuvre les slogans de mai 1968 : « CRS/SS » et « non à la répression », puis « touches pas à mon pote » même délinquant. Badinter puis Taubira et enfin Belloubet ont fait sauter tous les verrous et les écrous. La délinquance violente a explosé. Tout le monde sait ce qu’il faut faire :
Dissoudre le syndicat de la magistrature qui viole l’impératif de neutralité des juges du matin au soir
Construire des prisons pour rétablir l’effectivité des peines, mais réserver la prison aux crimes violents et aux trafics de la pègre, plutôt que d’envoyer en prison des gens qui ont bu un coup de trop, eu un différend avec le fisc ou une scène de ménage. La tendance à tout pénaliser, tout en levant la répression de la délinquance habituelle et violente a été une folie.
Revoir l’absurdité procédurale de la justice des mineurs
Rétablir la Cour de Sûreté de l’Etat
Limiter les possibilités accordées aux associations à caractère politique ou idéologique de se porter partie civile.
Simplifier la procédure pénale.
Rétablir pleinement l’autorité du garde des sceaux sur les procureurs chargés d’appliquer la politique pénale du gouvernement légitimement constitué.
Revenir sur des décisions qui se sont révélées délétères et rétablir les schémas antérieurs efficaces détruits par pure bêtise ne peut pas être vu comme une radicalité.
Une politique radicale serait de mettre en œuvre des mesures nouvelles permettant de s’attaquer à des délinquances nouvelles. Les juges qui, par idéologie, détournent leur pouvoir pour essayer de créer des jurisprudences conformes à leurs options personnelles, faussent l’instruction des dossiers en les freinant ou les accélérant, appliquent la doctrine justicialiste qui veut que le jugement doit toujours servir le faible et peser sur le puissant même s’il a raison, pardonne un viol « parce que l’immigré ne savait pas que c’était interdit chez nous », ou l’œil crevé d’un patron « parce que la colère de l’ouvrier était juste », ou une destruction de bâtiment public « parce qu’il faut préserver le droit d’exprimer sa juste colère », sont des délinquants conscients de l’être mais qui se savent intouchables. Il faudrait, pour enrayer ces dérives, établir un crime de justicialisme jugé par la Cour de sûreté de l’Etat avec des peines extrêmement sévères, comme l’interdiction à vie de tout travail dans le monde judiciaire et la suspension temporaire des droits civiques. Quand on sape les fondements de la République, on doit perdre, au moins un temps, le droit de vote. Avec l’intelligence artificielle, la caractérisation de ce détournement de pouvoir prend deux minutes par simple analyse des jugements. L’indépendance des juges n’est garantie que dans le cadre de la loi et ne permet pas de la détourner. La gangrène des juges contaminés par le justicialisme idéologique touche aujourd’hui les cours d’appel. La loi perd son sens. Donc aussi la démocratie qui veut que le juge applique d’abord la loi et n’utilise pas on poste pour atteindre d’autres objectifs idéologiques ou politiques.
Au-delà de l’actualité honteuse que la majorité des Français vit avec consternation, la gravité de la délinquance, dans un pays sombrant dans la « mexicanisation », peut-elle justifier d’aller jusqu’à la restauration de la peine de mort ? Il est intéressant de noter qu’elle était requise par la loi pour beaucoup des évènements que nous vivons ces derniers jours. La liste des crimes justifiant à l’époque la peine de mort est explicite :
Atteintes à l'autorité de l’État et à l'intégrité du territoire, avec usage ou tentative d'usage d’armesAttentat visant à changer ou à détruire le régime constitutionnel, à exciter les citoyens à la guerre civile ou à porter atteinte à l'intégrité du territoire national (article 86)
Atteinte à l'intégrité du territoire national (article 88)
Atteintes à la paix intérieure
Attentats visant à répandre la dévastation dans une ou plusieurs communes (article 93)
Organisation et commandement de bandes armées en vue de troubler l'État par un attentat ou d'envahir, de piller ou partager des propriétés publiques ou privées ou encore de faire attaque ou résistance envers la force publique agissant contre les auteurs de ces crimes (article 95)
Participation à un mouvement insurrectionnelParticipation à un mouvement insurrectionnel avec usage d'armes (article 98)
Organisation et direction d'un mouvement insurrectionnel et complicité (article 99)
M. Mélenchon et ses troupes, avant 1981, auraient été susceptibles d’être condamnés... à mort. Pas emprisonnés : guillotinés !
Lorsqu’on entend certains candidats aux élections présidentielles affirmer qu’ils proposent la rupture et la radicalité, on ne peut que sourire. Pendant cinquante ans, le pouvoir a été désarmé en France et la violence émeutière installée en majesté.
La France, victime de son excessive bonté ?
Tout le monde s’accorde désormais sur l’état catastrophique de la France, déclassée pratiquement dans tous les domaines où elle excellait jusqu’en 1968. Elle connaît des moments difficiles. Le débat public, confronté à cette réalité cherche intensément quels sont les terribles diables qui ont provoqué le désastre. À chacun le sien : L’immigration massive, le socialisme débridé, le capitalisme devenu fou, la consommation excessive et les supermarchés, le CO2, l’énarchie compassionnelle et bienveillante, les frontières non encore abattues, Donald Trump, Poutine, Israël, l’homme blanc hétérosexuel occidental, le téléphone portable, les réseaux sociaux, l’automobile en ville, l’écologie punitive, la finance internationale, l’Union Européenne de plus en plus fédérale, La liste est longue. Les articles s’accumulent et s’allongent démesurément dans la quête de plus en plus fine des diables cachés qui corrodent la société et y creusent leurs galeries perverses.
Quand on s’élève un instant au-dessus de ce marigot accusatoire, on découvre une tout autre réalité. Depuis 1968, les Français se sont essayés à l’universelle bonté.
Ils ont décidé d’être gentils avec les enfants scolarisés et ont supprimé les affres de l’effort, du savoir et de la discipline. Tout le monde devait avoir le BAC et pourquoi pas aller à l’Université, sans tenir compte du fait qu’on allait fabriquer en masse des ignares.
Ils ont décidé d’être gentils avec les enfants délinquants à qui il ne fallait pas imposer de contraintes même légères et dont les multiples récidives devaient être pardonnées. Pour les adultes, il fallait renoncer à la prison, source de récidive et rendre la vie du prisonnier la plus ludique possible. Pour les tueurs, finie la peine de peine de mort, même en cas d’assassinats en série.
Ils ont décidé que toute personne venant à se trouver sur le territoire aurait droit au meilleur de l’aide sociale ad vitam aeternam, comme les Français à qui on a proposé de vivre sans travailler ou de travailler le moins possible dans une société de la gratuité générale.
Ils ont décidé de créer un nombre illimité de droits-à, le plus souvent constitutionnalisés et atrocement coûteux pour les finances publiques.
Ils ont décidé que l’État bienfaisant devait financer la destruction de masse des enfants à naître qui n’étaient en fait que des cellules qu’on pouvait jeter à la poubelle. Près de 5 millions tout de même depuis l’an 2000. Formidable : la population de pollueurs que nous sommes va baisser.
Ils ont décidé de sacrifier leur PIB au profit des pays nécessiteux de l’Europe. Ils ont financé pendant des décennies des aides structurelles au Portugal, à la Grèce, à l’Espagne, à l’Italie, à la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, la Tchéquie, la Hongrie, la Slovaquie, Ils y ont même transféré une bonne part de leur industrie. Admirable bonté.
Ils ont décidé que cela ne suffisait pas. Ils ont été d’accord pour abattre le Tarif extérieur Commun en Europe et ils ont permis à tous les pays émergents et notamment la Chine de déverser leurs produits sur le territoire, sans réciprocité, alors que nous chargions à mort le travail chez nous de prélèvements et de réglementations, bien sûr par pure bonté d’âme.
Ils ont décidé de transférer leur souveraineté à l’Union européenne, aux juges et aux Hautes autorités administratives, privant leur Parlement et leur gouvernement du moyen d’agir en pleine indépendance.
Ils ont décidé d’être super gentils avec les drogués en leur offrant d’heureuses salles de shoot permettant de se faire plaisir aux frais des autres.
Ils ont décidé que quiconque viendrait à se trouver sur le sol français pourrait faire venir sa famille et toucher les mêmes libéralités sociales que les Français.
Ils ont décidé que la seule mission des politiques était de distribuer des cadeaux au peuple.
Ils ont décidé que le travail était fatigant et qu’il fallait travailler moins que les autres et moins longtemps.
Ils ont décidé d’être bons avec les animaux et de laisser proliférer les rats, les sangliers, les pigeons, les loups, les ours et qu’il serait malséant de les empêcher de massacrer des bêtes d’élevage, de détruire les champs et les plantations, d’envahir les villes et de tuer des humains à l’occasion.
Ils ont décidé d’être bons avec la nature et de sacrifier leur épargne au profit de la lutte contre l’ennemi numéro 1 de l’homme moderne, le CO2, ruinant d’un seul coup, l’industrie, l’agriculture, le bâtiment et la beauté des paysages.
Pendant 60 ans, la bonté et les dépenses associées ont suinté de partout à gros bouillon en France dans l’allégresse et l’autosatisfaction, réconciliant la chrétienté (La bonté est un amour gratuit professait Lacordaire) et le socialisme pur et dur (la gratuité est la seule garantie du principe « à chacun selon ses besoins » selon Marx). Cette union autour de la bonté pendant soixante ans a coûté un peu cher à la France, désormais ruinée et dans l’impossibilité de persister dans sa généreuse attitude.
La bonté débridée pour tous, au prix de la richesse de ceux qui travaillent, du sang des victimes des meurtriers et de l’avenir de la Patrie, peut-elle être remise en cause en France ?
Les Français ont voulu être bons indéfiniment sans voir que l’exercice se retournerait contre eux. Alors ils enragent. Des jeunes conscientisés brûlent leur lycée parce qu’il manque du papier toilette dans les lieux d’aisances. M. Lecornu brûle les réserves d’épargne des Français, en guignant les héritages, pour faire face à la ruine organisée par son maître jupitérien. Un adolescent brûle le visage d’une femme blanche sans doute dans un mouvement de sursaut anticolonial. Les syndicats communistes (une étrange survivance) annoncent qu’ils vont tout bloquer pour tout débloquer. La Ville de Paris se réjouit, elle aussi, d’avoir tout bloqué sous le chant des concerts de klaxons.
Ces bontés-là sentent la poubelle brûlée.
Le duc de La Rochefoucauld nous avait prévenu : « Rien n'est plus rare que la véritable bonté ; ceux mêmes qui croient en avoir n'ont d'ordinaire que de la complaisance ou de la faiblesse. »
Les Français, peuple littéraire, ont sans doute voulu en faire la démonstration pratique.
Qui est devenu fou ? Le capitalisme ou les dirigeants occidentaux ?
A propos du dernier livre d'Alain MincÀ l’occasion de la publication du nouveau livre d’Alain Minc, Un capitalisme devenu fou – Comment les riches ont gagné la lutte des classes, avec Guillaume Erner, on voit émerger une série de commentaires dans la presse remettant en cause la « mondialisation néolibérale », les riches, les héritiers, les mouvements de capitaux etc. et prêchant pour des remises en cause fondamentales de l’économie de marché devenue folle et devant se voir infliger une camisole de force.
Rien ne tient vraiment dans toutes ces vaticinations.
Prenons la question de l’héritage.
De 1914 à 1947, l’économie française a été tragiquement anémiée par deux guerres mondiales et deux crises mondiales l’une sévère en 1919 et l’autre très sévère en 1929. La génération qui a hérité dans les 20 ans suivant la Libération a peu hérité. Mais elle a connu les trente glorieuses. Donc, il n’est pas totalement absurde de constater que le ratio revenu gagné/ capital hérite soit plus fort que celui de la génération post « Trente Glorieuses » qui a bénéficié d’une forte création de capital mais qui connaît la stagnation depuis le début des années 2000. Si, en plus, la proportion des jeunes diminue par rapport à celles des vieux, le phénomène est amplifié. Rien de tout cela n’est lié à quelque dérive capitaliste que ce soit mais à un état de fait désolant dont les auteurs se gardent bien de parler :
- L’effondrement des taux de croissance en Occident, en Europe et en France, avec un déclassement lamentable de la France pour le PIB par tête, passant de la troisième mondiale à la 25e selon le FMI.
- L’effondrement démographique qui a vu la population des plus de 60 ans grossir démesurément alors que celle des moins de 20 ans passait de 30 millions en 1971 à un peu plus de 15 millions aujourd’hui. 50 % de chute !
Le phénomène touchant le ratio revenu sur héritage ne signifie pas du tout que le capitalisme est devenu fou mais que l’Occident a cassé sa croissance et sa natalité. Saquer les « héritiers » dans un tel contexte est ajouter de l’infamie à de la bêtise. On va réduire encore les ressources d’une génération qui aura de bonnes raisons de se considérer comme sacrifiée par les hauts fonctionnaires qui ont assumé depuis les années 1970 la quasi-totalité du pouvoir politique en France et par ceux qui ont mis fin aux Accords de Bretton Woods et favorisé le retour des récessions mondiales périodiques.
Prenons la question des grandes entreprises.
Tout changement dans la taille des zones de chalandise permet une augmentation de la taille des entreprises à succès. Lorsqu’en France, on a constaté une extension nationale des marchés, avec des entreprises capables de servir l’ensemble du marché français, plutôt que quelques marchés locaux ou régionaux, on a aussitôt vu la taille des entreprises grossir et la fortune des dirigeants avec elle. À partir des années soixante-dix, la mondialisation a étendu au monde entier les zones de chalandise. On a donc vu apparaître des entreprises mondiales avec des dirigeants concentrant des fortunes jamais vues précédemment. Quelle surprise ! La France a réussi à placer sur orbite mondiale plusieurs de ses grandes entreprises mais pas assez. Elles ne sont grandes que parce qu’elles prospèrent sur les marchés internationaux, la force industrielle de la France s’étant étiolée gravement pendant la période. Aucune de ces entreprises n’a un pouvoir politique sérieux. La Chine et la Russie ont mis au pas leurs « oligarques » mais en se gardant bien de mettre fin au capitalisme. L’Europe a condamné longtemps, au nom de la concurrence, la constitution de Molochs industriels et commerciaux, offrant ses marchés aux appétits des ogres extérieurs et en assommant la production de règlements et de taxes.
En fait nous n’avons pas assez de grandes entreprises de niveau mondial et trop de dirigeants se sont engraissés sur la vente à l’étranger de quelques perles et en exploitant des marchés administratifs réservés à quelques « insiders ». Un capitalisme de connivence particulièrement odieux.
Prenons la question de la finance abusive.
C’est un sujet que nous avons couvert dans ce blog inlassablement et nous avons même commis deux livres entièrement consacrés à cette question L’Étrange Désastre et La Monnaie du Diable.
L'actualité monétaire de la semaine ressemble, de ce point de vue, à une séance de rattrapage pour économistes distraits qu’Alain Minc et son compère auraient intérêt à mieux comprendre.
À Washington, la Réserve fédérale, présidée désormais par M. Kevin Warsh, a relevé ses taux à 3,75-4 % le 16 septembre, première hausse depuis 2023, avec 2 000 milliards de dollars de déficit en onze mois et une dette fédérale qui franchit les 40 000 milliards. Le « dix ans » américain touche 5,3 %, son niveau de 2007 ; l'or vaut autour de 4 200 dollars l'once ; et le dollar… monte. « Le dollar est notre monnaie et votre problème », disait Connally en 1971. Cinquante-cinq ans plus tard, la formule n'a pas pris une ride ; seul le montant a changé. La Maison Blanche juge que la Fed « n'a pas besoin » de monter ses taux et traite le déficit extérieur à coups de droits de douane, la pire des méthodes d'ajustement ; la guerre avec l'Iran et le détroit d'Ormuz se chargent du prix du pétrole.
À Londres, le gilt à trente ans a dépassé 6 % le 1er octobre, un record depuis 1998. M. Burnham, Premier ministre depuis juillet, a juré de respecter les règles budgétaires de Mme Reeves, tout en la remplaçant par M. Healey, qui prépare pour le 28 octobre un budget fait, chacun le sait, d'impôts. L'inflation repart vers 4 % ; la Banque d'Angleterre, six voix contre trois, s'abstient de monter ses taux mais continue de réduire son portefeuille de 46 milliards de livres de gilts par an, au moment où plus personne n'en veut. On appelle cela, à Threadneedle Street, de la cohérence.
À Paris, l'OAT à dix ans frôle 5 %, un sommet depuis 2002, et la France emprunte plus cher que l'Italie et que la Grèce : voilà pour « l'attractivité ». Le gouvernement Lecornu, sans majorité, à dix-sept mois de la présidentielle, présente 43 milliards d'« économies » qui sont pour l'essentiel des gels et des impôts, c'est-à-dire des économies faites par les Français, pas par l'État. Résultat annoncé : un déficit encore à 5 %, une dette à 122 % du PIB et 340 milliards à emprunter en 2027. L'Énarchie compassionnelle a trouvé sa formule : on ne réforme rien, on indexe moins.
Trois pays, trois monnaies, une seule maladie, que personne ne nomme. Depuis l'été 1971 et la destruction du système de Bretton Woods, les grands déficits extérieurs ne sont plus interdits ; ils sont financés, par la dette, indéfiniment, jusqu'au jour où le marché obligataire présente la facture. Ce jour est arrivé partout en même temps : taux longs au plus haut depuis vingt à vingt-cinq ans à New York, à Londres et à Paris, BCE contrainte de relever son taux de dépôt à 2,5 %. L'économie baudruche se dégonfle par là où elle a été gonflée.
L'or à 4 200 dollars n'est pas une bulle : c'est un bulletin de vote contre des monnaies sans ancre. Les économistes officiels, eux, commentent le point de base et le « dot plot » avec la gravité d'un bulletin météo. L'organisation monétaire internationale reste le tabou le mieux gardé de la presse et des chancelleries. Tant qu'il tiendra, l'ajustement se fera comme toujours depuis 1971 : par la récession, et, pour les Français, par l'impôt. Souvent par les deux.
On ne peut certainement pas annuler la dette. Mais les lecteurs peuvent sans doute annuler sans dommage le livre d’Alain Minc et de son compère
Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.
Vivons-nous un épisode gravissime de « l’histoire de la stupidité économique » ?
Réflexions associées à la parution du livre "A Short History of Stupidity" de S. JeffriesParmi les étrangetés de l’époque en matière de réflexion économique, figure au tout premier rang l’indifférence aux grands déséquilibres des balances commerciales et de paiements. Un économiste qui veut parader sur les estrades sait bien qu’il peut parler de tout sauf de cela. C’est d’autant plus paradoxal que dans l’effort d’après-guerre pour tenter de mettre fin aux désordres qui avaient ravagé l’entre-deux-guerres, la condamnation et l’interdiction des grands déséquilibres permanents des balances extérieures formaient le cœur de toutes les solutions proposées et des traités correspondants. Le résultat a été à la hauteur des espérances : les Trente Glorieuses, une période de forte croissance partout dans le monde libre et sans aucune récession de 1947 à 1972.
Depuis la destruction en été 1971 de ce système, on ne compte plus les pays dont les déséquilibres extérieurs sont massifs et permanents dans un sens ou un autre, la croissance est quasi nulle, quasi partout en Occident, et les récessions périodiques ont réapparu avec une redoutable régularité et des conséquences de plus en plus graves. Ce simple constat devrait mobiliser tous les économistes. Nous avions un système fantastique. Il a été remplacé par un système catastrophique. Cela mériterait tout de même un peu d’attention ! Économistes officiels, hauts fonctionnaires et politiques préfèrent regarder ailleurs avec beaucoup d’obstination et de bonne conscience. Une forme de chaos s’installe dans pratiquement tous les pays occidentaux du fait d’une situation économique toujours plus glauque. Mais il n’y a rien à faire : il ne faut pas regarder là où les causes majeures se trouvent, et seulement s’extasier sur des promesses mirifiques comme celles de l’Intelligence artificielle.
Dans A Short History of Stupidity (Ed. Polity Press), Stuart Jeffries dresse une « courte histoire de la stupidité » à travers les âges. Journaliste britannique au Gardian, il montre qu’elle n’est pas une anomalie passagère, mais « une force historique, sociale et culturelle qui n’épargne aucune société… la nôtre comprise ». En l’occurrence, cette réalité est parfaitement illustrée par la question qui nous préoccupe. Tout le problème vient du refus conscient ou inconscient de se pencher sur une difficulté alors même qu’elle n’est pas difficile à comprendre et qu’elle provoque des conséquences graves très visibles.
Que signifie, pour un pays, un déficit commercial ? Lorsqu’on enlève le voile monétaire, la réalité brute apparaît : une perte de travail et une perte de patrimoine. Être constamment en déficit provoque donc chômage de masse et perte d’actifs en permanence. Cette réalité peut être masquée ou différée par différents artifices, mais elle est ancrée. Au bout d’un moment le pays ne s’en sort plus et ne parvient plus à satisfaire ses ambitions. Il doit réagir soit agressivement contre le « prédateur » soit contre sa propre population. La France et les Etats-Unis donnent l’exemple même aujourd’hui de telles réactions inversées. Trump agit par les droits de douane et l’État français en ruinant fiscalement les Français, chaque méthode étant en fait destructrice pour tous.
Intéressons-nous aux excédents. Les pays producteurs de pétrole, l’Allemagne et le Japon, comme aujourd’hui la Chine et les autres dragons d’Extrême-Orient accumulent des milliers de milliards de dollars d’excédents. Qu’en faire ? Tous ces pays sont très compétitifs et n’ont pas besoin d’investir pour augmenter leur productivité chez eux et ne veulent pas le faire chez les autres pour ne pas créer des concurrents redoutables. Tous ces milliers de milliards, détenus en une monnaie étrangère qui peut sombrer, doivent être protégés et rentabilisés. On ne peut le faire qu’en les convertissant en biens réels, dont on espère qu’ils conserveront leur valeur, principalement des titres de bourse ou des biens immobiliers. Le recyclage financier des excédents vers les bourses et les marchés immobiliers occidentaux, qui, sur des dizaines d’années, ont pu dépasser plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars expliquent le niveau très élevé des bourses et de l’immobilier partout en Occident. Une autre solution est de prêter aux États déficitaires dont les dettes finissent par être asphyxiantes. On peut aussi racheter les entreprises des pays déficitaires. L’Allemagne a ainsi racheté des pans entiers d’entreprises françaises. Les imbéciles considèrent que c’est une marque d’attractivité alors que c’est une simple perte d’actifs nationaux. Quand l’Allemagne a vu que la Chine rachetait son Mittelstand, elle a considéré que c’était un grave danger. Croquer les autres, pas de problème, se faire croquer, là, « Nicht Möglich ». On peut aussi utiliser les excédents pour se doter de moyens militaires délirants comme l’Iran, la Chine, la Turquie ou financer des guerres d’annexion comme la Russie ou l’Azerbaïdjan.
Comme le cours des actifs (bourses et immobiliers) ne peut pas grimper indéfiniment, les niveaux atteints finissent par être totalement incompatibles avec l’activité économique. Se produisent donc des corrections périodiques sous forme de récessions mondiales sévères. Les pays créanciers accumulent alors des pertes sur leurs investissements. Les pays non compétitifs tombent dans le trou et aggravent leur situation, surtout si leurs mécanismes sociaux sont développés. 1973, 1982, 1992-1993, 2 001,2008, ont été des années récessives dans le monde entier. La stagnation de longue durée s’installe.
Un monde qui n’a pas une organisation arc-boutée sur l’interdiction de la permanence des grands excédents, donc des grands déficits, sombre donc dans les crises à répétition, les guerres commerciales et les guerres militaires.
Celui qui ne voit pas que la suppression des règles de Bretton-Woods, avec abandon de l’interdiction des grands déficits et excédents qui en a résulté, a provoqué tous les évènements que nous déplorons, est frappé de cécité volontaire. On retrouve la définition de la sottise et des attitudes ineptes.
Pourquoi cette cécité volontaire : sans faire de psychologie ou sociologie de bazar, probablement parce qu’une partie des élites politiques et de leurs soutiens font des fortunes en recyclant les excédents et en vendant les actifs des pays déficitaires. Et qu’ils tiennent le système d’information et … la carrière des économistes.
Ce qui est certain, c’est que nous vivons bien depuis 1971 une « période de stupidité ». Quand on ajoute, comme en France, l’effondrement de la démographie, un système réglementaire, social et fiscal démesuré, une emprise des hauts fonctionnaires sur la politique, une propagande anti-croissance, anti-industrielle, anti-agricole, antinationale, antiblanc, anti-masculinité, avec contrôle de la liberté de pensée et une information publique « construite », on obtient la rupture avec la jeunesse et une situation politique désespérante qui peut mal tourner à tout moment.
Nous vivons bien une « période de sottise », particulièrement intense !
Didier Dufau pour le Cercle des Économistes e-toile.
L’énormité de l’imposture écologiste - Une étude du Pr Emérite Patrice Boyer
En ces temps de canicule, quelques réflexions de bons sens s'miposentRésumé de l’étude
- L’explication du réchauffement par le CO2 ne tient pas la route scientifiquement et ne permet aucune prédiction des canicules
- Les canicules peuvent en revanche être prédites, notamment en étudiant le phénomène El Nino.
- La réponse face au réchauffement extrême constaté n’est ni de réduire le CO2 produit en hiver pour se chauffer ni de végétaliser les villes.
- La climatisation d’été est indispensable.
- Les écologistes empêchent de développer les bonnes réponses à un phénomène complexe et provoquent des drames.
L’énormité de l’imposture écologiste
Patrice Boyer, juillet 2026
1. Les deux crédos indépassables des écologistes dans la lutte contre » le dérèglement climatique », ces 30 dernières années ont été :
- l’incitation frénétique à la « transition énergétique » (recours massif aux énergies non renouvelables, ENRs) ;
- et l’appel à un contrôle « naturel » du réchauffement (surtout pas de climatisation).
Ces deux orientations sont une catastrophe absolue, qui fait trop souvent consensus dans trop des milieux politiques et sociaux sans connaissances scientifiques.
a. La prétendue transition énergétique
La transition énergétique (recours aux ENRs, non pilotables) a un impact économique entièrement négatif. Comme le font remarquer nombre d’analystes, la France affichait déjà des performances remarquables en matière de rejets polluants grâce au nucléaire. Pourtant, on a développé massivement les ENRs alors même que la consommation d’électricité diminuait depuis les années 2010. On a ainsi installé près de 50 GW de puissance renouvelable intermittente (soit, en production effective, l’équivalent de 20-25 % de la puissance du parc nucléaire) en augmentant l’éolien. En clair on a augmenté l’éolien pour flatter l’hyper-écologisme (et remplir certaines poches), alors que c’était totalement inutile. Et ça a eu un coup : le retrait partiel de la fourniture continue du nucléaire (25 % donc) a fait bondir le prix de l’électricité dans des proportions considérables (le prix de l’électricité a doublé depuis 2010, alors qu’il était auparavant hyper-compétitif). L’argent investi dans ces ENRs aurait pu servir à électrifier l’économie, comme le souligne Jean-François Raux et comme cela avait été fait dans les années 1970-1990, et ainsi réduire les émissions (si c’était vraiment l’objectif) en diminuant l’usage du gaz et du pétrole.
On le sait, derrière cette pression, il y a eu une volonté des industriels allemands de réduire la compétitivité apportée par le nucléaire français et les écologistes français ont poussé à la roue ! Rappelons que Mme Borne a déclaré que le but était d’éradiquer le nucléaire français autour de 2 050.
La transition énergétique (recours aux ENRs, non pilotables) a un impact direct sur la fourniture efficace d’électricité. Les limites techniques (indépassables) des ENRs sont bien connues (énergies non pilotables). Mais, il y a pire. En développant les ENRs pour des raisons de soumission à l’Europe (donc à l’Allemagne), on a non seulement réduit le taux d’utilisation du nucléaire, mais on a aussi accru sa modulation (bascule du nucléaire vers les ENRs et réciproquement). Or, cette modulation fatigue les installations de réacteurs (fissures) et réduit leur durée de vie. Le parc nucléaire français est très fragilisé. Après quelques alertes, on pourrait un jour connaître une situation d’effondrement « à l’espagnole ».
Le recours aux ENRs photovoltaïques a des conséquences économiques aberrantes en période de canicule ! En effet en période de canicule il y a une surproduction photovoltaïque. Il faut donc se débarrasser de cette surproduction non stockable qui survient bien sûr dans la journée. Et souvent elle est vendue à perte (les prix résultants sont négatifs puisqu’on doit alors arrêter la production nucléaire qui continue de coûter !). Par contre l’énergie photovoltaïque ne peut pas être récupérée pendant les nuits de chaleur, où, même en sous-équipements, les moyens de climatisation et de ventilation marchent trois fois plus qu’en temps normal. Cette aberration des prix négatifs a fini par être reconnue dans la presse.
L’installation d’ENRs (principalement les éoliennes) est une catastrophe pour l’environnement.
La catastrophe est double : la construction d’éoliennes est une monstruosité écologique. L’installation d’éoliennes est un cauchemar environnemental.
Monstruosité écologique : Trois des quatre éléments constitutifs des éoliennes (la nacelle, les pales et le socle en béton) ont un impact écologique majeur. Les terres rares représentent une des matières indispensables à la production des nacelles éoliennes, en particulier à celle des aimants permanents servant à la fabrication des rotors qui vont transformer le vent en électricité. L’extraction des terres rares conduit à la destruction du tissu végétal des terres agricoles avoisinantes, à la pollution des sols et des nappes phréatiques par des eaux usées contenant des produits chimiques, mais aussi à la production de déchets radioactifs et au rejet de métaux lourds tels que le plomb, le mercure ou le cadmium (on retrouve le même problème que pour les batteries électriques).
Fabien Bouglé cite la mine de terres rares de Baotou et son lac toxique, en Mongolie intérieure, où la radioactivité mesurée est trente-deux fois supérieure à la normale, là où celle de Tchernobyl est « seulement » quatorze fois supérieure. Mais le désastre écologique ne s’arrête pas là.
L’augmentation progressive de la taille des pales nécessaires pour aller chercher des vents plus hauts, permettant une plus grande productivité, a conduit à une explosion de la demande de balsa (le bois de construction hyperléger utilisé) dont l’Équateur est un centre de production stratégique avec 75% de la production mondiale. Une hausse de la demande de balsa à laquelle les plantations existantes sont incapables de répondre entraîne une multiplication du trafic et des coupes sauvages dans la forêt amazonienne équatorienne. Les pales d’éoliennes contiennent également des fibres d’époxy entraînant le rejet de substances chimiques de synthèse tels que le Bisphénol A ou BPA dans l’atmosphère. Enfin les fibres de carbone qui ntrent dans la composition des pales des éoliennes ne sont pas recyclables, ce qui contraint les promoteurs éoliens à enterrer dans les sous-sols les pales des machines arrivées en fin de vie.
Quant à l’impact de l’installation d’éoliennes sur l’environnement (bruit, chaleur, massacre d’oiseaux), le consensus est tel que tout commentaire est superflu.
Les éoliennes sont une monstruosité écologique, ce qui confirme ce que nous soutenons depuis des années : les écologistes sont les pires ennemis de l’écologie, ce ne sont que des idéologues fanatiques et destructeurs.
Un autre impact est d’ailleurs soigneusement passé sous silence : celui sur la santé des habitants proches. L’aspect toxique des infrasons et des sondes électromagnétiques générés par les éoliennes (qui se propagent sur plus de 20 kms) est connu. Il faut maintenant procéder à de véritables études de cohortes de ces populations. Certes. Qui va le faire quand on connaît la puissance démesurée du lobby éolien ?
La question principale reste bien sûr : la transition énergétique va-t-elle avoir un impact sur le dérèglement climatique ?
On vient de le voir les aspects économiques, techniques, environnementaux, de santé publique de cette transition sont tous négatifs. Mais ce serait un sacrifice justifié eu égard au péril climatique, expliqué officiellement par le GIEC comme entièrement lié à la combustion d’énergies fossiles, au rejet de CO2 et au réchauffement par effet de serre (modèle qu’il est interdit de contester). Si c’est exact le meilleur moyen de lutte est alors l’énergie nucléaire : la moins polluante, la moins chère, la plus souple, celle avec le meilleur rendement, la plus efficace etc. Oui mais elle est la plus dangereuse disent les écologistes. Donc une seule solution, les ENRs.
Certes, mais pour affirmer que les ENRs sont la seule solution, il faut être sûr à 100 % que le réchauffement est dû au CO2 et à l’effet de serre. Or depuis des années, aucune preuve expérimentale n’a été produite dans ce sens. Il faut donc signer un chèque en blanc à la solution ENRs, ruineuse, écologiquement catastrophique, techniquement faible, scientifiquement non validée, et aux effets totalement inconnus sur le réchauffement.
b. Une tragédie : la comédie du contrôle « naturel » du réchauffement versus climatisation
Là on ne peut qu’incriminer l’inculture scientifique abyssale des écologistes, de notre pauvre peuple et de ses politiques. On entend en permanence que le meilleur moyen de lutte contre les canicules est la « végétalisation des villes » et non la climatisation !
Le b.a-ba de l’analyse climatique commence par la définition de l’albedo. L’albedo est l’indice de réflexion (ici par la planète) de l’énergie solaire entrante. Un albedo élevé correspond à un indice de réflexion intense, donc à un renvoi de chaleur important vers l’atmosphère et à un bon refroidissement de la surface de la terre. L’albedo est mesuré entre 0 et 1. L’albedo de la terre est actuellement de 0,3. Lorsque l’albedo est très bas, il n’y a pas de renvoi d’énergie thermique et le réchauffement est très élevé (l’albedo d’un corps noir est à 0). Or l’albedo végétal est très bas !!! Celui d’une forêt par exemple est de 0,05. Une forêt ne renvoie pas la chaleur mais la capte (et la diffuse la nuit !).
Les villes sont des îlots de chaleur du fait de leur concentration d’habitants et d’activités (rejets thermiques multiples), de leurs toits trop sombres et du bitume très sombre lui aussi. Blanchir les terrasses et les pavements a un effet. Mais végétaliser les villes en réduisant considérablement l’albedo les réchauffe, notamment la nuit où ce surcroît de température est particulièrement dommageable !
Le pire reste l’orientation quasi criminelle prise par la France à la suite de ce mythe écologique de la végétalisation des villes : tout sauf la climatisation
En France 7,5 % des écoles sont climatisées, moins de 12 % des bâtiments administratifs le sont, la plupart des immeubles privés en chantier ne le sont absolument pas et la situation des hôpitaux (ce qui est stupéfiant !) est la pire : on continue à construire des hôpitaux non climatisés. Dans les autres pays européens, et pas seulement au sud, le taux de climatisation se situe entre 50 et 75 % ; il est de 95 % au Japon. Bien sûr un tel blocage criminel est idéologique avec des canicules au-dessus de 40°. Cette idéologie, non ouvertement avouée, est tellement folle qu’elle méritera une analyse psychiatrique.
2. L’autre lutte écologique aberrante a concerné les dépenses d’énergie contre le froid.
Avoir obsessionnellement privilégier les économies de chauffage pendant les phases de froid alors que l’impératif majeur était de prendre des mesures contre le réchauffement non viable de l’habitat est une aberration totale. Le rationnel aurait pu être : « on va consommer plus d’électricité à cause de la climatisation l’été, essayons de réduire la consommation hivernale ». Non, pour les écologistes le principal était de consommer moins d’électricité tout court. Comme le nucléaire était à éradiquer, la seule issue était de consommer le moins d’électricité possible. On connaît l’impact catastrophique de la loi de Mme Duflot sur les « passoires thermiques » pour l’industrie du bâtiment et le logement : ralentissement majeur de l’activité, coûts de construction et de travaux ayant explosé, locations introuvables. Ce qui ne l’empêche pas de hurler qu’elle avait raison sur tout ! Résultat incontestable : les citoyens français ont de plus en plus de mal à se loger (raréfaction considérable de l’offre) mais ils sont sûrs d’une chose : mourir de chaud l’été. Et ces deux constats sont liés, il faut le répéter, à un dogmatisme écologique moralisateur et quasiment religieux, loin des réalités et de la science, soutenu par quasiment tous les politiques au pouvoir ces dernières années soucieux de rester dans les limites d’un écologiquement correct protecteur.
3. Question naïve et évidente : pourquoi les politiques ont-ils privilégié à 100 % les orientations écologiques les plus néfastes ?
Une réponse en une phrase suffit : parce que, dans une République qui devient bananière, tant les marchés aidés par l’Etat prolifèrent, le pactole correspondant aux ENRs et à la transition énergétique est monumental ! Et si on peut à la fois jouer les grands donneurs de leçon de « responsabilité écologique et citoyenne » et s’en mettre plein les poches (ou avoir le soutien inconditionnel de ceux qui s’en mettent plein les poches), il n’y a pas à hésiter. Les milliards d’euros empochés à l’échelle européenne par les promoteurs des ENRs sont bien documentés. Un business d’initiés sans le moindre risque !
4. Les causes des vagues de chaleur record
Pour les écolos, analyser des observations est inutile, puisque tout s’explique par le réchauffement anthropique lié aux émissions de CO2. Le problème est que répéter inlassablement ce mantra ne permet pas d’anticiper les périodes de chaleur extrême. Bien au contraire : l’augmentation (et la dilution atmosphérique) des taux de CO2 étant un phénomène continu, progressif et global, l’augmentation des températures devrait être continue, progressive et globale. Or c’est exactement le contraire. Ce n’est pas continu mais chaotique, ce n’est pas progressif-linéaire mais stochastique (il existe à l’échelle des décennies des découplages massifs entre augmentation des taux de C02 et augmentation des températures), ce n’est pas global mais centré avant tout sur l’Europe (qui est le continent qui se réchauffe de loin le plus vite) et le sous-continent indien.
Une parade est utilisée en permanence dans les médias : les vagues de chaleur sont exceptionnelles parce qu’elles viennent se superposer au dérèglement climatique global, qui reste le phénomène de base dont le mécanisme est le rejet anthropique du CO2. Circulez, on connaît déjà la réponse avant d’avoir analysé quoi que ce soit ! Si on ne veut pas se résoudre à ce viol de la science, alors donnons au moins une description crédible des interactions entre effet CO2 et naissance des canicules. Il n’existe aucune ligne dans la presse scientifique sur le sujet. Pourtant passer d’un phénomène général, lent et régulier à une crise brutale et localisée est une bizarrerie qui mériterait quelques explications ! N’en espérez aucune ! Pour le moment, rien n’a été publié et on sent que cela ne va pas être simple…
Les canicules de mai et juin 2026 ont été prévues par le NOAA (amplitude d’El Nino).
Le NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) est l’agence gouvernementale américaine de prévision des modifications climatiques. Dans son bulletin de début d’année NOAA estimait qu’il était possible que le phénomène El Nino soit d’une amplitude exceptionnelle en 2026 (« El Nino forms, expected to strengthen », rapport disponible en ligne) avec des conséquences redoutables sur le réchauffement de l’Atlantique nord. NOAA précisait même : si El Nino rencontre des anticyclones majeurs sur son parcours surviendront alors des canicules jamais observées. En plein dans le mille. Reste à expliquer ce qu’est El Nino. El Nino est en fait la seule variable climatique actuellement observable à l’origine du réchauffement (ce qui n’exclue pas, bien sûr qu’elle dépende elle-même d’autres variables hiérarchiquement supérieures). Au niveau de l’océan Pacifique équatorial les vents soufflent théoriquement vers l’ouest (alizés), entraînant l’air chaud et humide vers l’Indonésie et refroidissant les côtes équatoriennes (courant de Walker). Les pêcheurs d’Amérique du Sud connaissent bien ce phénomène : le refroidissement des eaux côtières leur permet d’avoir une pêche abondante. Par contre tous les 7 ans (ou parfois avant) les alizés faiblissent et le courant s’inverse : l’air chaud est poussé vers l’est, les côtes se réchauffent et la pêche est moins abondante. Ce sont les pêcheurs eux-mêmes qui ont décrit cette inversion, et comme elle s’amorce souvent en fin d’année pour Noël ils l’ont appelé « El Nino » (l’enfant Jésus). Depuis l’amplitude thermique de ce phénomène est chiffré, allant le plus souvent de 0,5 à 2°C. Mais pour 2026 NOAA estimait qu’un El Nino exceptionnel, d’amplitude 3°C (super El Nino), était possible. Ce qui s’est produit (les relevés sont disponibles sur le site de NOAA).
Théoriquement l’air chaud d’El Nino atteint l’Atlantique mais ne remonte pas jusqu’à l’Europe. Mais cette fois-ci en remontant vers le nord et l’Europe, il a rencontré des anticyclones exceptionnellement puissants et immobiles en mai et juin (et peut-être malheureusement en juillet). S’est alors déclenché le mécanisme bien connu du dôme de chaleur. L’air chaud de El Nino, bloqué par l’anticyclone, est redescendu vers le sol. Cet
air était déjà exceptionnellement chaud, et en descendant il s’est comprimé et encore plus réchauffé (la fameuse pression adiabatique). D’où les 40°C ou plus en arrivant au sol. Les longues journées de juin et juillet ont fait le reste.
Le phénomène El Nino est-il une explication suffisante ?
Le phénomène El Nino 2026 explique parfaitement les canicules actuelles. Reste bien sûr à comprendre pourquoi El Nino a eu cette intensité exceptionnelle d’amplitude 3°C. El Nino est un phénomène lié aux possibles ruptures de la symétrie est/ouest de l’albedo (l’albedo on l’a vu est le réfléchissement de l’énergie solaire entrante, soit 30 % pour la terre), symétrie liée elle-même aux régimes des vents de très haute altitude (« jet stream » ou « courant jet », ici tropical de l’hémisphère sud). Lorsque ces régimes de haute altitude modifient la couverture nuageuse, l’albedo change et les changements induits du réfléchissement thermique déséquilibrent et inversent les températures du pacifique (l’ensemble constituant le phénomène ENSO).
Ces « courant-jet » circulent à la limite supérieure de la troposphère/limite inférieure de la stratosphère. Qui plus est, ce sont ces mêmes courants, mais ici dans l’hémisphère nord subarctique) qui sont à l’origine de la formation des anticyclones au-dessus de l’Europe. Cette circulation est donc impliquée à la fois dans El Nino pour le pacifique sud et dans la formation d’anticyclones prolongés au-dessus de l’atlantique nord et l’Europe, c’est à dire précisément dans ce qui est survenu en mai, juin et juillet 2026. Une analyse détaillée des modifications des courant-jets est donc indispensable. Les tenants de l’hypothèse CO2 arguent évidemment que le phénomène El Nino ne fait que pousser un air déjà réchauffé par l’effet de serre. C’est faux quand le phénomène inverse survient (La Nina) puisqu’au même niveau du pacifique les eaux sont alors trop froides et renforcent le courant de Walker. Dans l’hypothèse « effet de serre » la température de l’air ne peut pas varier aussi rapidement. L’autre hypothèse du GIEC est que l’air au sol sous le dôme de chaleur est déjà chauffé à blanc par l’effet de serre. Ce n’était pas le cas au mois de mai.
c. Une hypothèse négligée et peut-être essentielle : les modifications de la pression adiabatique.
C’était l’hypothèse du plus grand climatologue américain (Richard Lindzen). L’intensité du réchauffement est liée à la compression de l’air descendant, donc à la pression adiabatique (cf supra). Si cette pression est anormalement haute du fait d’une pression supplémentaire exercée par les très hautes couches atmosphériques, dont le mécanisme reste à expliquer, alors l’air descendant sera encore plus chaud. Expérimentalement c’est ce qui s’est passé lors des incendies dévastateurs de Los Angeles en 2024.
d. L’exploration du phénomène El Nino est donc essentielle autant que complexe.
Il a été entièrement prévu par NOAA que le El Nino 2026 serait le plus fort depuis 100 ans. Rappelons que le El Nino de 1876 a tué par ses conséquences 3 % de la population du globe. Se contenter du modèle effet de serre n’est pas raisonnable, d’autant que les résultats des mesures prises jusqu’à présent pour réduire cet effet de serre n’ont rien eu de probants.
5. Encore une fois, les limites de la théorie du CO2 anthropique
Néanmoins le « consensus scientifique général » (???) repose sur l’existence première d’un effet de serre lié au CO2 anthropique, le phénomène El Nino étant une cause secondaire. On peut lire actuellement dans les faux journaux d’information scientifique (type « Futura Science ») qu’il ne faut pas s’appesantir sur El Nino, le seul responsable est le CO2. Comme c’est tout de même El Nino qui est responsable des canicules actuelles et qui tue, il faudrait au minimum pouvoir modéliser les interférences effet de serre/ElNino, c’est un impératif scientifique de base. Et c’est là que le bât blesse. La théorie du CO2 anthropique suppose une dilution homogène du CO2 dans l’atmosphère au bout de 2 à 5 ans, et donc un renforcement global et homogène de l’effet de serre autour de la planète. Il n’y a pas de raison, en lien avec cette hypothèse, que des régions se réchauffent beaucoup plus vite que d’autres. Il n’y a pas de raison, qu’en raison du seul effet de serre, le Pacifique équatorial se réchauffe plus vite que l’Atlantique nord par exemple. Il n’y a aucune raison non plus pour qu’un effet de serre provoque une inversion des alizés du pacifique équatorial tous les deux ou sept ans (en clair que le CO2 rompe la symétrie est/ouest). L’effet de serre ne peut pas expliquer des événements avant tout locaux. L’effet de serre ne peut pas non plus expliquer l’augmentation de la pression adiabatique lors de dômes de chaleur. L’effet de serre correspond à une captation de longueurs d’onde des rayonnements dans l’infra-rouge et ne peut pas provoquer d’augmentation de la pression gazeuse (qui n’a d’ailleurs jamais été mise en évidence lors de telles captations).
Ainsi la théorie dominante (unique) ne permet ni de modéliser, ni de prévoir, ni de connaître l’amplitude, ni bien sûr de combattre la survenue de canicules. Décréter que l’effet de serre est la toile de fonds est une pétition de principe qui n’explique rien.
6. Toutes les mesures prises reposent sur une théorie incertaine et ont des conséquences catastrophiques
Pourtant pratiquement 100 % des mesures prises par l’Europe REPOSENT UNIQUEMENT sur la théorie de l’effet de serre et de l’augmentation du CO2 anthropique : décarbonation massive, taxation maximale des énergies fossiles, passage aux véhicules électriques, transition énergétique vers les ENRs, réduction drastique de la consommation énergétique (surtout l’hiver), absence de toute lutte contre la chaleur autres que les moyens naturels (végétalisation, etc.).
Quelles ont été les conséquences pratiques de ces mesures dans la vie quotidienne ?
- une augmentation sans frein du coût de l’énergie ;
- une vulnérabilité complète aux fluctuations du coût de cette énergie liées aux barèmes de taxation intangibles ;
- un recours à des outils présentant un impact environnemental catastrophique (cf plus haut les éoliennes ; les batteries électriques sont du même acabit) ;
- l’élaboration de postulats délirants sur la végétalisation des villes ;
- une soumission suicidaire à l’économie chinoise (les voitures électriques et la folie de l’interdiction des moteurs thermiques en 2035 en est le meilleur exemple) ;
- l’absence de toute lutte pratique contre le réchauffement (cf la situation actuelle) ;
- et surtout, ce qui n’est jamais souligné, mais ce qui pour un scientifique est le plus grave, l’impossibilité d’explorer d’autres pistes étiologiques du réchauffement.
Le niveau scolaire a-t-il baissé comme il se dit un peu partout ?
Exemple d'exercice de calcul de 1953 en 6ème.Problème de calcul proposé en sixième au lycée Henri IV en vue de préparer au BEPC l’année suivante, en 1953.
Enoncé : Le savon de Marseille est un cube de 5 cm de côté. Son usage familial quotidien, mesuré le premier jour d’emploi, a vu chaque arête du cube perdre un millimètre.
Questions :
- En combien de temps le volume du savon aura-t-il diminué de moitié (durée exprimée en en jours, heures, secondes).
- Combien de jours après l’achat faudra-t-il en racheter un autre.
Vous devez répondre en moins de 5 minutes !
Pour les meilleurs : hauteur du cube après 10 jours d’utilisation. Règle à calculs autorisée.
Heureusement, c’était un devoir à faire à la maison et non un exercice-surprise au tableau avec opérations par calcul mental sans poser les opérations. Cela aurait pu l’être ! Il n’est pas sûr que tous les enseignants actuels du collège unique soient capables de donner un corrigé correct, même en plus de 5 minutes ! Heureusement le test n’est pas inclus dans l’épreuve Pisa !
La fin bouffonne de l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante
Lorsque la crise de 1929 a frappé le monde, les Polytechniciens ont réagi avec le mouvement X-Crise. On ne pouvait pas laisser à des parlementaires ignares le soin de diriger le pays et il fallait que les scientifiques reprennent à leur compte le soin de l’économie. Date de ce moment la promotion d’économistes polytechniciens, dont le modèle sera Maurice Allais major de sa promotion et premier prix Nobel. Depuis la filière s’est un peu cassée avec des représentants qui se renouvellent mais loin de l’examen des questions importantes.
Lorsque la France, considérée comme la première armée du monde, a sombré devant l’offensive de Guderian, en moins de trois semaines, ce sont les Inspecteurs des finances qui se sont rebellés et qui ont pensé à leur tour qu’on ne pouvait pas laisser la politique entre les mains d’avocats ou de politiciens ignares et qu’il fallait redonner une vraie armature à la démocratie. Le mouvement commence dès le dernier gouvernement de la troisième République et s’amplifie sous le premier gouvernement Pétain. Des plans sont élaborés qui formeront l’essentiel de ce qu’on appelle avec une révérence sans doute excessive le programme du CNR, avec la création de la sécurité sociale moderne et celle de l’ENA. Mendès-France a été appelé par de Gaulle pour participer aux discussions qui conduiront aux accords de Bretton-Woods et pose une marque de sérieux économique dès les premiers pas de la Quatrième. Keynes de son côté et devenu le gourou du « dirigisme économique intelligent », par opposition à la nullité supposée des obsédés de la déflation salvatrice. On croit que l’on sait désormais éviter les grandes crises économiques. Rions ensemble, mes bien chers frères !
Dès la Quatrième, les hauts fonctionnaires se mettent en place pour conquérir le poste de Président du Conseil : Mendès-France sera le premier à y réussir et son parcours sera glorifié de façon un tantinet exagérée jusqu’à aujourd’hui. Il reste la référence de tous les hauts fonctionnaires voulant réussir en politique. Après le polytechnicien Bourgès-Monoury, Félix Gaillard (devenu inspecteur des finances en 1943) réussit à s’imposer, avant que la Quatrième ne s’effondre. Avec Michel Debré c’est le fondateur de l’ENA qui prend le poste de premier Ministre. Les jeunes diplômés de l’ENA commencent alors à peupler les cabinets et les partis, surtout à partir de mai 1968, sous Pompidou. L’objectif : la présidence de la République devenue le pilier du pouvoir politique. Jacques Chirac se singularise lors des négociations débouchant sur les accords dits de Grenelle : il lâche tout pour avoir la paix sociale, une habitude qui deviendra un dogme énarchique. Le pays paiera, mais surtout pas de risque de révolution donc pas de résistance excessive. On baisse d’abord sa culotte (de plus en plus vite) et en suite on hausse les impôts (de plus en plus fort) !
La grande bascule se produit avec Giscard, énarque polytechnicien, qui a réussi à intégrer ces deux écoles sans passer par les procédures d’admission normales. Il appelle Jacques Chirac qui crée un précédent : la trahison massive et éhontée de son parti d’origine pour obtenir le poste de premier ministre un procédé qui aura de l’avenir. L’ennui, c’est l’explosion de la première grande crise économique de l’après-guerre suivant la destruction par les Etats-Unis des accords de Bretton-Woods. Personne n’a compris qu’en régime de changes flottants les recettes keynésiennes pour sortir d’une récession ne marchent pas. Le plan de relance de Giscard-Chirac est délirant : autorisation administrative de licencier ; deux ans d’indemnités chômage à 90% du dernier salaire. La fiscalité devient de plus en plus délirante. Le septennat de Giscard sera fiscal de bout en bout. Peu de gens savent que le projet d’ISF a été conçu sur son ordre et qu’il devait passer aussitôt sa réélection acquise. La fiche de paie qui tenait sur un ruban de papier devient un document multipage.
Giscard signe les accords de la Jamaïque qui organisent la plus grosse catastrophe économique pour l’Occident : les taux de croissance s’effondrent avant que les crises financières ne s’enchaînent.
Pire, il décide avec Jacques Chirac que les réformes sociétalistes doivent se substituer aux politiques régaliennes classiques. L’avortement légalisé, et la destruction du mariage classique avec le divorce par consentement mutuel, signent la fin de la natalité en France. La loi Haby signe l’effondrement à venir de l’école. Le blocage de l’accès à la filière de formation médicale signe l’asphyxie à venir de la Santé. Raymond Barre prend l’avion pour constater que les « bourgeois avec piscine » prolifèrent et qu’il va falloir agir. Ils n’avaient sans doute pas de comptes en Suisse ni acheté leur maison avec les fonds secrets. Des « salauds » ontologiques ! On laisse l’immigration se développer sans frein et on l’accélère avec le regroupement familial qui transforme une immigration de travail en immigration familiale de masse.
Pendant ce temps-là la stagflation s’est imposée dans le monde et provoque la montée de la réclamation socialiste en France. Giscard croit intelligent d’humilier Chirac qui va s’employer à ce qu’il ne soit pas réélu. Les Enarquillons sortis de l’école se ventilent entre droite et gauche avec une forte tentation pour le PS : Rocard, Jospin, Fabius, bientôt Hollande et Ségolène, se haïssent et se préparent.
La récession de 78-81 permet à Mitterrand de gagner l’élection présidentielle avec un programme dément de nationalisations à 100 % et de mesures démagogiques. Cette gabegie fait tomber la France de son poste de troisième pays pour le PIB par tête. La déchéance commencée sous Giscard s’accélère. Les taux de croissance s’effondrent. Les naissances commencent à fondre. L’éducation nationale et la médecine commencent à souffrir de façon visible. Les budgets sont toujours réalisés en déficit. La dette commence à grossir. Les conflits d’Énarques à gauche comme à droite deviennent la marque de la politique française. Fabius Rocard et Jospin à gauche, Balladur et Chirac à droite. Chirac devient président avec Juppé en premier ministre avant de dissoudre sous la pression de l’Énarque Villepin, de perdre et d’appeler l’énarque Jospin. L’effondrement français se confirme. Le sociétalisme s’étoffe en même temps qu’on répond aux sirènes de l’européisme avec les accords de Maastricht et de l’écologisme, avec la nomination de Voynet qui commence à saccager l’industrie nucléaire française. Les naissances commencent à devenir inquiétantes. Le système social français cesse d’être finançable. La dette explose. Chirac et Jospin s’accordent pour réduire à 5 ans le mandat présidentiel et relèguent les législatives comme conséquence du choix présidentiel.
Le premier quart du XXIe siècle est dominé par les quinquennats de Chirac, Hollande et Macron (deux fois), avec la parenthèse Sarkozy qui finira en prison, pour bien marquer qu’en France seuls les Énarques ont le droit d’être président. François Fillon et Marine Le Pen découvreront cette règle non écrite.
L’européisme, le justicialisme, l’étatisme, le wokisme, le fiscalisme, le contrôle des médias, l’emportent sur l’intérêt national. Le macronisme voit son avenir dans l’énarque Philippe qui a fermé Fessenheim et déclenché l’affaire des gilets jaunes. Le PS est sous la houlette de Vallaud et Hollande, deux énarques sans grands scrupules. Le premier a fait nommer sa femme à la Cour des comptes permettant au couple de gagner des sommes d’argent public somptueuses, à vie. Le second a placé une de ses maîtresses à la mairie de Paris en lui accordant des pouvoirs spéciaux dont elle abusera. Il vit grassement des rentes de la République en savourant la joie d’avoir distribué sans limite des gratuités : « c’est gratuit, c’est l’État qui paie » disait-il. 3 500 milliards d’euros de dettes ne le font pas réfléchir.
Ne parlons pas de la décennie toxique du pervers narcissique Macron, symbole de l’effondrement de l’énarchie compassionnelle et bienveillante dans le n’importe quoi honteux, jusqu’à se présenter comme anti-français. Versailles est fournie en RBnB à Trump pour signer un traité dont la France est absente. On fournit à l’œil les Champs Elysées pour transformer une fête nationale en démonstration militaire européenne. La seule urgence du gouvernement factice de l’insignifiant Lecornu est de voter le suicide assisté exigé par les Francs-Maçons et eux seuls ! Comme si cela était une urgence voulue par la nation tout entière.
Il faut désormais acter la mort nécessaire de l’énarchie « compassionnelle et bienveillante ». Cette escroquerie a assez duré. La République est fondée sur la séparation des pouvoirs. Le politique et l’administratif doivent être séparés par des cloisons étanches. Les espoirs de 1940 ont totalement sombré dans la quête de pouvoir et d’argent d’une caste devenue sans principe, qui a cédé le pouvoir aux juges et à l’Union européenne et ne pense plus qu’à se servir en famille.
Une réforme constitutionnelle doit poser les règles nouvelles :
- Nul ne peut disposer de deux rémunérations de l’État
- Nul ne peut être élu au Parlement s’il est fonctionnaire.
- Tout fonctionnaire détaché auprès d’organismes dépendant de l’argent public doit l’être à ses conditions de rémunérations statutaires.
Il faut se rappeler que la multiplication des hautes autorités et autres machins a eu d’abord comme objectif de faire sauter les limites de rémunération.
Personne n’est choqué de voir un couple de hauts fonctionnaires, pousser sa fille, à la sortie de l’ENA, dans un cabinet à la mairie de Paris, où sa mère travaille comme haut fonctionnaire, puis dans une équipe ministérielle, avant de la voir nommer à un secrétariat d’Etat puis au poste de ministre. Qui peut faire cela dans le privé ? On peut alors essayer de lui tailler une circonscription électorale. En cas d’échec on la fait nommer à la tête d’une agence dont le président touche 700 000 euros par an, tout en vivant aux frais de Nicolas-qui-paie ! Magnifique, non ? Pourquoi se gêner ? Ne parlons pas de Parly 2 !
Les Enarques qui veulent faire une carrière politique devront démissionner de leur statut. Ce n’est pas une condition suffisante : on a vu que Bruno Le Maire, à la suite d’un mariage avantageux financièrement, a démissionné de son statut de haut fonctionnaire et cela ne l’a pas empêché de ruiner le pays par des dettes astronomiques et insupportables. Mais tout le monde a vu lors du passage de témoin à son successeur qu’il était révéré comme un pape de l’Enarchie.
L’obligation de démissionner de la fonction publique pour se lancer dans la politique est mesure insuffisante mais nécessaire. Aurait-elle été prise, on ne verrait pas Wauquiez, Copé, en attendant Pécresse, trahir leur propre camp en faveur de l’énarque Philippe. Vallaud et Hollande seraient hors-jeu. Macron perdrait jusqu’à l’espérance d’un retour et Philippe devrait se trouver un rôle de haut fonctionnaire. Par exemple, libérer les ports français de l’influence de la CGT et éviter que toutes les importations européennes et françaises ne passent par Rotterdam !
Tout le monde en France respirerait un peu mieux !
L’énarchie compassionnelle et bienveillante est morte de ses excès. Il faut acter cette réalité navrante.
Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile
La disparition d’Alan Greenspan : une occasion escamotée de réfléchir un peu
Alan Greenspan est un parfait inconnu lorsqu’en été 1971, les Etats-Unis ont décidé de jeter à bas l’organisation monétaire concertée mise en place par les Accords de Bretton Woods.
Pendant des années entre 1941 et 1947, les meilleurs économistes ont travaillé sur une question clef : comment éviter les crises périodiques dont le drame de la récession de 1929 avait montré les conséquences fâcheuses. Il fallait que les Alliés, à la fin d’une guerre mondiale acharnée, et dévastatrice organisent une paix durable et sans crises économiques répétitives.
Absolument tous les participants ont dénoncé les errements monétaires, provoquant des déficits et des excédents commerciaux intenables, comme la cause profonde des dérèglements d’avant-guerre. Les grands déficits et les grands excédents devinrent des tares à extirper et les monnaies devaient être stables et ajustables par accord général. Pour éviter des ajustements trop violents, un Fond Monétaire International devait à la fois surveiller la situation dans chaque pays pour prévenir les dérapages et fournir des ressources temporaires aux pays en grands déficits pour y éviter des récessions qui entraveraient l’ensemble de l’économie mondiale.
Ce schéma a parfaitement fonctionné. Il y a eu deux ralentissements mondiaux en 1952 et 1963 mais aucune récession jusqu’à la décision unilatérale des Américains de casser le système à l’été 1971.
Il avait néanmoins un défaut de construction : les Etats-Unis avaient imposé que le dollar soit considéré comme équivalent de l’or comme base d’évaluation des monnaies et liquidité internationale. La raison était simple : tout l’or était aux Etats-Unis ! Cela imposait au dollar de maintenir sa valeur en or. A 35 dollars l’once, cela supposait pour les Etats-Unis une politique budgétaire plutôt restrictive. La guerre du Vietnam, la compétition dans l’espace avec l’URSS et les plans de développement internes très ambitieux des Démocrates ont rendu cet objectif intenable. Pour ne pas être grugées, les nations ont demandé le remboursement en or de leurs créances en dollar. Pour éviter de voir leur réserve asséchée, les Etats-Unis ont décidé de faire carrément défaut sur leurs obligations. « Le dollar est notre monnaie et votre problème ».
Cela provoquera dès1972 une récession aux Etats-Unis qui gagne le monde en 1973. La crise du dollar entraîne au bout d’un an la formation d’un cartel de pays pétroliers soucieux d’enrayer la chute verticale de leurs recettes en dollars. Cette décision aggrave la crise. Les Accords tragiques de la Jamaïque en 1974 établiront le régime des changes flottants qui allait détruire la croissance mondiale et conduire à la stagnation toutes les économies occidentales.
Ces décisions n’ont pas été conduites par une doctrine établie et consensuelle. Les changes flottants étaient considérés dans tous les grands manuels comme une fantaisie qui ne méritait pas plus qu’un paragraphe moqueur.
Mais il n’était pas possible de ne pas donner un semblant de légitimation théorique aux accords de la Jamaïque. On a sorti du néant le seul livre qui justifiait, un peu, les changes flottants dont l’auteur était Milton Friedman et ouvert une carrière à Alan Greenspan qui adhérait totalement à cette doctrine. Le premier est devenu le penseur économique et monétaire à la mode autour du concept qui fait de la monnaie est « une marchandise comme les autres » dont le prix doit se former librement sur un marché où l’interférence des Etats doit être interdite. Le second a pris les progressivement les commandes au sein du système financier américain.
On a inscrit cette doctrine dans un mouvement néo-libéral, portant sur l’ouverture générale des marchés et l’abaissement des frontières, avec in fine l’intégration de la Chine dans le système.
Les effets tragiques ont été immédiats. Les crises financières périodiques sont revenues : 1973, 1982, 1992, 1998-2001, 2008… Le taux de croissance global s’est effondré. On tourne en Occident autour de 0.5% actuellement, là où on était entre 4 et 7% avant 1971.
On fera de Greenspan un président de la FED. Il finira par avouer que tout ce qu’il pensait s’était finalement avéré erroné et qu’il s’était trompé sur toute la ligne. Il restera dans l’histoire pour une phrase amusante : « si vous avez compris ce que voulais dire, c’est que je me suis mal exprimé ». Et c’est tout, ce qui explique l’absence quasi-totale de commentaire approfondie à l’occasion de sa disparition. La crise des subprimes a balayé son souvenir comme référence sérieuse.
L’ennui, c’est que les conséquences économiques des changes flottants ont été tragiques sans que personne ne veuille rouvrir la question de l’organisation monétaire.
L’union Européenne a profité du désordre pour créer l’Euro, une monnaie fixe que ne permet plus de gérer les ajustements des balances de paiement par la révision des parités monétaires. Après près de quinze ans de restriction monétaire pour entrer dans les critères de l’Euro, qui a tué une bonne partie de notre industrie, la crise de 2011, propre à l’Euroland, allait encore aggraver la situation, faisant de l’Europe la zone la moins dynamique du monde en matière de PIB et laissant emploi et industrie à la disposition de la Chine, de l’Inde, de la Turquie et en fait du monde entier. La récession est le seul moyen d’ajustement pour un pays en déficit si les pays en excédent ne sont pas associés à la manœuvre. Se souvenir du cas grec !
Deux systèmes monétaires foireux, propices aux crises périodiques sévères et sans moyens d’ajustement autre que la stagnation, coexistaient dans l’absurdité et le silence jusqu’à ce que les Etats-Unis réagissent à nouveau et procèdent aux ajustements qu’ils jugeaient nécessaires, non plus par les monnaies mais par les droits de douane, le pire des moyens, avec en prime une guerre au Moyen Orient provoquant le blocage de l’approvisionnement en matières premières vitales pour l’Europe.
Première conséquence ; le multilatéralisme est mort et on sait qu’une organisation monétaire internationale saine passe d’abord par le multilatéralisme. On va donc subir inlassablement les conséquences économiques lamentables des deux systèmes monétaires internationaux.
La mort d’Alan Greenspan s’est produite alors que le chaos de la doctrine aventurée qu’il a longtemps soutenue atteint son acmé. Il serait injuste et de mauvais goût d’ironiser sur le décès du fossoyeur de la prospérité occidentale. En vérité, il n’a été que la caution et l’acteur momentané de voies de fait qui l’ont toujours dépassé. On a expédié son décès pour ne pas insister sur le désastre des changes flottants qui restent un tabou dans la presse française et internationale, au moment où il atteint des formes catastrophiques et même ahurissantes.
Ce tabou doit tomber. C’est la grande leçon à tirer de la disparition d’Alan Greenspan. Dans le système d’information « construite » dominant, elle ne le sera pas. C’est une preuve évidente de la déchéance de la pensée économique contemporaine et de l’ineptie routinière de la politique en France et en Europe.
Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.
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Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef, aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants, explications sur le retard français, analyses de la langueur de l'Europe, réalités de la mondialisation, les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable. Association loi 1901 |


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