Le retour de F. Hollande ? Vraiment ?

Relire un article de ce blog publié en 2012

L’avantage des blogs au long cours comme le nôtre, est qu’il permet de se remettre dans les conditions du passé. A un moment où des commentateurs du fumeux « bloc central », en fait un ramassis socialo-centriste, et des personnalités politiquement aussi nocives qu’un Bayrou explique que le retour de Hollande ne serait pas un problème, il est bon de se rappeler de quoi on parlait en 2012 : du nombre de Français payant plus de 100% d’impôts, c’est à dire d’une forfaiture anti démocratique et un moteur d’autodestruction d’un pays. A un moment où on s’interroge sur l’effondrement du pays dans tous les classements et notamment celui du PIB par habitant, il est clair qu’on touche là une cause essentielle.

 

Nous disions : Le fait qu'une personne, une seule, puisse être victime de la capture de tout son revenu devrait être un scandale national et provoquer une véritable insurrection des consciences.

 

Grace à M. Carrez la réalité de cette taxation à 100% a été, un court instant, reconnue.

 

« Comment la droite réagit-elle à ce qu'elle a sciemment fait en le cachant ?

Comment la gauche réagit-elle maintenant que les chiffres sont publics ?

La presse va-t-elle engager le débat ?

Le Conseil Constitutionnel peut-il désormais ignorer que les mesures qu'il accepte conduisent à la spoliation totale du revenu des citoyens ?   

Gageons qu'une fois de plus le silence retombera. L'injustice sera minimisée et évacuée ».

Et oui, tout a été évacué. Et la France est le terrain de jeu de tous ceux qui veulent prendre encore plus aux riches. Les exagérations de Hollande et du sinistre Eckert ont créé l’illusionniste Macron qui a vu dans la dénonciation des excès socialistes l’occasion d’une carrière présidentielle. On a vu qu’il a fini, pour durer encore un peu après le caprice de la dissolution, par exiger du gouvernement Lecornu qu’il lâche tout aux socialistes, ruinant jusqu’aux apparences de son discours pour niais. Et on voit les mêmes journalistes comme Alain Duhamel défendre à nouveau la candidature de Hollande en prétendant qu’avec le CICE, il avait été pro business !  Une occasion de rappeler que tout centriste est d’abord un socialiste larvé et qu’il ajoute à cette pétition de principe le wokisme, l’européisme, l’atlantisme, l’écologisme et qu’il n’y a pas une seule mesure désastreuse en France qui n’a été prise sans le soutien centriste et que nombre de mesures nécessaires ont été bloquées par les Centristes.

 

Alors que l’effondrement démographique est la cause principale de nos tourments budgétaires, rappelons que l’abruti Hollande a supprimé les allocations familiales universelles !

 

Un des gros problèmes de LR est que ce parti, noyauté par l’Enarchie Compassionnelle et bienveillante,  est devenu centriste, ouvrant la porte à tous les aventurismes.

 

 Voici l’article de 2012 :

 

 

Nous défendons depuis toujours l'abrogation de l'ISF, impôt dont les motivations sont purement négatives et offensantes, et dont les modalités ne peuvent provoquer que des conséquences déplorables, familiales ou nationales.

Oui, l'ISF pose un problème national grave. Il ne peut se déboucler globalement que par la vente d'une partie de la fortune française à des étrangers. Est-ce réellement un objectif pour une nation ?

Il provoque, pratiquement mécaniquement, une prédation importante sur le revenu, parfois jusqu’à la confiscation totale pour certains contribuables et pas les plus riches.  

Nous prétendons qu'utiliser la force publique pour saisir la totalité du revenu d'un citoyen est un abus de pouvoir et une déchirure du pacte social. Nous ne sommes plus face à une "contribution" mais à une spoliation et, disons-le tout net, cette confiscation s’apparente à un vol.

Nous avions chiffré entre 10.000 et 30.000 les familles concernées par ce vol chaque année, l'ampleur des chiffres dépendant des impôts pris en compte et des chiffres de référence. Comme toujours, la réalité est compliquée et on peut jouer sur les bases, le champ d'impôts pris en compte, etc. Il faut bien garder à l'esprit que les impôts directs ne représentent qu'une fraction minime des prélèvements totaux. Si on prend l'ensemble des rémunérations et qu'on y rapporte les impôts, taxes et charges sociales, on constate que le nombre de Français payant plus de 100% d'impôts et de prélèvements est très supérieur à 30.000.

Dans notre système d’information « construite » où la vérité est occultée, filtrée ou minimisée, les faits ont du mal à se faire une place.  Les Echos et le Monde ont publié le chiffre de 8.200 foyers fiscaux imposés à plus de 100% en 2012. Ce chiffre est "confirmé par le Ministère du Budget". Il découvre à peine 20% de la réalité.

C’est normal quand l’Etat ne fournit aucune information régulièrement sur ce sujet sensible. Comme pour les départs à l'étrangers des Français qui cherchent à fuir la spoliation, le silence administratif et gouvernemental est d'or.  Ce qui est tout simplement une honte. S'agissant d'une rupture du pacte républicain, tous les députés de tous les bords devraient être vent debout pour obtenir toutes les clarifications nécessaires. Silence dans les rangs : il s'agit de "riches". N'allez pas salir votre image !  A droite comme à gauche.

Dans le cas des chiffres cités dans la presse, on ne prend que les bases déclaratives (revenu  fiscal de référence et revenu pris en compte dans le calcul du plafonnement).  Ce sont celles qui minorent le plus le phénomène. On trouve néanmoins 8 010 foyers fiscaux entièrement spoliés avec une hausse de 1. 610 foyers ou 2.789 fiscaux entre 2011 et 2012, selon les calculs publiés.

Ce qui veut dire que, avant même 2012, et les délires électoralistes socialistes de M. Hollande, des milliers de Français payaient déjà plus de 100%, comme nous ne cessions de le dire et de l'écrire.

En supprimant le plafonnement en 2012 de l’ISF, Hollande a sciemment aggravé les spoliations.  Mais, le système précédent n'était pas plus juste. Juppé avait lui-même supprimé le plafonnement en 1995 !  

Si on ajoute les autres prélèvements, le nombre des Français qui paient plus de 100% d'impôts est supérieur à 30.000.  Ce qui explique l'exode des fortunes depuis des années.

 

Ce premier aveu public depuis quarante ans est pour nous une grande avancée.  Car nous vivons depuis quarante ans dans le déni. La première réponse, lorsque nous parlions de ces milliers de Français, était toujours la même : ce n'est pas vrai. Ce n'est pas possible.

Les intervenants ou les interlocuteurs de gauche ne voulaient pas d'une vérité qui leur posait tout de même un problème. Prendre 100% du revenu d'un citoyen est intolérable quel que soit le bord politique.

Même à droite, on ne voulait pas entrer dans ce débat. Surtout parce que les dirigeants de la droite, Juppé et Chirac en premier, mais Sarkozy a mis ses pieds dans leurs traces, avaient décidé que cette mesure "symbolique" avait un « coût d'abrogation trop lourd électoralement ». Prendre tout le revenu de milliers de Français n’est pas symbolique. Et conserver la mesure, parce que « frapper les riches » est populaire, est indécent. Diriger un pays ce n’est pas nourrir la joie mauvaise de certains à voir frapper injustement des boucs émissaires.   

Sur ce blog lorsque nous avons écrit que l'abjecte mesure Hollande allait multiplier les familles spoliées entièrement de leur revenu par l'impôt, beaucoup des commentaires ont nié cette possibilité, vue comme une outrance polémique. Il n'y avait aucune outrance polémique. La réalité, simplement la réalité !

Lors de l'affaire Depardieu, le Parti socialiste a menti. L'abruti malsain qui dirige le PS comme factotum du déplorable Hollande, a crié que personne ne pouvait payer 85% d'impôts en France.  MM. Ayrault , Moscovici et toutes les bouches à feu du PS ont embrayé le pas. Même M. Zemmour a considéré que M. Carrez en faisait trop en parlant de "quelques centaines" de spoliés complets. La vérité est désormais partielle mais acquise.

Une dizaine de milliers de foyers sont spoliés de tout leur revenu., selon les critères les plus étroits.  Nous affirmons que plus de 60.000 foyers fiscaux ont payé en 2012 plus de 75% d'impôts sur les mêmes bases (les estimations vont de 40 à 100.000 selon la manière dont on les prend).  

Hollande, Ayrault, Eckert et Moscovici ont tenté de tourner le jugement du Conseil Constitutionnel en augmentant artificiellement les bases du revenu (il suffisait d'y faire entrer les plus-values non réalisées). Ce dispositif a été à son tour retoqué.

Mais jugeons ces hommes à leur objectif passionnel électoraliste : ils veulent de toutes leurs forces, prendre plus de 100% de leur revenu à des milliers de Français ! Ils ne méritent qu'une chose : l'inéligibilité à vie, la privation totale de revenu pendant 5 ans et l'indemnisation des victimes sur leurs biens propres… Chiche !

Il n'y a pas de démocratie possible quand 100% du revenu est prélevé sur une famille en temps de paix. Il n'y a même plus de liberté. On fait jouer aux fonctionnaires de la DGI un rôle abject d'auxiliaire de la prédation. C'est abaisser l'administration fiscale que de leur demander de voler tout le fruit du travail des citoyens.

Le problème de l'abjection violente d'Etat, c'est qu'elle gangrène tous ceux qui y prennent part.

Il ne faut pas croire que tous les fonctionnaires des impôts sont heureux d'augmenter leurs primes en volant la totalité du revenu des quidams qu'ils ont devant les yeux.  La gestapo et le NKVD ne sont pas les idoles des contrôleurs fiscaux !

Le fait qu'une personne, une seule, puisse être victime de la capture de tout son revenu devrait être un scandale national et provoquer une véritable insurrection des consciences.

"NON NOUS NE VOULONS PLUS DE CELA. JAMAIS ! L'ETAT NE SERT PAS A CELA"

Même George Marchais dans ses envolées pré-mélenchonesques n'évoquait de "prendre tout" qu'au-delà d'un certain seuil.

Comment la droite réagit-elle à ce qu'elle a sciemment fait en le cachant ?

Comment la gauche réagit-elle maintenant que les chiffres sont publics ?

La presse va-t-elle engager le débat ?

Le Conseil Constitutionnel peut-il désormais ignorer que les mesures qu'il accepte conduisent à la spoliation totale du revenu des citoyens ?   

Gageons qu'une fois de plus le silence retombera. L'injustice sera minimisée et évacuée.

En 2013 un dispositif de plafonnement va être rétabli. On tombera à 5-600 foyers spoliés à 100% (selon le mode de calcul le plus favorable) dans l'indifférence générale.  On sera toujours entre 40 et 100 000 foyers payant entre75 et 100% de prélèvements de toute nature. La France sera toujours à l'encan.  

Maintenant qu’une part de la vérité est établie et incontestable, même pour le plus borné des croyants socialistes, répétons-le crûment :

Il n'existe aucun fondement d'aucune nature à un prélèvement de 100% du revenu d'un citoyen. Quiconque détourne la puissance publique pour priver un citoyen de son revenu commet un abus de pouvoir.  Il doit être condamné et exclu définitivement de la communauté des citoyens Français : perte de toutes décorations ; perte de l'éligibilité ; perte des droits sociaux et éventuellement de la nationalité française pour les bi nationaux. 

En maintenant un tel système et en l'aggravant à plaisir, M. Hollande est dans la délinquance politicienne, obscène et infâmante, pas dans la République ni la démocratie.

 

Vivons-nous un épisode gravissime de « l’histoire de la stupidité économique » ?

Réflexions associées à la parution du livre "A Short History of Stupidity" de S. Jeffries

Parmi les étrangetés de l’époque en matière de réflexion économique, figure au tout premier rang l’indifférence aux grands déséquilibres des balances commerciales et de paiements. Un économiste qui veut parader sur les estrades sait bien qu’il peut parler de tout sauf de cela. C’est d’autant plus paradoxal que dans l’effort d’après-guerre pour tenter de mettre fin aux désordres qui avaient ravagé l’entre-deux-guerres, la condamnation et l’interdiction des grands déséquilibres permanents des balances extérieures formaient le cœur de toutes les solutions proposées et des traités correspondants. Le résultat a été à la hauteur des espérances : les Trente Glorieuses, une période de forte croissance partout dans le monde libre et sans aucune récession de 1947 à 1972.

Depuis la destruction en été 1971 de ce système, on ne compte plus les pays dont les déséquilibres extérieurs sont massifs et permanents dans un sens ou un autre, la croissance est quasi nulle, quasi partout en Occident, et les récessions périodiques ont réapparu avec une redoutable régularité et des conséquences de plus en plus graves. Ce simple constat devrait mobiliser tous les économistes. Nous avions un système fantastique. Il a été remplacé par un système catastrophique. Cela mériterait tout de même un peu d’attention ! Économistes officiels, hauts fonctionnaires et politiques préfèrent regarder ailleurs avec beaucoup d’obstination et de bonne conscience. Une forme de chaos s’installe dans pratiquement tous les pays occidentaux du fait d’une situation économique toujours plus glauque. Mais il n’y a rien à faire : il ne faut pas regarder là où les causes majeures se trouvent, et seulement s’extasier sur des promesses mirifiques comme celles de l’Intelligence artificielle.

Dans A Short History of Stupidity (Ed. Polity Press), Stuart Jeffries dresse une « courte histoire de la stupidité » à travers les âges. Journaliste britannique au Gardian, il montre qu’elle n’est pas une anomalie passagère, mais « une force historique, sociale et culturelle qui n’épargne aucune société… la nôtre comprise ». En l’occurrence, cette réalité est parfaitement illustrée par la question qui nous préoccupe. Tout le problème vient du refus conscient ou inconscient de se pencher sur une difficulté alors même qu’elle n’est pas difficile à comprendre et qu’elle provoque des conséquences graves très visibles.

Que signifie, pour un pays, un déficit commercial ? Lorsqu’on enlève le voile monétaire, la réalité brute apparaît : une perte de travail et une perte de patrimoine. Être constamment en déficit provoque donc chômage de masse et perte d’actifs en permanence. Cette réalité peut être masquée ou différée par différents artifices, mais elle est ancrée. Au bout d’un moment le pays ne s’en sort plus et ne parvient plus à satisfaire ses ambitions. Il doit réagir soit agressivement contre le « prédateur » soit contre sa propre population. La France et les Etats-Unis donnent l’exemple même aujourd’hui de telles réactions inversées. Trump agit par les droits de douane et l’État français en ruinant fiscalement les Français, chaque méthode étant en fait destructrice pour tous.

Intéressons-nous aux excédents. Les pays producteurs de pétrole, l’Allemagne et le Japon, comme aujourd’hui la Chine et les autres dragons d’Extrême-Orient accumulent des milliers de milliards de dollars d’excédents. Qu’en faire ? Tous ces pays sont très compétitifs et n’ont pas besoin d’investir pour augmenter leur productivité chez eux et ne veulent pas le faire chez les autres pour ne pas créer des concurrents redoutables. Tous ces milliers de milliards, détenus en une monnaie étrangère qui peut sombrer, doivent être protégés et rentabilisés. On ne peut le faire qu’en les convertissant en biens réels, dont on espère qu’ils conserveront leur valeur, principalement des titres de bourse ou des biens immobiliers. Le recyclage financier des excédents vers les bourses et les marchés immobiliers occidentaux, qui, sur des dizaines d’années, ont pu dépasser plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars expliquent le niveau très élevé des bourses et de l’immobilier partout en Occident. Une autre solution est de prêter aux États déficitaires dont les dettes finissent par être asphyxiantes. On peut aussi racheter les entreprises des pays déficitaires. L’Allemagne a ainsi racheté des pans entiers d’entreprises françaises. Les imbéciles considèrent que c’est une marque d’attractivité alors que c’est une simple perte d’actifs nationaux. Quand l’Allemagne a vu que la Chine rachetait son Mittelstand, elle a considéré que c’était un grave danger. Croquer les autres, pas de problème, se faire croquer, là, « Nicht Möglich ». On peut aussi utiliser les excédents pour se doter de moyens militaires délirants comme l’Iran, la Chine, la Turquie ou financer des guerres d’annexion comme la Russie ou l’Azerbaïdjan.

Comme le cours des actifs (bourses et immobiliers) ne peut pas grimper indéfiniment, les niveaux atteints finissent par être totalement incompatibles avec l’activité économique. Se produisent donc des corrections périodiques sous forme de récessions mondiales sévères. Les pays créanciers accumulent alors des pertes sur leurs investissements. Les pays non compétitifs tombent dans le trou et aggravent leur situation, surtout si leurs mécanismes sociaux sont développés. 1973, 1982, 1992-1993, 2 001,2008, ont été des années récessives dans le monde entier. La stagnation de longue durée s’installe.

Un monde qui n’a pas une organisation arc-boutée sur l’interdiction de la permanence des grands excédents, donc des grands déficits, sombre donc dans les crises à répétition, les guerres commerciales et les guerres militaires.

Celui qui ne voit pas que la suppression des règles de Bretton-Woods, avec abandon de l’interdiction des grands déficits et excédents qui en a résulté, a provoqué tous les évènements que nous déplorons, est frappé de cécité volontaire. On retrouve la définition de la sottise et des attitudes ineptes.

Pourquoi cette cécité volontaire : sans faire de psychologie ou sociologie de bazar, probablement parce qu’une partie des élites politiques et de leurs soutiens font des fortunes en recyclant les excédents et en vendant les actifs des pays déficitaires. Et qu’ils tiennent le système d’information et … la carrière des économistes.

Ce qui est certain, c’est que nous vivons bien depuis 1971 une « période de stupidité ». Quand on ajoute, comme en France, l’effondrement de la démographie, un système réglementaire, social et fiscal démesuré, une emprise des hauts fonctionnaires sur la politique, une propagande anti-croissance, anti-industrielle, anti-agricole, antinationale, antiblanc, anti-masculinité, avec contrôle de la liberté de pensée et une information publique « construite », on obtient la rupture avec la jeunesse et une situation politique désespérante qui peut mal tourner à tout moment.

Nous vivons bien une « période de sottise », particulièrement intense !

Didier Dufau pour le Cercle des Économistes e-toile.

Retrouver la 3e place mondiale pour le PIB par tête : la cible fiscale et sociale

La France était à la troisième place pour le PIB par tête en 1971 et rattrapait le leader de l’époque, les Etats-Unis. Elle a saboté cette performance avec le septennat fiscal de Giscard, et la pléthore de gouvernements socialistes et socialo centristes qui ont suivi, gonflant au-delà du raisonnable et les gratuités sociales et les prélèvements obligatoires, au point d’asphyxier totalement l’État et l’économie française. Le nœud coulant est bien serré autour du cou des Français dont on s’étonne que la jeunesse soit désabusée et les actifs tentés de partir sous des cieux plus cléments.

Lorsqu’on a connu une dérive presque mortelle, il faut bien préciser l’objectif du redressement que l’on vise qui ne peut pas être un simple retour en arrière, plus de cinquante ans après les premières erreurs. Si on a précisé la situation visée, on a plus de chance de comprendre le chemin à prendre pour y arriver.

la France si elle veut retrouver la troisième place pour le PIB par tête, doit viser le cadre fiscal et social suivant :

-            Pas d’impôts de succession jusqu’à 100 millions d’euros

-            Droits de succession de 10 % au-delà, avec possibilité de payer sur dix ans.

-            Rétablir la taxe d’habitation universelle

-            Suppression de l’IFI

-            Casser l’Urssaf en trois organismes indépendants et concurrents sur le modèle suisse.

-            Permettre à chaque organisme de proposer des formules variées avec un minimum légal contraignant dont le coût est fixé. Si certains veulent cotiser plus pour partir plus tôt à la retraite, ou pour avoir des garanties supérieures, pourquoi pas ? Ce ne sont pas les autres qui paieront. Comme pour tous les autres systèmes d’assurance chacun doit être responsable de ses choix.

-            Unifier les cotisations sociales patronales et salariales, les intégrer dans le salaire brut et laisser le soin de les payer aux ayants droit en fonction de l’organisme d’assurance sociale choisi et du paquet des prestations choisies.

-            Rattacher les fonctionnaires au régime général. Chaque fonctionnaire cotise à la caisse qu’il a choisie pour les prestations qu’il a choisies comme les salariés du privé.

-            Supprimer le statut de fonctionnaires pour toutes les tâches de bureau (jusqu’à la catégorie A + Tout le monde devient contractuel avec possibilité de mettre fin au contrat (plus d’emplois à vie). On ne garde de statuts particuliers que pour les hauts fonctionnaires, les militaires et les instituteurs. Tous les autres peuvent passer du privé au public sans changement de leur régime d’assurance social qui est individuel.

-            Les métiers de médecine deviennent professionnels et contractuels. Le passage entre privé et public est totalement libre.

-            Le RSA est supprimé. Il est remplacé par deux allocations de solidarité nationale donc réservées aux citoyens français : l’allocation temporaire d’urgence (trois mois jusqu’à trois fois) et l’allocation temporaire de soutien (un an non renouvelable).

-            La durée du travail hebdomadaire ainsi que les règles d’heures supplémentaire sont laissées aux négociations par branche. Le salaire minimum et fixé par branche et région, non par l’État.

-            Les mesures de solidarité nationale sont financées par un impôt sur les revenus de toute nature de 8 % payés par tous et prélevé à la source. Elles sont réservées aux seuls nationaux. Les étrangers n’ont droit aux prestations de solidarité nationale qu’à partir de 5 ans de travail continu en France, période pendant laquelle ils ont dû payer néanmoins l’impôt de solidarité.

-            Les revenus de l’épargne, qui sont un reliquat après avoir payé déjà l’impôt sur le revenu, bénéfices distribués, intérêts ou loyers, sont imposés au taux fixe de 30 % (flat tax).

-            Les bénéfices des entreprises sont taxés à 5 % pour tous, 10 % à partir de 100 000 euros de CA, 20 %, à partir de 500 000 euros de CA, 25 % à partir de 5 000 000 de CA et 30 % à partir de 20 000 000 de CA. Les bénéfices distribués entrent immédiatement dans le revenu des actionnaires et sont taxés à la flat tax de 30 %. Au total les revenus créés par les entreprises au bénéfice des actionnaires sont donc taxés entre 35 et 55 %.

-            Les plus-values réalisées à court terme sur capital immobilier et mobilier (moins de 5 ans), sont taxées comme des revenus du capital à la flat tax. Sont exclues les plus-values sur le domicile. Au-delà de 5 ans elles ne sont plus imposables.

-            La gratuité de services distribués aux adultes par des organismes publics est interdite. Les réductions de tarifs doivent être proportionnées au nombre d’enfants à charge et au grand âge. C’est notamment vrai dans les transports (carte de réduction), les repas et activités périscolaires, les garderies d’enfants, l’accès aux piscines publiques, musées etc.

Ce système est une cible et le programme de transition est critique. Deux des absurdités du système actuel auront un poids considérable :

-            Les entreprises devront payer des salaires complets et donc les exonérations actuelles sur les bas salaires devront progressivement disparaître et faire place à la vérité des coûts.

-            L’État devra faire de même. La vérité économique de l’emploi public est totalement cachée par des procédés tortueux que les spécialistes connaissent bien. On découvrira que payer des fonctionnaires à leur coût complet rend absurde des centaines de milliers d’emplois publics administratifs qui devront disparaître.

Exemple : un salarié dispose actuellement d’un salaire net de 2 000 euros par mois. Sa rémunération comprenant les charges actuellement dites salariales et celles dites patronales, est de 4 500 euros. C’est désormais le salaire brut payé par l’entreprise, qui ne déduit plus rien. Il appartiendra au salarié de payer ses cotisations sociales aux organismes qu’il aura choisis et en fonction des prestations qu’il aura sélectionnées et de sa situation familiale. Il n’y a plus de distinction entre brut et net.

Un fonctionnaire qui gagne le même net disposera du même salaire brut et cotisera comme le salarié du privé. La notion de salaire net disparaît.

Le coût budgétaire des emplois publics va sensiblement augmenter mais reflétera la vérité du niveau de productivité français au lieu d’être caché par différents procédés artificieux. En contrepartie, l’État ne paie plus rien en matière de dépenses sociales entièrement couvertes par des cotisations, sinon les prestations de solidarités. Il est à égalité avec le secteur privé pour tout emploi. Un plafond sera établi pour les rémunérations publiques et les rémunérations publiques multiples seront interdites. Pendant la transition une hausse temporaire de la TVA sera nécessaire qui permettra de redresser les comptes extérieurs et limitera la prédation liée à nos déficits, tout en permettant de lisser le coût salarial global pour les bas salaires.

Un tel système appliqué de façon stable pendant au moins dix ans garantit :

-            Que le social sera presque entièrement financé par cotisation

-            Que l’entreprise soit totalement dégagée des choix sociaux. Aux entreprises de créer de l’emploi et de verser des salaires en fonction de leur efficacité économique ! Aux particuliers citoyens de fixer et financer les conditions des aides sociales.

-            Que l‘épargne soit enfin rémunérée et l’accumulation de richesses encouragée.

-            Que le financement de projets d’entreprise devienne facile et puisse être fait en confiance.

-            Que le travail et la démographie sont au centre du système et non l’assistanat.

Les dépenses publiques peuvent revenir à 30-35 % du PIB au lieu de 58 % !

On reviendra en moins de 5 ans à la troisième place pour le PIB par tête et on y restera dans la durée si on ajoute à cet appareil fiscal, une politique sélective dans l’enseignement, un programme sérieux d’aide aux familles nombreuses, et l’arrêt des énormes gaspillages que l’on constate dans de multiples domaines et notamment dans le domaine pseudo-écologique.

Naturellement, il faudra définir une diplomatie de la prospérité qui permettra de juguler les grands excédents et les grands déficits durables qui finissent par provoquer des crises financières tous les 8 à 12 ans et imposera les changements nécessaires dans la manière de gérer la zone Euro, trop normative, trop faible vis-à-vis de l’étranger, trop infiltrée par des lobbies et des associations diverses, souvent faux nez d’intérêts particuliers, qui y déversent des éléments de langage souvent doublés par des ordonnances qui imposent une véritable dictature écologiste, musulmane, wokiste et transforment l’homme blanc occidental en diable pénitent toujours sur le pilori.

Il ne faut pas que la transition prenne plus de 5 ans, ce qui correspond à un quinquennat.

Les résultats seront spectaculaires. Savoir qu’on ne pourra pas vivre avec l’argent des autres et qu’à partir de l’âge de travailler, il faudra payer tous les mois le financement de ses cotisations sociales de façon impérative, sans espérer la moindre allocation, entraînera très vite des changements profonds et salutaires de mentalités et d’attitude. Pas de secret : il va falloir trouver un travail et faire carrière. Et, comme ce sera soi-même qui devra financer le social, une certaine prudence vis-à-vis des démagogues deviendra nécessaire comme en Suisse, qui a toujours refusé les cadeaux au peuple tellement aimés des politiciens parce qu’ils savent que ce sont eux qui les paient directement.

Se rappeler que le but est d’obtenir un PIB par tête de 80 000 euros par habitant (base aujourd’hui) au lieu de 52 000, avec l’objectif tenace les années suivantes d’obtenir 100 000 euros par tête.

Rétablir la responsabilité individuelle est toujours la source des meilleures politiques collectives. Et tout le monde peut voir que cela en vaut la peine et qu’il n’y aura à terme aucun sacrifice.

On évoque dans le monde politique l’audace et le courage nécessaire pour sortir du trou où le pays s’est enfoncé, surtout dans les camps qui sont directement responsables de la situation. Il faut surtout bien comprendre ce qu’il faut faire et agir de façon éclairée, persévérante et inflexible tout en répétant quel est l’objectif visé.

L’énorme poids de la somme des charges salariales et patronales peut-il être transféré dans le salaire brut sans quelques réductions préalables des dépenses sociales ? C’est une vraie question dont la réponse peut être à très court terme de transférer la date de départ à la retraite à 66 ans et de porter la durée du travail hebdomadaire à 40 heures pour amorcer le système. Cela ne peut être fait qu’en étant très clair sur le caractère temporaire et d’urgence de ces mesures qui concernent des paramètres qui ensuite seront gérés par les assurés dans la direction qu’ils voudront.

Évidemment, il faudra reprendre l’exploitation des ressources du sous-sol français, pour limiter la rançon énergétique extérieure, renoncer à la décroissance, à la stérilisation des secteurs agricoles, industriel et immobilier, aux slogans du genre « no kids », et permettre à nouveau une gestion intelligente des fleuves et des forêts. Le Figaro titre que l’été 2026 consacre la faillite de l’écologisme politique. Le corset doit disparaître aussi bien en France qu’en Europe.

Le plus difficile est d’obtenir que les Français et leurs dirigeants de tout bord en prennent acte.

Sortir de politiques et de mentalités de soumission, d’irresponsabilité cupide et d’atteinte aux libertés et à la propriété ne devrait pas les troubler.

Surtout à un moment où il n’y a pas d’alternative.

La première force qui proposera de retrouver la troisième place pour le PIB par tête et à passer le PIB par tête de 52 000 euros à 80 000 gagnera les élections présidentielles de 2027 !

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

Ce blog fête ses 18 ans.

Ce blog fête ses 18 ans, plus de 5 millions de lectures et plus de 1 100 articles, représentant plus de 5 000 pages de textes sur tous les sujets qui fâchent.

Il a accompagné une des périodes les plus sinistres pour la France, marquée par son effacement et sa marginalisation dans une mondialisation déséquilibrée, un Occident en crise, une Europe soumise aux lobbies, hyper normative, autodestructrice et où l’Allemagne a reconstitué sa proéminence. Nous avons connu en 2008 la pire crise financière mondiale depuis 1929, puis, en 2011, la première crise spécifique de la zone euro. Nous vivons un effondrement des naissances avec une perspective de disparition du pays avant la fin du siècle. Un socialisme totalement débridé veut faire de tout propriétaire « un salaud détournant un bien public à récupérer d’urgence ». La France est devenue le leader mondial pour la spoliation fiscale. Nous avons importé sans révolte un wokisme faisant du couple hétérosexuel une horreur. Nous avons accepté la prise de pouvoir sur le politique d’une phalange de hauts fonctionnaires étatistes, européistes et socialisants par (dé)construction. Nous avons laissé s’installer un système d’information biaisé, forgeant des mensonges à répétition pour « construire l’opinion ». Nous avons importé sans réaction une hystérie « escrologique » à la fois intéressée (le lobby international des éoliennes et des plaques photovoltaïques domine l’Europe) et ruineuse. Nous avons consenti à l’abandon de la sécurité intérieure et extérieure pour complaire à une vision charlatanesque de la bonté universelle.

Constatons les grands traits de la situation française : stagnation de longue durée frôlant la récession permanente, perte de 700 milliards de PIB chaque année en abandonnant notre troisième place de 1971 pour le PIB par tête, dette publique abyssale de plus de 3 500 milliards d’euros, crise énergétique, crise industrielle, crise agricole, crise dans l’immobilier et la construction, blocage des circulations urbaines, décroissance démographique, triomphe de l’islamisme et de l’antisémitisme, assassinats politiques, émeutes de rue répétitives, poussée délirante de la délinquance, services publics asphyxiés, plus d’armée digne de ce nom, justice démolie en profondeur, santé publique à la dérive, école détruite, information publique idéologisée, malhonnête et partisane, numérisation fragile tenue par des sociétés étrangères avec une vulnérabilité croissante de tout le système, grèves systématiques dans les secteurs publics, disparition de l’autorité…

La descente aux enfers est marquée depuis 50 ans par la fatuité de Giscard, la figure de pourrisseur de Mitterrand, la mollesse de Chirac faisant de l’incapable destructeur Jospin un leader de « dream team », le triomphe du centrisme impuissant, le n’importe quoi sarkoziste, puis de Bidochon-les-petites-blagues, sur fond de massacre du Bataclan et pour finir le nihilisme destructeur du pervers narcissique Emmanuel Macron. D’où la tentation fréquente de mettre en cause l’élection directe du président de la République.

Il est vrai qu’il faut se pincer pour constater que le toxique M. Macron a été réélu, comme l’a été Mme Hidalgo, qui a engagé la destruction de Paris par asphyxie des circulations et de l’habitat, l’hyper déséquilibre des finances municipales et la substitution intéressée de la population

Le Cercle des économistes e-toile s’est formé justement parce que tous ces dégâts étaient envisageables dès 1997. Les malheurs qui se sont abattus sur l’économie mondiale, sur l’Europe et sur la France étaient inscrits dans les institutions et les pensées dominantes dès les années quatre-vingt-dix. Elles ont ravagé le quart de siècle suivant sans qu’il ait été possible de faire prendre conscience des délires désastreux qui allaient suivre, largement du fait du blocage de l’information par ceux qui la dominent. Forum et blogs se sont révélés finalement impuissants à changer le cours des choses et la pédagogie des catastrophes n’a pas joué non plus.

La terrible récession de 1992-1993 était un tocsin, mais personne n’a voulu l’entendre. Elle marquait de façon explicite le désastre du système des changes flottants et des déséquilibres commerciaux et financiers acceptés. Greenspan vient de décéder à 100 ans. Paix à son âme mais la caution qu’il a donnée à un système tragique est un leg difficilement pardonnable. L’intégration de la Chine dans une mondialisation sans règle fournissait le cercueil de l’économie occidentale. La conférence de Rio en 1992 marquait le succès de Maurice Strong et de sa bande et lançait l’hystérie « escrologique » mondialisée. Le traité de Maastricht annonçait clairement ses conséquences. Les effets de la pilule, de l’avortement et du planning familial, associés à la destruction du couple traditionnel étaient déjà patents en 1990 mais la suite s’est révélé catastrophique. Mais chut ! Il ne fallait pas le dire. .

Quant à la gauche révolutionnaire, elle continuait à sacraliser tous les tueurs passés à l’action, le maoïsme et ses millions de morts, Pol Pot et les Khmers rouges, Prachandra, au Népal, les Farc en Colombie. Pas un tueur en série ne devait échapper à la dévotion militante. La gauche dite par antiphrase de gouvernement, conquise par l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante, entendait gérer le capitalisme avec le soutien des Eurolâtres de la finance mondialisée, quitte à abandonner les ouvriers sacrifiés au profit de l’immigré africain. « Touches pas à mon pote », disait-elle, en construisant les planches de nouveaux piloris destinés au « petit théâtre antifasciste », à la lutte contre les restes de l’Eglise catholique, et la chasse aux juifs sionistes. L’Occidental, chargé de tous les péchés, devait se couvrir la tête de cendres et entrer en repentance. Il devait se prosterner devant l’Islam régénéré dans la violence terroriste par l’assassin de masse iranien Khomeini, adulé par une certaine gauche.

Tout était donc en place pour le désastre du premier quart de siècle suivant. Pour l’observateur, tout était facile à constater et à analyser à condition de ne pas refuser de voir et de comprendre.

Les deux auteurs d’utilité publique, Alfred Sauvy et Maurice Allais, ont été marginalisés, le dernier étant jeté aux orties sans ménagements. L’information construite et aseptisée est devenue totalement asphyxiante. Le mensonge organisé s’est installé dans l’information française. Il a atteint par son intensité et ses formes invasives et perverses un niveau totalement insupportable. Il est désormais protégé par des lois qui interdisent de protester. Tout est pénal mais on n’a pas construit de prison pour juguler la délinquance avérée, celle qui s’en prend aux biens et aux personnes et qui fait l’objet d’une compassion victimaire délirante. L’inversion victimaire est partout. La soumission est organisée. L’islamisme triomphe sur les ruines de la Renaissance. La culture française est en lambeaux et abandonnée. « Elle n’existe pas » dira Emmanuel Macron, un président indigne et toxique, tellement représentatif de l’époque.

Constater qu’après ce quart de siècle de délire autodestructeur, le choix présidentiel n’est plus qu’entre la famille Le Pen et l’ignoble Mélenchon, entré en trotskisme sous le nom de Santerre, le tueur génocidaire de la Révolution française en Vendée et l’inventeur du gazage des populations, dont l’exemple sera repris par Staline qui fera gazer des « koulaks » avec des gaz d’échappement de camion, avant que l’ex militant communiste Hitler systématise la méthode, a quelque chose de fascinant par l’ampleur de la dégringolade mentale et politique française qu’il révèle.

L’État français a perdu tout pouvoir sauf celui de voler les Français et de les accabler d’obligations intenables. Le gouvernement des juges triomphe, fondé sur la captation au sommet de l’interprétation des préambules constitutionnels et par le bas par le justicialisme débridé pratiqué par des juges de gauche, certains de l’impunité. Le peuple gronde et marque sa colère contre une corporation qui l’a trahi et qui l’a affiché sur un Mur des Cons qui n’a rien de virtuel et tout de permanent. L’Union Européenne, laissée sans contrôle par un président foncièrement anti-français, a réussi à détruire notre industrie, notre agriculture, et notre politique énergétique et même, la construction immobilière. Les cadeaux au peuple sans production et entièrement payés par la dette se sont imposés comme exclusif moyen de gouvernement. Demandez à M. Hollande, le gros malin qui joue au cheval de retour : « C’est gratuit c’est l’État qui paie » et qui aura droit sur le service public à une émission dirigée par la femme de M. Glucksman où il a étalé pendant les heures ses cadeaux au peuple à base de gratuité fictive.

L’inversion est partout. On veut consommer et redistribuer sans produire ; asseoir la sécurité sur la protection et l’excuse des assassins, assurer le destin français en niant la France et en la dissolvant dans une Europe fédérale chimérique dominée par l’Allemagne, électrifier les usages en s’appuyant sur une énergie imprévisible et incontrôlable, renforcer l’Éducation nationale en liquidant l’enseignement national. On pense assurer la promotion des nuls en détruisant les méritants, des pauvres en détruisant les riches, des femmes en détruisant une virilité déclarée toxique, des régions en détruisant les grandes villes, des pays sous-développés en accablant les autres, des immigrés en saquant les nationaux etc.

La grande question est devenue poignante  : que sera la France dans 25 ans si on continue comme cela ?

On sait déjà que la population aura diminué et que les enfants se seront évaporés. Il est probable que les régions séparatistes auront réussi leur projet : l’Alsace aura gagné son statut de région européenne autonome, comme la Corse, la Bretagne, le Pays basque, la Savoie, la Flandre, l’Occitanie, le Comtat Venaissin et pourquoi pas l’Auvergne et la Normandie. L’Union européenne sera un Etat fédéral de plein droit avec un président élu. L’anglais sera la langue unique officielle de la Fédération. La France sera un état islamisé, ruiné et dominé par le narco trafic, où les muezzins peupleront les minarets. L’université française poubellisée sera juste un forum politique visant à défendre intérêts de l’Islam comme aujourd’hui mais d’une façon déclarée et ouverte. L’explosion finale des finances publiques aura entraîné une récession de plus de 30 % du PIB. La France sera à la soixantième place dans le classement du PIB par tête. On aura commencé à tuer les vieux dans les hospices. Il sera devenu impossible de maintenir le patrimoine et on aura plus d’argent pour faire face aux frais d’entretien des grandes villes. Des ruines urbaines commenceront à apparaître en leur sein, comme on voit des masures s’effondrer le long des routes aujourd’hui.

Le plus consternant est que ce scénario est le plus favorable. Une invasion russe ou une guerre civile, une récession gravissime, ou toute autre catastrophe du même genre peuvent se produire à tout moment, en même temps qu’une fuite des élites et des capitaux, laissant la France au niveau dramatique d’épave nationale, sociale et économique.

On dira : vous exagérez ! Regardez autour de vous ! Tout le monde est heureux. Et si vous posez la question, tout le monde déclare aller bien et que ce sont les autres qui vont mal. Ce n’est pas faux. Mais on connait tout cela. C’est la fameuse blague du type qui tombe de 30ème étage : jusqu’au premier, tout va très bien ! Accroché à une dépense publique désormais infinançable, tout va bien tant que cela ne casse pas. Sinon, patatras !

C’est toujours difficile d’envisager le pire.

Qui aurait pu prévoir en 1971qu’on soit là où la France est descendue cinquante-cinq ans plus tard, qu’on aurait accepté de réélire un Président atteint par une maladie de la personnalité, antinational et pervers, qu’on aurait toléré qu’une Espagnole abusive poussée au pouvoir par les alcôves détruise la capitale française ? Qui aurait même pu seulement imaginer qu’on détruirait radicalement l’école, la justice, la police, l’armée, l’industrie, l’agriculture, l’énergie, l’activité portuaire et même l’immobilier, tout en laissant les naissances sombrer, la dette s’envoler à des sommets himalayens et la drogue triompher, sur fond de remplacement inéluctable de la population par des immigrés islamisés et revanchards ? Par quelle dinguerie soudaine la France a-t-elle accepter cela , et a cru devoir en redemander ?

Encore aujourd’hui, nous ne voulons pas voir les dommages certains de la persistance des erreurs récentes les plus graves. Qui a écrit que l’ennui du pire, c’est qu’on s’y habituait ?

L’honneur de ce blog aura été de ne jamais céder à la tentation d’abandonner le combat contre des erreurs qui s’avèrent désormais clairement mortelles pour une « certaine idée » de la France, sa prospérité et sa place dans le mouvement du monde.

Malgré les rodomontades, aucun parti politique n’est décidé réellement à faire face. Dès qu’il s’agit de prendre une mesure précise et centrée sur un problème grave, obligatoirement génératrice d’une opposition forte et d’une obligation de combattre pas à pas, tous les politiques tournent le dos, même quand les mesures sont parfaitement fondées et défendables. Mais « c’est la faute du peuple » : la démocratie veut qu’on suive l’opinion publique, non ? Les « jeunes » ? Ils ne voudraient plus travailler, comme les cinquantenaires.

Alors « e viva la muerte » : les Parlementaires veulent organiser le suicide assisté ; Mme Tondelier suggère de laisser mourir de chaud, sans climatisation, les vieillards surnuméraires. M. Mélenchon, sous son surnom de Santerre, l’homme qui a inventé le gazage de population, annonce le grand nettoyage révolutionnaire. M. Macron fait entendre aux mères de famille qu’elles doivent s’attendre à perdre des enfants ! Tant de sollicitude pour la mort est bien émouvante.

Seule obsession politicienne : être candidat puis au second tour de l’élection présidentielle. Pour la suite, on verra bien ! Pour durer, on ne dira rien. Eloge du néant béant sur le fond, et du néant bêlant sur la forme ; la tactique politicienne et la com’ sont les seules préoccupations.

Aucun intérêt ! Aucun espoir de changement ?

Le Français, né malin ….

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

Les trois leçons des dernières élections européennes, législatives et municipales

Ces trois élections forment un tout. Les leçons à tirer de chacune sont les mêmes. Il est inutile d’attendre les résultats du second tour de la dernière pour les formuler.

Première leçon : la concentration des pouvoirs aux mains d’un groupe central ectoplasmique fait montrer les extrêmes à droite et à gauche. Comme promoteur de cette réalité, Emmanuel Macron a tué sciemment la droite et la gauche de gouvernement. L’absence d’alternance et la tentation de nazifier la droite issue du mouvement de Le Pen (bienvenue à chaque présidentielle à Oradour sur Glane) a stimulé une extrême gauche qui fait semblant de croire qu’elle conjure l’arrivée fantasmée d’un nouvel Hitler et reconstruit des milices qui n’hésitent pas à tuer. Le dégoût devant les dérives de Mélenchon, n’empêche pas le PS de s’acoquiner électoralement avec lui. La violence extrémiste est au bout de ce « théâtre indigne ».

Seconde leçon : le retour des récessions périodiques, empêchées pendant les Trente Glorieuses par les règles des Accords de Bretton Woods, rythme les changements de majorité, radicalise les extrêmes, décourage les « forces vives de la nation ». La croissance, qui est passée de 5 à 7% à des variations autour de 1%, c’est dire une quasi-stagnation, ne permet plus aux Etats occidentaux de financer leur système social. Les citoyens se coupent de leurs « élites » vues comme décalées de leur vie quotidienne et incapables d’améliorer la situation. « On marche sur la tête » et on se moque « des vraies gens ! », Sans dents, Bonnets rouges, Gilets jaunes ou Gueux.

Troisième leçon : La capture de la politique régalienne nationale par la Commission Européenne, les cours de justices et hautes autorités et une caste administrative de hauts fonctionnaires,« l’Enarchie compassionnelle et bienveillante », a provoqué l’abandon par le chef de l’Etat et ses gouvernements des questions régaliennes (prospérité, santé, natalité, éducation, sécurité, justice, compétitivité, emploi, monnaie, budget raisonnable), au profit d’une ingénierie sociale délétère qui postule que les citoyens sont intrinsèquement mauvais et qu’il faut les corriger par tous moyens y compris la propagande médiatique, la coercitions sociale, la stimulation par la peur et les mensonges, les piloris et une bureaucratie pléthorique chargée d’une surveillance toujours plus étroite des écarts de comportements, de langage et de pensée. Ces méthodes s’avèrent malsaines jusqu’au pestilentiel, provoquant des atteintes sans nom aux droits de propriété, à la liberté de pensée, de paroles et de circuler. Elle s’accompagne d’une envolée délirante des impôts et des taxes, nourrie par les gratuités et l’épidémie de droits acquisitifs. Elle est tellement aggravée par les dépenses contraintes que les prélèvements publics égalent la valeur ajoutée par les entreprises, une situation intenable. Le mensonge public et l’exploitation de la haine sont désormais pratiques courantes, remettant en cause le sens même de la démocratie.

Ces trois tares se conjuguent et se renforcent l’une l’autre.

On voit où est désormais le challenge programmatique pour un éventuel parti de gouvernement souhaitant sortir le pays de son effondrement national, diplomatique, économique et social.

 

La tentation douteuse de l’Ingénierie Sociale

Depuis plusieurs années nous essayons, au Cercle des économistes e-toile, d’identifier les grandes causes de l’effondrement français. Avec le livre « les Malheurs de la Vérité », nous avons examiné le phénomène très particulier des vérités qui ne parviennent pas à entrer dans le débat démocratique, avec des conséquences dramatiques faute d’en avoir tenu compte à temps. Nous avançons un peu plus loin sur le chemin de l’explication de l’état lamentable de la France en analysant cet autre phénomène qui aurait fait sourire à une autre époque : la tentation de « l’ingénierie sociale » qui domine depuis 50 ans, qui s’est accélérée entre 1987-1992 et qui est devenue, par ses résultats et ses moyens, une catastrophe à multiples facettes.

L’ingénierie sociale est une pratique gouvernementale qui prétend purger le mal du cœur des individus, réputés nativement nocifs, pour leur bien et celui du pays. La méchanceté peut être corrigée par l’État bienveillant, au prix d’un volontarisme obsédant, permanent et invasif. Il n’est plus question de péché originel. L’ingénierie sociale se veut efficace, mais comme il s’agit de vertu, on pense inutile de discuter, d’évaluer, de tenir compte des réalités, ou d’estimer si les coûts sont justifiés. Une telle pratique peut choquer ceux qui sont, à l’occasion, désignés à la vindicte publique. Il devient normal d’utiliser les méthodes de manipulation de l’opinion les plus perverses et de les perfectionner. La Justice, en fait, la répression pénale, conforte la pression sociale et la propagande pour faire taire toute opposition. Naturellement, le système médiatique, comme pour les Grands mensonges systémiques, est au cœur du processus. L’important est de stimuler le sentiment du bien qui est présent dans tout homme pour que les individus s’emparent d’eux-mêmes de la mission ou y adhèrent au moment de voter. « Indignez-vous » si ce n’est pas le cas, ordonnera un livre célébré.

L’État qui se lance dans l’ingénierie sociale ne se contente pas de légiférer sur les objectifs mais aussi sur les moyens. Le bien étant d’importance globale, rien n’est jamais ciblé. Les mesures sont collectives et touchent tout le territoire, et doivent même s’intégrer dans une politique universelle, par décalque de ce que font les voisins. Comme l’ingénierie sociale est basée sur le bien, il est impossible de revenir en arrière, de tenter de moduler, de se concentrer sur l’essentiel. Tout se doit d’être massif, extensif et irréversible. L’outrance est toujours de mise. On ne saurait brider une politique basée sur la vertu ! Hystérie fiscale et réglementaire, et coûts disproportionnés, deviennent légitimes comme l’atteinte à la liberté, à l’égalité et la propriété. Le vocabulaire de propagande, hérité du marxisme, méprise les concepts de liberté et d’égalité, jugés « essentialistes » pour se concentrer sur leurs variantes « réelles » qui ne peuvent s’épanouir sans priver quelques vilains de liberté et d’égalité. On ne cherche plus un bien moral de type religieux pour le salut éternel de chacun mais un bien social évident, ancré dans la vie réelle des êtres réels, ici et maintenant, quitte à discréditer, ruiner ou proscrire ceux qui s’y opposent.  Cette pratique est nouvelle en France. Jusqu’au tournant des années 1968-1973, on considérait que l’État devait se concentrer sur des politiques régaliennes fondamentales : assurer la prospérité ; investir dans les biens collectifs critiques (école, logement, emploi, transports, hôpitaux, défense nationale), garantir la sécurité des biens et des personnes, éviter à tous de tomber dans la misère, veiller à la natalité et la santé publique, assurer la part du pays dans les différentes conquêtes scientifiques. Les électeurs avaient confiance dans la capacité de la classe politique d’agir continûment en ce sens. Le niveau de vie Français rattrapait celui des Etats-Unis et le PIB par tête en France était dans les cinq premiers au monde (nous sommes tombés aujourd’hui au-delà de la 30e place).

Et voilà qu’on nous explique que ces sujets, s’ils restent importants, doivent être relativisés, car ils deviennent difficiles voire impossible à maîtriser. La monnaie et les changes, ce sont « les marchés » ou Bruxelles et la BCE. Le chômage ? « On a tout essayé » ! La natalité ? On doit d’abord privilégier la liberté des femmes et l’avortement quelles qu’en soient les conséquences. La croissance ? La rançon pétrolière et les crises récurrentes ne la permettent plus, alors on justifie la décroissance par la vertu écolo. La sécurité : les délinquants sont des victimes et la prison est catastrophique. La santé : elle coûte trop cher et on n’y peut rien. Et il faut éliminer les « mandarins ».

Que reste-t-il comme champ d’action à nos pauvres politiciens nationaux ? Ils ont vite trouvé : s’attaquer, chez nous, aux maux provoqués par les mauvais citoyens, étant bien compris que chaque Français doit se pénétrer de l’idée qu’il est foncièrement mauvais, qu’il l’a longuement prouvé et qu’il doit être repentant et prêt à se corriger, avec l’aide des coups de fouet du gouvernement. Naturellement il y a des mauvais plus mauvais que les autres et des victimes à promouvoir contre ces ignobles. La guerre de tous contre tous est en marche !

Sans chercher à être exhaustif, voici une liste réduite des thèmes d’ingénierie sociale qui ont fécondé la politique en France depuis une cinquantaine d’années, avant même que les thèmes écologiques ne viennent tout aggraver.

-            L’éradication du tabagisme

-            L’éradication de l’alcoolisme

-            L’éradication de l’insécurité routière

-            L’éradication des noyades en piscines

-            L’éradication des ascenseurs traditionnels

-            L’éradication des balcons qui tombent

-            L’éradication des eaux usées non maîtrisées

-            L’émancipation totale des handicapés qui doivent pouvoir avoir quasiment la même vie que les bien portants à tout moment et en tous lieux.

-            L’émancipation totale des femmes qui doivent échapper à la domination des hommes et obtenir une égalité statistique des rémunérations

-            L’éradication de la fraude fiscale

-            L’éradication du secret bancaire

-            L’éradication de la concussion politique

-            L’éradication de la corruption dans les marchés internationaux

-            L’éradication des accidents du travail.

-            L’éradication des mauvaises pratiques chez les sous-traitants internationaux.

-            L’inclusion avec privilège des minorités « opprimées » (homosexuels, immigrés, etc.).

-            La lutte contre la pénibilité en baissant ; pour des catégories, l’âge de départ à la retraite

-            La lutte contre le non-paiement des pensions alimentaires en substituant l’État au parent 1 ou 2 défaillant

-            La multiplication des gratuités, gratuité signifiant « paiement par les autres », pour presque tout et même pour des riens comme les serviettes hygiéniques pour les étudiantes (parmi des dizaines d’exemples du même genre).

-            La correction du langage par l’écriture inclusive, parfois ridiculisée mais jamais interdite aux administrations et autorités publiques

-            L’incorporation des propagandes dans toutes les publicités, les séries télévisées, les films et la majorité des talk-shows, l’édition et la presse (subventionnée).

-            La disparition des bouchons en plastique non asservis à leur bouteille…

-             ...

On ne pourra pas accuser nos hommes politiques de ne pas avoir cherché à faire le bien autour d’eux ni d’avoir réussi à obtenir des résultats partiels spectaculaires mais le plus souvent compensés par de nouvelles tares parfois plus graves. Les accidents de la route ont baissé de façon spectaculaire mais on conduit désormais sans permis, on se dope au gaz hilarant et on ne respecte plus la gendarmerie. On fume moins, mais on se drogue plus et les « rave parties » pullulent. Comme s’il y avait une malédiction du mal, hydre à mille têtes qui repousseraient toujours. Aujourd’hui, de contraintes en échecs, de propagande odieuse en injonctions contradictoires, plus personne n’a confiance dans la bonté des politiques que le bon peuple voit « marcher sur la tête » avec consternation. Toutes les autorités sont contestées. Les profs femmes se font cogner par les élèves voire poignarder. Les profs mâles se font égorger. Les maires se font agresser. Les enfants s’entre-tuent à coups de couteau dans les collèges. L’insécurité et la drogue sont partout Le chômage structurel est massif. Le PIB par tête a sombré. L’industrie, l’agriculture, le bâtiment ont été ravagés. La natalité a disparu. L’État n’a plus les moyens de ses intentions. Il n’y a plus de défense nationale sérieuse. Les Parisiens quittent Paris et les Français fortunés ou cherchant une vie d’action quittent la France. Les mères isolées et les femmes seules deviennent un problème social. Les hommes sont troublés par l’accusation de virilisme et victimes des opérations de parité qui les évincent de postes qu’ils méritent. Les SDF sont partout. Plus personne ne respecte la France qui est submergée et subvertie de toute part. Ne parlons pas des universités et des grandes écoles qui sont devenues des petits séminaires ou de vulgaires écoles de propagande pour le politiquement correct violent, avec en prime l’antisémitisme, la détestation de l’Occident et la dénonciation des « dégâts du progrès économique ». En 1988-1992 est apparue la grande querelle écologiste qui faisait de la croissance capitaliste l’instrument de la mort de la terre. Le réchauffement climatique provoqué par l’homme et la destruction de la nature bienfaisante, justifiaient un niveau de propagande jamais vu, même en URSS ou en Corée du Nord, et une interdiction presque totale de toute opposition aux mesures hystériques proposées. Il n’a pas fallu longtemps pour que les conséquences apparaissent. Promue en particulier par l’Union européenne, l’ingénierie écolo moralisante a fini par casser les industries énergétiques, industrielles, agricoles, chimiques et le bâtiment en prime, tout en ruinant les individus et l’État. Naturellement, sans aucun effet sur le climat.

Ces cinquante ans qui ont vu les hommes politiques renoncer à leur véritable rôle pour un simulacre de métier de cureton laïc, ont conduit le pays au désastre. Peut-on comprendre les raisons de cette attitude et ce qui la nourrit encore aujourd’hui malgré les mécomptes ? Ce n’est pas si simple mais quelques pistes existent.

La première piste est la crise mondiale violente de 1973, provoquée par l’abandon à l’instigation des Etats-Unis en 1971, des règles de Bretton-Woods. Ces accords tenaient compte du désastre économique de l’entre-deux guerres et s’attaquaient à une des causes des récessions périodiques : les effets désastreux des grands déséquilibres commerciaux et financiers et des actions douanières ou monétaires non concertées. Nous eûmes les « Trente Glorieuses, et une longue période sans récession. La preuve de la nocivité de cet abandon sera immédiate avec la terrible récession mondiale de 1972-1973 et il sera prouvé dès 1974, de façon implacable, qu’en système de changes flottants, les plans usuels de relance dits keynésiens ne marchaient plus. En prime, la crise de 1973 a entraîné la cartellisation du prix du pétrole, et donc l’obligation pour les autres de payer une rançon. Les taux de croissance s’effondrent partout. Cinq crises mondiales vont s’enchaîner sans que les gouvernements, notamment français, ne cherchent ni à les expliquer ni à les empêcher. La perte de confiance dans les dirigeants en sera la conséquence. Comme l’a dit si bien la reine Élisabeth II d’Angleterre, « à quoi servent les économistes s’ils ne parviennent pas à prévenir les crises ? ». Et à quoi servent l’Etat et les hommes politiques ?

La seconde raison, plus particulière à la France, est la prise du pouvoir politique par les hauts fonctionnaires. S’installe progressivement et subrepticement un nouveau régime politique mal compris et mal analysé : l’Enarchie compassionnelle et bienveillante. La technocratie voulue dès 1931 par le mouvement X Mines et reprise comme épistocratie après la défaite effroyablement rapide de 1940 par les Inspecteurs des Finances, va prendre une forme nouvelle, mélange de bien-pensance active, de certitude caduque que l’État sait désormais tout maîtriser et de croyance que, loin du peuple, dangereux et futile, les solutions existent à condition de manipuler l’opinion dans le bon sens par une parole « performative ». S’ajoute l’idée que la France est radicale et capable de tout, donc qu’il faut tenir compte de cette fragilité mentale en ménageant toutes les soupapes nécessaires. « La crise mais aussi la révolution sont au coin de la rue », édicte-t-on au milieu des années soixante-dix, dans la haute administration ! Il faut éviter qu’une émeute toujours possible ne tourne à la révolution. La paix sociale, c’est-à-dire l’acceptation servile de tous les oukases des syndicats des secteurs publics, devient le leitmotiv de cette nouvelle classe dirigeante prudente et compatissante. La conjonction de l’impuissance face aux crises mondiales et d’une domination inédite des hauts fonctionnaires sur la vie politique, est clairement à la source de la création d’une « énarchie compassionnelle » qui déserte les grandes questions régaliennes pour se concentrer, par facilité, sur la bienveillance factice et le sociétalisme constructiviste. Il ne s’agira plus que de « réguler la société » et d’accorder des « cadeaux au peuple », au prix de la disparition de la croissance, de la souveraineté, des enfants et des équilibres budgétaires et commerciaux. La distribution de prébendes et la création de marchés administratifs de connivence deviennent une pratique régulière et porte sur des sommes colossales. Que l’on pense aux milliers de milliards de Dollars ou d’euros dépensés en Occident pour les énergies imprévisibles et non maîtrisables, comme les éoliennes et les plaques photovoltaïques. Avec M. Macron, on aboutit au sommet du genre avec en prime la guignolisation de la présidence de la République, la paralysie des institutions parlementaires et le triomphe de la communication égocentrique et vide de sens.

Les partis du centre, du centre gauche et de droite deviennent des ligues de vertu insensibles au ridicule, où les meilleurs prêcheurs auto déclarés se voient tous candidats à la Présidentielle. Aux extrêmes, les partis deviennent des contempteurs du régime. D’un côté l’ignominie suprême d’un Mélenchon s’affirme. On passe de « touche pas à mon pote » à « touche pas à mon Polpot », avec reprise de tous les thèmes d’Action directe, jusqu’à la justification d’un assassinat politique, l’antisémitisme débridé pour capter le vote musulman et la nazification de toute pensée contraire. L’extrême-droite, positionnée comme la seule instance abjecte et diabolisée, profite du désastre ambiant. Le RN tente de se faire passer pour l’ancien RPR mais a du mal à échapper à une forme étrange de national-socialisme. Avoir capté le vote ouvrier, abandonné au profit du sociétalisme par les partis socialiste et communiste, oblige à forcer sur l’aspect socialiste de son message…

Le climat politique et médiatique tourne au pestilentiel, LFI et le RN dépassant à eux deux 50 % de l’électorat.

La réalité économique devient régressive. La réalité démographique devient dramatique. La sécurité intérieure et extérieure devient virtuelle et n’est plus assurée. La situation fiscale devient oppressive. L’endettement public et privé devient incontrôlable. La liberté de penser et celle d’expression sont encadrées et parfois verrouillée. La possibilité d’agir est bridée. La formation d’élites bien formées est compromise. Les villes sont saccagées par des pseudo-écologistes hystérisés. La santé mentale de la population est abîmée par les communications basées sur la peur, la remise en cause du genre, la destruction de la langue, l’inefficacité nouvelle du système de santé, l’insécurité, la hantise d’un lendemain difficile, et une culpabilité toujours plus affirmée. La France se tiers-mondise avec un revenu moyen qui décroche. Les maladies mentales gagnent la jeunesse. Les tentatives de réduction de l’étouffement bureaucratique échouent toujours malgré une succession de plans au nom ronflant. Pourquoi ? Si la politique est fondée sur la recherche apparente de la vertu, il est impossible de réduire l’appareil qui impose cette vertu. Eliminer la bureaucratie reviendrait à détruire ce qu’a construit l’ingénierie sociale menée par des Hauts fonctionnaires pour le bien supérieur. Intolérable ! D’autant plus que c’est à eux que reviendrait la tâche exaltante de scier la branche sur laquelle ils se sont confortablement installés.

C’est pour cela qu’un Président d’apparence comme Emmanuel Macron peut annoncer qu’il va réduire de 120 000 les effectifs de fonctionnaires pour en recruter finalement 180 000 de plus. Pour un Énarque, multiplier des ouailles administratives n’est jamais un problème. Croyez-vous vraiment que vous allez rétablir le seul impôt juste : la taxe d’habitation ou revenir sur tous les « cadeaux » qui se sont accumulés. Essayez donc !

Quand les partis de gouvernement deviennent des ligues de vertu, la paralysie dans la réforme devient structurelle. Et la montée des extrémismes inévitable. Une nation déboussolée par une immigration massive qui néanmoins ne l’empêche pas de plonger de façon suicidaire dans la baisse démographique incontrôlable, ayant perdu sa souveraineté au profit de structures internationales non élues, démoralisée par une information biaisée qui dévalorise son histoire et une partie de sa population, affaiblie par un effondrement relatif mais constant du PIB par tête, une extension extrême de la fiscalité et le gonflement de ses dettes, a cru, de facto, qu’elle s’en sortirait en confiant à une technocratie administrative se flattant de promouvoir le bien contre les méchants, le soin de la corriger de ses graves péchés. Elle a eu tort. Et ce n’est pas fini.

Le Figaro publie cette information : « Pour réguler le pays, les députés n’ont pas peur de la prohibition. À chacun selon sa sensibilité. « Les écologistes et La France insoumise recourent majoritairement à des justifications sanitaires qui constituent le principal registre de légitimation de leurs propositions d’interdiction. Le Rassemblement national, pour sa part, mobilise plus fréquemment des justifications liées aux libertés publiques et aux mœurs, souvent sur des sujets à forte portée symbolique. Les socialistes apparaissent en tête des initiatives fondées sur la restriction des libertés numériques. » Les citoyens seraient-ils de grands enfants qu’il faudrait protéger, malgré eux, contre leurs mauvais penchants ? C’est ce dont semblent persuadés les parlementaires, qui ont multiplié l’année dernière les propositions de nouvelles prohibitions. Elles étaient même au nombre de 287. selon les calculs de Sacha Benhamou, pour le centre de réflexion libéral Génération libre ».

287 : seulement 287 ? Pourquoi pas mille ? pourquoi pas 10 000. On dit stop ou encore ? Et là, il ne s’agit plus de hauts fonctionnaires. Tout le monde s’y met. Le lundi 2 mars 2026 le Temps, journal économique suisse, publie une tribune signée d’un avocat professeur à l’université de Lausanne à propos d’une fantaisie bureaucratique nouvelle dans ce pays : « le registre des actionnaires » imposé par une loi sur la transparence des personnes morales (LTPM). Il s’agit d’un texte importé et que des instances internationales non élues ont poussé, mues par un activisme pour la « summa jus », l’empire mondial du droit. En l’occurrence il s’agit du GAFI (groupe d’action financière) créé en 1990 pour lutter contre le blanchiment d’argent sale et dont le siège est à Paris auprès de l’OCDE. Le « toujours plus » est une règle pour ces organismes non élus. L’État y paie grassement de nombreux prébendiers qui y travaillent parcimonieusement mais qui ne cessent de demander des contrôles de plus en plus serrés. « Il évalue régulièrement les réglementations nationales de ses États membres quant à leur conformité avec ses 40 recommandations. Ces évaluations de pays sont réalisées par des représentants d’autres États membres du GAFI ». L’Union Européenne a été la première à créer sur les recommandations de ce GAFI, le fameux registre d’actionnaires, provoquant une frénésie de paperasse, de blocages administratifs et de coûts. Il s’agit maintenant de l’imposer en Suisse qui négocie avec l’Union Européenne. Que dénonce cet avocat ? D’abord qu’il n’y a aucune justification de l’opportunité ni de l’urgence du texte. Aucun événement ou série d’évènements concrets ne sont cités pour en prouver la nécessité. Existent par ailleurs d’autres dispositifs ayant exactement la même finalité et qui font leur office. Il aurait pu citer l’adage anglais ; « when it is not broken, don’t fix it ». Ne régler que les problèmes qui se posent. L’ingénierie sociale ignore ce genre de conseil et ne pense qu’à se perfectionner, en chambre. Indéfiniment. Par principe. L’absence de tout ciblage impose « des obligations étendues et coûteuses à des personnes morales de droit suisse dont la très grande majorité ne présente aucun risque d’être utilisée à des fins criminelles ». L’ingénierie sociale frappe toujours le plus large possible et multiplie les coûts, directs et indirects qui ne sont naturellement jamais évalués.Les sanctions prévues sont évidemment terrifiantes au cas où l’information ne serait pas communiquée à temps. Les comportements déviants doivent être radicalement sanctionnés. Le bien n’attend pas.L’affaire est compliquée par l’usage de notions importées qui ne sont pas similaires avec les notions juridiques connues jusque-là localement pour couvrir les mêmes situations. La confusion finit par faire dire à la loi « tout et son contraire ». « Pour que l’exercice soit utile il aurait été préférable de restreindre le champ de l’application de la loi pour cibler un champ d’entreprises plus limité et en utilisant des critères précis ». « Une réglementation trop vaste ne sert à rien contre des vrais criminels habitués à trouver des prête-noms pour la contourner ».

On retrouve les caractéristiques majeures de toute ingénierie sociale : jargon ; justifications modestes ; mesures débordantes ; inefficacité et coûts ; refus de revenir en arrière. Des instances internationales non élues et grassement payées édictent des textes contraignants, trop vastes, trop complexes ou trop coûteux, basés sur des faits ou inexistants ou parfois exagérés jusqu’à la fausseté, et refusent toutes études préalables et toutes corrections ultérieures. Les textes doivent être insérés par les gouvernements dans leur législation locale sans discussion, l’absence de résultats de dépenses imposées exagérément coûteuses étant jugées normales puisque tout le monde le fait.  

Actualité de la Parabole de l'Esquimau

Il est toujours intéressant de faire un « retour vers le futur » surtout lorsqu'on tombe sur un livre écrit il y a près de 15 ans. 

 

L'idée était déjà, dans le cadre du Cercle des économistes e-toile, de faire œuvre de pédagogie sur des questions jamais traitées dans les médias. Inutile de dire que toutes les dénonciations de l'époque sont encore valables aujourd'hui. Changer une martingale perdante, lorsqu'elle est portée par des forces dominantes qui se croient propriétaires d'une vérité qui conforte leurs intérêts, est impossible en France. 

 

Dans le cas d'espèce, la Parabole de l'Esquimau porte sur l'inscription au cœur même des structures statistiques de la préférence pour la dépense publique et de l'impôt, dont on voit avec le budget récent, qu'elle est toujours dominante, deux présidents plus tard. 

 

Que dit la parabole ? 

 

Un esquimau pêche dans un trou sur la banquise et prend un poisson. Le PIB égale 1 poisson.

L’esquimau à côté de lui a un fusil, le braque et dit au pêcheur : je te protège des ours blancs, je suis l’Etat. Et il prend le poisson. Le PIB correspondant au travail dela fonction publique est compté à son coût, soit un poisson.  Au total le PIB est de deux poissons et le taux de prélèvement de 50%. Quand l’Etat prend tout, le taux de prélèvement est à 50%. Epatant, non ? La France frôle les 50% depuis près de40 ans ! Là on est vraiment tout près.

C’est pourquoi nous pensons qu’il faut toujours comparer les dépenses publiques à la valeur ajoutée des entreprises. L’INSEE ne publie plus la valeur ajoutée globale depuis…2020 ! La dernière estimation privée donnait pour 2024 1.600 milliards pour les dépenses publiques comme pour la valeur ajoutée des entreprises. L’Etat français dépense la contrevaleur de la valeur ajoutée par les entreprises françaises ! Et ce sera le cas en 2026, comme on vérifiera que cela le fut en 2025.

La parabole de l’esquimau devrait figurer en exergue des documents budgétaires fournis aux Parlementaires et sur les bulletins de vote !

Elle rappelle qu’une statistique n’a de sens que si on connait son mode de construction.

 

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile

 

NB : Ne pas confondre la « parabole de l’esquimau » avec le « cycle de l’esquimau ». Il s’agit de la glace sur bâtonnet vendue naguère dans les cinémas et dont les producteurs essayaient de sauver la marge bénéficiaire en pleine inflation quand les prix étaient bloqués. Il produisait au bout d’un moment un modèle nouveau un peu plus gros non soumis au blocage des prix et ne vendaient plus l’autre. Quand, au bout d’un cycle, l’esquimau dépassait la taille d’une bouche enfantine, on revenait au petit modèle, qui, ayant longtemps disparu, ne subissait plus le blocage des prix… L’esquimau a disparu avec les ouvreuses, remisant à jamais cet instrument facile de contrôle du niveau de l’inflation.  



L'or au dessus de 5000 dollars l'once

 
L'or a donc dépassé les 5000 dollars l'once en ce début d'année 2026. Il valait 35 dollars l'once en juillet 1971. La valeur des monnaies administratives a donc été divisée par 140 en 55 ans, car toutes ont suivi le plongeon du dollar. On peut monter un indice de valeur de référence quelconque, on aboutira toujours au même effondrement. La monnaie officielle n'est plus fondante, elle s'autodétruit à toute vitesse. Rappelons que l'on moquait le XIXe parce que la croissance en valeur or était de 1%. Pour obtenir ce résultat il faudrait que tous les indices en valeur aient été multipliés par 140 depuis 1971 ! Cherchez bien ! 
 
Le merveilleux système des changes flottants régulés par les marchés et les banques centrales est une sinistre foutaise. Il semble que Mme Lagarde, qui fait semblant de s'y connaître en économie, est en route pour la présidence du WEF à Davos. Elle pourra y continuer à  soigner facilement son bronzage à l'île Maurice. Une petite classe s'enrichit sur les flux financiers qui ne régulent rien du tout ou en accédant à des postes internationaux flatteurs financièrement et totalemenet hors sol. Comme par hazard, ils sont tous pour la continuation du système.
 
Quand, dans un Etat, on ajoute une prédation fiscale extravagantes et une envolée des dépenses contraintes sans limites, à une monnaie fuligineuse, le cumul des trois actions est terrifant. Le manque de confiance dans l'avenircréé par ce matraquage et la régression de la croissance  justifie l'abandon des naissances par la population qui aggrave tout. La France est l'exemple même des conséquences. Les forces politiques qui font chauffer les révoltes rassemblent plus de 50% des voix dans l'électorat. Les médias refusent de discuter des causes, car les propriétaires des journaux  et les hauts fonctionnaires, tous accrochés à l'argent public, se gavent en se moquant absolument des conséquences. 
 
On voit que la surchauffe actuelle, du même type de celle de 2006 -2007, s'accompagne de craquements. Il suffit de les écouter du côté du Japon. Tout semble indiquer qu'on va déboucher sur la sixième grande récession mondiale depuisi 1971 vers 2027.  La France n'a aucun moyen d'y faire face, l'invraisemblable  Emmanuel Macron ayant délihérément "cramer la caisse" en diverses occasions et pour seul dessein : son avenir personnel. La prochaine crise mondiale pourrait déboucher sur une surcrise française, comme la crise de 2008 a provoqué une surcrise deux ans plus tard dans l'Union Européenne avec les conséquences que l'on sait pour la Grèce. 
 
Aucun parti n'a compris, en France, ce qui est en train de se passer. Aucun n'a formulé de diagnostic et proposé de solutions. On s'extasie sur les lunettes de soleil portées par un Président de la République encore plus dévalué que les monnaies administratives et qui plastronne tant qu'il le peut encore, mais "ici on ne pense pas, monsieur" comme l'aurait chanté Brel. 
 
Le slogan sur les frontons devrait être : Observer Compendre Agir. Qui, dans la France officielle, observe avec acuité, comprend les mécanismes délétères et propose des plans d'action correctifs ?  On n'en est pas au stade de la "connaissance inutile" mais à celui de la "glorification de l'ignorance". Au point de vue économique et monétaire, toute la classe politique est au niveau d'un Delogu. 
 
Le principe qui régulait les échanges internationnaux, était jusqu'en 1971, que les pays étaient responsables de l'équilibre de leurs échanges, sans grands déficits durables ni grands excédents permanents. La Chine a accumulé plus de 1 000 milliards de dollars d'excédents en 2026. On voit que même Nestlé va se fournir en Chine pour ses laits en poudre pour bébés. Avec les conséquences que l'on constate.  La Chine envahit l'Europe passoire en violant tous les principes de l'OMC et en accumulant des excédents démentiels. L'Allemagne a un excédent commercial sur tous les autres pays de la zone Euro qui dépasse 8% de son PIB ! Si la France voulait jouer sur les droits de douane, il faudrait les augmenter de plus de 100% avec l'Allemagne et la Hollande par où passent tous les produits importés. 
 
Essayer de parler de ces choses là avec les dirigeants des partis politiques français ! "Qui c'est ce métèque ? Sortez moi çà d'ici". A droite, au centre ou à gauche, tous pensent que les marchés fourniront de quoi financer leur gabegie. encore un peu. Tous les économistes promus ne pensent qu'à des taxes ou à éviter les questions clefs, évidemment clivantes. Ils font le guignol pour continuer à être invités dans les médias, honorés par les jurys et promus à de bonnes places. Mais ils ne disent rien sur les causes des  difficultés et sur les corrections de trajectoire à apporter d'urgence. 
 
Il faut dire qu'expliquer pourquoi la france a perdu en cinquante ans mille milliards d'euros de PIB annuel ne peut pas vous valoir de fortes amitiés ni dans le système médiatique qui a occulté bien des débats indispensables, ni dans le monde politique qui a prouvé ses carences de longue durée en matière de croissance. 
 
On ira : la France n'est pas seule en cause.C'est vrai ! Mais où est la diplomatie de la prospérité permettant de faire évoluer les choses ? Pire : la France a laissé l'Union Européenne ruiner ses seceurs énergétiques, industriels, agricoles, et jusqu'au bâtiment, dont on sait que quand il ne va pas, rien ne va. 
 
La fuite devant les réformes internes indispensables s'ajoute à cette carence diplomatique dont Emmanuel macron est le premier responsable. 
 
Ces carences sont tout de même difficiles à admettre.
 
Didier Dufau 
 
 
 
 
 

Le système monétaire international, clé du multilatéralisme heureux

On commente aujourd’hui avec beaucoup de retard l’effondrement du multilatéralisme, le retour des relations de puissance au détriment du droit international, et  l’effacement d’une Europe qui a organisé l’impuissance des Etats, seuls détenteurs de la souveraineté, au nom  d’un «  soft power » surtout soucieux de faire de la place aux minorités agissantes, et à l’immigration étrangère, en particulier musulmane, qui cherche de moins en moins à s’assimiler et de plus en plus à affirmer son pouvoir sur une société émiettée et inertes.

L’effondrement a commencé en 1971 avec la rupture des Accords de Bretton Woods qui imposaient aux Etats deux contraintes essentielles :

-            Pas de mondialisation commerciale heureuse si les Etats peuvent accumuler d’immenses déficits et excédents commerciaux

-            Obligation de souscrire aux observations de certaines institutions internationales comme le FMI, fonds monétaire international.

Ce système a permis les 30 Glorieuses en évitant les grandes récessions.

De même, les Etats européens, tirant la leçon de guerres terrifiantes et auto destructrices à répétition, ont accepté le principe d’ouverture totale des mouvements de personnes, de biens et de capitaux, au sein d’une zone régulée dont le principe était la résolution des confits par la négociation et non les mesures de rétorsion unilatérales.

En même temps, la décolonisation permettait de créer un cadre de coopération, préférable à la situation de contrainte antérieure.

Le multilatéralisme et la coopération ont bien été la base de progrès extraordinaires en Occident et pour les nations qui ont choisi le modèle occidental.

Le système était perturbé par trois plaques chaudes : l’expansionnisme communiste et le révolutionnarisme international, la volonté de créer un état juif au sein du monde arabe, la tentation hégémonique américaine.

En imposant le dollar comme proxy d’une unité de compte internationale, le ver était dans le fruit des accords de Bretton Woods.

La décision américaine de faire sauter les accords de Bretton Woods aurait dû conduire à une version corrigée de l’organisation monétaire internationale. Il fallait éliminer le dollar comme proxy de l’or et créer une valeur de référence totalement indépendante d’une monnaie nationale. Les échanges devant être équilibrés le plus possible, le besoin d’apurement des soldes pouvait être satisfait assez facilement.

En choisissant la voie des changes flottants par construction favorable aux relations de force et en renonçant à l’exigence de non accumulation d’excédents et de déficits, on détruisait radicalement le fondement même du multilatéralisme au profit du chacun pour soi. On est au cœur du réacteur qui a finit par conduire au chaos actuel.

On découvre 50 ans plus tard que le multilatéralisme n’existe plus, mais tout était écrit dès les décisions de l’été 1971.

Les secousses monétaires ont entraîné des récessions périodiques de plus en plus graves, poussé les pays pétroliers à rançonner l’Occident, aux Islamistes de trouver des financements colossaux. Les récessions ont cassé durablement les essais de « welfare state ».

L’Europe a commis cinq  erreurs colossales supplémentaires :

-            Le saccage de la démographie

-            L’entrée de la Chine dans l’OMC

-            L’introduction d’un sociétalisme cassant toutes les références sociales et morales antérieures au profit d’un société dépareillée sans assises nationales et familiales.

-            La destruction des Etats nationaux dans le cadre du traité de Maastricht, par la perte de l’indépendance des nations, le transfert de la création de la loi, l’hyper pouvoir des cours juridiques, et l’étouffements des pouvoirs régaliens.

-            La création d’un ensemble de pays sans limite connue et sans frontière dont l’ambition ne pouvait être que fédérale.

Appauvris et de plus en plus impuissants, les états occidentaux se sont étiolés radicalement. Pénitents, consommateurs et plus producteurs, submergés par l’immigration allogène et les minorités triomphantes, ravagés par les récessions, les impôts et la dette, sans enfants au sein de populations vieillissantes et en régression, les Européens se sont enfoncés dans les difficultés.

Les Etats-Unis ont décidé de réagir. Les droits de douane unilatéraux plutôt que la recherche d’un nouveau système coopératif favorable à la croissance. L’interventionnisme militaire ponctuel pour imposer la loi des Etats-Unis. Le chantage permanent fait à l’union européenne avec des commissaires transformés en zombis terrifiés qui cèdent à tout.

Ne parlons pas de la France de l’indigent Macron, président perroquet indigne et toxique qui aura cassé tout ce qu’il touche. Il aura permis la domination de partis protestataires obligatoirement destructeurs.

Si on casse la colonne vertébrale, il ne reste pas beaucoup de place pour le dynamisme individuel. Le système monétaire international est la colonne vertébrale du monde. Tout retour vers plus de multilatéralisme et de coopération passe par le préalable de la refonte des systèmes monétaires internationaux.

Didier Dufau 

La gratuité : une arme de destruction massive

Dans le livre Les Malheurs de la Vérité nous avons décrit en long, en large et en travers les méfaits catastrophiques de la gratuité. Nous prenons le mot gratuité dans son sens de transfert du financement d’une consommation du bénéficiaire à la collectivité.

Le consommateur n’ayant aucune entrave pour dépenser, il dépense sans limite. La sensibilité au prix peut varier. Quand le prix annulé concerne un bien de forte demande, les achats gratuits ne tendent pas nécessairement vers l’infini mais vers un niveau de satiété sociale qui reste prodigieux et infinançable. La conséquence est toujours la même : l’État qui finance ne parvient plus à payer et réprime la demande et l’offre. Le marché devient chaotique dans une ambiance épouvantable. Il faut lever des impôts insupportables, compter sur une dette qui devient astronomique, contrôler la consommation et contraindre les producteurs. Au bout du chemin, la faillite et des soubresauts sociaux pénibles sont toujours au rendez-vous.

La seule solution durable est de renoncer au transfert sans limite  du coût à la collectivité.

On le voit tous les jours dans le domaine de la santé. Au départ, il s’agissait d’un système assurantiel : une cotisation couvrant un risque médical, avec une obligation d’équilibre entre cotisations et dépenses. Sous la pression du slogan communiste : « à chacun selon ses besoins » qui structurellement disjoint la satisfaction du besoin de la capacité contributive du consommateur, la gratuité a été généralisée par la démagogie politique. Le démagogue est si gentil ! L’énarque compassionnel et bienveillant, l’est plus que tout autre.

L’illusion que c’était possible et durable s’est installée à la fin des trente glorieuses. Dans un système de fiscalité globalement progressive, la croissance automatiquement impose un taux de prélèvement croissant chaque année et la part des charges fiscales et sociales dans le PIB augmentent sans même devoir en prendre la décision. Pourquoi ne pas utiliser le surplus pour se faire réélire avec des mesures démagogiques ? On se le demande !

Seulement voilà : le passage du système monétaire du système équilibré de Bretton Woods aux changes flottants provoque depuis 1971 des récessions majeures avec la plus grande régularité. Parce que le Français est né malin, il a laissé casser la natalité et il a ouvert ses marchés à des pays immensément peuplés et immensément pauvres. La ressource fiscale s’en est trouvée fort marrie. Depuis 1973 on tente de réprimer l’offre médicale sans trop toucher à la demande qui elle, a explosé au rythme des gratuités accordées. 50 ans plus tard la France est le pays qui a le plus régressé dans le classement du PIB par tête et qui est devenue le plus endettée et le plus fiscalisé !

Et cela ne suffit pas. Alors on sévit contre les radiologues, les kinésithérapeutes et les pharmaciens accusés de tricher et de s’en mettre plein les poches. On a réduit drastiquement le nombre de médecins et maintenant on veut réduire leur revenu. La grève inédite des médecins libéraux qui va marquer ce début d’année neigeux est la réaction obligatoire aux atteintes à leur revenu et à leurs conditions de travail.

Pour le secteur public de la santé les rémunérations ont été augmentées généreusement. Mais ce vil secteur privé ne mérite pas de faveur. Qu’il souffre ! Tout le monde s’en moque. « On n’en a rien à cirer, des médecins libéraux qui se font des couilles en or sur le dos des pauvres ».

Les technocrates inspirés qui sous Jospin ont organisé la disparition des petits hôpitaux pour concentrer les soins dans d’énormes bâtisses, ont tellement éloigné le centre hospitalier du malade qu’ils ont organisé la gratuité du transport de et vers l’hôpital. Au départ ils voulaient créer un service national des accès à l’hôpital. Les taxis ont protesté contre une concurrence d’Etat extravagante. Ils ont obtenu une part du gâteau. Mais la répression de cette activité n’a pas cessé surtout depuis la crise de 2008. Alors, c’est la grève des taxis à répétition.

Désormais on passe à la répression de la demande, en faisant la chasse aux prescriptions abusives, aux médicaments « qui ne servent à rien » etc.

Rappel : la gratuité entraîne TOUJOURS mécaniquement la répression de la demande et de l’offre.

Au lieu d’aggraver les tensions tout en sombrant dans les déficits, les dettes, la perte de qualité des soins, il vaudrait mieux s’attaquer au cœur du problème :

-            Revenir à un système assurantiel

-            Supprimer les gratuités

-            Réformer le système monétaire international pour éliminer les récessions périodiques majeures

-            Relancer la natalité et le PIB par tête.

Chiche !

Il est quasi certain que les Macron, Faure, Vallaud, Glucksmann, Le Pen, Bayrou, Mélenchon, se préparent déjà à foncer dans cette direction. On parie ?

Sans parler de Hollande, notre futur président annoncé par la gauche et le centre mou, depuis la mauvaise performance de Glucksmann. Il ne cesse de ressasser son mantra présidentiel « c’est gratuit c’est l’État qui paie ». Léa Salamé lui a concocté une émission de deux heures il n’y a pas si longtemps où il n’a fait qu’énoncer les gratuités qu’il avait organisées au milieu des sourires de connivences et des hurlements de rires factices accompagnant le bavardage de M. Petites Blagues.

La gratuité est une arme de destruction massive. La Cour des Comptes a commencé à le dire timidement. Tant que son interdiction ne sera pas constitutionnelle, la France de la « gratuité de la vie » continuera de sombrer.

Certains croient que les robots et l’IA permettront de tout rendre gratuit et enfin d’éliminer le travail. En faire le vœu pour 2026 paraît tout de même un peu prématuré !

 

Didier Dufau pour le Cercle des Économistes e-toile

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Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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