Le retour de F. Hollande ? Vraiment ?

Relire un article de ce blog publié en 2012

L’avantage des blogs au long cours comme le nôtre, est qu’il permet de se remettre dans les conditions du passé. A un moment où des commentateurs du fumeux « bloc central », en fait un ramassis socialo-centriste, et des personnalités politiquement aussi nocives qu’un Bayrou explique que le retour de Hollande ne serait pas un problème, il est bon de se rappeler de quoi on parlait en 2012 : du nombre de Français payant plus de 100% d’impôts, c’est à dire d’une forfaiture anti démocratique et un moteur d’autodestruction d’un pays. A un moment où on s’interroge sur l’effondrement du pays dans tous les classements et notamment celui du PIB par habitant, il est clair qu’on touche là une cause essentielle.

 

Nous disions : Le fait qu'une personne, une seule, puisse être victime de la capture de tout son revenu devrait être un scandale national et provoquer une véritable insurrection des consciences.

 

Grace à M. Carrez la réalité de cette taxation à 100% a été, un court instant, reconnue.

 

« Comment la droite réagit-elle à ce qu'elle a sciemment fait en le cachant ?

Comment la gauche réagit-elle maintenant que les chiffres sont publics ?

La presse va-t-elle engager le débat ?

Le Conseil Constitutionnel peut-il désormais ignorer que les mesures qu'il accepte conduisent à la spoliation totale du revenu des citoyens ?   

Gageons qu'une fois de plus le silence retombera. L'injustice sera minimisée et évacuée ».

Et oui, tout a été évacué. Et la France est le terrain de jeu de tous ceux qui veulent prendre encore plus aux riches. Les exagérations de Hollande et du sinistre Eckert ont créé l’illusionniste Macron qui a vu dans la dénonciation des excès socialistes l’occasion d’une carrière présidentielle. On a vu qu’il a fini, pour durer encore un peu après le caprice de la dissolution, par exiger du gouvernement Lecornu qu’il lâche tout aux socialistes, ruinant jusqu’aux apparences de son discours pour niais. Et on voit les mêmes journalistes comme Alain Duhamel défendre à nouveau la candidature de Hollande en prétendant qu’avec le CICE, il avait été pro business !  Une occasion de rappeler que tout centriste est d’abord un socialiste larvé et qu’il ajoute à cette pétition de principe le wokisme, l’européisme, l’atlantisme, l’écologisme et qu’il n’y a pas une seule mesure désastreuse en France qui n’a été prise sans le soutien centriste et que nombre de mesures nécessaires ont été bloquées par les Centristes.

 

Alors que l’effondrement démographique est la cause principale de nos tourments budgétaires, rappelons que l’abruti Hollande a supprimé les allocations familiales universelles !

 

Un des gros problèmes de LR est que ce parti, noyauté par l’Enarchie Compassionnelle et bienveillante,  est devenu centriste, ouvrant la porte à tous les aventurismes.

 

 Voici l’article de 2012 :

 

 

Nous défendons depuis toujours l'abrogation de l'ISF, impôt dont les motivations sont purement négatives et offensantes, et dont les modalités ne peuvent provoquer que des conséquences déplorables, familiales ou nationales.

Oui, l'ISF pose un problème national grave. Il ne peut se déboucler globalement que par la vente d'une partie de la fortune française à des étrangers. Est-ce réellement un objectif pour une nation ?

Il provoque, pratiquement mécaniquement, une prédation importante sur le revenu, parfois jusqu’à la confiscation totale pour certains contribuables et pas les plus riches.  

Nous prétendons qu'utiliser la force publique pour saisir la totalité du revenu d'un citoyen est un abus de pouvoir et une déchirure du pacte social. Nous ne sommes plus face à une "contribution" mais à une spoliation et, disons-le tout net, cette confiscation s’apparente à un vol.

Nous avions chiffré entre 10.000 et 30.000 les familles concernées par ce vol chaque année, l'ampleur des chiffres dépendant des impôts pris en compte et des chiffres de référence. Comme toujours, la réalité est compliquée et on peut jouer sur les bases, le champ d'impôts pris en compte, etc. Il faut bien garder à l'esprit que les impôts directs ne représentent qu'une fraction minime des prélèvements totaux. Si on prend l'ensemble des rémunérations et qu'on y rapporte les impôts, taxes et charges sociales, on constate que le nombre de Français payant plus de 100% d'impôts et de prélèvements est très supérieur à 30.000.

Dans notre système d’information « construite » où la vérité est occultée, filtrée ou minimisée, les faits ont du mal à se faire une place.  Les Echos et le Monde ont publié le chiffre de 8.200 foyers fiscaux imposés à plus de 100% en 2012. Ce chiffre est "confirmé par le Ministère du Budget". Il découvre à peine 20% de la réalité.

C’est normal quand l’Etat ne fournit aucune information régulièrement sur ce sujet sensible. Comme pour les départs à l'étrangers des Français qui cherchent à fuir la spoliation, le silence administratif et gouvernemental est d'or.  Ce qui est tout simplement une honte. S'agissant d'une rupture du pacte républicain, tous les députés de tous les bords devraient être vent debout pour obtenir toutes les clarifications nécessaires. Silence dans les rangs : il s'agit de "riches". N'allez pas salir votre image !  A droite comme à gauche.

Dans le cas des chiffres cités dans la presse, on ne prend que les bases déclaratives (revenu  fiscal de référence et revenu pris en compte dans le calcul du plafonnement).  Ce sont celles qui minorent le plus le phénomène. On trouve néanmoins 8 010 foyers fiscaux entièrement spoliés avec une hausse de 1. 610 foyers ou 2.789 fiscaux entre 2011 et 2012, selon les calculs publiés.

Ce qui veut dire que, avant même 2012, et les délires électoralistes socialistes de M. Hollande, des milliers de Français payaient déjà plus de 100%, comme nous ne cessions de le dire et de l'écrire.

En supprimant le plafonnement en 2012 de l’ISF, Hollande a sciemment aggravé les spoliations.  Mais, le système précédent n'était pas plus juste. Juppé avait lui-même supprimé le plafonnement en 1995 !  

Si on ajoute les autres prélèvements, le nombre des Français qui paient plus de 100% d'impôts est supérieur à 30.000.  Ce qui explique l'exode des fortunes depuis des années.

 

Ce premier aveu public depuis quarante ans est pour nous une grande avancée.  Car nous vivons depuis quarante ans dans le déni. La première réponse, lorsque nous parlions de ces milliers de Français, était toujours la même : ce n'est pas vrai. Ce n'est pas possible.

Les intervenants ou les interlocuteurs de gauche ne voulaient pas d'une vérité qui leur posait tout de même un problème. Prendre 100% du revenu d'un citoyen est intolérable quel que soit le bord politique.

Même à droite, on ne voulait pas entrer dans ce débat. Surtout parce que les dirigeants de la droite, Juppé et Chirac en premier, mais Sarkozy a mis ses pieds dans leurs traces, avaient décidé que cette mesure "symbolique" avait un « coût d'abrogation trop lourd électoralement ». Prendre tout le revenu de milliers de Français n’est pas symbolique. Et conserver la mesure, parce que « frapper les riches » est populaire, est indécent. Diriger un pays ce n’est pas nourrir la joie mauvaise de certains à voir frapper injustement des boucs émissaires.   

Sur ce blog lorsque nous avons écrit que l'abjecte mesure Hollande allait multiplier les familles spoliées entièrement de leur revenu par l'impôt, beaucoup des commentaires ont nié cette possibilité, vue comme une outrance polémique. Il n'y avait aucune outrance polémique. La réalité, simplement la réalité !

Lors de l'affaire Depardieu, le Parti socialiste a menti. L'abruti malsain qui dirige le PS comme factotum du déplorable Hollande, a crié que personne ne pouvait payer 85% d'impôts en France.  MM. Ayrault , Moscovici et toutes les bouches à feu du PS ont embrayé le pas. Même M. Zemmour a considéré que M. Carrez en faisait trop en parlant de "quelques centaines" de spoliés complets. La vérité est désormais partielle mais acquise.

Une dizaine de milliers de foyers sont spoliés de tout leur revenu., selon les critères les plus étroits.  Nous affirmons que plus de 60.000 foyers fiscaux ont payé en 2012 plus de 75% d'impôts sur les mêmes bases (les estimations vont de 40 à 100.000 selon la manière dont on les prend).  

Hollande, Ayrault, Eckert et Moscovici ont tenté de tourner le jugement du Conseil Constitutionnel en augmentant artificiellement les bases du revenu (il suffisait d'y faire entrer les plus-values non réalisées). Ce dispositif a été à son tour retoqué.

Mais jugeons ces hommes à leur objectif passionnel électoraliste : ils veulent de toutes leurs forces, prendre plus de 100% de leur revenu à des milliers de Français ! Ils ne méritent qu'une chose : l'inéligibilité à vie, la privation totale de revenu pendant 5 ans et l'indemnisation des victimes sur leurs biens propres… Chiche !

Il n'y a pas de démocratie possible quand 100% du revenu est prélevé sur une famille en temps de paix. Il n'y a même plus de liberté. On fait jouer aux fonctionnaires de la DGI un rôle abject d'auxiliaire de la prédation. C'est abaisser l'administration fiscale que de leur demander de voler tout le fruit du travail des citoyens.

Le problème de l'abjection violente d'Etat, c'est qu'elle gangrène tous ceux qui y prennent part.

Il ne faut pas croire que tous les fonctionnaires des impôts sont heureux d'augmenter leurs primes en volant la totalité du revenu des quidams qu'ils ont devant les yeux.  La gestapo et le NKVD ne sont pas les idoles des contrôleurs fiscaux !

Le fait qu'une personne, une seule, puisse être victime de la capture de tout son revenu devrait être un scandale national et provoquer une véritable insurrection des consciences.

"NON NOUS NE VOULONS PLUS DE CELA. JAMAIS ! L'ETAT NE SERT PAS A CELA"

Même George Marchais dans ses envolées pré-mélenchonesques n'évoquait de "prendre tout" qu'au-delà d'un certain seuil.

Comment la droite réagit-elle à ce qu'elle a sciemment fait en le cachant ?

Comment la gauche réagit-elle maintenant que les chiffres sont publics ?

La presse va-t-elle engager le débat ?

Le Conseil Constitutionnel peut-il désormais ignorer que les mesures qu'il accepte conduisent à la spoliation totale du revenu des citoyens ?   

Gageons qu'une fois de plus le silence retombera. L'injustice sera minimisée et évacuée.

En 2013 un dispositif de plafonnement va être rétabli. On tombera à 5-600 foyers spoliés à 100% (selon le mode de calcul le plus favorable) dans l'indifférence générale.  On sera toujours entre 40 et 100 000 foyers payant entre75 et 100% de prélèvements de toute nature. La France sera toujours à l'encan.  

Maintenant qu’une part de la vérité est établie et incontestable, même pour le plus borné des croyants socialistes, répétons-le crûment :

Il n'existe aucun fondement d'aucune nature à un prélèvement de 100% du revenu d'un citoyen. Quiconque détourne la puissance publique pour priver un citoyen de son revenu commet un abus de pouvoir.  Il doit être condamné et exclu définitivement de la communauté des citoyens Français : perte de toutes décorations ; perte de l'éligibilité ; perte des droits sociaux et éventuellement de la nationalité française pour les bi nationaux. 

En maintenant un tel système et en l'aggravant à plaisir, M. Hollande est dans la délinquance politicienne, obscène et infâmante, pas dans la République ni la démocratie.

 

Vivons-nous un épisode gravissime de « l’histoire de la stupidité économique » ?

Réflexions associées à la parution du livre "A Short History of Stupidity" de S. Jeffries

Parmi les étrangetés de l’époque en matière de réflexion économique, figure au tout premier rang l’indifférence aux grands déséquilibres des balances commerciales et de paiements. Un économiste qui veut parader sur les estrades sait bien qu’il peut parler de tout sauf de cela. C’est d’autant plus paradoxal que dans l’effort d’après-guerre pour tenter de mettre fin aux désordres qui avaient ravagé l’entre-deux-guerres, la condamnation et l’interdiction des grands déséquilibres permanents des balances extérieures formaient le cœur de toutes les solutions proposées et des traités correspondants. Le résultat a été à la hauteur des espérances : les Trente Glorieuses, une période de forte croissance partout dans le monde libre et sans aucune récession de 1947 à 1972.

Depuis la destruction en été 1971 de ce système, on ne compte plus les pays dont les déséquilibres extérieurs sont massifs et permanents dans un sens ou un autre, la croissance est quasi nulle, quasi partout en Occident, et les récessions périodiques ont réapparu avec une redoutable régularité et des conséquences de plus en plus graves. Ce simple constat devrait mobiliser tous les économistes. Nous avions un système fantastique. Il a été remplacé par un système catastrophique. Cela mériterait tout de même un peu d’attention ! Économistes officiels, hauts fonctionnaires et politiques préfèrent regarder ailleurs avec beaucoup d’obstination et de bonne conscience. Une forme de chaos s’installe dans pratiquement tous les pays occidentaux du fait d’une situation économique toujours plus glauque. Mais il n’y a rien à faire : il ne faut pas regarder là où les causes majeures se trouvent, et seulement s’extasier sur des promesses mirifiques comme celles de l’Intelligence artificielle.

Dans A Short History of Stupidity (Ed. Polity Press), Stuart Jeffries dresse une « courte histoire de la stupidité » à travers les âges. Journaliste britannique au Gardian, il montre qu’elle n’est pas une anomalie passagère, mais « une force historique, sociale et culturelle qui n’épargne aucune société… la nôtre comprise ». En l’occurrence, cette réalité est parfaitement illustrée par la question qui nous préoccupe. Tout le problème vient du refus conscient ou inconscient de se pencher sur une difficulté alors même qu’elle n’est pas difficile à comprendre et qu’elle provoque des conséquences graves très visibles.

Que signifie, pour un pays, un déficit commercial ? Lorsqu’on enlève le voile monétaire, la réalité brute apparaît : une perte de travail et une perte de patrimoine. Être constamment en déficit provoque donc chômage de masse et perte d’actifs en permanence. Cette réalité peut être masquée ou différée par différents artifices, mais elle est ancrée. Au bout d’un moment le pays ne s’en sort plus et ne parvient plus à satisfaire ses ambitions. Il doit réagir soit agressivement contre le « prédateur » soit contre sa propre population. La France et les Etats-Unis donnent l’exemple même aujourd’hui de telles réactions inversées. Trump agit par les droits de douane et l’État français en ruinant fiscalement les Français, chaque méthode étant en fait destructrice pour tous.

Intéressons-nous aux excédents. Les pays producteurs de pétrole, l’Allemagne et le Japon, comme aujourd’hui la Chine et les autres dragons d’Extrême-Orient accumulent des milliers de milliards de dollars d’excédents. Qu’en faire ? Tous ces pays sont très compétitifs et n’ont pas besoin d’investir pour augmenter leur productivité chez eux et ne veulent pas le faire chez les autres pour ne pas créer des concurrents redoutables. Tous ces milliers de milliards, détenus en une monnaie étrangère qui peut sombrer, doivent être protégés et rentabilisés. On ne peut le faire qu’en les convertissant en biens réels, dont on espère qu’ils conserveront leur valeur, principalement des titres de bourse ou des biens immobiliers. Le recyclage financier des excédents vers les bourses et les marchés immobiliers occidentaux, qui, sur des dizaines d’années, ont pu dépasser plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars expliquent le niveau très élevé des bourses et de l’immobilier partout en Occident. Une autre solution est de prêter aux États déficitaires dont les dettes finissent par être asphyxiantes. On peut aussi racheter les entreprises des pays déficitaires. L’Allemagne a ainsi racheté des pans entiers d’entreprises françaises. Les imbéciles considèrent que c’est une marque d’attractivité alors que c’est une simple perte d’actifs nationaux. Quand l’Allemagne a vu que la Chine rachetait son Mittelstand, elle a considéré que c’était un grave danger. Croquer les autres, pas de problème, se faire croquer, là, « Nicht Möglich ». On peut aussi utiliser les excédents pour se doter de moyens militaires délirants comme l’Iran, la Chine, la Turquie ou financer des guerres d’annexion comme la Russie ou l’Azerbaïdjan.

Comme le cours des actifs (bourses et immobiliers) ne peut pas grimper indéfiniment, les niveaux atteints finissent par être totalement incompatibles avec l’activité économique. Se produisent donc des corrections périodiques sous forme de récessions mondiales sévères. Les pays créanciers accumulent alors des pertes sur leurs investissements. Les pays non compétitifs tombent dans le trou et aggravent leur situation, surtout si leurs mécanismes sociaux sont développés. 1973, 1982, 1992-1993, 2 001,2008, ont été des années récessives dans le monde entier. La stagnation de longue durée s’installe.

Un monde qui n’a pas une organisation arc-boutée sur l’interdiction de la permanence des grands excédents, donc des grands déficits, sombre donc dans les crises à répétition, les guerres commerciales et les guerres militaires.

Celui qui ne voit pas que la suppression des règles de Bretton-Woods, avec abandon de l’interdiction des grands déficits et excédents qui en a résulté, a provoqué tous les évènements que nous déplorons, est frappé de cécité volontaire. On retrouve la définition de la sottise et des attitudes ineptes.

Pourquoi cette cécité volontaire : sans faire de psychologie ou sociologie de bazar, probablement parce qu’une partie des élites politiques et de leurs soutiens font des fortunes en recyclant les excédents et en vendant les actifs des pays déficitaires. Et qu’ils tiennent le système d’information et … la carrière des économistes.

Ce qui est certain, c’est que nous vivons bien depuis 1971 une « période de stupidité ». Quand on ajoute, comme en France, l’effondrement de la démographie, un système réglementaire, social et fiscal démesuré, une emprise des hauts fonctionnaires sur la politique, une propagande anti-croissance, anti-industrielle, anti-agricole, antinationale, antiblanc, anti-masculinité, avec contrôle de la liberté de pensée et une information publique « construite », on obtient la rupture avec la jeunesse et une situation politique désespérante qui peut mal tourner à tout moment.

Nous vivons bien une « période de sottise », particulièrement intense !

Didier Dufau pour le Cercle des Économistes e-toile.

Retrouver la 3e place mondiale pour le PIB par tête : la cible fiscale et sociale

La France était à la troisième place pour le PIB par tête en 1971 et rattrapait le leader de l’époque, les Etats-Unis. Elle a saboté cette performance avec le septennat fiscal de Giscard, et la pléthore de gouvernements socialistes et socialo centristes qui ont suivi, gonflant au-delà du raisonnable et les gratuités sociales et les prélèvements obligatoires, au point d’asphyxier totalement l’État et l’économie française. Le nœud coulant est bien serré autour du cou des Français dont on s’étonne que la jeunesse soit désabusée et les actifs tentés de partir sous des cieux plus cléments.

Lorsqu’on a connu une dérive presque mortelle, il faut bien préciser l’objectif du redressement que l’on vise qui ne peut pas être un simple retour en arrière, plus de cinquante ans après les premières erreurs. Si on a précisé la situation visée, on a plus de chance de comprendre le chemin à prendre pour y arriver.

la France si elle veut retrouver la troisième place pour le PIB par tête, doit viser le cadre fiscal et social suivant :

-            Pas d’impôts de succession jusqu’à 100 millions d’euros

-            Droits de succession de 10 % au-delà, avec possibilité de payer sur dix ans.

-            Rétablir la taxe d’habitation universelle

-            Suppression de l’IFI

-            Casser l’Urssaf en trois organismes indépendants et concurrents sur le modèle suisse.

-            Permettre à chaque organisme de proposer des formules variées avec un minimum légal contraignant dont le coût est fixé. Si certains veulent cotiser plus pour partir plus tôt à la retraite, ou pour avoir des garanties supérieures, pourquoi pas ? Ce ne sont pas les autres qui paieront. Comme pour tous les autres systèmes d’assurance chacun doit être responsable de ses choix.

-            Unifier les cotisations sociales patronales et salariales, les intégrer dans le salaire brut et laisser le soin de les payer aux ayants droit en fonction de l’organisme d’assurance sociale choisi et du paquet des prestations choisies.

-            Rattacher les fonctionnaires au régime général. Chaque fonctionnaire cotise à la caisse qu’il a choisie pour les prestations qu’il a choisies comme les salariés du privé.

-            Supprimer le statut de fonctionnaires pour toutes les tâches de bureau (jusqu’à la catégorie A + Tout le monde devient contractuel avec possibilité de mettre fin au contrat (plus d’emplois à vie). On ne garde de statuts particuliers que pour les hauts fonctionnaires, les militaires et les instituteurs. Tous les autres peuvent passer du privé au public sans changement de leur régime d’assurance social qui est individuel.

-            Les métiers de médecine deviennent professionnels et contractuels. Le passage entre privé et public est totalement libre.

-            Le RSA est supprimé. Il est remplacé par deux allocations de solidarité nationale donc réservées aux citoyens français : l’allocation temporaire d’urgence (trois mois jusqu’à trois fois) et l’allocation temporaire de soutien (un an non renouvelable).

-            La durée du travail hebdomadaire ainsi que les règles d’heures supplémentaire sont laissées aux négociations par branche. Le salaire minimum et fixé par branche et région, non par l’État.

-            Les mesures de solidarité nationale sont financées par un impôt sur les revenus de toute nature de 8 % payés par tous et prélevé à la source. Elles sont réservées aux seuls nationaux. Les étrangers n’ont droit aux prestations de solidarité nationale qu’à partir de 5 ans de travail continu en France, période pendant laquelle ils ont dû payer néanmoins l’impôt de solidarité.

-            Les revenus de l’épargne, qui sont un reliquat après avoir payé déjà l’impôt sur le revenu, bénéfices distribués, intérêts ou loyers, sont imposés au taux fixe de 30 % (flat tax).

-            Les bénéfices des entreprises sont taxés à 5 % pour tous, 10 % à partir de 100 000 euros de CA, 20 %, à partir de 500 000 euros de CA, 25 % à partir de 5 000 000 de CA et 30 % à partir de 20 000 000 de CA. Les bénéfices distribués entrent immédiatement dans le revenu des actionnaires et sont taxés à la flat tax de 30 %. Au total les revenus créés par les entreprises au bénéfice des actionnaires sont donc taxés entre 35 et 55 %.

-            Les plus-values réalisées à court terme sur capital immobilier et mobilier (moins de 5 ans), sont taxées comme des revenus du capital à la flat tax. Sont exclues les plus-values sur le domicile. Au-delà de 5 ans elles ne sont plus imposables.

-            La gratuité de services distribués aux adultes par des organismes publics est interdite. Les réductions de tarifs doivent être proportionnées au nombre d’enfants à charge et au grand âge. C’est notamment vrai dans les transports (carte de réduction), les repas et activités périscolaires, les garderies d’enfants, l’accès aux piscines publiques, musées etc.

Ce système est une cible et le programme de transition est critique. Deux des absurdités du système actuel auront un poids considérable :

-            Les entreprises devront payer des salaires complets et donc les exonérations actuelles sur les bas salaires devront progressivement disparaître et faire place à la vérité des coûts.

-            L’État devra faire de même. La vérité économique de l’emploi public est totalement cachée par des procédés tortueux que les spécialistes connaissent bien. On découvrira que payer des fonctionnaires à leur coût complet rend absurde des centaines de milliers d’emplois publics administratifs qui devront disparaître.

Exemple : un salarié dispose actuellement d’un salaire net de 2 000 euros par mois. Sa rémunération comprenant les charges actuellement dites salariales et celles dites patronales, est de 4 500 euros. C’est désormais le salaire brut payé par l’entreprise, qui ne déduit plus rien. Il appartiendra au salarié de payer ses cotisations sociales aux organismes qu’il aura choisis et en fonction des prestations qu’il aura sélectionnées et de sa situation familiale. Il n’y a plus de distinction entre brut et net.

Un fonctionnaire qui gagne le même net disposera du même salaire brut et cotisera comme le salarié du privé. La notion de salaire net disparaît.

Le coût budgétaire des emplois publics va sensiblement augmenter mais reflétera la vérité du niveau de productivité français au lieu d’être caché par différents procédés artificieux. En contrepartie, l’État ne paie plus rien en matière de dépenses sociales entièrement couvertes par des cotisations, sinon les prestations de solidarités. Il est à égalité avec le secteur privé pour tout emploi. Un plafond sera établi pour les rémunérations publiques et les rémunérations publiques multiples seront interdites. Pendant la transition une hausse temporaire de la TVA sera nécessaire qui permettra de redresser les comptes extérieurs et limitera la prédation liée à nos déficits, tout en permettant de lisser le coût salarial global pour les bas salaires.

Un tel système appliqué de façon stable pendant au moins dix ans garantit :

-            Que le social sera presque entièrement financé par cotisation

-            Que l’entreprise soit totalement dégagée des choix sociaux. Aux entreprises de créer de l’emploi et de verser des salaires en fonction de leur efficacité économique ! Aux particuliers citoyens de fixer et financer les conditions des aides sociales.

-            Que l‘épargne soit enfin rémunérée et l’accumulation de richesses encouragée.

-            Que le financement de projets d’entreprise devienne facile et puisse être fait en confiance.

-            Que le travail et la démographie sont au centre du système et non l’assistanat.

Les dépenses publiques peuvent revenir à 30-35 % du PIB au lieu de 58 % !

On reviendra en moins de 5 ans à la troisième place pour le PIB par tête et on y restera dans la durée si on ajoute à cet appareil fiscal, une politique sélective dans l’enseignement, un programme sérieux d’aide aux familles nombreuses, et l’arrêt des énormes gaspillages que l’on constate dans de multiples domaines et notamment dans le domaine pseudo-écologique.

Naturellement, il faudra définir une diplomatie de la prospérité qui permettra de juguler les grands excédents et les grands déficits durables qui finissent par provoquer des crises financières tous les 8 à 12 ans et imposera les changements nécessaires dans la manière de gérer la zone Euro, trop normative, trop faible vis-à-vis de l’étranger, trop infiltrée par des lobbies et des associations diverses, souvent faux nez d’intérêts particuliers, qui y déversent des éléments de langage souvent doublés par des ordonnances qui imposent une véritable dictature écologiste, musulmane, wokiste et transforment l’homme blanc occidental en diable pénitent toujours sur le pilori.

Il ne faut pas que la transition prenne plus de 5 ans, ce qui correspond à un quinquennat.

Les résultats seront spectaculaires. Savoir qu’on ne pourra pas vivre avec l’argent des autres et qu’à partir de l’âge de travailler, il faudra payer tous les mois le financement de ses cotisations sociales de façon impérative, sans espérer la moindre allocation, entraînera très vite des changements profonds et salutaires de mentalités et d’attitude. Pas de secret : il va falloir trouver un travail et faire carrière. Et, comme ce sera soi-même qui devra financer le social, une certaine prudence vis-à-vis des démagogues deviendra nécessaire comme en Suisse, qui a toujours refusé les cadeaux au peuple tellement aimés des politiciens parce qu’ils savent que ce sont eux qui les paient directement.

Se rappeler que le but est d’obtenir un PIB par tête de 80 000 euros par habitant (base aujourd’hui) au lieu de 52 000, avec l’objectif tenace les années suivantes d’obtenir 100 000 euros par tête.

Rétablir la responsabilité individuelle est toujours la source des meilleures politiques collectives. Et tout le monde peut voir que cela en vaut la peine et qu’il n’y aura à terme aucun sacrifice.

On évoque dans le monde politique l’audace et le courage nécessaire pour sortir du trou où le pays s’est enfoncé, surtout dans les camps qui sont directement responsables de la situation. Il faut surtout bien comprendre ce qu’il faut faire et agir de façon éclairée, persévérante et inflexible tout en répétant quel est l’objectif visé.

L’énorme poids de la somme des charges salariales et patronales peut-il être transféré dans le salaire brut sans quelques réductions préalables des dépenses sociales ? C’est une vraie question dont la réponse peut être à très court terme de transférer la date de départ à la retraite à 66 ans et de porter la durée du travail hebdomadaire à 40 heures pour amorcer le système. Cela ne peut être fait qu’en étant très clair sur le caractère temporaire et d’urgence de ces mesures qui concernent des paramètres qui ensuite seront gérés par les assurés dans la direction qu’ils voudront.

Évidemment, il faudra reprendre l’exploitation des ressources du sous-sol français, pour limiter la rançon énergétique extérieure, renoncer à la décroissance, à la stérilisation des secteurs agricoles, industriel et immobilier, aux slogans du genre « no kids », et permettre à nouveau une gestion intelligente des fleuves et des forêts. Le Figaro titre que l’été 2026 consacre la faillite de l’écologisme politique. Le corset doit disparaître aussi bien en France qu’en Europe.

Le plus difficile est d’obtenir que les Français et leurs dirigeants de tout bord en prennent acte.

Sortir de politiques et de mentalités de soumission, d’irresponsabilité cupide et d’atteinte aux libertés et à la propriété ne devrait pas les troubler.

Surtout à un moment où il n’y a pas d’alternative.

La première force qui proposera de retrouver la troisième place pour le PIB par tête et à passer le PIB par tête de 52 000 euros à 80 000 gagnera les élections présidentielles de 2027 !

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

Le blog du cercle des économistes e-toile

Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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