Non au gouvernement des juges !

Extrait du Figaro : « À quelques semaines de la présidentielle française, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt qui pourrait faire couler beaucoup d'encre. Selon ses juges, «Une entreprise peut interdire dans son règlement intérieur le port visible de signes religieux, politiques et philosophiques afin de conserver sa neutralité». La juridiction devait se prononcer sur deux affaires, l'une française, l'autre belge, portant sur le port du foulard islamique en entreprise. Avant de trancher sur ces cas très sensibles, les Cours de cassation respectives des deux pays avaient demandé à la juridiction bruxelloise de préciser son interprétation de la directive de 2000 sur l'égalité de traitement en matière d'emploi et de travail. L'arrêt de la CJUE harmonisera les pratiques des employeurs vis-à-vis du port de signes religieux dans toute l'Union européenne. Il pourrait au passage, potentiellement, modifier l'esprit des textes français qui reposent aujourd'hui sur un fragile équilibre. »

Aucune réflexion critique n’a accompagné la parution de ce jugement.  A un moment où la construction européenne est gravement remise en cause (notons qu’il n’y a pas moins de 5 candidats éligibles à la présidentielle française  qui en conteste tout ou partie), ce jugement témoigne d’une forme de « coup d’Etat institutionnel » de la part de nombreux juges.

Le but de la Cour de Justice est d’éviter les discriminations au travail entre européens pas d’interpréter à sa façon les droits de l’homme et du citoyen. La nature du droit religieux au sein des entreprises est une affaire nationale et ne peut en aucun cas affecter ni la libre circulation, ni les droits des étrangers européens membres de l’Union désireux de s’installer en France.  

Un étranger doit se plier aux lois et mœurs du pays où il convoite de s’installer. A lui de s’informer avant. A partir du moment où la règle n’est pas ouvertement destinée à interdire un accès à un autre européen, elle ne peut pas faire l’objet d’un jugement européen. Sinon, la perte du pouvoir législatif national est totale.

Si le jugement avait imposé la monstration des signes religieux, la perte de souveraineté serait immédiatement et largement perçue.

La CJUE  mêle son activisme à celui de la Cour européenne des droits de l’homme, qui, initialement devait tempérer les excès de l’URSS et s’attaquer aux violations graves des droits de l’homme. Elle a elle aussi décidé de se transformer en conseil constitutionnel et se mêle de trancher des cas de principes qui appartiennent au souverain et non pas à un aréopage de juges qui ne représentent qu’eux-mêmes, tant les hyper-micro-états y sont dominants.   

On se souvient que David Cameron avait violemment réagi à un arrêt de la CEDH concernant les droits civiques des délinquants lourdement sanctionnés. En France la condamnation à 70 euros d’un quidam qui avait insulté le Président de la République  a été sanctionnée par la CEDH !

 

En France même, le préambule de la Constitution indique seulement les grandes lignes d’un droit de l’homme qui doit être précisé dans ses modalités par le législatif ou le constituant. Le Conseil Constitutionnel, par un coup d’état, s’est institué lui-même juge des élégances.

Tout étant dans tout et réciproquement, les trois cours se mêlent de trancher de questions mineures ou non mais dévolues au législatif.

La souveraineté législative nationale perd dès lors toute signification.

L’objectif de la construction européenne n’était pas d’uniformiser le droit et les pratiques mais d’éviter les mesures hostiles à ses voisins de la part d’un membre de l’Union.

Il est à noter que ce sont les juges français de la Cour de Cassation qui ont demandé un avis. Les apparences sont donc sauves. Ils auraient aussi bien pu demander à la CEDH. Il n’est d’ailleurs pas sûr qu’un musulman un peu entreprenant ne soumette un règlement intérieur qu’il juge offensant pour sa religion à la CEDH ou au Conseil Constitutionnel. Tout cela devient ridicule.

Il ne faut pas de gouvernement des juges et le grignotage des institutions diverses doit être empêché. Le Parlement Européen doit être également freiné dans ses élans unificateurs.

Sinon, il arrivera ce dont les élections présidentielles françaises commencent à témoigner : le rejet de tout le projet européen et finalement son abandon.  

Deux mots à Charles Gave sur son rapport prônant la destruction de l’euro

Charles Gave et Romain Métivet ont réalisé une étude sur la destruction de l’Europe par l’Euro, pour le compte de leur Institut des libertés. Il stimule quelques réflexions que nous avons mises en face des thèmes du résumé publié en première page.

* L’Euro est un échec et une aberration économique qui accentue les déséquilibres entre économies hétérogènes.

Le constat est immanquable. Il y a bien eu divergences et elles ont été accrues par les mesures prises pour tenter de réduire les dérives budgétaires de certains pays. À partir du moment où la dévaluation n’est plus possible, il est clair que l’ajustement devient une difficulté. Le rapport n’envisage pas une des possibilités : mettre en place des règles, des dispositifs et des institutions qui permettent de pousser à la convergence. Pour notre part, nous considérons que cette direction-là offre encore de nombreuses possibilités inexplorées qui vaudraient mieux que la destruction de la zone Euro.

* Une monnaie sans nation n’est historiquement pas viable.

L’or a été une monnaie sans nation pendant des millénaires. La question se pose pour les monnaies administratives (Fiat monnaie). On ne sait toujours pas comment les gérer sur une base multinationale. La question a été posée à Bretton Woods avec une solution bancale qui a explosé politiquement en 1971. En fait, on improvise depuis 1914. Mais une solution est possible.

* Le saut fédéral est politiquement impossible et serait économiquement inefficace.

Sans doute. Mais on peut trouver des solutions collaboratives efficaces sans aller jusqu’au fédéralisme.

  1. L’Allemagne ne peut pas payer pour l’Euro car cela coûterait plus que le plan Marshall.

L’argument est plus polémique qu’économique. Ce ne sont pas les stocks qui comptent mais les flux. Mieux organisés les flux peuvent se réorienter très rapidement. La question d’organisation l’emporte sur l’assertion fracassante.

* Une dissolution est préférable à une sortie unilatérale.

Sans aucun doute. Mais il faut bien expliquer les conséquences prévisibles. Et le rapport ne le fait pas.

* Le retour de la monnaie nationale permettrait de financer l’ajustement, comme au Canada et en Suède.

L’ajustement en Suède et au Canada s’est fait après la terrible crise de 92-93, en réduisant très fortement la dépense publique, aussi bien du côté des dépenses sociales que de celui des effectifs publics. Il a été favorisé par la croissance exceptionnelle des années 1996-2000, spécialement riche en emplois et en recettes. La hausse massive du dollar a permis un ajustement plus facile. Mais ce n’est pas la politique monétaire qui a permis de sortir principalement du gouffre.

* Les réformes structurelles restent nécessaires pour rétablir les finances publiques et accroître la productivité.

Ce sont elles qui ont réussi en Suède et au Canada dans un contexte conjoncture très particulier qui n’est plus là. Elles sont non seulement nécessaires mais primordiales. Cela vaut naturellement pour la France. Reste à trouver la méthode en l’absence de véritable croissance conjoncturelle et alors que le risque d’une minirécession se précise.

Surtout, le rapport évite soigneusement de se pencher sur la vraie grande question : pourquoi depuis 1971, les récessions sont-elles toujours plus graves, la croissance voit-elle son taux baisser et la dette s’envoler ? En ne regardant qu’un sous-système, effectivement dysfonctionnel, mais qui peut être corrigé si le système global l’est aussi, et si les réformes nécessaires se font au-dessous, à l’échelon national, il se prive d’une clé d’interprétation capitale et surtout d’un levier pour comprendre et agir.

La destruction de la zone Euro ne réglera rien en elle-même et risque même de compliquer une évolution plus favorable.

Le moral des Français en 2017

L'économie d'une nation n'est pas seulement la résultante de forces économiques agissant dans un cadre institutionnel plus ou moins approprié. Elle dépend aussi des humeurs politiques et du moral de la nation en tant qu'ensemble politique et économique. On parle d'économie politique, l'économie pure étant un support intellectuel mais pas un instrument d'analyse complète de la réalité. Le moral, c'est la force qui, bien orientée, pousse à l'optimisme et à l'action. Démoraliser un pays, c'est le désorienter au point que, ne sachant pas où il va, et se heurtant partout à d'insaisissables obstacles, il cède à tous les vents mauvais de l'histoire.

Cette évidence a conduit à la mise en place d'enquêtes d'opinion des entrepreneurs, autour du concept de confiance, et plus largement à des études généralement confiées aux services secrets sur le moral global de la nation.

Voici ce que pourrait être ce genre d'étude sur le moral des Français en 2017.

Depuis la chute de l'URSS, peu de gens croient qu'il existe encore des foyers de subversion en France. Ils considèrent que le ressort est cassé et que tous les mouvements "révolutionnaires" sont désormais morts ou totalement déliquescents.

Ils se trompent. Mai 1968 a vu l'autonomisation du révolutionnarisme par rapport à l'URSS et c'était 20 ans avant la chute de l'URSS. Fondée sur le refus du monde "bourgeois" considéré comme intrinsèquement pourri, sur la condamnation du capitalisme, vu comme une force d'asservissement du prolétariat, la revendication révolutionnaire autonome, généralement portée par des mouvements trotskistes ou anarchistes, l'idéologie révolutionnaire qui souhaite depuis Babeuf faire capoter la société bourgeoise honnie, n'avait aucune raison d'être arrêtée par la chute de l'URSS qui était vue, de tout temps, dans cette mouvance, comme une déviation criminelle de petits-bourgeois fascisants profitant de l'arriération de la Russie.

La vraie rupture est venue de l'échec des mouvements armés dans la décennie 70. L'action directe est désormais exclue. Ce n'est pas une exclusion de principe mais d'opportunité. Il ne reste donc plus qu'une seule voie d'action : la subversion de la société bourgeoise afin que, vidée de toute substance et résistance, elle tombe comme un fruit blet.

La mouvance, dans toutes ses composantes, compte entre 5 000 et 10 000 adeptes ou anciens adeptes en France dont près de la moitié est active. Elle a des relais à travers le monde sous des formes très variées, dans des organismes pénétrés par entrisme. Elle dispose d'une doctrine d'action peaufinée par près de 150 ans d'écrits et de pratique.

Les techniques de pénétration, d'influence et de subversion pratiquée par l'Union Soviétique, depuis son lancement par Münzenberg, un génie de l'agit-prop, perfectionnées et pratiquées pendant soixante-dix ans, ont créé un terreau meuble. Elles n'ont pas été perdues par tout le monde.

L'idée de manœuvre est de s'attaquer aux maillons faibles de la société et de la subvertir de telle façon que la société perde toute capacité de réaction. Une émission récente sur Lénine a montré parfaitement comment les noyaux d'activistes subversifs peuvent faire basculer des situations qu'ils n'ont même pas créées.

Au milieu des années soixante-dix, les activistes révolutionnaires se sont scindés en trois groupes.

- Les partisans du retrait qui sont partis ailleurs soutenir d'autres combats (Voir par exemple Beni Levy de la Gauche Prolétarienne, converti dans le judaïsme fondamentaliste), ou qui ont essayé de faire fortune dans les affaires, ou qui se sont installés dans des carrières universitaires avec la volonté de défendre des thèses particulières mais sans envie ni programme de subversion. On les retrouve dans des travaux de démoralisation des Français, comme un récent livre d'histoire collectif qui conchie l'histoire de France, ou les travaux d'une géographe qui réduit la France à néant, et les mille et sociologues ou démographes qui débinent la France en permanence.

- Les partisans de la voie parlementaire qui ont intégré les rangs des partis, et en très grand nombre le PS. Voir par exemple Dray, Meyer, Jospin, etc.

- Les activistes non repentis qui ont considéré que là où ils étaient, ils pouvaient utiliser les moyens à disposition pour pourrir la République, mettre en œuvre les techniques de démoralisation du pays et permettre un jour ou l'autre une forme ou une autre de révolution. On les retrouve un peu partout dans la fonction publique, la magistrature, l'édition, le cinéma, les mouvements pseudo-écolos violents, les "gangs antifa" et le journalisme ou la présentation d'émission de télé, dans les partis mais masqués.

Ce dernier groupe ne s'est jamais "rangé des voitures". Au contraire ses membres ont trouvé dans la crise de l'économie et l'affaissement des relations sociales qui en est résulté des moyens d'action multipliés.

Leur cible est toujours la même depuis Münzenberg et Gramscy : les ventres mous de la démocratie.

- l'armée

- Les élèves des lycées et collèges

- Les immigrés clandestins

-. La presse.

- La justice

 

Les ouvriers comptaient naguère mais plus maintenant, compte tenu de la désindustrialisation du pays. L'immigré clandestin a remplacé le prolétaire de naguère. Terra Nova en a fait une théorie.

 

On sait peu que J. Chirac a été obligé de mettre fin à la conscription pour bloquer la tentative (menée par Edwy Plenel et quelques autres) de syndicaliser le contingent et de le manipuler. Dans l'état d'esprit de 68, le contingent était une proie facile.

- Les élèves des lycées et collèges ont été noyautés et il est assez facile de faire marcher les scolaires en utilisant de pseudo" émotions" et la simple envie de monôme. On a vu l'action des meneurs lors de l'affaire Léonarda et elle reprend ces derniers jours. Les parents n'aiment pas qu'on frappe leur enfant.

- Pour les immigrés clandestins, il suffit de suivre les provocations du Dal pour comprendre la méthode. L'émotion est, là aussi, le levier qui permet d'actionner la provocation puis la soumission.

- La presse est vulnérable car on la sait payée depuis très longtemps. Elle est à peu près totalement noyautée, ce qui explique l'incroyable chasse à cours actuelle contre Fillon basée sur de simples soupçons d'un pseudo-délit sans importance et monté en mayonnaise.

Le pire secteur gangrené est naturellement à chercher dans le système judiciaire. Il fallait éliminer les juges style Jean Royer, c'est-à-dire répressifs pour les délits dits du "petit peuple" et orienter la justice vers la condamnation du bourgeois et des élites politiques ou économiques.

La première manifestation de leur emprise a été l'arrivée du "justicialisme" dans les prétoires. Cette doctrine infâme considère que ce ne sont pas les faits, les circonstances et la loi qui déterminent le jugement mais l'identité et la condition des mis en cause, la loi pouvant être bafouée sans vergogne. On connaît la rengaine : le faible doit toujours l'emporter sur le fort quelles que soient les circonstances. La femme a raison contre l'homme, le salarié contre le patron, le piéton contre l'automobiliste, le locataire contre le propriétaire etc.

La seconde a été le refus de reconnaître comme vol le pillage des magasins en libre-service, réputé "intégré dans les marges".

La troisième a été le refus de condamner des excès syndicaux (comme le piratage du paquebot France, piratage condamné pendant longtemps à …la pendaison !) et de toute forme de viol de la propriété dite "bourgeoise.", comme le squat.

La quatrième a été de refuser de condamner l'entrée clandestine dans le pays, le vagabondage et la mendicité organisée avec ou sans enfants, avec ou sans infirmes.

Ce refus de poursuivre et de condamner certaines catégories de délinquants, tout en donnant raison à des catégories contre d'autres, s'est accompagné d'une volonté de condamner le bourgeois, suspecté d'être un "délinquant en col blanc" natif et bien pire que le "voleur de pomme".

On a donc arrêté et parfois mis en prison pour de longues semaines des centaines de patrons ou cadres supérieurs au prétexte d'accidents du travail qui naturellement créent une légitime émotion. L'ignominie sous-jacente a été de faire cesser le lien entre les faits et le comportement des inquiétés. Dans une société du bâtiment, un jeune cadre est nommé à Paris le vendredi. Il fête sa promotion, signe les délégations et le lundi se présente à l'agence de province où il est désormais directeur. À peine arrivé, il est embarqué par la police et envoyé en détention provisoire par un juge rouge. Un ouvrier, qui n'avait respecté aucune des consignes de sécurité, était venu travailler de son propre chef sur un chantier le dimanche, pour refaire une tâche qu'il avait ratée. Il était tombé de l'échafaudage et s'était tué. Drame tragique mais dans lequel le malheureux nouveau directeur n'avait exactement aucune responsabilité et pour des travaux dont il n'avait même pas connaissance. Le lien entre le dommage et lui était inexistant, une des conditions traditionnelles dans tous les droits de monde depuis l'antiquité pour inculper. Le type même d'inculpation "ès qualités" qui pose toujours problème là où croit devoir l'appliquer.

À partir de cette floraison d'inculpations fantaisistes, naturellement cachée derrière la nécessité de mettre un frein aux accidents du travail, la procédure pénale a été enseignée dans les écoles de commerce. Toutes les opérations dangereuses ont été confiées à des sociétés sous-traitantes, souvent fantômes, afin de protéger les dirigeants des grands groupes.

C'est l'époque où pratiquement tous les films français présentent le dirigeant privé comme un voyou acoquiné avec des politiques soumis et achetés. Toute une législation est mise en place par Mitterrand pour rendre impossible l'autorité dans l'entreprise. Les prud'hommes commencent à piller sans vergogne les ressources des entreprises. L'entreprise étant systématiquement mise en difficulté même dans les cas les plus explicites de mauvais comportements d'un salarié, la peur de recruter s'empare de l'économie française. L'intérim et les CDD explosent. En même temps la justice refuse ou de poursuivre ou de condamner des attentats physiques contre les cadres supérieurs. Un arrêt célèbre à Nantes explique qu'il était normal qu'un gréviste crève un œil de cadre vu son juste mécontentement. L'idée que la "violence de situation" explique des "violences de fait" est typiquement une mesure de subversion qui remet en cause tout l'ordre social.  À Nancy on ne condamnera pas le viol de deux étrangères lors des émeutes liées à la fermeture de certains sites de production d’acier. La "juste colère sociale" justifie l'absolution qui crée un sentiment de dissolution totale de la société et une démoralisation fondamentale. Si les femmes peuvent être violées impunément, alors il n'y a plus de société, ni de sécurité, ni de justice. À Calais, la Justice refusera d'instruire sérieusement le probable assassinat d'un contrôleur de gestion qui en savait trop, retrouvé avec une blessure à la tête au fond d'un bassin, alléguant un possible suicide. Il ne fallait pas, semble-t-il, mettre en colère les syndicats.

Contre les propriétaires, on prend parti pour les titulaires de faux contrats de location, et on refuse l'expulsion de squatters qui se sont installés en fraude dans un appartement. Les propriétaires cessent de louer, provoquant une pénurie de logements.

La démoralisation du pays est confirmée par la condamnation des victimes et non des criminels dès lors qu'il arrive des ennuis au délinquant. L'affaire Legras est significative. Un voleur est tué par un commerçant las de voir sa boutique pillée à répétition et d'avoir été physiquement menacé et frappé à plusieurs reprises. Il est emprisonné. Des cas encore plus grotesques ne parviennent pas aux oreilles du grand public. Une femme dispose dans sa propriété d'une piscine. En son absence elle est utilisée et vandalisée par une bande de jeunes délinquants connus pour des larcins continuels dans les villas de cette ville de vacances. Une loi somme, à la même époque, les propriétaires de protéger leur piscine pour éviter les noyades. La propriétaire confie à une entreprise le soin de réparer la piscine devenue fuyarde et d'entamer les travaux de sécurisation. La piscine est vidée. La bande entre de nuit dans la propriété et entend sauter dans l'eau. L'un de ses membres plonge dans la piscine sans voir, de nuit, qu'elle était vide et se tue. La propriétaire, absente des lieux est arrêtée à son domicile au prétexte qu'elle aurait fait exprès de vider la piscine…

Les exemples pourraient être multipliés. Il n'y a plus aucun respect pour la propriété privée. La subversion l'a emporté par l'entrisme d'extrême gauche pratiqué au sein de la justice, en complicité avec les politiques gauchistes et le secteur culturel complice.

La destruction de la société civile en faveur du délinquant ou du malfaisant ne suffisait pas. Il fallait s'attaquer à la démocratie. On a vu une offensive des juges dits "rouges", contre les édiles, devenus responsables de tout, puis contre les hommes politiques de second rang, puis contre les ministres, les préfets, et suprême bonheur les Présidents de la République.

L'action des juges rouges se fait sentir aussi bien au siège, par des jugements disons surprenants, et surtout par les juges du parquet. Tant que les cours d'appel étaient constituées de juges normaux, les errements étaient cassés. Mais la pénétration des cours d'appel a changé la donne. Maintenant, les avocats savent qu'il faut viser uniquement la cassation tant les cours d'appels sont contaminées. Et lorsque la cour de cassation le sera à son tour, il n'y aura plus de justice en France.

Quant aux juges d'instruction, ils disposent de tellement de pouvoir qu'ils peuvent faire à peu près tout ce qu'ils veulent et d'autant plus facilement qu'ils réussissent à se constituer en meute. Un très petit nombre de juges peut faire des dégâts colossaux. La méthode est connue :

- Violation systématique du secret de l'instruction considéré comme une entrave bourgeoise à la vérité

- Thèmes d'inculpation outranciers et choisis pour leur caractère déshonorant. Poursuite sur des délits flous comme l'abus de bien social, ou le détournement d'argent public, la faillite par moyens ruineux, etc.

- Moyens d'investigation sans limite non plus pour prouver un délit mais pour en trouver un possible même ténu.

- Refus d'instruire et de tenir compte.

- Utilisation du calendrier, de la mise en examen, de la mise en prison préventive…

 

La syndicalisation, sous le contrôle de petits groupes subversifs, a été évitée de justesse dans l'armée et non dans la justice. On a vu, avec le Mur des Cons, ce que les juges "rouges" pensaient des victimes et des justiciables. Quand des gens chargés de défendre la société injurient ses membres et manifestent leur mépris collectif contre des victimes ou des cibles sociales ou politiques, il n'y a évidemment plus de justice. Surtout quand ce syndicat a table ouverte dans les médias publics.

Ce qui vient de se passer avec le Parquet financier et la nomination du juge Tournaire, dont la tête de Savonarole fanatique devrait être publiée plus souvent dans les médias, pour l'édification des masses, est l'étape supérieure de la subversion. C'est la République qui a été punaisée sur le Mur des Cons. Des centaines de parlementaires font travailler un membre de leur famille. Un seul est attaqué. Si tous l'étaient, à partir d'une loi des suspects décrétés par Mediapart, les In rocks et le Canard Enchaîné, que resterait-il de la République ?

La France est désormais un pays ruiné et subverti où il n'est plus possible de posséder, d'agir ou de parler. Tout pouvoir est vilipendé. Toute entreprise est entravée. Sa population est remplacée par des immigrants non souhaités ; son école est quasiment morte ; son économie est durablement affaiblie ; sa langue est à l'encan ; sa "culture" n'est plus qu'un vaste dégueulis gauchiste (Py, Ribes, Tavernier, Mouchkine, Arditi…) subventionné ; sa presse n'existe plus, coincée entre des patrons milliardaires (dont l'argent est de plus en plus à l'étranger) et une camarilla de pseudos journalistes qui ne peuvent faire carrière qu'en épousant des thèses gauchistes. L'obligation dans une carrière de passer par les médias publics, tenus totalement depuis Mitterrand par la gauche culturelle extrémiste, entraîne une soumission à la meute. Le rachat par des financiers étranges et amis du pouvoir socialiste qui leur offrent leur pouvoir contre réciprocité, de chaînes de télévision et de journaux, rappellent fâcheusement le règne des Oligarques dans les ex pays de l'EST. Quant à la justice, on voit qu'elle est, désormais, dans certaines de ses parties, quasiment aux mains d'une poignée de justiciers gauchistes militants.

En France, personne ne peut plus sortir des griffes démoralisantes qui l'enserrent. Depuis dix ans le leitmotiv, partout dans la société, est "on marche sur la tête". Marcher sur la tête est l'objectif même de la subversion.

Les opportunistes qui, comme Hollande ou Macron, veulent le poste de président par pur narcissisme et sans aucune envie de ne rien faire de précis, sinon de régner un temps et de bénéficier à vie de beaux privilèges, sont obligés de se soumettre. La droite, elle est interdite de pouvoir, tous les moyens d'état pouvant être mis en marche contre elle par les militants infiltrés alliés avec des politiciens sans scrupule dont les intérêts sont purement électoraux.

Hollande a été sans cesse sous la pression des gangs de délinquants politiques qui tiennent la zone d'aménagement du futur aéroport de Nantes et tout autre lieu où un investissement public d'importance est prévu. La démocratie locale est empêchée. La guerre civile froide engagée par la CGT contre la loi El Khomry a été l'occasion pour des bandes armées de faire des destructions ravageuses et sans limites. L'instrumentalisation des banlieues a montré son pouvoir. L'école est constamment sous la pression des grèves politiques de scolaires encadrés par des agitateurs professionnels. Le « culturel » est tenu par les intermittents du spectacle et les gauchistes militants qui règnent sans partage "une sébile dans une main et une grenade dans une autre", façon Rufin, l'exemple même du gauchiste démagogue travaillant sur l'émotion.

Les subversifs ont eu la peau du socialisme dit démocratique, en même temps qu'ils tentent d'empêcher la droite de revenir à jamais aux manettes.

Jamais le trouble n'a été plus grand dans le pays qui ne se reconnaît ni dans sa presse, ni dans son école, ni dans sa justice, ni dans son économie, ni dans son État. Ce trouble n'est pas spontané. Il provient largement des quelques milliers de subversifs qui ont décidé d'une action directe dans leur environnement et investi tous les secteurs fragiles de la société.

Il n'y a pas de complot, pas de cellule dirigeante, pas de mafias organisées. Simplement des cellules cancéreuses qui pullulent, se rejoignent, se gênent, se confrontent, parfois s'annihilent, mais qui créent le climat nauséabond dans lequel les forces militantes incertaines et les bons sentiments irréfléchis peuvent être manipulés et orientés, dans les partis et hors les partis, dans les médias et dans la jungle internet, dans l'État et dans l'illégalité la plus totale. La dénaturation de toutes les institutions (le mariage, la prison, les frontières, la nationalité, la propriété…) est le fait à la fois de l'action de subversion et de l'orientation forcée des programmes politiques de gauche. On a vu que la résistance de la mouvance sociale-démocrate a été liquidée avec la non-représentation de Hollande et l'élimination de Valls. Le corps social s'étiole et sombre. La société disparaît. La décomposition avance.

Des forces de résistances existent. L'offensive islamiste a réveillé les consciences et fait apparaître des limites. L'explosion de la délinquance syndicale a provoqué une réaction judiciaire : les cégétistes qui ont molesté un dirigeant d'Air France ont été un peu embêtés. la droite empêchée d'élection présidentielle dénonce maintenant de façon ouverte la subversion d'une partie des juges. La combustion des policiers ne plaît pas trop au pays.

Mais tout le monde voit qu'elles sont très faibles isolées, sans suite. Et qu'il est relativement facile de les contrer.

L'effondrement du communisme a paradoxalement permis à la subversion anarchiste révolutionnaire ou marxiste léniniste et trotskiste de gagner du terrain car le risque d'être considéré comme une 5ème colonne de l'URSS a disparu. La politique du pire l'a emporté sur la gestion raisonnable de la société avec au bout du chemin, la volonté de faire gagner Le Pen pour susciter un mouvement antifasciste de masse qui peut ouvrir le champ à une nouvelle expérience de socialisme anticapitaliste violent.

Rappelons ce qu'a été l'action de démoralisation des pays occidentaux qui forme le terreau de la subversion actuelle, en relisant le témoignage essentiel de Yuri Bezmenov, ex-agent du KGB, qui en a averti l'Ouest dès 1985 :

Le bloc socialo-communiste :

• a sciemment mis en œuvre une politique globale de manipulation de l’opinion et des élites au niveau mondial.

• a conditionné les écoliers et étudiants occidentaux aux idéaux socialistes sur au moins trois générations. Cette tâche représentait selon lui 85 % de l’activité du KGB.

* a systématiquement recruté tous les faiseurs d’opinion à l’ouest pour l'influencer, dans le but de déstabiliser le monde non-communiste.

* a conditionné et “dé-moralisé” (perte des valeurs) des pans entiers de la société, devenus les “idiots utiles” du socialisme.

D'où ce commentaire un peu actualisé d'un spécialiste : Cette action permanente et gigantesque permet bien de comprendre pourquoi, en 2017, nous devons encore composer avec une gauche lunaire, pourquoi autant de profs formatés continuent de saper des générations d’écoliers, collégiens, étudiants etc. et pourquoi la lutte contre le socialisme marxiste, malgré toutes les preuves de sa nocivité, est toujours à l’ordre du jour.

En fait les communistes n'ont bien réussi qu'en Amérique du Sud, aux États-Unis et en Europe, avec le cas particulier de la France qui a été très contaminée du fait de son amour de la violence depuis la révolution française et de la glorification des exactions de la Commune. L'Afrique et l'Asie ont été très rétives.

Contrairement à ce qu'on croit, la France n'en a donc pas fini avec le socialisme anti-démocratique et violent.

Dans ces conditions on ne peut que regretter l'inertie mise à sortir de la crise économique provoquée par des institutions internationales et européennes dysfonctionnelles. Il faut se méfier de la colère du peuple d'abord et avant tout parce qu'elle donne du grain à moudre aux activistes des "avant-gardes" menant des combats d'arrière-garde, en pariant sur le pourrissement judiciaire, culturel, national, politique, économique et social du pays.

Ceux qui ont cru qu'on pourrait contourner le problème par l'Europe et la mondialisation, qui rend impuissante les politiques nationales et "les masses", n'ont fait qu'aggraver le problème. Ils sont désormais l'objet d'une accusation qui devient crédible de noyautage et de subversion comme la mouvance socialiste par les subversifs aux mêmes, ce qui doit les amuser.

Entre la démoralisation du peuple de gauche par l'Europe et la mondialisation, et celle du peuple de droite par les mouvances révolutionnaires marxistes, trotskistes, anarchistes, ou léninistes, doublées par un extrémisme criminel musulman, on comprend que le moral des Français ne soit pas au plus haut ces derniers temps.

 

Que penser du programme Macron ?

Commentaires rapides sur les mesures présentées dans le JDD

Moralisation de la vie publique et institutions :

- interdiction pour les parlementaires d'exercer des activités de conseil.

Si on veut définir des incompatibilités d'activité, il faut en priorité supprimer la possibilité pour un fonctionnaire d'être élu dans une assemblée qui fixe sa rémunération et ses conditions d'emploi et interdire de recevoir deux rémunérations de l'Etat. I

- fiscalisation de l'intégralité de la rémunération des parlementaires, notamment l'IRFM (indemnité représentative de frais de mandat). 

Démagogique. On ne fiscalise pas des frais mais des recettes. En revanche d'accord pour fiscaliser les revenus des parlementaires sans avantages particuliers.

- fin du régime spécial de retraite des parlementaires.

En effet toutes les retraites doivent être calculées prorata temporis. C'est vrai aussi pour la haute fonction publique.

- interdiction pour les parlementaires d'employer des proches ou des membres de leur famille. Un parlementaire sur cinq emploie un membre de sa famille.

La nature juridique de cette mesure est étrange puisqu'elle postule une inégalité devant l'emploi et une responsabilité collective de fraude. Ce pourrait être retoqué par le Conseil Constitutionnel. Mesure purement opportuniste. La politique a un coût. On ne peut pas le réduire à zéro. Mieux vaudrait donner des moyens institutionnels aux parlementaires pour faire leur travail. Comme aux Etats Unis ou en Suède.

- suppression au moins un quart des départements (au minimum 25 donc), là où ils peuvent être rapprochés de l’une de nos grandes métropoles.

Demi mesure incohérente. Où on supprime les régions, ou on supprime les départements. La vrai question est d'éviter les chevauchements de compétences et d'encadrer les dépenses des institutions qu'on conserve.

Globalement le Plan Macron sur ce chapitre  est très faible :

- Il ne traite pas du statut de l'élu et du coût de la politique.

- Il ne réduit pas le nombre excessif de parlementaires, interdisant de les rémunérer mieux et de leur affecter des moyens d'investigations plus importants.

- L'impact global est nul.

Sur le travail :

- organisation "de la vie économique et sociale au niveau de la branche et de l'entreprise". Les 35 heures pourront être assouplies par des "accords négociés majoritaires". - rétablir les allègements de cotisations sur les heures supplémentaires.

Il était tout à fait inutile d'inverser la hiérarchie des normes sociales. Il permettre plus de souplesse dans des" intervalles de normes"  négociés branche par branche et en effet supprimer l'emprise asphyxiante de l'Etat. Il faut réduire l'intervention du juge en cas de licenciement.

- instauration d'un bonus/malus pour les entreprises abusant des CDD courts.

Les CDD étant une réponse à la judiciarisation des relations sociales, une pénalité fiscale ne règle rien et envenime la situation.

- création d'un système universel d'assurance-chômage financé par l'impôt et piloté par l'Etat, ouvert aux entrepreneurs, aux agriculteurs, aux indépendants, aux professions libérales, ainsi qu'aux salariés qui démissionnent, dans la limite d'une fois tous les cinq ans. Dans ce cadre, suppression de la part salariale des cotisations chômage, en plus de la cotisation maladie, grâce à une hausse de la CSG d'1,7 point.

Autant il est légitime de faire financer la maladie (hors maladie professionnelle et accident du travail) par l'ensemble de la population et non plus par l'entreprise, autant il est totalement anormal de faire financer le chômage par les gens qui ne travaillent pas. Le faire par la CSG est la pire solution puisqu'elle revient à aggraver encore le taux marginal d'imposition qui pourra se rapprocher de 70%. Hollande revient Macron est petit bras !

Les frais de maladie sont déduits de l'impôt sur les sociétés. Le transfert sur des revenus déjà taxés permet de récupérer le l'IS en plus de la CSG. Augmentation hypocrite de la pression fiscale.

- hausse de la prime d'activité de 50%.

Achat de vote. Il faut supprimer la prime d'activité telle qu' elle est conçue et refonder l'ensemble des aides à la personne. 

- suspension du versement des allocations chômage après le refus de plus de deux offres d'emploi "décent", pour un salaire qui "n'est pas inférieur de plus de 20-25%" à l'ancien poste.

Fausse solution. la notion de décence n'existe pas. Solution injuste et inapplicable telle qu'annoncée. La décision de la personne ne doit pas être contrainte par une proposition d'offre. En revanche les allocations doivent être dégressives et les très hautes indemnités plafonnées. Il est absurde de payer à 6.000 euros par mois deux années de congés sabbatiques à des cadres supérieurs qui ont décidés de quitter leur employeur, avec en plus une forte indemnité transactionnelle.

- aides à la mobilité pour les chômeurs.

Bla bla bla. Risque des créer comme pour les transports médicaux une inflation de coût terrifiante.

- plan d'investissement de 50 milliards d'euros dont 15 milliards pour la formation des chômeurs et jeunes sans qualification.

La vraie question est de supprimer le système actuel de formation continue des adultes et de concentrer les budgets sur les personnels à reconvertir.

- création d'un système universel de retraite. En clair, Macron veut supprimer l'ensemble des régimes spéciaux,

Oui dans le principe mais attention aux modalités. La vraie question est le transfert des secteurs publics dans la sécurité sociale générale . Il faudrait alors que l'état verse des cotisations patronales.  Merci de nous dire où on prend l'argent !

- pérennisation du CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) sous forme d'allègement de charges pérenne.

Abus de mot. Les allègements de charges sont un leurre puisqu'il s'agit simplement de transfert de charge. La question est sur quoi se fait le transfert. La seule solution est de limiter la dépense financée par les cotisations Et certaines cotisations ne sont pas transférables, comme les cotisations à la retraite.

- baisse de l'impôt sur les sociétés de 33,3 à 25% pour rejoindre la moyenne européenne.

OK mais qui paie ou sur quoi rogne-t-on ?

- transformation de l'ISF en "Impôt sur la fortune immobilière" (le patrimoine financier et en actions ne sera plus assujetti).

Mesure inique et sans efficacité. Il faut purement et simplement supprimer l'ISF qui est un impôt destructeur. la bourse est un secteur dangereux. Mettre de l'argent en bourse ne signifie pas automatiquement plus d'investissement. Macron a décidé de taxer à 30% les flux d'assurance-vie. le risque est dans la souscription des emprunts d'Etat surtout si les taux augmentent ce qui sera le cas et sera aggravé par le déplacement des capitaux. En fait on joue avec les repoussoirs fiscaux. Cela ne fera pas bouger d'un iota la production qui n'investit pas pour d'autre raison que le financement.  

Globalement le plan Macron manque  de cohérence et d'impact.

Sur l'éducation :

- autonomie pour les écoles "en termes de recrutement" au niveau pédagogique. Cette mesure, portée habituellement par la droite, doit permettre aux établissements de s'adapter à leur territoire.

Il faut que le directeur soit responsable de la qualité de l'équipe enseignante donc puisse recruter et licencier, en liaison avec un conseil. Parler seulement de pédagogie est un évitement.  

- prime de 3.000 euros net par an pour les enseignants en zone prioritaire Rep+.

Achat de vote. Revient à dire que l'immigration doit être mieux servie que les Français nationaux.

- dans ces zones, division par deux du nombre d'élèves en CP-CE1 pour qu'il n'y ait pas plus de 12 élèves par enseignant.

Ridicule. Tous ceux qui ont connu des classes de 50 élèves et plus dans les années cinquante savent que la réduction à ce niveau là n'a pas de sens.

- création de 4.000 à 5.000 postes d'enseignants.

Qui paie.

- rétablissement des classes bi-langues.

Effet d'annonce.

- le baccalauréat ne comportera que quatre matières. Le reste des matières seront soumises au contrôle continu.

Sans importance. la bac est une institution morte.

- rétablissement des études dirigées "partout", en mobilisant "les enseignants, des retraités volontaires et des étudiants". "Dans le parcours de tous les étudiants de France, il y aura ainsi un trimestre dédié à cette activité".

Le but des étudiants n'est pas de faire le répétiteur pour qui que ce soit mais de passer des examens difficiles. Les répétiteurs doivent être payés par les parents. Seul le secours aux décrocheurs volontaire doit faire l'objet d'une action publique particulière.

- interdiction de l'usage des téléphones portables dans l'enceinte des collèges et des écoles primaires.

En classe oui, mais sinon pourquoi ?

Impact global : nul.

Pour le pouvoir d'achat :

- exonération en trois ans de la taxe d'habitation pour 80% des foyers, pour un coût global de 10 milliards d'euros

Démagogie et achat de vote. Qui paie ? Crée un effet de seuil terrifiant qui nourrira la trappe à chômeur si le fait de travailler un peu sérieusement vous conduit à payer les taxes. Enorme injustice sur le seuil créateur d'énormes frustrations sociales. Tous les Français doivent payer une taxe d'habitation. Tous. Car tous bénéficie des dépenses publiques locales. la modulation oui ; l'exonération non. Et les budgets municipaux doivent être encadrés.

- revalorisation de 100 euros par mois de l'allocation adulte handicapé et du minimum vieillesse

Démagogie et achat de vote. Les revalorisations ne doivent pas dépendre de l'élection présidentielle mais de l'accroissement des richesses. Si le revenu par tête baisse il n'y a strictement aucune raison d'augmenter l'allocation en question. Il baisse depuis 2009.

Sur la sécurité :

- création d'une "police de sécurité quotidienne".

Bidon en l'état du droit. On n'arrête plus la petite délinquance. Le problème est d'abord judiciaire et accessoirement policier.

- création de deux nouvelles écoles de police. L'une de 1.000 places, l'autre de 500, pour la formation initiale et continue des agents.

Peut-être. N'est pas du niveau présidentiel.

- création de 10.000 postes de policiers et gendarmes.

Qui paie ? Largement un faux problème. Il faut revoir l'organisation, les temps de travail  et l'équipement. Si on laisse un délinquant récidiver inlassablement cela ne sert à rien de l'arrêter et de multiplier les agents.

- recréation d'un vrai renseignement territorial.

Blabla.

- création d'un état-major centralisé du renseignement rapportant directement au Conseil de défense auprès du président de la République.

Ce n'est pas l'Etat major qu'il faut fusionner mais les corps.

- création de centres pénitentiaires ad hoc pour les "foreign fighters". Et donc notamment pour les personnes revenant de Syrie.

Les Zadistes étrangers sont-il des foreign fighters ? Les français qui ont pris les armes contre la France doivent être tués là où ils l'ont fait, privés de leur nationalité, interdits de retour ou emprisonnés à vie.

- renforcement de la coopération européenne en matière de sécurité, création de 5.000 postes de policiers aux frontières au niveau de l'UE.

Macron règle toujours tout par des créations de postes de fonctionnaires. Qui paie ?

Sur l'environnement : 

- 15 milliards d'euros du plan d'investissement consacrés à la transition écologique.

Etatisme sans efficacité du fait des règles européennes.  

- réduction de moitié du nombre de jours de pic de pollution atmosphérique, grâce au remplacement des véhicules anciens via la création d'une prime de 1.000 euros pour l'achat d'un véhicule moins polluant, neuf ou d'occasion.

La Macronette ?

- rénovation d'un million de logements mal isolés.

Qui paie ? .

- d'ici 2022, 50% des aliments des cantines scolaires ou d'entreprises devront être bio, écologiques ou issus des circuits courts.

Mesure de sous secrétaire d'état à la population civile pas de président de la république.

- réduction à 50% de "la part du nucléaire dans (la) production d'énergie".

Arbitraire. Qui paie ?

Mais aussi...

- création d'un versement social unique (APL, RSA...)

Mais alors il faut supprimer la prime d'activité et les allocations chômage pour intégrer le tout. Quel est le montant ? .

- prise en charge à 100% des lunettes et prothèses auditives et dentaires d'ici 2022

Qui paie ?

- système à points pour l'attribution des logements sociaux

L'attribution des logements sociaux est une attribution des collectivités locales pas du président de la republique.

- Pass culture d'un montant de 500 euros pour chaque Français de 18 ans

Assistanat. Qui paie ?

- examen des demandes d'asile en moins de 6 mois, recours compris

Très bien mais si les pays d'origine ne veulent pas de retour et si les immigrés cachent leur identité ?

Au total :

- Macron veut favoriser la richesse qui se créé dans le monde de la finance. Il ne peut rien pour l'emploi puisque celui-ci dépends de la compétitivité des entreprises et qu'il n'y a aucune mesure en ces sens dans le plan cité.

- Le financement se fait sur l'épargnant, le propriétaire et le retraité. Merci pour eux.

- La dépense est partout aggravée.

- Demi mesures et mesures démagogiques forment l'essentiel du reste.

Ce plan n'a AUCUNE CHANCE de sortir la France de ses difficultés. Il n'y a aucune vraie réforme de structure. Aucun élément de diplomatie de la prospérité vis-à-vis de l'Europe et de l'organisation générale du commerce et des paiements internationaux.

C'est la simple continuation de la politique de Hollande dont on a vu l'échec. Alors que le candidat manque encore plus de soutien parlementaire. Il ne dit d'ailleurs rien sur les ministres qu'il recrutera : Belkacem et Taubira seront-elles sur la liste ? Il proposait 100 milliards d'économie sur la dépense publique. Après l'accord avec Bayrou on en est à 60 milliards. Après d'autres ralliements, on sera à 20. Et si l'élection réussit, face à la CGT ce sera zéro.

Programme de petit malin, comme Hollande, pas de véritable élan de renaissance. S'il est élu en profitant de l'opération que ses amis énarques ont mis au point en volant des documents détenus par des fonctionnaires du Trésor et en les communiquant aux juges et au Canard Enchaîné, son audience et crédit seront nuls.

Au total, pas de crédit, pas de soutien parlementaire et pas de programme convaincant. Le vide de son livre nommé par antiphrase "révolution" laissait craindre ce manque de vigueur. Il reste encore un peu de temps pour densifier un peu cette esquisse. La situation de la France exige des réformes autrement radicales.

Mais la France est la grande absence des discours de Macron qui préfère privilégier l'Europe, les indépendantistes de tout poil, et les minorités tout en niant au pays une culture particulière tout en expliquant que la France a commis des crimes contre l'humanité dans un pays où les militaires au pouvoir ont un lourd passé dans ce domaine.

On aurait espéré mieux.  

Comprendre les dangers et l'incongruité du TFTEA Clarifions certains points.

Quelques points essentiels

Pour apprécier la législation prise, il y a un an, pendant la présidence Obama, dont Trump entend tirer toutes les conséquences internationales, il faut garder en tête quelques repères cruciaux qui sont certes un peu techniques mais donnent la mesure de ce qui est en train de se mettre en place et  cadrent les conséquences souhaitables et/ou probables .

1. Dans les échanges internationaux les balances créditrices et débitrices  s'équilibrent. Si on ne veut pas d'excédent, il ne faut pas de déficit. S'il n'y a pas de déficits, il n'y a pas d'excédents. Globalement les échanges se font à soldes nuls.

2.Les accords de juillet 1944 forment toujours aujourd'hui  le cadre légal des relations économiques internationales. Ils stipulent qu'il ne doit y avoir ni gros excédents, ni gros déficits. Un déséquilibre est acceptable mais il doit être corrigé. Il ne peut y avoir de déficits permanents ni d'excédents permanents.

3. Cette législation provient d'un consensus général des économistes après les avanies de la crise de 1929. Les troubles monétaires jouent un rôle crucial dans les échanges de biens et de services et rendent problématiques les mouvements de capitaux. Chaque nation signataire s'engageait à ne pas se lancer dans des guerres monétaires et ne pouvait modifier le change de sa monnaie que par consensus.

4. Une situation constamment déficitaire d'un pays le met en grave difficulté car il ne parvient pas à se procurer les devises nécessaires à ses achats. Il doit donc  freiner son économie pour  limiter ses importations et l'ajustement pèse sur la conjoncture mondiale. Ceci n'est vrai que pour les pays dont la monnaie n'est pas de facto ou de jure la monnaie mondiale. Celui qui émet la monnaie mondiale peut indéfiniment financer ses déficits. Ce privilège est dangereux car réduire l'activité est toujours politiquement et socialement  coûteux. La tendance est donc de se moquer des déficits, de les ignorer et de les faire durer indéfiniment.

5. Un situation excédentaire présente également des risques considérables pour l'économie mondiale.  Le pays qui a structurellement, à un niveau de change donné, un excédent commercial ne sait pas quoi faire d'utile à la production des devises qui l'accumule. Il les replace. La contrepartie de ces crédits est de la dette. Comme ces actifs sont au bilan des banques, elles peuvent augmenter leurs en cours de prêts.  Comme les pays déficitaires ont besoin de prêts, compte-tenu des capitaux qui sont partis en masse à l'étranger, une double hélice de crédits se met en place et dans le ou les pays excédentaires et dans les pays déficitaires. Des bulles financières se créent et on entre dans une économie baudruche marquée par la violence des crises d'ajustement du crédit, l'effondrement des bulles spéculatives, et la peur qui s'empare de tous les agents.

6. Ces constats étaient très présents à l'esprit des négociateurs de Bretton Woods car les 20 ans précédents d'errances de changes et de déséquilibres  avaient porté leur leçon.

7. Les accords de Bretton Woods avaient un vice de structure. Ils faisaient du dollar la monnaie internationale, à égalité avec l'or. L'ancre en or avait pour but d'empêcher les Etats-Unis de faire n'importe quoi. Car à tout moment les états membres pouvaient demander la conversion de leurs avoirs en dollars en or et à un cours fixé. Mais rien n'était prévu si les Etats Unis décrétaient une politique de négligence et laissaient filer leurs déficits. Nixon a levé l'ancre en rendant le dollar inconvertible en or. C'était une action unilatérale correspondant à un défaut. Pas un acte pensé par des économistes sérieux.

8. Le système de change flottant et de liberté absolu des mouvements de capitaux, censé donné la valeur des devises sur des marchés vastes et libres, a permis l'extension sans limite des déséquilibres. Les excédents et les déficits sont devenus gigantesques et immaîtrisables. La crise de 2007-2009 a vu l'explosion du système. Il ne s'en est toujours pas remis.

9. Contrairement à ce qu'ils ont réussi pendant des lustres, les Etats Unis n'ont plus été en mesure, à partir de 2008, d'exporter leur crise aux autres. On a donc vu progressivement  monter de l'impatience devant les énormes excédents Japonais, Chinois et Allemands.

10. Comme les Etats-Unis ont décrété que les changes seraient fixés par les marchés libres et non entravés, sans manipulation monétaire, et comme ils trouvent toujours aussi pénible de ralentir leur économie pour lui permettre de réduire les déficits, ils sont prisonniers d'une vision idéologique qui leur fait imaginer que leurs déficits sont l'effet des manipulations monétaires des autres, notamment ceux des grands pays excédentaires. Le vice de raisonnement est que le marché des devises est tout sauf un pur marché où les prix se forment idéalement. Les banques centrales et quelques géants financiers influent majestueusement sur les cours qui n'ont rien de spontané. La possibilité de collecter toute l'épargne du monde pour spéculer sur les cours entraîne par ailleurs des effets sur les qui n'ont strictement rien à voir avec l'économie réelle. Rappelons qu'un pays comme la suisse a émis en quelques semaines l'équivalent de la valeur du PIB suisse. Et que la BCE a en quelques années créé ex nihilo plus de 10 mille milliards d'euros. Croire que le cours de change est la résultante bienheureuse des millions de transactions des agents économiques est une supercherie.

11. On commence à reconnaître que les énormes déséquilibres sont néfastes. Mais comment forcer les grands pays excédentaires à agir alors qu'ils voient ces excédents comme la preuve de la force de leur économie ? Et comment forcer l'émetteur de la monnaie du monde à restreindre ses déficits alors qu'ils sont liés au privilège d'émission ?

12. La vraie solution serait de revenir à des changes fixes, établis par rapport à une unité monétaire mondiale indépendante d'une nation particulière  avec des sanctions financière quasiment automatiques et pour les pays excédentaires et pour les  pays déficitaires. C'est la seule juste et durable. Les Etats ont intérêt à rester proches de leurs équilibres. Le travail s'échange contre le travail. la croissance des uns ne se fait pas au détriment des autres.

13. La difficulté de mise en place de cette solution est purement politique. La politique prime tout. Les Etats-Unis ont considéré qu'ils avaient la puissance nécessaire pour imposer que les ajustements soient exclusivement  exigés des pays excédentaires. Ils interprètent de façon  hémiplégique les règles internationale en considérant que leurs déficits ne sont de leur fait mais résultent  des excédents illicites des autres. Le TFTEA est la législation stratégique permettant cette action coercitive.

14. L'ennui est qu'elle est vouée à l'échec tout en risquant de provoquer des contre mesures du reste du monde.  Si le dollar reste la monnaie du monde l'accès à cette monnaie est entièrement lié aux déficits américains. Le rôle monétaire mondial du dollar rend impossible la résorption des déficits. En forçant les pays excédentaires à freiner leurs exportations, les Etats Unis créent de la dépression  globale. Tout est faux dans ce système parfaitement anti économique et contraire à la législation internationale.

15. Le TFTEA est donc une très grave menace pour l'Europe et l'Asie et plus généralement pour la prospérité générale. Il faut donc tuer cette sottise avant qu'elle fasse trop de dégâts. Dans un premier temps, cela veut dire que l'Europe doit mettre en place une législation équivalente ciblant les pays structurellement déficitaires. L'Asie également. Et la situation étant devenue bloquée, il faut mettre en place une grande conférence internationale pour décider d'une solution raisonnable.  Malheureusement, l'Europe doit régler auparavant les graves déséquilibres internes de la zone Euro qui la rongent et provoquent des ravages.

16. Nous considérons que la bonne séquence est la suivante :

- Protester contre le TFTEA, et mettre en place une contre législation européenne tout en bloquant toute discussion commerciale tant que l'affaire n'est pas réglée.

- Régler la question d es déséquilibres internes de la zones euro avec un jeu de pénalités pour les pays excédentaires et déficitaires.

- Imposer en alliance avec les pays d'Asie une réforme du système monétaire international.

Au préalable il faut que la France redresse son économie pour redevenir un interlocuteur valable.

Tout le monde voit que les candidats à la présidence de la République sont très conscients der leurs responsabilités dans ce domaine fondamental…

 

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

Pire que le CETA, le TFTEA

Les Etats-Unis veulent se substituer aux institutions multilatérales

On a vu que la traité commercial avec la Canada a poursuivi son chemin européen dans le dos des gouvernements et des peuples, pour être avalisé par le Parlement Européen. Rappelons que lors des élections européennes aucun des candidats n’a exposé de programme. On a voté pour des étiquettes. Etiquettes sans véritable sens, puisque le Parlement Européen cherche une certaine unanimité gauche-droite. Aucun des candidats élus ne s’est présenté en chantant « vive le CETA ». Ou quoi que ce soit d’autre. A droite, ils ont dit : « Je suis de droite et très européen, c’est pour cela qu’on m’a choisi comme candidat ». A gauche ils ont dit : « Je suis de gauche et très européen ». Idem pour les différentes nuances de centristes, toute fédéralistes. Jamais la moindre question sur le programme.

Rappelons que M. Hollande s’est opposé au CETA ainsi que toute la gauche auto-présentée comme « vraiment de gauche » ainsi que la droite de Fillon à Mme Le Pen. Le seul candidat aux prochaines élections présidentielles françaises  qui a souscrit au CETA sans même savoir ce que contenait le traité est M. Macron, qui a annoncé un soutien inconditionnel à l’Europe et à l’Euro avec des cris éraillés que d’aucun, naguère, aurait comparé à ceux du plus scabreux des cabris.

Il est intéressant de constater l’inexistence pendant ce processus de tout article ou émission dans les médias français, qui, de fait, ne couvrent pas le travail des institutions européennes.  Au moment où le CETA était discuté, une émission publique comme C’est dans l’air a traité 18 fois sur 20, sur le mode chasse à l’homme, le dossier de Mme Pénélope Fillon et jamais du CETA, comme si cela n’avait aucune importance.  Il faut dire qu’aucun des grands rapports économiques qui sont tombés récemment n’ont fait l’objet de la moindre analyse un peu poussée.

Il semble que pour les journalistes français, à quelques exceptions près, la question la plus importante soit aujourd’hui d’apprécier les effets électoraux de l’alliance phénoménale celée par un inconnu nommé Jadot et un ancien ministre, de toute petit envergure,  démissionnaire d’un gouvernement Hollande, ou de peser les risques et avantages électoraux, pour M. Macron, du ralliement d’un vieux ouistiti de la politique politicienne dont l’actif électoral est d’avoir pulvérisé façon puzzle les formations politiques qu’il était parvenu à diriger. Jouer au petit cheval électoral est sans conteste plus amusant que s’attaquer aux questions nationales et internationales les plus graves. 

C’est sans doute pour cela que personne en France ne connait la Section  701 du Trade Facilitation and Trade Enforcement Act de 2015. Le TFTEA est sans toute la législation américaine la plus significative de l’effondrement du monde rooseveltien mis en place à la fin de la guerre de quarante. Il annonce Trump avant Trump. Si vous en parlez, sans préciser les dates, vous constaterez que interlocuteurs ont tous la même réaction : « Ce Trump quel sale type, il est en train de tout casser ».  L’ennui est qu’il s’agit d’une loi Obama. La seule nouveauté est l’annonce par Trump qu’il va s’appuyer sur ses dispositions pour attaquer les pays avec qui les Etats-Unis ont un  déficit afin de pouvoir les soumettre à des sanctions diverses.

Il est à noter qu’aucun organe de presse français, ni aucun média radio diffusé ou télévisés n’ont jamais parlé de ce texte, en dépit de son caractère totalement abusif, nationaliste et hystérique. Seul Le Temps aura eu la bonne idée de soulever ce lièvre, parce que la Suisse se retrouve aujourd’hui dans le collimateur. 

Que dit donc ce TFTEA ?

La loi prévoit des outils  de reporting et de monitoring qui permettent de mesurer et de sanctionner les pays qui pratiquent une politique de change que les Etats-Unis considèrent  comme nuisibles aux intérêts américains. En fait, compte tenu du caractère structurellement déficitaire des comptes extérieurs américains, la seule question qui est examinée est la sous-évaluation alléguée de certaines monnaies. Le but est de forcer le « partenaire » en excédent à prendre lui-même des mesures visant à brider son excédent vis-à-vis des Etats-Unis. 

Les pays qui ne se soumettent pas peuvent faire l’objet plusieurs types de  sanctions :

-       Arrêt des financements américains

-       Arrêt des achats dans le pays

-       Action auprès du FMI

-       Blocage des négociations commerciales tant que la question monétaire n’est pas réglée 

Un conseil de neuf membres est chargé de faire des observations en fonction des statistiques et des faits relevés.

Ce texte a été voté définitivement le 24 février 2016 et donc a force de loi depuis un an exactement.

 

Ce texte en apparence peu problématique pose deux questions fondamentales :

-       Il appartient normalement au FMI de surveiller les relations monétaires internationales. Pourquoi faut-il qu’un pays particulier double son action ?

-       Les statuts du FMI condamnent et les gros déficits et les gros excédents. Pourquoi a-t-on toléré qu’ils enflent pendant quarante cinq ans et pourquoi les Etats-Unis ne parlent-ils que des pays en excédent ?

Même si le texte fait sa génuflexion devant les règles du  FMI, il montre que les Etats-Unis  sont prêts à imposer leur propre interprétation et veulent pouvoir agir de leur propre chef en dehors de tout contexte multinational. C’est une violation totale de l’esprit du monde voulu par Roosevelt à la fin de la seconde guerre mondiale. Le multilatéralisme est remplacé par l’analyse et l’action unilatérales des Etats-Unis.

Les Etats-Unis ne retiennent des statuts du FMI qu’une seule face : les gros excédents vis-à-vis d’eux. Mais ils laissent de côtés les gros déficits. Or les gros excédents et les gros déficits vont ensemble et ils sont le fruit à la fois de décisions dans le pays excédentaire et dans les pays déficitaires. Une politique équilibrée est d’agir sur les deux côtés à la fois. La loi viole les statuts du FMI tout en faisant semblant de les appliquer. Plus hypocrite, on ne peut pas !

C’était au FMI d’agir. Il en a les moyens. Mais depuis l’abandon des accords de Bretton Woods, après la voie de fait commise par les américains qui ont refusé d’honorer leur engagement de conversion en or des créances internationales en dollar, ce qui s’appelle un défaut, les changes flottants sont censés fixer le cours des devises. En vérité le marché des devises est totalement entre les mains d’un très petit nombre d’opérateurs comme quelques scandales récents l’ont montré, et la flottaison créée une instabilité artificielle.

Si les résultats ne sont pas conformes aux intérêts américains, c’est, pour les Etats- Unis, qu’un pays voyou trouble le libre jeu du marché. Tout cela est une fable puisque le dollar est la monnaie du monde et finance les transactions internationales. Il faut donc un déficit américain pour fournir la liquidité internationale. Ce défaut est structurel et non lié à l’action de vilains à sanctionner.

Les Américains se croient suffisamment forts pour avoir le beurre et l’argent du beurre : la monnaie internationale qui leur permet de financer leur déficit dans leur monnaie ; l’obligation pour les autres de corriger inlassablement la contrepartie de ce laxisme abusif. De même qu’ils se savaient assez forts pour imposer au monde le non remboursement en or de leurs dettes. Au passage, si un pays quittant l’euro proposait de rembourser sa dette internationale dans sa monnaie nationale, ce serait faire exactement comme les Américains en 1971. 

Conformément à la loi les autorités américaines viennent de produire leur première revue du comportement de leurs « partenaires ». On peut le lire à l’adresse ci-dessous.

 https://www.treasury.gov/resource-center/international/exchange-rate-policies/Documents/2016-10-14%20%28Fall%202016%20FX%20Report%29%20FINAL.PDF

Plusieurs pays ont été ciblés dont la Suisse et l’Allemagne. On sait que Schaüble, le ministre des finances allemand,  a déjà répondu au rapport en expliquant que le change de l’Euro lui échappait complètement. La BCE est indépendante, n’est-ce pas ?  La Suisse, elle,  déjà lourdement sanctionnée à plusieurs titres par le gouvernement américain, s’inquiète sérieusement.

Très clairement une guerre est en cours qui vise à imposer aux partenaires créditeurs des Etats-Unis d’accroître de facto leurs importations américaines.

Plus grave, les Américains se flattent d’avoir imposé leurs vues aussi bien au FMI, que dans les différents G, G7, G8, G20, ainsi que lors de la discussion de plusieurs traités comme le Traité Transatlantique.

Nous considérons cette soumission à la puissance américaine comme choquante et  inacceptable.

 

La bonne réaction devrait être la suivante :

 

-       Nulle monnaie nationale ne peut être la monnaie de facto du monde, car sinon les déficits deviennent automatiques

-       Les changes flottants ne fonctionnent pas et ont permis d’énormes excédents et d’énormes déficits conjoints, en violation des statuts du FMI. L’idée que les marchés donnent une image pure et vraie des changes est totalement fausse et le sera toujours quand une banque centrale peut émettre un montant de monnaie supérieur au PIB d’un pays et que l’Etat collecte plus ou moins la moitié du PIB.

-       L’effort doit venir également des pays en déficits et de ceux en excédents

-       Il faut recréer un système monétaire basé sur les changes fixes et un mécanisme automatique de sanction des grands excédents et des grands déficits. Par exemple 15% de l’excédent serait prélevé par le FMI et 10% des déficits. Les sommes collectées serviraient à alimenter un fonds de stabilisation permettant de vaincre toute spéculation.  

-       Ce même mécanisme doit être instauré au sein de la zone Euro : avec une pénalisation un peu plus forte compte tenu de la difficulté des ajustements (on ne peut plus dévaluer).  Des pénalités de 30% pour les gros excédents et 15% pour les pays avec de gros déficits seraient raisonnables.

En attendant, il faut cesser de passer tout accord commercial tant que l’objectif monétaire n’est pas atteint. C’est pour cela que l’affaire du CETA est grave. La France et l’Europe n’ont rien fait rien dit et cette soumission a empêché que la question monétaire soit posée.

Les Etats Unis ne peuvent pas dire que l’Europe n’a pas le droit de lier monnaie et commerce : leur propre texte institue cette règle !

Il y a bien là une voie de sortie de la crise.

Personne dans les médias français n’en parlera. Je ne suis même pas sûr que, dans les allées des pouvoirs européens, il existe une seule personne sensibilisée à cette problématique. Ignorance et soumission sont les tétons de la France et les mamelles de l’Europe.

 

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

La tragique actualité d'Alfred Sauvy

Il est probable que plus personne ne connaisse Alfred Sauvy. Socialiste, il n’en croyait pas moins aux vertus de la rationalité. Très vite, il avait été confronté aux erreurs monstrueuses d’analyse économique de ses amis, reprises en chœur par le gros du peuple et de leurs dirigeants. Mythologie de notre temps – Paris 1965 : Payot est son essai le plus abouti. Tout dirigeant et tout citoyen souhaitant comprendre un minimum les phénomènes économiques devraient le connaître par cœur. Les mythes économiques ont ceci de commun avec le chiendent qu’ils repoussent inlassablement si on ne les arrache pas avec énergie. Et plus personne ne le fait. Le délire qu’est devenue l’élection présidentielle s’accompagne d’une floraison d’erreurs grotesques mais généralement admises. Tout le savoir et toute l’énergie que la crise de 1929 avait permis d’accumuler pour éviter les drames économiques semblent perdus.

D’un côté, les grandes institutions, prises à revers par les décisions américaines de l’été 1971, totalement contraires à leurs statuts, se sont trouvé une religion de substitution dans le culte des trois libertés de mouvement (produits et services, personnes, capitaux) et s'emploient à les promouvoir sans en canaliser aucune et sans tenir compte des réactions des peuples devant les conséquences (crises financières à répétition, endettement colossal, perte de croissance, identités nationales malmenées, démocratie vidée de son sens). De l’autre, les peuples ont perdu confiance et se laissent aller à toutes les erreurs, encouragés par des démagogues de tout poil, dont le point commun est une ignorance économique abyssale ou une parfaite malhonnêteté intellectuelle.

Alors, il est bon de relire Sauvy, comme cela, en cachette, comme on lisait jadis des livres licencieux dans les petits endroits, car s’afficher avec de tels écrits ne peut être considéré aujourd’hui que comme la preuve de multiples péchés. Chut !!!

Faisons quelques incursions dans la licence en citant quelques phrases de L’économie du diable Calmann-Levy, 1976, au titre si merveilleusement précurseur. L’auteur avait 78 ans. Comme Maurice Allais, il a vu dans son grand âge que l’on avait perdu le contact avec la réalité et qu’on en revenait bêtement à tous les drames qui avaient stimulé sa révolte intellectuelle et sa vie de travail après la crise de 1929.

« Comment a-t-on pu tomber si bas dans la non-connaissance ? S’agit-il de la peur de l’opinion, de la crainte de plus en plus vive d’être traités de technocrate. Il ne semble pas ; la sincérité jointe à l’impuissance joue un grand rôle dans cette attitude ».

Peut-on écrire une phrase plus actuelle. L’impuissance devant les trois grandes composantes de la Crise, la perte de croissance, les crises périodiques dévastatrices, et la montée d’une dette délirante, et leurs résultats, le chômage de masse, la fiscalité sans limite et la baisse du revenu par tête, est le moteur principal des dérèglements politiques et médiatiques que l’on constate aujourd’hui. L’argument populaire le plus général en faveur des Le Pen est qu’on ne les a pas essayés et que tous les autres ont échoué. La Youpi politique de Macron est l’autre versant du même sentiment d’impuissance.

-        Vous aimez le blanc ? Youpi !

-        Vous aimez le noir ? Youpi !

-        Mais, attendez, le noir n’est pas le blanc ! Que voulez-vous ?

-        Il faut que le noir aime et respecte le blanc et que le blanc aime et respecte le noir. On transcende et Youpi !

Et cela sur tout sujet. La transcendance, dans ce cas, est la fille adultérine de l’impuissance.

Si Alfred Sauvy avait pu voir à quel niveau de non-connaissance on est tombé, il considérerait que les erreurs de la période de son livre étaient des bluettes !

Écoutons-le encore :

« Poussée par l'opinion, par les syndicats et par l’ignorance générale, et malheureusement par des experts, la politique dévie dans le sens de la pauvreté ».

Nous en sommes à environ dix millions de pauvres trente ans après. L’économie du diable est bien installée. Les syndicats ont donné leur pleine mesure en 2016. Les experts, on en a étudié quelques-uns sur ce blog, sont toujours plus nombreux à pérorer dans l’insignifiance et dans la recherche d’honneurs médiatiques garantis par la conformité à l’erreur commune ou l’évitement des sujets qui fâchent. Quant à la politique, il suffit de lire les propos d’un Hamon, pour constater que la pauvreté généralisée est son mantra.

« La soumission générale au visible et au superficiel, dans une époque scientifique qui entend partout pénétrer le fond des choses, atteint ici une intensité exceptionnelle ».

Qui peut nier que le mot soumission est la clé de l’époque en France ? Avec le « complotisme », il forme le couple tragique qui danse en tourbillon dans les médias nouveaux comme désormais dans les anciens.

Quand, dans la même phrase, un candidat explique que les robots créent désormais la richesse et qu’il faut la redistribuer par la force de l’Etat et non plus par les exigences du travail, tout en expliquant qu’un impôt contre les robots est indispensable, que personne ne parte d’un rire homérique et qu’au contraire, des éditorialistes s’extasient devant la promotion d’un penseur poly cosmique du niveau Ceaucescu au moins, démontre qu’en matière « d'intensité exceptionnelle » le bon Alfred n’avait pas encore tout vu.

Quand inlassablement, d’abord dans les camps écologiques et maintenant à peu près partout, on soutient que les solutions sans productivité sont les meilleures car elles garantissent la création d’emplois nombreux, et que pas une seule voix autorisée ne s’élève pour crier sa honte devant tant de sottise, le bon Alfred n’aurait même pas pu l’imaginer.

« L’extrême sensibilité de l’opinion au fléau du chômage crée les conditions d’un bourgeonnement d’illusions. Mythologie, croyance, dogmes malins sont une seconde nature. La réalité n’est pas simplement éloignée des apparences, elle est à l’opposé », écrit Sauvy qui ajoute : « L’erreur durcit en dogme ». Qui pourrait le nier aujourd’hui ?

La mythologie se voit, selon Sauvy, dans trois aphorismes jamais contestés que tous considèrent comme allant de soi :

-        Le chômage est un phénomène nouveau nourri par l’industrie (on dirait aujourd’hui, nourri par la mondialisation)

-        Il est alimenté par le progrès technique qui remplace l’homme par la machine (on dirait aujourd’hui : « par les robots, le numérique et Uber »)

-        « Le nombre d’emplois existant sur le territoire est limité et a même tendance à diminuer. Tout au plus reste-t-il le même grâce à la création de postes de fonctionnaires et la production d’armement ».

Conclusion : « Dans ces conditions, tout accroissement de la population est défavorable ». Le malthusianisme devient le fondement de la vie politique. La réduction des aides familiales ces dernières années et la baisse corrélative des naissances sont un des marqueurs de la politique de M. Hollande. Mais aussi de l’époque. Sauvy avait tout vu.

Autre constat fondamental qui reste d’une actualité évidente :

« Toute somme, privée ou publique, consacrée à payer des improductifs paraît réduire le chômage, alors qu’elle l'entretient au comptant et l’augmente à terme proche ». Rappelons que Sauvy est socialiste ! Mais il est sérieux. L’improductivité n’a JAMAIS créé de l’emploi. Au contraire elle a TOUJOURS créé du chômage. Qu’on analyse sous cette lumière la proposition de revenu universel sans travailler !

Le livre consacre des réflexions sur les économistes publics : fuite devant l’analyse de la réalité ; tendance à l’échappement dans la mathématique ; contradictions permanentes pour complaire à l’opinion et ne pas trop risquer dans des propositions certes vraies mais contraires à ce que les donneurs de mission attendent. D’où ce constat terrible : « L’impuissance des économistes s’accentue constamment ». Les économistes sont devenus en 2017, pour l'opinion publique, comme les ordres mendiants naguère, « innombrables et inutiles à la foi ». Tout était écrit dès 1976 !

Sur mille autres sujets actuels, Alfred Sauvy développe des idées qui aujourd’hui, en France, ne peuvent même pas être exprimées :

-        « Quelle que soit la durée moyenne du travail l’égalité n’est pas recommandable ni dans le temps, ni entre les branches. Toute rigidité est cause de chômage. Si aucune soupape ne fonctionne, l’équilibre se fait par le chômage ».

-        Le service militaire est une cause de chômage car il stérilise des classes d’âge qui ne peuvent plus produire. Comme les emplois s’échangent contre des emplois, la perte économique est immédiate et s'aggrave des coûts de fonctionnement (les coûts ne créent pas d'emplois s’ils ne créent pas de produits). Autant pour ceux qui défendent le service civil comme une manière de régler le chômage des jeunes.

-        L’auteur dénonce déjà la « tragédie des impôts locaux ». En 76, ces impôts avaient déjà été multipliés par quasiment cinq en francs constants en 18 ans. La tendance ne s’est pas inversée dans les quarante années suivantes. Au contraire on a constaté une véritable explosion des dépenses, des recrutements et des prélèvements. La régionalisation a été une source de croissance démente des budgets improductifs. Sauvy démontre aisément que cette évolution est antisociale et la source d’une hausse massive du chômage. Quel économiste officiel reprend aujourd’hui ses démonstrations et alerte inlassablement sur ces dérives alors que tout était écrit ? L’hyper chômage actuel est largement l'enfant de la décentralisation et de la poussée des dépenses des collectivités locales. « Placés devant les faits, les plus soucieux du bien public hésitent à admettre une vérité aussi dure ». D’où ces inlassables discours sur le caractère heureux de la création de fonctionnaires en région « pour faire face au chômage » et la véritable révolte contre les propositions de F. Fillon proposant de s'attaquer enfin sérieusement à cette cause majeure de chômage.

Le message principal de Sauvy a toujours été l’inadaptation entre structure d’emploi souhaitée et structure d’emploi offerte, et surtout le malthusianisme dans sa définition réduite : l’étouffement démographique et le vieillissement de la population. « Quant aux générations creuses qui naissent en ce moment (1 976) elles seront accablées de lourdes charges de vieillesse et ne trouveront ni les ressources ni les ressorts pour reconstituer une jeunesse. Le cycle du vieillissement sera, dès lors implacable ».

Quarante ans après, nous y sommes en plein. Comme disait Maurice Allais « ce qui doit arriver arrive ».

Rueff, Sauvy, Allais, ces grandes voix ont toutes expliqué une fraction de notre désastre. Elles sont certes des voix du passé et accessoirement de polytechniciens (aujourd’hui honnis comme membres des élites mondialisées). Il est à noter que tous les trois ont fait, en leur temps, des choix non naturels pour leurs corps en choisissant de s'attaquer à la crise de 1929 qui pour eux étaient le scandale majeur de leur temps et à l’économie qui était encore moins une science qu’aujourd’hui. Tout n’est pas à retenir dans leurs réflexions. Mais on y trouve, quand on les relit tous, de quoi comprendre tout, ou presque, de nos délires contemporains et de leurs conséquences.

Trump : une dénonciation raisonnable des énormes déséquilibres mondiaux ?

Non car il ne voit pas que les Etats-Unis en sont la cause...

Depuis 1997, date à laquelle nous avons commencé à nous exprimer en public, nous ne cessons de répéter : "attention à la colère des peuples". Reprenant le message de Maurice Allais et avant lui de Jacques Rueff, nous avons tenté d'avertir que les dysfonctionnements graves du système monétaire international et l'idéologie de l'ouverture maximale aux libertés économiques sans aucune organisation régulatrice, sinon quelques producteurs de règles marginalisés et sans importance pratique, menaient à une crise économique permanente et à la colère des peuples.

Nous avons défini la crise comme la conjonction de trois évolutions destructrices : la baisse du trend de croissance, la violence de plus en plus grande des crises périodiques et l'envolée de la dette. Nous avons condamnée la création d'une "économie baudruche" résultant du recyclage des énormes déficits et excédents extérieurs que les autorités mondiales ont laissé se perpétuer en dépit des statuts formels du FMI, article 1, et des nombreuses explications de la crise de 1929 basées sur le développement de tels déséquilibres.

Alors oui, les déficits monstrueux sont bien au cœur du problème économique mondial.

Lors que Trump "cuicuite" que ces déficits sont intolérables et met en cause l'Allemagne et la Chine, voire le Mexique et le monde entier, il touche un nerf à vif. Mais réaction inflammatoire n'est pas raison. Les excédents monstrueux sont la contrepartie des déficits américains monstrueux. Et il y a déficits monstrueux parce que le dollar est la monnaie du monde et que les Etats-Unis abusent de ce privilège depuis 1971. En faisant sombrer pour des raisons exclusivement politique et militaire les accords de Bretton Woods et en détachant le dollar de l'or, tout en annonçant que leur puissance leur permettrait une politique sans frein de "benign neglect", en bon français de négligence criminelle, ils sont les premiers responsables de  l'instauration d'un système qui ne tient pas compte des leçons de la crise des échanges mondiaux de 1918-1940 et qui ne pouvait que s'effondrer. 

Il appartenait aux pays européens et aux autres pays du monde de protester contre le système des changes flottants et des hyper déséquilibres. Ils ne l'ont pas fait. Pour les alliés des Etats-Unis, par soumission pure et simple. Cela a donné les accords de la Jamaïque source de toutes les difficultés ultérieures. Quant aux pays libérés du socialisme, le modèle allemand et japonais leur a paru le meilleur : construire leur croissance sur la captation de la production mondiale  en profitant de la pauvreté de leur travailleur, en accumulant les excédents  contrepartie des déficits américains.

Au lieu d'avoir cherché une croissance homothétique, on a pratiqué une croissance substitutive. L'Allemagne a totalement capté l'industrie mécanique en Europe et verrouillé une grande partie de ce secteur dans le monde entier. L'Inde et le Pakistan ont capté  des secteurs entiers du textile et du médicament.  Le Japon tient des secteurs industriels entiers, comme les motos, la photo et l'électronique grand public. La Chine est devenue l'atelier du monde. Cette politique a accru les déséquilibres et la vulnérabilité économique.

Les énormes excédents, alimentés par les énormes déficits américains, ont créé une liquidité effarante parce qu'il fallait bien faire quelque chose des dizaines de milliers de milliards de monnaie accumulée. La finance internationale les a recyclés dans les pays déficitaires provoquant une montée inexorable de la dette globale. Ne trouvant plus à s'employer dans la création de richesse, les dettes ont alimenté des "créations de valeurs" détachées de la production. Bien sûrs ces bulles ont toutes fini par éclater.

La situation de Trump est impossible. Il ne peut  dénoncer que les excédents des autres alors qu'ils sont jumeaux des déficits américains. Il ne peut en aucun cas envisager une réorganisation du système monétaire mondial  basé sur l'introduction des changes fixes et  l'interdiction des grands déficits autant que des grands excédents, avec création d'une monnaie de compte internationale différente du dollar.

Donc tout cela ne peut conduire qu'à des désordres et des discordes.

La réponse de l'Allemagne est parfaitement débile : "si nous avons des excédents, c'est à cause de la BCE et du change trop bas de l'Euro. Rien à voir avec nous". Mais pas un mot sur les excédents monstrueux de l'Allemagne au sein même de la zone Euro.

La révolte électorale des peuples occidentaux vivant en démocratie a eu comme conséquence de mettre à nu la cause principale de la crise : les énormes déficits et excédents croisés que l'on retrouve aussi bien dans la zone Euro que dans le monde. A ce jour cela n'a eu comme conséquence que des propos sur la responsabilité des autres de la part des Etats coupables, puissants, sûrs d'eux-mêmes et dominateurs.

Il est clair qu'on ne peut en sortir que par la création d'un système global qui pousse structurellement à l'équilibre des échanges, donc au retour de changes fixes mais ajustables avec une tension internationale pour agir dès que les déséquilibres se forment.

Il appartient au FMI de mettre en avant l'article 1 de ses statuts et de proposer les voies et moyens d'un retour à un système équilibré.

Il aurait été aussi nécessaire que la France porte la voix de la raison. Mais dans l'état où elle se trouve, probablement le plus navrant  de son histoire récente, elle préfère discuter des préférences sexuelles d'un certain Monsieur Macron, dresser des piloris médiatiques débiles, pousser l'exaspération de tous, trouver d'une extrême intelligence que l'on dise dans la même phrase que les robots ouvrant une période où le travail humain ne trouvera plus de rôle et qu'il faut distribuer un revenu universel et taxer les robots, c'est-à-dire supprimer la source de la production redistribuée, où les hauts fonctionnaires violent leur mission pour sauver leurs privilèges, où les juges violent le droit qu'ils sont chargés d'appliquer et où les policiers enfoncent mais par accident une matraque télescopique  dans le fondement des délinquants.

Jamais la France n'aura été plus inutile au monde, prolégomènes d'une sorti e de l'histoire aussi médiocre que ses dirigeants, ses journalistes, ses hauts fonctionnaires, ses enseignants d'université et que la mentalité publique  qui prévaut .

Jamais le monde aura été plus près du diagnostic de la crise et plus loin de la solution.

Des chiffres catastrophiques

Le risque est désormais l'effondrement


 

 

 

L'Enarchie contre la République

Affaire Fillon : un coup d'Etat ?

Depuis des lustres nous luttons contre cette déviation française que nous appelons l'Enarchie Compassionnelle.

Nous considérons que la capture du politique par la haute administration a introduit un biais anti démocratique qui est à l'origine de l'extension sans fin de la sphère publique, de la dépense publique, de l'impôt et de la dette. Pour éviter que cela ne continue ainsi, nous avons proposé de tout temps deux mesures radicales :

- l'interdiction d'être élu dans une assemblée qui fixe votre rémunération et conditions d'emploi.

- l'interdiction de recevoir deux rémunérations de l'Etat.

L'Enarchie a vu sa domination aggravée par son emprise sur la sphère bancaire. Les médias sont devenus directement la proie de l'Etat, avec une expansion sans fin de son champ (voir la création de la télé France-info juste au moment de la campagne présidentielle avec des journalistes intégralement marqués à gauche. Les médias restant sont devenus la proie des banques, donc, indirectement, des hauts fonctionnaires. Le CSA est présidé par un ami de promotion à l'ENA du Président de la République. Du coup l'Enarchie s'est instituée en système de tutelle pratiquement complet. La pensée, l'investissement, le revenu et le patrimoine des Français sont entièrement contrôlés par la Haute Administration française.

Cela nous a valu depuis Giscard, une suite ininterrompue de premiers ministres et de président provenant de l'ENA. Chacun a la liste en tête. N'y revenons pas.

La novation tout à fait extraordinaire que révèle l'affaire Fillon, est la cristallisation de l'inquiétude de l'Enarchie devant la défiance populaire et sa volonté de maintenir son pouvoir coûte que coûte au mépris de tout respect démocratique. L'Enarchie montre soudain et explicitement un caractère factieux.

Cette conclusion s'impose inexorablement quand on analyse l'origine, la nature et le sens de l'attaque politique menée contre François Fillon.

Il n'y a plus guère de doute sur l'origine de l'opération. On se souvient qu'au début du quinquennat de M. Hollande, un certain nombre d'attaques ad hominem avaient été préparées dans le bureau même de M. Hollande. Un article de Franz Olivier Giesbert  avait été très explicite sur cette dérive jamais vue. Jusque là, le pouvoir laissait jouer des officines et ne se mêlait pas de piloter en direct des attaques personnelles. A cette époque le conseiller du Président était M. Macron. On a vu avec l'affaire Jouyet, déjà montée contre Fillon, que l'habitude était invétérée. L'Enarque Jouyet a accepté de mentir sur ordre de l'Enarque Hollande, déjà pour casser politiquement Fillon.

L'information sur les rémunérations versées par les députés, dans le cadre d'une procédure légale de financement de leur action politique, est entièrement connue du Trésor qui sait tout depuis l'origine de la loi qui l'a instituée. Par convention tacite cette information est considérée comme confidentielle, afin d'assurer la séparation des pouvoirs. La politique coûte cher. Le Parlement a des droits et ses membres disposent de mécanismes pour couvrir leurs frais de représentation et d'action politique. L'exécutif, normalement, n'a pas à interférer dans le travail du législatif. Les députés et les sénateurs ont la liberté d'employer comme ils le jugent bon les budgets alloués.  Sauf acte pénal phénoménal, la Justice, toujours au nom de la séparation des pouvoirs ne cherche pas à connaître de l'action politique des parlementaires.

Seul le Président de la République pouvait couvrir le viol de cette règle républicaine. La règle elle-même est plutôt normale. Rappelons le, l'action politique a un coût. En revanche si tous les députés sont menacés de divulgation de leur mode d'organisation par les hauts fonctionnaires politisés du Trésor, la République en prend un coup. L'équipe Hollande-Macron a violé une règle importante  et a forcé la collaboration de l'administration des finances et notamment celle d'agents du Trésor.

L'Enarque François Hollande a donc monté avec l'Enarque Emmanuel Macron, et son ami et collègue de promotion l'Enarque Gaspard  Gantzer  un dossier constitutif du viol du secret parlementaire de facto imposé par la séparation des pouvoirs, à partir des informations fournies  par l'Enarque Thomas Cazenave en liaison avec les hauts fonctionnaires du Trésor. Le Mardi 9 Janvier, Gaspard GANTZER a remis le dossier au Canard Enchaîné. Un certain nombre de journalistes ont été mis dans la confidence ainsi que des juges socialistes nommés par Mme Taubira au Parquet financier. Pour donner plus d'importance au dossier, le Canard Enchaîné avait été envoyé préalablement sur la piste de la propriété de François Fillon afin d'accréditer l'image d'un satrape richissime vivant au château. Des journalistes de France Inter avaient été pareillement sollicités pour monter un relais avilissant autour de cette information. C'est ainsi qu'on entendit une "humoriste" belge expliquer que "la révolution n'avait pas assez tué" et qu'il restait encore des Ci-devants à raccourcir. Une énorme campagne de presse a été enclenchée par ailleurs, tous azimuts.

Cette campagne ne sert que la candidature d'Emmanuel Macron, qui, dans l'affaire, avilit son action. En marche, d'accord, mais pas de cette sinueuse façon. Nous avons toujours pensé que la candidature Macron était préparée depuis longtemps par  F. Hollande, avec deux débouchés possibles :  rabattre les centristes vers Hollande s'il pouvait tenter sa candidature ou permettre aux Hollandais de conserver le pouvoir via la candidature Macron dans le cas contraire.

Il n'y a donc aucune interrogation sur la source de l'opération, son bénéficiaire et ses acteurs.

Il n'y en a guère plus sur la nature de l'opération qui a été menée.

L'équipe Fillon a jugé qu'il s'agissait d'un coup d'Etat. Le mot est fort. Mais il n'est pas totalement inadapté. Violer le principe de séparation des pouvoirs, d'autonomie et de responsabilités des parlementaires peut être légitimement considéré comme une atteinte aux principes de la République. C'est l'équivalent d'un pronunciamiento militaire, version civile. La forfaiture des fonctionnaires du Trésor  qui ont accepté de jouer le jeu de la transmission d'informations confidentielles est du même ordre que celle de colonels félons mettant leur troupe à la disposition d'une junte. L'énormité des relais dans les banques liées au pouvoir et aux journaux sous dépendance bancaire directe, démontre que cette opération a été conçue d'entrée de jeu comme une mobilisation de toute la haute fonction publique et de ses affidés dépendants. De même qu'on avait vu toute une presse relayer les injures initiées dans le bureau de François Hollande contre Bernard Arnaud puis Depardieu, les mêmes ont remis le couvert puissance 100. L'immensité des ramifications du coup, son caractère totalement contraire à la démocratie, s'agissant d'empêcher le déroulement normal d'une élection présidentielle,  et le dévoiement d'une partie importante du saint des saints de la haute fonction publique,  font de cette attaque  un acte d'une gravité extrême de nature de porter un coup très dur au pays et à son caractère démocratique.

Maintenant qu'on sait qui a conçu ce coup et quelle est sa nature, il devient facile d'analyser les objectifs sous-jacents de l'opération.

L'Enarchie compassionnelle était en danger. L'effondrement national qui a vu la France sombrer dans à peu près tous les domaines a conduit à l'élimination des Enarques des partis à chaque fois que le peuple a pu s'exprimer. A droite, Copé et Juppé ont été sèchement renvoyés à l'automne. Le choix de Hamon marque la fin de la primauté énarchienne au PS. Il est intéressant de noter que dans les deux camps, ce sont des attachés parlementaires sortis du rang avec des diplômes modestes (droit pour Fillon, Histoire pour Hamon). qui l'ont emporté. L'Enarque Huchon a été éliminée lors des régionales à Paris.

Le mouvement anti élite est largement la conséquence du mépris et du ressentiment nourris par les Français vis-à-vis des privilèges de la fonction publique et de son élargissement sans limite, sa morgue, ses dettes et sa fiscalité. Les pertes qu'ont dû  rembourser les contribuables touchent tous les secteurs publics et la banque. L'Enarchie a pillé l'usager et le contribuable au-delà de toute raison.

La candidature de François Fillon représentait un danger mortel pour l'Enarchie : convergence obligée des systèmes sociaux avec le système général, réduction massive des missions publiques, sabrage des effectifs de fonctionnaires et surtout, affront innommable, l'annonce qu'on toucherait à l'organisation des corps de l'Etat, inutilement nombreux et fractionnés.

François Fillon n'est pas devenu l'homme à abattre principalement pour des raisons politiques ordinaires, mais parce qu'il annonçait la fin du régime anormal de capture de la démocratie française par les hauts fonctionnaires devenus féroces ponctionnaires.

Le "coup" tenté par Hollande et Macron, est toute proportion gardée, de même nature que celui qui a frappé Erdogan en Turquie. Les militaires turcs n'ont pas accepté de voir leur domination définitivement enterrée. Les hauts fonctionnaires français n'acceptent pas de perdre le pouvoir politique en France.

S'ils réussissent, c'est la mort définitive de la France comme pays libre, démocratique et créatif  qui s'annonce. L'étranglement fiscal du pays continuera pour faire vivre quelque temps le monstre bureaucratique français et les privilèges extravagants des fonctionnaires. On verra une fuite hors de France de toute la bourgeoisie créative qui le peut et le développement incontrôlable du chômage que les hauts fonctionnaires tenteront d'inactiver politiquement par des lâchers d'argent indécents.

Le programme d'Emmanuel Macron correspond très exactement aux objectifs du "golpe". Avec lui  l'énarchie restera au pouvoir. Aucune réforme des différentes bureaucratie n'aura lieu. Le champ de l'Etat ne sera pas réduit. Il faudra simplement sauver les apparences.

Le pacte passé avec la Banque et de très grandes fortunes (voir la position d'un Cicurel, qui préfère un arrangement fiscal dans le silence des cabinets et pas de réformes qui troublent l'ambiance) veut que Macron fasse les quelques réformes nécessaires pour éliminer ce qui pénalise les très gros intérêts transnationaux. On se financera sur les retraités, sur le capital immobilier et sur le vol de l'assurance vie. Ce qui s'annonce  pour les classes moyennes et supérieures, pour les retraités, pour les propriétaires immobiliers, est catastrophique. Crève le pays pourvu que la haute fonction publique reste intouchée et alliée avec le grand capital international source de reclassements ultimes fructueux.

On ne saurait trop conseiller à François Fillon de résister et de tout mettre en œuvre pour parer le coup sans fioritures et bien le comprendre pour en dénoncer la vraie nature auprès des électeurs.

Il a commencé à réagir hier. Il devrait aller plus loin et  assumer :

- que la politique a un coût et que les moyens légaux mis à disposition  sont de la seule responsabilité des parlementaires.

- que la séparation des pouvoirs est indispensable.

- qu'une forfaiture a été commise par des fonctionnaires du Trésor dont la responsabilité sera recherchée.

- que François Hollande a une fois de plus montré son goût pour la transgression  mais que c'est désormais la démocratie qu'il transgresse

- que Macron est l'agent de la réaction des énarques politiques en voie d'élimination du jeu démocratique

- que sa mission est de permettre la restauration de l'énarchie et que son programme est de faire payer cette ignominie anti démocratique  par les retraités et par les propriétaires immobiliers.

- que le résultat sera la mort de la France en tant que pays libre et indépendant. 

Au-delà de sa personne, c'est la démocratie qui est en cause. Il en est devenue le défenseur, volens nolens. La "youpi  démagogie" de Macron qui lui fait crier comme un cabri Vive l'Europe, Vive les régions, Vive les indépendantistes corses, bretons, ou basques,  Vive les musulmans et le muticulturalisme, Vive l'émiettement parlementaire, Vive la proportionnelle, Vive tout , est un piège électoral grossier.

Il n'y a pas d'avenir pour la France avec Macron et l'Enarchie compassionnelle restaurée au pouvoir. De même que le général de Gaulle a eu raison de mettre fin au pronunciamiento militaire de Salan, Challe, Zeller et Jouhaux , il faut que le Peuple Français mette fin au coup de force réactionnaire de l'Enarchie.

Mais qui aurait cru la haute fonction publique politisée du côté socialiste capable d'un prononciamento ? Et avec des moyens aussi détournés et sordides ? Et qui aurait cru qu'autant de journalistes, dans autant de media, ne soient plus que des aboyeurs heureux de leur laisse et frétillant dans l'ignominie au service des petits maîtres qui les nourrissent ?

Il y a bien un suicide français.

PS : quelques articles évoquant l'Enarchie Compassionnelle

 

Le dernier livre de l'IFRAP : "Ce que doit faire le (prochain) président" (25 janvier 2017 13:46)
Faut-il supprimer l'ENA ? (3 septembre 2016 15:35)
Michel Rocard : l’enterrement d’une illusion (12 juillet 2016 10:58)
J. Peyrelevade : un éclair déchire le ciel bleu de l’Enarchie (10 mai 2016 11:08)
France 1974-2015 : les leçons d'un désastre. (2 mai 2016 10:51)
Retour sur le chômage structurel en France (2 avril 2016 12:24)
Economie, primaires de la droite et élections présidentielles (29 mars 2016 11:47)
Deux mots à Bruno Lemaire (4 mars 2016 12:59)
L’inaction : une maladie française ? (26 février 2016 09:26)
La France, entre blocage et utopies. (3 février 2016 19:19)
Deux illusions tenaces (1 novembre 2015 18:39)
En relisant les mémoires de J. Chirac (5 août 2015 17:05)
L'étrange malédiction de Valéry Giscard d'Estaing (30 mai 2015 09:54)
Xavier Fontanet : « Pourquoi pas nous ? » (23 septembre 2014 13:49)
Economie Française : le palmarès des incapables (18 juillet 2008 16:32)

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Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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