Socialisme : la décomposition délirante

Une campagne sans réel projet

Est-ce un effet de la grippe qui s’est emparée du pays ou d’un souffle au cœur plus durable ? La France socialiste est entrée dans le délire.  Toute à sa joie de ne plus avoir à s’occuper du peuple et des ouvriers,  la voilà en plein « trip », en plein vol au dessus d’un nid de cocos aussi vide que le regard de Lénine dans son formol moscoutaire. Il ne s’agit plus de promouvoir le prolétariat mais de sauver la terre. Il ne s’agit plus de d’aider les pauvres mais de saquer les riches, les vilains, les affreux, les méchants, les ennemis de la terre, l’humanité dévoyée toute entière attachée au meurtre de Gaia.  La haine sociale s’allie à l’enflure écologique pour  promouvoir un n’importe quoi  hargneux où la réalité n’existe plus.  Les éléphants roses volettent allégrement dans un paysage psychédélique où aucune contrainte n’existe sinon dans les mots qu’on fait valser allègrement comme un boxeur s’entraîne à frapper son ombre avec la sombre énergie du somnambule.    

Voici la médecine libérale assassinée par une grandiose imbécile hallucinée.  Plus un médecin ne veut s’installer. Les clientèles achetées au prix fort  ne se vendent plus.  Le désert médical existe et s’étend dans l’indifférence générale de la gauche.  Partout en cette période de grippe les répondeurs téléphoniques répercutent le beau message : « nous ne prenons plus de nouveaux patients. Allez voir du côté des urgences ou appelez le 15 ». Ah, le 15 ! « Vous avez la grippe et des maux de tête ? Je vais vous prendre un rendez-vous pour un scanner à… Criquebeuf ».    Vous laissez tomber. Vous rappelez une heure après le même 15. « Oh c’est la grippe, acheter du paracétamol, il n’y a pas besoin d’antibiotique contre les virus. Le scanner ? Vous êtes dingue, un scanner pour la grippe ! ».  Aucun des jeunes médecins n’envisage plus d’autres postes que celui de fonctionnaire. C’est tellement mieux d’être médecin chef de la sécurité sociale. On ne voit plus de malades et, comme Zazie, on « peut emmerder » ceux qui se les coltinent. Où une jolie planque dans une ARS, le nouveau système soviétique mis en place pour gérer les gros Kombinats de soins amiantés.  35 heures et sortie tous les soirs  à 17 heures. Pas d’obligation de travailler. Plus une vingtaine de jours d’absence maladie bidon pour compléter les vacances. C’est désormais la SS qui paiera, ou non, les médecins libéraux, à sa guise. Un salaud sous tutelle, c’est mieux qu’un médecin de famille dévoué.  Mais oui. Salaud. Salaud  de mandarin pourri qui vote mal et qui influence les malades. Plus une seule spécialité médicamenteuse  n’est produite en France. Par centaine,  elles sont tombées en ruptures de stocks en 2016. Et pas des moindres. Sauvons le système par l’achat de médicaments à bas coûts faits on ne sait trop comment en Inde ou en Chine, les spécialistes de la norme bien respectée. Salauds de laboratoires français qui veulent ruiner le merveilleux système de sécurité sociale française.  Il parait que la mondialisation heureuse est une escroquerie. Sauf pour la SS. Là, c’est super ! La marinière de Montebourg est réservée à une industrie lourde qui a disparu. Pas touche à la sécu, aux yeux aussi bridés que le budget.    

Voici le social ramené à une vie gratuite grâce aux robots. Quelques abrutis viennent nous expliquer cent fois par semaine sur la TNT combien la pensée de M. Hamon est novatrice, formidablement en phase avec l’avenir et tout et tout. Presque du NKM, c’est tout dire. Le candidat socialiste d’à côté pense  qu’il faut néanmoins taxer à mort les robots car ils compromettent l’emploi ! Embrassons-nous Folamour  et faisons la synthèse !

On va mettre des vignettes aux voitures. Les salariés du bâtiment vont être encartés. Les loueurs d’appartements devront être encartés également. Le flicage socialiste est en plein boom.  Hidalgo et son petit coco de service veulent mettre les immigrés sur le palier des riches.  Mais pas sur le sien. Paris est en train de pourrir sous ses coups de butoirs. La ville lumière s’éteint sous les assauts du lamentable Missika qui porte sur son visage la malfaisance jouissive, de l’obsédé Baupin, l’homme qui trouve normal que les bus tuent les vieilles dames « le temps qu’elles s’habituent »,  du sinistre  Najdovski qui affiche ses difficultés mentales dans la blancheur maladive de son visage, et d’une majorité municipale qui a mis la ville en coupe réglée. On ne nettoie plus les rues mais on va frapper d’amende les incivils qui la salissent. Répression. Répression. Il est interdit d’autoriser.  Et de circuler.

Une abrutie sur France-inter, radio donnée aux socialistes militants pour des raisons jamais explicitées, explique que la révolution n’a pas tué assez en France ! Fillon ne bénéficie-t-il pas d’un château ? On retrouve Château Chirac et Facho Chirac dans les délires d’une comique d’arrière salle de garde socialiste belge. Les mêmes insultes qu’il y a quarante ans ! On va bientôt retrouver Bunuel et ses clochards qui se masturbent dans des robes de mariées bourgeoises  et catholiques ! Cà, c’est de l’art, du vrai ! D’accord on a fait le mariage homosexuel et il vaudrait mieux éviter de le faire pendant ces mascarades.  Mais on ne va pas se lasser des vieilles habitudes !

L’avilissement de tout et de tous  est total. Il est partout.  Il est quotidien. Les socialistes ont été au pouvoir cinq ans. Deux millions de nouveaux pauvres.  Six cent mille chômeurs de plus quand les autres sont au plein emploi. Un état ruiné. Des Français hagards sous les coups de sabre  fiscaux. Beaucoup de jeunes en fuite à l’étranger. Des centaines de milliers de départ de retraités vers le Portugal.  Vous allez voir : on va fusionner la CSG et l’IR. Vous allez voir, on va vous prendre l’argent à la source. Vous allez voir on va raser gratis aux frais des méchants. Vous allez voir,  on va y aller d’un dernier coup de rein socialiste malfaisant.  Il nous reste 5 mois.

D’un côté Mélenchon, ce génie à l’intelligence  surréelle  selon le commentateur A. Duhamel, frappé visiblement par le retour d’âge,  qui nous fait de Chavez le parangon d’une vraie révolution  propre à relancer la France et sa façade maritime. 

De l’autre Macron, qui hurle à s’égosiller en faveur de l’Europe fédérale sacrée, et des indépendantistes corses, basques et bretons  dont la passion anti française est tout autant sacralisée, et qui va sauver l’économie en surtaxant les retraités. Seulement les 40% les plus riches ! Restons raisonnables ! La France dans tout cela ? C’est quoi la France ?

Au milieu,  quatre candidats socialistes sans programme  dont les pulsions sont totalement contradictoires et le réalisme inexistant.  Voici Valls, le menton mussolinien rentré pour un instant,  qui a viré le premier Premier Ministre, puis les Ministres qui le gênaient (qui se retrouvent unis contre lui), puis finalement le Président, qui reprend les thèmes Sarkozistes considérés comme porteur, tout en montrant son mépris du 49.3 dont il a abusé.  Voici le diaphane Peillon, fils d’un dirigeant communiste de la grande époque, éphémère ministre d’un enseignement public en déroute,  qui prétend que son costume est plus beau que celui de Valls  et son nœud de cravate plus moelleux. Il n’a même pas eu le temps de construire un programme.  Mais il a déjà la garantie du FMI, sans doute une décoction de FuMIste.  Avec lui l’Europe n’a qu’à bien se tenir.  C’est qu’il va vous l’envoyer en l’air ce satané TSCG !  Pas comme cette nullité de Hollande qui l’avait fait ministre mais qu’est rien qu’une brêle. Il y a même Montebourg qui pense avoir cuvé sa cuvée.

Les primaires de la gauche n’auront même pas une ligne politique  à trancher. Seulement huit têtes qui, une fois tranchées par le vote,  renaîtront aussitôt comme la Gorgone pour crier à la nullité du mal élu.

2012 avait été une élection déplorable  parce que nourrie de mensonges, de démagogie, de mauvais sentiments.  C’était vrai des campagnes  et de Sarkozy et de Hollande dont l’élection a coûté 40 milliards aux Français et aggravé toutes les tares françaises.

2017, à  gauche, est une sorte de sursaut hystérique dans le n’importe quoi. L’achat de vote est noyé dans le grotesque délirant.  Les électeurs « de gôche » sont conviés à une espèce de fête sous LSD idéologique dans l’ineptie farceuse et le délire injurieux contre les méchants.  Il semblerait qu’ils aiment cela, l’idée de patauger sans frein dans le néant  et dans le sans queue ni tête.

Pendant ce temps l’édition de gauche sort des versions coûteuses des lettres d’amour lourdingues de Mitterrand à une de ses maîtresses.  Plus bourgeois bourrin, on n’a pas lu depuis longtemps. Qui osera enfin dire que le Beau François  écrit comme un cochon ?

Et qui osera dire que le socialisme français institutionnel est mort et en train de s’enterrer dans une sorte de  happening électoral grotesque et  sépulcral,  dans la joie d’une explosion de dérisoire atrabilaire  qui laissera sans voie  (et sans représentation politique)  le pauvre  et honteux reliquat des convaincus ?  

Sirius

Commentaire
Spetsiotis's Gravatar On résume : de la SFIO au SFI (Socialisme Français Institutionnel) Out !
# Posté par Spetsiotis | 05/01/17 20:51
Micromegas's Gravatar Je ne vois pas où est l'humeur.

Tout cela est vrai et d'une certaine façon lamentable. Il n'y a plus de gauche de gouvernement pour un bon moment. La mort du socialisme depuis la chute de l'URSS et de toutes les républiques socialistes, enterrées avec les dizaines de millions de victimes innocentes tuées une première fois par leurs bourreaux communistes et une seconde fois par leurs zélateurs en Occident, est programmée depuis longtemps.

Le PS a lui abandonné la classe ouvrière depuis longtemps et son engagement en faveur de l'altérité musulmane, en cette période d'attentats islamistes, n'est pas vraiment porteur. Ses sauts de carpe dans l'écologie punitive et l'européisme béat, ne sont pas un programme, d'autant que le nonisme est désormais inscrit dans la tête de beaucoup de ses élus. La destruction de la société reste sa seule motivation. Détruire n'est pas ouvrir les portes de l'avenir et casse les forces du passé.

La gauche socialiste est devenue une engeance. Pas une alternative. Et sa politique repoussoir a créé un Front national triomphant.

L'avenir de la France passe par l'échec radical des mouvances socialistes factieuses ou délirantes peu importe, lors des prochaines élections. Il n'y a aucun avenir frontiste ou socialiste en France.

Les gens sérieux s'interrogent même sur la possibilité d'un avenir français. Le gâchis est total.

Et la colère gronde. On ne veut plus de ces gens là. Les Français vont le dire clairement.
# Posté par Micromegas | 06/01/17 13:00
Petilloche's Gravatar Dur mais juste.
# Posté par Petilloche | 09/01/17 21:05
Christopher Heap's Gravatar Wait ! Tout va rentrer dans l'ordre en France des Mai 2017 - en comparaison avec le Royaume-Uni de Mme. "MAYbe", des que l'article 50 serait depose, et rien ne serait obtenable de la part de l'UE ni de ses 27 pays membres. Heureuse France ! Malheureux Albion.
# Posté par Christopher Heap | 11/01/17 20:07
Julien L.'s Gravatar Article bien vu.

Le choix d'un démagogue de sous-préfecture totalement insignifiant a pour but de tuer Hollande une seconde fois mais ne construit ou ne reconstruit rien. Même mécanisme qu'au RU avec Corbyn et même qu'aux Etats-Unis avec le socialiste arrivé juste derrière Mme Clinton : la fuite refuge dans l'onirisme bobo-écolo-marxiste également symbolisé et mis en pratique par la foldingue Hidalgo et sa coalition d'excités, de pervers et de malades mentaux qui est en train de détruire Paris tout en s'en mettant plein les poches.

Ce qui reste de socialiste de grande agglomération se moque de gouverner. Ils veulent être et non pas faire car ils savent que dès qu'ils font ils sombrent dans la malfaisance.
# Posté par Julien L. | 23/01/17 11:26
Ludmilla's Gravatar Commentaire exact mais sous dimensionné : vous n'aviez pas encore vu la primaire de la "belle alliance", ses délires, ses tricheries monstrueuses, sa haine affleurante, son résultat minable ...
# Posté par Ludmilla | 25/01/17 11:27
Le blog du cercle des économistes e-toile

Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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