Ce blog fête ses 18 ans.

Ce blog fête ses 18 ans, plus de 5 millions de lectures et plus de 1 100 articles, représentant plus de 5 000 pages de textes sur tous les sujets qui fâchent.

Il a accompagné une des périodes les plus sinistres pour la France, marquée par son effacement et sa marginalisation dans une mondialisation déséquilibrée, un Occident en crise, une Europe soumise aux lobbies, hyper normative, autodestructrice et où l’Allemagne a reconstitué sa proéminence. Nous avons connu en 2008 la pire crise financière mondiale depuis 1929, puis, en 2011, la première crise spécifique de la zone euro. Nous vivons un effondrement des naissances avec une perspective de disparition du pays avant la fin du siècle. Un socialisme totalement débridé veut faire de tout propriétaire « un salaud détournant un bien public à récupérer d’urgence ». La France est devenue le leader mondial pour la spoliation fiscale. Nous avons importé sans révolte un wokisme faisant du couple hétérosexuel une horreur. Nous avons accepté la prise de pouvoir sur le politique d’une phalange de hauts fonctionnaires étatistes, européistes et socialisants par (dé)construction. Nous avons laissé s’installer un système d’information biaisé, forgeant des mensonges à répétition pour « construire l’opinion ». Nous avons importé sans réaction une hystérie « escrologique » à la fois intéressée (le lobby international des éoliennes et des plaques photovoltaïques domine l’Europe) et ruineuse. Nous avons consenti à l’abandon de la sécurité intérieure et extérieure pour complaire à une vision charlatanesque de la bonté universelle.

Constatons les grands traits de la situation française : stagnation de longue durée frôlant la récession permanente, perte de 700 milliards de PIB chaque année en abandonnant notre troisième place de 1971 pour le PIB par tête, dette publique abyssale de plus de 3 500 milliards d’euros, crise énergétique, crise industrielle, crise agricole, crise dans l’immobilier et la construction, blocage des circulations urbaines, décroissance démographique, triomphe de l’islamisme et de l’antisémitisme, assassinats politiques, émeutes de rue répétitives, poussée délirante de la délinquance, services publics asphyxiés, plus d’armée digne de ce nom, justice démolie en profondeur, santé publique à la dérive, école détruite, information publique idéologisée, malhonnête et partisane, numérisation fragile tenue par des sociétés étrangères avec une vulnérabilité croissante de tout le système, grèves systématiques dans les secteurs publics, disparition de l’autorité…

La descente aux enfers est marquée depuis 50 ans par la fatuité de Giscard, la figure de pourrisseur de Mitterrand, la mollesse de Chirac faisant de l’incapable destructeur Jospin un leader de « dream team », le triomphe du centrisme impuissant, le n’importe quoi sarkoziste, puis de Bidochon-les-petites-blagues, sur fond de massacre du Bataclan et pour finir le nihilisme destructeur du pervers narcissique Emmanuel Macron. D’où la tentation fréquente de mettre en cause l’élection directe du président de la République.

Il est vrai qu’il faut se pincer pour constater que le toxique M. Macron a été réélu, comme l’a été Mme Hidalgo, qui a engagé la destruction de Paris par asphyxie des circulations et de l’habitat, l’hyper déséquilibre des finances municipales et la substitution intéressée de la population

Le Cercle des économistes e-toile s’est formé justement parce que tous ces dégâts étaient envisageables dès 1997. Les malheurs qui se sont abattus sur l’économie mondiale, sur l’Europe et sur la France étaient inscrits dans les institutions et les pensées dominantes dès les années quatre-vingt-dix. Elles ont ravagé le quart de siècle suivant sans qu’il ait été possible de faire prendre conscience des délires désastreux qui allaient suivre, largement du fait du blocage de l’information par ceux qui la dominent. Forum et blogs se sont révélés finalement impuissants à changer le cours des choses et la pédagogie des catastrophes n’a pas joué non plus.

La terrible récession de 1992-1993 était un tocsin, mais personne n’a voulu l’entendre. Elle marquait de façon explicite le désastre du système des changes flottants et des déséquilibres commerciaux et financiers acceptés. Greenspan vient de décéder à 100 ans. Paix à son âme mais la caution qu’il a donnée à un système tragique est un leg difficilement pardonnable. L’intégration de la Chine dans une mondialisation sans règle fournissait le cercueil de l’économie occidentale. La conférence de Rio en 1992 marquait le succès de Maurice Strong et de sa bande et lançait l’hystérie « escrologique » mondialisée. Le traité de Maastricht annonçait clairement ses conséquences. Les effets de la pilule, de l’avortement et du planning familial, associés à la destruction du couple traditionnel étaient déjà patents en 1990 mais la suite s’est révélé catastrophique. Mais chut ! Il ne fallait pas le dire. .

Quant à la gauche révolutionnaire, elle continuait à sacraliser tous les tueurs passés à l’action, le maoïsme et ses millions de morts, Pol Pot et les Khmers rouges, Prachandra, au Népal, les Farc en Colombie. Pas un tueur en série ne devait échapper à la dévotion militante. La gauche dite par antiphrase de gouvernement, conquise par l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante, entendait gérer le capitalisme avec le soutien des Eurolâtres de la finance mondialisée, quitte à abandonner les ouvriers sacrifiés au profit de l’immigré africain. « Touches pas à mon pote », disait-elle, en construisant les planches de nouveaux piloris destinés au « petit théâtre antifasciste », à la lutte contre les restes de l’Eglise catholique, et la chasse aux juifs sionistes. L’Occidental, chargé de tous les péchés, devait se couvrir la tête de cendres et entrer en repentance. Il devait se prosterner devant l’Islam régénéré dans la violence terroriste par l’assassin de masse iranien Khomeini, adulé par une certaine gauche.

Tout était donc en place pour le désastre du premier quart de siècle suivant. Pour l’observateur, tout était facile à constater et à analyser à condition de ne pas refuser de voir et de comprendre.

Les deux auteurs d’utilité publique, Alfred Sauvy et Maurice Allais, ont été marginalisés, le dernier étant jeté aux orties sans ménagements. L’information construite et aseptisée est devenue totalement asphyxiante. Le mensonge organisé s’est installé dans l’information française. Il a atteint par son intensité et ses formes invasives et perverses un niveau totalement insupportable. Il est désormais protégé par des lois qui interdisent de protester. Tout est pénal mais on n’a pas construit de prison pour juguler la délinquance avérée, celle qui s’en prend aux biens et aux personnes et qui fait l’objet d’une compassion victimaire délirante. L’inversion victimaire est partout. La soumission est organisée. L’islamisme triomphe sur les ruines de la Renaissance. La culture française est en lambeaux et abandonnée. « Elle n’existe pas » dira Emmanuel Macron, un président indigne et toxique, tellement représentatif de l’époque.

Constater qu’après ce quart de siècle de délire autodestructeur, le choix présidentiel n’est plus qu’entre la famille Le Pen et l’ignoble Mélenchon, entré en trotskisme sous le nom de Santerre, le tueur génocidaire de la Révolution française en Vendée et l’inventeur du gazage des populations, dont l’exemple sera repris par Staline qui fera gazer des « koulaks » avec des gaz d’échappement de camion, avant que l’ex militant communiste Hitler systématise la méthode, a quelque chose de fascinant par l’ampleur de la dégringolade mentale et politique française qu’il révèle.

L’État français a perdu tout pouvoir sauf celui de voler les Français et de les accabler d’obligations intenables. Le gouvernement des juges triomphe, fondé sur la captation au sommet de l’interprétation des préambules constitutionnels et par le bas par le justicialisme débridé pratiqué par des juges de gauche, certains de l’impunité. Le peuple gronde et marque sa colère contre une corporation qui l’a trahi et qui l’a affiché sur un Mur des Cons qui n’a rien de virtuel et tout de permanent. L’Union Européenne, laissée sans contrôle par un président foncièrement anti-français, a réussi à détruire notre industrie, notre agriculture, et notre politique énergétique et même, la construction immobilière. Les cadeaux au peuple sans production et entièrement payés par la dette se sont imposés comme exclusif moyen de gouvernement. Demandez à M. Hollande, le gros malin qui joue au cheval de retour : « C’est gratuit c’est l’État qui paie » et qui aura droit sur le service public à une émission dirigée par la femme de M. Glucksman où il a étalé pendant les heures ses cadeaux au peuple à base de gratuité fictive.

L’inversion est partout. On veut consommer et redistribuer sans produire ; asseoir la sécurité sur la protection et l’excuse des assassins, assurer le destin français en niant la France et en la dissolvant dans une Europe fédérale chimérique dominée par l’Allemagne, électrifier les usages en s’appuyant sur une énergie imprévisible et incontrôlable, renforcer l’Éducation nationale en liquidant l’enseignement national. On pense assurer la promotion des nuls en détruisant les méritants, des pauvres en détruisant les riches, des femmes en détruisant une virilité déclarée toxique, des régions en détruisant les grandes villes, des pays sous-développés en accablant les autres, des immigrés en saquant les nationaux etc.

La grande question est devenue poignante  : que sera la France dans 25 ans si on continue comme cela ?

On sait déjà que la population aura diminué et que les enfants se seront évaporés. Il est probable que les régions séparatistes auront réussi leur projet : l’Alsace aura gagné son statut de région européenne autonome, comme la Corse, la Bretagne, le Pays basque, la Savoie, la Flandre, l’Occitanie, le Comtat Venaissin et pourquoi pas l’Auvergne et la Normandie. L’Union européenne sera un Etat fédéral de plein droit avec un président élu. L’anglais sera la langue unique officielle de la Fédération. La France sera un état islamisé, ruiné et dominé par le narco trafic, où les muezzins peupleront les minarets. L’université française poubellisée sera juste un forum politique visant à défendre intérêts de l’Islam comme aujourd’hui mais d’une façon déclarée et ouverte. L’explosion finale des finances publiques aura entraîné une récession de plus de 30 % du PIB. La France sera à la soixantième place dans le classement du PIB par tête. On aura commencé à tuer les vieux dans les hospices. Il sera devenu impossible de maintenir le patrimoine et on aura plus d’argent pour faire face aux frais d’entretien des grandes villes. Des ruines urbaines commenceront à apparaître en leur sein, comme on voit des masures s’effondrer le long des routes aujourd’hui.

Le plus consternant est que ce scénario est le plus favorable. Une invasion russe ou une guerre civile, une récession gravissime, ou toute autre catastrophe du même genre peuvent se produire à tout moment, en même temps qu’une fuite des élites et des capitaux, laissant la France au niveau dramatique d’épave nationale, sociale et économique.

On dira : vous exagérez ! Regardez autour de vous ! Tout le monde est heureux. Et si vous posez la question, tout le monde déclare aller bien et que ce sont les autres qui vont mal. Ce n’est pas faux. Mais on connait tout cela. C’est la fameuse blague du type qui tombe de 30ème étage : jusqu’au premier, tout va très bien ! Accroché à une dépense publique désormais infinançable, tout va bien tant que cela ne casse pas. Sinon, patatras !

C’est toujours difficile d’envisager le pire.

Qui aurait pu prévoir en 1971qu’on soit là où la France est descendue cinquante-cinq ans plus tard, qu’on aurait accepté de réélire un Président atteint par une maladie de la personnalité, antinational et pervers, qu’on aurait toléré qu’une Espagnole abusive poussée au pouvoir par les alcôves détruise la capitale française ? Qui aurait même pu seulement imaginer qu’on détruirait radicalement l’école, la justice, la police, l’armée, l’industrie, l’agriculture, l’énergie, l’activité portuaire et même l’immobilier, tout en laissant les naissances sombrer, la dette s’envoler à des sommets himalayens et la drogue triompher, sur fond de remplacement inéluctable de la population par des immigrés islamisés et revanchards ? Par quelle dinguerie soudaine la France a-t-elle accepter cela , et a cru devoir en redemander ?

Encore aujourd’hui, nous ne voulons pas voir les dommages certains de la persistance des erreurs récentes les plus graves. Qui a écrit que l’ennui du pire, c’est qu’on s’y habituait ?

L’honneur de ce blog aura été de ne jamais céder à la tentation d’abandonner le combat contre des erreurs qui s’avèrent désormais clairement mortelles pour une « certaine idée » de la France, sa prospérité et sa place dans le mouvement du monde.

Malgré les rodomontades, aucun parti politique n’est décidé réellement à faire face. Dès qu’il s’agit de prendre une mesure précise et centrée sur un problème grave, obligatoirement génératrice d’une opposition forte et d’une obligation de combattre pas à pas, tous les politiques tournent le dos, même quand les mesures sont parfaitement fondées et défendables. Mais « c’est la faute du peuple » : la démocratie veut qu’on suive l’opinion publique, non ? Les « jeunes » ? Ils ne voudraient plus travailler, comme les cinquantenaires.

Alors « e viva la muerte » : les Parlementaires veulent organiser le suicide assisté ; Mme Tondelier suggère de laisser mourir de chaud, sans climatisation, les vieillards surnuméraires. M. Mélenchon, sous son surnom de Santerre, l’homme qui a inventé le gazage de population, annonce le grand nettoyage révolutionnaire. M. Macron fait entendre aux mères de famille qu’elles doivent s’attendre à perdre des enfants ! Tant de sollicitude pour la mort est bien émouvante.

Seule obsession politicienne : être candidat puis au second tour de l’élection présidentielle. Pour la suite, on verra bien ! Pour durer, on ne dira rien. Eloge du néant béant sur le fond, et du néant bêlant sur la forme ; la tactique politicienne et la com’ sont les seules préoccupations.

Aucun intérêt ! Aucun espoir de changement ?

Le Français, né malin ….

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

Livre "Les Malheurs de la Vérité" - L'interview de l'auteur

Les Malheurs de la Vérité

Didier Dufau

L’interview de l’auteur,

Question : Vous avez exploré les causes de la crise de 2008 dans votre premier livre L’Étrange Désastre, édité dans le cadre du Cercle des économistes E-toile que vous présidez. Vous avez ensuite publié une histoire de la monnaie de 1919 à 2019, La Monnaie du Diable, parce que vous jugiez que peu de gens connaissaient cette histoire fondamentale. En 2021, vous avez averti dans Réconcilier Économie et Écologie, deux trains lancés l’un contre l’autre sur la même voie, qu’on entrait dans une impasse.

L’actualité donne largement raison à vos thèses. La mondialisation déséquilibrée, qui permet d’accumuler d’énormes excédents et déficits, depuis que les changes flottants ont remplacé les Accords de Bretton Woods, a vu les États-Unis tenter de réduire ses déficits par les droits de douane décidés unilatéralement. L’étouffement économique associé à un écologisme déraisonnable a conduit l’Union Européenne à desserrer les règles folles imposées par J. Timmermans.

Pourquoi un économiste croit-il devoir aborder une question aussi générale que « la Vérité » qui ressort plus de la morale ou au moins de la sociologie ?

Didier Dufau : Les grandes questions économiques sont passées au second plan depuis le Covid. La dette a créé le sentiment que peu importait la production, on pouvait vivre avec l’argent des autres ou l’argent magique. Les analyses de l’opinion et des forces sociales ont pris l’avantage. Les travaux des sondeurs d’opinion ont la priorité sur la réflexion proprement économique.

Question : Pensez-vous que le débat économique serein n’est plus possible ?

DD : C’est un constat. Le spectacle indigne donné par les Parlementaires français en ce moment est pour le moins éclairant. Nous avons créé notre petit cercle pour faire valoir des idées qu’on ne retrouvait pas toujours dans les médias où la « vérité » est « construite ». Mais entre le silence et l’injure permanente, il faut constater non pas seulement un changement d’intensité de la querelle mais un début d’interdiction du débat.

Q. : En quoi le débat sur la Vérité est-il aujourd’hui indispensable ?

DD : Michel Barnier, au début de sa courte mission de Premier Ministre a déclaré : « Moi, je dirai la vérité ». Depuis, la dénonciation du mensonge se retrouve partout, pas toujours de façon très utile. Traiter ses adversaires de menteurs est le degré zéro de la politique. Mais comment a-t-on pu cumuler autant de crises, certains en ont compté une quarantaine, et aussi graves, s’il n’y a pas eu quelques dysfonctionnements dans le système d’information des Français ?

Normalement la « conversation démocratique » aurait dû permettre d’anticiper les difficultés et d’élaborer des solutions préventives et curatives. Là est le mystère et il importe de comprendre ce qui s’est passé.

Q : Vous considérez que le système d’information français a failli ?

DD : Très clairement. À partir du moment où les drames se sont accumulés à ce point, il faut se pencher très sérieusement sur la question. Il y a un vice quelque part qu’il importe de bien comprendre et de corriger.

Q. : Quel est donc ce vice, selon vous ?

DD : Nous l’avons examiné en détail et lui avons donné un nom : le Grand Mensonge Systémique. Un GMS est une vérité qui ne parvient pas à entrer dans la conversation démocratique. Pour un observateur raisonnable, elle ne fait aucun doute. Néanmoins, elle va rester hors du système d’information. Un Grand mensonge Systémique suit toujours à peu près la même séquence. Au départ est l’occultation. Si le système d’information n’en parle pas, la vérité n’est pas débattue. Les « forces d’occultation » sur certains sujets sont diverses, nombreuses et puissantes. Deuxième phase : on ne peut plus occulter la vérité qui s’infiltre un peu partout. Alors commence la négation. « Ce n’est pas vrai ! Ceux qui le prétendent sont des vilains. Ne les écoutez pas et circulez, il n’y a rien à voir ». Troisième phase : la minimisation. C’est vrai ! Mais ceux qui en parlent exagèrent. Ne les écoutez pas. Circulez, il n’y a toujours rien à voir. Le stade ultime : l’exonération. Oui c’est vrai ! On ne peut ni le nier, ni le minimiser. Et alors ? L’affaire est complexe et de toute façon ce n’est pas notre faute. Inutile de s’attarder.

Cette séquence, dite loi de Chaix, du nom du membre du cercle qui l’a explicitée, peut durer cinquante ans et plus.

L’ennui c’est que les vérités qui subissent ce traitement sont en général associées à des conséquences très graves. Si trop d’entre elles sont ainsi stérilisées, alors les crises finissent par s’accumuler de façon inextricable comme on le constate aujourd’hui.

Q. : Comment expliquer cette multiplication des Grands Mensonges Systémiques ?

DD : Les « élites » ne veulent pas remettre en cause les institutions ou les politiques ancrées dans des rapports de force sévères et considèrent que l’éviction des problèmes les plus graves permettra de passer les caps électoraux sans trop de dommages. On « enjambe » les élections ! Et on s’en vante ! Pour ces gens, il faut présenter une information « pédagogique », « performative », construite et purifiée. Le débat public devient non seulement insipide mais faux jeton. Car il faut à chaque échec donner une explication sans remettre en cause les mensonges récurrents. Des constructions publicitaires monstrueuses de sottise sont alors proposées aux masses ignorantes qui doivent s’en contenter. Logiquement, ces derniers le répètent depuis près de trente ans : « on marche sur la tête ». Ils ne sont pas entièrement dupes. Et ils ne vont plus voter ou ils votent « protestataire ».

Comme le disait Muyzenberg, l’astucieux théoricien de la dialectique communiste, « devant des ignorants, la vérité et le mensonge sont à égalité ». Alors ? Pourquoi se priver de mentir utile ? Mais l’auditoire décroche vite.

Q. Pourriez-vous nous donner des exemples ?

DD : Faire un inventaire de la sottise économique qui s’étale dans les médias serait amusant mais sans fin. Ces « narratifs » dont nous sommes accablés tous les jours sont consternants. On le jugera à ces petits exemples :

-            Les 35 heures ont créé de l’emploi

-            L’Union Européenne nous protège

-            La conversion énergétique va créer de l’emploi en France

-            Le wokisme est un fantasme

-            Le capitalisme est la cause de la dénatalité

-            Les éoliennes sont une solution évidente

-            La SNCF fait des bénéfices

-            Il faut être heureux de la crise immobilière, car la hausse a été « scandaleuse ».

-            La dette démente, c’est bien.

-            Le retour à la retraite à 62 ans est possible.

-            La dette française ne pouvant plus croître au même rythme, il faut que l’Union européenne prenne le relais et finance les transitions militaires, numériques, écologiques par d’immenses emprunts.

-            Un système de retraite par répartition est compatible avec le vieillissement de la population et la disparition progressive de la jeunesse.

-            Le néoféminisme politique n’a rien à voir dans la baisse des naissances.

-            Cela ne coûte rien c’est l’État qui paie.

-            Toute immigration est heureuse.

-            Le classement Pisa ne donne pas une vraie indication des progrès de l’éducation nationale.

-            La notation de la dette de la France n’a pas d’importance.

-            On a supprimé la taxe d’habitation et donc réduit les impôts (alors qu’on n’a fait que transférer le financement sur d’autres et la dette).

-            Macron nous protège.

-            Certes nous baissons régulièrement pour le rang dans le monde pour le rapport PIB par tête. Mais l’indice est mauvais. En matière de bonheur par tête nous sommes bien placés.

-            La prison conduit à la récidive. Les récidivistes ne doivent donc pas aller en prison !

-            On peut contrôler le trafic de drogues sans s’attaquer sérieusement aux jeunes immigrés qui s’y livrent quasiment impunément. Ni à leur famille.

-            Les ARS ont amélioré la gestion de la santé.

-            Les faits sont fascistes

-            Le calendrier prévu par l’Union Européenne pour décarboner totalement son économie est tenable.

-            La politique écologique n’a pas besoin d’étude d’impact. Les conclusions du GIEC suffisent.

-            Installer des champs d’éoliennes ou de plaques photovoltaïques n’est pas une artificialisation des sols

-            Exproprier progressivement chaque année et sans indemnité 2 % du capital des entreprises importantes n’a pas de conséquences sur le fonctionnement de ces entreprises

-            Redistribuer par les prélèvements l’équivalent de la valeur ajoutée globale des entreprises est durable. (1 600 milliards d’euros dans les deux cas en 2024).

Q. : Faire la chasse à toutes ces sottises vous paraît-il un travail surhumain ?

DD : Surtout inutile. La puérilité de toutes ces affirmations défie tout débat. Il faut se concentrer sur les Grands Mensonges Systémiques qui doivent être exposés en pleine lumière et qualifiés comme tel, afin que plus personne n’ose s’en emparer sans être ridicule.

Q. : Quels sont donc ces Grands Mensonges Systémiques ?

DD : Nous en avons isolé une demi-douzaine, en se concentrant sur ceux qui ont une influence directe sur les difficultés criantes que nous rencontrons et sont encore largement exclus du débat démocratique utile. Pour chacun d’entre eux nous avons d’abord clairement défini la vérité concernée et le mensonge associé. Nous avons fait l’historique de son apparition et de son développement, phase par phase, et clairement établi le lien avec les difficultés actuelles. Ce lien est tellement fort que nous avons eu du mal à finir le livre. Chaque semaine apporte son lot de confirmations et d’illustrations. On est tenté de rester coller à l’actualité !

G. : Pourriez-vous donner un exemple

DD : Le plus démonstratif est le Grand Mensonge Systémique démographique. Pendant cinquante ans le narratif public a voulu que la pilule, l’avortement, la remise en cause de la famille traditionnelle, le néoféminisme exalté et le Wokisme n’entraînent aucune conséquence sur la natalité. Tout allait bien en France qui faisait mieux que tous les autres pays développés. Jusqu’à ce qu’on constate que les moins de 20 ans sont 15 millions en 2025 alors qu’ils étaient 30 millions en 1971. Une division par deux. Un terrible effondrement. À ce rythme, ils seront 5 millions en 2 100 ! Souhaitable ? Et on découvre soudain que la classe des 20-60 ans a baissé dans les dix dernières années et n’a pas pu financer  les retraites de près de 3 000 000 de plus de 60 ans supplémentaires. Qui avait prévenu, anticipé et proposé des solutions ? Pas un mot ! Chut !!! L’occultation a été totale avec la complicité de l’INED. Il a fallu attendre 2 024 pour qu’on sorte de l’occultation, de la négation et de la minimisation en deux ans. Depuis mai 2025 le remplacement générationnel ne se fait plus. Difficile de ne pas voir le lien avec :

-            L’impossibilité de boucler les budgets sociaux et nationaux,

-            La stagnation de la croissance

-            La difficulté de trouver des collaborateurs et pire encore de réindustrialiser

-            La complexité de mobiliser une force militaire plus solide,

-            La baisse relative du PIB par tête,

Cependant les politiques suivies depuis 2013 ont été toutes contraires à la natalité. Hollande baisse le quotient familial et les allocations familiales. Macron et le Parlement constitutionnalisent le doit inconditionnel et gratuit à l’avortement. Rassurer le mouvement LGBTIA leur paraît plus important que de redresser la natalité.

Depuis cinquante ans, le Grand Mensonge Systémique démographique ne permet pas de laisser entrer pleinement dans le débat public la vérité de la dénatalité catastrophique. Aujourd’hui la vérité est bien exposée mais curieusement, les politiques considèrent que cela ne change rien et ne proposent toujours rien de sérieux. C’est le prototype d’une phase d’exonération. « C’est comme cela. C’est complexe et on n’y peut rien ». Luc Ferry explique la dénatalité par le mariage d’amour ! On ne va tout de même pas proscrire l’amour ! Circulez, il n’y a toujours rien à voir…

Q.  Restez-vous optimiste ?

DD : La pédagogie par l’exposition sans fards de la réalité est difficile. Tout le monde connaît le livre de J.-F. Revel sur « la connaissance inutile ».

Casser le cadre totalement fictif de certains « narratifs » politiques, alors que les médias n’osent pas faire véritablement leur travail et acceptent souvent de participer à la construction d’un habillage totalement insincère de la réalité, n’est pas simple. Mais lorsqu’un journaliste fait le lien entre les difficultés de plus en plus insurmontables et le discours dominant, il a en général honte de participer à ce jeu sinistre. Les journalistes ne sont pas des voyous, même si on voit que les lignes idéologiques sont très formées dans les différents médias et que le jeu des forces dominantes y est très présent.

Personne n’a réellement envie de participer à l’occultation d’une vérité nécessaire ou sa négation ou sa minimisation, dès lors qu’il est établi qu’il s’agit d’un Grand Mensonge Systémique qui provoque des conséquences dramatiques.

Tant que la nécessité d’arrêter la complaisance au mensonge ne s’est pas radicalement imposée dans les différents milieux qui participent à la construction de l’opinion, les logiques d’occultation, de négation, de minimisation et d’exonération resteront prégnantes. Il faut aussi étendre cette pédagogie au plus grand nombre. Les Français ont le droit et la capacité de savoir. Ils doivent se révolter contre les Grands Mensonges Systémiques qui les conduisent droit à la catastrophe.

C’est le message qu’il faut nourrir et faire passer dans les mentalités ! Je crois que personne lorsqu’il refermera le livre, ne pensera jamais plus qu’il faut perpétuer les Grands Mensonges Systémique. Les malheurs de la vérité sont d’abord des malheurs tragiques pour les Français.

Faut-il mettre en cause la Constitution de la Ve République ?

Le mensuel Causeur, dans sa livraison de septembre 2025, a publié la libelle anti-gaulliste la plus violente qu’on ait lue depuis les temps troublés de la guerre d’Algérie. Plus d’un demi-siècle après la mort du Général de Gaulle, une telle diarrhée d’invectives surprend. Pourquoi tant de haine rétrospective ? Voici quelques échantillons des « compliments » de l’auteur, Pascal Avot :

- Le gaullisme est un naufrage.

- Le naufrage idéologique du gaullisme

- Le gaullisme est devenu un ectoplasme

- Il relève du « cosplays » (sic)

- De Gaulle a conçu la machine qui a tué la nation.

- L’état gaulliste est un tueur en série économique.

- La géopolitique gaulliste est une décharge pour concepts hors service.

- Le gaullisme est une fin de race

- Laisser la France goûter à l’Après-Charles

- De Gaulle va perdre sa statue et devenir une statuette.

- Les admirateurs de De Gaulle « passeront au mieux pour d’aimables plaisantins, au pire pour de dangereux illuminés »

Pour l’auteur, cette statuette doit clairement subir un rite de style Vaudou, avec mille épingles traversantes permettant l’exécration et la malédiction. Présenter le fondateur de la Ve République comme un tueur, un naufrageur, un ectoplasme fin de race à jeter à la décharge, ne laisse pas entrevoir une analyse d’une grande profondeur. On se souvient d’un journal, Hara-Kiri, qui offrait en quatrième de couverture « une page de vomi ». Mais c’était pour rire ! Un rire pas trop distingué mais un rire tout de même. Ici, pas question de lâcher la guillotine. La tête au képi à deux étoiles doit rouler dans la sciure pour l’éternité, sous les crachats.

Pourquoi s’attarder sur ce texte injurieux ?

L’article est en vérité une critique acerbe du rôle de l’État. L’auteur montre sans originalité mais avec exactitude que l’État français s’est cru prométhéen et a utilisé sa force pour détruire l’économie française à force de socialisme et d’étatisme délirants. Il constate que « la droite n’a eu ni le courage ni l’intelligence d’annuler ces quatorze ans où la France est devenue un pays d’assistanat addictif, de redistribution ratée, de mépris pour les riches, d’hypnose idéologique, de bureaucratie galopante et de laideur morale ». « C’est l’État et lui seul qui a vidé le pays de sa substance économique dans le seul but de nourrir sa cohorte de serviteurs, sa myriade d’obligés et d’affidés et de monter en neige ses projets imbéciles ».

Comme la forme actuelle de l’organisation de l’État a été voulue par le Général, c’est lui le coupable. La voiture s’est plantée dans un platane : ce n’est pas la faute du conducteur mais du concepteur de la voiture. Sans doute veut-il dire que, sans volant, la voiture n’aurait pas eu d’accident !

De Gaulle était, en économie, le contraire même du laxisme. Il a très bien vu que la destruction des Accords de Bretton Woods mettrait fin aux « Trente glorieuses » et il a souhaité mettre fin au rôle du dollar et rétablir celui de l’or, comme base du système. Il a constamment rappelé notamment à M. Giscard qu’il ne fallait pas dépasser 32 % du PIB en prélèvements de toute nature. Il a souhaité une décentralisation et une association entre capital et travail pour permettre des arbitrages plus près du terrain et des acteurs. Il a dû faire face à une révolte venue des États-Unis et au laxisme de George Pompidou. Il est alors parti.

Le vrai coupable de ce qui s’est passé n’est ni de Gaulle ni la Constitution. L’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante, stade suprême de la prise en main du politique par la haute fonction publique, n’est pas née en 1958. Dès la crise de 1929, les Polytechniciens ont lancé le mouvement X-Crise fondé sur l’idée qu’il ne fallait plus laisser le pouvoir à des politiciens ignorants. Maurice Allais est une des réussites de cette réflexion. Il a annoncé avec ténacité qu’une grande crise allait se produire, sans aucun écho dans le système médiatique. Des économistes polytechniciens plus actuels sont moins convaincants. Il ne suffit pas d’être polytechnicien pour avoir raison.

Les Inspecteurs de Finances ont eu le même réflexe après l’effondrement en quinze jours des armées françaises en mai 1940. Ils ont décidé qu’il fallait prendre en main les affaires, faire les réformes nécessaires et se faire nommer ou élire aux postes de responsabilités politiques pour éviter une telle déroute pour l’avenir. Pratiquement toutes les réformes qui se concrétiseront dans le plan du Conseil National de la Résistance date de Quarante et ont mûri pendant l’occupation avant de fleurir à la Libération. L’ENA est créée, comme pratiquement toutes les institutions sociales, au profit d’une nouvelle caste entreprenante et dominatrice : l’Enarchie.

Dès la Quatrième, le poste de président du Conseil est conquis d’abord par Mendès-France puis Bourgès Monoury puis Félix Gaillard. Ensuite, ce sera Michel Debré. Avec le couple Giscard-Chirac la main mise énarchique est totale. Elle s’épanouit dans la démesure sous Hollande et Emmanuel Macron. On voit alors que le poste de premier Ministre est juste une étape de carrière administrative entre un poste de président de société de bus et la direction d’une société de métro ou de chemins de fer. Le premier Ministre perd sa consistance politique en ne représentant plus aucun segment du corps électoral. Gauche, Centre et Droite deviennent des entités politiques indistinctes et dominées par des élites administratives. Tous font la même politique. L’impôt ; le règlement, la subvention, les trois disciplines de base du haut fonctionnaire, explosent littéralement et coulent la France.

L’auteur se trompe de combat. L’objet de son ressentiment devrait être l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante. Elle peut être réduite par deux mesures simples : interdire aux hauts fonctionnaires de devenir des élus, sauf à démissionner de leur statut ; interdire les cumuls de rémunérations publiques. L’épistémocratie ne vaut pas mieux que la partitocratie. La séparation des pouvoirs implique que les hauts fonctionnaires servent la République mais ne la dirigent pas.

Là est la mesure utile et intelligente.

Éructer contre le Général de Gaulle est une passion triste et morbide mais surtout une erreur de cible particulièrement embarrassante.

Maintenant, il reste la liste affligeante de Présidents qui se croient des Jupiter et finissent dans le n'importe quoi. Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron ont été des présidents catastrophiques. Tous ont laissé filer la dette et multiplié l'interventionnisme de l’État nounou, sans oser s'attaquer aux deux sources principales des malheurs français ; la dénatalité et les défauts radicaux des systèmes monétaires internationaux, au sein d'une mondialisation dérégulée et déséquilibrée ; après avoir perdu toute indépendance au profit des commissaires européens.

Le spectacle donné par les parlementaires actuellement indique tout de même qu'il y a pire que des présidents défaillants. Fin de régime ? Tout le monde l'annonce. Avoir laissé la France dégringoler à la 28e place pour le PIB par tête est en effet le genre de résultat que personne en 1973, dans ses pires cauchemars, n'entrevoyait. Encore 50 ans de délire et on sera dépassé par le Zimbabwe. L'Européisme, l'Étatisme, le Socialisme, le Wokisme, le Fiscalisme, l'Anticapitalisme, l'Escrologie, le Keynésianisme dévoyé, la démagogie de la "gratuité de la vie", le gouvernement des juges, l'idéologie de la non-répression et le Justicialisme, ont été de plus féroces ennemis du peuple Français et de sa prospérité que la Constitution.

Le problème de la France n'est pas d'avoir un président trop puissant, mais qu'il a perdu toute autorité. Le problème du peuple français n'est pas qu'il souffre, mais qu'il ne travaille plus et ne fait plus d'enfants. Dans ces conditions, l'effondrement est automatique. Les Français ont le choix de croire qu'ils peuvent vivre sur la dette et l'argent des riches, ou de se remettre au boulot avec détermination, réenchanter la natalité et revenir aux grands équilibres.

La personnalité du futur président est importante, mais le programme l'est plus encore. En sacrifiant une mesure indispensable (le recul de l'âge de la retraite) la classe politique jette un froid terrible sur notre avenir. Certains désormais finissent par croire que le communisme est une solution pour perdurer dans la fainéantise assistée.

La seule solution est de se remettre dans la dynamique de la Ve République et de faire admettre aux Français que le salut passe par un programme massif et dynamique de redressement, avec la nécessité d'infliger une défaite cuisante aux ennemis de l'intérieur et de faire gagner une diplomatie de la prospérité.

Il est malheureusement clair qu'on n'en prend pas le chemin.

C'est tout de suite qu'il faut corriger la trajectoire et construire le projet décisif.

 

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

Taxe Zucman : l'aveu implicite d'une inspiration communiste

Merci à Gabriel Zucman d’avoir donné une clé d’interprétation significative de sa taxe, devenue virale dans le cadre de la grande opération de séduction du parti socialiste lancée par Emmanuel Macron, pour sauver les deux années restantes de son quinquennat. Dans un article sur Linkedin, il souhaitait répondre à ceux qui démontraient qu’elle ferait sombrer la croissance des entreprises concernées. Son argument : Il faut séparer l’actif de l’entreprise que la taxe n’altérerait pas et les administrateurs et actionnaires, les « hommes de papier », qu’on peut exproprier à petit feu sans dommage.

Gabriel Zucman reprend à son compte une distinction qui était courante en URSS et qui a été la base notamment de la politique soviétique en matière d’organisation de l’agriculture. La réification du paysan, devenu koulak en Russie et koulkoul en Ukraine, est équivalente à celle du patron propriétaire devenu un « papier » et non une personne de chair et de sang. On pouvait tout faire subir aux Koulaks. L’important était les semences, le tracteur et l’engrais. L’agriculture soviétique a été un désastre. Dès la chute du système communiste, on a assisté au retour de la grande vocation de l’Ukraine qui était d’être le grenier à grains du monde, rejointe par la Russie.

La vérité : une entreprise est un tout.

La leçon d’hier rejoint celle des grands États du moment. La Chine exige qu’une filiale étrangère soit associée à une société chinoise. Trump exige que le Tik Tok américain soit vendu à des Américains. On a pu vérifier qu’Orange privatisée n’est pas la même entreprise que France-Télécoms.

Stigmatiser de façon méprisante les propriétaires, et vouloir les exproprier progressivement sans indemnité, en pensant que l’entreprise elle-même n’en serait pas affectée dans ses résultats, est une pure spéculation idéologique de militant qui ne tient aucun compte de la réalité.

Merci vraiment pour cette clarification bienvenue qui souligne une inspiration communiste assumée, ce qui est bien toujours un peu surprenant quand on réfléchit aux 75 ans d’échec de ce régime avant son effondrement de l’intérieur. Elle permet d’en prévoir les conséquences et explique pourquoi beaucoup pensent qu’elle doit être dénoncée et écartée sans faiblesse dans une société de liberté où la propriété a valeur constitutionnelle.

Il est intéressant de noter qu’en France, pour être un économiste en vue, il suffit de proposer des taxes : taxe Tobin un temps ; délire Pic(po)ketty, ensuite ; taxe Zucman aujourd’hui.

Le Français, né malin…

Vents mauvais, fantômes crépusculaires, l’automne de la France

Le problème de l’abjection, c’est qu’une fois engagé sur ce sinistre chemin, on ne peut que descendre. Ceux qui ont entraîné la France dans ce précipice organisent des sarabandes méphitiques imposées par des médias en pleine décomposition qui salissent des auditeurs ou des lecteurs interloqués.

Éric Schoettl écrit avec une belle plume : « un président fantôme reconnaît un état fantôme ». La séance à l’ONU a été effectivement une cérémonie mortuaire au sein d’une institution, l’ONU, morte depuis longtemps.

Le même jour un tribunal spectral condamne à 5 ans de prison fermes un ancien président pour des charges fantômes, après une instruction méphitique, façon chasse à l’homme, qui a duré 20 ans pour un prix extravagant. Après Juppé, Chirac, Fillon, c’est le quatrième haut dirigeant LR à être condamné. Le justicialisme d’extrême gauche frappe toujours à droite. On dénonce l’exécution provisoire. Mais c’est une exécution définitive !

L’antiaméricanisme était le socialisme des imbéciles. Les socialistes se sont convertis à l’extrême gauche américaine. Ils viennent d’importer le programme wokiste, anti capitaliste et proche de la guerre civile des Démocrates, et reprennent la taxe dite Zucman, un génie, nécessairement un génie, qui a adapté un des articles les plus frelatés du programme de Kamala Harris. L’importation des sottises dangereuses du parti Démocrate devient le nouveau socialisme des imbéciles.

La grande opération d’Emmanuel Macron pour recoller les morceaux avec le PS et obtenir soit qu’il entre dans la coalition gouvernementale, soit qu’il s’abstienne de la détruire, tourne à la confusion. Mort aux riches (avec joli dessin d’une guillotine) devient le slogan à la mode. On appréciera sa délicatesse sociale, sa finesse idéologique et son opportunité, alors que la dette continue de monter à la vitesse d’un cheval au galop et que la stagnation économique menace de tourner à la récession.

Le nouveau premier ministre offert à la France, front bas (on n’ose pas dire qu’il a le front populaire), s’active à on ne sait quoi dans un silence total. Un fantôme ! On commence à remettre en cause la cornue étrange de Lecornu que certains veulent envoyer se rhabiller.

Bidochon, le motard de la rue du Cirque, un autre président spectral, parade dans les médias en flattant sa gauchitude et en tenant des propos lunaires. Macron le met sur une estrade avec Glucksmann, pour obtenir sa béquille et finir son quinquennat impossible. Mais la direction du PS ne veut pas. Ce n’est pas un fort Vauban, ce Faure. Mais la douve qui le protège est si pourrie par LFI que même la nomination de Mme Najat BelKacem, épouse de M. Vallaud chef des socialistes de l’Assemblée et copain de promotion à l’ENA du président, risque de ne pas suffire. Où va-t-on dans cette république bananière non fantomatique si de petites corruptions ne suffisent plus ?

Poutine, le fantôme de Staline, et dont certains Russes disent que celui qu’on voit partout est en fait un sosie, teste tous les jours la défense de l’Union Européenne et envoie drones et avions de chasse dans son espace aérien, tout en déclarant que si on les détruit il entrera en guerre.

Gaza, réduite en poussière n’est plus qu’une ville fantôme, où les fantoches du Hamas se terrent comme des spectres dans des tunnels creusés avec l’argent des Occidentaux. Le gouvernement israélien annonce qu’il va réduire à néant ce qui reste et ceux qui viendraient à rester, et illustre sa vision personnelle du slogan « free Palestine » : libération de tout pouvoir musulman.

Mme Van der Leyen chante à sa façon une version moderne, en anglais, du fantomatique « deutschland uber alles » tout en piétinant la France de Macron avec ses petits mocassins. Apparemment cela suffit pour aplatir le président fantôme français.

Le Bitcoin, l’exemple parfait d’une monnaie fantôme est désormais très au-dessus de 100 000 dollars. Mais la BCE, ce fantôme de banque centrale, va émettre des cryptos euros. Formidable, non ?

Qui aurait pu croire que la France sombre aussi bas aussi vite ? Les Augures annoncent, toujours en anglais, un « day of reckoning ». Le Jugement Dernier est le dernier reste d’un catholicisme que Vatican II a liquidé en un demi-siècle et qui ne trouve plus de prêtres nulle part dans le monde, comme le constate le Wall Street journal. Il ne faut pas confondre porte de la chapelle et Porte de la Chapelle.

Cette année Halloween a commencé un peu tôt.

« Couple franco-allemand » : le mythe peut-il encore survivre ?

La création de la Communauté économique européenne avait, au départ, le but d’empêcher l’Allemagne de redevenir dominante en Europe. On n’a pas voulu qu’elle expie durablement ses crimes et on n’a pas repris l’antienne des réparations qui avait gâché l’après-guerre de quatorze. On l’a dégagée de toute obligation militaire. On l’a coupée en trois et occupée. On l’a encoquillée dans une union économique.

L’Allemagne de l’Ouest a compris qu’elle devait s’en sortir par le travail et l’exportation en devenant très compétitive, doctrine partagée par le Japon. Et accepter le nouveau suzerain, les Etats-Unis ! La « construction européenne » était vue en Allemagne comme une volonté américaine qui offrait à l’Allemagne de l’Ouest démocratique une place diplomatique de fondateur et la réintégration dans le concert des nations, sous réserve de respecter le suzerain… tout en évitant de passer sous les fourches caudines de la France, seule puissance libre en Europe.

Dans une Europe des six avec l’Italie, ex fasciste, l’Allemagne, ex-nazie, et le petit Benelux, la France, force occupante en Allemagne, tenait un rôle crucial. Vainqueur au côté des Alliés, avec un siège ad hoc à l’ONU, elle seule pouvait parler haut. La France a cru disposer du pouvoir de direction de l’Europe, l’Allemagne déconsidérée jouant le jeu de l’économie partagée. L’Allemagne serait le cheval et la France le cavalier ! Un couple, mais assez spécial propre à créer les conditions d’une Europe de la coopération renforcée et de la paix entre les anciennes nations ennemies.

Le Général avec le traité de l’Elysée croyait pouvoir réaliser ce tour de force, en coupant la tutelle des Américains sur l’Allemagne. Les dispositions sympathiques mais triviales du traité s’imposèrent mais le préambule voté unilatéralement par le Bundestag, introduisait «expressément et explicitement les mots et les concepts mêmes que de Gaulle avait opiniâtrement écartés » :

« Étroite association entre l'Europe et les États-Unis d'Amérique »,

« Admission de la Grande-Bretagne » (qui intégrera la CEE lors de son premier élargissement en 1973),

« Défense commune dans le cadre de l'Alliance de l'Atlantique nord »,

« Abaissement des barrières douanières avec la Grande-Bretagne et les États-Unis d'Amérique, ainsi que d'autres États, dans le cadre du GATT ».

La réconciliation a eu lieu. Des relations de confiance ont été établies à plusieurs étages (jeunesse, villes, gouvernement…). Mais il n’y a jamais eu de couple franco-allemand.

Jusqu’en 1971, les excédents allemands ont été partiellement et provisoirement corrigés par les mécanismes de Bretton Woods, avec des réévaluations parfois sévères des taux de change allemands (deux fois entre 58 et 71). Jusqu’aux évènements de mai 68, le commerce extérieur français était satisfaisant. Le budget était tenu, bien que le Général de Gaulle fût exaspéré par la politique personnelle de Giscard déjà obsédé par l’impôt et la dépense publique, souvent soutenu par Pompidou. « Pas plus de 32% de prélèvements obligatoires ! » disait-il. La démographie était excellente soutenue par le retour des Français d’Algérie.

Pompidou allait être l’homme du réalignement de la France sur les Etats-Unis et sur l’européisme sous suzeraineté. L’apport gaulliste va être mis au panier.

Il accepte l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE, y affaiblissant la position de la France

Il fait préparer une réforme monétaire permettant à l’Europe d’avoir une monnaie en propre,  préparant une perte de souveraineté.

Tout cela allait être aggravé par deux actions venues des Etats-Unis :

La première « révolution  de couleur », en mai 68, est une vengeance des Etats-Unis qui n’ont pas apprécié le discours du Général de Gaulle exigeant le retour à l’étalon or et la fin des privilèges du dollar. Pompidou, premier Ministre, croit devoir finasser avec les étudiants en révolte et cède tout, entraînant l’effondrement de la monnaie…  du budget et de l’Education nationale.

La destruction des accords de Bretton Woods, met fin aux Trente Glorieuses, provoque la crise de 1973 et met la France sous rançon des pays pétroliers. Pompidou malade laisse l’Allemagne imposer les changes flottants qui seront avalisées par Giscard à la Jamaïque.

Giscard pousse la construction européenne et impose l’énarchie compassionnelle et bienveillante en France : et le président et son premier ministre sont hauts fonctionnaires et diplômés de l’ENA. Le septennat sera totalement fiscaliste, sociétaliste et européiste. Les Allemands sont en difficulté : leurs réserves en dollars ont été dévalués et le coût de l’énergie fait vaciller leur mercantilisme. On dit en 1980 qu’ils sont l’homme malade de l’Europe. La France a fait le choix du nucléaire et se lance dans le TGV et les plans de relance industrielle.

La querelle Giscard Chirac fait le lit de Mitterrand qui assomme la France avec le programme commun, renforce l’emprise de l’Enarchie … et prépare le passage à l’Union Européenne et au traité de Maastricht, après quelques simagrées avec le chancelier Kohl qui prépare la réunification de l’Allemagne. La terrible crise de 1992-94, provoquée une fois de plus par les changes flottants, fait venir Jacques Chirac au pouvoir, qui déjeante très vite, et le sinistre Jospin vient finir de détruire le pays et sa compétitivité, en faisant dérailler l’effort nucléaire, en créant des impôts insupportables, en ruinant la compétitivité des entreprises avec notamment les 35 heures,tout en ruinant le budget pour longtemps, la dette commençant à prendre une belle ampleur.

L’élargissement de l’Union Européenne désormais fédérale à 27 états a totalement marginalisé la France, tandis que l’Allemagne a retrouvé sa domination sur toute l’Europe centrale. L’alignement sur les Etats-Unis avec mépris pour « les prétentions françaises » y est généralisé.  

Depuis 2000, le mercantilisme allemand s’est aggravé permettant au pays d’accumuler d’énormes excédents. La volonté allemande de s’opposer à l’énergie nucléaire française a été constante. Le choix débile de l’éolien l’a conduit à se mettre en les mains du gaz russe alors que le marché chinois lui permettait d’exporter ses machines, créant un concurrent mondial extravagant. Nous sommes contraints à soutenir une énergie éolienne néfaste et dont on n’a pas besoin, à cause des Allemands. Les Etats-Unis lassés de payer la sécurité de l’Allemagne et de subir les excédents de l’Allemagne augmentent de 15% les droits de douane des produits…français.  

L’Europe allemande aura été à nouveau un drame pour la France. L’élection de présidents nullissimes comme Hollande ou le catastrophique, demi-fou et dérisoire Macron a tout aggravé.

Où est le couple franco-allemand ?

Nulle part. Le fantôme s’est transformé en illusion méprisée sur laquelle on ironise. On apprend que l’Allemagne va devenir la première puissance militaire de l’Union et qu’elle se fournira en tout aux Etats-Unis. Elle a encore besoin du suzerain américain. Et la désinformation officielle française nous indique que le nouveau chancelier allemand veut rétablir de bonnes relations avec la France…

L’Allemagne n’a pas besoin de la France et en fait désormais à sa tête au PPE et à la Commission. Une autre histoire a commencé. Il faut en prendre acte. Elle est glauque pour la France, surendettée, vulnérable, et devenue à peine plus influente qu’Andorre ou le Luxembourg du fait des caprices grotesques de l’enfant-roi, malade d’anti-France et de lui-même, qu’elle a renouvelé de façon stupide et inconsidérée à sa tête.

Le mythe du couple franco-allemand est mort sans fleurs ni couronnes. RIP !

Défection américaine inattendue : pour l’Europe et la France, sortir de la nasse est impossible !

Depuis un siècle, l’Europe et les Etats-Unis n’ont jamais connu de relations tranquilles. Ces derniers ont empêché la France vainqueur de l’Allemagne en 1914 d’organiser la paix de façon durable, ce qui nous a valu Hitler, une défaite historique et une occupation sauvage vingt ans plus tard. L’éternelle gratitude que l’on doit aux alliés pour la libération de la France en 1944 est légitime. Mais il a fallu empêcher l’Amgot, c’est-à-dire l’imposition d’une monnaie américaine en France. Dès la fin de la guerre, la politique des Etats-Unis vise à détruire les empires européens. Elle bloque conjointement, déjà avec l’URSS, l’opération de récupération de nos droits sur le canal de Suez. Ensuite elle milite, toujours en liaison avec l’URSS, pour la destruction des empires, par la décolonisation, afin d’ouvrir ces marchés à leurs entreprises. L’Europe de Jean Monnet, pilotée par la CIA, a essentiellement pour but d’affaiblir la France, le Royaume uni et l’Allemagne, en les noyant dans un ensemble inoffensif. Surtout, le 15 août 1971, les Etats-Unis décident l’abandon unilatéral de leurs obligations monétaires internationales. Engagés à convertir à taux fixe le dollar en or, ils violent leur parole et l’argent des Européens et font sauter le système monétaire international décidé à Bretton Woods, accords qu’ils avaient déjà détournés à leur avantage par manœuvre astucieuse à la fin de la conférence, en imposant le dollar comme proxy de l’or dans le nouveau système.

Cette défaillance a conduit à l’énorme crise de 1973, au cartel pétrolier, et depuis, à une dégringolade ininterrompue des taux de croissance dans les pays développés, expliquée par les crises financières à répétition, moyennes, comme au début des années quatre-vingt et au début du siècle, extrêmement violentes, entre 1992-1994, puis en 2008-2009, dernière crise doublée par la crise de l’euro de 2011. Depuis cette date les pays européens vivent dans une stagnation de longue durée et depuis deux ans la France et l’Allemagne sont en récession, si on choisit, pour rendre les chiffres comparables, la méthode allemande de calculer l’inflation, sans que jamais un mot ne filtre dans la presse.

Le système des changes flottants sans aucune règle applicable aux grands excédents et aux grands déficits a provoqué pendant cinquante ans une suite de désastres économiques lamentables et créé une situation désormais pathétique, avec des niveaux de dettes ingérables.

Et voilà que, victimes également de ce système monétaire défaillant, les Etats-Unis de Donald Trump veulent une fois de plus frapper leurs partenaires de l’Alliance Atlantique au portefeuille pour régler ses propres problèmes. Soulignons l’incongruité de la position américaine qui veut à la fois battre monnaie mondiale et imposer le dollar, ce qui impose un déficit massif de sa balance des paiements, et taxer les excédents ainsi créés en contrepartie. Une parfaite injonction contradictoire. En refusant désormais de payer pour la sécurité de l’Europe et en essayant d’extorquer à l’Ukraine des ressources qui sont pour l’essentiel dans les zones conquises par la Russie, Trump se lance dans une seconde injonction contradictoire.

L’Europe à la fois abusive et portée à dépasser les limites des traités, et ectoplasme, de Mme Van der Leyen qui est structurellement alignée sur Washington et qui est devenue le vecteur du Wokisme, de l’immigration musulmane et africaine illimitée, du gouvernement des juges, et de l’explosion des nations par la création de régions autonomes, est devenue une machine soumise aux lobbies et créatrices de normes totalement asphyxiantes en tout domaine, d’une écologie anti-croissance encadrée par des échéances intenables, tout en laissant l’économie européenne décrocher par rapport au reste du monde. L’énorme extension du champ de l’Union a rendu la gouvernance problématique. Elle l’a rapprochée des frontières de la Russie qui a vu son glacis traditionnel fondre. L’Union Européenne s’est jointe aux Etats-Unis pour la réussite de la révolution Orange, un coup d’Etat tout de même. Elle a laissé le gouvernement ukrainien traiter brutalement les territoires de l’Est, russophones sinon russophiles provoquant la réaction que l’on sait, stoppée par les accords de Minsk, signés par Hollande et Merkel qui ont affirmé en rigolant qu’il s’agissait de gagner du temps pour armer l’Ukraine. La Crimée était récupérée au passage par Moscou sans presque coup férir.

Tout ceci n’était possible qu’à l’abri de l’Otan et des armées américaines, abri considéré comme éternel. Hollande du temps d’Obama, en Syrie, avait pourtant constaté que les Etats-Unis pouvaient lâcher l’Europe.

Le triomphe électoral de Trump a fait sauter les illusions. L’Europe seule est désarmée. Les Etats-Unis ont réclamé d’abord que l’Europe paie pour sa sécurité, ce qu’elle a commencé timidement à faire, avant de supprimer carrément la couverture militaire qu’elle assurait. Tout cela pour accentuer la pression sur l’Ukraine, sommée de cesser la guerre et d’accepter la pax americano-russe, c’est-à-dire la perte de ses provinces de l’Est.

Alimenter la guerre en Ukraine tout en essayant de minimiser sa vulnérabilité sur les multiples points de contacts avec la Russie est simplement impossible sans la couverture américaine.

La solution serait, selon les européistes, de créer une énorme dette européenne de 700 milliards d’euros permettant de se réarmer, de suppléer les Etats-Unis dans l’aide à l’Ukraine, de devenir autonome sur l’intelligence artificielle, tout en conservant le calendrier de décarbonation mis en place dans les conditions que l’on sait par M. Timmermans. On se contenterait de réduire un peu les contraintes écologiques. On n’est même plus dans l’injonction contradictoire mais dans la dinguerie pure.

Un point à noter qui a son importance : depuis sa réunification, l’Allemagne s’est autonomisée en Europe et revient à ses politiques anciennes notamment contre la France. Elle essaie depuis 25 ans de détruire notre énergie nucléaire. Les énormes excédents qu’elle accumule au détriment de tous ses « partenaires européens » et notamment de la France faussent totalement la gestion financière de la zone euro. Trois pays représentent 85 % des flux de la BCE, avec en tête l’Allemagne. Pratiquement tous les secteurs industriels français sont passés dans des mains allemandes. On voit que l’Allemagne prend ses décisions sans consulter personne, que ce soit l’accueil de plusieurs millions de Musulmans du Moyen-Orient et de la Turquie, ou de la brusque fermeture de ses frontières. Pour rappel, nous avons ici proposé un pacte de réduction des déséquilibres avec une taxe progressive sur les excédents, totalement ignorée par nos dirigeants dont la pauvreté d’esprit et de réflexion est consternante depuis bien longtemps.

Pour la France la situation est critique. Elle est dirigée par un foldingue narcissique et phraseur qui a bloqué les institutions politiques et qui parade en s’agitant dans le vide quand il ne va pas se faire rouler dans la farine et humilier à Washington ou à Moscou. Elle est soumise aux exactions de la « rue arabe » qu’elle a laissées se constituer et se fait humilier tous les jours par l’Algérie et les autres ex-colonies avec la bénédiction soumise d’Emmanuel Macron. Ses finances publiques sont dans un état désespéré et les hauts fonctionnaires qui ont capté toute la vie politique ne pensent qu’à de nouveaux impôts alors que nous sommes les premiers au monde pour les prélèvements. Notre balance commerciale est désespérément déficitaire.

Dans une telle situation que peuvent faire la France, l’Union Européenne et l’Europe au sens large ?

Pratiquement rien de ce qui aurait été efficace.

La France aurait dû rapidement sortir de son marasme politique actuel avec démission d’Emmanuel Macron, élection présidentielle et élections législatives. La seule force structurellement adaptée à la situation aurait été nécessairement de tradition gaulliste. Il ne dépendait que de LR de se reconstruire à l’époque des « conférences programmatiques » et ne pas se diluer plus longtemps dans le centrisme mou à la Lecanuet. La condition : éviter la soumission prolongée à Macron que symbolise le gouvernement Bayrou, après avoir débloqué la nécessaire loi budgétaire.

Militairement, il aurait fallu constituer une nouvelle alliance de défense européenne avec le Royaume-Uni, la Pologne, les pays baltes, la Finlande, éventuellement la Roumanie, avec renforcement des contingents sur la frontière russe. À plus long terme on peut imaginer que l’Allemagne rejoigne la coalition. Cette alliance militaire à très court terme avec deux puissances nucléaires et des forces au sol consistantes, aurait permis de faire face immédiatement à toute éventualité, quoi qu’il arrive en Ukraine et quelle que soit l’attitude américaine. Bien sûr, ces forces sont largement approvisionnées par les Etats-Unis et dépendant de beaucoup de systèmes américains. Mais rien n’interdisait les accords commerciaux pour les approvisionnements. Trump n’en est pas au point de renoncer à des achats européens, alors qu’ils représentent plus de 61 % des fournitures militaires de l’Europe.

Il aurait fallu prendre l’initiative sur le front financier et géopolitique, en proposant au monde une organisation monétaire basée sur les principes de Bretton Woods, mais sans le dollar, faisant une alliance entre Brics (sans la Russie), et Europe. Les piliers dans cette affaire auraient été l’Inde, la Chine, l’Amérique du Sud et les pays africains, sans les Etats-Unis. Les grands déficits et excédents auraient été bannis, règle qui aurait dû être imposée au sein de la zone Euro. Un nouveau Fonds monétaire mondial (FMM) aurait été constitué avec son siège à Paris pour faire respecter les règles de l’alliance monétaire mondiale. L’idéal aurait été d’obtenir l’accord du Japon et de la Corée du Sud. Mais leur dépendance aux Etats-Unis est telle que la chance d’un tel leur accord aurait été faible.

Dans les deux cas, ces nouvelles coalitions auraient eu du sens si elles avaient été montées par des états souverains disposant de leur monnaie. Hélas l’Europe a choisi de créer l’Euro, ce qui aurait impliqué la Commission, associant contre leur volonté des pays pro russe ou pro américain. La monnaie unique tue en fait tout espoir de mettre fin aux changes flottants dominés par le dollar ! Paradoxe !

Dans ces deux cas, les prétentions fédérales de l’Union européenne sont un obstacle à des solutions décisives pour faire bouger Trump.

Il est probable que l’Union européenne va une fois de plus prétendre évoluer vers un État fédéral souverain en profitant de la situation, d’une part en faisant entrer le militaire dans son rôle et ensuite en prétendant monter un plan d’emprunt massif pour faire pièce aux investissements américains, mais en restant dans l’OTAN et en faisant tout pour restaurer la « bonne entente » avec les Etats-Unis.

L’Allemagne bloquée à la fois dans ses exportations et ses approvisionnements serait néanmoins la championne du réarmement. Pays le plus peuplé, le plus central et bientôt le plus puissant en armement conventionnel, il deviendrait de facto le leader principal de l’UE. La France, même avec sa bombe atomique, est incapable de fournir une couverture de sécurité à l’ensemble de l’Europe continentale. Pour la France, c’est un désastre de plus. Elle va se retrouver avec une armée puissante à ses frontières dans cinq à dix ans. Retour du bon vieux temps.

 

La Russie peut-elle attaquer en Roumanie, en Suède ou dans les pays Baltes ? On a affirmé que Poutine avait tout raté en puisqu’il a réussi à faire entrer d’anciens pays neutres dans l’OTAN. Mais cette OTAN ne dispose plus désormais du chapeau américain. Un marché de dupes !

La France est dans une situation désespérée. Avec sa dette de 3 400 milliards, ses prélèvements de 1 650 milliards, qui sont égaux à la valeur ajoutée annuelle des entreprises commerciales et industrielles, sa démographie malade, sa transition énergétique destructrice avec la désagrégation de son industrie automobile et la crise immobilière, et depuis 2008 son état de stagnation voire de dépression économique, elle ne peut pas changer de politique militaire rapidement, même en prétendant être en guerre. Bercy ne voit dans la situation que des avantages : l’administration va pouvoir voler le capital accumulé des Français pour financer la dette en prétextant de l’état de guerre alors qu’on est en état de guère.

Politiquement Emmanuel Macron va prendre prétexte l’état de guerre pour tenter de se sauver de la situation ubuesque où il s’est mis tout seul. La table renversée par Trump bouleverse toute la vie politique en France.

Plus aucun parti n’a de programme. Ni même d’identité ou de projet. Les postures actuellement totalement formatées par des questions intérieures : immigration, sécurité, drogue, émeutes urbaines, Wokisme, prélèvements, sont totalement annihilées par les développements. Internationaux.

Le RN coincé par ses relations avec la Russie et son soutien à Trump, bientôt privé par la justice de Marine le Pen, a perdu tout discours.

LFI déconsidéré par son soutien au Hamas et aux dictatures sud-américaines, honni pour la virulence de son antisémitisme délirant, dont son égérie Rima Hassan est le plus parfait témoin, et prisonnier de son option pro russe, fille de son engagement trotskiste, n’est plus rien dans une situation où la perspective de guerre devient crédible.

Le couple Zemmour-Knafo maintient que le problème numéro 1 est la crise migratoire et continue son flirt avec Trump. Ses perspectives sont très incertaines.

Les Verts sont à découvert. Tout le monde a constaté que leur objectif était Wokisme, gauchiste, décroissant, révolutionnaire antitout, étouffant et idéologisé. L’écologie n’était qu’un prétexte et de toute façon la violence écolo n’est plus acceptable.

Le PS n’est plus rien. Comme le macronisme.

Il reste le Modem traditionnellement à la botte des Etats-Unis et européiste, dont on voit qu’il est aussi étatiste et socialisant. Sa vraie ambition est de détruire la Ve République. Toutes ses réformes visent à casser des mécanismes institutionnels.

LR ayant refusé de se structurer après les élections de 2022, est toujours un corps sans tête, largement dépecé, sans projet ni programme, alors qu’un « moment gaulliste » est en cours.

La politique n’est plus qu’une guéguerre féodale pour les postes entre princes, barons et comtes, dans le néant programmatique total. Postures, narratifs plus ou moins construits et éléments de langage de circonstances suffisent.

Quelles perspectives pour la France ? Silence général. Nous sommes en récession mais surtout n’en disons rien !

Budgets irresponsables : bataille instructive entre deux hauts fonctionnaires

La crise démocratique déclenchée par la dissolution irresponsable voulue par l’énarque névrosé Emmanuel Macron a provoqué une conséquence imprévue : les déficits budgétaires et extérieurs permanents ont perdu leur écran médiatique et sont apparus en pleine lumière. Non seulement, ils étaient gigantesques et sans comparaison avec la situation des autres pays européens ou autres, mais leur dérive naturelle les emmenait vers une crise de la dette potentiellement désastreuse. L’idée que la gestion des gouvernements Philippe, Castex, Borne et Attal, sous la férule du Président et de son conseil, Alexis Kohler, avait été sciemment mensongère dans la durée, avec une prime pour l’Énarque Bruno Lemaire, resté sept ans aux Finances, s’est imposée aux yeux ébahis de l’opinion publique. Indirectement les hauts fonctionnaires qui ont capté tout le pouvoir politique ont été interpellés voire inculpés. Cette catégorie est-elle devenue une engeance et est-elle désormais incapable, irresponsable et irrespectueuse vis-à-vis de la Nation qu’elle envoie dans le fossé avec une désinvolture systématique et pratiquement atavique ? Le choc est rude.

Jacques de la Rosière accepte l’accusation et prononce le diagnostic : depuis des lustres la haute fonction publique, dont notamment les inspecteurs des finances, a fait son miel d’une affirmation : les déficits ne sont plus graves, puisqu’on peut les financer par l’emprunt indéfiniment, depuis l’ouverture mondiale des marchés de capitaux. L’important est de stimuler la demande et de couvrir à court terme les plaies sociales d’argent presque gratuit. Pourquoi se gêner puisqu’on peut le faire ? le résultat est naturellement des impôts hors normes, des dettes abyssales et des déficits extérieurs colossaux, avec un taux de chômage structurel élevé et des difficultés croissantes dans tous les secteurs régaliens, constamment sous la pression des déficits.

À 94 ans, Jacques de la Rosière a eu le temps d’être Directeur du Trésor, de la Banque de France, du FMI, de la BCE et de la Berd, ce qui lui donne une vision complète du terrain international et des latitudes nationales.

Il connaît parfaitement les mécanismes qui se sont mis en place après que les Américains eurent détruit les Accords de Bretton Woods au profit des changes flottants. De Jacques Rueff à Maurice Allais, ce système dangereux a été parfaitement analysé. L’accumulation des excédents dans une monnaie étrangère pose un dilemme au pays bénéficiaire : il n’a nul besoin d’investissements productifs puisqu’il est incroyablement compétitif. Investir dans le pays concurrent en difficulté ? Ridicule. Alors il faut placer l’argent dans des espoirs spéculatifs : la bourse et l’immobilier, et financer à moindre risque les États déficitaires. Les salles de marché s’ouvrent dans les banques dès 1975, date à partir de laquelle plus aucun budget français ne sera proche de l’équilibre ! Les États n’ont plus à gérer le cours de leur monnaie, les banques centrales ont pris le relais. La philosophie est de maintenir au plus bas les taux d’intérêt et au plus haut les « valeurs ». L’argent gratuit provoque le vol des épargnants qui ne reçoivent presque rien pour leur épargne qui est captée et détournée vers la spéculation. L’investissement productif s’étiole. Le chômage et la désindustrialisation s’accumulent dans les pays en déficit. Les comptes publics se dégradent. Mais les masses de capitaux disponibles permettent de financer les déficits étatiques. Alors, une fois de plus,  pourquoi se priver ? Une des raisons est à chercher du côté des récessions à répétition, qui creusent les déficits nationaux et entraînent des hausses de dettes majeures. L’Euro n’a pas plus de dispositifs qui permettent de réduire déficits et excédents. La BCE a été forcée par les récessions internationales et le krach de l’Eurosystème en 2011 à un laxisme total, symbolisé par le « quoi qu’il en coûte » de Mario Draghi. L’Europe et les pays occidentaux ont alors choisi d’abandonner la production à la Chine et aux Dragons d’extrême orient, à l’Inde, à la Turquie, au Mexique, sortant de la misère des centaines de millions d’habitants de cette sphère-là mais en cassant leur classe moyenne et en se privant de leur industrie et de leur agriculture.

La démagogie des politiques et la complicité d’une information malhonnête et construite dans les médias, ont conduit les Français à voter pour des mesures calamiteuses :  la surfiscalisation, les retraites trop précoces, les 35 heures, la généralisation des fausses gratuités. Le résultat est sous nos yeux interdits : tiers-mondisation, désindustrialisation, destruction de notre patrimoine de production agricole, crise du bâtiment, retraites perpétuellement déficitaires, classe moyenne en lambeaux, fonctionnaires indemnes, dépenses publiques effrénées et endettement massif et de moins en moins contrôlable.

Nous sommes au bout de ce chemin-là. Le gouvernement Barnier a eu raison pour la première fois d’affirmer qu’on était au bout de ce chemin et qu’il fallait désormais restaurer un esprit de responsabilité avant la chute. Si les marchés ne financent plus nous verrons notre PIB baisser d’environ 40 % avant de pouvoir reprendre sur de meilleures bases !

Que nenni ! affirme un ancien haut fonctionnaire au ministère des finances, un certain Louis Boillot, qui propose dans une tribune au « Monde », « d’associer les citoyens contribuables à un débat budgétaire sur les objectifs à atteindre plutôt que sur des ajustements comptables ». Cet illustre inconnu représente parfaitement les options socialisantes et étatiques des "trois corps de hauts fonctionnaires français qui forment une caste qui s'est approprié l’État", comme on dit à Marianne qui rappelle la définition d’une caste : « Groupe qui se distingue par ses privilèges et son esprit d'exclusive à l'égard de toute personne qui n'appartient pas au groupe ».

Pas de constats, pas de diagnostic, pas de chiffres, pas de prévisions dans l’article que le Monde met en valeur. Les faits, on s’en moque. Il s’agit de contrer le blasphème Barnier qui a découvert le pot aux roses des dérives budgétaires incontrôlables et l’a mis en pleine lumière.

Pour cela M. Boillot fait venir à la barre… des psychologues. La psychologisation de l’ennemi est une arme de propagande issue du monde soviétique. Comme l’affirmait Muyzenberg, la vérité et le mensonge sont sur un pied d’égalité dans un débat devant des gens ignorants des sujets. Il vaut mieux mentir et s’attaquer à l’adversaire par une accusation basée sur la psychologie ou l’injure excommunicatrice et infâmante.

Il va donc rechercher des doctrines initiées « en 1979 par les psychologues américains Amos Tversky et Daniel Kahneman (Prix Nobel d’économie 2 002), également développé par le sociologue Gérald Bronner dans La Démocratie des crédules (PUF, 2 013), l’ « effet d’ancrage » est un concept clé de psychologie comportementale. Il renvoie à la situation où les participants à une discussion ont tendance à ne se positionner qu’à partir de la position du premier qui s’est exprimé. Tous les processus de décision publique, des procès pénaux aux mécanismes de gouvernance locale, peuvent y être sujets ».

M. Louis Boillot est un lanceur d’alerte : attention des salopards qui connaissent les bonnes méthodes vous manipulent !

« Le gouvernement aura au moins réussi un effet d’ancrage puissant sur le débat public. Aujourd’hui, toutes les forces politiques et groupes de pression se positionnent sur la manière de trouver les fameux « 60 milliards d’économies pour 2025 », l’objectif annoncé par le premier ministre, Michel Barnier. Face à la situation financière dégradée, «  l’ ancre » a donc pris la forme d’une équation financière à une seule inconnue. En réalité, ces 60 milliards d’euros d’économies renvoient à un écart escompté pour 2025 par rapport à une situation où aucun effort budgétaire particulier ne serait fourni (« toutes choses égales par ailleurs . Le gouvernement présente donc plusieurs potions amères – ici un impôt en plus, là une baisse de dépenses – à partir d’un scénario bien choisi. Les oppositions y répondent par le refus de voter telle ou telle disposition – s’appuyant sur l’argument tautologique que celle-ci ferait des perdants – ou par des propositions alternatives de nouveaux impôts permettant de tenir jusqu’à 2025. Sans remettre vraiment en cause la dynamique générale ».

ET hop ! Passez muscade !  Les déficits publics et commerciaux depuis 1974 ? Les décisions de supprimer des prélèvements sans toucher aux dépenses qu’ils financent (taxe d’habitation, redevances pour les médias publics, cotisations sur le SMIC ? Chut. Les récessions à répétition ? Chut ! L’étouffement bureaucratique par une fonction publique gigantesque ? Chut !

«Ne voyez-vous pas que vous êtes victime d’un ancrage ! Bande de naïfs ! Des psychologues nobélisés vous l’affirment par ma bouche, nous dit ce Monsieur Boillot.

Que doivent donc faire les vrais conscientisés qui savent que les hauts fonctionnaires ont toujours raison. Simple : s’élever au-dessus des contingences vulgaires et le tripotage de la fiscalité. Au-dessus des faits, il y a l’ascèse et la montée dans les hauteurs de la politique des revenus.

La politique des revenus est une vaste foutaise née des suites de mai 1968 au sein de la haute fonction publique socialiste et étatiste lorsqu’on croyait encore, à gauche, à la planification soviétique.

Elle se présente toujours comme un choix de victimes expiatoires. L’argent des Français est à disposition des hauts fonctionnaires qui savent ce qu’il fut en faire.

« Est-il juste que les retraités aient en moyenne un revenu supérieur à celui des actifs ». Salauds de retraités ! Au lieu de s’interroger sur l’augmentation des revenus des actifs, entravés par la mondialisation en mode sous compétitif, par le poids des charges, par l’accablement des réglementations de tout genre, il faut s’attaquer à une partie de la population essentialisée comme abusive et kleptomane.

Le Monde qui ne cesse de militer contre l’essentialisation des femmes, des noirs, des juifs, des musulmans, des homosexuels, des immigrés, accepte sans difficulté qu’on essentialise les retraités. On peut les maltraiter collectivement comme une masse dangereuse. Et il faut le faire. À quel titre ? Les aigreurs de M. louis Boillot sont une raison suffisante, en s’appuyant sur une vision élémentaire de la morale et la justice. Que sait-il des parcours individuels, des mérites, des courages, des contributions positives ? « On s’en fout. Au hachoir fiscal et plus vite que cela ». Au passage frappons les héritiers. Encore des salauds abusifs. La propriété privée familiale ? Cela n’existe pas. Les épargnants : » ils mettent de côté 17 % de leur revenu. Intolérable. Il va falloir taper là-dedans ».

Oh oui ! On s’élève à des hauteurs suprêmes ! La phobie des retraités, des familles aisées, des héritiers, des épargnants, manière de voir les gens qui accompagne en général les catégories « essentialisés » mène la danse. On peut, suggère l’auteur, monter des comités citoyens qui, activement conscientisés par les hauts fonctionnaires non déviants, qui savent ce qui est bien et moral, et moyennant un conditionnement adéquat basé sur les travaux de psychologues comportementaux, pousseront à la haine sociale et à la maltraitance fiscale des autres avec frénésie.

Un peu comme Mme Hidalgo a demandé aux piétons et aux cyclistes s’ils étaient d’accord pour frapper les SUV !

La politique de revenu a toujours laissé entendre aux masses qu’elles pourraient trouver avantage à profiter de l’argent des autres. Il suffit de bien flécher la discussion : ancrer la discussion sur la taxation des riches avec sous-variétés. Pas même besoin de psychologues nobélisés pour justifier la pire démagogie régulée par la haute fonction publique qui garderait naturellement tous ses privilèges. M. Boillot ne semble pas savoir que les revenus à la retraite de MM Jospin, Juppé, Fabius, etc. sont en moyenne plusieurs dizaines de fois plus élevés que celle des anciens propriétaires de PME qui ont réussi à survivre quelques décennies. Et que les revenus d’activité de par exemple Madame Parly (2) ou Madame Wargon, sont indécemment plus élevés que le salaire moyen des Français actifs ordinaires (et des retraités moyens), en n’ayant accumulé que des échecs sanglants dans les fonctions où elles ont transité.

Jacques de la Rosière l’emporte par KO sur ce Louis Boillot caricatural dont les attaques sociales grotesques stigmatisent toute la caste à laquelle il appartient. Le Monde a perdu une bonne occasion de redorer son image perdue en n’ouvrant ses colonnes à un parasite social polyphobique et donc porteur de haines multiples totalement condamnables.

 

Didier Dufau pour le cercle des économistes e-toile

De la nuisance des « marchés administratifs » à la mésaventure du Gouvernement Barnier.

Étendons pour les besoins de la démonstration la notion de marché administratif à toute activité qui dépend directement de la réglementation et/ou de l’argent public. Ils ne sont pas nés de la confrontation directe d’une demande et d’une offre privées, mais des impulsions et des contraintes de la puissance publique. Nous constatons aussitôt que la presque totalité des emplois sont accrochés au service de tels marchés. L’État a réussi à glisser son doigt, puis sa main, puis ses gros paturons dans pratiquement tous les secteurs. Ils sont devenus accros à un dégrèvement, à une subvention, à un financement particulier de la commune, du département, de la région, de l’État et de l’union européenne. Et ils sont entièrement dépendants d’un changement de règles bureaucratiques ou d’oukases provenant des milliers d’agences de régulation qui sévissent en France.

Évidemment pour « réguler » ces marchés ventripotents il a fallu créer une bureaucratie de plusieurs millions d’administratifs qui a son coût, ses exigences et ses lubies. La haute administration en a profité pour mettre la main sur le politique et créer des instances qui permettent de s’affranchir des limitations de salaire et de multiplier les cumuls de rémunérations publiques.

La réglementation a fait exploser les « dépenses contraintes ». Nous avons déjà discuté sur ce blog de la beauté du « revenu net, net, net ». Il faut lui enlever les charges sociales, les impôts et taxes et les dépenses contraintes. Selon les cas, il ne reste que 50 à 20 % du revenu. Dans le silence général. Il n’y a pas de statistiques sur la question et désormais l’INED ou l’INSEE acceptent la « désinformation utile » et des présentations falsifiées. Voir par exemple la disparition de la statistique la plus importante pour suivre l’état de l’économie : la valeur ajoutée du secteur marchand dont on dispose les chiffres le 15 du mois suivant. La dernière estimation publiée de cet indicateur vital : 2 021 ! Félicitations à tous !

Ces marchés administratifs couvrent absolument toutes les activités.

Les Fonds régionaux d’action culturelle achètent des œuvres par l’intermédiaire des galeries d’art qui dépendent du flux de recettes correspondant. Ces œuvres d’art n’ont en général aucune vraie valeur et tout cela s’apparente à un marché aux voleurs. Pour permettre à quelques élus de jouer au Médicis du pauvre, on gaspille l’argent public exactement pour rien. Il n’y a plus de grands peintres en France depuis que le marché de l’art est devenu administratif.

Le Centre des monuments nationaux a vu, entre 2014 et 2023, ses ressources augmentées de 157 %, soit un total de 220 millions d'euros : 135 millions d'euros supplémentaires en dix ans, y compris pendant la période de COVID et alors que les emprunts explosaient. Emmanuel Macron est directement responsable de cette dérive.

La presse est entièrement entre les mains de l’État et de l’argent public. On subventionne les journaux sans lecteurs, les sites internet des grands journaux , la formation, les licenciements, la distribution… Que resterait-il de Libé sans ces subventions ? France Inter est entre les mains de voyous gauchistes qui paradent en toute impunité.

Ne parlons pas du statut des intermittents du spectacle et plus généralement du cinéma entièrement dessiné par l’argent public. Le théâtre subventionné de gauche est devenu une plaie financière béante.

Tout le secteur de l’énergie et du transport dépend de l’argent public. Actuellement pour le pire.

Tout le secteur de la construction dépend de l’argent public. Et Macron l’a détruit sans vergogne en ruinant tout le monde parce qu’il avait décrété que l’immobilier c’était mal ! Sauf quand il s’attribue abusivement l’usage de la Lanterne !

Toute l’agriculture dépend de la réglementation et de l’argent public.

Ne parlons pas de la santé et de l’enseignement. Nous l’avons analysé sur ce blog : les ARS sont un foyer parkinsonien du type Frac mais avec près de 10 mille fonctionnaires, à 80 % des femmes et pour beaucoup des épouses de fonctionnaires. On a fini par voir le ministre de la santé cohabiter avec son conjoint à la tête de la plus grosse des ARS. Pourquoi se gêner ? Le népotisme énarchique est une dimension du déclin de la démocratie en France. On aurait mieux fait de créer 18 000 postes de médecins et d’auxiliaires médicaux.

Etc. Ad libitum et illimitum.

Cette extension illimitée des marchés administratifs a poussé à instituer une fiscalité hors norme et une dette démesurée. Associée aux cadeaux électoraux au peuple qui réduisent drastiquement la production dans un environnement ouvert et concurrentiel, cette pratique d‘emprise de la haute fonction publique sur tous les départements de la vie économique a débouché sur une impasse structurelle dont on ne peut plus sortir sans immenses réactions.

Toute réduction des subventions casse un marché administratif, met en difficulté des entreprises et des emplois, donc globalement des revenus. Sauf naturellement ceux des administratifs qui ont la garantie de l’emploi comme leurs maîtres.

La haute fonction publique s’étant emparé de tous les leviers politiques, il est naturellement impossible de toucher au bloc administratif. Les réductions se font toujours sur le capital et le revenu privé, en aggravant la situation.

Ce merveilleux système que nous dénonçons inlassablement est actuellement en état de faillite après avoir entraîné le déclassement massif de la France dans tous les compartiments de la vie économique et sociale. Et on voit qu’une Van der Leyen se permet d’humilier la France sans aucune réaction de la tête de l’État. Déclassement et marginalisaton.

On demande maintenant à un cadre segondaire d’un parti qui a fait 5 % des voix aux élections législatives de sortir le pays de l’impasse. Il annonce aussitôt qu’il va conserver des membres du gouvernement précédent, associés directement au désastre et augmenter les impôts tout en n’annonçant rien pour réduire le système d’encadrement administratif autre que verbalement.

Son projet consiste à accorder aux Macronistes la moitié des postes de ministres. Il indique qu’il veut conserver Mme Dati qui aurait pu supprimer à la culture d’un trait de plume les Fracs et réformer le statut du cinéma et des intermittents du spectacle. Rien que sur ce ministère on peut obtenir très facilement 10 milliards d’euros d’économie sans que personne ne soit réellement touché dans le pays. Elle est donc activement responsable de la perte de contrôle des finances publiques. Il est vrai qu’elle a voulu changer de ministère ! En vain.

En fait ce gouvernement a été modelé par le président désavoué, alors que rien n’obligeait Michel Barnier à l'accepter. Ce dernier parle de dette écologique, alors que les oukases de Bruxelles ont eu des impacts délétères sur les finances publiques françaises. Il évoque plus de justice fiscale, l’autre nom de l’augmentation de la pression fiscale sur les mêmes vaches à lait.

Le couple Retailleau à l’Intérieur et Migaud à la Justice, sous la tutelle d’un président qui refusera tout referendum permettant de rétablir la souveraineté française sur l’immigration et sur les sanctions pénales, n’a strictement aucune chance de changer quoi que ce soit à une réalité sécuritaire abjecte.

On retrouve la promotion d’inconnus et de copains-copines sans réel poids politique.

Européisme, fiscalisme, écologie anti économique, étatisme paralysant, ça, c’est du chargement qui va nous sortir de l’impasse budgétaire, économique, sociale et sociétale !

On parle de sincérité et de vérité alors qu’on reste dans la gestion du pays par des Macronistes socialisants aidés par des auxiliaires de droite qui ont laissé s’enfoncer le pays jusqu’à la limite extrême du naufrage définitif.

La vérité est qu’il faut augmenter toutes les durées du travail et mettre fin à la gratuité de la vie à base d’allocations de la naissance à la mort. On connaît la solution : centraliser les aides et les rendre temporaires, conditionnelles et révocables. Elles peuvent alors être désindexées sans dommage.  Et rendre le système de subventions à la personne et  public et transparent. Il faut mettre fin à la dérive de l’assistanat.

La vérité est que la sécurité ne sera assurée en France que par le retour de la Cour de sûreté de l’État, la « débadintérisation » et les sanctions graduées qui peuvent aller jusqu’à la perte des droits sociaux et ultimement de la nationalité pour les délinquants récidivistes qui plongent dans le trafic de drogue, les émeutes, les agressions contre les forces de l’ordre, la propagande pour la prise de pouvoir islamiste…

La vérité est qu’Il faut démanteler les marchés administratifs et l’énorme machine administrative mise en place pour la gérer. Il faut en particulier que les hauts fonctionnaires ne puissent pas gagner plus que leur salaire statutaire, et qu’on supprime tous les cumuls de rémunérations publiques. Leur retraite doit être la retraite statutaire sans ajouts. Évidemment cela risque de changer le revenu de Monsieur Fabius ou celui de M. Hollande ou celui de M. Juppé. Mmes Parly ou Wargon seront moins riches. Et alors ? L’économie sera immédiate et s’élèvera à plusieurs dizaines de milliards d’euros. Instantanément. Sans rien changer au dynamisme national. Et naturellement il faut faire sortir du statut de la fonction publique toutes les catégories A et inférieures. Tout doit être contractualisé avec possibilité de licenciement.

Revenons sur le cas Hollande ; il cumule plusieurs retraites, jouit du statut très rentable d’ancien président de la République et touche désormais son budget de député. On aimerait bien qu’un journaliste fasse le calcul de la facgture pour les Français et la présente aux Français. Ce Monsieur depuis son entrée à l’ENA a toujours vécu de l’argent public et se présente en cumulard indécent qui ne craint pas de se mettre sous les ordres  et désordres de M. Mélenchon tout en disant le contraire.  Et personne ne s’insurge.

Voici que Mario Draghi, après une génuflexion aux États-Unis, propose de passer au fédéralisme intégral avec 750 milliards de dépenses publiques européennes chaque année et une fiscalité propre pour les institutions européennes ! Et la france ne se retrouverait pas avec plus d'impôts et plus de dettes ?

Les deux partis protestataires qui exploitent le désastre économique et social auquel la France est confrontée interdisent toute action gouvernementale d’ampleur.

Les verrous énarchiques, européistes, socialistes, écologiques, islamiques, wokistes, corporatifs et mondialistes sont tous bien fermés.

Le mépris qui nimbe l’image grotesque du président actuel de la République, désavoué par les électeurs et rendu infâme par la destruction des équilibres financiers du pays et le blocage du Parlement, pèse des tonnes sur la santé mentale et politique de la nation. Elle compromet l’avenir du pays.

Pauvre France. On ne met pas au pouvoir des Mitterrand, des Rocard, des Jospin, des Fabius, des Hollande et des Macron sans conséquences gravissimes.

Puisse les Français le comprendre un jour ! La désinvolture, à ce niveau, est de l’imbécillité pure et du masochisme. Toujours plus pour obtenir toujours moins ! Quelle intelligence !

Le pseudo-gouvernement Barnier a été construit par Emmanuel Macron pour ne rien faire d’utile et pour disparaître sur un bruissement de vent politique. Michel Barnier a laissé faire. Il ne peut même plus prétendre situer sa démarche dans une logique quelconque.

Il lui fallait marquer son indépendance totale vis-à-vis du président déchu et de son parti, souligner l’état morbide de la situation française, justifiant qu’on ne reprenne aucun ministre du gouvernement précédent. Il fallait choisir dans les groupuscules qui soutenaient le macronisme, les personnalités ayant marqué sinon leur dissidence au moins leur réserve. Il fallait imposer LR à la justice et l’intérieur pour pouvoir refaire une chaîne pénale digne de ce nom.

On a préféré la petite magouille politicienne. Le nouveau gouvernement est donc perçu comme la continuation du précédent et d’une droite qui au pouvoir se croit obligée d’être de gauche.

Caramba encore raté !

On a ouvert la porte à une prise de pouvoir de Mme Le Pen en laissant la rue et les médias publics à M. Mélenchon qui ne pense qu’à créer les conditions d’une guerre civile. Le super bonheur !

Qui peut surmonter une forte envie de vomir ?

Tout cela est insupportable et impardonnable.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

France : conservatoire honteux de la violence révolutionnaire sacralisée

On voit arriver dans le vocabulaire français la notion d’ultra-gauche. Elle caractérise les saboteurs, comme on le voit aujourd’hui à la SNCF paralysée par un acte infâme le premier jour des JO. Rappelons que la SNCF prétend faire des bénéfices avec 20 milliards de subventions d’état, un régime de retraites frelaté qui coûte plus de 3 milliards aux Français et qui s’est délivré des contraintes de l’allongement légal de l’âge de la retraite, par une magouille. Plus rien ne marche dans cette entreprise totalement gangrenée par le reliquat d’activisme communiste et l’esprit d’action directe du fait du radicalisme assumée des mouvances syndicales dominantes qui nourissent des opérations extra syndicales illégales pour ne pas tomber sous le coup de la loi. .

Après la dissolution irresponsable et scandaleuse de l'Assemblée nationale imposée par E. Macron, dans des conditions extravagantes et pas seulement "inédites", la poussée du parti LFI, nourrie par la volontée de faire front face au "fascisme " fantasmé du RN, a magnifié le rôle d’un Mélenchon dans la vie politique et parlementaire.

L'immonde Mélenchon s’est fait le théoricien d’une révolution bolivarienne incarnée par la prise de pouvoir de Chavez puis Maduro au Venezuela. Il s'agit de la mettre en oeuvre en France par tout moyen. Personne ne souhaite creuser ce bel exemple venezuelien dans les médias orientés et dominateurs qui nous imposent leurs narratifs partisans et l'occultation des faits qui les gênent. Il est pourtant très révélateur.

Le Venezuela était un magnifique pays, prospère et riche d’une industrie pétrolière inespérée basée sur les plus grandes réserves connues du monde, avec d’immenses ressources naturelles et une élite bien formée. La « révolution bolivarienne » menée par Chavez et poursuivie par Maduro a provoqué la perte de 80 % du revenu national et a conduit un quart de la population du pays à fuir à l’étranger. Le régime politique est une dictature sordide où quelques militaires et satrapes socialistes accaparent ce qu’ils peuvent des ressources qui restent et empêchent le fonctionnement démocratique, tout en laissant en place un théâtre d’ombres électoral, comme en Iran ou en Russie. C’est l’exemple le plus frappant d’une ignominie politique, économique et sociale sans aucune justification. Le pire du pire : l’autodestruction nihiliste sans aucune perspective positive, basée sur une propagande permanente haineuse, les abus violents de pouvoir et la destruction obstinée de tout espoir de changement.

Le rapport 2 026 d’Amnesty international est clair : « Des personnes critiques à l’égard du président Nicolás Maduro ont été arrêtées arbitrairement, soumises à des disparitions forcées et torturées avec l’assentiment de l’appareil judiciaire. Le gouvernement a reconnu 455 cas de disparition forcée signalés depuis 2015, non résolus pour la majorité d’entre eux. Les exécutions extrajudiciaires perpétrées par les forces de sécurité restaient impunies. Malgré quelques libérations à la fin de l’année, les détentions arbitraires à caractère politique étaient toujours monnaie courante. La mission d’établissement des faits sur le Venezuela a mis en lumière des crimes contre l’humanité, demandé que des enquêtes soient menées sur les politiques répressives de l’État, et observé que la majorité de ses précédentes recommandations n’avaient pas été respectées. La CPI a poursuivi son enquête sur les crimes contre l’humanité commis au Venezuela, bien que le gouvernement ait tenté de suspendre le processus. Les conditions de vie en prison, où il était notamment difficile d’accéder à l’eau et à la nourriture, se sont encore détériorées ».

L’école est morte : « Selon l’organisation de la société civile HumVenezuela, 18 % de la population mineure n’est pas allée à l’école en 2023 et 44,8 % s’y est rendue de manière irrégulière ».

Le système de santé est mort : « Près des trois quarts (72,4 %) des centres de santé publics étaient touchés par des pénuries de médicaments, d’équipements et de personnel, et 88,9 % des services de santé publique étaient inopérants. »

Le système social est mort : « le coût du panier alimentaire de base mensuel pour une famille de cinq personnes au Venezuela équivalait en octobre à environ 494 dollars des États-Unis, tandis que le salaire mensuel minimum s’établissait à 3,67 dollars. »

La monnaie est morte : « Au 20 août 2019, c'est-à-dire un an après son introduction, le bolivar souverain avait perdu 99,97 % de sa valeur par rapport à celle qu'il avait initialement8. Fin novembre 2020, le taux face au dollar américain dépasse 1 million de bolivars pour 1 dollar. Cette monnaie est à ce moment-là, la plus faible en circulation dans le monde » (Wikipédia). Cela ne s’est pas arrangé depuis.

Les retraités sont ruinés.Le fonds de pension auquel avaient cotisé les dizaines de milliers d’ouvriers du pétrole a été volé par les Chavistes et la corruption organisée. « Pour survivre, Marlon Bermudez, 59 ans, va vendre sa maison, fruit de 30 ans de travail dans la plus grande raffinerie du Venezuela. Comme beaucoup de retraités du jadis florissant secteur pétrolier, il n'a pas assez pour vivre ». Le Point 2023.

Le bolivarisme ? Une dictature infâme ayant tout détruit au Venezuela et se maintenant au pouvoir par des exactions violentes extrajudiciaires ET judiciaires, voilà la réalité sans fards.

On aurait pu penser qu’une telle ignominie politique serait condamnée par tous les partis politiques français.

Pas du tout !

On trouve un chef de parti (une bande de quelques ligueurs sectaires entièrement soumis au grand chef) qui propose le chavisme en exemple. Vous rêvez ? Non ! Non !

Nous avons un Mélenchon en France !

Et son abject parti a réussi à obtenir des dizaines d’élus à l’Assemblée nationale, pour la plupart des gueulards sinistres et hideux à la bouche sale. Utilisant toutes les recettes qui ont permis à des sectes minoritaires communistes de trouver le chemin du pouvoir, prônant de façon ouverte la méthode qui a conduit à la guerre d’Espagne, monstrueuse guerre civile allumée par toutes les sectes socialistes et basée sur les exécutions extrajudiciaires et les massacres, il instrumentalise la rue arabe qui s’est implantée sans limite en France et fait d’une dénonciation outrancière et haineuse d’Israël le moyen de capter le vote islamiste, chauffé à blanc, au prix d’une relance inédite de l’antisémitisme criminel.

Et tous les partis de la mouvance dite « de gauche » croient nécessaire de se rallier à cette raclure révolutionnaire criminelle pour avoir des postes de députés. Effarant !

Tout ce petit monde se gargarise de retraite à 60 ans, de retour des services publics au top niveau, d’enrichissement des pauvres. En s’appuyant sur les méthodes qui, en 25 ans de bolivarisme, ont tout ruiné radicalement dans ces domaines au Venezuela ?

Que la France soit tombée si bas, en particulier sa frange gauche, qu’elle en soit à voter massivement pour un allumé prônant la « révolution bolivarienne » est un signal terrible.

Pour comprendre une pareille ignominie qui fait de la France une nation suicidaire largement peuplée d’aveugles politiques, il faut lire le dernier livre fondamental et définitif de Thierry Wolton : Le Retour des Temps Barbares - Grasset février 2024.

L’auteur est sans doute un des auteurs qui connaît le mieux le monde communiste et les attitudes occidentales et françaises vis-à-vis du communisme et du révolutionarisme violent.

« Un vent mauvais souffle sur le monde » écrit-il. Aussi sur la France !

Il n’y a pas eu de Nuremberg du Communisme ni de révulsion définitive contre ce système entièrement criminel, sur le modèle du refus du nazisme. Des franges entières de l’intelligentsia française ont donc développé indéfiniment une vision complètement fantasmée de l’URSS et des pays occupés de l’Est et une incompréhension totale de ce qui se passait dans la tête des populations victimes. Les cent millions de victimes innocentes qui ont payé l’affaire de leur vie ? On s’en tape. Les milliards de vies gâchées ? On s’en tape encore plus. Les centaines de millions de personnes qui ont subi en plein cette dictature et qui aspirent aujourd'hui à en sortir : qu’ils pensent ce qu’elles veulent, on s’en fout !

Ceux qui ont fait leurs études supérieures entre 1965 et 1975, savent l’ampleur de l’emprise communiste sur la manière d’enseigner en France l’histoire, la géographie, l’économie, sans parler de la sociologie.

Jean-Marie Vincent, Charles Bettelheim, Pierre George, Henri Denis ou A. Hirschman ont maquillé à l’envi la réalité soviétique tout en détruisant de façon débile et délétère la qualité de l’enseignement sur ces sujets pendant deux décennies au sein de l’Université et des écoles supérieures comme Sciences-po, déjà ! Ne parlons pas de Mmes Annie Lacroix Riz ou Michèle Riot-Sarcey, qui enseignent impunément avec l’argent public un communisme malhonnête à front bas. N’évoquons pas la tambouille du CNRS et de l’INSEM à l’époque Jospin qui a distribué des laboratoires importants aux Communistes.

Pour donner une idée des méthodes employées, je témoigne que Denis ne posait qu’une question à l’oral : théorie de la valeur. Si vous répondiez valeur travail la note était 18, valeur utilité vous valait un joli 2. Tout le monde le savait. Et les étudiants étaient contraints à répondre contre éventuellement leur propre analyse et forcés à être malhonnêtes. Pas une seule au rectorat informé de ces faits. Vincent et George étaient réellement toxiques et pouvaient vous valoir des ennuis. Bettelheim avait une rigidité marxiste assez bien maîtrisée et donnait des textes d’apparence solide mais, en fait, bouffés par l’idéologie. Hirschman était plus dans les techniques de la propagande et dans la recherche de moyens dialectiques de multi culpabiliser les oppositions au communisme. Il a fait école en France.

Finalement, critiquer l’URSS était la marque d’un anticommunisme primaire de mauvais aloi. Sur le forum du monde entre 1997 et 2002, alors que l’URSS était tombée depuis des années, les crimes de masse avoués et les dégâts du communisme mieux connus, des intervenants, intervenant en meutes, restaient attachés aux mensonges éhontés des années soixante. On expliquait encore que Katyn, c’était les Allemands ; que parler de génocide en Ukraine était une ignominie, etc. Il a fallu attendre l’invasion de l’Ukraine par la Russie pour que la France consente à qualifier Holodomor de génocide.

Pour ceux qui comme moi ont été sur le terrain pour étudier les génocides socialistes notamment en Ukraine, ce qui me conduira à écrire la première monographie en France sur Holodomor, l’évidence du refus des éditeurs français d’accepter un texte de vérité s’est toujours vérifiée. De même, nous savions le désarroi des habitants dans ces pays devant le refus de comprendre, à l’ouest, ce qu’ils avaient subi et de partager leur préoccupation. Le plus dur était de voir certains d’entre eux venus en France, masquant leurs vrais sentiments et constats pour ne pas heurter la pensée dominante en France et mieux s’intégrer. Quand on les interrogeait, ils répondaient : « je n’ai pas le choix. Ils ne veulent rien comprendre. Ils savent mieux que nous. Si on insiste on est nazifié ». Déjà en 2010 ! Poutine n’a rien inventé. Le refus de traiter Holodomor comme génocide dure encore et vaut toujours à ceux qui défendent cette vérité incontournable d’être traités d’auxiliaire des forces ukrainiennes qui ont rejoint Hitler lors de Barbarossa.

Thierry Wolton n’a aucun mal à montrer que l’on a totalement raté toute la phase de décomposition de l’URSS. Comme on fantasmait la réalité, on ne l’a pas comprise et nous avons été incapables d’apprécier correctement de ce qui se passait sur le terrain. Les erreurs énormes se sont accumulées. Laissons au lecteur le soin de découvrir dans toute son ampleur ce parcourt oiseux et délétère.

La relation avec la Chine, l’inde, l’Afrique, avec tous les rebondissements que l’on a constatés, a été entièrement viciée par des attitudes qui auraient été très différentes si les génocides socialistes avaient été dénoncés et condamnés de la même façon que la Shoah.

Wolton explique de façon forte et incontestable que l’attitude occidentale est une des causes du retour des « temps barbares ». Le succès intolérable et grotesque d’un Mélenchon et de la meute de sordides qu’il a réussi à faire élire en est une des formes intérieures qui se cumulent avec les dérives extérieures.

Sur la base d’une erreur d’appréciation collective provoquée par la prégnance socialiste violente dans le monde culturel français depuis l’entre-deux guerre et surtout après la Libération, l’abomination propre à Mélenchon est d’avoir convaincu des électeurs qu’une pratique qui ruinerait l’économie, le social, la nation, l’État, les services publics, dans des proportions littéralement démentes, était non seulement souhaitable mais à portée de main, quitte à finir de dégueulasser les institutions et à promouvoir l’antisémitisme.

Cela ne peut pas être pardonné.

Didier Dufau, auteur de « Holodomor », le second génocide européen. https://librairie-e-toile.fr/

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