Les Énarques compassionnels : de sacrés fortiches

On assiste, en ce moment, à une propagande hyperbolique soulignant que l’action des Énarques qui nous gouvernent « nous font passer dans une nouvelle ère » et que des problèmes anciens seront bientôt totalement résolus, comme le déficit de la Sécu (grâce à la hausse du prix de vente du tabac et à la suppression des allocations familiales aux riches !) et que contrairement à ce que prédisaient les grincheux, nous entrons dans l’ère de l’Europe qui protège (les détachements de salariés aux conditions du pays d’origine, se feront d’année en année et non plus tous les deux ans, ce qui ne change exactement rien : on fera deux contrats au lieu d’un !).

On serait donc passé une nouvelle fois de l’ombre à la lumière. Avant, ces propos outranciers jusqu’au ridicule étaient tenus par des hommes politiques un peu trop inspirés. Ils le sont toujours. Maintenant les journalistes flagorneurs ont pris le même pli. Ils chantent les louanges du nouveau Messie Interplanétaire sans qu’on les sollicite. L’affaire serait charmante si quelques réalités saumâtres ne venaient troubler ces marivaudages.

La pénurie de lait.

On a du mal à croire que la France des torrents de lait européens soit désormais privée de lait, de beurre et de fromage. Mais si, mais si ! On a même réussi cela ! Nos félicitations aux petits-maîtres en France comme en Europe qui nous ont concocté cette singularité.

La pénurie de médecins

Évidemment, lorsqu’on méprise et que l’on saque les médecins, ils finissent par disparaître. Le tiers payant est la goutte qui fait déborder le vase. Il est devenu absurde d’être médecin généraliste. Alors on voit les calicots fleurir partout, notamment en Bretagne : « on cherche médecin ; nombreux avantages ». Si on veut payer le médecin libéral moins que le plombier, comment croire que les vocations vont se multiplier ?  La gratuité, sur tout marché, conduit à la répression du producteur et la constriction du consommateur. La collectivisation des coûts de médecine et leur gestion soviétisée ont abouti à la disparition des généralistes. Nos félicitations aux petits-maîtres qui nous ont concocté cette particularité.

L’excès d’éoliennes

Tous les spécialistes savent que les éoliennes sont un désastre à multiples facettes. La technique n’est pas rentable. Le coût de la puissance installée est sans rapport avec la production utile, c’est-à-dire utilisable au moment où on en a besoin (on stocke très difficilement l’électricité). Le fait de l’acheter à tarif fixe subventionné, même quand on n’en a pas besoin, ruine le pays. Les paysages sont gâchés sans raison, comme la vie du voisinage. Tout le monde a compris en Europe qu’on ne peut guère dépasser la satisfaction de quelque pourcent des besoins. Avoir fait une loi imposant la construction de machines importées en quasi-totalité, et assurant des rentes de situations aux paysans, est une saumâtre imbécillité à laquelle il serait heureux de renoncer sans délais. Les escroqueries sur ce marché sont d’ailleurs la règle. Cela moraliserait l’ambiance.

On cite le cas du Danemark pour montrer un, pays qui a réussi sa « conversion au renouvelable ». L’exemple n’est pas significatif car toute l’énergie non éolienne provient des… pays voisins. Le pourcentage d’éolien dans la puissance installée, dans ce cas, n’a strictement aucun sens.

Le cycle du feu rouge à Paris

De 1960 à nos jours, on a vu fleurir à Paris des feux à tous les carrefours, puis au milieu des tronçons de boulevards et de rues. Un marché juteux, réservé aux mêmes qui touchaient une belle rente de situation et une pratique qui alimentait la rumeur de commissions aux édiles de la ville de Paris (ce que nous ne pouvons croire). Seulement voilà : on n’a plus le moindre endroit où coller un feu. Que faire pour ne pas perdre ce juteux machin ? Facile : il suffit de les désinstaller progressivement. Faire et défaire, c’est toujours faire. La Mairie d’Hidalgo, la foldingue inspectrice du travail devenue mairesse par une étrange faveur hollandaise, a compris le système et pris les décisions en conséquence.

Au passage notons que l’appartement de 300 m2 Bd Raspail de notre charmante immigrée espagnole de première génération témoigne qu’on peut gagner très gros en politique (à 15 000 euros du m2, on voit la belle pelote que représente un appartement de 300 m2) même quand on est un fonctionnaire de bas niveau, (mais le mari est un énarque) ; gageons qu’il n’y aura sur le palier ni immigrés, ni Roms, ni alcooliques dignes des Anneaux de Bicêtre,

Remplacer des taxes abusives par de nouveaux abus

Comme nous le savons tous, nous avons l’inspection des Finances la plus majestueuse et révérée en France. On nous l’envie dans le monde surtout lorsqu’il s’agit du sein immaculé des saints : le Trésor. Le malin Eckert, petit prof de maths de province voulait être ministre. Nommé (parce qu’il avait une grande gueule sur un corps épais et qu’il dégueulait avec énergie contre le capitalisme infâme) à la tête de la Commission des Finances de l’Assemblée, il y fit passer un amendement qui aujourd’hui coûte 10 milliards à l’État français. Nommé au budget où il a été silencieux comme une carpe pendant toute sa tenure, il n’a évidemment rien fait pour arrêter les frais au plus vite. Tous les Énarques du trésor se sont couchés à plat ventre comme des limandes. Ils se demandent seulement par quel nouvel abus on pourrait éviter de rembourser (ou comment faire payer le remboursement par quelques autres victimes). Les braves gens ! Dix milliards, c’est cinq années d’Impôt sur la fortune immobilière …

Les nouveaux malheurs de Sophie (chez nos bien-aimés dirigeants)

J’espère qu’un écrivain de talent racontera l’histoire étonnante de la très intéressante Nahed Ojjeh qui couvre toute la période de Mitterrand à nos jours. Fille du Général Tlass, un boucher syrien qui a commis quelques crimes contre l’humanité pour établir et maintenir le pouvoir des Assad, le responsable des services secrets du régime et à ce titre principal parrain de la Bekka, pour toutes sortes de trafics et notamment la drogue, la belle Nahed avait épousé Akkram Ojjeh, d’âge avancé, principal acteur dans le jeu des commissions entre la France et le Moyen-Orient sunnite. Lorsque l’Alzheimer frappa ce grand humaniste, l’épouse éplorée chercha à Paris, dans notre belle administration médicale, un éminent neurologue pour expliquer qu’il fallait lui confier désormais les rênes à elle, au détriment des autres ayant droit. Un don colossal de la part d’une de ses fondations et quelques suaves satisfactions données à un fonctionnaire médecin chercheur plus tard, l’affaire été réglée.

On vit une singulière coutume se répandre dans le tout-Paris. Lorsqu’un homme en vue se mettait à porter des chemises roses, on savait que la belle avait fait une nouvelle conquête. Certaines de ces personnalités des affaires, du journalisme ou de la politique ont été cités dans la presse comme ayant fait un bout de chemin. Rien que du premier choix, souvent énarque ou fonctionnaire mais pas seulement. Après le moment d’égarement, ont suivi hélas, dans bien des cas, des revers familiaux ou professionnels bien tristes. Merci pour le moment !

Nahed a toujours été une convive parfaite et ses salons ont été fréquentés pendant des lustres par tout ce qui compte à Paris. Elle a, par ses dons, honoré la France et pas seulement quelques Français, de sa fortune.

Seulement voilà : la Syrie est en guerre et le statut diplomatique de la belle, vivant à Paris en franchise de tout et notamment d’impôts, a disparu. La Dame a donc demandé la nationalité française. Un cas unique pour une milliardaire. Elle lui a été refusée, après quarante années de services rendus « de vivo et de argento ». Et voilà qu’on inculpe son frère comme intermédiaire dans l’affaire Daesh-Lafarge. Il est vrai que la famille Tlass était au carrefour de tous les intérêts croisés entre la France et la Syrie et possédait des parts de la filiale locale de Lafarge. Nahed est fâchée. Très fâchée. On le comprend. Tant d’assiduité en vain, c’est moche. Il paraît que Valls est à la source de ces difficultés. Que s’est-il passé ?

Souhaitons le meilleur à Nahed, car elle a beaucoup donné. Mais quel éclairage détonnant sur la vie des élites administrativo-médiatico-politiques qui nous dirigent et la facilité extrême avec laquelle ses membres se laissent, disons, séduire, voire griser.  Puis jettent au panier ce qu’ils ont adoré au temps où il y avait quelque chose à gagner.

Le racisme social hystérique, une dimension bien française

L'exemple utile de Médiapart et d'Edwy Plenel

Citation :

"Il y a une « haine des juifs en France ». C’est ce que disent les éditorialistes environ tous les six mois. Espérons qu’ils aient raison ! C’est tellement plus efficace que la haine de l’immigré ou la haine de « l’assisté » ! Peut-être que votre égal ou votre inférieur vous bouscule dans le métro ou vous a grillé la priorité à droite, mais c’est le juif qui détourne vos impôts, ferme vos industries et détruit peu à peu votre modèle social. Malheureusement, non content de dicter nos politiques, ils possèdent un monde médiatique qui favorise en nous le dégoût du semblable plutôt que la haine du puissant.

De nombreux intermédiaires, notables et autres amoureux de l’ordre établi, soumis et admiratifs, nous incitent à les encenser. Le juif a pourtant mille fois plus de pouvoir sur l’intégralité de votre vie que n’importe quel autre pékin moyen qui peut, à la limite, vous la pourrir pendant quelques heures. Voici pourquoi il est temps de rétablir à sa juste valeur un sentiment des plus respectables : détester les Juifs.

 Pourquoi les juifs posent problème ? À cause de leur tronche ? Non. À cause de leur mode de vie ? Un peu, si l’on considère ce que les 10 % des juifs polluent en voyages intercontinentaux et en grosses cylindrées. Mais c’est peu comparé au mode de production dévastateur dont ils sont les actionnaires et au pouvoir dont ils disposent. Car leur fortune, leurs privilèges ne sont rendus possibles que par la relative pauvreté de la majorité de la population, avec ou sans la crise. En outre, si leur argent leur servait uniquement à s’acheter des Jaguar, ça irait. Mais non, ça leur permet de contrôler la presse, de payer des lobbyistes, d’influencer les politiques nationales et européennes plus que n’importe quel citoyen. Ce qui leur permet en retour d’assurer leurs intérêts financiers lesquels nécessitent que nos salaires restent bas. C’est pourquoi il leur est utile de contrôler les politiques relatives à la législation du travail. Ce qui pose donc problème, c’est que les juifs sont plus puissants que vous et moi, qu’ils sont plus puissants que 90 % des électeurs de ce pays et de l’Union européenne, dans la même proportion."

Fin de citation.

Nous n'avons fait que remplacer le mot riche par le mot juif. Vous pouvez faire le même exercice avec les mots "arabes", "femmes", "musulmans", "noirs".  On voit apparaître aussitôt l'ignominie du propos. Bien sûr il ne faut pas comparer le sort abominable fait aux juifs par Hitler et ses sbires avec l'exécution fiscale des riches qui est exigée par Médiapart et tant de bouches à feu d'un socialisme violent pour qui la kalachnikov a été remplacée par la fiscalité confiscatoire. On ne meurt pas de l'ISF et de la surfiscalisation. Mais rappelons les massacres insensés commis par les socialismes violents, 150 millions de morts tout de même et des centaines de millions de vies gâchées. Ces massacres à caractère génocidaire ont été occultés, niés et minimisés et le sont encore. Il est interdit d'en parler et de les qualifier pour ce qu'ils sont. On a le droit de tuer les prétendus Koulaks (10 millions tout de même), les riches, l'oligarchie. Ce ne sont pas des meurtres mais une libération. Qu'on lise le texte de Médiapart qui est d'hier, pas de 1932. Il faut détester. La haine est légitime. Ce sont des voleurs.  Des pollueurs. Ils provoquent la misère.  En France pas de "richophobie". On peut leur faire tout subir aux riches et ils n'ont pas à se plaindre parce qu'ils sont riches. Et les procédés à la  Goebbels sont les bienvenus. Quelle différence entre le patron de Médiapart et Doriot  dans la méthode d'expression, dans l'appel à la haine et à la discrimination, à l'exaction ? Il est vrai que Doriot a commencé comme communiste militant comme Edwy Plenel et qu'il a juste changé de cibles prioritaires. 

Il y a une abjection socialiste en France, surtout chez les Trotskistes  qui croient que parcequ'ils ont été liquidés par Staline ils ont le droit de reprendre les crimes de masse initiés par Lénine et Trotsky qui sont les vrais pères de la terreur sociétique comme le dernier livre de Wolton le démontre. 

A quand une législation contre la haine sociale et aux appels à la détestation d'une partie des Français par une autre ?

Rappelons l'hypocrisie de tout ce petit monde.

M. Mélenchon est un super riche comme Edwy Plenel et il n'a pas hésité à tricher avec les règles d'emplois fictifs. Son adjointe chilienne est désormais riche de ses contrats médiatiques et ne paie pas ses impôts et cotisations. Mme Hidalgo s'offre un appartement de 300 m2 Bd Raspail à 15.000 euros du m2, sans clochards et sans immigrés sur son palier. "Otes-toi de là que je m'y mette" est le cri de guerre de tous ces Jocrisse. 

Curiosité tout de même  que ce pays où il est interdit de dire un mot désagréable sur quantités de groupes humains sous peine de poursuites pénales mais où la haine est légitime dès lors qu'elle porte sur le "riche" et le "bourgeois", alors qu'en France, même les pauvres relatifs sont riches comparés aux vrais pauvres des pays en difficultés et notamment des pays qui ont subi la dictature des socialistes violents. Rappelons que dans une campagne ukrainienne, le revenu d'une femme isolée est autour de 500 euros par an. Celui d'une retraitée de kolkhose, de 250. Oui, oui, par an ! Là sont les Sans-dents.

Pour les jeunes, ce conseil : constatez-bien ce qu'est un appel à la haine. Vous avez l'occasion de vivre ce qu'ont vécu au XXème siècle des centaines de millions de gens qui ont été appauvris ou massacrés. Méditez-bien cet appel direct à la haine :

"Voilà pourquoi il est temps de rétablir à sa juste valeur un sentiment éminement respectable : la haine du riche".

Et arrêtez de vomir quand vous le pourrez.

Médiapart : la "Radio Mille Collines" de l'Extrême-Gauche française, subventionnée par nos impôts. L'acteur direct d'une abjection bien française.

 

ppc Léon Chaix

Alerte rouge sur le Bitcoin

Une fois de plus, on voit fleurir les articles payés dans la presse sur le Bitcoin et sur le net apparaissent sur tous les sites recourrant à la publicité cette publicité mensongère qui veut qu'une femme de ménage ou un chauffeur de taxi ou n'importe qui a gagné un appartement ou n'importe quelle forme d'enrichissement miraculeux  grâce au Bitcoin.

Cette floraison de pubs payées signale que les spéculateurs détenteurs de Bitcoins sont décidés à s'alléger fortement et à vendre leur capital en bitcoins au plus haut à des imbéciles trompés par la publicité.  On peut se demander pourquoi des journaux comme le Figaro par exemple se font complices de cette odieuse escroquerie.

Le Bitcoin une fois de plus s'effondrera et les voyous referont leurs stocks à bas prix après avoir plumés des oies blanches qui croient au miracle.

La seule attitude honnête est de dénoncer ce trafic.

Alerte rouge sur le Bitcon : fuyez bonnes gens !

Enarchie : le sinistre retour aux vieilles habitudes

Le Macron de première génération, révolté par les blocages du gouvernement socialiste auquel il participait, était intéressant. Sur de nombreux sujets, il rejoignait nos critiques incessantes. Perte de compétitivité liée aux 35 heures ; découragement de l’investissement par l’ISF ; excès de protection des salariés permettant aux plus malhonnêtes de ruiner les PME ; excès du nombre de fonctionnaires ; excès d’impôts ; excès de parlementaires ; excès de dépenses publiques ; surréglementations pénalisantes ; blocages de la loi Duflot ; etc.

Le second Macron, l’auteur du livre Révolution, commençait à l’être moins. Le livre était incantatoire, moralisateur, attrape tout, tenté par l’oxymore à chaque paragraphe et ne proposait plus rien de vraiment concret et d’important. On sentait une volonté de « dépasser le clivage gauche-droite pour que sautent les blocages qui nous nuisent tant et depuis si longtemps », mais rien de radical n’était dit sur les actions concrètes à mener.

Le troisième Macron, le candidat à programme, s’avérait un vil démagogue, pratiquant l’achat de vote sans vergogne (http://cee.e-toile.fr/index.cfm/2017/3/2/Que-penser-du-programme-Macron- …). Il s’agissait de dire à chacun ce qu’il voulait entendre et de laisser croire à tous que ce serait bon pour le pays. On ne supprimait plus l’ISF, on ne supprimait plus les 35 heures. On distribuait l’argent des uns aux autres en fonction de leur poids électoral présumé. Pas une aspérité. Sur tous les sujets qui fâchent, RSI défaillant, pérennité du CICE, heures supplémentaires défiscalisées, la réponse était toujours : oui, oui, oui. Et encore oui.

Monsieur OUI et sa Youpee attitude, ont gagné. De peu. Il s’en est fallu que du déplacement de 2.5 % des votes de droite.

Marquées par une abstention jamais vue (et porteuse de graves inquiétudes), les élections législatives ont vu ce léger ébranlement se traduire en un glissement gigantesque du terrain politique, sans aucun débat, sur aucun sujet, les retournements de veste suffisant à nourrir les gazettes. Avec l’adhésion de 12 % des inscrits, l’Énarque Macron, après avoir trahi son mentor énarque, est Président de la République et dispose d’une chambre jaune, mais sans mystère, pléthorique et malléable. Au nom de la morale on voit l’Assemblée Nationale présidée par un renégat, discutant avec un Premier Ministre énarque renégat, d’un budget présenté par un Ministre des Finances énarque renégat, alors que tout le pouvoir est concentré à l’Élysée qui est devenu, comme jamais, un terrain de jeu de l’Énarchie. « Il y a des Énarques partout », remarque un « visiteur du soir » à l’ancienne mode. Normal, puisque la victoire a été obtenue à la suite d’un pronunciamiento d’Énarques dévoyés.

Comme Giscard, un ex-jeune Énarque adepte du changement dans la continuité, le nouveau Président « fait de la communication ». Un peu de prestance comme Giscard et d’abus, comme Giscard, mais bien plus vite. On n’a pas encore les airs d’accordéon et l’invitation faite aux éboueurs, mais on sent que cela vient. On a déjà le président en sportif, sur les quais, façon Poutine, mais sans les pectoraux. Giscard avait invité son premier ministre à Brégançon avec son prof de tennis (qu’il omettait de payer tout en exigeant de lui fournir à chaque leçon des balles neuves). Macron s’invite à Versailles un jour avant le discours d’investiture du Premier Ministre dont la volte politique disgracieuse et opportuniste ne lui permet plus de se plaindre des couleuvres qu’on sera amené à lui faire avaler à répétition. Nemo auditur suam propram turpitudinem allegans.

On entend de façon subliminale ce beau discours à Édouard Philippe :

-        « Cause toujours mon lapin à ton troupeau de communiants, menés à l’Assemblée par mon copain disqualifié Ferrand, mutualiste tendance « poulettes et cupidité ». C’est moi, Macron, qui a désormais toutes les clés, tous les pouvoirs. Mesure ta chance : les retraites, dont on n’a jamais parlé pendant la campagne électorale sombrent dans le déficit ? Pas une remarque dans la presse. Le chômage qu’on disait maîtrisé, monte à 6 600 000, mesuré par les inscriptions à Pôle emploi. Un record historique : pas un mot négatif dans la presse. Les comptes publics étaient totalement dévoyés dans leur présentation, comme l’affirmait le candidat Fillon. Confirmation : 9 milliards de chutes la première année, 18 milliards la seconde. Pas la moindre réaction dans la presse. Ces idiots commentent ma photo photoshopée et pourrie de symboles de gamin. Et bientôt mon fanion présidentiel ou la dernière tenue de Brizitte. C’est ta chance. Laisse-moi faire et obéit ».

On retrouve la même technique employée par tous les démagogues depuis des lustres en France : les promesses n’engagent que ceux qui y croient et la belle excuse fonctionne toujours : « les circonstances me conduisent à différer car mes prédécesseurs m’ont laissé un terrain miné et moi je suis un type bien et responsable. Je ne vais pas faire n’importe quoi, je veux dire, appliquer mon programme ». Comme disait Edgar Faure : « Le contexte nuit aux textes cons ». Il aurait pu ajouter à la Audiard : « C’est comme cela qu’on les reconnaît ».

Alors qu’on se souvient des rodomontades des candidats aux deux primaires : l’important c’est de dire avant ce qu’on va faire et de tenir après. « Les vilains démagogues façon Hollande et Sarkozy qui ont fait le contraire de ce qu’ils ont promis, c’est fini ! », disait-on.

Voici donc le premier ministre brandissant un prétendu sens des responsabilités pour reporter en bloc tout ou presque du programme électoral du candidat Macron, sauf les mesures franchement démagogiques qui ne coûtent rien aux hauts fonctionnaires, comme « donner du pouvoir d’achat aux salariés avec l’argent des indépendants et des retraités » et qui aideront à faire passer la pilule.

On va donc faire voter des lois poudre aux yeux comme celle sur la moralisation de la vie publique, comme si la démagogie et le retournement de veste étaient des attitudes morales (tous les auteurs de coups d’État prétendent à la pureté retrouvée), et celle sur le droit du travail, dont on prétend qu’elle libérera l’emploi, alors qu’elle est totalement insignifiante et ne concerne que les grands groupes, qui de toute façon ont un régime fiscal dérogatoire et peuvent délocaliser à volonté (et bientôt pour moins cher).

Comme Hollande, comme Chirac, comme Giscard, comme tous les énarques, Macron cède aux « sociétalisme » qui valorisent l’image « moderniste » et réformatrice, et ne coûte en apparence rien à l’État. Toutes les revendications immigrationnistes, multiculturalistes, homosexuelles portées par des minorités agissantes reviennent au premier plan. Pour les revendications européistes, il va falloir la jouer fine. Le départ des britanniques et diverses dérives conduisent la Commission à réclamer un impôt européen massif (on parle de démarrer à 80-100 milliards avec un doublement en cinq ans). Le triomphe du « sympathique Macron » au dernier conseil européen n’a été perçu que par la presse française. Elle n’a pas voulu s’étendre sur son premier grand échec : sa demande de modification de la directive emploi détaché a été platement éconduite. Même triomphe que Hollande dans sa renégociation du traité Merkozy ! Le goût pour les normes coûteuses et excessives devait être maîtrisé. On maintient des interdictions qui vont au-delà des normes européennes (en important des produits qui ne les appliquent pas). On découvre, sans réagir, que 4.5 milliards d’euros, non financés, devront être dépensés par les collectivités locales pour se mettre aux normes de chauffage. Les fonctionnaires arbitrent la société pour le bien commun et coûte que coûte. Qu’on se le dise !

Tout continue comme avant. Impôts, dépenses, normes, contraintes, soumission à l’Europe, armes rendues devant les groupuscules : du Hollande 2012 pur jus.  

On ne fera aucune des réformes de fond qui auraient un véritable effet sur les causes des difficultés françaises et dont aucun aspect n’a été débattu depuis décembre 2016 pendant la campagne électorale.

Le Macron de l’été 2017 est le même que le conseiller de Hollande de l’été 2012, avec le même système : pour commencer, un coup de matraque fiscale ciblée (ici avec la CSG, augmentée de plus de 12 %), tout en faisant de la com’. Pour le reste on bloque tout, notamment les dépenses d’investissement, on pose, on jacte et on laisse la piétaille En Marche piétiner comme les soldats d’opérette qui chantent « en avant, c’est nous l’avenir » en restant sur place.

Le Français est né malin, comme chacun sait. Il jure mais un peu tard qu’on ne l’y reprendra plus ! C’est promis, la prochaine fois il votera pour le candidat le plus sérieux qui a un vrai programme de rupture et qui ne se laisse pas aller à la démagogie.

Si l’Énarchie le veut bien et si M. Mélenchon ne casse pas les urnes.

En attendant : Wet and sea.

Un débat présidentiel ? Vraiment ?

Le journalisme bananier

Il est toujours intéressant de relire des livres de prospective avec trente ans de de retard. En général l’avenir n’a pas été celui prévu mais pas toujours. Alvin Toffler a parfaitement vu que la révolution des médias qui s’esquissait n’allait pas dans le bon sens et il ne connaissait pas Internet.  Il ne voyait pas dans la multiplication des canaux un vrai progrès mais un risque de révolutionnarisme permanent de la bassesse, armée par l’émotion, indéfiniment fractionnée et empêchant toute conduite politique d’un pays particulier. Il avait raison. Le spectacle donné par les médias lors des présidentielles françaises de 1917 porte témoignage d’une dégradation des mœurs journalistiques qu’il convient d’analyser. Pour le dire avec un peu de cruauté : de même qu’il y a des républiques bananières, ne doit-on pas constater l’émergence d’un journalisme bananier ?

Qu’est-ce qu’une république bananière sinon un « régime » où la volonté populaire ne peut plus s’exercer tant la corruption des mœurs politiques bloque la libre circulation des idées, l'honnêteté des actions et la rationalité des mesures prises. Plus rien n’a de sens. Dans la folie générale aucune politique n’est plus possible.

Qu’est-ce qu’un journalisme bananier sinon un journalisme où l'honnêteté a fui, où les seuls intérêts immédiats jouent, où plus personne ne croit à un minimum d’objectivité, où les langues et les plumes sont totalement serves et où cette servitude n’est même pas le fruit d’une oppression idéologique ou autre mais naît de la simple envie de ne pas risquer son poste dans un milieu qui nourrit bien et permet, à peu de mérite, de cumuler notoriété et prospérité.

À côté du « mur des cons » qui fait si bien dans le décor politique français, ne devrait-on pas inventer un « mur de la banane » où serait épinglée la crème des journalistes bananiers ?

On n’évoquerait pas cette question dans un blog économique si les conséquences économiques ne risquaient pas d’être gravissimes. Pour un journaliste bananier, l’économie est l’ennemi qui a honteusement envahi l’espace politique. Alors il a fallu l’évacuer avec beaucoup de férocité et de perversité, pour permettre au n'importe quoi et au n’importe qui de s’installer en maître.

Prenez BFM, pour l’ensemble de son œuvre ! Tant d’application dans la malhonnêteté intéressée laisse pantois. On sait que M. Drahi, franco israélien expatrié, résident suisse couvert de dettes, qui vient de racheter la chaîne, évidemment à crédit, a encore besoin de M. Macron (République Bananière) qui l’a aidé dans sa conquête problématique. Tous les journalistes (bananiers) de la chaîne vont donc, dans la joie et le bonheur, se lancer dans la défense et l’illustration de M. Macron avec des finesses d’éléphant qui feront la joie de ceux qui voudront écrire une thèse de plusieurs milliers de pages sur la malhonnêteté dans les médias.

Absolument toutes les réunions publiques de M. Fillon, par exemple, auront été présentées par un « correspondant sur place » qui décrira une salle vide et une assistance décevante, divisant par trois, quatre ou cinq le nombre de présents comptés par les organisateurs. Le comble sera la couverture de la réunion de la porte de Versailles où la caméra de BFM s’attachera à filmer le hall d’entrée, évidemment vide, ayant permis d'accéder à la salle de la réunion où se pressaient entre 15 000 et 25 000 personnes. Comme il fallait bien donner quelques images de la salle bondée, le « journaliste » indiquera que l’organisateur utilisait une caméra truquée qui permet de « faire semblant qu’il y a du monde » !

Le sommet de l'objectivité « drahie » sera naturellement le sondage fourni par l’officine douteuse dont M. Drahi finance les services (ELABE : Essai LAmentable de BErner) pour expliquer que, lors de la confrontation de tous les candidats, c’était M. Macron qui avait gagné le débat avec plus de 10 points d’avance sur le suivant, alors qu’il était clair que Mélenchon avait marqué les esprits, ce que confirmeront tous les autres instituts et la suite de la campagne, Macron fléchissant aussitôt après le débat dans tous les sondages.

Un tel plongeon dans la propagande indécente (saloper l’image de l’un, glorifier l’image de l’autre) ne s'était plus vu depuis l’URSS, et en tout cas jamais dans une démocratie.

« C dans l’air », sur la 2, comme France-Inter, a fait beaucoup d’effort pour donner au concept de journalisme bananier un contenu épatant et complet.

Ce n’est pas tant la jouissance extrême montrée par les deux animateurs de l’émission, Caroline Roux et Bruce Toussaint, à « se payer le Fillon » à longueur d’émission quotidienne (plus de 50 émissions à faire du vent mauvais sur Fillon et « les affaires », et près de 50 heures passées en trois mois à cet intéressant exercice de destruction d’image), ni le fait qu’on a vu arriver sur le plateau d’illustres inconnus(e)s recruté(e)s uniquement pour dégoiser sur le même candidat, qui font réfléchir sur l’état de totale déliquescence d’une partie de la presse et des médias, mais un incident qui est sans doute passé inaperçu de tous.

Lors d’une rare émission non consacrée à détruire du Fillon, la question est posée aux présents : quel est le programme le plus susceptible de relancer l’emploi. En fait tout le monde sait qu’il en a qu’un seul qui présente une petite chance d’avoir un réel effet : justement celui de Fillon.

Rappelons rapidement pourquoi cet avis n’est pas une simple opinion. L’économie a des droits !

Dans un système où le change ne peut plus être manipulé, et où il est irréaliste, compte tenu de la situation très dégradée de la situation financière du pays, d’abandonner l’Euro sans conséquences gravissimes, la seule solution est de revenir sans faiblesse sur toutes les mesures accumulées qui ont tué la compétitivité française : gonflement apocalyptique des effectifs publics, et donc des impôts et charges, diminution des temps de travail, hebdomadaires, annuels et sur l’ensemble du cycle de vie, réglementations étouffantes et absurdes des relations du travail, préférence pour le chômage un peu partout. On ne peut rien redresser sans augmenter le temps de travail dans les fonctions publiques, sans revenir drastiquement sur les effectifs démesurés notamment dans les régions et les collectivités locales, sans transférer une partie des charges non spécifiquement liées à la production sur la TVA pour les sortir de la formation de nos propres coûts de production nationaux, sans revenir à une imposition du capital non spoliatrice permettant de libérer l'investissement, …

Les prélèvements publics en France sont égaux à la valeur ajoutée des entreprises non financières privées de plus d’une personne (en un mot les entreprises privées). L’État français prélève 100 % de ce que le secteur privé français produit ! Intéressant, non ? N’espérez-pas que ce constat soit fait un jour à la télévision. C’est interdit : pour travailler dans le milieu il faut crier vive l’impôt et vive la merveilleuse dépense publique (qui finance les avantages fiscaux des journalistes et qui permet aux journaux et aux chaînes de survivre). Le journalisme bananier a une dimension fiscale marquée !

Cette réalité a une conséquence que le quinquennat de M. Hollande a soulignée : il faut spolier fiscalement les Français pour réduire la glissade dans la dette, saquer drastiquement les subventions aux collectivités locales et fermer les dépenses des ministères et notamment celui de la culture. Hollande l’a fait sans se vanter : qui sait que les crédits pour le patrimoine sont passés de 1.2 milliards en 2010 à 750 en 2015 ? Couper presque en deux des crédits de la Culture ! Imaginez les réactions des journalistes bananiers si une telle glissade s’était produite sous une présidence de droite ? Qui sait que la francophonie est à l’abandon ainsi que toute l’action culturelle du Ministère des Affaires Étrangères ? De nombreux ministères centraux sont ainsi à l’os pour conserver des conditions de salaires, de durée de travail, de retraites totalement intenables. Tout en ruinant le secteur privé en sous-investissement permanent depuis des lustres. Et en laissant filer une dette aggravée et heureusement refinancée sans frais grâce à la BCE. Pour l’instant.

La vulnérabilité de la France est plus que certaine. Nous sommes à quelques encablures de la falaise grecque. Si on s’y fracasse, c’est là que le pays va « cracher le sang ».

Le plan Macron n’a de crédibilité ni politique ni économique, même s’il va dans une meilleure direction que les autres programmes socialistes (Le Pen, Mélenchon, Hamon, Poutou, Arthaud). On ne peut pas réussir une politique sérieuse en faisant le grand écart entre Madelin et Hue, avec des demi-mesures enrobées dans du pur baratin lénifiant, et sans soutien cohérent au Parlement.

Tout cela est tellement évident, qu’aucun « expert » même autoproclamé, même bouffé par l’esprit partisan, même attaché à l’OFCE de Sciences Po, ne peut répondre à la question posée sur le meilleur plan de lutte contre le chômage autre chose que : « le plan Fillon », nécessaire même si non-suffisant.

Dessertine a failli le faire et il s’est brusquement arrêté sentant que la réponse ne serait pas admise et qu’il risquait de ne plus jamais revenir. Alors le voilà qui explique qu’on ne peut pas répondre à la question sans dévoiler son vote et que par conséquent il ne le fera pas ! Gêne générale sur la planète des singes. Suivront cinq minutes grotesques où chaque brillant journaliste bananier ira de sa suggestion anorexique, cherchant quelques microbiques mesures pouvant présenter « un potentiel » pour l’emploi dans les programmes des candidats « convenables ». On n’ose pas faire la liste de ces suggestions ici pour ne pas couvrir de plus de ridicule ces glorieux intervenants (Lenglet, Fressoz, et un certain Bernard Vivier).

Le plus drôle est naturellement que le sondage express fait par la chaîne pour appuyer l’émission démontrait de façon formelle que la très grande majorité des auditeurs pensaient que le programme Fillon était le meilleur pour l’emploi ! Cela ne sera pas dit à l’antenne…

Le citoyen spectateur n’a pas eu le choix durant cette campagne. Où qu’il s’est tourné sur les radios et les télés, il est tombé sur le même mur bananier, interdisant toute réflexion sur les programmes.

On n’est pas couché (mais vautré dans la bananeraie), sur Antenne 2, a atteint des sommets dans l’exercice de l’évitement de toute réflexion politique objective, en réunissant ses anciennes doublettes de « chroniqueurs », pour maltraiter les candidats n’ayant pas la bonne idée d’être « vraiment de gauche ». Quasiment toutes ces éminences, sauf peut-être Zemmour, ont vu :

-        De la « sincérité » dans les propos de Mme Arthaud, « agrégée » d’économie et donnant au passage la mesure du niveau de cette agrégation, dont la langue de bois rancie par 75 ans de pratique communiste pro génocidaire est pourtant un modèle d’insincérité,

-        De la « fraîcheur » dans les propos de M. Poutou dont la langue est du même bois que la précédente et le discours tellement convenu qu’il nous ramène également 75 ans en arrière, une belle fraîcheur.

-        De la « gentillesse » désarmante chez M. Hamon, alors que toute sa campagne a été passée à stigmatiser des démons, des traîtres, …

Pour Fillon, à l’exception du vieux briscard de Zemmour qui sait la politique et en a vu d’autres, on eut droit à la vomissure habituelle. « Vous vous rendez compte, Mme Michu, il a fait travailler sa femme comme 220 autres parlementaires en tant qu’attachée, et s’est fait offrir des costumes un peu chers par un type douteux, mais moins de costumes Arnys que Mitterrand tout de même. En plus il a osé créer une société de conseils, comme une centaine d’autres. Hou le vilain ! Même pas la peine de parler de son programme ». Même la brave Polony s’est crue obligée d’aller de son couplet, expliquant que son programme était ringard car dignes des années soixante-dix ! Elle a soudain compris que le mondialisme financier mettait à vif les rouages économiques français. Donc il n’y avait plus de solutions de droite. Seulement un retour au Franc et au nationalisme étatique ? Heu ! Ben ! Heu ! L’important, c’était de hurler avec les loups et de filer un coup de pub à une création journalistique méritante, mise en ligne par ses soins, peu de temps avant, sur Internet (ce Fillon quel cupide !).

Macron a posé quelques problèmes de conscience à ces âmes d’élite. On sait que pour Ruquier, Macron souffre comme Hollande d’un grave défaut : les artistes ne l’aiment pas et veulent « une gauche vraiment de gauche ». La loi Macron2, rebaptisée en El Khomri pour épargner le favori du Président, et la déchéance de nationalité, indignent ces âmes étincelantes comme un linceul argenté (Le contrepet Ruquier l’a rendu milliardaire). Seulement voilà, il ne faut pas insulter l’avenir quand les sondages font de Macron le gagnant obligé des prochaines élections. Alors, ce fut drôle. Comment dire : « il n’est pas assez de gauche » tout en affirmant que : « ce n’est pas trop grave » ? Un exercice de style qui a donné au journalisme bananier ce vernis français si caractéristique.

Le grand homme, c’était naturellement Mélenchon. Pour le coup même Zemmour était séduit. Il parle français, lui, pas comme tous ces jeunes bobos qui croient que la Guyane est une île. Et puis il est contre l’Europe, enfin presque. Bien sûr, il a été pris dans une malheureuse affaire d'emploi fictif et le népotisme en faveur de sa fille fait toujours jaser. Mais on ne va pas lui faire subir le traitement Fillon, d’autant plus qu’il est bien plus riche que Fillon et paie l’ISF. À peine si les moins soumis se sont laissés aller à remarquer que dans l’euphorie de l’élan sondagier, le nouveau héros poly holographique avait un peu tendance à oublier son attachement au chavisme et au castrisme, deux bavards ruineux du même métal que lui et qui ont fait tant de bien à leur peuple. La prospérité, la dignité et la sécurité, dans ces paradis mélenchoniens,  sont devenues, elles, totalement holographiques. Une tranche fiscale à 100 % du revenu en revanche, cela, c’était bien. Enfoncé Hollande et ses 75 % qui font rire encore aujourd'hui de la France partout dans le monde.

Restaient les « gaullistes » souverainistes, vent debout contre la Finance, l’Europe de Maastricht, l’Euro et même l'Otan. De la valetaille qui arrivera bien à enlever 5 % de voix à Fillon, « ce qui est le principal », dira Mme Pulvar, l’ancienne petite amie plaquée d’un ex-ministre de l’économie promoteur de la qualité vraiment française et socialiste, converti dans le meuble étranger « low cost ». À propos, quelle était l’ancienne définition d’un journaliste objectif ?

Après ces quelques heures, si le bon peuple n’est pas parfaitement informé sur les enjeux de l’élection, c’est à décourager du journalisme bananier de compétition.

Le plus drôle : si le second tour voit Le Pen et Mélenchon s’affronter, ils diront qu’ils ne comprennent vraiment pas comment cela a été possible. Mais si, ils ont déjà la réponse ! C’est à cause de ce satané Fillon qui a pollué le scrutin avec ses costumes.

En fait plus rien ne sera drôle. Qui, jamais, a prétendu qu’une république bananière ou son journalisme du même fruit, soient drôles ?

Le « mur des cons » non plus n’était pas drôle.

La falaise grecque le sera encore moins.

Socialisme : la décomposition délirante

Une campagne sans réel projet

Est-ce un effet de la grippe qui s’est emparée du pays ou d’un souffle au cœur plus durable ? La France socialiste est entrée dans le délire.  Toute à sa joie de ne plus avoir à s’occuper du peuple et des ouvriers,  la voilà en plein « trip », en plein vol au dessus d’un nid de cocos aussi vide que le regard de Lénine dans son formol moscoutaire. Il ne s’agit plus de promouvoir le prolétariat mais de sauver la terre. Il ne s’agit plus de d’aider les pauvres mais de saquer les riches, les vilains, les affreux, les méchants, les ennemis de la terre, l’humanité dévoyée toute entière attachée au meurtre de Gaia.  La haine sociale s’allie à l’enflure écologique pour  promouvoir un n’importe quoi  hargneux où la réalité n’existe plus.  Les éléphants roses volettent allégrement dans un paysage psychédélique où aucune contrainte n’existe sinon dans les mots qu’on fait valser allègrement comme un boxeur s’entraîne à frapper son ombre avec la sombre énergie du somnambule.    

Voici la médecine libérale assassinée par une grandiose imbécile hallucinée.  Plus un médecin ne veut s’installer. Les clientèles achetées au prix fort  ne se vendent plus.  Le désert médical existe et s’étend dans l’indifférence générale de la gauche.  Partout en cette période de grippe les répondeurs téléphoniques répercutent le beau message : « nous ne prenons plus de nouveaux patients. Allez voir du côté des urgences ou appelez le 15 ». Ah, le 15 ! « Vous avez la grippe et des maux de tête ? Je vais vous prendre un rendez-vous pour un scanner à… Criquebeuf ».    Vous laissez tomber. Vous rappelez une heure après le même 15. « Oh c’est la grippe, acheter du paracétamol, il n’y a pas besoin d’antibiotique contre les virus. Le scanner ? Vous êtes dingue, un scanner pour la grippe ! ».  Aucun des jeunes médecins n’envisage plus d’autres postes que celui de fonctionnaire. C’est tellement mieux d’être médecin chef de la sécurité sociale. On ne voit plus de malades et, comme Zazie, on « peut emmerder » ceux qui se les coltinent. Où une jolie planque dans une ARS, le nouveau système soviétique mis en place pour gérer les gros Kombinats de soins amiantés.  35 heures et sortie tous les soirs  à 17 heures. Pas d’obligation de travailler. Plus une vingtaine de jours d’absence maladie bidon pour compléter les vacances. C’est désormais la SS qui paiera, ou non, les médecins libéraux, à sa guise. Un salaud sous tutelle, c’est mieux qu’un médecin de famille dévoué.  Mais oui. Salaud. Salaud  de mandarin pourri qui vote mal et qui influence les malades. Plus une seule spécialité médicamenteuse  n’est produite en France. Par centaine,  elles sont tombées en ruptures de stocks en 2016. Et pas des moindres. Sauvons le système par l’achat de médicaments à bas coûts faits on ne sait trop comment en Inde ou en Chine, les spécialistes de la norme bien respectée. Salauds de laboratoires français qui veulent ruiner le merveilleux système de sécurité sociale française.  Il parait que la mondialisation heureuse est une escroquerie. Sauf pour la SS. Là, c’est super ! La marinière de Montebourg est réservée à une industrie lourde qui a disparu. Pas touche à la sécu, aux yeux aussi bridés que le budget.    

Voici le social ramené à une vie gratuite grâce aux robots. Quelques abrutis viennent nous expliquer cent fois par semaine sur la TNT combien la pensée de M. Hamon est novatrice, formidablement en phase avec l’avenir et tout et tout. Presque du NKM, c’est tout dire. Le candidat socialiste d’à côté pense  qu’il faut néanmoins taxer à mort les robots car ils compromettent l’emploi ! Embrassons-nous Folamour  et faisons la synthèse !

On va mettre des vignettes aux voitures. Les salariés du bâtiment vont être encartés. Les loueurs d’appartements devront être encartés également. Le flicage socialiste est en plein boom.  Hidalgo et son petit coco de service veulent mettre les immigrés sur le palier des riches.  Mais pas sur le sien. Paris est en train de pourrir sous ses coups de butoirs. La ville lumière s’éteint sous les assauts du lamentable Missika qui porte sur son visage la malfaisance jouissive, de l’obsédé Baupin, l’homme qui trouve normal que les bus tuent les vieilles dames « le temps qu’elles s’habituent »,  du sinistre  Najdovski qui affiche ses difficultés mentales dans la blancheur maladive de son visage, et d’une majorité municipale qui a mis la ville en coupe réglée. On ne nettoie plus les rues mais on va frapper d’amende les incivils qui la salissent. Répression. Répression. Il est interdit d’autoriser.  Et de circuler.

Une abrutie sur France-inter, radio donnée aux socialistes militants pour des raisons jamais explicitées, explique que la révolution n’a pas tué assez en France ! Fillon ne bénéficie-t-il pas d’un château ? On retrouve Château Chirac et Facho Chirac dans les délires d’une comique d’arrière salle de garde socialiste belge. Les mêmes insultes qu’il y a quarante ans ! On va bientôt retrouver Bunuel et ses clochards qui se masturbent dans des robes de mariées bourgeoises  et catholiques ! Cà, c’est de l’art, du vrai ! D’accord on a fait le mariage homosexuel et il vaudrait mieux éviter de le faire pendant ces mascarades.  Mais on ne va pas se lasser des vieilles habitudes !

L’avilissement de tout et de tous  est total. Il est partout.  Il est quotidien. Les socialistes ont été au pouvoir cinq ans. Deux millions de nouveaux pauvres.  Six cent mille chômeurs de plus quand les autres sont au plein emploi. Un état ruiné. Des Français hagards sous les coups de sabre  fiscaux. Beaucoup de jeunes en fuite à l’étranger. Des centaines de milliers de départ de retraités vers le Portugal.  Vous allez voir : on va fusionner la CSG et l’IR. Vous allez voir, on va vous prendre l’argent à la source. Vous allez voir on va raser gratis aux frais des méchants. Vous allez voir,  on va y aller d’un dernier coup de rein socialiste malfaisant.  Il nous reste 5 mois.

D’un côté Mélenchon, ce génie à l’intelligence  surréelle  selon le commentateur A. Duhamel, frappé visiblement par le retour d’âge,  qui nous fait de Chavez le parangon d’une vraie révolution  propre à relancer la France et sa façade maritime. 

De l’autre Macron, qui hurle à s’égosiller en faveur de l’Europe fédérale sacrée, et des indépendantistes corses, basques et bretons  dont la passion anti française est tout autant sacralisée, et qui va sauver l’économie en surtaxant les retraités. Seulement les 40% les plus riches ! Restons raisonnables ! La France dans tout cela ? C’est quoi la France ?

Au milieu,  quatre candidats socialistes sans programme  dont les pulsions sont totalement contradictoires et le réalisme inexistant.  Voici Valls, le menton mussolinien rentré pour un instant,  qui a viré le premier Premier Ministre, puis les Ministres qui le gênaient (qui se retrouvent unis contre lui), puis finalement le Président, qui reprend les thèmes Sarkozistes considérés comme porteur, tout en montrant son mépris du 49.3 dont il a abusé.  Voici le diaphane Peillon, fils d’un dirigeant communiste de la grande époque, éphémère ministre d’un enseignement public en déroute,  qui prétend que son costume est plus beau que celui de Valls  et son nœud de cravate plus moelleux. Il n’a même pas eu le temps de construire un programme.  Mais il a déjà la garantie du FMI, sans doute une décoction de FuMIste.  Avec lui l’Europe n’a qu’à bien se tenir.  C’est qu’il va vous l’envoyer en l’air ce satané TSCG !  Pas comme cette nullité de Hollande qui l’avait fait ministre mais qu’est rien qu’une brêle. Il y a même Montebourg qui pense avoir cuvé sa cuvée.

Les primaires de la gauche n’auront même pas une ligne politique  à trancher. Seulement huit têtes qui, une fois tranchées par le vote,  renaîtront aussitôt comme la Gorgone pour crier à la nullité du mal élu.

2012 avait été une élection déplorable  parce que nourrie de mensonges, de démagogie, de mauvais sentiments.  C’était vrai des campagnes  et de Sarkozy et de Hollande dont l’élection a coûté 40 milliards aux Français et aggravé toutes les tares françaises.

2017, à  gauche, est une sorte de sursaut hystérique dans le n’importe quoi. L’achat de vote est noyé dans le grotesque délirant.  Les électeurs « de gôche » sont conviés à une espèce de fête sous LSD idéologique dans l’ineptie farceuse et le délire injurieux contre les méchants.  Il semblerait qu’ils aiment cela, l’idée de patauger sans frein dans le néant  et dans le sans queue ni tête.

Pendant ce temps l’édition de gauche sort des versions coûteuses des lettres d’amour lourdingues de Mitterrand à une de ses maîtresses.  Plus bourgeois bourrin, on n’a pas lu depuis longtemps. Qui osera enfin dire que le Beau François  écrit comme un cochon ?

Et qui osera dire que le socialisme français institutionnel est mort et en train de s’enterrer dans une sorte de  happening électoral grotesque et  sépulcral,  dans la joie d’une explosion de dérisoire atrabilaire  qui laissera sans voie  (et sans représentation politique)  le pauvre  et honteux reliquat des convaincus ?  

Sirius

La tentation toxique de la pensée "animiste" en économie

La rentrée voit la sortie de nombreux livres économiques. Alors que tout le monde prétend que l'économie a été éjectée du débat par les attentats musulmans, les éditeurs pensent visiblement le contraire. Certains d'entre eux sont excellents, comme celui d'Henri Guaino dont nous donnerons une analyse dans un prochain billet. D'autres sont complètement nuls car habités par la passion politicienne au-delà de toute limite. D'autres enfin sont intéressants, bien écrits, finalement assez justes, mais exaspérants.

C'est le cas du livre de Lenglet. Excellent à plus d'un titre, ne serait-ce que celui de mettre les bons chiffres sur la table. Mais Il souffre comme plusieurs autres livres, et des centaines d'articles parus dans la presse, d'une tentation dévastatrice : donner une âme aux choses. L'explication des phénomènes ne s'articule plus par l'effet de bonnes ou mauvaises mesures, de tel ou tel phénomène ou enchaînement économique qu'il faut détecter et comprendre, mais par la volonté nocive d'une âme diabolique inscrite derrière les événements et qui impose sa loi. Appelons animisme économique cette volonté de trouver des diables obscurs et ectoplasmiques derrière tous les phénomènes déplorables qui se produisent.

En faisant de la "génération du baby boom" la cause de la crise française, en lui en prêtant et l'intention et la manœuvre de s'enrichir sur le dos de ses enfants, Lenglet chauffe les esprits mais n'explique rien. L'animisme économique suscite la chaleur mais pas la clarté. La solution sous-jacente est toujours la sanction d'un vilain ou d'une vilenie.

L'animisme économique a été longtemps le mode de fonctionnement de la gauche. Tous les faits néfastes constatés sont des faits voulus par des forces sociales embossées dans la République et qui la violent. Le dégueulis marxisant des théoriciens genre Frérot et Ollivier, les tueurs abrutis et fanatiques d'Action Directe, tendance lyonnaise, se retrouve à l'identique dans un livre grotesque, "Ce cauchemar qui n'en finit pas", commis par deux auteurs à peu près du même niveau et utilisant les mêmes procédés. . C'est l'Oligarchie, les suppôts du MEDEF, les agents de la CIA, la bourgeoisie fasciste et pétainiste, les adorateurs cachés d'Hitler, les néolibéraux impurs et "corrompus systèmiques", corrompus tout court ne suffisait pas, "saisis par le démon de l'illimitation" et "ivres du vertige subjectif de l'accumulation", qui ont pris des mesures abjectes qui ont provoqué le drame. Pour les deux auteurs, il n'y a pas de différence entre Daesh et le" bloc oligarchique néoliberal" (diminatif amusant : le BON). Le BON doit tuer tous les jours en cachette, en se contentant en public "de se nourrir de crises", "d'asservir la société", de nourrir des "monstres".  Toujours et encore. Il suffit d'écouter les discours de Nuit Debout pour constater que cette veine reste active. On est toujours en plein "complotisme" le plus débile.

Il a été également le mode de fonctionnement de l'Extrême Droite. C'est toujours la ploutocratie, franc-maçonne et la juiverie internationale, qui sont à la manœuvre. Cela dure depuis 150 ans.

Éric Zemmour n'échappe pas à ce travers : "c'est le patronat français qui a voulu sciemment importer des immigrés pour disposer d'une main-d’œuvre à bas prix", écrit-il. Mais quelle preuve concrète ? Qui l'a proposé ? Quand ? Comment ?

Voici donc, pour Lenglet, même si cela est dit de façon subliminale, une génération de salopards égoïstes désireux d'abuser de tout et reportant sciemment sur les générations futures les conséquences de leur impéritie intéressée : les baby boomers.

Si les jeunes, les femmes et les immigrés ont tant de mal à s'insérer dans la société, c'est parce que le trend de croissance est en baisse constante depuis 1971 et que les entrants en sont les premières victimes. Rien à voir avec les baby boomers. Tout à voir avec les mécanismes délétères qui ont provoqué ce retournement de croissance. Non les baby boomers n'ont pas "voulu" mettre leurs enfants au chômage !

L'animisme économique doit être durement dénoncé. Les invectives contre des puissances d'autant plus coupables qu'elles sont plus ectoplasmiques n'ont strictement aucun intérêt, sinon pour des combats polémiques. Elles ne peuvent servir aucune politique utile, sauf à considérer le défoulement gratuit comme une soupape de sécurité des sociétés. Dans un pays qui a fait de la pénitence son mode de fonctionnement moral depuis l'exécution de Marie-Antoinette et du Roi Louis, il faut constamment se couvrir la tête pour expier, dans la honte, des péchés d'autant plus graves que personne n'a eu le sentiment de les commettre.

En économie, les faits s'expliquent. Les décisions sont prises par des instances précises dirigées par des personnes dénommées et des groupes identifiés qui proposent des programmes. Constater les faits, les rendre intelligibles et relier les décisions à leurs effets, tels est le travail nécessaire.

Quand les Etats-Unis décident de faire sauter le système de Bretton Woods et d'en abandonner les modalités et les disciplines, on sait qui le fait et pourquoi. Lorsqu'aussitôt les crises s'aggravent et le trend de croissance s'inverse, les faits peuvent être reliés de façon précise à cette décision. Quand la gravité des crises provoque des réactions politiques qui portent au pouvoir des forces socialistes généralement minoritaires en France, on aboutit à la mise en œuvre de programmes délétères qui aggravent la situation. Ce n'est pas "la génération bénie des égoïstes" mais les socialistes qui mettent en œuvre le programme commun et ce sont les électeurs Français qui les chassent à la première occasion. La volonté de tuer la France comme puissance autonome historique a été prise par François Mitterrand, pervers narcissique et pourrisseur compulsif, heureux d'être le "dernier président de plein exercice de la France". Les erreurs de Maastricht doivent tout à Jacques Delors et aux milieux européistes qui le soutenaient. Il faut dire quelles furent leurs erreurs et pourquoi elles ont été faites. Il faut préciser les réformes qui seraient utiles aujourd'hui. C'est une facilité sémantique de parler des enfants du baby boom comme une entité homogène ayant une volonté propre.

Nous n'avons jamais aimé les concepts du type "préférence pour le chômage". Préférence de qui ? Décrite où ? Agissant avec quel levier ?

Bien sûr des conservatismes s'exercent ; des forces idéologiques désastreuses poussent dans des directions variées ; les paysétrangers ont des politiques étrangères qu'on subit ; des groupes prennent des pouvoirs et des groupuscules militants engagent des actions. Ils sont si variés qu'il est impossible d'en habiller une génération de façon homogène.

Ce n'est pas la "génération des baby boomers" qui a décidé de réduire le temps de travail et d'étouffer les relations sociales par une réglementation délirante mais Mitterrand puis Jospin. Rendons à César ce qui est à César. Ce n'est pas "la génération du Baby Boom" ou le CNPF qui a demandé le regroupement familial mais Giscard. Ce n'est pas l'Oligarchie qui, en France, a demandé qu'on mette en place une vision militante de la liberté financière totale des capitaux à court terme, mais Beregovoy et Delors. Ce n'est pas le Medef qui a voulu la libre circulation totale des capitaux dans l'Union Européenne et l'inondation monétaire allant jusqu'aux intérêts négatifs, mais ceux qui ont décidé des statuts de la BCE et ceux qui l'ont dirigée.

Finissons-en avec l'animisme en matière économique. Certaines décisions ont été des erreurs. Il faut dire pourquoi et comment elles ont gâché les chances économiques de la France. Henri Guaino a raison de faire l'inventaire des vulgates économiques, de leur trahison du message initial des grands penseurs économiques et de leur influence délétère. Une mentalité généralisée s'habillant de façon erronée des oripeaux d'une doctrine ou d'un groupe de doctrines peut jouer un rôle beaucoup plus important que la volonté explicite d'une personne ou d'un groupe. Le magma diffus des représentations mentales sur l'économie est une force active qui conditionne des milliers de décisions erronées, prises dans la bonne conscience de l'inconscience qui croit savoir.

Déchirer ces nuages qui collent au plafond des peuples est un vrai travail. Inculper devant le tribunal de l'histoire, sur des piloris d'autant plus odieux qu'ils sont plus branlants, des zombies dotés d'une volonté, vision animiste de l'économie,  est une mauvaise action et un péché contre l'esprit. Ce ne sont pas des diables obscurs qui créent les plus graves difficultés économiques mais des conceptions erronées largement partagées ou la lâche facilité qui consiste à ne plus penser avant d'agir.

Didier Dufau pour le Cercle des Économistes e-toile

Blocage accidentel du site

A la suite d'une fausse manoeuvre de l'hébergeur du site, l'accès à ce blog a été interrompu pendant deux jours et certains posts bloqués. Nous nous excusons pour la gêne causée.

Admin

Hollande : une sinistre fin de règne

Alors que nous vivons les consternants  soubresauts de la fin de règne du plus médiocre Président que la France s’est donnée depuis Deschanel,  il est à craindre que son histoire ne trouve guère d’autres lecteurs que des contempteurs indignés ou de navrants « malgré-nous ».

Quelle est la part, dans cet échec impitoyable, de la psychologie fâcheuse du petit malin et de l’inepte doctrine qu’il a choisi comme vecteur de fortune personnelle ?

La France pouvait-elle se trouver bien d’un Prince aussi tenté par l’orgueil déplacé de la transgression ?  Les Français pouvaient-ils espérer beaucoup des concessions  multipliées par électoralisme  à une idéologie funeste?

L’amour de la transgression n’est pas celui de la Patrie. Est-il une seule catégorie, vertueuse ou son contraire, qu’il n’ait pas voulu foudroyer  ou fourvoyer en la prenant à revers ?

Voici la mère chargée d’enfants à qui l’on refuse la solidité du mariage, institution que l’on vide de sens en l’ouvrant à qui ne peut pas avoir d’enfants naturels. Voici la maîtresse que l’on chasse ignominieusement, pour entrer en libertinage avec une autre dans les impasses casquée de la rue du Cirque.  Voici la fortune insultée et chassée, alors qu’on s’enrichit personnellement au-delà de tout espoir. Voici la pauvreté des « sans dents » accablée, et les faibles chassés de l’emploi, quand la parole du démagogue la flatte tous les jours.

Le pervers personnel ne fait que des victimes individuelles. Le Prince pervers trouble la nation toute entière.   Pauvre peuple français qui a signé par un vote déprimé la mise sous tutelle de son travail, de son intelligence et des fruits de son histoire.

Voici la transgression Najat Belkacem, symbole de la soumission à une altérité sans mérite, élevée à la direction d’un enseignement national dont le sens et les résultats ont été anéantis par le pédagogisme. Elle détruit impitoyablement 1.000 ans de grandeur de la pensée française et de haute tradition, c'est-à-dire de haute transmission.

Voici la transgression Hidalgo, vieille maîtresse d’origine étrangère devenue mairesse de Paris où, quêtant l’appui d’un Communiste en ignorant des mille génocides commis par la mouvance, elle entend pourrir la vie du bourgeois jusque sur son palier, tout en multipliant les fêtes et les dépenses qui n’intéressent qu’une poignée de ridicules.

Voici la transgression Taubira, guérillera franc-maçonne sur le retour, contemptrice un brin raciste du Blanc colonialiste et esclavagiste, qui fait de la sanction pénale non pas la juste prévention du crime mais son berceau.   

Voici la transgression  Duflot, médiocre diplômée en géographie qui voit le Japon dans l’hémisphère sud, qui ruine l’industrie de la construction en une seule loi inepte au nom d’une écologie dévoyée de tout sens, et la contre transgression Coste qui voit l’infortunée épouse d’un harceleur sexuel, soutenu par Hidalgo (que le monde est petit), devenir Ministre de la République par calcul politicien de douzième ordre.

Voici la transgression Valls, petit hidalgo  à mouvements de menton,  projeté d’un coup  Premier Ministre et la contre transgression Macron qui doit le tuer politiquement, comme naguère le sinistre Mitterrand, modèle insurpassable du cynisme politique,  avait lancé le flambeur Tapie saper pour toujours  les ambitions de l’esprit-faux  Rocard.

Voici la transgression de la déchéance de la nationalité, que l’habile crut devoir jeter à la colère des Français indignés par le plus grand massacre subi en temps de paix par une population innocente, et finalement abandonnée en rase campagne, sur fond de mépris général.

Voici la transgression El Khomry, à nouveau d’origine étrangère, chargée à son incompétence défendante, de porter un projet transgressif de tout ce qui fait le socialisme depuis 150 ans. Et une France livrée sans défense aux exactions de la CGT et de ses nervis, aux attaques des milices fascistes d’extrême gauche, et à mille excités que stimule la faiblesse de l’Etat  et qui finissent par tenter de tuer des policiers et par demander la pendaison sur le Pont d’Avignon « de tous les patrons ». Où sont les cellules de déradicalisation ?

Alors oui, la composante psychologique du président actuel de la France a entraîné le pays au bord de l’abîme.

On dira : cette transgression a tout de même permis le Pacte avec les entreprises et la restauration de leurs marges.  Pour un socialiste, ce n’était pas rien. Après tout il a fallu un premier secrétaire du Parti Communiste russe  pour mettre en l’air l’URSS. Pourquoi pas un ancien secrétaire du PS français pour restaurer la compétitivité des entreprises en prenant à contrepied les chants destructeurs de son propre camp ?

Certes, certes.

Mais, pour compenser cette mesure insuffisante,  combien de concessions dramatiques  à l’idéologie délétère qui, partout, a conduit les peuples à la ruine ou à la tragédie et qui rendent désormais presqu’impossible une sortie par le haut des terribles tourments économiques et financiers qui accablent le pays ? Nous sommes désormais les champions du monde du prélèvement obligatoire. Spoliation socialiste, tu tiens ta victoire.

Et de combien de mesures purement démagogiques, proches de l’achat de vote pur et simple, et dont l’effet destructeur est multiplié par l’état de détresse actuel de notre pays,  devrons- nous payer pour l’ambition délirante désormais déclarée d’un nouveau quinquennat ?

Il ne fallait à la France ni un esprit épris de lui-même, au point de faire de la transgression un mode « normal »  de gouvernement, ni un politicien manipulateur de chimères au point de livrer le pays aux plus ruineuses utopies, alors qu’il menaçait déjà de sombrer. Comment espérer quoi que ce soit de cinq années de plus d’un gouvernement tenu dans la double sujétion d’un caractère et d’une doctrine aussi problématiques ?

Les Français ont eu tort d’abandonner la France.  Ils ont mis sous le joug  et leur foi nationale et leur conscience historique. Ils sont devenus le jouet désarticulé d’une ambition individuelle médiocre et d’une idéologie morte.  Le démagogue parlait de « pacifier » le pays. On en est aux tentatives de meurtre de policiers, façon Jeanne d’Arc malgré la fermeture des pompes à essence.  On appelle à la pendaison « de tous les patrons » sur le pont d’Avignon.

Pour avoir stimuler la haine de tous contre tous, et celle de chacun contre chacun,

Pour avoir fait espérer à certains qu’ils pourraient gagner un peu en prenant tout à d’autres,

Pour n’avoir jamais esquissé les voies et moyens d’un avenir français, ni jamais pris un ferme parti sur aucun des sujets graves qui peuvent le saper,

François Hollande a fini de désespérer la population dont le choix actuel n’est plus qu’entre  la résignation morose, les révoltes mortifères et les expatriations ruineuses.  

Celui qui pensait tenir la jeunesse politisée, encadrée par son parti, et ne jamais fâcher vraiment la CGT et  les habituels maîtres chanteurs de la République, s’est pris une nouvelle fois les pieds dans une de ses manipulations électoralistes malsaines. Les voilà acharnés à ruiner l’ordre public et le reste de prospérité du pays pour le faire céder.   

La majorité silencieuse observe et subit, consternée. 

Elle pense : plus jamais çà !

Elle a raison.

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