Ce blog fête ses 18 ans.

Ce blog fête ses 18 ans, plus de 5 millions de lectures et plus de 1 100 articles, représentant plus de 5 000 pages de textes sur tous les sujets qui fâchent.

Il a accompagné une des périodes les plus sinistres pour la France, marquée par son effacement et sa marginalisation dans une mondialisation déséquilibrée, un Occident en crise, une Europe soumise aux lobbies, hyper normative, autodestructrice et où l’Allemagne a reconstitué sa proéminence. Nous avons connu en 2008 la pire crise financière mondiale depuis 1929, puis, en 2011, la première crise spécifique de la zone euro. Nous vivons un effondrement des naissances avec une perspective de disparition du pays avant la fin du siècle. Un socialisme totalement débridé veut faire de tout propriétaire « un salaud détournant un bien public à récupérer d’urgence ». La France est devenue le leader mondial pour la spoliation fiscale. Nous avons importé sans révolte un wokisme faisant du couple hétérosexuel une horreur. Nous avons accepté la prise de pouvoir sur le politique d’une phalange de hauts fonctionnaires étatistes, européistes et socialisants par (dé)construction. Nous avons laissé s’installer un système d’information biaisé, forgeant des mensonges à répétition pour « construire l’opinion ». Nous avons importé sans réaction une hystérie « escrologique » à la fois intéressée (le lobby international des éoliennes et des plaques photovoltaïques domine l’Europe) et ruineuse. Nous avons consenti à l’abandon de la sécurité intérieure et extérieure pour complaire à une vision charlatanesque de la bonté universelle.

Constatons les grands traits de la situation française : stagnation de longue durée frôlant la récession permanente, perte de 700 milliards de PIB chaque année en abandonnant notre troisième place de 1971 pour le PIB par tête, dette publique abyssale de plus de 3 500 milliards d’euros, crise énergétique, crise industrielle, crise agricole, crise dans l’immobilier et la construction, blocage des circulations urbaines, décroissance démographique, triomphe de l’islamisme et de l’antisémitisme, assassinats politiques, émeutes de rue répétitives, poussée délirante de la délinquance, services publics asphyxiés, plus d’armée digne de ce nom, justice démolie en profondeur, santé publique à la dérive, école détruite, information publique idéologisée, malhonnête et partisane, numérisation fragile tenue par des sociétés étrangères avec une vulnérabilité croissante de tout le système, grèves systématiques dans les secteurs publics, disparition de l’autorité…

La descente aux enfers est marquée depuis 50 ans par la fatuité de Giscard, la figure de pourrisseur de Mitterrand, la mollesse de Chirac faisant de l’incapable destructeur Jospin un leader de « dream team », le triomphe du centrisme impuissant, le n’importe quoi sarkoziste, puis de Bidochon-les-petites-blagues, sur fond de massacre du Bataclan et pour finir le nihilisme destructeur du pervers narcissique Emmanuel Macron. D’où la tentation fréquente de mettre en cause l’élection directe du président de la République.

Il est vrai qu’il faut se pincer pour constater que le toxique M. Macron a été réélu, comme l’a été Mme Hidalgo, qui a engagé la destruction de Paris par asphyxie des circulations et de l’habitat, l’hyper déséquilibre des finances municipales et la substitution intéressée de la population

Le Cercle des économistes e-toile s’est formé justement parce que tous ces dégâts étaient envisageables dès 1997. Les malheurs qui se sont abattus sur l’économie mondiale, sur l’Europe et sur la France étaient inscrits dans les institutions et les pensées dominantes dès les années quatre-vingt-dix. Elles ont ravagé le quart de siècle suivant sans qu’il ait été possible de faire prendre conscience des délires désastreux qui allaient suivre, largement du fait du blocage de l’information par ceux qui la dominent. Forum et blogs se sont révélés finalement impuissants à changer le cours des choses et la pédagogie des catastrophes n’a pas joué non plus.

La terrible récession de 1992-1993 était un tocsin, mais personne n’a voulu l’entendre. Elle marquait de façon explicite le désastre du système des changes flottants et des déséquilibres commerciaux et financiers acceptés. Greenspan vient de décéder à 100 ans. Paix à son âme mais la caution qu’il a donnée à un système tragique est un leg difficilement pardonnable. L’intégration de la Chine dans une mondialisation sans règle fournissait le cercueil de l’économie occidentale. La conférence de Rio en 1992 marquait le succès de Maurice Strong et de sa bande et lançait l’hystérie « escrologique » mondialisée. Le traité de Maastricht annonçait clairement ses conséquences. Les effets de la pilule, de l’avortement et du planning familial, associés à la destruction du couple traditionnel étaient déjà patents en 1990 mais la suite s’est révélé catastrophique. Mais chut ! Il ne fallait pas le dire. .

Quant à la gauche révolutionnaire, elle continuait à sacraliser tous les tueurs passés à l’action, le maoïsme et ses millions de morts, Pol Pot et les Khmers rouges, Prachandra, au Népal, les Farc en Colombie. Pas un tueur en série ne devait échapper à la dévotion militante. La gauche dite par antiphrase de gouvernement, conquise par l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante, entendait gérer le capitalisme avec le soutien des Eurolâtres de la finance mondialisée, quitte à abandonner les ouvriers sacrifiés au profit de l’immigré africain. « Touches pas à mon pote », disait-elle, en construisant les planches de nouveaux piloris destinés au « petit théâtre antifasciste », à la lutte contre les restes de l’Eglise catholique, et la chasse aux juifs sionistes. L’Occidental, chargé de tous les péchés, devait se couvrir la tête de cendres et entrer en repentance. Il devait se prosterner devant l’Islam régénéré dans la violence terroriste par l’assassin de masse iranien Khomeini, adulé par une certaine gauche.

Tout était donc en place pour le désastre du premier quart de siècle suivant. Pour l’observateur, tout était facile à constater et à analyser à condition de ne pas refuser de voir et de comprendre.

Les deux auteurs d’utilité publique, Alfred Sauvy et Maurice Allais, ont été marginalisés, le dernier étant jeté aux orties sans ménagements. L’information construite et aseptisée est devenue totalement asphyxiante. Le mensonge organisé s’est installé dans l’information française. Il a atteint par son intensité et ses formes invasives et perverses un niveau totalement insupportable. Il est désormais protégé par des lois qui interdisent de protester. Tout est pénal mais on n’a pas construit de prison pour juguler la délinquance avérée, celle qui s’en prend aux biens et aux personnes et qui fait l’objet d’une compassion victimaire délirante. L’inversion victimaire est partout. La soumission est organisée. L’islamisme triomphe sur les ruines de la Renaissance. La culture française est en lambeaux et abandonnée. « Elle n’existe pas » dira Emmanuel Macron, un président indigne et toxique, tellement représentatif de l’époque.

Constater qu’après ce quart de siècle de délire autodestructeur, le choix présidentiel n’est plus qu’entre la famille Le Pen et l’ignoble Mélenchon, entré en trotskisme sous le nom de Santerre, le tueur génocidaire de la Révolution française en Vendée et l’inventeur du gazage des populations, dont l’exemple sera repris par Staline qui fera gazer des « koulaks » avec des gaz d’échappement de camion, avant que l’ex militant communiste Hitler systématise la méthode, a quelque chose de fascinant par l’ampleur de la dégringolade mentale et politique française qu’il révèle.

L’État français a perdu tout pouvoir sauf celui de voler les Français et de les accabler d’obligations intenables. Le gouvernement des juges triomphe, fondé sur la captation au sommet de l’interprétation des préambules constitutionnels et par le bas par le justicialisme débridé pratiqué par des juges de gauche, certains de l’impunité. Le peuple gronde et marque sa colère contre une corporation qui l’a trahi et qui l’a affiché sur un Mur des Cons qui n’a rien de virtuel et tout de permanent. L’Union Européenne, laissée sans contrôle par un président foncièrement anti-français, a réussi à détruire notre industrie, notre agriculture, et notre politique énergétique et même, la construction immobilière. Les cadeaux au peuple sans production et entièrement payés par la dette se sont imposés comme exclusif moyen de gouvernement. Demandez à M. Hollande, le gros malin qui joue au cheval de retour : « C’est gratuit c’est l’État qui paie » et qui aura droit sur le service public à une émission dirigée par la femme de M. Glucksman où il a étalé pendant les heures ses cadeaux au peuple à base de gratuité fictive.

L’inversion est partout. On veut consommer et redistribuer sans produire ; asseoir la sécurité sur la protection et l’excuse des assassins, assurer le destin français en niant la France et en la dissolvant dans une Europe fédérale chimérique dominée par l’Allemagne, électrifier les usages en s’appuyant sur une énergie imprévisible et incontrôlable, renforcer l’Éducation nationale en liquidant l’enseignement national. On pense assurer la promotion des nuls en détruisant les méritants, des pauvres en détruisant les riches, des femmes en détruisant une virilité déclarée toxique, des régions en détruisant les grandes villes, des pays sous-développés en accablant les autres, des immigrés en saquant les nationaux etc.

La grande question est devenue poignante  : que sera la France dans 25 ans si on continue comme cela ?

On sait déjà que la population aura diminué et que les enfants se seront évaporés. Il est probable que les régions séparatistes auront réussi leur projet : l’Alsace aura gagné son statut de région européenne autonome, comme la Corse, la Bretagne, le Pays basque, la Savoie, la Flandre, l’Occitanie, le Comtat Venaissin et pourquoi pas l’Auvergne et la Normandie. L’Union européenne sera un Etat fédéral de plein droit avec un président élu. L’anglais sera la langue unique officielle de la Fédération. La France sera un état islamisé, ruiné et dominé par le narco trafic, où les muezzins peupleront les minarets. L’université française poubellisée sera juste un forum politique visant à défendre intérêts de l’Islam comme aujourd’hui mais d’une façon déclarée et ouverte. L’explosion finale des finances publiques aura entraîné une récession de plus de 30 % du PIB. La France sera à la soixantième place dans le classement du PIB par tête. On aura commencé à tuer les vieux dans les hospices. Il sera devenu impossible de maintenir le patrimoine et on aura plus d’argent pour faire face aux frais d’entretien des grandes villes. Des ruines urbaines commenceront à apparaître en leur sein, comme on voit des masures s’effondrer le long des routes aujourd’hui.

Le plus consternant est que ce scénario est le plus favorable. Une invasion russe ou une guerre civile, une récession gravissime, ou toute autre catastrophe du même genre peuvent se produire à tout moment, en même temps qu’une fuite des élites et des capitaux, laissant la France au niveau dramatique d’épave nationale, sociale et économique.

On dira : vous exagérez ! Regardez autour de vous ! Tout le monde est heureux. Et si vous posez la question, tout le monde déclare aller bien et que ce sont les autres qui vont mal. Ce n’est pas faux. Mais on connait tout cela. C’est la fameuse blague du type qui tombe de 30ème étage : jusqu’au premier, tout va très bien ! Accroché à une dépense publique désormais infinançable, tout va bien tant que cela ne casse pas. Sinon, patatras !

C’est toujours difficile d’envisager le pire.

Qui aurait pu prévoir en 1971qu’on soit là où la France est descendue cinquante-cinq ans plus tard, qu’on aurait accepté de réélire un Président atteint par une maladie de la personnalité, antinational et pervers, qu’on aurait toléré qu’une Espagnole abusive poussée au pouvoir par les alcôves détruise la capitale française ? Qui aurait même pu seulement imaginer qu’on détruirait radicalement l’école, la justice, la police, l’armée, l’industrie, l’agriculture, l’énergie, l’activité portuaire et même l’immobilier, tout en laissant les naissances sombrer, la dette s’envoler à des sommets himalayens et la drogue triompher, sur fond de remplacement inéluctable de la population par des immigrés islamisés et revanchards ? Par quelle dinguerie soudaine la France a-t-elle accepter cela , et a cru devoir en redemander ?

Encore aujourd’hui, nous ne voulons pas voir les dommages certains de la persistance des erreurs récentes les plus graves. Qui a écrit que l’ennui du pire, c’est qu’on s’y habituait ?

L’honneur de ce blog aura été de ne jamais céder à la tentation d’abandonner le combat contre des erreurs qui s’avèrent désormais clairement mortelles pour une « certaine idée » de la France, sa prospérité et sa place dans le mouvement du monde.

Malgré les rodomontades, aucun parti politique n’est décidé réellement à faire face. Dès qu’il s’agit de prendre une mesure précise et centrée sur un problème grave, obligatoirement génératrice d’une opposition forte et d’une obligation de combattre pas à pas, tous les politiques tournent le dos, même quand les mesures sont parfaitement fondées et défendables. Mais « c’est la faute du peuple » : la démocratie veut qu’on suive l’opinion publique, non ? Les « jeunes » ? Ils ne voudraient plus travailler, comme les cinquantenaires.

Alors « e viva la muerte » : les Parlementaires veulent organiser le suicide assisté ; Mme Tondelier suggère de laisser mourir de chaud, sans climatisation, les vieillards surnuméraires. M. Mélenchon, sous son surnom de Santerre, l’homme qui a inventé le gazage de population, annonce le grand nettoyage révolutionnaire. M. Macron fait entendre aux mères de famille qu’elles doivent s’attendre à perdre des enfants ! Tant de sollicitude pour la mort est bien émouvante.

Seule obsession politicienne : être candidat puis au second tour de l’élection présidentielle. Pour la suite, on verra bien ! Pour durer, on ne dira rien. Eloge du néant béant sur le fond, et du néant bêlant sur la forme ; la tactique politicienne et la com’ sont les seules préoccupations.

Aucun intérêt ! Aucun espoir de changement ?

Le Français, né malin ….

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

Dénatalité : contorsions et habillages face aux disgracieuses réalités

Les Français et notamment les personnalités politiques refusent de voir à quel point l’information a pu être mensongère sur certains sujets. C’est facile à montrer sur la question des statistiques de l’avortement et son rôle dans nos difficultés démographiques.

La juriste A.M. Dourlen-Rollier, figure phare de la lutte pro avortement, avance, au milieu des années 1960, le chiffre de 800 000 avortements pratiqués en France chaque année. En 1971, le manifeste des « 343 » femmes, célèbres et moins célèbres, qui déclarent publiquement avoir eu recours à l’avortement, fait mention d’un million d’avortements en France chaque année. Certains iront jusqu’à annoncer 1 300 000 avortements par an.

Ces chiffres sont impossibles. Ils signifieraient qu’une pratique interdite et lourdement sanctionnée aurait été supérieure aux naissances et que 10 millions de femmes auraient pratiqué un avortement dans les années soixante. Le mensonge est totalement démesuré !

Lors de la rédaction en 1969 de ma thèse sur la prévision à long terme, la démographie avait une place importante. On évoquait 60 mille avortements en France et entre 30 000 et 40 000 à l’étranger, soit, compte tenu de la précarité des sources, entre 90 000 à 120 000 avortements, soit moins de 20 % des naissances. La généralisation d’une pratique devenue légale et gratuite, aboutira à un taux d’avortement situé entre 23 et 24 % des naissances.

Sauf à croire que la légalisation, la sécurisation et la gratuité aient fait baisser l’avortement, on constate que les chiffres probables étaient de 100 000 avortements avant la loi Weill et une montée progressive vers les 240 000 actuels. Ce qui est cohérent.

Le système d’information a donc présenté unanimement aux Français un mensonge outrancier et invraisemblable, et présenté des chiffres entre trois et dix fois trop élevés, le tout accompagné par une campagne violente de dénigrement de tous ceux qui voulaient les contester, présentés comme des ignobles qui acceptaient la souffrance et la mutilation des femmes. C’est le début d’une pratique qui allait se généraliser en France. Le mensonge accompagné de l’injure et de la culpabilisation des observateurs. Le comble a été la caution du mensonge donnée par l’INED et les démographes de télévision. Qui sait que la méthode d’évaluation des avortements en France par l’INED n’est pas publiée et reste inconnue donc impossible à soumettre à une revue scientifique ?

Le mensonge démographique dépasse évidemment la question de l’avortement. Pour « ne pas culpabiliser les femmes », une légende trompeuse s’imposera sous la forme d’un « narratif » présenté comme une vérité scientifique : « La France n’a pas de problème de naissances et fait mieux que tout le monde. Circulez, il n’y a rien à voir » ! Tous les lanceurs d’alerte ont été injuriés, marginalisés puis éliminés. On se souvient que Michel Debré était présenté avec un entonnoir sur la tête, symbole de la folie, à la fin des années quatre-vingt !

Il faudra attendre 2 024 pour qu’on comprenne soudain que le non-renouvellement générationnel était imminent et que la baisse de population nous guettait à très court terme. Le mensonge a duré plus de cinquante ans ! Dans le pays de Voltaire qui se croit l’exemple même de la démocratie et de la liberté de parole et de pensée !

Dès la parution des chiffres de naissances de 2000, notre petit groupe a fait le constat qu’il manquait environ 500 000 naissances par an en France, par rapport à 1971, l’IVG tel que décomptée comptant pour environ 40 % de la perte. En 2012, pour la campagne présidentielle nous avons annoncé une baisse des 20-60 ans et une véritable explosion des plus 60, situation très dangereuse qui créerait mécaniquement un déficit colossal (nous disions 3 000 milliards d’Euros) pour notre système social. Silence de plomb des journaux et des politiques, à la veille des élections présidentielles. Le danger le pire, mettant en cause tout l’équilibre du système social de façon radicale, a été exclu du débat, avec la complicité de tous les journaux et tous les partis. Un aveuglement volontaire de toutes les forces ayant une influence sur l’opinion.

La question du grand remplacement, vilipendé, empêchait de parler des naissances et des conséquences du vieillissement, traitées seulement indirectement par l’intermédiaire de la question technique de l’âge de la retraite dans un système par répartition de plus en plus déséquilibré. Ce qui n’a pas empêché Hollande et ses sbires de supprimer l’universalité des allocations familiales et de modifier le quotient familial en plein marasme des naissances. Et l’auteur de cette imbécillité coupable prétend redevenir Président !

Aujourd’hui la réalité ne peut plus être niée. Le désastre démographique fait l’objet d’une information enfin documentée, alors qu’il est trop tard pour réagir. Il fallait le faire au début des années quatre-vingt-dix au plus tard !

Le problème du menteur est toujours le même : quand le mensonge est devenu manifeste, il lui faut traverser un moment difficile. Plus le mensonge a été abyssal et prolongé, plus les contorsions sont extravagantes et risibles.

On assiste à plusieurs tentatives exonératoires, s’articulant autour d’éléments de langage repris avec une belle unanimité.

-            Le féminisme et la femme en général ne peuvent pas être mis en cause. Pourquoi ? Parce que le désir d’enfants reste vif et supérieur au seuil de remplacement générationnel. Si on ne fait plus d’enfants, c’est pour des causes matérielles qui entravent une volonté contraire. Le niveau de vie est trop bas, l’immobilier trop cher, les crèches saturées (et dangereuses), les carrières mal aménagées etc. L’avortement et la destruction du mariage traditionnel ? Aucun impact !

-            La dénatalité est toute récente. Tout allait bien et, surprise, l’exception française s’est évanouie on ne sait pas trop pourquoi. En vérité, nous avons perdu 12 500 000 enfants à naître entre 2000 et 2025. Et les moins de 20 ans ne sont plus que 15 millions, quand ils étaient le double en 1971. 50 % de pertes, totalement prévisibles dès l’an 2000 ! L’ampleur du mensonge reste titanesque.

-            Les vrais responsables sont le capitalisme et le virilisme. L’écologie militante pointe l’horreur de l’enfant des pays développés qui crée plus de CO2 que l’enfant des pays sous-développés. C’est à l’homme qui asservit la femme et la réduit à des tâches de gynécée et à l’acceptation régulière de son « jet toxique », de prendre sa part des tâches familiales. Emmanuel Macron toujours en fête lorsqu’il faut provoquer a créé un haut-commissariat à l’enfance dirigé par une femme, lesbienne et ayant eu un enfant par PMA. Que tout le monde comprenne bien que la Vierge Marie, c’est bien fini dans son acception traditionnelle !

-            Le vrai péril n’est pas la fin des naissances, puisqu’on a l’immigration, mais le « péril vieux ». Alors la pensée fraîche et avancée travaille plus sur le suicide assisté des vieux que sur la promotion des naissances. L’immigration débridée qui a saturé tous les systèmes sociaux et transformé les mœurs du pays et sa sécurité intérieure et extérieure reste pour l’information construite la seule chance d’un pays régénéré par l’extérieur. Il n’y a pas que pour M. Mélenchon que l’islamisation est la marque d’une Nouvelle France. Le minaret et les muezzins, seraient donc l’avenir néofrançais dans une Europe islamisée, à la façon de l’Englandistan ? En Europe certaines associations n’hésitent pas à défendre cette idée. Qu’on se rappelle la campagne faisant du foulard islamique la marque de notre extraordinaire et vertueuse tolérance à l’autre.

Le mot mensonge est désormais dans le titre de pratiquement tous les ouvrages politiques qui paraissent. Mais là encore, la dénonciation du mensonge sert le mensonge. Ce sont nécessairement les vilains qui altèrent les vérités construites du « politiquement correct » et qui mentent. Les mensonges sont dans une boucle qui voit le serpent se mordre la queue dans un perpétuel recommencement.

On se surprend à entendre un journal télévisé mettre en prime time l’exemple magnifique de la vasectomie qui évite les frais de l’avortement. Le mot démographie est totalement absent du manifeste présidentiel de M. Glucksmann sorti du néant par une manœuvre de communication commanditée depuis près de deux ans par Emmanuel Macron. « La gauche et une partie du centre voient la famille comme un archaïsme et décrètent que les politiques familiales ne servent à rien ». Gauthier Gaillard parle enfin dans l’Opinion de « déni collectif ». Il dure seulement depuis cinquante ans.

Il est vrai que ce journal avait fait fort dans sa livraison du 9 juin. Le problème démographique vient « de la fin d’une exception française ». « Cela s’accélère et cela change tout ». Surtout l’opinion de l’Opinion. Car on l’a vu, tout était écrit de la façon la plus claire dès 2000 pour ne pas dire 1 988 et la pilule ! La bonne blague du retournement soudain est ici parfaitement manifeste. « Problème, la France va devenir un pays de vieux ». Comme on l’a vu, tout était prévisible de façon chiffrée dès 2012 ! Oh surprise !

Un certain Noudelmann nous explique dans le livre « Peut-on encore dire la Vérité » que le mensonge général en politique est très récent et date… de 2016 et l’élection de Donald Trump. Avant, tout n’était que vérité et information sans biais. L’URSS pays du « mensonge déconcertant » n’a pas existé ! Et en France, tout va toujours très bien !

Le Canard Enchaîné dans sa livraison du 17 juin 2026 indique que l’invitation de Mme El Haïry, Haute commissaire à l’enfance, par un journal de Bordeaux, s’est révélée « cauchemardesque de A à Z ». « Invitée à réagir à la suppression du Ministère de l’enfance (sic) » elle aurait indiqué que la mesure était justifiée (resic) « parce qu’elle permettait de sortir de la logique du silo », le jour où on protestait contre l’assassinat de la petite Lyhanna retrouvée dans un silo à grain. Nommée par Macron pour faire plaisir au Modem et pour rassurer les mouvements LGBT+++ que la démographie en chute libre ne changerait en rien l’appui de Macron, sa nomination tourne à la mascarade.

« On ne gouverne pas en France. On gère l’opinion des minorités agissantes » a écrit un commentateur récemment. On continue surtout à « construire » l’opinion publique avec la plus totale désinvolture et le plus parfait cynisme, sans comprendre qu’on assassine le débat démocratique dans le pays de la liberté de parole. En associant aux mensonges systématiques certaines institutions dont on attendrait plutôt une parfaite honnêteté, on détruit à la racine, l’esprit républicain.

La seule vérité du moment est que nous n’en avons pas fini avec les malheurs de la vérité. Et qu’il serait temps de réagir.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile

Le blog du cercle des économistes e-toile

Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

Association loi 1901

  
BlogCFC was created by Raymond Camden. This blog is running version 5.9.002. Contact Blog Owner