Ce blog fête ses 18 ans.

Ce blog fête ses 18 ans, plus de 5 millions de lectures et plus de 1 100 articles, représentant plus de 5 000 pages de textes sur tous les sujets qui fâchent.

Il a accompagné une des périodes les plus sinistres pour la France, marquée par son effacement et sa marginalisation dans une mondialisation déséquilibrée, un Occident en crise, une Europe soumise aux lobbies, hyper normative, autodestructrice et où l’Allemagne a reconstitué sa proéminence. Nous avons connu en 2008 la pire crise financière mondiale depuis 1929, puis, en 2011, la première crise spécifique de la zone euro. Nous vivons un effondrement des naissances avec une perspective de disparition du pays avant la fin du siècle. Un socialisme totalement débridé veut faire de tout propriétaire « un salaud détournant un bien public à récupérer d’urgence ». La France est devenue le leader mondial pour la spoliation fiscale. Nous avons importé sans révolte un wokisme faisant du couple hétérosexuel une horreur. Nous avons accepté la prise de pouvoir sur le politique d’une phalange de hauts fonctionnaires étatistes, européistes et socialisants par (dé)construction. Nous avons laissé s’installer un système d’information biaisé, forgeant des mensonges à répétition pour « construire l’opinion ». Nous avons importé sans réaction une hystérie « escrologique » à la fois intéressée (le lobby international des éoliennes et des plaques photovoltaïques domine l’Europe) et ruineuse. Nous avons consenti à l’abandon de la sécurité intérieure et extérieure pour complaire à une vision charlatanesque de la bonté universelle.

Constatons les grands traits de la situation française : stagnation de longue durée frôlant la récession permanente, perte de 700 milliards de PIB chaque année en abandonnant notre troisième place de 1971 pour le PIB par tête, dette publique abyssale de plus de 3 500 milliards d’euros, crise énergétique, crise industrielle, crise agricole, crise dans l’immobilier et la construction, blocage des circulations urbaines, décroissance démographique, triomphe de l’islamisme et de l’antisémitisme, assassinats politiques, émeutes de rue répétitives, poussée délirante de la délinquance, services publics asphyxiés, plus d’armée digne de ce nom, justice démolie en profondeur, santé publique à la dérive, école détruite, information publique idéologisée, malhonnête et partisane, numérisation fragile tenue par des sociétés étrangères avec une vulnérabilité croissante de tout le système, grèves systématiques dans les secteurs publics, disparition de l’autorité…

La descente aux enfers est marquée depuis 50 ans par la fatuité de Giscard, la figure de pourrisseur de Mitterrand, la mollesse de Chirac faisant de l’incapable destructeur Jospin un leader de « dream team », le triomphe du centrisme impuissant, le n’importe quoi sarkoziste, puis de Bidochon-les-petites-blagues, sur fond de massacre du Bataclan et pour finir le nihilisme destructeur du pervers narcissique Emmanuel Macron. D’où la tentation fréquente de mettre en cause l’élection directe du président de la République.

Il est vrai qu’il faut se pincer pour constater que le toxique M. Macron a été réélu, comme l’a été Mme Hidalgo, qui a engagé la destruction de Paris par asphyxie des circulations et de l’habitat, l’hyper déséquilibre des finances municipales et la substitution intéressée de la population

Le Cercle des économistes e-toile s’est formé justement parce que tous ces dégâts étaient envisageables dès 1997. Les malheurs qui se sont abattus sur l’économie mondiale, sur l’Europe et sur la France étaient inscrits dans les institutions et les pensées dominantes dès les années quatre-vingt-dix. Elles ont ravagé le quart de siècle suivant sans qu’il ait été possible de faire prendre conscience des délires désastreux qui allaient suivre, largement du fait du blocage de l’information par ceux qui la dominent. Forum et blogs se sont révélés finalement impuissants à changer le cours des choses et la pédagogie des catastrophes n’a pas joué non plus.

La terrible récession de 1992-1993 était un tocsin, mais personne n’a voulu l’entendre. Elle marquait de façon explicite le désastre du système des changes flottants et des déséquilibres commerciaux et financiers acceptés. Greenspan vient de décéder à 100 ans. Paix à son âme mais la caution qu’il a donnée à un système tragique est un leg difficilement pardonnable. L’intégration de la Chine dans une mondialisation sans règle fournissait le cercueil de l’économie occidentale. La conférence de Rio en 1992 marquait le succès de Maurice Strong et de sa bande et lançait l’hystérie « escrologique » mondialisée. Le traité de Maastricht annonçait clairement ses conséquences. Les effets de la pilule, de l’avortement et du planning familial, associés à la destruction du couple traditionnel étaient déjà patents en 1990 mais la suite s’est révélé catastrophique. Mais chut ! Il ne fallait pas le dire. .

Quant à la gauche révolutionnaire, elle continuait à sacraliser tous les tueurs passés à l’action, le maoïsme et ses millions de morts, Pol Pot et les Khmers rouges, Prachandra, au Népal, les Farc en Colombie. Pas un tueur en série ne devait échapper à la dévotion militante. La gauche dite par antiphrase de gouvernement, conquise par l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante, entendait gérer le capitalisme avec le soutien des Eurolâtres de la finance mondialisée, quitte à abandonner les ouvriers sacrifiés au profit de l’immigré africain. « Touches pas à mon pote », disait-elle, en construisant les planches de nouveaux piloris destinés au « petit théâtre antifasciste », à la lutte contre les restes de l’Eglise catholique, et la chasse aux juifs sionistes. L’Occidental, chargé de tous les péchés, devait se couvrir la tête de cendres et entrer en repentance. Il devait se prosterner devant l’Islam régénéré dans la violence terroriste par l’assassin de masse iranien Khomeini, adulé par une certaine gauche.

Tout était donc en place pour le désastre du premier quart de siècle suivant. Pour l’observateur, tout était facile à constater et à analyser à condition de ne pas refuser de voir et de comprendre.

Les deux auteurs d’utilité publique, Alfred Sauvy et Maurice Allais, ont été marginalisés, le dernier étant jeté aux orties sans ménagements. L’information construite et aseptisée est devenue totalement asphyxiante. Le mensonge organisé s’est installé dans l’information française. Il a atteint par son intensité et ses formes invasives et perverses un niveau totalement insupportable. Il est désormais protégé par des lois qui interdisent de protester. Tout est pénal mais on n’a pas construit de prison pour juguler la délinquance avérée, celle qui s’en prend aux biens et aux personnes et qui fait l’objet d’une compassion victimaire délirante. L’inversion victimaire est partout. La soumission est organisée. L’islamisme triomphe sur les ruines de la Renaissance. La culture française est en lambeaux et abandonnée. « Elle n’existe pas » dira Emmanuel Macron, un président indigne et toxique, tellement représentatif de l’époque.

Constater qu’après ce quart de siècle de délire autodestructeur, le choix présidentiel n’est plus qu’entre la famille Le Pen et l’ignoble Mélenchon, entré en trotskisme sous le nom de Santerre, le tueur génocidaire de la Révolution française en Vendée et l’inventeur du gazage des populations, dont l’exemple sera repris par Staline qui fera gazer des « koulaks » avec des gaz d’échappement de camion, avant que l’ex militant communiste Hitler systématise la méthode, a quelque chose de fascinant par l’ampleur de la dégringolade mentale et politique française qu’il révèle.

L’État français a perdu tout pouvoir sauf celui de voler les Français et de les accabler d’obligations intenables. Le gouvernement des juges triomphe, fondé sur la captation au sommet de l’interprétation des préambules constitutionnels et par le bas par le justicialisme débridé pratiqué par des juges de gauche, certains de l’impunité. Le peuple gronde et marque sa colère contre une corporation qui l’a trahi et qui l’a affiché sur un Mur des Cons qui n’a rien de virtuel et tout de permanent. L’Union Européenne, laissée sans contrôle par un président foncièrement anti-français, a réussi à détruire notre industrie, notre agriculture, et notre politique énergétique et même, la construction immobilière. Les cadeaux au peuple sans production et entièrement payés par la dette se sont imposés comme exclusif moyen de gouvernement. Demandez à M. Hollande, le gros malin qui joue au cheval de retour : « C’est gratuit c’est l’État qui paie » et qui aura droit sur le service public à une émission dirigée par la femme de M. Glucksman où il a étalé pendant les heures ses cadeaux au peuple à base de gratuité fictive.

L’inversion est partout. On veut consommer et redistribuer sans produire ; asseoir la sécurité sur la protection et l’excuse des assassins, assurer le destin français en niant la France et en la dissolvant dans une Europe fédérale chimérique dominée par l’Allemagne, électrifier les usages en s’appuyant sur une énergie imprévisible et incontrôlable, renforcer l’Éducation nationale en liquidant l’enseignement national. On pense assurer la promotion des nuls en détruisant les méritants, des pauvres en détruisant les riches, des femmes en détruisant une virilité déclarée toxique, des régions en détruisant les grandes villes, des pays sous-développés en accablant les autres, des immigrés en saquant les nationaux etc.

La grande question est devenue poignante  : que sera la France dans 25 ans si on continue comme cela ?

On sait déjà que la population aura diminué et que les enfants se seront évaporés. Il est probable que les régions séparatistes auront réussi leur projet : l’Alsace aura gagné son statut de région européenne autonome, comme la Corse, la Bretagne, le Pays basque, la Savoie, la Flandre, l’Occitanie, le Comtat Venaissin et pourquoi pas l’Auvergne et la Normandie. L’Union européenne sera un Etat fédéral de plein droit avec un président élu. L’anglais sera la langue unique officielle de la Fédération. La France sera un état islamisé, ruiné et dominé par le narco trafic, où les muezzins peupleront les minarets. L’université française poubellisée sera juste un forum politique visant à défendre intérêts de l’Islam comme aujourd’hui mais d’une façon déclarée et ouverte. L’explosion finale des finances publiques aura entraîné une récession de plus de 30 % du PIB. La France sera à la soixantième place dans le classement du PIB par tête. On aura commencé à tuer les vieux dans les hospices. Il sera devenu impossible de maintenir le patrimoine et on aura plus d’argent pour faire face aux frais d’entretien des grandes villes. Des ruines urbaines commenceront à apparaître en leur sein, comme on voit des masures s’effondrer le long des routes aujourd’hui.

Le plus consternant est que ce scénario est le plus favorable. Une invasion russe ou une guerre civile, une récession gravissime, ou toute autre catastrophe du même genre peuvent se produire à tout moment, en même temps qu’une fuite des élites et des capitaux, laissant la France au niveau dramatique d’épave nationale, sociale et économique.

On dira : vous exagérez ! Regardez autour de vous ! Tout le monde est heureux. Et si vous posez la question, tout le monde déclare aller bien et que ce sont les autres qui vont mal. Ce n’est pas faux. Mais on connait tout cela. C’est la fameuse blague du type qui tombe de 30ème étage : jusqu’au premier, tout va très bien ! Accroché à une dépense publique désormais infinançable, tout va bien tant que cela ne casse pas. Sinon, patatras !

C’est toujours difficile d’envisager le pire.

Qui aurait pu prévoir en 1971qu’on soit là où la France est descendue cinquante-cinq ans plus tard, qu’on aurait accepté de réélire un Président atteint par une maladie de la personnalité, antinational et pervers, qu’on aurait toléré qu’une Espagnole abusive poussée au pouvoir par les alcôves détruise la capitale française ? Qui aurait même pu seulement imaginer qu’on détruirait radicalement l’école, la justice, la police, l’armée, l’industrie, l’agriculture, l’énergie, l’activité portuaire et même l’immobilier, tout en laissant les naissances sombrer, la dette s’envoler à des sommets himalayens et la drogue triompher, sur fond de remplacement inéluctable de la population par des immigrés islamisés et revanchards ? Par quelle dinguerie soudaine la France a-t-elle accepter cela , et a cru devoir en redemander ?

Encore aujourd’hui, nous ne voulons pas voir les dommages certains de la persistance des erreurs récentes les plus graves. Qui a écrit que l’ennui du pire, c’est qu’on s’y habituait ?

L’honneur de ce blog aura été de ne jamais céder à la tentation d’abandonner le combat contre des erreurs qui s’avèrent désormais clairement mortelles pour une « certaine idée » de la France, sa prospérité et sa place dans le mouvement du monde.

Malgré les rodomontades, aucun parti politique n’est décidé réellement à faire face. Dès qu’il s’agit de prendre une mesure précise et centrée sur un problème grave, obligatoirement génératrice d’une opposition forte et d’une obligation de combattre pas à pas, tous les politiques tournent le dos, même quand les mesures sont parfaitement fondées et défendables. Mais « c’est la faute du peuple » : la démocratie veut qu’on suive l’opinion publique, non ? Les « jeunes » ? Ils ne voudraient plus travailler, comme les cinquantenaires.

Alors « e viva la muerte » : les Parlementaires veulent organiser le suicide assisté ; Mme Tondelier suggère de laisser mourir de chaud, sans climatisation, les vieillards surnuméraires. M. Mélenchon, sous son surnom de Santerre, l’homme qui a inventé le gazage de population, annonce le grand nettoyage révolutionnaire. M. Macron fait entendre aux mères de famille qu’elles doivent s’attendre à perdre des enfants ! Tant de sollicitude pour la mort est bien émouvante.

Seule obsession politicienne : être candidat puis au second tour de l’élection présidentielle. Pour la suite, on verra bien ! Pour durer, on ne dira rien. Eloge du néant béant sur le fond, et du néant bêlant sur la forme ; la tactique politicienne et la com’ sont les seules préoccupations.

Aucun intérêt ! Aucun espoir de changement ?

Le Français, né malin ….

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

L'or au dessus de 5000 dollars l'once

 
L'or a donc dépassé les 5000 dollars l'once en ce début d'année 2026. Il valait 35 dollars l'once en juillet 1971. La valeur des monnaies administratives a donc été divisée par 140 en 55 ans, car toutes ont suivi le plongeon du dollar. On peut monter un indice de valeur de référence quelconque, on aboutira toujours au même effondrement. La monnaie officielle n'est plus fondante, elle s'autodétruit à toute vitesse. Rappelons que l'on moquait le XIXe parce que la croissance en valeur or était de 1%. Pour obtenir ce résultat il faudrait que tous les indices en valeur aient été multipliés par 140 depuis 1971 ! Cherchez bien ! 
 
Le merveilleux système des changes flottants régulés par les marchés et les banques centrales est une sinistre foutaise. Il semble que Mme Lagarde, qui fait semblant de s'y connaître en économie, est en route pour la présidence du WEF à Davos. Elle pourra y continuer à  soigner facilement son bronzage à l'île Maurice. Une petite classe s'enrichit sur les flux financiers qui ne régulent rien du tout ou en accédant à des postes internationaux flatteurs financièrement et totalemenet hors sol. Comme par hazard, ils sont tous pour la continuation du système.
 
Quand, dans un Etat, on ajoute une prédation fiscale extravagantes et une envolée des dépenses contraintes sans limites, à une monnaie fuligineuse, le cumul des trois actions est terrifant. Le manque de confiance dans l'avenircréé par ce matraquage et la régression de la croissance  justifie l'abandon des naissances par la population qui aggrave tout. La France est l'exemple même des conséquences. Les forces politiques qui font chauffer les révoltes rassemblent plus de 50% des voix dans l'électorat. Les médias refusent de discuter des causes, car les propriétaires des journaux  et les hauts fonctionnaires, tous accrochés à l'argent public, se gavent en se moquant absolument des conséquences. 
 
On voit que la surchauffe actuelle, du même type de celle de 2006 -2007, s'accompagne de craquements. Il suffit de les écouter du côté du Japon. Tout semble indiquer qu'on va déboucher sur la sixième grande récession mondiale depuisi 1971 vers 2027.  La France n'a aucun moyen d'y faire face, l'invraisemblable  Emmanuel Macron ayant délihérément "cramer la caisse" en diverses occasions et pour seul dessein : son avenir personnel. La prochaine crise mondiale pourrait déboucher sur une surcrise française, comme la crise de 2008 a provoqué une surcrise deux ans plus tard dans l'Union Européenne avec les conséquences que l'on sait pour la Grèce. 
 
Aucun parti n'a compris, en France, ce qui est en train de se passer. Aucun n'a formulé de diagnostic et proposé de solutions. On s'extasie sur les lunettes de soleil portées par un Président de la République encore plus dévalué que les monnaies administratives et qui plastronne tant qu'il le peut encore, mais "ici on ne pense pas, monsieur" comme l'aurait chanté Brel. 
 
Le slogan sur les frontons devrait être : Observer Compendre Agir. Qui, dans la France officielle, observe avec acuité, comprend les mécanismes délétères et propose des plans d'action correctifs ?  On n'en est pas au stade de la "connaissance inutile" mais à celui de la "glorification de l'ignorance". Au point de vue économique et monétaire, toute la classe politique est au niveau d'un Delogu. 
 
Le principe qui régulait les échanges internationnaux, était jusqu'en 1971, que les pays étaient responsables de l'équilibre de leurs échanges, sans grands déficits durables ni grands excédents permanents. La Chine a accumulé plus de 1 000 milliards de dollars d'excédents en 2026. On voit que même Nestlé va se fournir en Chine pour ses laits en poudre pour bébés. Avec les conséquences que l'on constate.  La Chine envahit l'Europe passoire en violant tous les principes de l'OMC et en accumulant des excédents démentiels. L'Allemagne a un excédent commercial sur tous les autres pays de la zone Euro qui dépasse 8% de son PIB ! Si la France voulait jouer sur les droits de douane, il faudrait les augmenter de plus de 100% avec l'Allemagne et la Hollande par où passent tous les produits importés. 
 
Essayer de parler de ces choses là avec les dirigeants des partis politiques français ! "Qui c'est ce métèque ? Sortez moi çà d'ici". A droite, au centre ou à gauche, tous pensent que les marchés fourniront de quoi financer leur gabegie. encore un peu. Tous les économistes promus ne pensent qu'à des taxes ou à éviter les questions clefs, évidemment clivantes. Ils font le guignol pour continuer à être invités dans les médias, honorés par les jurys et promus à de bonnes places. Mais ils ne disent rien sur les causes des  difficultés et sur les corrections de trajectoire à apporter d'urgence. 
 
Il faut dire qu'expliquer pourquoi la france a perdu en cinquante ans mille milliards d'euros de PIB annuel ne peut pas vous valoir de fortes amitiés ni dans le système médiatique qui a occulté bien des débats indispensables, ni dans le monde politique qui a prouvé ses carences de longue durée en matière de croissance. 
 
On ira : la France n'est pas seule en cause.C'est vrai ! Mais où est la diplomatie de la prospérité permettant de faire évoluer les choses ? Pire : la France a laissé l'Union Européenne ruiner ses seceurs énergétiques, industriels, agricoles, et jusqu'au bâtiment, dont on sait que quand il ne va pas, rien ne va. 
 
La fuite devant les réformes internes indispensables s'ajoute à cette carence diplomatique dont Emmanuel macron est le premier responsable. 
 
Ces carences sont tout de même difficiles à admettre.
 
Didier Dufau 
 
 
 
 
 

Le livre de NICOLAS DUFOURCQ : la dette sociale de la France 1974-2024

Voici un livre comme on aimerait en lire plus souvent et qui donnera matière à réflexion à tous ceux qui s’interrogent sur la Bérézina budgétaire, économique et sociale dans laquelle s’est noyée la France dans les cinquante dernières années. Plus personne n’a de doute sur l’échec monstrueux qu’a connu la France et qui la met au bord extrême de la falaise.

Pour l’observateur extérieur, il est assez facile de se faire une opinion sur l’état du pays en étudiant l’information disponible et en tenant compte de ses propres expériences. Mais disposer du récit précis de ce qui s’est passé vu de l’intérieur est évidemment un enrichissement remarquable. Savoir que tel jour à telle heure telles options ont été prises par tels acteurs, avec quelle préoccupation en tête permet de vérifier les intuitions qu’on en avait de l’extérieur. Et de les corriger à l’occasion.

Évidemment, il est très difficile de réaliser la synthèse d’un tel livre qui accumule des centaines d’actes et de décisions et fait intervenir des dizaines d’intervenants divers. Assez curieusement, le livre ne tente aucune conclusion. Un seul point de synthèse parcourt le livre entier : la dette est principalement une dette sociale et sans reconstruire l’architecture des prestations sociales nous n’en viendrons pas à bout. Ce n’est pas tant l’État qui est en cause mais le colosse d’une sécurité sociale que nous ne maîtrisons plus et que nous essayons néanmoins d’étendre et de renforcer éternellement par compassion universelle, sans se rendre compte que nous n’en avons pas les moyens. Ce déni nous a entraînés à sacrifier toutes les autres politiques régaliennes qui sont à l’os au profit d’une politique de soutien à toutes les consommations qui est impossible à finançer, sinon par la dette massive et elle aussi incontrôlable. Pas un jour sans un droit acquisitif de plus, ou une gratuité nouvelle, ou une subvention heureuse à telle ou telle catégorie. Se faire élire impose de distribuer des avantages aux masses, et ensuite on doit faire face aux conséquences qu’on croit pouvoir maîtriser mais qui s’échappent régulièrement.

Dans le secret de l’État profond naissent des plans et des rapports qui n’ont rien à voir avec le discours public. Les nouveaux présidents élus veulent aussitôt mêler leur grain de sel. Les alternances socialistes détruisent systématiquement les solutions de leurs prédécesseurs. Personne n’a l’entièreté du secteur social dans sa main. L’incohérence dans le temps et dans les différentes politiques menées s’arbitre par la dette et les impôts, après avoir épuisé « les dividendes de la paix », c’est-à-dire avoir réduit nos armées à presque rien.

Ce qui frappe, à la lecture du livre, est la séparation presque étanche entre ce qui se passe au sommet et la « discussion démocratique ». Tout se passe entre technocrates, apparatchiks des syndicats et quelques élus, sous l’œil attentif (à leur image et chances électorales) des grands élus. Personne n’est responsable de rien. La place de l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante est exorbitante.

Pour l’observateur extérieur attentif, le livre révèle aussi les véritables biais qui sévissent au sein de ce petit monde.

Nous avons montré depuis 50 ans que ce qui a totalement faussé les dynamiques économiques et sociales sont deux événements majeurs et totalement mis sous le tapis : la dénatalité massive et les crises à répétitions provoquées par des systèmes monétaires défaillants (changes flottants et Eurozone). Le livre démontre page par page l’effet de ces deux phénomènes ravageurs, mais sans que les acteurs n’en tiennent compte ni même ne les évoquent. Les élites ont démontré sur ces deux sujets une inconscience collective absolument stupéfiante. Chaque récession est censée être la dernière. Le drame démographique n’existe pas ou se résume à un ratio technocratique : nombre de cotisants sur nombre de retraités. Évidemment, ils ne voient jamais venir la prochaine récession qui est toujours « imprévisible » et liée à un incident particulier et non pas à un défaut de structure. Nicolas Dufourq reprend malheureusement certaines de ces erreurs traditionnelles. Un exemple : la crise de 73 qui serait due aux exigences de l’Arabie Saoudite et donc une « crise du pétrole », terminologie que la technocratie dominante a imposée. Tous les économistes sérieux savent qu’elle a commencé aux États-Unis avec l’abandon des règles de Bretton-Woods en 71, avec une crise forte aux États-Unis seuls en 2012 et la généralisation au monde en 1973. Ce n’est qu’en novembre 1973 que le cartel pétrolier privé de ressources par la chute drastique 1973 du dollar va réagir en haussant de façon démente les prix, aggravant tout. Le choc du pétrole est une conséquence pas une cause. On retrouvera cette volonté d’associer chaque grande récession à une cause conjoncturelle foireuse montée en épingle alors que c’est le système même qui provoque les récessions.

L’élimination de la question démographique est également fabuleuse. On constate le vieillissement et on ne veut pas voir l’effondrement des naissances qui est évidemment le fait majeur. Le narratif né dans les années soixante-dix, « notre natalité est meilleure que partout ailleurs, circulez il n’y a rien à voir », persistera jusqu’en 2024 où il devient évident que le renouvellement de génération va cesser à court terme, en fait dès mai 2025. On laisse le COR, conseil d’orientation des retraites et l’INED travestir la réalité démographique pour ne pas avoir à affronter les forces montantes du féminisme et LGBT. On voit le rigolo Hollande, Bidochon pour les humoristes, casser le quotient familial et réduire les allocations familiales. On aggrave le problème en croyant le financer. C’est que les riches doivent payer ! Une sottise ahurissante !

Nos propres analyses reprises dans notre dernier livre montrent que le non-renouvellement démographique s’effectue dès le début 2000 pour les familles dont le nom était présent en France en 1 890. A aucun moment n’apparaît en 2013, dans le discours public et dans les réflexions au sommet de l’État, le fait que dans les dix ans à venir la population des 20-60 ans va diminuer et que celle des plus de 60 ans va littéralement exploser. Tout le système social va aussitôt sauter, d’autant plus qu’on multiplie les libéralités ciblées et les gratuités. Personne n’a encore voulu comprendre que la gratuité est une force de destruction massive. On en vient à parler de la gratuité de la vie… Les robots et l’IA ont bon dos !

De cela, le livre de Nicolas Dufourcq ne parle pas, ou marginalement, car c’est resté hors du champ politique pendant 50 ans et le reste encore largement aujourd’hui.

Ce qu’il faut dire également à notre auteur, c’est que la politique sociale de la France n’est pas la seule en cause : récessions et dénatalité touchent l’intégralité des politiques nationales. Évidemment beaucoup d’entre elles sont désormais déléguées à l’Europe et sont, de ce fait, sorties du débat national et le gouvernement des juges a beaucoup réduit l’indépendance du politique. Alors n’en parlons pas, puisqu’on n’y peut rien ! Telle est la pensée subliminale du corps politique en France.

Mondialisme déséquilibré permettant d’accumuler des excédents déments, Euro qui ne permet plus aucun ajustement sans récessions au sein de l’Euroland, Europe en déclin au sein d’un Occident en difficulté, socialisme débridé allant aujourd’hui jusqu’au communisme avec une classe politique dominée par les hauts fonctionnaires qui l’ont phagocytée, forment également le décor permanent de notre effondrement.

Le livre vaut donc à la fois par ce qu’il dit et ce qui n’y est pas dit. Un joli miroir de l’impéritie volontaire et involontaire française des cinquante dernières années.

 

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

Livre "Les Malheurs de la Vérité" - L'interview de l'auteur

Les Malheurs de la Vérité

Didier Dufau

L’interview de l’auteur,

Question : Vous avez exploré les causes de la crise de 2008 dans votre premier livre L’Étrange Désastre, édité dans le cadre du Cercle des économistes E-toile que vous présidez. Vous avez ensuite publié une histoire de la monnaie de 1919 à 2019, La Monnaie du Diable, parce que vous jugiez que peu de gens connaissaient cette histoire fondamentale. En 2021, vous avez averti dans Réconcilier Économie et Écologie, deux trains lancés l’un contre l’autre sur la même voie, qu’on entrait dans une impasse.

L’actualité donne largement raison à vos thèses. La mondialisation déséquilibrée, qui permet d’accumuler d’énormes excédents et déficits, depuis que les changes flottants ont remplacé les Accords de Bretton Woods, a vu les États-Unis tenter de réduire ses déficits par les droits de douane décidés unilatéralement. L’étouffement économique associé à un écologisme déraisonnable a conduit l’Union Européenne à desserrer les règles folles imposées par J. Timmermans.

Pourquoi un économiste croit-il devoir aborder une question aussi générale que « la Vérité » qui ressort plus de la morale ou au moins de la sociologie ?

Didier Dufau : Les grandes questions économiques sont passées au second plan depuis le Covid. La dette a créé le sentiment que peu importait la production, on pouvait vivre avec l’argent des autres ou l’argent magique. Les analyses de l’opinion et des forces sociales ont pris l’avantage. Les travaux des sondeurs d’opinion ont la priorité sur la réflexion proprement économique.

Question : Pensez-vous que le débat économique serein n’est plus possible ?

DD : C’est un constat. Le spectacle indigne donné par les Parlementaires français en ce moment est pour le moins éclairant. Nous avons créé notre petit cercle pour faire valoir des idées qu’on ne retrouvait pas toujours dans les médias où la « vérité » est « construite ». Mais entre le silence et l’injure permanente, il faut constater non pas seulement un changement d’intensité de la querelle mais un début d’interdiction du débat.

Q. : En quoi le débat sur la Vérité est-il aujourd’hui indispensable ?

DD : Michel Barnier, au début de sa courte mission de Premier Ministre a déclaré : « Moi, je dirai la vérité ». Depuis, la dénonciation du mensonge se retrouve partout, pas toujours de façon très utile. Traiter ses adversaires de menteurs est le degré zéro de la politique. Mais comment a-t-on pu cumuler autant de crises, certains en ont compté une quarantaine, et aussi graves, s’il n’y a pas eu quelques dysfonctionnements dans le système d’information des Français ?

Normalement la « conversation démocratique » aurait dû permettre d’anticiper les difficultés et d’élaborer des solutions préventives et curatives. Là est le mystère et il importe de comprendre ce qui s’est passé.

Q : Vous considérez que le système d’information français a failli ?

DD : Très clairement. À partir du moment où les drames se sont accumulés à ce point, il faut se pencher très sérieusement sur la question. Il y a un vice quelque part qu’il importe de bien comprendre et de corriger.

Q. : Quel est donc ce vice, selon vous ?

DD : Nous l’avons examiné en détail et lui avons donné un nom : le Grand Mensonge Systémique. Un GMS est une vérité qui ne parvient pas à entrer dans la conversation démocratique. Pour un observateur raisonnable, elle ne fait aucun doute. Néanmoins, elle va rester hors du système d’information. Un Grand mensonge Systémique suit toujours à peu près la même séquence. Au départ est l’occultation. Si le système d’information n’en parle pas, la vérité n’est pas débattue. Les « forces d’occultation » sur certains sujets sont diverses, nombreuses et puissantes. Deuxième phase : on ne peut plus occulter la vérité qui s’infiltre un peu partout. Alors commence la négation. « Ce n’est pas vrai ! Ceux qui le prétendent sont des vilains. Ne les écoutez pas et circulez, il n’y a rien à voir ». Troisième phase : la minimisation. C’est vrai ! Mais ceux qui en parlent exagèrent. Ne les écoutez pas. Circulez, il n’y a toujours rien à voir. Le stade ultime : l’exonération. Oui c’est vrai ! On ne peut ni le nier, ni le minimiser. Et alors ? L’affaire est complexe et de toute façon ce n’est pas notre faute. Inutile de s’attarder.

Cette séquence, dite loi de Chaix, du nom du membre du cercle qui l’a explicitée, peut durer cinquante ans et plus.

L’ennui c’est que les vérités qui subissent ce traitement sont en général associées à des conséquences très graves. Si trop d’entre elles sont ainsi stérilisées, alors les crises finissent par s’accumuler de façon inextricable comme on le constate aujourd’hui.

Q. : Comment expliquer cette multiplication des Grands Mensonges Systémiques ?

DD : Les « élites » ne veulent pas remettre en cause les institutions ou les politiques ancrées dans des rapports de force sévères et considèrent que l’éviction des problèmes les plus graves permettra de passer les caps électoraux sans trop de dommages. On « enjambe » les élections ! Et on s’en vante ! Pour ces gens, il faut présenter une information « pédagogique », « performative », construite et purifiée. Le débat public devient non seulement insipide mais faux jeton. Car il faut à chaque échec donner une explication sans remettre en cause les mensonges récurrents. Des constructions publicitaires monstrueuses de sottise sont alors proposées aux masses ignorantes qui doivent s’en contenter. Logiquement, ces derniers le répètent depuis près de trente ans : « on marche sur la tête ». Ils ne sont pas entièrement dupes. Et ils ne vont plus voter ou ils votent « protestataire ».

Comme le disait Muyzenberg, l’astucieux théoricien de la dialectique communiste, « devant des ignorants, la vérité et le mensonge sont à égalité ». Alors ? Pourquoi se priver de mentir utile ? Mais l’auditoire décroche vite.

Q. Pourriez-vous nous donner des exemples ?

DD : Faire un inventaire de la sottise économique qui s’étale dans les médias serait amusant mais sans fin. Ces « narratifs » dont nous sommes accablés tous les jours sont consternants. On le jugera à ces petits exemples :

-            Les 35 heures ont créé de l’emploi

-            L’Union Européenne nous protège

-            La conversion énergétique va créer de l’emploi en France

-            Le wokisme est un fantasme

-            Le capitalisme est la cause de la dénatalité

-            Les éoliennes sont une solution évidente

-            La SNCF fait des bénéfices

-            Il faut être heureux de la crise immobilière, car la hausse a été « scandaleuse ».

-            La dette démente, c’est bien.

-            Le retour à la retraite à 62 ans est possible.

-            La dette française ne pouvant plus croître au même rythme, il faut que l’Union européenne prenne le relais et finance les transitions militaires, numériques, écologiques par d’immenses emprunts.

-            Un système de retraite par répartition est compatible avec le vieillissement de la population et la disparition progressive de la jeunesse.

-            Le néoféminisme politique n’a rien à voir dans la baisse des naissances.

-            Cela ne coûte rien c’est l’État qui paie.

-            Toute immigration est heureuse.

-            Le classement Pisa ne donne pas une vraie indication des progrès de l’éducation nationale.

-            La notation de la dette de la France n’a pas d’importance.

-            On a supprimé la taxe d’habitation et donc réduit les impôts (alors qu’on n’a fait que transférer le financement sur d’autres et la dette).

-            Macron nous protège.

-            Certes nous baissons régulièrement pour le rang dans le monde pour le rapport PIB par tête. Mais l’indice est mauvais. En matière de bonheur par tête nous sommes bien placés.

-            La prison conduit à la récidive. Les récidivistes ne doivent donc pas aller en prison !

-            On peut contrôler le trafic de drogues sans s’attaquer sérieusement aux jeunes immigrés qui s’y livrent quasiment impunément. Ni à leur famille.

-            Les ARS ont amélioré la gestion de la santé.

-            Les faits sont fascistes

-            Le calendrier prévu par l’Union Européenne pour décarboner totalement son économie est tenable.

-            La politique écologique n’a pas besoin d’étude d’impact. Les conclusions du GIEC suffisent.

-            Installer des champs d’éoliennes ou de plaques photovoltaïques n’est pas une artificialisation des sols

-            Exproprier progressivement chaque année et sans indemnité 2 % du capital des entreprises importantes n’a pas de conséquences sur le fonctionnement de ces entreprises

-            Redistribuer par les prélèvements l’équivalent de la valeur ajoutée globale des entreprises est durable. (1 600 milliards d’euros dans les deux cas en 2024).

Q. : Faire la chasse à toutes ces sottises vous paraît-il un travail surhumain ?

DD : Surtout inutile. La puérilité de toutes ces affirmations défie tout débat. Il faut se concentrer sur les Grands Mensonges Systémiques qui doivent être exposés en pleine lumière et qualifiés comme tel, afin que plus personne n’ose s’en emparer sans être ridicule.

Q. : Quels sont donc ces Grands Mensonges Systémiques ?

DD : Nous en avons isolé une demi-douzaine, en se concentrant sur ceux qui ont une influence directe sur les difficultés criantes que nous rencontrons et sont encore largement exclus du débat démocratique utile. Pour chacun d’entre eux nous avons d’abord clairement défini la vérité concernée et le mensonge associé. Nous avons fait l’historique de son apparition et de son développement, phase par phase, et clairement établi le lien avec les difficultés actuelles. Ce lien est tellement fort que nous avons eu du mal à finir le livre. Chaque semaine apporte son lot de confirmations et d’illustrations. On est tenté de rester coller à l’actualité !

G. : Pourriez-vous donner un exemple

DD : Le plus démonstratif est le Grand Mensonge Systémique démographique. Pendant cinquante ans le narratif public a voulu que la pilule, l’avortement, la remise en cause de la famille traditionnelle, le néoféminisme exalté et le Wokisme n’entraînent aucune conséquence sur la natalité. Tout allait bien en France qui faisait mieux que tous les autres pays développés. Jusqu’à ce qu’on constate que les moins de 20 ans sont 15 millions en 2025 alors qu’ils étaient 30 millions en 1971. Une division par deux. Un terrible effondrement. À ce rythme, ils seront 5 millions en 2 100 ! Souhaitable ? Et on découvre soudain que la classe des 20-60 ans a baissé dans les dix dernières années et n’a pas pu financer  les retraites de près de 3 000 000 de plus de 60 ans supplémentaires. Qui avait prévenu, anticipé et proposé des solutions ? Pas un mot ! Chut !!! L’occultation a été totale avec la complicité de l’INED. Il a fallu attendre 2 024 pour qu’on sorte de l’occultation, de la négation et de la minimisation en deux ans. Depuis mai 2025 le remplacement générationnel ne se fait plus. Difficile de ne pas voir le lien avec :

-            L’impossibilité de boucler les budgets sociaux et nationaux,

-            La stagnation de la croissance

-            La difficulté de trouver des collaborateurs et pire encore de réindustrialiser

-            La complexité de mobiliser une force militaire plus solide,

-            La baisse relative du PIB par tête,

Cependant les politiques suivies depuis 2013 ont été toutes contraires à la natalité. Hollande baisse le quotient familial et les allocations familiales. Macron et le Parlement constitutionnalisent le doit inconditionnel et gratuit à l’avortement. Rassurer le mouvement LGBTIA leur paraît plus important que de redresser la natalité.

Depuis cinquante ans, le Grand Mensonge Systémique démographique ne permet pas de laisser entrer pleinement dans le débat public la vérité de la dénatalité catastrophique. Aujourd’hui la vérité est bien exposée mais curieusement, les politiques considèrent que cela ne change rien et ne proposent toujours rien de sérieux. C’est le prototype d’une phase d’exonération. « C’est comme cela. C’est complexe et on n’y peut rien ». Luc Ferry explique la dénatalité par le mariage d’amour ! On ne va tout de même pas proscrire l’amour ! Circulez, il n’y a toujours rien à voir…

Q.  Restez-vous optimiste ?

DD : La pédagogie par l’exposition sans fards de la réalité est difficile. Tout le monde connaît le livre de J.-F. Revel sur « la connaissance inutile ».

Casser le cadre totalement fictif de certains « narratifs » politiques, alors que les médias n’osent pas faire véritablement leur travail et acceptent souvent de participer à la construction d’un habillage totalement insincère de la réalité, n’est pas simple. Mais lorsqu’un journaliste fait le lien entre les difficultés de plus en plus insurmontables et le discours dominant, il a en général honte de participer à ce jeu sinistre. Les journalistes ne sont pas des voyous, même si on voit que les lignes idéologiques sont très formées dans les différents médias et que le jeu des forces dominantes y est très présent.

Personne n’a réellement envie de participer à l’occultation d’une vérité nécessaire ou sa négation ou sa minimisation, dès lors qu’il est établi qu’il s’agit d’un Grand Mensonge Systémique qui provoque des conséquences dramatiques.

Tant que la nécessité d’arrêter la complaisance au mensonge ne s’est pas radicalement imposée dans les différents milieux qui participent à la construction de l’opinion, les logiques d’occultation, de négation, de minimisation et d’exonération resteront prégnantes. Il faut aussi étendre cette pédagogie au plus grand nombre. Les Français ont le droit et la capacité de savoir. Ils doivent se révolter contre les Grands Mensonges Systémiques qui les conduisent droit à la catastrophe.

C’est le message qu’il faut nourrir et faire passer dans les mentalités ! Je crois que personne lorsqu’il refermera le livre, ne pensera jamais plus qu’il faut perpétuer les Grands Mensonges Systémique. Les malheurs de la vérité sont d’abord des malheurs tragiques pour les Français.

La France, suspendue à un fil

Visiter les provinces apprend beaucoup à l’observateur. On n’y perçoit pas d’inquiétude majeure. Le nombre de retraités y est important surtout près des côtes. Une part importante de la population est employée dans une administration ou une autre. Les artisans ont du mal à recruter mais le travail ne manque pas. On cherche à s’occuper légèrement et agréablement. Le RSA et diverses allocations permettent à une part de la population de ne pas trop s’inquiéter pour l’avenir. Les bons sentiments et les opérations caritatives sont partout. Le sport est à l’honneur dans toutes les classes d’âge. Il n’y a pas beaucoup d’enfants. Les classes ferment. Mais bon !

C’est là le paradoxe de la France d’aujourd’hui : un contraste éloquent entre une vie quotidienne finalement plutôt heureuse, et une vulnérabilité de plus en plus évidente au fur et à mesure que le fil se tend.

La valeur ajoutée des entreprises privées est autour de 1600 milliards comme la dépense publique. Mais une bonne partie de cette valeur ajoutée se crée sur des marchés administratifs dépendant de l’argent public.

Quand on ajoute les enfants, les retraités, les employés publics de toute catégories, les chômeurs, ceux qui vivent uniquement ou majoritairement d’assistance et les salariés dépendant de marchés administratifs, il reste environ 13 millions de personnes.

La population de 20 à 59 ans décline doucement en volume mais constamment, comme celle des enfants, alors que les plus de 60 ans augmentent rapidement.

La confiscation des biens et des revenus par l’impôt a dépassé les limites tolérables et la France sombre dans le socialisme « slumdog millionnaire », celui qui veut qu’on se sépare de ses actifs intimes, rein, cornée, pour faire une improbable soudure. La production est directement affectée par la baisse de la population active. La sortie de crise par la production devient de plus ne plus problématique. Cela signifie que le financement de la dépense publique dépend obligatoirement de plus en plus de la dette.

Alors ! Vive la dette ?

Ce fil devient très ténu et vulnérable.

S’il casse, ce qui devient possible sinon probable, la vie en France s’arrête. Comme elle s’est arrêtée en Grèce en 2011. Quinze ans plus tard, les Grecs malgré un rattrapage sain, n’ont toujours pas retrouvé le PIB par tête de 2010 ! Il leur faudra probablement 25 ans.

La panique commence à diffuser derrière une façade placide. Politiquement elle se traduit par une concentration des extrêmes à plus de 50 %des suffrages, et la pulvérisation des partis dits de gouvernement qui sont totalement incapables de définir un programme cohérent.

LR qui, après l’échec de Hollande et de Macron, devrait normalement prendre la main sur la nouvelle séquence politique, s’avère strictement incapable de définir un programme sérieux. On l’annonce tous les jours, avec une floraison d’adjectifs qualificatifs avantageux : il sera courageux, de rupture, dynamique, sérieux, approprié, non aventuré mais coupant les nœuds gordiens... Les votes à l’Assemblée montrent que la division règne sur absolument tous les sujets. Le rejet de la correction minimale de la justice des mineurs et le vote d’un investissement parfaitement inutile de 300.000 milliards d’euros de plus pour les Enr, ont reçu le soutien d’une large partie de la droite. Ces faits sont emblématiques.

Les « partis de gouvernement » refusent obstinément de définir un programme européen, judiciaire, écologique, démographique. Ces questions sont trop clivantes et risqueraient de créer de nouvelles scissions. Alors, depuis près de 1992 la mouvance dont LR est issue accepte tacitement de se présenter de facto comme malthusienne, soumise au gouvernement des juges et au justicialisme, européiste, écologiste, fiscaliste. Elle consent à distribuer les « droits-à » et des gratuités comme un vulgaire parti socialiste. .

La haute fonction publique qui a phagocyté la politique devient folle ; le dernier livre de Villepin est délirant. Celui d’Edouard Philippe ne vaut guère mieux. On apprend qu’il est « en colère » et qu’il faut arrêter de payer « le prix de nos mensonges ». Mais il a servi ces mensonges tout le temps où il a été premier ministre.

Il est amusant, et consternant à la fois, de voir se mettre en place une incroyable cohue de candidats à la future élection présidentielle en provenance de l’ex UMP. Darmanin, Bertrand, Barnier, Lisnard, Pradié, Retailleau, pour les civils, Villepin, Pécresse (qui veut en appeler de son échec), Wauquiez (qui n’a pas dit son dernier mot), Lharrivé (qui veut arriver), Copé (qui revient sur la Seine), Edouard Philippe bien sûr, Dupont Aignan, Asselineau, pour les hauts fonctionnaires. Evidemment cela manque un peu de femmes. Ne désespérons pas : nous compterons bientôt 15 candidats. L’écurie Aubert a été freinée par l’échec électoral de son leader aux législatives. Mais il ne faut pas de faire oublier.

Les écuries présidentielles ne veulent surtout pas de programme. Surtout pas !  Les éléments de langage et les postures suffisent : on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment, c’est bien connu. Votez pour moi parce que c’est moi ! MOI ! Vous dis-je ! Ne rien dire et sourire ! En flottant sur l’air du temps.

Dans ces temps d’immobilisme et d’exaltation politicienne pour les places, le fil ténu se tend un peu plus. Il pourrait bien casser avant 2027 qui risque de devenir l’année terrible !

Didier Dufau



Comment interpréter la rupture du cadre économique global voulue par Trump ?

Il faut éliminer les explications vengeresses sur la folie subite, l’incompétence, la violence gratuite de l’équipe américaine. Les événements trahissent deux préoccupations que l’Etat américain peut difficilement éluder.

La première concerne le niveau de la dépense publique rapportée à la dette globale du gouvernement américain.  Le budget nécessaire pour rémunérer les 38 mille milliards de dettes est supérieur depuis quelques années à la dépense militaire. Cela signifie très concrètement… que le pays n’a plus les moyens de continuer à payer pour sa sécurité et celle du monde occidental !

La réponse de l’exécutif américain :

Il faut réduire la dépense militaire :

En mettant fin à la guerre d’Ukraine

En obtenant une réduction de la course à l’armement de la part de la Chine et de la Russie.

Il faut réduire la dépense publique tout court.

Il faut que nos alliés prennent leur part du fardeau, soulageant d’autant nos dépenses.

Il faut que les pays que nous aidons nous restituent une partie de l’aide que nous leur accordons.

Ce ne sont pas des demandes irrationnelles, compte tenu que les Etats-Unis ne peuvent plus assumer la charge.

Corollaire : ce n’est pas l’absence de volonté de nous défendre que nous devrions craindre, mais l’incapacité financière des Etats-Unis de le faire.

La seconde interrogation concerne la baisse relative de la prospérité américaine avec une atteinte très nette au niveau de vie de la classe moyenne.

Les Etats-Unis ne sont pas les seuls concernés. Tous les pays développés occidentaux sont dans ce cas.

Une observation simple montre que les déficits extérieurs américains vis-à-vis de pays pratiquant un mercantilisme exacerbé sont en effet hors normes. C’est la critique bien connue : on ne peut pas indéfiniment sous-traiter sa production et acheter ce dont a besoin à l’extérieur à crédit, sachant que la richesse est la valeur que l’on crée.

Les dirigeants américains cherchent donc :

A imposer aux exportateurs étrangers de produire sur le sol américain

A réduire les importations par les tarifs douaniers, définitivement ou comme arme de négociation temporaire, pour obtenir d’autres avantages.

A cesser les pratiques mercantilistes et les trop gros excédents.

 Ici à nouveau, la préoccupation est légitime et la situation était effectivement de plus en plus insupportable.

 La question n’est pas de savoir si Donald Trump joue les John Wayne ou s’il est fou. Mais de savoir :

Si les difficultés réelles que les Etats-Unis rencontrent peuvent se résoudre avec la méthode employée.

Si, confrontée en partie aux mêmes difficultés, la France et plus généralement l’Europe ne doit pas envisager de trouver également rapidement une solution à ce même problème.

Qui peut nier que le classe moyenne soit en souffrance et que la montée de LFI et du RN, traduit ce malaise ?

Il faut embrasser la situation globale de l’Occident industrialisé, pour se former une opinion sur ce que serait une bonne solution multilatérale à opposer au « big stick » un peu trop sommaire et contreproductif de Donald Trump, qui a choisi de frapper les flux physiques.

L’important est de ne jamais oublier que nous avons un problème de création de richesse en Occident et que le système global ne peut pas rester en l’état.

Nous allons essayer de cerner ces enjeux dans nos prochains messages. Ceux qui nous lisent depuis longtemps constateront que les avertissements que nous avons constamment repris depuis 25 ans, sont au cœur de la réponse.

Didier Dufau  

Deux vérités qui sortent de l'occultation : le drame de la dénatalité ; le drame de l'énarchie

et des marchés administratifs artificiels

Si quelqu'un t'a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre. Lao Tseu.

C’est pareil en matière d’idées et d’observations de la réalité. Si l’information publique a été offensante pour la vérité, ne cherche pas à la dénoncer ! Vis une vie tranquille et tu verras la vérité passer à la télévision comme si les mensonges précédents n’avaient jamais existé.

Notre Cercle est en train de vivre un moment tout à fait exceptionnel où beaucoup des observations que nous ressassons et des critiques que nous formulons, qui ont été exclues de l’information officielle pendant des décennies, deviennent des évidences qui ne prêtent même plus à discussions.

Le premier sujet qui vient de connaître son assomption soudaine comme révélation éclatante est le drame démographique. Depuis des lustres nous considérons devoir critiquer la mise au rancart d’Alfred Sauvy et la honte qui baigne les messages des démographes officiels (et notamment de l’INED) qui ont d’abord affublé Michel Debré de l’entonnoir de la folie sur la tête et qui, pendant 50 ans, ont répété que la France n’avait aucun problème démographique et faisait mieux que tout le monde. Surtout ne pas contrarier le mouvement féministe, la pilule, l’avortement, le contrôle des naissances, la destruction du mariage, la dénonciation de la « dictature de l’enfantement » et autres fariboles. La natalité se maintenait presque par enchantement. En fait la natalité de familles immigrées arrivant en masse expliquait les apparences de bonne santé démographique alors que le constat de la réalité était depuis au moins quarante ans et surtout depuis le tournant du siècle, absolument catastrophique.

Il était depuis longtemps évident que nous perdions 500 000 naissances par an ! Depuis l’an 2000 jusqu’en 2025, c’est près de 12.5 000,000 enfants à naître qui se sont évaporés, deux fois les victimes de la guerre de 14 dont le récent anniversaire de l’armistice a montré les conséquences délétères. La chute des naissances ? Aucun impact négatif ! On l’occulte, on la nie, on la minimise. On n’anticipe aucune conséquence. Pas un mot dans les médias. Rien, sinon des polémiques sur l’immigration et le grand remplacement, le tabou absolu. Le briser était devenir l’émule des chambres à gaz et d’Oradour sur Glane.

Tout a changé après une publication : la baisse des naissances était telle en 2023 que le solde démographique était descendu à 47 000. Le chiffre qui vient de sortir d’un excédent démographique de 17 000 seulement pour 2024 sonne une forme de tocsin. À ce rythme, la population en France, avant solde migratoire, baissera dès l’année prochaine. Cela fait mauvais genre

En vérité la population de souche, disons celle qui descend des familles présentes en 1890, baisse probablement depuis 2005 environ. Toute la hausse de la population provient de l’immigration installée, par ses naissances, ou s’installant  depuis cette époque. Désormais elle ne tient plus qu’au solde migratoire annuel.

Il est intéressant que pendant cette descente aux enfers démographiques, on a vu le président Hollande réduire les allocations familiales et son successeur Macron constitutionnaliser le droit à l’avortement gratuit sans condition. Le réarmement démographique par l’accélération des spermatozoïdes a été annoncé par lui en 2024, un haut-commissariat à l’enfance en 2025. Paroles, paroles, paroles… M. Bayrou négocie un abaissement de l’âge de départ à la retraite qui est déjà de 2 à 5 ans inférieur à celui des autres pays comparables. Une parfaite dinguerie.

Autant dire qu’après l’occultation, la négation, la minimisation, l’exonération triomphe. Surtout ne pas toucher aux vraies causes. Les vaches sacrées restent sacrées. Même si le désastre est désormais bien présenté par le système médiatique.

L’article de Pierre Vermeren dans le Figaro du 17 janvier témoigne qu’un autre pan de mensonge vient de tomber. Depuis la création du Cercle nous dénonçons, dans une grande solitude, le triomphe de l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante, caste désormais saisie par le prurit du népotisme et soucieuse de s’enrichir par le développement d’un capitalisme de connivence basé sur les « marchés administratifs », l’intermédiation dans la vente des pépites économiques nationales, la prise de commissions sur la souscription de dettes démesurées, et la captation de rentes de situation.

Vermeren explique, de façon inutilement complexe, qu’une noblesse d’état s’est constituée qui pompe les rentes et accumule les privilèges comme à la veille de la chute de l’Ancien Régime.

Il voit bien que la richesse va à ceux qui ont mis en place ce que nous appelons nous « des marchés administratifs » et qui vivent en consanguinité avec l’énarchie et les grands prêtres du mondialisme. « Plus ce secteur se développe, plus le secteur indépendant s’asphyxie ; l’agriculture, l’artisanat, l’industrie et le commerce s’étiolent ».

L’ennui de l’analyse de Vermeren est qu’elle est juste sur les constats et fausse sur les causes. Il n’aime pas les grandes villes et il vaticine souvent contre les services et la consommation, donc la grande distribution, ce qui affaiblit ses démonstrations.

Tout le monde se souvient (malheureusement) du livre Paris et le Désert Français d’un géographe nommé Jean-François Gravier, dont l’argumentaire était proche de la débilité totale, mais la coïncidence avec ce que les gens voulaient entendre presque parfaite. Il a cautionné les jérémiades de la Province et capitalisé sur le rejet de la grande ville, impopulaire dans ce pays de paysans que fut la France. Bientôt il ne fallait pas refaire Paris en province avec les capitales régionales. Bouh les vilaines ! C’est encore et toujours la bible de Vermeren, comme Onfray ou Lisnard.

On trouve donc un paragraphe à peu près incompréhensible sur l’Île de France. « L’ingénierie de l’économie de rente a offert une profitabilité inespérée au temps de l’économie de production. Mais si cette « reconversion industrielle » a permis de maintenir l’Île de France en région la plus riche d’Europe, les dégâts sont considérables ». « En développant l’informatique, les autoroutes de l’information et la net-économie nous aurions obtenu une profitabilité très supérieure ».

Si les grandes villes se sont développées partout après-guerre, cela tient d’abord au fait qu’elles permettent de se saisir d’opportunités de croissance dans une économie de la connaissance et du service. Comme le disait le regretté Léon Chaix, cofondateur du Cercle : « la vraie misère est paysanne. La preuve les pauvres viennent en ville ! ». La ville est un incubateur ; une couveuse, une serre, un amplificateur d’activités et d’innovations.

Si le bon Pierre Vermeren voulait quitter son confort intellectuel qui nage dans le brouillon et l’approximatif, il serait obligé de mettre en cause, comme nous :

-            La captation de l’État, de la politique, à tout échelon, des grands groupes d’Etat, de la banque, de l’assurance et de la presse par l’Enarchie. N’ayant aucune connaissance technique, les hauts fonctionnaires ont fait de la finance en s’assurant une part du gâteau au passage. Et organisé par la réglementation, la subvention et la taxation, des dizaines de marchés administratifs qu’ils ont captée pour eux et leur progéniture.

-            L’écologie : elle a servi de prétexte à la multiplication des marchés administratifs tout en tuant l’industrie, l’agriculture et la construction.

-            L’européisme qui a justifié de démanteler et privatiser, au profit de groupes d’oligarques et donner beaucoup de moyens aux destructeurs de l’économie nationale

-            Le socialisme et la démagogie des slogans « les riches peuvent payer » ou « la dette ce n’est pas grave »

-            Le féminisme et la destruction de la natalité et de la liberté d’organiser librement l’entreprise en France

-            La démagogie basée sur les cadeaux au peuple, la gratuité et l’achat de vote électoral

-            La « cancel culture » et le Wokisme qui ont tué l’école et les universités.

-            L’insouciance monétaire qui a conduit à mettre en place des systèmes délétères.

-            Le mondialisme sans régulation qui a mis le travailleur français en concurrence inégale avec les pays arriérés décidés à s’en sortir.

L’ennui, c’est que là, on n’est plus protégé par un langage abscons et il faut faire face aux intérêts puissants de tous ces gens-là qui ne font pas de cadeaux.

La lucidité des constats si elle ne s’accompagne pas d’une démarche de vérité sur  les causes ne sert à rien.

De la nuisance des « marchés administratifs » à la mésaventure du Gouvernement Barnier.

Étendons pour les besoins de la démonstration la notion de marché administratif à toute activité qui dépend directement de la réglementation et/ou de l’argent public. Ils ne sont pas nés de la confrontation directe d’une demande et d’une offre privées, mais des impulsions et des contraintes de la puissance publique. Nous constatons aussitôt que la presque totalité des emplois sont accrochés au service de tels marchés. L’État a réussi à glisser son doigt, puis sa main, puis ses gros paturons dans pratiquement tous les secteurs. Ils sont devenus accros à un dégrèvement, à une subvention, à un financement particulier de la commune, du département, de la région, de l’État et de l’union européenne. Et ils sont entièrement dépendants d’un changement de règles bureaucratiques ou d’oukases provenant des milliers d’agences de régulation qui sévissent en France.

Évidemment pour « réguler » ces marchés ventripotents il a fallu créer une bureaucratie de plusieurs millions d’administratifs qui a son coût, ses exigences et ses lubies. La haute administration en a profité pour mettre la main sur le politique et créer des instances qui permettent de s’affranchir des limitations de salaire et de multiplier les cumuls de rémunérations publiques.

La réglementation a fait exploser les « dépenses contraintes ». Nous avons déjà discuté sur ce blog de la beauté du « revenu net, net, net ». Il faut lui enlever les charges sociales, les impôts et taxes et les dépenses contraintes. Selon les cas, il ne reste que 50 à 20 % du revenu. Dans le silence général. Il n’y a pas de statistiques sur la question et désormais l’INED ou l’INSEE acceptent la « désinformation utile » et des présentations falsifiées. Voir par exemple la disparition de la statistique la plus importante pour suivre l’état de l’économie : la valeur ajoutée du secteur marchand dont on dispose les chiffres le 15 du mois suivant. La dernière estimation publiée de cet indicateur vital : 2 021 ! Félicitations à tous !

Ces marchés administratifs couvrent absolument toutes les activités.

Les Fonds régionaux d’action culturelle achètent des œuvres par l’intermédiaire des galeries d’art qui dépendent du flux de recettes correspondant. Ces œuvres d’art n’ont en général aucune vraie valeur et tout cela s’apparente à un marché aux voleurs. Pour permettre à quelques élus de jouer au Médicis du pauvre, on gaspille l’argent public exactement pour rien. Il n’y a plus de grands peintres en France depuis que le marché de l’art est devenu administratif.

Le Centre des monuments nationaux a vu, entre 2014 et 2023, ses ressources augmentées de 157 %, soit un total de 220 millions d'euros : 135 millions d'euros supplémentaires en dix ans, y compris pendant la période de COVID et alors que les emprunts explosaient. Emmanuel Macron est directement responsable de cette dérive.

La presse est entièrement entre les mains de l’État et de l’argent public. On subventionne les journaux sans lecteurs, les sites internet des grands journaux , la formation, les licenciements, la distribution… Que resterait-il de Libé sans ces subventions ? France Inter est entre les mains de voyous gauchistes qui paradent en toute impunité.

Ne parlons pas du statut des intermittents du spectacle et plus généralement du cinéma entièrement dessiné par l’argent public. Le théâtre subventionné de gauche est devenu une plaie financière béante.

Tout le secteur de l’énergie et du transport dépend de l’argent public. Actuellement pour le pire.

Tout le secteur de la construction dépend de l’argent public. Et Macron l’a détruit sans vergogne en ruinant tout le monde parce qu’il avait décrété que l’immobilier c’était mal ! Sauf quand il s’attribue abusivement l’usage de la Lanterne !

Toute l’agriculture dépend de la réglementation et de l’argent public.

Ne parlons pas de la santé et de l’enseignement. Nous l’avons analysé sur ce blog : les ARS sont un foyer parkinsonien du type Frac mais avec près de 10 mille fonctionnaires, à 80 % des femmes et pour beaucoup des épouses de fonctionnaires. On a fini par voir le ministre de la santé cohabiter avec son conjoint à la tête de la plus grosse des ARS. Pourquoi se gêner ? Le népotisme énarchique est une dimension du déclin de la démocratie en France. On aurait mieux fait de créer 18 000 postes de médecins et d’auxiliaires médicaux.

Etc. Ad libitum et illimitum.

Cette extension illimitée des marchés administratifs a poussé à instituer une fiscalité hors norme et une dette démesurée. Associée aux cadeaux électoraux au peuple qui réduisent drastiquement la production dans un environnement ouvert et concurrentiel, cette pratique d‘emprise de la haute fonction publique sur tous les départements de la vie économique a débouché sur une impasse structurelle dont on ne peut plus sortir sans immenses réactions.

Toute réduction des subventions casse un marché administratif, met en difficulté des entreprises et des emplois, donc globalement des revenus. Sauf naturellement ceux des administratifs qui ont la garantie de l’emploi comme leurs maîtres.

La haute fonction publique s’étant emparé de tous les leviers politiques, il est naturellement impossible de toucher au bloc administratif. Les réductions se font toujours sur le capital et le revenu privé, en aggravant la situation.

Ce merveilleux système que nous dénonçons inlassablement est actuellement en état de faillite après avoir entraîné le déclassement massif de la France dans tous les compartiments de la vie économique et sociale. Et on voit qu’une Van der Leyen se permet d’humilier la France sans aucune réaction de la tête de l’État. Déclassement et marginalisaton.

On demande maintenant à un cadre segondaire d’un parti qui a fait 5 % des voix aux élections législatives de sortir le pays de l’impasse. Il annonce aussitôt qu’il va conserver des membres du gouvernement précédent, associés directement au désastre et augmenter les impôts tout en n’annonçant rien pour réduire le système d’encadrement administratif autre que verbalement.

Son projet consiste à accorder aux Macronistes la moitié des postes de ministres. Il indique qu’il veut conserver Mme Dati qui aurait pu supprimer à la culture d’un trait de plume les Fracs et réformer le statut du cinéma et des intermittents du spectacle. Rien que sur ce ministère on peut obtenir très facilement 10 milliards d’euros d’économie sans que personne ne soit réellement touché dans le pays. Elle est donc activement responsable de la perte de contrôle des finances publiques. Il est vrai qu’elle a voulu changer de ministère ! En vain.

En fait ce gouvernement a été modelé par le président désavoué, alors que rien n’obligeait Michel Barnier à l'accepter. Ce dernier parle de dette écologique, alors que les oukases de Bruxelles ont eu des impacts délétères sur les finances publiques françaises. Il évoque plus de justice fiscale, l’autre nom de l’augmentation de la pression fiscale sur les mêmes vaches à lait.

Le couple Retailleau à l’Intérieur et Migaud à la Justice, sous la tutelle d’un président qui refusera tout referendum permettant de rétablir la souveraineté française sur l’immigration et sur les sanctions pénales, n’a strictement aucune chance de changer quoi que ce soit à une réalité sécuritaire abjecte.

On retrouve la promotion d’inconnus et de copains-copines sans réel poids politique.

Européisme, fiscalisme, écologie anti économique, étatisme paralysant, ça, c’est du chargement qui va nous sortir de l’impasse budgétaire, économique, sociale et sociétale !

On parle de sincérité et de vérité alors qu’on reste dans la gestion du pays par des Macronistes socialisants aidés par des auxiliaires de droite qui ont laissé s’enfoncer le pays jusqu’à la limite extrême du naufrage définitif.

La vérité est qu’il faut augmenter toutes les durées du travail et mettre fin à la gratuité de la vie à base d’allocations de la naissance à la mort. On connaît la solution : centraliser les aides et les rendre temporaires, conditionnelles et révocables. Elles peuvent alors être désindexées sans dommage.  Et rendre le système de subventions à la personne et  public et transparent. Il faut mettre fin à la dérive de l’assistanat.

La vérité est que la sécurité ne sera assurée en France que par le retour de la Cour de sûreté de l’État, la « débadintérisation » et les sanctions graduées qui peuvent aller jusqu’à la perte des droits sociaux et ultimement de la nationalité pour les délinquants récidivistes qui plongent dans le trafic de drogue, les émeutes, les agressions contre les forces de l’ordre, la propagande pour la prise de pouvoir islamiste…

La vérité est qu’Il faut démanteler les marchés administratifs et l’énorme machine administrative mise en place pour la gérer. Il faut en particulier que les hauts fonctionnaires ne puissent pas gagner plus que leur salaire statutaire, et qu’on supprime tous les cumuls de rémunérations publiques. Leur retraite doit être la retraite statutaire sans ajouts. Évidemment cela risque de changer le revenu de Monsieur Fabius ou celui de M. Hollande ou celui de M. Juppé. Mmes Parly ou Wargon seront moins riches. Et alors ? L’économie sera immédiate et s’élèvera à plusieurs dizaines de milliards d’euros. Instantanément. Sans rien changer au dynamisme national. Et naturellement il faut faire sortir du statut de la fonction publique toutes les catégories A et inférieures. Tout doit être contractualisé avec possibilité de licenciement.

Revenons sur le cas Hollande ; il cumule plusieurs retraites, jouit du statut très rentable d’ancien président de la République et touche désormais son budget de député. On aimerait bien qu’un journaliste fasse le calcul de la facgture pour les Français et la présente aux Français. Ce Monsieur depuis son entrée à l’ENA a toujours vécu de l’argent public et se présente en cumulard indécent qui ne craint pas de se mettre sous les ordres  et désordres de M. Mélenchon tout en disant le contraire.  Et personne ne s’insurge.

Voici que Mario Draghi, après une génuflexion aux États-Unis, propose de passer au fédéralisme intégral avec 750 milliards de dépenses publiques européennes chaque année et une fiscalité propre pour les institutions européennes ! Et la france ne se retrouverait pas avec plus d'impôts et plus de dettes ?

Les deux partis protestataires qui exploitent le désastre économique et social auquel la France est confrontée interdisent toute action gouvernementale d’ampleur.

Les verrous énarchiques, européistes, socialistes, écologiques, islamiques, wokistes, corporatifs et mondialistes sont tous bien fermés.

Le mépris qui nimbe l’image grotesque du président actuel de la République, désavoué par les électeurs et rendu infâme par la destruction des équilibres financiers du pays et le blocage du Parlement, pèse des tonnes sur la santé mentale et politique de la nation. Elle compromet l’avenir du pays.

Pauvre France. On ne met pas au pouvoir des Mitterrand, des Rocard, des Jospin, des Fabius, des Hollande et des Macron sans conséquences gravissimes.

Puisse les Français le comprendre un jour ! La désinvolture, à ce niveau, est de l’imbécillité pure et du masochisme. Toujours plus pour obtenir toujours moins ! Quelle intelligence !

Le pseudo-gouvernement Barnier a été construit par Emmanuel Macron pour ne rien faire d’utile et pour disparaître sur un bruissement de vent politique. Michel Barnier a laissé faire. Il ne peut même plus prétendre situer sa démarche dans une logique quelconque.

Il lui fallait marquer son indépendance totale vis-à-vis du président déchu et de son parti, souligner l’état morbide de la situation française, justifiant qu’on ne reprenne aucun ministre du gouvernement précédent. Il fallait choisir dans les groupuscules qui soutenaient le macronisme, les personnalités ayant marqué sinon leur dissidence au moins leur réserve. Il fallait imposer LR à la justice et l’intérieur pour pouvoir refaire une chaîne pénale digne de ce nom.

On a préféré la petite magouille politicienne. Le nouveau gouvernement est donc perçu comme la continuation du précédent et d’une droite qui au pouvoir se croit obligée d’être de gauche.

Caramba encore raté !

On a ouvert la porte à une prise de pouvoir de Mme Le Pen en laissant la rue et les médias publics à M. Mélenchon qui ne pense qu’à créer les conditions d’une guerre civile. Le super bonheur !

Qui peut surmonter une forte envie de vomir ?

Tout cela est insupportable et impardonnable.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

L'Union Européenne : une bureaucratie sans limite et dominée par les ONG

Alors que les élections européennes se profilent, l’évolution de l’activité de la Commission et du Parlement européen ne laisse pas d’inquiéter.

Rappelons d’abord que les élections européennes ne sont pas démocratiques.

Une élection démocratique permet aux électeurs d’orienter de façon décisive la politique menée. Les électeurs français ne pèsent quasiment rien dans l’assemblée et la proportionnelle divise les élus en fragments totalement impuissants à faire bouger une question quelconque. De toute façon le programme parlementaire est inconnu au moment du vote des députés européens. Il est quasi totalement entre les mains de la Commission. Les électeurs votent pour des fantômes avec étiquettes. Ils n’entendront plus parler de rien jusqu’aux prochaines élections.

Rappelons aussi que la presse française ne couvre pas ce qui se passe au sein des instances européennes. Les ordonnances sont votées sans que le pays ne soit mis au courant des enjeux. On verra plus tard lors de la transcription. On constate alors le désastre pour la France mais on vous explique que c’est voté depuis longtemps et qu’il est impossible de revenir en arrière.

C’est pourquoi notre cercle demande que les projets d’ordonnance soient discutés, préalablement au vote du Parlement européen, par le Parlement français. Le but est de permettre à la classe politique française de se positionner explicitement sur les questions posées et d’en informer les électeurs français, pas d’entraver le mécanisme européen.

Rappelons ensuite que la notion de subsidiarité, qui a toujours été un attrape-nigaud, a totalement disparu et que les instances européennes se saisissent de tout sujet même très en dehors des champs définis par les traités. Consulter les ordres du jour de l’Assemblée européenne fait dresser les cheveux sur la tête. On y débat de tout et n’importe quoi sans que l’électorat français n’en ait la moindre connaissance. Comme tout est dans tout (et réciproquement) la Commission et le Parlement peuvent aller dans toutes les directions et toujours avec une vision bureaucratique de réglementation.

Rappelons enfin que dans ce magma infâme le rôle des ONG est hyperbolique. ONG et institutions européennes vivent en symbiose, sous la domination des instances de l’ONU et des ONG américaines. Toute l’action de ces lobbies vise à faire rendre gorge à tel ou tel ou à faire « avancer l’agenda » des grandes ONG internationales.

Le Wokisme, l’islamo-gauchisme, l’écolofascisme, s’étalent sans vergogne et finissent par inciter à voter des ordonnances totalement iréniques dans leurs motivations et étouffantes dans la vie courante, dans le cadre d’une idéologie dont les électeurs français n’ont pas à savoir. La communication qui émerge est toujours favorable aux décisions européennes. Les opposants sont des ringards résiduels qui doivent être  évincés par les bons européens conscientisés.

L’Europe est devenue une sacristie ou des curés de papier autoproclamés font de la morale frelatée retranscrite dans des règlements abscons, coûteux et le plus souvent parfaitement inutiles. Que l’Europe soit la zone du monde à la traîne dans tous les secteurs économiques ou autres, ne gêne personne. Le puceau mystique et le Savonarole se donnent la main pour tout étouffer, tout couvrir de moraline, tout empêcher, tout taxer, tout compliquer et pour créer des piloris.

Tout ce petit monde parle anglais, ce qui fait que personne en France ne comprend ce qui se passe au moment où cela se passe.

L’Europe institutionnelle a deux ennemis : les nations et l’entreprise. Tout est donc fait pour les empêcher de nuire… aux institutions européennes.

Voici donc la présidente de la Commission, la navrante imbécile abusive qu’est Mme Van der Leyen qui se croit présidente des États-Unis d’Europe et se permet de saturer les circuits diplomatiques de ses initiatives et propos délirants, sans jamais en référer à qui que ce soit.

Voici donc les Commissaires en folie cherchant à doter les institutions d’une fiscalité qui soit propre à l’Europe et indépendantes des États constituants. La démagogie suinte de toute part. Il suffit de savoir qu’un abruti stipendié propose un impôt de 2 % sur les milliardaires pour bien cerner la qualité de la réflexion. Ne vous inquiétez pas :  l’Europe sera payée par les riches, pas par vous !

Voici donc les Commissaires poussant à l’intégration massive de nouveaux membres : l’Albanie, tellement démocratique, le Kosovo cette rognure de pays arrachée à la Serbie par les Américains en contrepartie d’une base militaire, etc. Et naturellement, il faut intégrer l’Ukraine et la Géorgie et la Moldavie, sans décourager la Turquie, dont le chef prétend diriger l’Oumma contre l’Occident mécréant !

Voici surtout les réglementations de détail contre les entreprises et les particuliers au nom de l’écologie, du féminisme outrancier, de la haine de l’Occident voué à la pénitence, etc.

Si on veut juste avoir une idée des résultats auxquels on aboutît, il suffit de lire les publications européennes sur le Net puisque la presse n’en parlera pas. Prenons l’exemple du CSRD.

Vous ne savez pas ce qu’est le CSRD ? Normal. C’est fait pour !

Plongeons dans cette littérature extravagante :

« Qu’est-ce que la CSRD ?

« La CSRD représente une expansion significative du reporting obligatoire en matière de développement durable pour les entreprises. Jusqu’à présent, l’actuelle directive sur les publications d’informations non-financières (Non Financial Reporting Directive ou NFRD) concernait 12 000 entreprises. Dès son entrée en application à partir de 2024, la CSRD impactera progressivement 40 000 sociétés européennes et 10 000 non-européennes. La directive étendra le périmètre de la taxonomie européenne et obligera les entreprises à communiquer sur de nombreux indicateurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Les objectifs de la CSRD

Pilier essentiel de la stratégie de finance durable de l’UE, la CSRD vise à orienter les flux d’investissements vers les entreprises durables, afin de garantir la réalisation des objectifs du Pacte vert européen (Green Deal), c’est-à-dire :

  • Atteindre la neutralité climatique d’ici 2 050 (objectif zéro émission nette),
  • Protéger et restaurer les écosystèmes,
  • Passer d’une économie linéaire à une économie circulaire
  • Parvenir à zéro pollution au sein de l’UE.

Le niveau d’investissement durable requis pour atteindre cet objectif ne peut être atteint que si les gestionnaires d’actifs et les banques disposent de plus d’informations sur les performances en matière de développement durable des entreprises dans lesquelles ils sont susceptibles d’investir. C’est sur ce point que la CSRD entre en jeu, en créant un socle de reporting complet, transparent et uniforme au niveau de l’UE pour les entreprises. Ce cadre contraignant s’appuie sur des référentiels internationaux, tels que la TCFD, le CDP et la taxonomie de l’UE, trois sujets sur lesquels EcoAct possède une expertise approfondie. »

Le prototype d’un monstre bureaucratique, bourré d’acronymes, aux intentions presque divines et impossibles à mettre en œuvre sans frais délirants dans les entreprises, obligés de passer par des sociétés d’audit aux tarifs extrêmement élevés et faisant partie des lobbies en place à Bruxelles.

Coût pour une PME : au minimum 60 000 euros ! Naming et shaming pour celles qui résistent. Pour les institutions financières, prison si on finance des projets non admis par les écologistes professionnels et leurs ONG. Et évidemment des amendes gigantesques collectées au profit des institutions européennes.

Qui a voté pour ce magma sordide d’intérêts privés croisés avec ceux des ONG et des fonctionnaires européens ? Qui a voté pour ce climat de haine et de surveillance ? Qui a voté pour cet étouffement ?

L’Europe vous protège ! Elle laisse des militants et des fonctionnaires étouffer les nations et leur économie dans une totale impunité. Il n’y a jamais de vote populaire pour empêcher ces délires.

À la télévision vous ne verrez sur les chaînes publiques qu’un défilé de zozos acquis à la cause qui expliqueront leur émerveillement devant les contraintes imposées aux entreprises. Ils n’y ont en général jamais travaillé. Les femmes représentent plus de 80 % des invités, allant de la starlette propagandiste du bien révélé et de sa petite personne, à la vieille militante usée sous le harnois des revendications perpétuelles contre les méchants patrons. S’il doit y avoir débat, ce sera la vieille règle socialiste : trois pour et un seul anti marginalisé. Voir dimanche dernier sur Euronews : trois femmes pour un pauvre type réduit à la portion congrue et châtié par la meute. Évidemment l’organisatrice du débat pousse du bon côté contre le vilain. Tout cela avec nos impôts naturellement. Et en anglais.

Le plus drôle, c’est qu’après avoir sévi à la Commission, certains commissaires tirent leur révérence pour candidater dans leur pays avec l’aura de l’Europe. Timmermans a asservi son poste de commissaire à l’obligation qu’il se faisait d’amadouer les Verts néerlandais pour devenir président du conseil ! Le voici en campagne ! Et allez tous vous faire voir chez Plumeau. Moi d’abord !

On a donc tout : l’absence de démocratie ; la soumission aux États-Unis et aux ONG ; la haine de la démocratie et du débat au profit d’un faux bien intégré dans une bureaucratie inlassable et féroce, plus le délire de la personnalité comme avec Mme Van der Leyen, plus les petits calculs politiciens.

Tableau !

L’électeur français dans tout cela ? Essayez de demander à un député européen ce pour quoi il a voté ! La plupart du temps il n’en sait même rien. La place est chiante mais financièrement fantastique. Alors vite à la soupe !  Quelles rémunérations ! Partiellement détaxées qui plus est. Quelle retraite !) on va crier au miracle européen pour être réélu (pardon : pour être renommé via la direction de son parti, chargée du nantissement des privilégiés de l’équipe dirigeante).

L’Europe  est dirigée de facto par des militants dont les querelles sont transformées en bureaucratie par une armature de fonctionnaires européens et une « coupole » de hauts fonctionnaires français ayant pris le pouvoir en famille, toujours au détriment de la France qui travaille et qui se voit assommer de règles contradictoires et d’obligations de preuves de soumissions aux oukases de Savonarole, et aussi de frais colossaux, de menaces diverses etc.

On ne calcule jamais les conséquences en termes d’emplois et de rémunérations et de fiscalité, et de dynamisme etc.

Des obligations cadencées sans aucune étude d’impact : voilà la méthode. Et des obligations déclaratives associées à des sanctions ubuesques.

Le bourgeois et l’entreprise sont essentialisés comme mauvais par nature et devant être enchaînés au bien commun par l’impôt, les réglementations et les dépenses contraintes, sous menaces de piloris, de sanctions financières et de répressions plus brutales comme la prison.

Pendant ce temps-là, Emmanuel Macron qui, seul, a le pouvoir de s’opposer ou de faire évoluer les élucubrations européistes, soit directement soit par l’action gouvernementale, se tait sur tous les sujets concernés et laisse faire quand il ne va pas faire des génuflexions appuyées devant la Cour de Justice ou la CEDH.

Il fait distribuer actuellement  sur les marchés un tract sur lequel on le voit en jeune homme souriant adulé par les foules avec comme titre : l’Europe qu’on aime ! Celle qui s’occupe des femmes, de la nature et de la santé et qui protège les frontières.

Ahurissant comme la vérité ou la réalité n’existent pas pour ce garçon. On se cale dans une image et c’est tout. Et on explique que c’est une image sainte. Oser dire que l’Europe lutte contre l’immigration et qu’elle protège nos frontières, qu’elle garantit notre sécurité en Ukraine, que 40 % du plan de relance est financé par l’Europe (La France va payer ces 40 % plus une cinquantaine de pourcents supplémentaire au profit des autres), tout en se flattant ouvertement qu’elle promeut une zone LGBT, certainement cruciale pour la réputation de la France. L’ennui des postures c’est qu’elles interdisent les actions nécessaires. Macron cède donc sur tout en Europe comme il ne cesse de ménager la chèvre et le chou en France.

Du coup le slogan « Une France plus unie dans une Europe plus forte » est un véritable oxymore. Jouer les têtes à claques avec cette constance est tout à fait remarquable !

On voit tous les jours les tranchées béantes de la division intérieure, aussi bien avec les horreurs de juin 2023 qu’avec la poussée antisémite actuelle, contre laquelle E. Macron n’a pas voulu manifester.

Quant à l’Europe, elle est devenue le continent malade et à la traîne, avec en son sein, une France démolie qui n’est championne que des prélèvements obligatoires et des contraintes ahurissantes. Dans une ambiance de retour aux guerres de religion. Quel bilan !

Et tout ce petit monde va droit à la récession en chantant et en expliquant que ceux qui klaxonnent sont des vilains et des méchants.

On s’étonnera sans doute que l’abstention soit record lors des prochaines élections européennes. On ne s’étonnera pas que l’élection n’ait servi qu’à préparer la bataille entre RN et LREM, avec une victoire valorisante pour le RN, qu’on devait remiser dans les poubelles de l’histoire.

Pourquoi nier que tout cela est misérable et honteux ?

Quo non descendam ? Le projet macronien résumé en une phrase.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile

PS : Pour les curieux, nous donnons ci-dessous l’adresse web de l’ordre du jour de l’Assemblée européenne pour cette semaine.

Rappelons que l’objet principal de la création du marché commun était de créer une zone de coprospérité permettant de performer par rapport aux autres continents.

https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/OJ-9-2023-11-20-SYN_FR.html

On notera en particulier qu’on va discuter de la modification des traités telle que l’envisage la Commission.  Pas un mot en France, pas un débat alors que l’affaire est critique. La seule chose qu’ont retenu les médias dominants : le rejet de l’interdiction du glyphosate, rendu obligatoire par la réaction ferme des états agricoles en particulier la Hollande, mais évidemment sans aucune action de la France. Macron et Borne sont silencieux. Les partis politiques français regardent ailleurs.

Après le serpent monétaire, le serpent énergétique. Il est venimeux

En bourse, des contrats pour différence (CFD, pour « contract for difference » en anglais) sont des instruments spéculatifs à très court terme, utilisables avec des taux de levier réglementés. Ils sont très dangereux et interdits de publicité vers le grand public.

Ayant soudain découvert que fonder les prix de l’énergie et en particulier de l’électricité sur le cours volatile du gaz n’était qu’une totale folie lorsque tout le gaz est importé et dépends de la situation géopolitique, provoquant en France et en Europe à l’occasion le chaos dans l’industrie et les finances des ménages, la Commission vient d’organiser une concertation avec les Etats membre pour mettre en place une solution pérenne qui corrige les défauts du système. Il faudra avoir attendu trois ans de destruction industrielle et d’inflation énergétique avant que la solution entre en application en 2024.

L’Union européenne c’est lourd et c’est lent. Tant pis pour les dégâts ! À une époque qui ne jure que par l’agilité, cela fait un petit peu dérisoire. Mais bon !

Le cœur de la solution est également des CFD mais radicalement différents des CFD précédents. Il s’agit d’un « serpent énergétique » qui canalise les prix à long terme tout en laissant le marché fonctionner dans le tunnel de prix définis.

On est passé d’un système fondé sur le gaz à une usine à gaz bureaucratique.

Elle a pour but de conserver à la Commission un rôle de surveillant général plus puissant que les Etats, aux Allemands de contrôler le prix de l’énergie français, aux Français de sauver leur parc nucléaire et les prix bas à long terme qu’il peut favoriser. Surtout le lobby des Enr (énergie renouvelable) voulait conserver son système de subvention publique qui est sine qua non pour son existence. Autant dire qu’on s’est lancé dans une entreprise d’une grande complexité dont personne ne sait si elle sera favorable à la France, même si l’Exécutif crie à la victoire éclatante. Le Parlement européen où l’Allemagne et les lobbies des Enr dominent, peut encore changer la donne.

Quelle est la réalité française ?

Depuis le gouvernement Jospin l’industrie nucléaire a été saccagée et sa production réduite drastiquement par différents procédés. Ces 25 ans perdus sont désormais irrattrapables avant la fin prévue des centrales nucléaires existantes qui toutes risquent d’être à l’arrêt avant 2 050. La France est donc dans la situation de 1973 : construire une cinquantaine de centrales d’ici à 2 050 pour retrouver la capacité de produire au moins 500 Twh d’électricité. À l’époque la France était encore autonome et pouvait exercer sa souveraineté en faisant financer par l’Etat et les marchés financiers cet énorme investissement. Aujourd’hui elle est sous tutelle de la Commission qui le lui interdit. Que l’Etat paie pour les centrales nucléaires est considéré comme une distorsion de concurrence ! L’Allemagne ne veut plus que la France tire bénéfice de son investissement nucléaire. Les écolo-politiques et les lobbies veulent que tout l’argent public aille aux Enr.

Comme tout le monde le sait aujourd’hui, les Enr sont des énergies intermittentes et désynchronisées structurellement avec la demande. On ne produit pas nécessairement quand les besoins sont au maximum et on produit éventuellement beaucoup quand la demande n’est pas là. Le prix spot de l’énergie produite par les Enr peut être négatif car il faut payer pour s’en débarrasser ou flamber lors d’un pic de consommation. Et cela heure par heure et presque minute par minute.

Faire coexister une énergie de long terme, pilotable assez lourdement tout de même (les centrales nucléaires sont moins pilotables que les centrales à gaz), qui peut satisfaire tous les besoins dans le cadre d’une politique de prix stable à long terme, avec des Enr dispersés fournissant de l’énergie de façon anarchique et découplée des besoins, dont la valeur peut devenir négative, est, disons, un défi.

Les investisseurs ne veulent y aller, dans les Enr, que si la rentabilité est garantie par l’état. En France certains groupes ont fait fortune sur ces marchés administratifs totalement déconnectés des marchés et des besoins. On produit moins d’électricité que de pognon pour les investisseurs autorisés à être dans la boucle.

En l’état, la France sera incapable de satisfaire ses besoins énergétiques en 2 050 et tout le monde s’accorde à dire qu’il lui faudra mettre en œuvre comme en Allemagne des centrales à gaz pendant deux ou trois décennies pour faire la soudure ! On s’est moqué de l’imprévision allemande mais de facto nous sommes dans la même situation. Du coup, la question de la recherche et de l’exploitation de gaz de schiste en France devient un enjeu. Chut !!!!

La France aurait pu comme l’Espagne et le Portugal sortir du système de prix européen dès les difficultés si E. Macron n’avait pas fermé Fessenheim. On aurait alors appliqué un prix fixe pour 80 % de notre approvisionnement et un prix de marché encadré pour 20 %. Et on n’aurait investi à notre guise pour remplacer rapidement notre parc nucléaire afin d’être près en 2 050.

Au lieu de cela Emmanuel Macron a voulu jouer à fond la carte européenne, contre l’intérêt des Français et après avoir détourné des ressources rares dans le plan de relance européen qui est bien parti pour coûter des dizaines de milliards au pays, il se met sous tutelle pour relancer le parc des centrales nucléaires. Tout en accélérant dans la construction d’éoliennes de plus en plus problématiques et attentatoires à la vie des fronts de mer et des campagnes.

La conséquence est et sera un appel continuel à la sobriété des Français dont on exigera par tout moyen qu’ils limitent leur consommation d’énergie. Pendant au moins un quart de siècle !

Le malthusianisme violent et moralisateur va croître embellir. Il portera atteinte aux entreprises comme aux particuliers et sèmera les faillites et la régression des acquis civilisationnels de la croissance, tout en limitant un peu plus l’exercice autonome de la souveraineté française, les libertés et la propriété.

Pas de quoi battre des mains et se réjouir. Tout cela est catastrophique.

Plus de message

Le blog du cercle des économistes e-toile

Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

Association loi 1901

  
BlogCFC was created by Raymond Camden. This blog is running version 5.9.002. Contact Blog Owner