Travail : les trois déficits

On se concentre, dans les débats sur le travail, sur le fait qu’on travaille globalement peu en France relativement aux pays comparables. Il est vrai que lorsqu’on cumule la durée hebdomadaire à 35h, les arrêts maladie, les congés et les RTT, la retraite précoce et parfois très précoce, les préretraites, les invalidités imaginaires accordées un peu vite, et milles avantages particuliers portant sur la disponibilité au travail, on obtient un nombre de jours travaillés en France réellement plus faible qu’ailleurs. Dont acte !  

Mais ce n’est que le premier déficit concernant le travail.

Le second est la diminution du nombre de personnes en âge de travailler. Dans les dix dernières années les effectifs de la classe d’âge 20 ans-60 ans ont baissé, en dépit de l’immigration, qui n’est pas majoritairement une immigration de travail. La baisse radicale de jeunes de moins de 20 ans annonce une régression accélérée dans la décennie à venir, avec de nombreux départs à la retraite non remplaçables. La dénatalité et le vieillissement pèsent massivement sur la quantité de travail possible.

Le troisième déficit est la faible productivité du travail en France.

Il faut inlassablement dénoncer la fable de la plus forte productivité française comparée à nos voisins européens. La statistique demande à être comprise. En augmentant artificiellement le minimum salarial et en y ajoutant des prélèvements sociaux ahurissants, ce qu’on a appelé la « smicardisation » de l’emploi, on a évacué la possibilité d’employer un à deux millions de personnes à très faible capacité productive. Les seuls emplois qui restent possibles exigent donc un certain niveau de productivité, faussant toutes les statistiques comparatives. Les pays qui n’ont pas fait cette erreur tragique ont une productivité moyenne plus faible mais un Pib global plus élevé qui permet d’étaler les charges, et donc rend possible des emplois plus productifs et moins chargés. Ce petit piège statistique est en général incompris et permet des erreurs d’interprétation fâcheuse.

Le volume de l’emploi de fonctionnaires aggrave aussi le déficit de productivité. Surveiller l’évacuation des eaux usées dans les maisons de bord de mer n’a aucune productivité. De même travailler à perte ne crée aucune productivité. Les 30.000 salariés de la SNCF qui travaillent dans des TER qui roulent à perte, les salariés de l’audiovisuel qui génèrent un besoin de 4 milliards de subventions publiques ou ceux qui travaillent pour une énergie éoliennes déficitaires de plusieurs dizaines de milliards, n’ont pas de productivité. Les activités de service non mécanisables ont longtemps eu moins de productivité que l’industrie dont les chaînes ont pu être automatisées.

Un autre aspect est lié à la pratique qui consiste à rejeter sur l’usager des tâches effectuées précédemment par l’entreprise. Ce « do it yourself » imposé ne représente pas globalement une hausse de la production juste un transfert sur les clients.

L’IA a le potentiel de changer les choses mais on n’y est pas encore en France.

De même une fiscalité qui prive les investisseurs de moyens entraînent des retards de compétitivité qui pèse sur la productivité nationale. Nous sommes les rois de la fiscalité et des règlementations paralysantes, sans bien réaliser les conséquences sur l’intensité et la productivité du travail.

Dernier aspect, les systèmes de changes flottants ont provoqué le retour des crises périodiques avec des pertes de PIB considérables qui pèsent naturellement sur l’investissement et la croissance. La baisse de qualité et d’adéquation de l’enseignement, avec une population immigrée disposant souvent d’un potentiel limité, n’a pas arrangé les choses.

Confronté à toutes ces misères, le travail en France se porte mal.

Les démagogues qui se croient malin avec des propositions apparemment alléchantes de « réduire la différence entre le brut et le net » devraient être publiquement mis devant leur ignorance ou leur volonté de prendre les électeurs pour des imbéciles. Invisibiliser des charges sociales en les transférant sans les réduire est pire qu’une politique de gribouille. La productivité c’est faire plus, avec les moyens à disposition, pas la même chose en réagençant les moyens.

Est-ce que revenir sur la réduction massive du temps de travail depuis 50 ans est la solution principale ? C’est en fait un emploi des gains de productivité plus qu’un facteur de la productivité. Tant que la croissance a été rapide, on a pu restreindre la durée du travail surtout là où la pénibilité était forte. La stagnation ne permet pas de financer le non-travail. Le faire par la dette est une folie.

Il est clair que les « 35 heures », l’absentéisme massif, et la démagogie sur l’âge de départ en retraite posent aujourd’hui un problème. Pour la raison qu’on a payé du non-travail au moment où les crises à répétition et l’ouverture mondiale à la concurrence des pays très peuplés et pauvres, ont rendu la croissance quasi nulle. On a distribué à l’avance les bénéfices, en termes de temps de travail, d’une croissance qu’on n’a pas obtenue.

C’est un accident de l’histoire qui ne remet pas en cause l’idée que la croissance puisse s’accompagner de la réduction des temps passés au travail.

La longue liste des expédients ayant été épuisée, il va falloir arrêter de distribuer des fruits d’une croissance absente.

Ce serait une erreur gigantesque de croire qu’on peut le faire uniquement en jouant sur la durée du travail.

Depuis 50 ans, avec une accélération à partir de 1981, nous avons connu un manque à gagner de presque mille milliards d’euros de PIB.

C’est facile à calculer. En 1971 nous étions dans les trois premiers pays (comparables) pour le PIB par tête. Si vous prenez la moyenne des trois pays actuellement en tête, en éliminant les paradis fiscaux et les pays pétroliers, et que vous multipliez par la population actuelle de la France vous parvenez à un PIB global supérieur de 700 milliards à 1.200 milliards selon les statistiques de PIB par tête utilisées.

Le jour où on aura récupéré au moins 500.000 milliards de ce PIB oublié en route, on pourra songer à nouveau à la question de la durée du travail, dont la réduction n’est pas un péché.

En attendant la vraie réponse à la question du travail et du niveau de vie est d’envisager tous les moyens nécessaires pour revenir dans les trois premiers pays pour le PIB par tête.

Une telle ambition exige des changements radicaux dans de très nombreuses directions. Pas seulement la suppression des acquis sociaux sur les durées de travail dont la réduction progressive peut rester un objectif souhaitable à condition d’être appuyée sur une hausse importante du PIB par tête.

La France est devenue un pays fragile, où le moindre accident de la vie provoque souvent des ruptures dommageables car très difficiles à rattraper. Proposer du sang et des larmes, dans un tel contexte, est une sottise.

Il faut générer de l’espérance dans des jours meilleurs avec plus de ressources et moins de peines. Cela suppose de combattre tous ceux qui veulent interdire de produire plus au profit de plus d’exactions fiscales ou d’idéologie verte, de plus d’interdictions et de contrôleurs, ou emprunter plus pour maintenir des avantages aventurés.

Il faut brider les discours malthusiens, les fantaisies sur le Bonheur Intérieur Brut à substituer au PIB, tellement mesquin, et autres fariboles.

Et arrêter de faire semblant de croire qu’en réduisant de 15 milliards d’euros de dépenses publiques tout ira mieux.

Il nous manque 500 à 600 milliards d’euros de PIB pour que tout le monde puisse faire face à ses contraintes tout en reprenant le chemin de la croissance équilibrée. Point de salut si on ne les retrouve pas.

Les programmes politiques tels qu’exposés à ce jour proposent des objectifs minables et s’appuient de façon malsaine sur la recherche de boucs émissaires.

Une seule solution : cap sur les mille milliards de PIB perdus du fait d’un choix politique étatiste et socialisant, dominant depuis 50 ans.

Ce n’est pas facile : la stagnation que nous constatons et qui est relativisée par la propagande officielle qui prétend que Macron a fait revenir la croissance grâce à ses mesures de « start up nation », une propagande absolument vide de sens malgré quelques mesures d’apparence, s’est aggravée au premier trimestre 2026. On risque un coup de Trafalgar interne et externe avec une crise mondiale possible à la clé. Comme en 2007, où Nicolas Sarkozy avait annoncé des merveilles alors que la crise était à nos portes et qu’il ne voulait absolument pas la voir.

Lorsqu’Eric le Boucher, dans l’Opinion,  se félicite d’une situation nouvelle où les emplois résistent et sont bien là alors que les candidats manquent, il devrait considérer qu’il y a eu plus de croissance de la dette que du PIB dans la période Macron, globalement désastreuse. La résistance provient d’un système alimenté par la dépense publique et la dette, alors que cela peut s’arrêter brutalement. La stabilité de l’emploi n’est pas due à une industrie forte et assurée mais à des marchés dépendant pour une part importante de subventions publiques. C’est largement artificiel et fragile, avec des taux de chômage encore délirant par rapport aux meilleurs de nos voisins. Se glorifier d’être à plus de 7% de chômage quand les autres pays comparables sont entre 3 et 5%, et disposent d’un revenu moyen qui est la moitié de celui des meilleurs d’entre eux, est un poil extravagant.

Bruno Retailleau a décidé de faire du travail une priorité nationale, comme la natalité, comme la réforme de l’enseignement, comme la sécurité, comme.la dette et les finances publiques, comme la justice, comme…

Une des cent cellules chargées d’élaborer son programme présidentiel doit sans doute réfléchir sur cette priorité nationale. On peut craindre que cette méthode ne permette pas de voir l’éléphant au milieu de la pièce : la perte dramatique de PIB par tête accru dans ces effets par l’effondrement démographique et le sous-investissement chronique. La priorité n’est pas le travail mais le PIB par tête. Tout le reste n’est que chanson.

Didier Dufau

Commentaire
Siem's Gravatar Le nombre des sottises va croissant au fur et à mesure que la Présidentielle s'approche. Les plans de "redressement" se multiplient caractérisés par la pléthore d'adjectifs (clairs, décisifs, audacieux, raisonnables, républicains, honnêtes, radicaux, imaginatifs, sérieux, originaux, déterminés, ...) et le vide intégral des mesures, la prudence conseillant de ne citer que des intentions, en véhiculant des images.

Les Énarques sont les plus productifs dans les livres, les articles et les interviews. Tous ceux qui se rattachent au centre, à la droite et à la gauche, qui se flattent d'être "de gouvernement", expliquent que leurs opposants sont populistes, creux, ignares, bêtement Versaillais, réacs, fous, racistes, poujadistes, "marchandisés", nuls, que la dette c'est bien, la dépense publique indispensable, keynésienne bien sûr, l'immigration finalement heureuse, l'état de droit indispensable comme l'Europe de Maastricht. Les mots clés voltigent au rythme des opérations-images. La France va bien et on croit qu'elle va mal. C'est un paradis grâce aux nombreuses gratuités et on va en ajouter encore. La France a plein de ressources en elle. Il n'y a qu'à conserver les équipes qui gagnent, c'est à dire l’Énarchie compassionnelle et bienveillante pour que tout se passe bien. La résilience de l'économie et de l'emploi est formidable. L'écologie militante trouble un peu comme le féminisme malthusien, mais pas touche. Ecocide et féminicide, totalement inacceptables ! La fermeture, une idée folle. Qu'il s'agisse du robinet de la dépense sociale ou de l'immigration.Et puis, les riches peuvent payer.

Une seule solution pour éviter les deux extrémismes catastrophiques : un énarque bien placé comme le maire du Havre, seul capable d'être au second tour et de battre le RN. A lui de réduire la différence entre le brut et le net, clé du vote dans tous les camps.

Le délire.
# Posté par Siem | 05/05/26 13:10
Fabien Thibaut's Gravatar Je ne saisis pas quel est réellement la politique que vous voulez mener !
# Posté par Fabien Thibaut | 05/05/26 17:13
DD's Gravatar La manière dont on pose le problème est importante. Presqu' autant que la solution elle-même. Prenons l'exemple du livre de Marc Touati "Guérir la France, la thérapie de choc". Il date de 2014. La situation de la France est déjà parfaitement décrite et les solutions apparentes mises en exergue : baisser les impôts et la dépense publique, supprimer les 35 heures, favoriser l'innovation, demander à l'Europe des financements nouveaux ! On pourrait faire un copier/coller de ce qui s'écrit actuellement, 22 ans plus tard !
Pourquoi ? Parce que le livre évite les vrais sujets qui fâchent. Dès 2014 on connaissait les prévisions démographiques : une réduction des 20-60 ans et une explosion des 60 ans et plus. Au total 3.500 milliards à financer de plus. C'est évidemment cette horreur à venir qu'il fallait mettre en exergue. Pas un mot et on verra Hollande faire tout ce qu'il faut pour aggraver tout avant que Macron s'y mette à son tour.
Cette situation a contribué à mettre par terre toutes les politiques régaliennes et a poussé les politiques à distribuer des cadeaux ciblés à des clientèles plutôt que prendre les mesures nécessaires. Et le livre de Marc Touati est resté lettre morte !

Si on prend les programme dont on parle, on retrouve cette volonté de ne jamais mettre en avant les sujets difficiles qui sont au cœur de l'action à imaginer.

Ce que nous disons, c'est qu'il faut d'abord bien clarifier les évolutions à venir qui peuvent nous nuire et celles qui dans le passé nous ont nui. Nous avons perdu 700 à 1000 milliards de PIB dans les 50 années dernières et on risque d'obtenir à nouveau ce résultat dans les 50 à venir. La question clé : on, dit stop ou encore ?

Si on dit stop il faut clarifier les moyens d'obtenir au moins 500 milliards de PIB de plus, ce qui demande un plan colossal par son extension et son intensité mais dont le but est d'améliorer la situation de tous et de la nation. Il ne s'agit plus de casser le système social ou de s'en prendre à tel ou tel bouc émissaire. Il faut trouver les moyens à l'échelle du problème. Au lieu de dire je supprime ça ou ça, il faut dire je crée tant de milliards de plus de PIB et voici comment.
C'est à cette pédagogie que s'applique ce message.
# Posté par DD | 05/05/26 18:13
H25's Gravatar L'exemple du livre de Touati, excellent économiste de média, qui écrit un livre qui évite de parler d'un phénomène prévisible et déterminant, la démographie, est exceptionnel. Le prototype d'une information châtrée qui élude l'essentiel. Le plus consternant est de constater que le débat présidentiel qui verra l'élection du lamentable Hollande n'a pas abordé la question et qu'aucun média écrit ou audiovisuel n'en a parlé. C'est tout de même terrifiant. Cela vient-il d'une défaillance démocratique : une information principalement de gauche et dirigée par des hauts fonctionnaires et des milliardaires dépendant de la commande publique qui ne veut pas fâcher les féministes qui ne pensent qu'avortement et antimasculinisme, pour des raisons électorales et idéologiques ? De la trahison de l'INED et des démographes de médias ou d'une médiocrité devenue telle qu'on ne voit rien et qu'on ne comprend rien dans les sphères dirigeantes ?

En faisant le tour des programmes affichés par les uns et les autres (politique ou société de pensée) la démographie n'est pas totalement absente mais les solutions manquent. .Et personne n'évoque l'avortement qui compte pour près de 45% dans le déficit des naissances.

Imaginons les réactions si, se fondant sur cette réalité, un candidat proposait de ne rembourser à 75% que les demandes d'avortement de femmes de moins de 20 ans non mariées et seulement à 50% le premier avortement pour les plus de 20 ans, sauf évidemment pour les femmes ayant subi un viol. L'idée est de ramener les avortements annuels autour de 50.000 !

Courage, fuyons !
# Posté par H25 | 06/05/26 09:59
DD's Gravatar "courage fuyons"

Si vous voulez rire à gorge déployée, il faut lire les suggestions du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan (si, si, cela existe !) qui considère que les naissances sont entravées par... les hommes qu'on doit mobiliser en leur donnant...plus de congés indemnisés. Le rapport a été rédigée par deux femmes, Césarine et Constance ! Qui se rappelle que nous avons une haute autorité à l'enfance présidée par une homosexuelle ayant eu un enfant par PMA et qui semble ne rien avoir à dire ?

Si avec cela la natalité ne se redresse pas,..
# Posté par DD | 06/05/26 11:53
Siem's Gravatar On apprend simultanément que le Sénat a décidé de supprimer le commissariat au plan qui a été fusionné dans le Haut Commissariat au plan et à la stratégie, confiée à l'homosexuel Clément Beaune par Attal à la demande d'Emmanuel Macron. La transformation des bidules pour énarques et hauts fonctionnaires a été tellement rapide avec de telles ramifications qu'on ne comprend plus rien. Inutile d'essayer de connaître les budgets exacts ni les effectifs. Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan héberge un réseau d'organismes publics à compétences sectorielles.
Le Conseil d’analyse économique
Le Conseil d’orientation des retraites
Le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM)
Le Haut Conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge (HCFEA)
Le Haut conseil du financement de la protection sociale
Le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII)
Le Haut Conseil pour le Climat,
Le Conseil national du numérique,

Quels effectifs et quels budgets ? Les chiffres épars vont de 10 à 25 millions d'euros mais on ne sait pas ce qu'ils recoupent.

"Sceptique sur la plus-value de l’organisation, la commission des finances a provoqué en séance la suppression du budget de cette instance prospective, dotée de 1,9 million d’euros. « Le Haut-commissaire a aujourd’hui d’autres fonctions, et le Haut-Commissariat est un peu à la dérive car il n’y a plus de pilote dans l’avion du tout », a développé Nathalie Goulet."

On parle d'une institution qui est censée avoir été fusionnée avec France Stratégie...

Notons simplement qu'aucune de ces institutions n'avaient annoncé en 2012 la dégelée démographique qui a fait tout explosé. Et que le vide reste la règle dans ce domaine.

Il vaudrait mieux liquider tout ce fatras, renvoyer les hauts fonctionnaires à leurs corps d'origine avec pour mission de mieux diriger l'administration, et lancer périodiquement des appels à contribution sur les grands sujets stratégiques, avec des débats publics en commission au Parlement. Les prébendiers incapables, cela suffit peut-être ! Sachant qu'il y a aussi le Conseil économique et social. Miam miam les belles sinécures.

Et tous ces crabes avides ont été incapables d'avertir des drames à venir ni de proposer autre chose que des balivernes politiquement correcte et vide d'efficacité !

Oui, il faut supprimer tout cela. Sans état d'âme. On verra que rien de désagréable ne s'ensuivra.
# Posté par Siem | 06/05/26 13:38
Albert Méneau's Gravatar Article très intéressant : le fait que personne n'ai alerté sur le coup de ciseau démographique qui allait tout casser entre 2010 et 2025, avec une baisse sérieuse de la population en âge de travailler et une augmentation inouïe du nombre de retraités qui a créé brutalement un trou de 3.500 milliards d'euros, qu'il s'agisse d'un économiste reconnu ou d'organismes publics pléthoriques de prospective et d'analyse, est fascinant.

Quand on y réfléchit bien, c'est là l'échec le plus patent d'une information contrainte et construite qui ne permet plus de conduire sereinement la politique nationale. Où est la démocratie quand cet énorme phénomène n'apparait pas dans les campagnes présidentielles Hollande, Macron 1 et macron 2. Cela ne touche pas que les retraites mais tous les aspects de la vie sociale, économique et géopolitique. Et on continue. Nul ne dessine publiquement le destin démographique des dix prochaines années. Combien de jeunes de moins de 20 ans en 2035 et 2070. Combien de 20-60 ans. Combien de plus de 60 ans. On traite tout par petits bouts. On annonce un nombre d'élèves en forte baisse à une certaine échéance dans les lycées mais on n'a pas d'annonce sur les capacités de travail, sur les armées,. Sur rien, en fait. Merci d'avoir fait surgir cet immense échec de la conduite économique de la nation.
# Posté par Albert Méneau | 06/05/26 20:49
DD's Gravatar Le plus grave, c'est que désormais nous sommes vulnérables au moindre accident géopolitique ou conjoncturel.

Les économistes officiels ont été inutiles dans les 25 dernières années et ne survivent que dans l'enchantement d'un politiquement correct à côté des nécessités vitales du pays.

Rappelons cette horreur : nous avons perdu entre 700 et 1000 milliards de PIB annuel en cinquante ans et en particulier depuis que les Français ont voulu effectuer un parcours socialiste intense avec Mitterrand, Jospin, Hollande et Macron. 65 ans sur 50 !

Il nous a manqué depuis 2000 entre 18 et 22 mille milliards d'euros de PIB ! Et on se demande pourquoi l'Etat est ruiné, la santé en désarroi, la justice dans les chou, l'armée à nu, et le pouvoir d'achat en ruine. Et certains veulent nous vendre une nouvelle perte de 20.000 milliards dans les 25 années à venir !

Certains craignent la décroissance voulue par les Verts et une partie de la gauche. Nous l'avons vécu dans les cinquante dernières années, sous forme d'un manque à gagner effarant. Dans le silence des économistes sauf deux : Maurice Allais et Alfred Sauvy, marginalisés et même vilipendés.
# Posté par DD | 07/05/26 10:52
Le blog du cercle des économistes e-toile

Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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