Nécessité et difficulté d'un sursaut national.

Du sursaut au sein des Républicains au sursaut républicain, puis au sursaut national, voire au sursaut européen, le sursaut est un concept qui se décline bien dans de multiples directions : le système social, infinançable, l’économie, en déclin accéléré, la culture française victime expiatoire du Wokisme anti occidental et de l’islamisme, etc.

Il impose d’avoir une claire vision des causes de l’effondrement progressif qui nous accable. C’est là où le bât blesse en premier, car les causes sont peu populaires et pas toujours faciles à comprendre pour les politiques comme pour les électeurs, et les solutions exigent parfois de sortir d’habitudes de penser et de réagir. Le sursaut impose une perspicacité et une pédagogie affirmées.

La première cause est la plus complexe et totalement hors du champ politique et médiatique : la destruction d’un système de changes basé sur la coopération et la lutte coordonnée contre les excédents et les déficits excessifs. Elle entraîne des crises à répétitions, l’effondrement de la croissance, et l’endettement général. L’entrée de la Chine dans l’OMC a été une calamité. Ses excédents faussent tout. L’Euro est un mauvais système monétaire car il ne permet aucun ajustement par la valeur des monnaies et n’impose pas de réduire les excédents monstrueux. On exige des pays déficitaires de réprimer leurs dépenses et on détruit la croissance générale. Sans alternatives pérennes ni moyens d’ajustement concerté.

La seconde est l’effondrement de la natalité. Le vieillissement n’est pas grave si les naissances sont importantes et si on peut rester actif en bonne santé plus longtemps. Le problème est mondial dans les pays développés mais minimisé en France depuis 1968, la pilule, puis la loi sur l’avortement et celles sur l’affaiblissement du couple hétérosexuel. Nous avions 30 millions de moins de 20 ans. Nous en sommes à 15 millions. 50% de chute. Un drame. La perspective est entre 5 et 7 millions en 2080, donc la disparition du pays… Il a fallu attendre le non-remplacement générationnel pour commencer à ouvrir un peu les yeux, mais le péril de l’absence de naissances suffisantes a été transformé en péril vieux !  Une honte !

La troisième a été la préférence pour la croissance des pays sous-développés, en Europe comme dans le monde. En Europe on a subventionné les pays de l’Est et du Sud par les fonds structuraux prélevés sur les pays plus riches, tout en y transférant des activités productives. Aux Français qui travaillent de payer. Et à l’échelon mondial on a fait sortir de la pauvreté 350 millions de personnes en Chine, en Inde, en Turquie, etc. également par transfert d’activité et d’investissement, en cassant l’emploi industriel en France comme partout dans les pays développés. Les Etats-Unis se sont alors rendu compte qu’ils n’y arrivaient plus et la France est dans la même situation. On ne peut pas, « en même temps », payer la croissance des autres et la sienne propre.  

Ces trois sujets sont actuellement totalement hors du débat politique pour de mauvaises raisons. Les gains financiers du recyclage des excédents gigantesques est tel pour quelques-uns que « les élites » ne veulent pas y renoncer. L’enrichissement de Macron chez Rothschild, comme les complicités dans la vente d’Alsthom en témoignent. Les mouvements féministes et écologiques ne veulent pas entendre parler de natalité. Les entreprises mondialisées, et la France en a quelques-unes, ne veulent pas renoncer à des marchés où ils font l’essentiel de leurs gains financiers, puisqu’en France on ne peut plus gagner d’argent. .

Deux « constructions » ont aggravé tout à partir du début des années 90 : le fédéralisme européen et l’écologisme hystérisé, puis l’association des deux contre la France.

Mitterrand était un pourrisseur, dans tous les domaines de sa vie privée comme de sa vie publique. Il voulait être le dernier président de plein exercice de la Vème. Il a gagné. Maastricht à été le début de la fin pour la France et la fin du début pour le fédéralisme absolu en Europe. Alors qu’il ne s’agissait au départ que de faciliter le fonctionnement interne de la CEE après l’élargissement du nombre des pays membres, on a basculé dans la création d’un pouvoir central absolu où la France ne pèse que 10% donc perd son indépendance et les moyens de réagir à des mesures désastreuses pour elles. Quand le cynique Bruno Lemaire annonce dans son dernier livre que l’Union européenne est une démocratie « canada dry » il n’a pas tort. La France n’a plus le moyen de s’y faire entendre et respecter. Le français a été évacué. L’extension aux portes de la Russie a créé une guerre dévastatrice. Certains pensent encore à intégrer la Turquie le Liban et Israël ! Pourquoi pas l’Iran ? Les ambitions de Macron en Europe lui ont fait abandonner les intérêts français et multiplier les postures destinées à le faire connaître et apprécié par les Européens, avec un certain succès. Il jugeait cela nécessaire pour devenir le premier président élu de l’UE. Porter un langage européen qui ne soit pas fédéraliste est très difficile aujourd’hui. LR s’est progressivement détruit en n’ayant aucune vision européenne depuis le ralliement de Chirac à Maastricht et l’union avec des centristes.

L’équipe minuscule et cupide de Maurice Strong a réussi à lancer à l’ONU l’hystérie de la transition climatique, après son « succès » sur l’affaire de la couche d’ozone, pour enrichir quelques lobbies des EnR. L’homme coupable de fin du monde et de la destruction du vivant, sommé de cesser de créer du CO2 au nom de la science, est une fabuleuse construction politique et une belle escroquerie. Timmermans pour tenter de devenir président du conseil en Hollande avait besoin des Verts. Il a surjoué l’écologisme, sans aucun contrôle notamment de la France. Les coûts passés, présents et futurs dérivés pour la France sont simplement monstrueux.  Pour aucun résultat climatique comme on le constate avc la canicule anticipée actuelle. Mais on a cassé notre industrie, notre agriculture, notre mix énergétique et même le bâtiment ! Folie totale. C’est très difficile à contrer sans devenir un climato sceptique anti européen tueur de la nature et du monde vivant !

L’Union Européenne a été aussi le pivot de l’entrisme musulman, de l’immigration sans limite, du sans frontiérismes, du droit-de-l’hommisme et du wokisme culpabilisateur. Macron a tout relayé. Le droit à la transition climatique est devenu un droit de l’homme, comme le foulard islamique, marque de la bonté anti-raciste. Le soutien aux provocations de l’Ukraine a été encouragé, François Hollande finissant par avouer que les accords de Minsk n’avaient pour but que d’être violés ! On a vu les résultats.

L’Allemagne a pris le leadership en Europe et reconstitué son hinterland. Notre déficit est tel avec ce pays que si on faisait du Trump, on augmenterait les droits de douane de plus de 100%. Elle a racheté un nombre colossal d’entreprises françaises). La Hollande a capté les importations européennes et dispose également d’un excédent colossal avec la France qui a laissé les dockers interdire tout trafic d’importation nouveau. Merci à M. Edouard Philipe et quelques autres.

Les mesures fiscalistes, démagogiques, socialistes accumulées depuis 74 conjuguées avec l’effet des récessions périodiques, des déplacements de l’investissement, de la maladie réglementaire, et des mesures anti-activités, ont fait dégringoler la France dans les classements du PIB par habitant. Si nous étions restés à la troisième place des pays comparables, nous aurions 700 milliards de plus par an à se partager entre Etat et particuliers et des soldes positifs pour le commerce extérieur et le budget.

Pratiquement tous les marchés en France sont associés à des sources d’argent public.  Si on freine sur la dépense, on casse le revenu de millions de gens. Ils le savent. Une économie à ce point administrée est d’une extrême fragilité.

Je crains que personne n’ait vraiment pris la mesure de l’ampleur des mesures à prendre pour sortir de la spirale descendante qui est la conséquence de ces gigantesques erreurs politiques. Construire un sursaut est indispensable mais un travail d’explication phénoménal est nécessaire pour rendre acceptable les mesures nécessaires.

Quand on essaie de présenter le minimum minimorum d’actions à mener, on voit les yeux se lever au ciel dans la consternation et l’horreur. Politiquement, juridiquement, médiatiquement impossible ! Pas un peu impossible. Totalement inenvisageable sur certains sujets comme la natalité, la fonction publique, le temps de travail, la répression du crime, les gratuités, le récit national. Tout est tabou.

Comme les conséquences sont dures pour beaucoup de français, privés de services publics et appauvris, les politiques revanchardes fondées sur la chasse aux boucs émissaires tient le haut du pavé. Les riches d’un côté, les immigrés de l’autre avec en prime l’exaltation du « théâtre de l’antifascisme », et la déification de dame nature. Surprise, la gauche a restauré en prime la haine du juif, et la nécessité de détruire Israël, tout en promouvant les Transgenres et les meutes de bêtes nuisibles comme héros de notre temps.

Ce qui reste de jeunesse est appelée à « s’indigner » et s’engager contre tout et l’inverse de tout, et surtout contre elle-même, sa culture et son histoire, entre running, malbouffe, bière au rabais, routardise et sous-emploi.

Le pessimisme du « tout est foutu » gagne du terrain. Voir Eric Naulleau ! Dans le film Viridiana de Bunel, qui ne date pas d’hier, la scène centrale est un groupe hideux de clochards ivrognes souillant de toutes les manières, même les pires, des robes de mariées. Il a fallu du temps mais la réalité a rejoint la fiction et l’affliction. Le clochard s’est réincarné en Macron, Lecornu, Mélenchon, Hollande, Vallaud, Ernotte, Rousseau, Panot ou Rima Hassan… Dans ce jeu de rôle, la robe de mariée, c’est la France.

Les Français vieillissants et assommés par une « information construite » qui les malaxent dans le mensonge et la culpabilité généralisée peuvent-ils soudain se réveiller en un grand sursaut salvateur après cinquante ans de descente aux enfers ?

Un Charles Gave attend pour 2027 la grande crise économique qui permettra de repartir sur un terrain nettoyé. D’autres attendent qu’on ait atteint le fond de la piscine pour donner le coup de pied salvateur.

La politique du pire est la pire des politiques. Mieux vaut promouvoir le sursaut immédiat. LR peut en être le levier. Mais quel défi ! Faire accepter au pays une révolution copernicienne est une ambition majeure qui demandera à tous les adeptes une force de conviction exceptionnelle et un courage quotidien tout au long du trajet ! Le seul moyen sera d’insister inlassablement sur les résultats attendus plus que sur les moyens. Le but c’est 350 milliards de revenus en plus pour les Français et 350 milliards de plus pour l’Etat, avec le retour de la maîtrise du destin français. Et il faudra actionner tous les leviers disponibles.

Un joli défi ! Organisons le sursaut ! 

Travail : les trois déficits

On se concentre, dans les débats sur le travail, sur le fait qu’on travaille globalement peu en France relativement aux pays comparables. Il est vrai que lorsqu’on cumule la durée hebdomadaire à 35h, les arrêts maladie, les congés et les RTT, la retraite précoce et parfois très précoce, les préretraites, les invalidités imaginaires accordées un peu vite, et milles avantages particuliers portant sur la disponibilité au travail, on obtient un nombre de jours travaillés en France réellement plus faible qu’ailleurs. Dont acte !  

Mais ce n’est que le premier déficit concernant le travail.

Le second est la diminution du nombre de personnes en âge de travailler. Dans les dix dernières années les effectifs de la classe d’âge 20 ans-60 ans ont baissé, en dépit de l’immigration, qui n’est pas majoritairement une immigration de travail. La baisse radicale de jeunes de moins de 20 ans annonce une régression accélérée dans la décennie à venir, avec de nombreux départs à la retraite non remplaçables. La dénatalité et le vieillissement pèsent massivement sur la quantité de travail possible.

Le troisième déficit est la faible productivité du travail en France.

Il faut inlassablement dénoncer la fable de la plus forte productivité française comparée à nos voisins européens. La statistique demande à être comprise. En augmentant artificiellement le minimum salarial et en y ajoutant des prélèvements sociaux ahurissants, ce qu’on a appelé la « smicardisation » de l’emploi, on a évacué la possibilité d’employer un à deux millions de personnes à très faible capacité productive. Les seuls emplois qui restent possibles exigent donc un certain niveau de productivité, faussant toutes les statistiques comparatives. Les pays qui n’ont pas fait cette erreur tragique ont une productivité moyenne plus faible mais un Pib global plus élevé qui permet d’étaler les charges, et donc rend possible des emplois plus productifs et moins chargés. Ce petit piège statistique est en général incompris et permet des erreurs d’interprétation fâcheuse.

Le volume de l’emploi de fonctionnaires aggrave aussi le déficit de productivité. Surveiller l’évacuation des eaux usées dans les maisons de bord de mer n’a aucune productivité. De même travailler à perte ne crée aucune productivité. Les 30.000 salariés de la SNCF qui travaillent dans des TER qui roulent à perte, les salariés de l’audiovisuel qui génèrent un besoin de 4 milliards de subventions publiques ou ceux qui travaillent pour une énergie éoliennes déficitaires de plusieurs dizaines de milliards, n’ont pas de productivité. Les activités de service non mécanisables ont longtemps eu moins de productivité que l’industrie dont les chaînes ont pu être automatisées.

Un autre aspect est lié à la pratique qui consiste à rejeter sur l’usager des tâches effectuées précédemment par l’entreprise. Ce « do it yourself » imposé ne représente pas globalement une hausse de la production juste un transfert sur les clients.

L’IA a le potentiel de changer les choses mais on n’y est pas encore en France.

De même une fiscalité qui prive les investisseurs de moyens entraînent des retards de compétitivité qui pèse sur la productivité nationale. Nous sommes les rois de la fiscalité et des règlementations paralysantes, sans bien réaliser les conséquences sur l’intensité et la productivité du travail.

Dernier aspect, les systèmes de changes flottants ont provoqué le retour des crises périodiques avec des pertes de PIB considérables qui pèsent naturellement sur l’investissement et la croissance. La baisse de qualité et d’adéquation de l’enseignement, avec une population immigrée disposant souvent d’un potentiel limité, n’a pas arrangé les choses.

Confronté à toutes ces misères, le travail en France se porte mal.

Les démagogues qui se croient malin avec des propositions apparemment alléchantes de « réduire la différence entre le brut et le net » devraient être publiquement mis devant leur ignorance ou leur volonté de prendre les électeurs pour des imbéciles. Invisibiliser des charges sociales en les transférant sans les réduire est pire qu’une politique de gribouille. La productivité c’est faire plus, avec les moyens à disposition, pas la même chose en réagençant les moyens.

Est-ce que revenir sur la réduction massive du temps de travail depuis 50 ans est la solution principale ? C’est en fait un emploi des gains de productivité plus qu’un facteur de la productivité. Tant que la croissance a été rapide, on a pu restreindre la durée du travail surtout là où la pénibilité était forte. La stagnation ne permet pas de financer le non-travail. Le faire par la dette est une folie.

Il est clair que les « 35 heures », l’absentéisme massif, et la démagogie sur l’âge de départ en retraite posent aujourd’hui un problème. Pour la raison qu’on a payé du non-travail au moment où les crises à répétition et l’ouverture mondiale à la concurrence des pays très peuplés et pauvres, ont rendu la croissance quasi nulle. On a distribué à l’avance les bénéfices, en termes de temps de travail, d’une croissance qu’on n’a pas obtenue.

C’est un accident de l’histoire qui ne remet pas en cause l’idée que la croissance puisse s’accompagner de la réduction des temps passés au travail.

La longue liste des expédients ayant été épuisée, il va falloir arrêter de distribuer des fruits d’une croissance absente.

Ce serait une erreur gigantesque de croire qu’on peut le faire uniquement en jouant sur la durée du travail.

Depuis 50 ans, avec une accélération à partir de 1981, nous avons connu un manque à gagner de presque mille milliards d’euros de PIB.

C’est facile à calculer. En 1971 nous étions dans les trois premiers pays (comparables) pour le PIB par tête. Si vous prenez la moyenne des trois pays actuellement en tête, en éliminant les paradis fiscaux et les pays pétroliers, et que vous multipliez par la population actuelle de la France vous parvenez à un PIB global supérieur de 700 milliards à 1.200 milliards selon les statistiques de PIB par tête utilisées.

Le jour où on aura récupéré au moins 500.000 milliards de ce PIB oublié en route, on pourra songer à nouveau à la question de la durée du travail, dont la réduction n’est pas un péché.

En attendant la vraie réponse à la question du travail et du niveau de vie est d’envisager tous les moyens nécessaires pour revenir dans les trois premiers pays pour le PIB par tête.

Une telle ambition exige des changements radicaux dans de très nombreuses directions. Pas seulement la suppression des acquis sociaux sur les durées de travail dont la réduction progressive peut rester un objectif souhaitable à condition d’être appuyée sur une hausse importante du PIB par tête.

La France est devenue un pays fragile, où le moindre accident de la vie provoque souvent des ruptures dommageables car très difficiles à rattraper. Proposer du sang et des larmes, dans un tel contexte, est une sottise.

Il faut générer de l’espérance dans des jours meilleurs avec plus de ressources et moins de peines. Cela suppose de combattre tous ceux qui veulent interdire de produire plus au profit de plus d’exactions fiscales ou d’idéologie verte, de plus d’interdictions et de contrôleurs, ou emprunter plus pour maintenir des avantages aventurés.

Il faut brider les discours malthusiens, les fantaisies sur le Bonheur Intérieur Brut à substituer au PIB, tellement mesquin, et autres fariboles.

Et arrêter de faire semblant de croire qu’en réduisant de 15 milliards d’euros de dépenses publiques tout ira mieux.

Il nous manque 500 à 600 milliards d’euros de PIB pour que tout le monde puisse faire face à ses contraintes tout en reprenant le chemin de la croissance équilibrée. Point de salut si on ne les retrouve pas.

Les programmes politiques tels qu’exposés à ce jour proposent des objectifs minables et s’appuient de façon malsaine sur la recherche de boucs émissaires.

Une seule solution : cap sur les mille milliards de PIB perdus du fait d’un choix politique étatiste et socialisant, dominant depuis 50 ans.

Ce n’est pas facile : la stagnation que nous constatons et qui est relativisée par la propagande officielle qui prétend que Macron a fait revenir la croissance grâce à ses mesures de « start up nation », une propagande absolument vide de sens malgré quelques mesures d’apparence, s’est aggravée au premier trimestre 2026. On risque un coup de Trafalgar interne et externe avec une crise mondiale possible à la clé. Comme en 2007, où Nicolas Sarkozy avait annoncé des merveilles alors que la crise était à nos portes et qu’il ne voulait absolument pas la voir.

Lorsqu’Eric le Boucher, dans l’Opinion,  se félicite d’une situation nouvelle où les emplois résistent et sont bien là alors que les candidats manquent, il devrait considérer qu’il y a eu plus de croissance de la dette que du PIB dans la période Macron, globalement désastreuse. La résistance provient d’un système alimenté par la dépense publique et la dette, alors que cela peut s’arrêter brutalement. La stabilité de l’emploi n’est pas due à une industrie forte et assurée mais à des marchés dépendant pour une part importante de subventions publiques. C’est largement artificiel et fragile, avec des taux de chômage encore délirant par rapport aux meilleurs de nos voisins. Se glorifier d’être à plus de 7% de chômage quand les autres pays comparables sont entre 3 et 5%, et disposent d’un revenu moyen qui est la moitié de celui des meilleurs d’entre eux, est un poil extravagant.

Bruno Retailleau a décidé de faire du travail une priorité nationale, comme la natalité, comme la réforme de l’enseignement, comme la sécurité, comme.la dette et les finances publiques, comme la justice, comme…

Une des cent cellules chargées d’élaborer son programme présidentiel doit sans doute réfléchir sur cette priorité nationale. On peut craindre que cette méthode ne permette pas de voir l’éléphant au milieu de la pièce : la perte dramatique de PIB par tête accru dans ces effets par l’effondrement démographique et le sous-investissement chronique. La priorité n’est pas le travail mais le PIB par tête. Tout le reste n’est que chanson.

Didier Dufau

Le blog du cercle des économistes e-toile

Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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