Vivons-nous un épisode gravissime de « l’histoire de la stupidité économique » ?

Réflexions associées à la parution du livre "A Short History of Stupidity" de S. Jeffries

Parmi les étrangetés de l’époque en matière de réflexion économique, figure au tout premier rang l’indifférence aux grands déséquilibres des balances commerciales et de paiements. Un économiste qui veut parader sur les estrades sait bien qu’il peut parler de tout sauf de cela. C’est d’autant plus paradoxal que dans l’effort d’après-guerre pour tenter de mettre fin aux désordres qui avaient ravagé l’entre-deux-guerres, la condamnation et l’interdiction des grands déséquilibres permanents des balances extérieures formaient le cœur de toutes les solutions proposées et des traités correspondants. Le résultat a été à la hauteur des espérances : les Trente Glorieuses, une période de forte croissance partout dans le monde libre et sans aucune récession de 1947 à 1972.

Depuis la destruction en été 1971 de ce système, on ne compte plus les pays dont les déséquilibres extérieurs sont massifs et permanents dans un sens ou un autre, la croissance est quasi nulle, quasi partout en Occident, et les récessions périodiques ont réapparu avec une redoutable régularité et des conséquences de plus en plus graves. Ce simple constat devrait mobiliser tous les économistes. Nous avions un système fantastique. Il a été remplacé par un système catastrophique. Cela mériterait tout de même un peu d’attention ! Économistes officiels, hauts fonctionnaires et politiques préfèrent regarder ailleurs avec beaucoup d’obstination et de bonne conscience. Une forme de chaos s’installe dans pratiquement tous les pays occidentaux du fait d’une situation économique toujours plus glauque. Mais il n’y a rien à faire : il ne faut pas regarder là où les causes majeures se trouvent, et seulement s’extasier sur des promesses mirifiques comme celles de l’Intelligence artificielle.

Dans A Short History of Stupidity (Ed. Polity Press), Stuart Jeffries dresse une « courte histoire de la stupidité » à travers les âges. Journaliste britannique au Gardian, il montre qu’elle n’est pas une anomalie passagère, mais « une force historique, sociale et culturelle qui n’épargne aucune société… la nôtre comprise ». En l’occurrence, cette réalité est parfaitement illustrée par la question qui nous préoccupe. Tout le problème vient du refus conscient ou inconscient de se pencher sur une difficulté alors même qu’elle n’est pas difficile à comprendre et qu’elle provoque des conséquences graves très visibles.

Que signifie, pour un pays, un déficit commercial ? Lorsqu’on enlève le voile monétaire, la réalité brute apparaît : une perte de travail et une perte de patrimoine. Être constamment en déficit provoque donc chômage de masse et perte d’actifs en permanence. Cette réalité peut être masquée ou différée par différents artifices, mais elle est ancrée. Au bout d’un moment le pays ne s’en sort plus et ne parvient plus à satisfaire ses ambitions. Il doit réagir soit agressivement contre le « prédateur » soit contre sa propre population. La France et les Etats-Unis donnent l’exemple même aujourd’hui de telles réactions inversées. Trump agit par les droits de douane et l’État français en ruinant fiscalement les Français, chaque méthode étant en fait destructrice pour tous.

Intéressons-nous aux excédents. Les pays producteurs de pétrole, l’Allemagne et le Japon, comme aujourd’hui la Chine et les autres dragons d’Extrême-Orient accumulent des milliers de milliards de dollars d’excédents. Qu’en faire ? Tous ces pays sont très compétitifs et n’ont pas besoin d’investir pour augmenter leur productivité chez eux et ne veulent pas le faire chez les autres pour ne pas créer des concurrents redoutables. Tous ces milliers de milliards, détenus en une monnaie étrangère qui peut sombrer, doivent être protégés et rentabilisés. On ne peut le faire qu’en les convertissant en biens réels, dont on espère qu’ils conserveront leur valeur, principalement des titres de bourse ou des biens immobiliers. Le recyclage financier des excédents vers les bourses et les marchés immobiliers occidentaux, qui, sur des dizaines d’années, ont pu dépasser plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars expliquent le niveau très élevé des bourses et de l’immobilier partout en Occident. Une autre solution est de prêter aux États déficitaires dont les dettes finissent par être asphyxiantes. On peut aussi racheter les entreprises des pays déficitaires. L’Allemagne a ainsi racheté des pans entiers d’entreprises françaises. Les imbéciles considèrent que c’est une marque d’attractivité alors que c’est une simple perte d’actifs nationaux. Quand l’Allemagne a vu que la Chine rachetait son Mittelstand, elle a considéré que c’était un grave danger. Croquer les autres, pas de problème, se faire croquer, là, « Nicht Möglich ». On peut aussi utiliser les excédents pour se doter de moyens militaires délirants comme l’Iran, la Chine, la Turquie ou financer des guerres d’annexion comme la Russie ou l’Azerbaïdjan.

Comme le cours des actifs (bourses et immobiliers) ne peut pas grimper indéfiniment, les niveaux atteints finissent par être totalement incompatibles avec l’activité économique. Se produisent donc des corrections périodiques sous forme de récessions mondiales sévères. Les pays créanciers accumulent alors des pertes sur leurs investissements. Les pays non compétitifs tombent dans le trou et aggravent leur situation, surtout si leurs mécanismes sociaux sont développés. 1973, 1982, 1992-1993, 2 001,2008, ont été des années récessives dans le monde entier. La stagnation de longue durée s’installe.

Un monde qui n’a pas une organisation arc-boutée sur l’interdiction de la permanence des grands excédents, donc des grands déficits, sombre donc dans les crises à répétition, les guerres commerciales et les guerres militaires.

Celui qui ne voit pas que la suppression des règles de Bretton-Woods, avec abandon de l’interdiction des grands déficits et excédents qui en a résulté, a provoqué tous les évènements que nous déplorons, est frappé de cécité volontaire. On retrouve la définition de la sottise et des attitudes ineptes.

Pourquoi cette cécité volontaire : sans faire de psychologie ou sociologie de bazar, probablement parce qu’une partie des élites politiques et de leurs soutiens font des fortunes en recyclant les excédents et en vendant les actifs des pays déficitaires. Et qu’ils tiennent le système d’information et … la carrière des économistes.

Ce qui est certain, c’est que nous vivons bien depuis 1971 une « période de stupidité ». Quand on ajoute, comme en France, l’effondrement de la démographie, un système réglementaire, social et fiscal démesuré, une emprise des hauts fonctionnaires sur la politique, une propagande anti-croissance, anti-industrielle, anti-agricole, antinationale, antiblanc, anti-masculinité, avec contrôle de la liberté de pensée et une information publique « construite », on obtient la rupture avec la jeunesse et une situation politique désespérante qui peut mal tourner à tout moment.

Nous vivons bien une « période de sottise », particulièrement intense !

Didier Dufau pour le Cercle des Économistes e-toile.

La disparition d’Alan Greenspan : une occasion escamotée de réfléchir un peu

Alan Greenspan est un parfait inconnu lorsqu’en été 1971, les Etats-Unis ont décidé de jeter à bas l’organisation monétaire concertée mise en place par les Accords de Bretton Woods.

Pendant des années entre 1941 et 1947, les meilleurs économistes ont travaillé sur une question clef : comment éviter les crises périodiques dont le drame de la récession de 1929 avait montré les conséquences fâcheuses. Il fallait que les Alliés, à la fin d’une guerre mondiale acharnée, et dévastatrice organisent une paix durable et sans crises économiques répétitives.

Absolument tous les participants ont dénoncé les errements monétaires, provoquant des déficits et des excédents commerciaux intenables, comme la cause profonde des dérèglements d’avant-guerre. Les grands déficits et les grands excédents devinrent des tares à extirper et les monnaies devaient être stables et ajustables par accord général. Pour éviter des ajustements trop violents, un Fond Monétaire International devait à la fois surveiller la situation dans chaque pays pour prévenir les dérapages et fournir des ressources temporaires aux pays en grands déficits pour y éviter des récessions qui entraveraient l’ensemble de l’économie mondiale.

Ce schéma a parfaitement fonctionné. Il y a eu deux ralentissements mondiaux en 1952 et 1963 mais aucune récession jusqu’à la décision unilatérale des Américains de casser le système à l’été 1971.  

Il avait néanmoins un défaut de construction : les Etats-Unis avaient imposé que le dollar soit considéré comme équivalent de l’or comme base d’évaluation des monnaies et liquidité internationale. La raison était simple : tout l’or était aux Etats-Unis ! Cela imposait au dollar de maintenir sa valeur en or. A 35 dollars l’once, cela supposait pour les Etats-Unis une politique budgétaire plutôt restrictive. La guerre du Vietnam, la compétition dans l’espace avec l’URSS et les plans de développement internes très ambitieux des Démocrates ont rendu cet objectif intenable. Pour ne pas être grugées, les nations ont demandé le remboursement en or de leurs créances en dollar. Pour éviter de voir leur réserve asséchée, les Etats-Unis ont décidé de faire carrément défaut sur leurs obligations. « Le dollar est notre monnaie et votre problème ».

Cela provoquera dès1972 une récession aux Etats-Unis qui gagne le monde en 1973. La crise du dollar entraîne au bout d’un an la formation d’un cartel de pays pétroliers soucieux d’enrayer la chute verticale de leurs recettes en dollars. Cette décision aggrave la crise. Les Accords tragiques de la Jamaïque en 1974 établiront le régime des changes flottants qui allait détruire la croissance mondiale et conduire à la stagnation toutes les économies occidentales.

Ces décisions n’ont pas été conduites par une doctrine établie et consensuelle. Les changes flottants étaient considérés dans tous les grands manuels comme une fantaisie qui ne méritait pas plus qu’un paragraphe moqueur.

Mais il n’était pas possible de ne pas donner un semblant de légitimation théorique aux accords de la Jamaïque. On a sorti du néant le seul livre qui justifiait, un peu, les changes flottants dont l’auteur était Milton Friedman et ouvert une carrière à Alan Greenspan qui adhérait totalement à cette doctrine. Le premier est devenu le penseur économique et monétaire à la mode autour du concept qui fait de la monnaie est « une marchandise comme les autres » dont le prix doit se former librement sur un marché où l’interférence des Etats doit être interdite. Le second a pris les progressivement les commandes au sein du système financier américain.

On a inscrit cette doctrine dans un mouvement néo-libéral, portant sur l’ouverture générale des marchés et l’abaissement des frontières, avec in fine l’intégration de la Chine dans le système.

Les effets tragiques ont été immédiats. Les crises financières périodiques sont revenues : 1973, 1982, 1992, 1998-2001, 2008… Le taux de croissance global s’est effondré. On tourne en Occident autour de 0.5% actuellement, là où on était entre 4 et 7% avant 1971.

On fera de Greenspan un président de la FED. Il finira par avouer que tout ce qu’il pensait s’était finalement avéré erroné et qu’il s’était trompé sur toute la ligne. Il restera dans l’histoire pour une phrase amusante : « si vous avez compris ce que voulais dire, c’est que je me suis mal exprimé ». Et c’est tout, ce qui explique l’absence quasi-totale de commentaire approfondie à l’occasion de sa disparition. La crise des subprimes a balayé son souvenir comme référence sérieuse.

L’ennui, c’est que les conséquences économiques des changes flottants ont été tragiques sans que personne ne veuille rouvrir la question de l’organisation monétaire.

L’union Européenne a profité du désordre pour créer l’Euro, une monnaie fixe que ne permet plus de gérer les ajustements des balances de paiement par la révision des parités monétaires. Après près de quinze ans de restriction monétaire pour entrer dans les critères de l’Euro, qui a tué une bonne partie de notre industrie, la crise de 2011, propre à l’Euroland, allait encore aggraver la situation, faisant de l’Europe la zone la moins dynamique du monde en matière de PIB et laissant emploi et industrie à la disposition de la Chine, de l’Inde, de la Turquie et en fait du monde entier. La récession est le seul moyen d’ajustement pour un pays en déficit si les pays en excédent ne sont pas associés à la manœuvre. Se souvenir du cas grec !

Deux systèmes monétaires foireux, propices aux crises périodiques sévères et sans moyens d’ajustement autre que la stagnation, coexistaient dans l’absurdité et le silence jusqu’à ce que les Etats-Unis réagissent à nouveau et procèdent aux ajustements qu’ils jugeaient nécessaires, non plus par les monnaies mais par les droits de douane, le pire des moyens, avec en prime une guerre au Moyen Orient provoquant le blocage de l’approvisionnement en matières premières vitales pour l’Europe.

Première conséquence ; le multilatéralisme est mort et on sait qu’une organisation monétaire internationale saine passe d’abord par le multilatéralisme. On va donc subir inlassablement les conséquences économiques lamentables des deux systèmes monétaires internationaux.

La mort d’Alan Greenspan s’est produite alors que le chaos de la doctrine aventurée qu’il a longtemps soutenue atteint son acmé. Il serait injuste et de mauvais goût d’ironiser sur le décès du fossoyeur de la prospérité occidentale. En vérité, il n’a été que la caution et l’acteur momentané de voies de fait qui l’ont toujours dépassé. On a expédié son décès pour ne pas insister sur le désastre des changes flottants qui restent un tabou dans la presse française et internationale, au moment où il atteint des formes catastrophiques et même ahurissantes.

Ce tabou doit tomber. C’est la grande leçon à tirer de la disparition d’Alan Greenspan. Dans le système d’information « construite » dominant, elle ne le sera pas. C’est une preuve évidente de la déchéance de la pensée économique contemporaine et de l’ineptie routinière de la politique en France et en Europe.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

Ce blog fête ses 18 ans.

Ce blog fête ses 18 ans, plus de 5 millions de lectures et plus de 1 100 articles, représentant plus de 5 000 pages de textes sur tous les sujets qui fâchent.

Il a accompagné une des périodes les plus sinistres pour la France, marquée par son effacement et sa marginalisation dans une mondialisation déséquilibrée, un Occident en crise, une Europe soumise aux lobbies, hyper normative, autodestructrice et où l’Allemagne a reconstitué sa proéminence. Nous avons connu en 2008 la pire crise financière mondiale depuis 1929, puis, en 2011, la première crise spécifique de la zone euro. Nous vivons un effondrement des naissances avec une perspective de disparition du pays avant la fin du siècle. Un socialisme totalement débridé veut faire de tout propriétaire « un salaud détournant un bien public à récupérer d’urgence ». La France est devenue le leader mondial pour la spoliation fiscale. Nous avons importé sans révolte un wokisme faisant du couple hétérosexuel une horreur. Nous avons accepté la prise de pouvoir sur le politique d’une phalange de hauts fonctionnaires étatistes, européistes et socialisants par (dé)construction. Nous avons laissé s’installer un système d’information biaisé, forgeant des mensonges à répétition pour « construire l’opinion ». Nous avons importé sans réaction une hystérie « escrologique » à la fois intéressée (le lobby international des éoliennes et des plaques photovoltaïques domine l’Europe) et ruineuse. Nous avons consenti à l’abandon de la sécurité intérieure et extérieure pour complaire à une vision charlatanesque de la bonté universelle.

Constatons les grands traits de la situation française : stagnation de longue durée frôlant la récession permanente, perte de 700 milliards de PIB chaque année en abandonnant notre troisième place de 1971 pour le PIB par tête, dette publique abyssale de plus de 3 500 milliards d’euros, crise énergétique, crise industrielle, crise agricole, crise dans l’immobilier et la construction, blocage des circulations urbaines, décroissance démographique, triomphe de l’islamisme et de l’antisémitisme, assassinats politiques, émeutes de rue répétitives, poussée délirante de la délinquance, services publics asphyxiés, plus d’armée digne de ce nom, justice démolie en profondeur, santé publique à la dérive, école détruite, information publique idéologisée, malhonnête et partisane, numérisation fragile tenue par des sociétés étrangères avec une vulnérabilité croissante de tout le système, grèves systématiques dans les secteurs publics, disparition de l’autorité…

La descente aux enfers est marquée depuis 50 ans par la fatuité de Giscard, la figure de pourrisseur de Mitterrand, la mollesse de Chirac faisant de l’incapable destructeur Jospin un leader de « dream team », le triomphe du centrisme impuissant, le n’importe quoi sarkoziste, puis de Bidochon-les-petites-blagues, sur fond de massacre du Bataclan et pour finir le nihilisme destructeur du pervers narcissique Emmanuel Macron. D’où la tentation fréquente de mettre en cause l’élection directe du président de la République.

Il est vrai qu’il faut se pincer pour constater que le toxique M. Macron a été réélu, comme l’a été Mme Hidalgo, qui a engagé la destruction de Paris par asphyxie des circulations et de l’habitat, l’hyper déséquilibre des finances municipales et la substitution intéressée de la population

Le Cercle des économistes e-toile s’est formé justement parce que tous ces dégâts étaient envisageables dès 1997. Les malheurs qui se sont abattus sur l’économie mondiale, sur l’Europe et sur la France étaient inscrits dans les institutions et les pensées dominantes dès les années quatre-vingt-dix. Elles ont ravagé le quart de siècle suivant sans qu’il ait été possible de faire prendre conscience des délires désastreux qui allaient suivre, largement du fait du blocage de l’information par ceux qui la dominent. Forum et blogs se sont révélés finalement impuissants à changer le cours des choses et la pédagogie des catastrophes n’a pas joué non plus.

La terrible récession de 1992-1993 était un tocsin, mais personne n’a voulu l’entendre. Elle marquait de façon explicite le désastre du système des changes flottants et des déséquilibres commerciaux et financiers acceptés. Greenspan vient de décéder à 100 ans. Paix à son âme mais la caution qu’il a donnée à un système tragique est un leg difficilement pardonnable. L’intégration de la Chine dans une mondialisation sans règle fournissait le cercueil de l’économie occidentale. La conférence de Rio en 1992 marquait le succès de Maurice Strong et de sa bande et lançait l’hystérie « escrologique » mondialisée. Le traité de Maastricht annonçait clairement ses conséquences. Les effets de la pilule, de l’avortement et du planning familial, associés à la destruction du couple traditionnel étaient déjà patents en 1990 mais la suite s’est révélé catastrophique. Mais chut ! Il ne fallait pas le dire. .

Quant à la gauche révolutionnaire, elle continuait à sacraliser tous les tueurs passés à l’action, le maoïsme et ses millions de morts, Pol Pot et les Khmers rouges, Prachandra, au Népal, les Farc en Colombie. Pas un tueur en série ne devait échapper à la dévotion militante. La gauche dite par antiphrase de gouvernement, conquise par l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante, entendait gérer le capitalisme avec le soutien des Eurolâtres de la finance mondialisée, quitte à abandonner les ouvriers sacrifiés au profit de l’immigré africain. « Touches pas à mon pote », disait-elle, en construisant les planches de nouveaux piloris destinés au « petit théâtre antifasciste », à la lutte contre les restes de l’Eglise catholique, et la chasse aux juifs sionistes. L’Occidental, chargé de tous les péchés, devait se couvrir la tête de cendres et entrer en repentance. Il devait se prosterner devant l’Islam régénéré dans la violence terroriste par l’assassin de masse iranien Khomeini, adulé par une certaine gauche.

Tout était donc en place pour le désastre du premier quart de siècle suivant. Pour l’observateur, tout était facile à constater et à analyser à condition de ne pas refuser de voir et de comprendre.

Les deux auteurs d’utilité publique, Alfred Sauvy et Maurice Allais, ont été marginalisés, le dernier étant jeté aux orties sans ménagements. L’information construite et aseptisée est devenue totalement asphyxiante. Le mensonge organisé s’est installé dans l’information française. Il a atteint par son intensité et ses formes invasives et perverses un niveau totalement insupportable. Il est désormais protégé par des lois qui interdisent de protester. Tout est pénal mais on n’a pas construit de prison pour juguler la délinquance avérée, celle qui s’en prend aux biens et aux personnes et qui fait l’objet d’une compassion victimaire délirante. L’inversion victimaire est partout. La soumission est organisée. L’islamisme triomphe sur les ruines de la Renaissance. La culture française est en lambeaux et abandonnée. « Elle n’existe pas » dira Emmanuel Macron, un président indigne et toxique, tellement représentatif de l’époque.

Constater qu’après ce quart de siècle de délire autodestructeur, le choix présidentiel n’est plus qu’entre la famille Le Pen et l’ignoble Mélenchon, entré en trotskisme sous le nom de Santerre, le tueur génocidaire de la Révolution française en Vendée et l’inventeur du gazage des populations, dont l’exemple sera repris par Staline qui fera gazer des « koulaks » avec des gaz d’échappement de camion, avant que l’ex militant communiste Hitler systématise la méthode, a quelque chose de fascinant par l’ampleur de la dégringolade mentale et politique française qu’il révèle.

L’État français a perdu tout pouvoir sauf celui de voler les Français et de les accabler d’obligations intenables. Le gouvernement des juges triomphe, fondé sur la captation au sommet de l’interprétation des préambules constitutionnels et par le bas par le justicialisme débridé pratiqué par des juges de gauche, certains de l’impunité. Le peuple gronde et marque sa colère contre une corporation qui l’a trahi et qui l’a affiché sur un Mur des Cons qui n’a rien de virtuel et tout de permanent. L’Union Européenne, laissée sans contrôle par un président foncièrement anti-français, a réussi à détruire notre industrie, notre agriculture, et notre politique énergétique et même, la construction immobilière. Les cadeaux au peuple sans production et entièrement payés par la dette se sont imposés comme exclusif moyen de gouvernement. Demandez à M. Hollande, le gros malin qui joue au cheval de retour : « C’est gratuit c’est l’État qui paie » et qui aura droit sur le service public à une émission dirigée par la femme de M. Glucksman où il a étalé pendant les heures ses cadeaux au peuple à base de gratuité fictive.

L’inversion est partout. On veut consommer et redistribuer sans produire ; asseoir la sécurité sur la protection et l’excuse des assassins, assurer le destin français en niant la France et en la dissolvant dans une Europe fédérale chimérique dominée par l’Allemagne, électrifier les usages en s’appuyant sur une énergie imprévisible et incontrôlable, renforcer l’Éducation nationale en liquidant l’enseignement national. On pense assurer la promotion des nuls en détruisant les méritants, des pauvres en détruisant les riches, des femmes en détruisant une virilité déclarée toxique, des régions en détruisant les grandes villes, des pays sous-développés en accablant les autres, des immigrés en saquant les nationaux etc.

La grande question est devenue poignante  : que sera la France dans 25 ans si on continue comme cela ?

On sait déjà que la population aura diminué et que les enfants se seront évaporés. Il est probable que les régions séparatistes auront réussi leur projet : l’Alsace aura gagné son statut de région européenne autonome, comme la Corse, la Bretagne, le Pays basque, la Savoie, la Flandre, l’Occitanie, le Comtat Venaissin et pourquoi pas l’Auvergne et la Normandie. L’Union européenne sera un Etat fédéral de plein droit avec un président élu. L’anglais sera la langue unique officielle de la Fédération. La France sera un état islamisé, ruiné et dominé par le narco trafic, où les muezzins peupleront les minarets. L’université française poubellisée sera juste un forum politique visant à défendre intérêts de l’Islam comme aujourd’hui mais d’une façon déclarée et ouverte. L’explosion finale des finances publiques aura entraîné une récession de plus de 30 % du PIB. La France sera à la soixantième place dans le classement du PIB par tête. On aura commencé à tuer les vieux dans les hospices. Il sera devenu impossible de maintenir le patrimoine et on aura plus d’argent pour faire face aux frais d’entretien des grandes villes. Des ruines urbaines commenceront à apparaître en leur sein, comme on voit des masures s’effondrer le long des routes aujourd’hui.

Le plus consternant est que ce scénario est le plus favorable. Une invasion russe ou une guerre civile, une récession gravissime, ou toute autre catastrophe du même genre peuvent se produire à tout moment, en même temps qu’une fuite des élites et des capitaux, laissant la France au niveau dramatique d’épave nationale, sociale et économique.

On dira : vous exagérez ! Regardez autour de vous ! Tout le monde est heureux. Et si vous posez la question, tout le monde déclare aller bien et que ce sont les autres qui vont mal. Ce n’est pas faux. Mais on connait tout cela. C’est la fameuse blague du type qui tombe de 30ème étage : jusqu’au premier, tout va très bien ! Accroché à une dépense publique désormais infinançable, tout va bien tant que cela ne casse pas. Sinon, patatras !

C’est toujours difficile d’envisager le pire.

Qui aurait pu prévoir en 1971qu’on soit là où la France est descendue cinquante-cinq ans plus tard, qu’on aurait accepté de réélire un Président atteint par une maladie de la personnalité, antinational et pervers, qu’on aurait toléré qu’une Espagnole abusive poussée au pouvoir par les alcôves détruise la capitale française ? Qui aurait même pu seulement imaginer qu’on détruirait radicalement l’école, la justice, la police, l’armée, l’industrie, l’agriculture, l’énergie, l’activité portuaire et même l’immobilier, tout en laissant les naissances sombrer, la dette s’envoler à des sommets himalayens et la drogue triompher, sur fond de remplacement inéluctable de la population par des immigrés islamisés et revanchards ? Par quelle dinguerie soudaine la France a-t-elle accepter cela , et a cru devoir en redemander ?

Encore aujourd’hui, nous ne voulons pas voir les dommages certains de la persistance des erreurs récentes les plus graves. Qui a écrit que l’ennui du pire, c’est qu’on s’y habituait ?

L’honneur de ce blog aura été de ne jamais céder à la tentation d’abandonner le combat contre des erreurs qui s’avèrent désormais clairement mortelles pour une « certaine idée » de la France, sa prospérité et sa place dans le mouvement du monde.

Malgré les rodomontades, aucun parti politique n’est décidé réellement à faire face. Dès qu’il s’agit de prendre une mesure précise et centrée sur un problème grave, obligatoirement génératrice d’une opposition forte et d’une obligation de combattre pas à pas, tous les politiques tournent le dos, même quand les mesures sont parfaitement fondées et défendables. Mais « c’est la faute du peuple » : la démocratie veut qu’on suive l’opinion publique, non ? Les « jeunes » ? Ils ne voudraient plus travailler, comme les cinquantenaires.

Alors « e viva la muerte » : les Parlementaires veulent organiser le suicide assisté ; Mme Tondelier suggère de laisser mourir de chaud, sans climatisation, les vieillards surnuméraires. M. Mélenchon, sous son surnom de Santerre, l’homme qui a inventé le gazage de population, annonce le grand nettoyage révolutionnaire. M. Macron fait entendre aux mères de famille qu’elles doivent s’attendre à perdre des enfants ! Tant de sollicitude pour la mort est bien émouvante.

Seule obsession politicienne : être candidat puis au second tour de l’élection présidentielle. Pour la suite, on verra bien ! Pour durer, on ne dira rien. Eloge du néant béant sur le fond, et du néant bêlant sur la forme ; la tactique politicienne et la com’ sont les seules préoccupations.

Aucun intérêt ! Aucun espoir de changement ?

Le Français, né malin ….

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

L'or au dessus de 5000 dollars l'once

 
L'or a donc dépassé les 5000 dollars l'once en ce début d'année 2026. Il valait 35 dollars l'once en juillet 1971. La valeur des monnaies administratives a donc été divisée par 140 en 55 ans, car toutes ont suivi le plongeon du dollar. On peut monter un indice de valeur de référence quelconque, on aboutira toujours au même effondrement. La monnaie officielle n'est plus fondante, elle s'autodétruit à toute vitesse. Rappelons que l'on moquait le XIXe parce que la croissance en valeur or était de 1%. Pour obtenir ce résultat il faudrait que tous les indices en valeur aient été multipliés par 140 depuis 1971 ! Cherchez bien ! 
 
Le merveilleux système des changes flottants régulés par les marchés et les banques centrales est une sinistre foutaise. Il semble que Mme Lagarde, qui fait semblant de s'y connaître en économie, est en route pour la présidence du WEF à Davos. Elle pourra y continuer à  soigner facilement son bronzage à l'île Maurice. Une petite classe s'enrichit sur les flux financiers qui ne régulent rien du tout ou en accédant à des postes internationaux flatteurs financièrement et totalemenet hors sol. Comme par hazard, ils sont tous pour la continuation du système.
 
Quand, dans un Etat, on ajoute une prédation fiscale extravagantes et une envolée des dépenses contraintes sans limites, à une monnaie fuligineuse, le cumul des trois actions est terrifant. Le manque de confiance dans l'avenircréé par ce matraquage et la régression de la croissance  justifie l'abandon des naissances par la population qui aggrave tout. La France est l'exemple même des conséquences. Les forces politiques qui font chauffer les révoltes rassemblent plus de 50% des voix dans l'électorat. Les médias refusent de discuter des causes, car les propriétaires des journaux  et les hauts fonctionnaires, tous accrochés à l'argent public, se gavent en se moquant absolument des conséquences. 
 
On voit que la surchauffe actuelle, du même type de celle de 2006 -2007, s'accompagne de craquements. Il suffit de les écouter du côté du Japon. Tout semble indiquer qu'on va déboucher sur la sixième grande récession mondiale depuisi 1971 vers 2027.  La France n'a aucun moyen d'y faire face, l'invraisemblable  Emmanuel Macron ayant délihérément "cramer la caisse" en diverses occasions et pour seul dessein : son avenir personnel. La prochaine crise mondiale pourrait déboucher sur une surcrise française, comme la crise de 2008 a provoqué une surcrise deux ans plus tard dans l'Union Européenne avec les conséquences que l'on sait pour la Grèce. 
 
Aucun parti n'a compris, en France, ce qui est en train de se passer. Aucun n'a formulé de diagnostic et proposé de solutions. On s'extasie sur les lunettes de soleil portées par un Président de la République encore plus dévalué que les monnaies administratives et qui plastronne tant qu'il le peut encore, mais "ici on ne pense pas, monsieur" comme l'aurait chanté Brel. 
 
Le slogan sur les frontons devrait être : Observer Compendre Agir. Qui, dans la France officielle, observe avec acuité, comprend les mécanismes délétères et propose des plans d'action correctifs ?  On n'en est pas au stade de la "connaissance inutile" mais à celui de la "glorification de l'ignorance". Au point de vue économique et monétaire, toute la classe politique est au niveau d'un Delogu. 
 
Le principe qui régulait les échanges internationnaux, était jusqu'en 1971, que les pays étaient responsables de l'équilibre de leurs échanges, sans grands déficits durables ni grands excédents permanents. La Chine a accumulé plus de 1 000 milliards de dollars d'excédents en 2026. On voit que même Nestlé va se fournir en Chine pour ses laits en poudre pour bébés. Avec les conséquences que l'on constate.  La Chine envahit l'Europe passoire en violant tous les principes de l'OMC et en accumulant des excédents démentiels. L'Allemagne a un excédent commercial sur tous les autres pays de la zone Euro qui dépasse 8% de son PIB ! Si la France voulait jouer sur les droits de douane, il faudrait les augmenter de plus de 100% avec l'Allemagne et la Hollande par où passent tous les produits importés. 
 
Essayer de parler de ces choses là avec les dirigeants des partis politiques français ! "Qui c'est ce métèque ? Sortez moi çà d'ici". A droite, au centre ou à gauche, tous pensent que les marchés fourniront de quoi financer leur gabegie. encore un peu. Tous les économistes promus ne pensent qu'à des taxes ou à éviter les questions clefs, évidemment clivantes. Ils font le guignol pour continuer à être invités dans les médias, honorés par les jurys et promus à de bonnes places. Mais ils ne disent rien sur les causes des  difficultés et sur les corrections de trajectoire à apporter d'urgence. 
 
Il faut dire qu'expliquer pourquoi la france a perdu en cinquante ans mille milliards d'euros de PIB annuel ne peut pas vous valoir de fortes amitiés ni dans le système médiatique qui a occulté bien des débats indispensables, ni dans le monde politique qui a prouvé ses carences de longue durée en matière de croissance. 
 
On ira : la France n'est pas seule en cause.C'est vrai ! Mais où est la diplomatie de la prospérité permettant de faire évoluer les choses ? Pire : la France a laissé l'Union Européenne ruiner ses seceurs énergétiques, industriels, agricoles, et jusqu'au bâtiment, dont on sait que quand il ne va pas, rien ne va. 
 
La fuite devant les réformes internes indispensables s'ajoute à cette carence diplomatique dont Emmanuel macron est le premier responsable. 
 
Ces carences sont tout de même difficiles à admettre.
 
Didier Dufau 
 
 
 
 
 

Quels vœux pour 2026 ?

Toute année apporte son lot de surprises et de confirmations. Le triptyque « observer, comprendre, agir » est une dimension consubstantielle de la démarche des économistes. Leur frustration spécifique est de réaliser que leur connaissance est inutile, car le milieu politique a tendance à s’épuiser dans des querelles de clans qui éparpillent la réflexion et la détourne des sujets difficiles. La réalité se venge. On dira : la crise a provoqué la prise de conscience et on progressera. C’est souvent vrai, mais n’a rien d’obligatoire. On s’enfonce alors  inlassablement dans les mêmes errements.

« Les Malheurs de la Vérité » est un livre où j’ai voulu analyser ce phénomène d’un point de vue français. Certaines vérités économiques ne parviennent pas à s’installer dans la « conversation démocratique », selon une séquence constance : occultation, négation, minimisation et exonération. Lors qu’elles sont cruciales et qu’elles concernent trop de sujets, les conséquences sont évidemment dramatiques. On le voit tous les jours en France aujourd’hui.

Pendant longtemps la tâche des économistes a été de créer une discipline qui trouve ses galons de science véritable. La crise de 1929 et ses ravages ont été l’étape fondamentale. Les réflexions qui ont été conduites de 1940 à 1947 ont imposé un nouvel ordre mondial, plus ou moins centré sur les réflexions de Keynes. La sortie de la misère et la croissance sont devenues des objectifs nationaux et internationaux. Les politiques des Etats étaient critiques pour obtenir ce résultat. Leur collaboration était indispensable avec quelques instances de régulation chargées d’observer, le comprendre et d’alerter ou d’agir pour le bien commun. Diplomatie, bonne volonté et souci de régler pacifiquement les difficultés se sont imposées en Occident.

Le résultat a été exceptionnel : les Trente Glorieuses, selon l’expression de J. Fourastié qui ont établi la prospérité de l’Occident.

Le secret de cette période faste : des échanges équilibrés, avec refus des grands excédents et des grands déficits, régulation par les changes, natalité forte, ouverture contrôlée du commerce mondial. Les Etats étaient responsables de la valeur de leur monnaie vis-à-vis des autres. Tous sauf un les Etats-Unis qui ont réussi à faire du dollar, monnaie nationale, le proxy d’un étalon monétaire international. Le ver était dans le fruit. L’explosion aura lieu en 1971.

Le système était néanmoins fragilisé de l’extérieur par l’énormité d’un bloc communiste violent, dictatorial et génocidaire, qui a enflammé le processus historique de décolonisation et le révolutionnarisme en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, tout en ravivant les braises du militantisme violent en Europe, relayé par une caste d’idéologues anticapitalistes.

L’effondrement des Accords de Bretton Woods verra l’instauration de facto d’un système de changes flottants théorisé par personne. Il faudra aller chercher des écrits très partiels de Milton Friedman pour lui donner un semblant de crédibilité théorique. Malheureusement, les esprits libéraux en feront la base de leur crédo et défendront bec et ongle une solution désastreuse en croyant avoir installé un Graal devenu un tabou religieux. « La monnaie est une marchandise comme les autres ». Qu’on libère les échanges et les mouvements de capitaux, le marché trouvera son équilibre par enchantement ! Que l’Etat se fasse petit et tout se passera bien !

L’ennui, c’est que les Etats sont des Moloch et qu’en démocratie ils doivent répondre devant le pays de la prospérité. La première conséquence des changes flottants sera la réapparition des crises mondiales et des récessions dévastatrices associées. Celle de 1972-1974 sera d’autant plus terrible qu’on en avait perdu l’habitude. Elle va provoquer des réactions en cascade :

-            En Occident les Etats réagissent en maintenant le « welfare state » par la dépense publique, l’impôt et la dette. Le septennat Giscard sera fiscal à une échelle démesurée. C’est d’autant plus facile que l’imposition est globalement progressive. En phase de haute conjoncture l’argent entre dans les caisses de l’Etat à grand flot. En cas de récession c’est l’inverse mais les dépenses sont engagées. Il ne reste qu’à augmenter les impôts et la dette, alors que les « amortisseurs sociaux » coûtent de plus en plus cher.

-            Les pays pétroliers se coalisent pour faire face aux désordres monétaires et décident de rançonner l’Occident. Une cause structurelle de ralentissement de la croissance apparaît. Accessoirement la rente pétrolière devient telle que les pays en question font l’objet de révolutions incessantes pour mettre la main sur la manne. A l’initiative de l’Iran, on voit renaître l’esprit conquérant de l’Islam avec une dictature théocratique violente.

-            Les « dragons asiatiques » profitent de l’absence de condamnation des grands excédents et de l’ouverture des marchés commerciaux et financiers pour se lancer dans des politiques hyper mercantilistes qui leur permettent d’accumuler d’énormes excédents et de casser les producteurs occidentaux. La désindustrialisation en Europe va pouvoir s’installer.

-            Les régimes communistes sont obligés progressivement de faire face à leur propre déchéance économique par rapport à tous les pays qui triomphent économiquement par le commerce mondial. L’URSS s’effondre en 89. La chine, elle, a commencé son aggiornamento : dictature ou mais ouverte au commerce mondial avec l’OMC au bout du chemin.

-            La France de son côté sombre dans l’anticapitalisme intellectuel et même terroriste avec Action Directe. La révolution « sociétaliste » s’affirme d’abord avec le féminisme radical et l’apologie du divorce et de l’avortement, la glorification des minorités sexuelles à partir de l’épidémie de Sida, et les débuts de l’écologisme anticapitaliste. Avec le traité de Maastricht suivant le double septennat désastreux de Mitterrand elle perd son indépendance et entre dans la révolution justicialiste qui donne aux juges un pouvoir sociétal et politique démesuré. L’erreur de Chirac qui dissout sans raison et impose à la France 5 ans de Jospin, aggrave tout.

-            Les instances internationales imposent le GIEC et des politiques de propagande inouïe qui ne doivent plus être contestées sans dommage. Un politiquement correct théocratique et anti démocratique est imposé d’en haut.

La crise de 2008 est si grave qu’elle manque d’engloutir tout le système financier occidental ! Merci les changes flottants : trois récessions gravissimes et trois récessions moins importantes ont tout cassé.

Le Wokisme s’installe sur les ruines de la démographie et alimente  la haine de soi en Occident, accompagnant une désindustrialisation radicale, la stagnation économique de longue durée et la capture de l’économie et de la politique par la haute fonction publique qui laisse en France le libre champ à deux catastrophes structurelles :

-            L’effondrement démographique

-            L’expansion de la dépense publique jusqu’à la rendre égale à la production marchande (100% de la valeur ajoutée des entreprises !), une situation explosive en poussant la fiscalité à des niveaux intolérables et l’endettement au-delà du seuil raisonnable.

L’Europe maastrichienne, elle, provoque par son inflation normative délirante la casse du marché de l’énergie, de l’industrie automobile, de l’agriculture et du bâtiment. Excusez du peu ! Et elle se couche devant les exigences de Trump avec une docilité confondante.

Nous avions décidé de ne pas formuler de bons vœux pour 2025 tant il était clair que l’année serait saumâtre. Elle l’a été.

Sa nouveauté majeure aura été la volonté de Trump de résoudre les désordres provoqués par les changes flottants et la mondialisation déséquilibrée par les droits de douane, c’est-à-dire par la violence unilatérale. Les Etats-Unis ont fini par tuer deux fois les Accords de Bretton Woods source de la croissance mondiale exceptionnelle de l’après-guerre. « Le dollar est notre monnaie mais votre problème », tel était le message américain de 1971. « La croissance américaine est également votre problème via les droits de douane » ajoute Trump. La vraie réponse était le retour à un système monétaire international interdisant les grands excédents et les grands déficits avec responsabilisation des états sur la valeur de leur monnaie. On a préféré aggraver les choses alors que le désastre des changes flottants devenait critique.

Les changes flottants mâtinés de droits de douane violents auront fini par détruire tous les équilibres mondiaux, aidé à reconstituer les ensembles impériaux, restaurer la violence et la guerre au cœur de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe.

La capture du sinistre dictateur Maduro, assassin héritier de l’assassin Chavez, après les coups assénés au wokisme et à l’écologisme anticapitaliste, ont remis les Etats-Unis au centre du jeu.

L’Union Européenne s’ébroue et mesure sa faiblesse. L’anémie des naissances, l’impuissance militaire, le poids excessif du Wokisme, la croissance zéro, l’immigration incontrôlée, la non-répression du crime, la haine de soi et de ses racines, la diversité malheureuse et la mondialisation déséquilibrée, les désordres liés à l’Euro, forment une muraille étouffante que personne ne croit pouvoir détruire.

Que peut donc nous apporter 2026 ?

En France, on ne voit pas très bien. On commence l’année sans budget dans une ambiance de fiscalité punitive à caractère communiste et des perspectives de croissance proche de 1%. La dénatalité va se poursuivre, comme l’exode des riches. La capture de la politique par la haute fonction publique ne va pas s’atténuer. Il n’y aura aucune remise en cause du wokisme et de l’écologisme anticapitaliste. L’immigration incontrôlée va se poursuivre. L’européisme béat va demeurer à la tête de l’Etat. Rien ne changera sur l’insécurité et le justicialisme.

RN et LFI, les deux mouvements qui exploitent les rages et les frustrations, resteront dominants. La pulvérisation de la droite démocratique, du centre et de la gauche sociale-démocrate va se perpétuer malgré les tentatives d’union des droites. La manipulation massive des médias par Emmanuel Macron continuera avec comme unique objectif ; durer pour préparer le job d’après. La France, on s’en fout ! Plus exactement : il s’en fout !

Les « partis de gouvernement » resteront des parcs d’élevage d’écuries présidentielles, nourries au politiquement correct de gauche et sous contrôle de la haute fonction publique, sans aucune ambition de créer un programme consistant de redressement national qui soit unitaire au sein du parti avant de le devenir au sein de l’ensemble de la nation.

L’Europe est devenu le ventre mou du monde et la France le simple nombril d’un foldingue épris de lui-même. Le tout est un tapis troué sur lequel tout le monde peut s’essuyer les pieds.

Quel peut donc être l’objet de bons vœux pour 2026 ?

En dynamitant toutes les inhibitions qui ont conduit à cette situation, on peut espérer un esprit de contagion et de liberté permettant non seulement des critiques mais de préparer des actions décisives contre certaines idées malsaines qui nous tirent vers le bas.  2026 est l’année où il faut gagner une guerre idéologique afin de pouvoir préparer le basculement de 2027, …si une crise mondiale économique ou militaire ne vient pas tout casser à nouveau.

L’année 2026 est celle où la France doit redevenir intelligente.

Formulons-en le vœu !

Bonne année 2026.

Didier Dufau pour le cercle des économistes e-toile

Livre "Les Malheurs de la Vérité" - L'interview de l'auteur

Les Malheurs de la Vérité

Didier Dufau

L’interview de l’auteur,

Question : Vous avez exploré les causes de la crise de 2008 dans votre premier livre L’Étrange Désastre, édité dans le cadre du Cercle des économistes E-toile que vous présidez. Vous avez ensuite publié une histoire de la monnaie de 1919 à 2019, La Monnaie du Diable, parce que vous jugiez que peu de gens connaissaient cette histoire fondamentale. En 2021, vous avez averti dans Réconcilier Économie et Écologie, deux trains lancés l’un contre l’autre sur la même voie, qu’on entrait dans une impasse.

L’actualité donne largement raison à vos thèses. La mondialisation déséquilibrée, qui permet d’accumuler d’énormes excédents et déficits, depuis que les changes flottants ont remplacé les Accords de Bretton Woods, a vu les États-Unis tenter de réduire ses déficits par les droits de douane décidés unilatéralement. L’étouffement économique associé à un écologisme déraisonnable a conduit l’Union Européenne à desserrer les règles folles imposées par J. Timmermans.

Pourquoi un économiste croit-il devoir aborder une question aussi générale que « la Vérité » qui ressort plus de la morale ou au moins de la sociologie ?

Didier Dufau : Les grandes questions économiques sont passées au second plan depuis le Covid. La dette a créé le sentiment que peu importait la production, on pouvait vivre avec l’argent des autres ou l’argent magique. Les analyses de l’opinion et des forces sociales ont pris l’avantage. Les travaux des sondeurs d’opinion ont la priorité sur la réflexion proprement économique.

Question : Pensez-vous que le débat économique serein n’est plus possible ?

DD : C’est un constat. Le spectacle indigne donné par les Parlementaires français en ce moment est pour le moins éclairant. Nous avons créé notre petit cercle pour faire valoir des idées qu’on ne retrouvait pas toujours dans les médias où la « vérité » est « construite ». Mais entre le silence et l’injure permanente, il faut constater non pas seulement un changement d’intensité de la querelle mais un début d’interdiction du débat.

Q. : En quoi le débat sur la Vérité est-il aujourd’hui indispensable ?

DD : Michel Barnier, au début de sa courte mission de Premier Ministre a déclaré : « Moi, je dirai la vérité ». Depuis, la dénonciation du mensonge se retrouve partout, pas toujours de façon très utile. Traiter ses adversaires de menteurs est le degré zéro de la politique. Mais comment a-t-on pu cumuler autant de crises, certains en ont compté une quarantaine, et aussi graves, s’il n’y a pas eu quelques dysfonctionnements dans le système d’information des Français ?

Normalement la « conversation démocratique » aurait dû permettre d’anticiper les difficultés et d’élaborer des solutions préventives et curatives. Là est le mystère et il importe de comprendre ce qui s’est passé.

Q : Vous considérez que le système d’information français a failli ?

DD : Très clairement. À partir du moment où les drames se sont accumulés à ce point, il faut se pencher très sérieusement sur la question. Il y a un vice quelque part qu’il importe de bien comprendre et de corriger.

Q. : Quel est donc ce vice, selon vous ?

DD : Nous l’avons examiné en détail et lui avons donné un nom : le Grand Mensonge Systémique. Un GMS est une vérité qui ne parvient pas à entrer dans la conversation démocratique. Pour un observateur raisonnable, elle ne fait aucun doute. Néanmoins, elle va rester hors du système d’information. Un Grand mensonge Systémique suit toujours à peu près la même séquence. Au départ est l’occultation. Si le système d’information n’en parle pas, la vérité n’est pas débattue. Les « forces d’occultation » sur certains sujets sont diverses, nombreuses et puissantes. Deuxième phase : on ne peut plus occulter la vérité qui s’infiltre un peu partout. Alors commence la négation. « Ce n’est pas vrai ! Ceux qui le prétendent sont des vilains. Ne les écoutez pas et circulez, il n’y a rien à voir ». Troisième phase : la minimisation. C’est vrai ! Mais ceux qui en parlent exagèrent. Ne les écoutez pas. Circulez, il n’y a toujours rien à voir. Le stade ultime : l’exonération. Oui c’est vrai ! On ne peut ni le nier, ni le minimiser. Et alors ? L’affaire est complexe et de toute façon ce n’est pas notre faute. Inutile de s’attarder.

Cette séquence, dite loi de Chaix, du nom du membre du cercle qui l’a explicitée, peut durer cinquante ans et plus.

L’ennui c’est que les vérités qui subissent ce traitement sont en général associées à des conséquences très graves. Si trop d’entre elles sont ainsi stérilisées, alors les crises finissent par s’accumuler de façon inextricable comme on le constate aujourd’hui.

Q. : Comment expliquer cette multiplication des Grands Mensonges Systémiques ?

DD : Les « élites » ne veulent pas remettre en cause les institutions ou les politiques ancrées dans des rapports de force sévères et considèrent que l’éviction des problèmes les plus graves permettra de passer les caps électoraux sans trop de dommages. On « enjambe » les élections ! Et on s’en vante ! Pour ces gens, il faut présenter une information « pédagogique », « performative », construite et purifiée. Le débat public devient non seulement insipide mais faux jeton. Car il faut à chaque échec donner une explication sans remettre en cause les mensonges récurrents. Des constructions publicitaires monstrueuses de sottise sont alors proposées aux masses ignorantes qui doivent s’en contenter. Logiquement, ces derniers le répètent depuis près de trente ans : « on marche sur la tête ». Ils ne sont pas entièrement dupes. Et ils ne vont plus voter ou ils votent « protestataire ».

Comme le disait Muyzenberg, l’astucieux théoricien de la dialectique communiste, « devant des ignorants, la vérité et le mensonge sont à égalité ». Alors ? Pourquoi se priver de mentir utile ? Mais l’auditoire décroche vite.

Q. Pourriez-vous nous donner des exemples ?

DD : Faire un inventaire de la sottise économique qui s’étale dans les médias serait amusant mais sans fin. Ces « narratifs » dont nous sommes accablés tous les jours sont consternants. On le jugera à ces petits exemples :

-            Les 35 heures ont créé de l’emploi

-            L’Union Européenne nous protège

-            La conversion énergétique va créer de l’emploi en France

-            Le wokisme est un fantasme

-            Le capitalisme est la cause de la dénatalité

-            Les éoliennes sont une solution évidente

-            La SNCF fait des bénéfices

-            Il faut être heureux de la crise immobilière, car la hausse a été « scandaleuse ».

-            La dette démente, c’est bien.

-            Le retour à la retraite à 62 ans est possible.

-            La dette française ne pouvant plus croître au même rythme, il faut que l’Union européenne prenne le relais et finance les transitions militaires, numériques, écologiques par d’immenses emprunts.

-            Un système de retraite par répartition est compatible avec le vieillissement de la population et la disparition progressive de la jeunesse.

-            Le néoféminisme politique n’a rien à voir dans la baisse des naissances.

-            Cela ne coûte rien c’est l’État qui paie.

-            Toute immigration est heureuse.

-            Le classement Pisa ne donne pas une vraie indication des progrès de l’éducation nationale.

-            La notation de la dette de la France n’a pas d’importance.

-            On a supprimé la taxe d’habitation et donc réduit les impôts (alors qu’on n’a fait que transférer le financement sur d’autres et la dette).

-            Macron nous protège.

-            Certes nous baissons régulièrement pour le rang dans le monde pour le rapport PIB par tête. Mais l’indice est mauvais. En matière de bonheur par tête nous sommes bien placés.

-            La prison conduit à la récidive. Les récidivistes ne doivent donc pas aller en prison !

-            On peut contrôler le trafic de drogues sans s’attaquer sérieusement aux jeunes immigrés qui s’y livrent quasiment impunément. Ni à leur famille.

-            Les ARS ont amélioré la gestion de la santé.

-            Les faits sont fascistes

-            Le calendrier prévu par l’Union Européenne pour décarboner totalement son économie est tenable.

-            La politique écologique n’a pas besoin d’étude d’impact. Les conclusions du GIEC suffisent.

-            Installer des champs d’éoliennes ou de plaques photovoltaïques n’est pas une artificialisation des sols

-            Exproprier progressivement chaque année et sans indemnité 2 % du capital des entreprises importantes n’a pas de conséquences sur le fonctionnement de ces entreprises

-            Redistribuer par les prélèvements l’équivalent de la valeur ajoutée globale des entreprises est durable. (1 600 milliards d’euros dans les deux cas en 2024).

Q. : Faire la chasse à toutes ces sottises vous paraît-il un travail surhumain ?

DD : Surtout inutile. La puérilité de toutes ces affirmations défie tout débat. Il faut se concentrer sur les Grands Mensonges Systémiques qui doivent être exposés en pleine lumière et qualifiés comme tel, afin que plus personne n’ose s’en emparer sans être ridicule.

Q. : Quels sont donc ces Grands Mensonges Systémiques ?

DD : Nous en avons isolé une demi-douzaine, en se concentrant sur ceux qui ont une influence directe sur les difficultés criantes que nous rencontrons et sont encore largement exclus du débat démocratique utile. Pour chacun d’entre eux nous avons d’abord clairement défini la vérité concernée et le mensonge associé. Nous avons fait l’historique de son apparition et de son développement, phase par phase, et clairement établi le lien avec les difficultés actuelles. Ce lien est tellement fort que nous avons eu du mal à finir le livre. Chaque semaine apporte son lot de confirmations et d’illustrations. On est tenté de rester coller à l’actualité !

G. : Pourriez-vous donner un exemple

DD : Le plus démonstratif est le Grand Mensonge Systémique démographique. Pendant cinquante ans le narratif public a voulu que la pilule, l’avortement, la remise en cause de la famille traditionnelle, le néoféminisme exalté et le Wokisme n’entraînent aucune conséquence sur la natalité. Tout allait bien en France qui faisait mieux que tous les autres pays développés. Jusqu’à ce qu’on constate que les moins de 20 ans sont 15 millions en 2025 alors qu’ils étaient 30 millions en 1971. Une division par deux. Un terrible effondrement. À ce rythme, ils seront 5 millions en 2 100 ! Souhaitable ? Et on découvre soudain que la classe des 20-60 ans a baissé dans les dix dernières années et n’a pas pu financer  les retraites de près de 3 000 000 de plus de 60 ans supplémentaires. Qui avait prévenu, anticipé et proposé des solutions ? Pas un mot ! Chut !!! L’occultation a été totale avec la complicité de l’INED. Il a fallu attendre 2 024 pour qu’on sorte de l’occultation, de la négation et de la minimisation en deux ans. Depuis mai 2025 le remplacement générationnel ne se fait plus. Difficile de ne pas voir le lien avec :

-            L’impossibilité de boucler les budgets sociaux et nationaux,

-            La stagnation de la croissance

-            La difficulté de trouver des collaborateurs et pire encore de réindustrialiser

-            La complexité de mobiliser une force militaire plus solide,

-            La baisse relative du PIB par tête,

Cependant les politiques suivies depuis 2013 ont été toutes contraires à la natalité. Hollande baisse le quotient familial et les allocations familiales. Macron et le Parlement constitutionnalisent le doit inconditionnel et gratuit à l’avortement. Rassurer le mouvement LGBTIA leur paraît plus important que de redresser la natalité.

Depuis cinquante ans, le Grand Mensonge Systémique démographique ne permet pas de laisser entrer pleinement dans le débat public la vérité de la dénatalité catastrophique. Aujourd’hui la vérité est bien exposée mais curieusement, les politiques considèrent que cela ne change rien et ne proposent toujours rien de sérieux. C’est le prototype d’une phase d’exonération. « C’est comme cela. C’est complexe et on n’y peut rien ». Luc Ferry explique la dénatalité par le mariage d’amour ! On ne va tout de même pas proscrire l’amour ! Circulez, il n’y a toujours rien à voir…

Q.  Restez-vous optimiste ?

DD : La pédagogie par l’exposition sans fards de la réalité est difficile. Tout le monde connaît le livre de J.-F. Revel sur « la connaissance inutile ».

Casser le cadre totalement fictif de certains « narratifs » politiques, alors que les médias n’osent pas faire véritablement leur travail et acceptent souvent de participer à la construction d’un habillage totalement insincère de la réalité, n’est pas simple. Mais lorsqu’un journaliste fait le lien entre les difficultés de plus en plus insurmontables et le discours dominant, il a en général honte de participer à ce jeu sinistre. Les journalistes ne sont pas des voyous, même si on voit que les lignes idéologiques sont très formées dans les différents médias et que le jeu des forces dominantes y est très présent.

Personne n’a réellement envie de participer à l’occultation d’une vérité nécessaire ou sa négation ou sa minimisation, dès lors qu’il est établi qu’il s’agit d’un Grand Mensonge Systémique qui provoque des conséquences dramatiques.

Tant que la nécessité d’arrêter la complaisance au mensonge ne s’est pas radicalement imposée dans les différents milieux qui participent à la construction de l’opinion, les logiques d’occultation, de négation, de minimisation et d’exonération resteront prégnantes. Il faut aussi étendre cette pédagogie au plus grand nombre. Les Français ont le droit et la capacité de savoir. Ils doivent se révolter contre les Grands Mensonges Systémiques qui les conduisent droit à la catastrophe.

C’est le message qu’il faut nourrir et faire passer dans les mentalités ! Je crois que personne lorsqu’il refermera le livre, ne pensera jamais plus qu’il faut perpétuer les Grands Mensonges Systémique. Les malheurs de la vérité sont d’abord des malheurs tragiques pour les Français.

Faut-il mettre en cause la Constitution de la Ve République ?

Le mensuel Causeur, dans sa livraison de septembre 2025, a publié la libelle anti-gaulliste la plus violente qu’on ait lue depuis les temps troublés de la guerre d’Algérie. Plus d’un demi-siècle après la mort du Général de Gaulle, une telle diarrhée d’invectives surprend. Pourquoi tant de haine rétrospective ? Voici quelques échantillons des « compliments » de l’auteur, Pascal Avot :

- Le gaullisme est un naufrage.

- Le naufrage idéologique du gaullisme

- Le gaullisme est devenu un ectoplasme

- Il relève du « cosplays » (sic)

- De Gaulle a conçu la machine qui a tué la nation.

- L’état gaulliste est un tueur en série économique.

- La géopolitique gaulliste est une décharge pour concepts hors service.

- Le gaullisme est une fin de race

- Laisser la France goûter à l’Après-Charles

- De Gaulle va perdre sa statue et devenir une statuette.

- Les admirateurs de De Gaulle « passeront au mieux pour d’aimables plaisantins, au pire pour de dangereux illuminés »

Pour l’auteur, cette statuette doit clairement subir un rite de style Vaudou, avec mille épingles traversantes permettant l’exécration et la malédiction. Présenter le fondateur de la Ve République comme un tueur, un naufrageur, un ectoplasme fin de race à jeter à la décharge, ne laisse pas entrevoir une analyse d’une grande profondeur. On se souvient d’un journal, Hara-Kiri, qui offrait en quatrième de couverture « une page de vomi ». Mais c’était pour rire ! Un rire pas trop distingué mais un rire tout de même. Ici, pas question de lâcher la guillotine. La tête au képi à deux étoiles doit rouler dans la sciure pour l’éternité, sous les crachats.

Pourquoi s’attarder sur ce texte injurieux ?

L’article est en vérité une critique acerbe du rôle de l’État. L’auteur montre sans originalité mais avec exactitude que l’État français s’est cru prométhéen et a utilisé sa force pour détruire l’économie française à force de socialisme et d’étatisme délirants. Il constate que « la droite n’a eu ni le courage ni l’intelligence d’annuler ces quatorze ans où la France est devenue un pays d’assistanat addictif, de redistribution ratée, de mépris pour les riches, d’hypnose idéologique, de bureaucratie galopante et de laideur morale ». « C’est l’État et lui seul qui a vidé le pays de sa substance économique dans le seul but de nourrir sa cohorte de serviteurs, sa myriade d’obligés et d’affidés et de monter en neige ses projets imbéciles ».

Comme la forme actuelle de l’organisation de l’État a été voulue par le Général, c’est lui le coupable. La voiture s’est plantée dans un platane : ce n’est pas la faute du conducteur mais du concepteur de la voiture. Sans doute veut-il dire que, sans volant, la voiture n’aurait pas eu d’accident !

De Gaulle était, en économie, le contraire même du laxisme. Il a très bien vu que la destruction des Accords de Bretton Woods mettrait fin aux « Trente glorieuses » et il a souhaité mettre fin au rôle du dollar et rétablir celui de l’or, comme base du système. Il a constamment rappelé notamment à M. Giscard qu’il ne fallait pas dépasser 32 % du PIB en prélèvements de toute nature. Il a souhaité une décentralisation et une association entre capital et travail pour permettre des arbitrages plus près du terrain et des acteurs. Il a dû faire face à une révolte venue des États-Unis et au laxisme de George Pompidou. Il est alors parti.

Le vrai coupable de ce qui s’est passé n’est ni de Gaulle ni la Constitution. L’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante, stade suprême de la prise en main du politique par la haute fonction publique, n’est pas née en 1958. Dès la crise de 1929, les Polytechniciens ont lancé le mouvement X-Crise fondé sur l’idée qu’il ne fallait plus laisser le pouvoir à des politiciens ignorants. Maurice Allais est une des réussites de cette réflexion. Il a annoncé avec ténacité qu’une grande crise allait se produire, sans aucun écho dans le système médiatique. Des économistes polytechniciens plus actuels sont moins convaincants. Il ne suffit pas d’être polytechnicien pour avoir raison.

Les Inspecteurs de Finances ont eu le même réflexe après l’effondrement en quinze jours des armées françaises en mai 1940. Ils ont décidé qu’il fallait prendre en main les affaires, faire les réformes nécessaires et se faire nommer ou élire aux postes de responsabilités politiques pour éviter une telle déroute pour l’avenir. Pratiquement toutes les réformes qui se concrétiseront dans le plan du Conseil National de la Résistance date de Quarante et ont mûri pendant l’occupation avant de fleurir à la Libération. L’ENA est créée, comme pratiquement toutes les institutions sociales, au profit d’une nouvelle caste entreprenante et dominatrice : l’Enarchie.

Dès la Quatrième, le poste de président du Conseil est conquis d’abord par Mendès-France puis Bourgès Monoury puis Félix Gaillard. Ensuite, ce sera Michel Debré. Avec le couple Giscard-Chirac la main mise énarchique est totale. Elle s’épanouit dans la démesure sous Hollande et Emmanuel Macron. On voit alors que le poste de premier Ministre est juste une étape de carrière administrative entre un poste de président de société de bus et la direction d’une société de métro ou de chemins de fer. Le premier Ministre perd sa consistance politique en ne représentant plus aucun segment du corps électoral. Gauche, Centre et Droite deviennent des entités politiques indistinctes et dominées par des élites administratives. Tous font la même politique. L’impôt ; le règlement, la subvention, les trois disciplines de base du haut fonctionnaire, explosent littéralement et coulent la France.

L’auteur se trompe de combat. L’objet de son ressentiment devrait être l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante. Elle peut être réduite par deux mesures simples : interdire aux hauts fonctionnaires de devenir des élus, sauf à démissionner de leur statut ; interdire les cumuls de rémunérations publiques. L’épistémocratie ne vaut pas mieux que la partitocratie. La séparation des pouvoirs implique que les hauts fonctionnaires servent la République mais ne la dirigent pas.

Là est la mesure utile et intelligente.

Éructer contre le Général de Gaulle est une passion triste et morbide mais surtout une erreur de cible particulièrement embarrassante.

Maintenant, il reste la liste affligeante de Présidents qui se croient des Jupiter et finissent dans le n'importe quoi. Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron ont été des présidents catastrophiques. Tous ont laissé filer la dette et multiplié l'interventionnisme de l’État nounou, sans oser s'attaquer aux deux sources principales des malheurs français ; la dénatalité et les défauts radicaux des systèmes monétaires internationaux, au sein d'une mondialisation dérégulée et déséquilibrée ; après avoir perdu toute indépendance au profit des commissaires européens.

Le spectacle donné par les parlementaires actuellement indique tout de même qu'il y a pire que des présidents défaillants. Fin de régime ? Tout le monde l'annonce. Avoir laissé la France dégringoler à la 28e place pour le PIB par tête est en effet le genre de résultat que personne en 1973, dans ses pires cauchemars, n'entrevoyait. Encore 50 ans de délire et on sera dépassé par le Zimbabwe. L'Européisme, l'Étatisme, le Socialisme, le Wokisme, le Fiscalisme, l'Anticapitalisme, l'Escrologie, le Keynésianisme dévoyé, la démagogie de la "gratuité de la vie", le gouvernement des juges, l'idéologie de la non-répression et le Justicialisme, ont été de plus féroces ennemis du peuple Français et de sa prospérité que la Constitution.

Le problème de la France n'est pas d'avoir un président trop puissant, mais qu'il a perdu toute autorité. Le problème du peuple français n'est pas qu'il souffre, mais qu'il ne travaille plus et ne fait plus d'enfants. Dans ces conditions, l'effondrement est automatique. Les Français ont le choix de croire qu'ils peuvent vivre sur la dette et l'argent des riches, ou de se remettre au boulot avec détermination, réenchanter la natalité et revenir aux grands équilibres.

La personnalité du futur président est importante, mais le programme l'est plus encore. En sacrifiant une mesure indispensable (le recul de l'âge de la retraite) la classe politique jette un froid terrible sur notre avenir. Certains désormais finissent par croire que le communisme est une solution pour perdurer dans la fainéantise assistée.

La seule solution est de se remettre dans la dynamique de la Ve République et de faire admettre aux Français que le salut passe par un programme massif et dynamique de redressement, avec la nécessité d'infliger une défaite cuisante aux ennemis de l'intérieur et de faire gagner une diplomatie de la prospérité.

Il est malheureusement clair qu'on n'en prend pas le chemin.

C'est tout de suite qu'il faut corriger la trajectoire et construire le projet décisif.

 

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

Deux malédictions françaises : 2. Le drame monétaire

La « négociation » vient de se terminer entre la présidente allemande de la Commission Européenne avec le « mâle dominant » Trump. Elle a été convoquée à une réunion sur un golf écossais appartenant à Trump, entre deux parties. On lui a dit : signe-là ! Elle a signé. Trump a commenté sa victoire éclatante devant une Van der Leyen muette et gênée. Fin de partie.

Comme dit le « narratif européiste » : l’Europe est notre avenir et nous protège car, seule son poids économique peut lutter contre les autres puissances mondiales. La France, qui est en déficit commercial continu et gigantesque depuis les mesures Jospin, notamment les trente-cinq heures et le début de la destruction de la filière nucléaire de production électrique, est traitée par les États-Unis, comme une puissance exportatrice abusive qui mérite des mesures de rétorsion. Ce qu’elle n’est pas. Une énorme injustice, fruit de notre inconséquence européenne.

L’Angleterre qui est sortie de l’Union Européenne, non seulement a une meilleure croissance mais a trouvé un arrangement très favorable avec Trump. La France elle paie pour l’Allemagne qui a accumulé des excédents démentiels avec tout le monde, notamment avec la France et, pour la seconde fois, a provoqué des mesures de rétorsion américaines qui touchent l’économie française. La Chine, elle a su résister et reste ménagée par Trump, tout comme Poutine. L’espèce de gamin immature et narcissique qui a réussi à s’imposer à la présidence française se fait traiter comme tel par Trump. Pour garder un peu d’actualité, il reconnaît de facto l’action du Hamas en reconnaissant une Palestine impossible. Bien sûr le tout et accompagné d’un narratif longuement travaillé avec des équipes qui ne servent qu’à cela : « grâce à la France, les pays arabes vont faire leur rupture avec le Hamas ». Rupture qui existe déjà !

Quelle est la vraie cause de tout ce cirque indécent ? Nous l’écrivons depuis plus de 25 ans. Le système monétaire larvaire et pervers qui a été mis en place par les Américains en été 1971, qui ont fait défaut sans scrupule sur tous leurs engagements précédents, a créé une situation de crise permanente, avec multiplication des récessions périodiques, qui avaient disparu, et une mondialisation totalement déséquilibrée alors que l’entre-deux-guerres avaient prouvé que si on laissait des pays accumuler de gros excédents et de gros déficits on flinguait l’économie mondiale. Tous les traités économiques de l’immédiate après-guerre l’ont consigné. Nous avons fait inlassablement l’analyse du phénomène, notamment dans notre livre L’étrange Désastre paru en… 2 015. Dix ans déjà.

On a laissé le Japon, l’Allemagne puis la Chine et tous les dragons d’Orient et la Turquie et le Mexique accumuler des excédents pharamineux.

L’Union Européenne a voté à Maastricht une réforme monétaire qui crée un système où les déséquilibres entre les pays ne peuvent pas être corrigés par le moyen monétaire. Trois pays, à l’intérieur de l’Eurozone, ont accumulé des excédents colossaux qui n’ont jamais pu être réduits. La zone, elle, a accumulé, via l’Allemagne des excédents importants vis-à-vis des États-Unis et des déficits colossaux avec la Chine. Tout était en place pour un désastre. Il a eu lieu d’abord en 2008 avec la pire récession mondiale depuis 1929, puis en 2011 avec la crise propre à l’Euroland. Il culmine avec la soumission honteuse aux exigences de Donald Trump.

L’Europe a-t-elle réagi et exigé une réforme du système monétaire international inconsistant et dangereux ? Pas un mot. A-t-elle exigé qu’on réforme l’Euroland ? Pas du tout. Mais on a permis des déversements de monnaie totalement inconséquents puis une politique d’étouffement du crédit. Le grand n’importe quoi d’une BCE dirigée par une incompétente !

Quant à l’Allemagne elle a décidé unilatéralement de renoncer à son énergie nucléaire remplacée par des achats colossaux de gaz en Russie, permettant à Poutine de réarmer et des ventes colossales en Chine, au prix de déficits colossaux vis-à-vis de la Chine dans les autres pays de l’Union. En même temps l’Allemagne tentait de diaboliser l’énergie nucléaire et soutenait un plan de développement des Enr totalement débile. Il aura suffi que le batave Timmermans veuille être élu dans une coalition avec les Verts, pour entraîner l’Europe dans un calendrier intenable de prétendue « transition énergétique » où seule au monde elle s’est voulue exemplaire et s’est ruinée.

L’attaque Russe en Ukraine a fait voler en éclats cette belle mécanique. Plus de gaz à bas coût pour l’Allemagne. Une production électrique qui devient calamiteuse partout en Europe. Une hausse des coûts énergétiques phénoménale. Des amendes européennes délirantes. Un green deal asphyxiant. Les industries en voie de destruction.

Et voici que l’attaque américaine conduit l’Allemagne à accepter des mesures unilatérales américaines non négociées qu’elle aurait dû, seule, supporter et qui désormais s’imposent à tous.

La France va toujours subir les excédents Allemands délirants et en prime payer 15 % de droits de douane pour les ventes aux États-Unis, sans aucune compensation, avec, en prime, l’obligation d’acheter au prix fort du gaz naturel obtenu par une fracturation qu’elle s’interdit d’utiliser chez elle et celle de participer à des investissements colossaux aux États-Unis alors qu’elle n’a plus le premier sou pour investir en France. La haute fonction publique socialiste, étatiste, anticapitaliste et oppressive s’est félicitée de n’avoir plus à faire attention à une monnaie nationale et elle a considéré que désormais on pouvait emprunter à tout va sans scrupule et sans réserve. 3 400 milliards de dettes plus tard, elle se retrouve hagarde et incapable de boucler un budget sans ruiner un pays devenu le champion du monde des prélèvements et qui va subir une force secousse économique à cause des Allemands.

On sait que la première des solutions aurait été d’exiger une réforme de l’Euro avant celle du système monétaire international. Il fallait que les excédents intra-européens fassent l’objet d’une taxe progressive, ce qui aurait forcé l’Allemagne et la Hollande a une révision de leur politique qui nuit aux autres pays de l’Union. Une fois cette réforme interne faite, il fallait se retourner vers le monde en exigeant une réforme massive du système monétaire international basée sur l’interdiction d’excédents et de déficits durables. Une mondialisation déséquilibrée ne pouvait que mal finir. Elle finit mal. Et nous ne faisons toujours rien.

La France, dirigée par un incapable psychotique qui ne gère que lui-même et son narratif s’est laissée totalement marginaliser et est tenue partout pour ridicule. Les pays d’Afrique et du Maghreb s’essuient les pieds sur elle sans scrupule à chaque occasion. Les États-Unis et la Russie la méprisent. Le reste de l’Europe s’en méfie. Le Moyen-Orient l’ignore. L’Extrême Orient la pille commercialement sans aucune réaction. Un président malade de lui-même a effondré la réputation et la place du pays dans le monde.

Emmanuel Macron a réussi à faire décliner l’influence de la France au niveau de Luxembourg et d’Andorre, tout en ruinant ses finances et son économie, sans parler de ses services publics. Il a ouvert la porte à des secousses sociales et politiques incontrôlables. Il se contente de propos de roquet, en interne ou en politique étrangère, pour exister, alors que les institutions sont bloquées par sa faute. La France aura payé un très lourd tribut depuis 2017.

Au-delà des choix politiques calamiteux, la vraie question est celle de la réforme des systèmes monétaires européens et mondiaux. La France doit prendre la direction du refus du statu quo en matière monétaire et exiger la réforme du système européen. Levier : le prix démesuré payé pour des débordements dont elle n’est en rien responsable. Payer pour les autres c’est bien une fois, mais c’est la dernière.

Une fois cette réforme faite, il faudra imposer à l’Union Européenne qu’elle prenne le leadership d’une réforme du système monétaire global. Pour cela il va falloir rétrécir considérablement le rôle dominant de l’Allemagne et renvoyer Mme Van der Leyen. Ce renvoi, la France devrait le demander dès maintenant et d’une voix tonitruante. Mais avant il va falloir expulser Emmanuel Macron de la présidence française, car il empêchera coûte que coûte toute action efficace de redressement. Quand on a nui sciemment à son pays, on ne se corrige jamais et on continue ad perpetuam. Alors, dehors ! Et vite !

Qu’on sorte enfin de l’effondrement et que les intérêts français soient réellement défendus. En commençant par l’élimination de la véritable tare que sont les dysfonctionnements des systèmes monétaires européens et mondiaux ! Sinon, il va falloir sortir de l’Union. Il suffit de constater les chocs subis par la France depuis ces dernières années : choc énergétique ; choc agricole ; choc industriel ; choc dans la construction ; choc fiscal avec le remboursement du grand emprunt européen, suites du choc de la récession de 2011 et maintenant choc commercial ! Cela commence à faire beaucoup ! Didier Dufau pour le cercle des économistes e-toile.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

La France, suspendue à un fil

Visiter les provinces apprend beaucoup à l’observateur. On n’y perçoit pas d’inquiétude majeure. Le nombre de retraités y est important surtout près des côtes. Une part importante de la population est employée dans une administration ou une autre. Les artisans ont du mal à recruter mais le travail ne manque pas. On cherche à s’occuper légèrement et agréablement. Le RSA et diverses allocations permettent à une part de la population de ne pas trop s’inquiéter pour l’avenir. Les bons sentiments et les opérations caritatives sont partout. Le sport est à l’honneur dans toutes les classes d’âge. Il n’y a pas beaucoup d’enfants. Les classes ferment. Mais bon !

C’est là le paradoxe de la France d’aujourd’hui : un contraste éloquent entre une vie quotidienne finalement plutôt heureuse, et une vulnérabilité de plus en plus évidente au fur et à mesure que le fil se tend.

La valeur ajoutée des entreprises privées est autour de 1600 milliards comme la dépense publique. Mais une bonne partie de cette valeur ajoutée se crée sur des marchés administratifs dépendant de l’argent public.

Quand on ajoute les enfants, les retraités, les employés publics de toute catégories, les chômeurs, ceux qui vivent uniquement ou majoritairement d’assistance et les salariés dépendant de marchés administratifs, il reste environ 13 millions de personnes.

La population de 20 à 59 ans décline doucement en volume mais constamment, comme celle des enfants, alors que les plus de 60 ans augmentent rapidement.

La confiscation des biens et des revenus par l’impôt a dépassé les limites tolérables et la France sombre dans le socialisme « slumdog millionnaire », celui qui veut qu’on se sépare de ses actifs intimes, rein, cornée, pour faire une improbable soudure. La production est directement affectée par la baisse de la population active. La sortie de crise par la production devient de plus ne plus problématique. Cela signifie que le financement de la dépense publique dépend obligatoirement de plus en plus de la dette.

Alors ! Vive la dette ?

Ce fil devient très ténu et vulnérable.

S’il casse, ce qui devient possible sinon probable, la vie en France s’arrête. Comme elle s’est arrêtée en Grèce en 2011. Quinze ans plus tard, les Grecs malgré un rattrapage sain, n’ont toujours pas retrouvé le PIB par tête de 2010 ! Il leur faudra probablement 25 ans.

La panique commence à diffuser derrière une façade placide. Politiquement elle se traduit par une concentration des extrêmes à plus de 50 %des suffrages, et la pulvérisation des partis dits de gouvernement qui sont totalement incapables de définir un programme cohérent.

LR qui, après l’échec de Hollande et de Macron, devrait normalement prendre la main sur la nouvelle séquence politique, s’avère strictement incapable de définir un programme sérieux. On l’annonce tous les jours, avec une floraison d’adjectifs qualificatifs avantageux : il sera courageux, de rupture, dynamique, sérieux, approprié, non aventuré mais coupant les nœuds gordiens... Les votes à l’Assemblée montrent que la division règne sur absolument tous les sujets. Le rejet de la correction minimale de la justice des mineurs et le vote d’un investissement parfaitement inutile de 300.000 milliards d’euros de plus pour les Enr, ont reçu le soutien d’une large partie de la droite. Ces faits sont emblématiques.

Les « partis de gouvernement » refusent obstinément de définir un programme européen, judiciaire, écologique, démographique. Ces questions sont trop clivantes et risqueraient de créer de nouvelles scissions. Alors, depuis près de 1992 la mouvance dont LR est issue accepte tacitement de se présenter de facto comme malthusienne, soumise au gouvernement des juges et au justicialisme, européiste, écologiste, fiscaliste. Elle consent à distribuer les « droits-à » et des gratuités comme un vulgaire parti socialiste. .

La haute fonction publique qui a phagocyté la politique devient folle ; le dernier livre de Villepin est délirant. Celui d’Edouard Philippe ne vaut guère mieux. On apprend qu’il est « en colère » et qu’il faut arrêter de payer « le prix de nos mensonges ». Mais il a servi ces mensonges tout le temps où il a été premier ministre.

Il est amusant, et consternant à la fois, de voir se mettre en place une incroyable cohue de candidats à la future élection présidentielle en provenance de l’ex UMP. Darmanin, Bertrand, Barnier, Lisnard, Pradié, Retailleau, pour les civils, Villepin, Pécresse (qui veut en appeler de son échec), Wauquiez (qui n’a pas dit son dernier mot), Lharrivé (qui veut arriver), Copé (qui revient sur la Seine), Edouard Philippe bien sûr, Dupont Aignan, Asselineau, pour les hauts fonctionnaires. Evidemment cela manque un peu de femmes. Ne désespérons pas : nous compterons bientôt 15 candidats. L’écurie Aubert a été freinée par l’échec électoral de son leader aux législatives. Mais il ne faut pas de faire oublier.

Les écuries présidentielles ne veulent surtout pas de programme. Surtout pas !  Les éléments de langage et les postures suffisent : on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment, c’est bien connu. Votez pour moi parce que c’est moi ! MOI ! Vous dis-je ! Ne rien dire et sourire ! En flottant sur l’air du temps.

Dans ces temps d’immobilisme et d’exaltation politicienne pour les places, le fil ténu se tend un peu plus. Il pourrait bien casser avant 2027 qui risque de devenir l’année terrible !

Didier Dufau



Les chiffres noirs qui endeuillent l’avenir de la France

2023, 2024, 2025 : la trilogie sinistre ?

L’année dernière, à la même période, nous avons refusé de souhaiter une bonne année car les nuages noirs étaient tellement noirs et tellement nombreux qu’il était certain que l’année 2024 serait funeste. L’année 2 024 restera comme une des pires années de l’après-guerre. La responsabilité en revient à 100 % à l’incapacité maladive d’Emmanuel Macron. Réélu sans débat approfondi sur les questions cruciales qui se posent aux Français, la guerre en Ukraine et la tactique de communication lui ayant permis « d’enjamber » les élections présidentielles, la victoire a réarmé son narcissisme tout en le confrontant au vide politique qui le caractérise. N’ayant aucun bilan, en dépit d’un narratif qui bassine le pays du contraire, et ayant déjà ruiné les finances du pays, il n’avait plus le choix : il fallait faire au moins une réforme sérieuse qui ne soit pas un faux-semblant. En même temps il fallait éviter que les conséquences de sa désinvolture vis-à-vis des paysans, des retraités et des propriétaires provoquent des réactions incontrôlables par l’Élysée. Impossible de réellement conduire un pays si on cède à tout dans l’Union Européenne, où seul le président a un pouvoir de blocage, même partiel, si le commerce extérieur élargit ses déficits, avec une part décroissante dans le commerce mondial, si la production ne suit pas et si le chômage reste structurel. Car alors, le budget devient ingérable et les fonctions régaliennes ne peuvent plus être assurées.

Narcisse a alors voulu narguer et provoquer tout le monde en forçant une réforme des retraites qu’il avait lui-même dénigrée lorsqu’il défendait une réforme par points, impraticable, qui est tombée à l’eau après cinq ans d’atermoiements et non à cause du Covid. La preuve, il n’a pas repris le projet ! Jamais une réforme critique n’a été si mal préparée et si mal conduite, dans un climat hystérisé par le Président lui-même. La réforme sera imposée au forceps et entraînera une forme de révolte populaire sous forme de casserolades et de propos injurieux. L’attitude habituellement méprisante du chef de l’Était a fait le reste. Pour résister, il a organisé des opérations images ridicules, où le Président embrassait des bébés devant quelques femmes énamourées qui roucoulaient, entourées de caméras et pas de grand-chose d’autre. Gare aux photos à plan large… Le but unique : construire un narratif où le président voyageait partout au milieu des embrassades et des applaudissements, sans le moindre bruit de casseroles. En fait on a continué la seule politique constante qu’a jamais conduite l’équipe de l’Élysée : bâtir et sauvegarder le narratif hors-sol du président ! La France, pendant ce temps-là, pouvait s’enfoncer.

Préparer la suite, c’était marquer un changement de cap pour bénéficier de la prime attendue des élections européennes. Alors on demande à Attal et Séjourné de se « dépacser » pour être prêt au renouvellement de l’équipe gouvernementale, prévu en début d’année, au prix de l’évacuation sans délicatesse de Mme. Borne, jugée sinistre et incompatible avec l’image recherchée par le Président. Avant même que l’Ange Gabtiel et son joli minois ne soient nommés, l’ensemble de l’Europe agricole s’est mis en mouvement. Elle est ruinée par le Greendeal, construit en particulier par Pascal Canfin président de la commission de l’environnement au Parlement européen avec l’aide d’Emmanuel Macron, totalement responsable d’un « deal » qu’il aurait dû bloquer comme Président. On sait de quelle grotesque façon l’affaire s’est finie au Salon de l’Agriculture où le président a expliqué aux agriculteurs ce qu’ils devaient faire, bien caché par un parterre de CRS.

Dans ce maelström, personne n’a eu l’occasion de s’inquiéter les résultats budgétaires détestables (et minorés) de l’année 2023, plombant toutes les perspectives ni de s’inquiéter surtout les chiffres tragiques de la natalité, en forte baisse et laissant un solde démographique national presque ridicule de 46 000 personnes, avec la menace d’un chiffre négatif à très courte échéance.

Malgré les efforts de communication délirants pour essayer de faire de Gabriel Attal une esquisse de premier ministre, en vain, la campagne pour les Européennes se présentent bientôt sous les pires auspices. D’erreur de casting en erreur de message, la cote de l’inconnue choisie pour mener la liste européenne de Renaissance, nouveau nom des macronistes, ne cessera de chuter au point d’atteindre un niveau ridicule qui sera une terrible gifle pour un Narcisse blessé. On connaît la suite : une décision de dissolution vengeresse et irresponsable, six mois de chaos et une fin d’année lamentable où aucun des problèmes nationaux n’a pu connaître le début d’une solution. Le bilan de ce second quinquennat est, au bout de deux ans, accablant. L’accumulation des situations critiques est sans fin :

-        Crise institutionnelle depuis la dissolution folle d’Emmanuel Macron au sortir de son échec terrible aux Européennes

-        Crise démographique à un moment où les courbes de décès rejoignent les courbes de naissances, et pointent vers une baisse de la population

-        Crise de l’énergie avec des coûts extravagants provoqués par la casse de notre système nucléaire et la volonté européenne de pousser des énergies erratiques et incontrôlables.

-        Crise du secteur automobile prié de se convertir dans des délais farouches à l’électricité et démoli par les réglementations, les taxes, les injonctions diverses. On parle de 700 000 chômeurs de plus en Europe.

-        Crise inédite de l’immobilier, accablé de taxes, d’impôts, de réglementations extrêmes à mettre en œuvre dans l’urgence.

-        Crise de l’aménagement du territoire avec une loi Zéro Artificialisation Nette qui paralyse tout le monde.

-        Crise des finances publiques et du budget en déficit incontrôlable

-        Crise agricole, provoquée par des politiques coercitives malthusiennes fondées sur la folie bureaucratique, la jachère et la substitution des importations à la production nationale.

-        Crise sociale avec la stagnation des revenus et de l’emploi des classes moyennes provoquant une revendication hagarde de pouvoir d’achat.

-        Crise des politiques publiques, avec une Justice effondrée, une école en déshérence, une université qui a sombré dans le Wokisme le plus débilitant et un secteur de la santé ravagé par la bureaucratie tatillonne et l’étouffement syndical et financier.

-        Crise nationale, avec le développement de conflits raciaux et religieux que l’on croyait éliminés à jamais et l’envahissement des villes et des villages par des masses africaines et musulmanes qui haïssent pour beaucoup d’entre eux le pays d’accueil, et renient tous les principes qui fondent sa démocratie.

-        Crise sécuritaire, avec la multiplication des crimes de sang, la peur partout, le vol généralisé, la violence des jeunes, le refus de respecter quelles que règles que ce soit.

-        Crise de la drogue, avec un pays en voie de « mexicanisation » et un début de généralisation de la corruption des acteurs publics, par la peur ou par le gain.

-        Crise européenne, déclassée économiquement loin derrière la Chine et les États-Unis, et qui voit les institutions de l’UE échapper à tout contrôle, alors que des pays clés comme l’Allemagne et la France sont en récession.

-        Crise diplomatique, alors que flambe la guerre sur le sol européen.

-        Crise militaire où l’on constate que notre armée « échantillonnesque » qui tient tout entière dans le Stade de France, ne nous protège plus et serait incapable de mener une guerre de type classique plus de 2 jours.

-        Crise climatique, avec des phénomènes brutaux, dont l’explication « anthropique » laisse à désirer

-        Crise du système de retraite détruit par la démagogie d’un âge de départ intenable, par le vieillissement et l’absence d’enfants

-        Crise du système scolaire et universitaire.

On ne voit pas comment on aurait pu faire pire. La crise des institutions paralyse l’amélioration de la situation dans tous les autres domaines. La France va à vau-l’eau et coule doucement.

La France vient de vivre une année complète de paralysie gouvernementale. Le premier trimestre a été stérilisé par la crise agricole et le changement de gouvernement, le second par la préparation des élections européennes. On a géré les affaires courantes le reste de l’année 2024 et on recommence en 2025.

Certains tabous et mensonges tombent brutalement dans ces périodes de crise.

En deux ans le grand mensonge démographique a été balayé. Depuis des années les médias nous abreuvent de mensonges sur la situation démographique, bien aidés par des piliers de l’INED comme Le Bras et quelques autres. Tous les hommes politiques qui ont tenté de conserver une politique nataliste ont été présentés comme des fous. On se souvient de Michel Debré affublé d’un entonnoir sur la tête, symbole de folie. Alfred Sauvy a été marginalisé et son message occulté. Tout allait bien en France, alors que partout ailleurs les difficultés s’accumulaient. C’était une fable ! La pilule, le divorce facile, le pacs, l’avortement, le planning familial, un féminisme militant remettant en cause les femmes au foyer, l’intérêt du double salaire, le refus de considérer l’enfantement autrement que comme un acte individuel de la femme concernée, jusqu’aux délires actuels faisant de l’accouchement une « servitude », du sperme une substance toxique, de l’homme un violeur structurel, ont évidemment altéré en profondeur la natalité. La femme n’est pas une poule pondeuse et son rôle n’est pas de fournir de la chair à canon ! Qu’on se le dise ! En 2 024, on a constitutionnalisé le droit à l’avortement gratuit inconditionnel. À l’unanimité ! Alors qu’on sait que tout vote à l’unanimité est la preuve qu’on fait une sottise.

Sans remonter jusqu’aux années soixante-dix, remarquons que depuis le début 2000 on a procédé à 5 millions d’avortements à 700 euros l’acte, soit près de 3.5 milliards d’euros consacrés à éliminer des enfants à naître, pardon des « boules de molécules ». C’est plus que les pertes démographiques de la guerre de 14. Et on croit que cela n’a pas eu d’importance ?

Lorsqu’on compare le ratio naissances sur population de 1971 à celui de 2023, on voit qu’avec notre population actuelle nous devrions avoir 500 000 enfants DE PLUS par an que les naissances actuelles. Depuis l’an 2 000, nous avons perdu 12 500 000 naissances, dont 5 millions par avortement. Cela correspond à la population de l’île de France.

Ce désastre pouvait être constaté d’année en année depuis les années quatre-vingt. Pas un mot. Tout allait bien. Il a fallu qu’en début 2024 on constate pour 2023 que le solde entre naissances et décès était devenu ridiculement petit, annonçant un croisement des courbes et le non-remplacement générationnel à très court terme, pour que tout le monde se réveille. 2 024 s’annonce déjà pire que 2 023. Et il n’y a aucune raison que cela s’arrête. Déjà les statistiques par département montrent que dans les départements à faible niveau d’immigrés, les décès l’emportent sur les naissances et que les courbes s’écartent de plus en plus et très rapidement.

Globalement les décès concernent à 90 % des Français « de souche » et les naissances correspondantes en concernent moins de 60 %. Cela signifie que la population française traditionnelle diminue d’environ 300 000 personnes par an. Puisque la population continue de grossir par l’immigration, cela signifie qu’une substitution de population a bien lieu. Formulation totalement taboue.

Qu’importe, puisque la population augmente par l’immigration. Le problème est que la population immigrée a un taux de productivité faible et un taux d’emploi faible, donc un impact sur la production très faible. Outre les questions diverses que pose une immigration massive, elle ne suffit pas à compenser les pertes, tout en embolisant les services sociaux qui sont à l’agonie (urgences, logement d’urgence, HLM, préfectures) et en bousculant police, justice et système pénitentiaire.

Donc les résultats sont désastreux.

D’après le livre de Nicolas Baverez, Sursaut (l’Observatoire), immigration comprise, la population devrait augmenter jusqu’à 69 millions jusqu’en 2 044 et régresser ensuite. La part de plus de 65 ans passera les 30 % dès 2030. La population active stagnera autour de 30 millions.

Sur ces bases, tous les autres déclassements s’amplifient. Le rang de la France pour le PIB, le PIB par tête, la part des fonctionnaires, le montant de la dette, le déficit commercial, les parts de marché internationaux, tout s’aggrave. Les entrepreneurs, les ingénieurs et les chercheurs quittent la France, comme les personnes riches et les artistes : « Ce n’est plus en France que cela se passe ! », la phrase qu’on entend partout dans le monde.

Macron a tenté de tenir en soutenant la consommation par la dette. On est au bout de ce chemin. Son « idée », en fait cette facilité démagogique, de couper les financements naturels (taxe d’habitation, charges et impôts sur certains salaires) sans leur substituer d’autres recettes, a accéléré le développement d’une dette insoutenable.

Il devient impossible de recruter des salariés correctement formés. Les taux de chômage sont les mêmes qu’en 2007 avant la crise mais on crie qu’on a vaincu le chômage structurel alors que c’est un gros mensonge.

L’écologisme et ses prescriptions fondées sur un narratif scientifique incertain, manipulé par l’ONU et l’Union Européenne, ont un coût démesuré pour des résultats climatiques nuls. Les taxes, la bureaucratie et l’écologisme ont tué le marché immobilier. Agriculture et industrie sont en régression rapide et massive.

L’année 2025 s’engage sous des auspices catastrophiques, sans possibilité d’obtenir un gouvernement digne de ce nom et capable d’une véritable action de longue durée, alors que la France n’a plus de diplomatie, d’armée adaptée aux besoins, ni d’influence en Europe où l’Allemagne a pris le pouvoir ou en Afrique dont elle est éjectée manu militari au profit de la Russie et de la Chine !

Dire qu’Emmanuel Macron a amplifié tous les facteurs de déclassement est un euphémisme. L’ennui provient de l’absence de substitut crédible. Au fond du trou, on ne trouve que des vers de terre, pas les moyens d’un rebond. Pour le sursaut, M. Baverez, on attendra !

Les Français veulent plus de dettes, plus de vols fiscaux pour « les autres », moins travailler et moins longtemps, avec moins d’enfants et plus de gratuités. Les nourrir de démagogies systématiques leur va très bien et ils en redemandent. Vive les grèves et les manifs violentes ! Alors pourquoi se gêner ? On a les Macron qu’on mérite !

Bonne Année 2025 !

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