Quelques livres à lire sur la crise et ses solutions

Alors que la France se trouve confrontée à une des pires périodes de son histoire récente, avec des risques sérieux de chaos politique, économique et social, tenter d’en éclairer les causes et les moyens d’y échapper devient un exercice indispensable.

L’affaire dure depuis longtemps. Notre Cercle y a consacré trois livres : L’étrange désastre, La Monnaie du diable et Sortir du désastre, et 1 070 articles depuis que notre blog a été créé. Il avertissait dès juin 2008 de l’arrivée d’une crise terrible, annoncée pour septembre 2008, alors que l’inconscience était générale. Ce sera la pire récession mondiale des 75 dernières années.

La littérature économique non partisane et non idéologique sur les causes de l’effritement de l’Occident, la perte de boussole de l’Europe et le déclassement français a été faible et peu relayée dans les grands médias, concentrés entre des mains soucieuses de complaire aux puissants qui détiennent les pouvoirs et de maintenir un optimisme propice à l’activité commerciale de ses annonceurs. Certains ont même forgé le terme excommunicateur de « décliniste », une sale engeance, qui ne pensait qu’à dénigrer pour d’obscures raisons une situation finalement pas si grave que cela.

L’analyse critique des effets d’erreurs répétés depuis 1971 ne pouvait être que le fait d’auteurs de mauvaise intention qui ne méritaient pas qu’on les considère. L’américanisme de principe, l’européisme de bonne volonté, la mondialisation heureuse, le socialisme soft, l’écologisme hard, et des formes nouvelles de sociétalisme malthusien se sont donné la main pour enclencher des processus délétères qui ont fini par détruire la base de la prospérité générale. L’opinion était chargée d’adhérer malgré les dégâts de plus en plus visibles.

Aujourd’hui la réalité ne laisse plus de place au doute : l’Occident sous conduite américaine et agressivement mondialiste a perdu de son lustre, probablement de façon définitive ; l’Union Européenne tourne au fiasco, avec un classement économique qui s’effondre ; la France est en plein déclassement et se trouve confrontée à une crise de régime particulièrement inquiétante, avec un risque de chaos à court terme si elle ne parvient pas à maîtriser une dette qui s’affole alors qu’il n’y a plus de majorité parlementaire.

Nous sommes particulièrement sensibles à cette situation, puisque le Cercle a été créé à la fin des années quatre-vingt-dix justement pour alerter sur les erreurs économiques commises depuis 1971 et leur persistance. L’effritement de l’Occident, l’erreur européiste et le déclassement français nous paraissaient incompris et nous voulions alerter notamment sur les risques supplémentaires courus par notre pays, en pleine dégringolade.

La littérature économique publiée a été largement à côté de la plaque, car le plus souvent, constitué d’ouvrages américains traduits qui ne reflétaient que le débat entre néolibéraux et keynésiens. Les Américains étant à la source de la catastrophe générale, avec la décision de sortir des règles de Bretton Woods en faisant défaut sur ses obligations, les efforts livresques ont été très idéologisés entre une gauche particulièrement radicale sombrant bientôt dans le Wokisme et les promoteurs d’un système mondial régulé par les marchés et les banques centrales. L’européisme, largement basé sur l’américanisme a conduit l’édition à se concentrer sur les conséquences de Maastricht et de l’Euro. La chute de l’URSS a provoqué un déplacement de l’idéalisme militant qui est resté néanmoins totalement anticapitaliste et violent. De « Thatcher la salope » et « Reagan le clown » à Mélenchon et au révolutionnarisme bolivarien décidé à créer une intifada nationale, le combat idéologique en France s’est totalement perdu dans la grossièreté et la sottise. Des mouvements comme Attac ou les Économistes Atterrés symbolisent cette déviance. Davos en fait le pendant.

Autant dire que le brouhaha intéressé qui sévit depuis 50 ans n’a pas permis au plus grand nombre, et aux hommes politiques, de prendre conscience de la nature calamiteuse des processus en cours et que les Français, consternés, découvrent qu’on marche sur la tête et qu’on risque très gros sans avoir jamais avoir reçu une information pertinente des grands médias et des gouvernements. Certains parlent de désinformation volontaire et une Commission parlementaire sera sans doute formée sur ce thème.

Depuis quelques années, l’édition commence à comprendre qu’il faut donner de l’audience à des analyses sérieuses permettant de changer les attitudes et les politiques.

Premier livre à prendre en considération : Le virage manqué, 1974-1984 : ces dix années où la France a décroché, de Michel Hau et Félix Torrès. 2020, Aux éditions Les belles lettres- Manitoba. Les auteurs ne sont pas des économistes mais des professeurs agrégés d’histoire. On trouve beaucoup d’erreurs d’analyse économique dans le livre, passé totalement inaperçu, qui a néanmoins un immense mérite : rappeler que tout ce que nous vivons dépend d’un grand virage qui a eu lieu dans les dix ans qui ont suivi la crise de 1973 et donner nombre de statistiques qui éclairent les évolutions délétères dont on ne parvient pas à sortir. Ils voient très bien que la perte de l’investissement productif de longue durée est au cœur des déclassements qui se sont produits. « De 1968 à 1973 la formation de capital fixe avait continué à progresser plus vite que la consommation des ménages (6.5 % par an contre 5,39 %). À partir de 1974 c’est l’inverse ». On retrouve ces éclairs de vérité un peu partout dans ce livre imposant et bien référencé. L’essentiel de la critique porte sur une analyse classique de l’impossibilité en France d’envisager des réformes de structures du fait de diverses imprégnations dirigistes, socialistes, démagogiques. Le livre s’attarde sur le fait que le « Welfare state » a été mis à charge de l’entreprise et que cette configuration lui a fait rater la mondialisation et a entraîné la désindustrialisation massive. Tout cela est juste et fait comprendre pourquoi tout finit aujourd’hui dans la stagnation économique et le déclassement avec une dette abyssale qui peut faire chuter ce qui reste de l’édifice.

André-Victor Robert (l’Artilleur), a proposé : La France au bord de l’abîme. Les chiffres officiels et les comparaisons internationales. Ce gros livre de 450 pages, s’est donné comme mission de faire des constats sur tous les sujets qui fâchent et de les agrémenter lorsqu’elles étaient disponibles de comparaisons avec les autres. Cet aspect documentaire est ce que livre propose de plus précieux. On accède très vite aux chiffres critiques et c’est une aide considérable pour celui qui veut se pencher sur les difficultés de l’emploi, de l’immigration, de l’éducation nationale, du budget et des impôts etc. Ces chiffres sont presque toujours déjà connus mais il est bien qu’ils soient rassemblés et facilement consultables. L’analyse est du type « tel est la solution de bon sens au vu des faits » et ne creuse pas toujours les causes et les modalités de changement avec beaucoup de profondeur. Affirmer qu’il faut des professeurs mieux formés, plus de discipline dans les classes et le développement du goût de l’effort chez les élèves ne surprendra personne. Pas plus qu’une régulation de l’immigration basée sur le refus des clandestins, des progrès dans l’assimilation tout en réduisant l’attractivité comparative de la France ne paraîtra une recommandation d’une exceptionnelle originalité. Le livre a ses propres options : on oublie complètement le rôle des changes flottants dans les récessions mais on est très dur contre l’euro.

Le livre offre donc une énumération de mesures souvent présentes dans le débat public mais dont la nécessité est argumentée avec le secours des chiffres.

Jacques de la Rosière ancien dirigeant de la banque de France et du FMI signe pour sa part un petit livre percutant chez Odile Jacob : Le déclin français est-il réversible ? Pas de fioritures ni de grandes phrases : quelques chiffres clefs ; quelques raisons majeures ; quelques solutions inévitables ! Il n’y a pas dans ce texte une seule chose que nous n’aurions pu écrire sur ce blog. La vraie force de cette fessée magistrale, c’est la radicalité de la mise en cause. « Ni la conscience collective ni les médias ne réalisent l’intensité du mal qui nous ronge ». « Nous ne sommes pas loin de frôler la propagande ». « Sur ce fond de démission intellectuelle notre pays décline dangereusement ». « Le déclin est de notre fait ». Évidemment ce spécialiste ne manque pas de rappeler le rôle essentiel des questions monétaires et financières dans les mécanismes qui conduisent à l’effondrement industriel et aux déficits extérieurs. Les inondations successives de crédit entraînent des tsunamis d’importations mais ne financent pas l’investissement. « La France a systématiquement favorisé et stimulé la demande intérieure par une politique de déficits budgétaires et de hausse du crédit. » Le résultat inévitable : « la dégradation de la balance des paiements ». Après avoir rappelé tous les chiffres critiques sur la gestion budgétaire insensée que nous menons depuis des lustres, il cite Eurostats : « le déficit de nos administrations est entièrement structurel », par accumulation « de mesures discrétionnaires et non de mauvaise conjoncture ». Du coup « la croissance est compromise ». C’est dans les services votés qu’il faut frapper. On voit que le projet Barnier ne présente aucune remise en cause de ce type. On préfère comme d’habitude augmenter les impôts. Et on ne veut pas toucher à ce qui est vraiment grave : par exemple les engagements liés aux retraites des fonctionnaires de l’État et autres catégories publiques qui dépassent… 1 600 milliards d’euros. Une autre analyse surprendra bien des observateurs : « le fait pour les banques centrales d’avoir maintenu les taux d’intérêt à zéro en termes réel a significativement creusé les inégalités sociales. » La fin des contraintes de Bretton Woods a fait disparaître les « cordes de rappel » selon la terminologie de l’auteur, disons plus simplement la crainte de la dévaluation et les avantages de la dévaluation. L’adaptation monétaire étant exclue depuis l’euro c’est toute l’économie qui doit s’affaisser pour revenir dans les clous. Et personne n’a le courage d’une telle politique. « La mauvaise gouvernance pouvait fleurir ». L’accident Macron a marqué le sommet du genre. Arrêtons ce résumé sur la question qui est en pleine actualité : « Nos dépenses publiques de 1 500 milliards d’euros doivent être réduites à 1 293 milliards d’euros ». Notons également l’explication de la médiocrité de nos hommes politiques par l’extension des politiques d’argent facile. N’importe quel bavard imbécile est capable de distribuer de l’argent à tout va.

La lecture ne serait-ce que de ces trois livres interdit d’affirmer qu’on ne sait pas ce qu’il faut faire et où sont les failles dans l’action publique. La crise institutionnelle créée artificiellement par Emmanuel macron, le Jupiter de l’argent magique et de l’illusion que tout s’arrangera avec l’argent des autres, complique la situation. On voit bien que le plan Barnier est purement fiscal et ne marque aucune rupture.

Le glissement vers le pire continue.

Mais les solutions existent. Que les Français s’en saisissent au lieu de cautionner les pires démagogies.

Didier Dufau pour le Cercle des Economistes e-toile.

Impôts et dépenses publiques : l'urgence absolue d'éviter le gouffre.

Nous avons toujours défendu sur ce blog un retour à la normalité fiscale en France. Nous considérons au vu des derniers chiffres cataclysmiques sur les différents déficits qu’il est inévitable de collecter un minimum d’impôts supplémentaires pour passer le cap. Ce paradoxe exige quelques explications. La première est la raison des déficits extravagants que l’on constate et les stratégies d’atténuation à disposition.

Les besoins budgétaires des sociétés qui ont voulu de créer un « welfare state » sont infinis. La volonté des politiques de satisfaire des demandes insatiables est de tout bord extrêmement forte.

Keynes, en légitiment l’idée que l’Etat devait suppléer les marchés et relancer la machine économique par la dépense publique, sert à justifier, en dehors de tout cadre rationnel, l’idée que la dépense publique est non seulement légitime mais indispensable, comme l’est le corps de hauts fonctionnaires chargé de réguler la manne et de diriger une méga structure administrative pour la distribuer.

L’idée égalitariste poussée à son extrême, prétend que tout le monde a le droit à la même chose et qu’il faut donc prendre ce qu’il faut aux « riches » pour satisfaire la quête de justice sociale. Le concept a été poussé, là aussi, jusqu’à son extrême. Un enfant doit avoir les mêmes facilités qu’un bourgeois pour les livres scolaires, les voyages initiatiques, les petits cours, etc. Les parents sont vus comme les agents infligeant à l’école les miasmes d’une inégalité choquante et doivent être laissés de côté. En France dans l’Éducation nationale, l’excellence et le respect de la langue ont tous deux été dénoncés comme des barrières à l’égalité. Les résultats de l’action publique ont alors cessé d’être positifs, du fait d’une recherche active du nivellement. La dégringolade dans les classements PISA a été rapide et auto entretenue, en dépit de budgets considérables.

Une nouvelle vague de dépense est née du succès des mouvements qui souhaitent venir en aide à l’altérité victimaire. La notion de victimes de la société a fini par s’ouvrir à de très nombreuses catégories de la population : les pauvres, les immigrés, les condamnés ayant fait de la prison, les jeunes délinquants, les femmes, les minorités sexuelles, l’étudiante et l’étudiante, Il ne s’agit plus d’une petite fraction de la population : on atteint près de 80 % des résidents ! Les besoins à satisfaire sont évidemment sans limite.

La tendance politique va être de créer pour ces populations des droits acquisitifs et multiplier de très nombreuses gratuités dans tous les domaines : logements, culture, alimentation, avortement et plus généralement médecine, avec disparition des « modérateurs » de consommation. Le droit-à, éventuellement constitutionnalisé, devient une créance invincible et perpétuelle sur l’argent des autres. On est passé ainsi de quelques milliers d’avortements à 100 000 puis 200 000 puis 300 000 et on va atteindre bientôt les 400 000. On finance à 100 % un acte dont le prix de revient complet dépasse les 1 000 euros, en pleine déconfiture des naissances. Le budget augmentera encore régulièrement de plusieurs centaines de millions d’euros. On trouve les mêmes mécanismes pour le droit opposable au logement, l’AME etc. Ce sont des droits à la gratuité qui provoquent un gonflement permanent de la dépense. On pensait que l’AME ne coûterait que quelques dizaines de millions d’euros : les immigrés clandestins ne sont-ils pas jeunes et dynamiques. On va bientôt atteindre deux milliards !

S’est ajouté dans les dernières années l’exigence climatique et le culte de la nature, devenue objet de droits. On réclame le remboursement d’une « dette écologique » (Sic) et la restauration de l’intégrité de la nature. L’inculpation du CO2 qui touche absolument toutes les activités humaines a lancé une quête d’économies d’énergie astronomiques dans absolument tous les domaines, sans certitude de résultats positifs pour le climat, mais d’un coût qu’on refuse d’évaluer honnêtement tellement il est élevé et croissant (le coût de l’économie d’émission supplémentaire est fortement croissant).

Nouveauté coûteuse : le concept « d’empowerment » qui renvoie sur les acteurs de la vie sociale et économique l’obligation de « faire le bien » qu’il s’agisse d’agir pour la diversité ou pour la réduction des pollutions. Cette méthode est une forme de « do it yourself » qui crée des devoirs et des coûts sans impliquer l’intervention autre que punitive des autorités. Cela devient une « dépense publique » invisibilisée. Cette méthode vient compléter d’autres techniques de camouflage de la dépense publique : le transfert aux associations, chargées de suppléer une administration dont les privilèges sont trop coûteux, l’obligation faite aux promoteurs de financer des politiques d’aménagements dont les coûts sont transférés de façon occulte aux acheteurs de logements ou de locaux professionnels.

Pour gérer cet immense déploiement de dépenses publiques il faut naturellement une énorme armature administrative. En France ce besoin a été encore amplifié par la volonté de créer de nombreux étages de décision qui dépendent les uns des autres : mairies, groupements, districts, régions, états, agences techniques diverses, institutions européennes, autres institutions internationales. Cette ambition a conduit à des hausses massives de recrutement, le plus souvent de personnels protégés qui ne peuvent pas être licenciés et qui seront à charge le reste de leur vie.

La question s’est donc posée dans tout l’Occident dès la Libération : comment financer cette énorme masse de dépenses qui n’a de limites que la disponibilité des ressources nécessaires.

La période qui va de la guerre à la crise de 1973 a connu une réponse simple : une très forte croissance qui a permis, notamment en France, la reconstruction puis l’extension du « welfare state ». La France se couvre d’hôpitaux, de lycées et collèges, d’ouvrages routiers et d’infrastructures de chemin de fer. La fiscalité et en forte hausse mais on reste dans des limites non pénalisantes : les prélèvements sont entre 32 et 35 % du PIB.

À partir de la crise mondiale de 1973, extrêmement grave, et de l’apparition d’une rançon pétrolière exigée par les pays pétroliers coalisés, avec une hausse délirante du prix de l’énergie, la croissance rapide s’arrête, les comptes tournent au rouge, la pression fiscale augmente ainsi que l’inflation.

En France le septennat de M. Giscard d’Estaing est un formidable moment fiscal, alors que dès 1975, le budget est en déficit important (et il n’y aura plus jamais de budget équilibré jusqu’à aujourd’hui). On impose la TVA, la taxation des plus-values, la non-déduction de nombreuses dépenses de l’I ou de l’IR. On sait que le projet d’un impôt sur la fortune était en préparation en cas de réélection ! C’est également l’époque où l’on contingente l’offre : le numerus clausus en médecine devient draconien. Des professions complexes, comme les architectes et les chirurgiens, cessent de pouvoir s’enrichir par divers procédés d’encadrement de leurs actes. La haute fonction publique s’empare des postes politiques.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni lancent un moment de révolte à la fin des années 1980. Ronald Reagan et Margaret Thatcher remettent en cause leur « welfare state » et cassent la résistance aux réductions de dépenses, en s’attaquant notamment à la pression des syndicats. D’autres pays suivront comme la Suède, la Hollande, le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande.

La France se singularise par une politique inverse intenable. Les gouvernements socialistes de M. Mitterrand gaspillent l’argent public et cassent la compétitivité de l’industrie française. Le gouvernement Jospin commence à détruire l’industrie nucléaire et prend la pire décision possible : les « 35 heures » sont associées à la retraite à 60 ans, aussi bien dans le secteur public et dans le secteur privé. Le cumul de ces mesures anti productives aboutit à la désagrégation de l’industrie et aux déficits extérieurs et intérieurs permanents.

L’euro pèse également sur la croissance française depuis 1984. Les deux récessions mondiales sévères de 1992-1993 et 2008-2009, complétée par la crise purement européenne de 2011 affectent durablement les possibilités de croissance. La très forte augmentation des taux d’intérêt de la BCE, dont Mme Lagarde s’est vantée en 2022-2023, va être la cause première de l’effondrement du secteur immobilier et pousser l’Union Européenne vers une stagnation économique de longue durée. L’Euro nous protège est un slogan qui n’a plus de sens aujourd’hui.

Résultat de ces évolutions : le financement de dépenses publiques massives par la croissance cesse d’être possible. Ne restent que les prélèvements et la dette ou chercher de réelles économies. Les grandes orientations de dépenses décrites au début de cette note continuant à provoquer une fuite en avant qui devient de plus en plus automatique et incontrôlable, prélèvements et dettes ont littéralement explosé.

Une autre source de financement qui a été longtemps à la mode depuis l’effondrement de l’URSS en 1989, est l’idée des « dividendes de la paix ». On diminue drastiquement le budget et les effectifs de l’armée, qui devient en France une armée légère et mobile pour des opérations « coups de poing » à l’extérieur de nos frontières, et qui cesse d’être capable de mener un conflit traditionnel de haute intensité. Le parapluie nucléaire est réputé suffisant. La guerre d’agression des Russes en Ukraine a montré les limites de cette conception. Les autorités militaires, en phase de réduction générale des budgets, ratent diverses novations militaires, notamment les drones et la lutte contre les agressions numériques.

Autre idée proposée notamment par la gauche socialiste : « taxer les riches ». On croit qu’imposer très fortement les entreprises, la fortune et les hauts revenus aura un effet magique. Dans la pratique, notons que les Socialistes feront principalement l’inverse. La création de la CSG par M. Rocard et de la CRDS, est typique : cette fiscalité devenue gigantesque touche tout le monde. La recette de TVA dans les 15 dernières années est passée de 161 milliards d’euros à 286. La CSG, CRDS est passée en dix ans de moins de 99 milliards d’euros à 156 milliards soit une hausse massive en dix ans. Ces 442 milliards d’euros concernent tout le monde. La droite en revanche n’a pas hésité à créer des impôts très ciblés : Le gouvernement Fillon surimpose les hauts revenus. Aucun des gouvernements dits « de droite » n’est revenu sur l’ISF. On sait qu’aujourd’hui avec « la taxation des morts », les impôts sur la succession, les impôts sur la fortune, les impôts sur la cession du patrimoine, la taxe foncière, la taxe sur l’enlèvement des ordures, même pour un simple parking, la taxe sur les bureaux, la taxe sur les locaux vides, etc. la France a fini par devenir le premier pays du monde qui écrase d’impôts à ce point son capital immobilier. « Ils ne peuvent pas partir » ! Tel est le slogan à Bercy. Sauf que beaucoup de ventes forcées ont pour clients des étrangers qui eux ne paient pas les mêmes impôts que les Français. Vendre le capital de la France à des étrangers pour se financer est une conception détestable.

L’intégration des revenus financiers dans l’IR voulue par le président Hollande a eu des conséquences immédiates : le taux marginal d’imposition des fruits de l’épargne a atteint, cumulés avec la CSG-CRDS près de 60 %. Avec les rendements très bas du capital, dus aux crises successives et aux inondations monétaires associées, ce taux marginal spoliateur a eu des conséquences immédiates : pour ceux qui sont frappés par l’ISF à plus de 1 %, le rendement effectif de l’épargne est devenu nul ou négatif.

Surprise ! L’argent a commencé à fuir la France, d’autant plus facilement que la liberté des mouvements de capitaux a été instaurée dans l’Union Européenne.

Nous vivons nécessairement mal dans un pays où la dépense publique égale la valeur ajoutée des entreprises commerciales. Du coup le scénario d’augmentation des prélèvements mis en œuvre aussi bien par la gauche, le centre ou la droite s’est durablement installé : on commence par afficher des mesures symboliques contre les riches et on finit par des mesures qui frappent directement ou indirectement la majorité des ménages français. Les gouvernements Macron utiliseront à fond cette technique.

La réduction de l’ISF est « vendue » au public en « supprimant » la taxe d’habitation, qui touche pratiquement tout le monde. Il n’y a pas de réduction de la fiscalité locale, seulement un transfert. Ce jeu de bonneteau n’a que des inconvénients. La taxe d’habitation est un impôt de proximité décidé par les maires, qui est plutôt bien accepté. Participer en fonction de son empreinte sur la ville aux dépenses municipales dont on bénéficie au quotidien est parfaitement normal. Si on trouve que les coûts sont excessifs, il suffit de voter pour une autre politique.

Ces services étant maintenus, ils doivent bien être payés. La taxe d’habitation n’est pas supprimée mais transférée. Sur qui ? Ce n’est pas dit ! Les mairies augmenteront leur recette en tapant sur la taxe foncière qui explose. À Paris, Mme Hidalgo qui a promis de ne pas hausser les impôts augmente la taxe foncière de plus de 50 % ! On maintient la taxe d’habitation pour les maisons de campagne. Ceux qui en profitent le moins paieront plus que ceux qui en profitent le plus. Une démagogie anti-riche proche de l’abjection totale s’est installée. Et de rire ! Voyez que je ne suis pas le « président des riches ».

En revanche la « flat tax » sur les revenus du capital et la suppression d’un impôt sur le capital financier, sont deux mesures indispensables à mettre au crédit d’Emmanuel Macron : l’épargne financière était en train de quitter la France. Son court passage chez Rothschild avait alerté très concrètement M. Macron sur les conséquences.

Mais là encore, pour se garder de l’accusation de « président des riches » qui est un des leviers médiatiques traditionnels des mouvements de gauche, on accable les propriétaires immobiliers qualifiés de rentiers. Ils se trouvent que les énormes déséquilibres financiers liés aux systèmes monétaires défaillants provoquent un besoin de recyclage des excédents, devenus monstrueux, des balances des paiements. La seule piste est la bourse et l’immobilier. Les bourses sont dépendantes des récessions périodiques qui sont revenues hanter l’Occident depuis 1973. L’immobilier parait une valeur sûre. Les prix en unité monétaire flambent mais pour le propriétaire de l’appartement, seuls les impôts sur le capital flambent : lui a toujours le même appartement !

Les villes profitent à plein de la manne de la fiscalité immobilière qui leur permet de dépenser sans faire appel à des impôts plus sensibles.

En même temps on crie haro sur le retraité, considéré comme un abusif et dont le nombre explose par le vieillissement de la population. La CSG pour eux est augmentée de 26 % dès l’arrivée au pouvoir de M. Macron.

Le krach immobilier qui va s’étendre un peu partout en Occident et particulièrement en France va avoir d’immenses conséquences. Sa cause principale est naturellement la hausse des taux d’intérêt provoqués par les politiques restrictives des banques centrales après le retour d’une inflation massive liée à la guerre en Ukraine et à la crise sanitaire. Elle se cumule en France avec la concentration des mesures fiscales portant sur le capital : taxes foncières ; IFI ; droits de timbres ; droits de succession etc. L’ajout de contraintes de réduction massive et rapide d’émission de CO2, sera le coup de grâce. L’extension réglementaire devient littéralement ahurissante. Le secteur bascule dans une récession générale extrêmement violente, avec des baisses d’activité pouvant aller jusqu’à 50 % dans certains segments. Le dernier rapport de l’INSEE justifie les déficits par cette baisse d’activité la montée des déficits. Sans dire qui en est responsable.

Le propriétaire immobilier comme vache à lait disparaît ! Encore une source facile de financement de la dépense publique qui s’évapore.

Reste l’endettement. Le passage à l’euro permet d’éviter les tourments qu’a connus le gouvernement Mauroy avec son contrôle des changes radical et les dévaluations successives du Franc. En apparence, on peut emprunter à la BCE sans limites malgré la pression des pays européens peu enclins à cet exercice. Après la crise spécifique de l’Eurozone en 2011, M. Draghi qui remplace M. Trichet indique qu’il fera « ce qu’il faut quoi qu’il en coûte » pour sauver l’Euro. Les inondations monétaires vont permettre à la France d’emprunter sans limite au point que son endettement atteint désormais plus de 3 200 milliards d’euros, dont 1 200 milliards depuis l’arrivée de M. Macron.

Ici aussi, on a atteint le bout du chemin. La gabegie des dépenses aux frais des générations futures, a gonflé le montant des intérêts à verser (ne parlons pas du remboursement) jusqu’à devenir quasiment le premier poste budgétaire.

Cette facilité n’est désormais plus disponible.

Un à un, les robinets qui devaient financer des dépenses délirantes se sont fermés. On arrive au bout d’un chemin.

Pour ne pas avoir à assumer son échec sanglant lors de la procédure budgétaire de 2024 et après avoir subi un revers électoral violent aux Européennes, Emmanuel Macron a choisi de renverser la table avec une dissolution folle qui ne pouvait que bloquer la situation politique et créer une crise de régime. Réaction passionnelle d’un malade mental ou piège d’un petit machiavel déchaîné ? Qu’importe : c’est un drame !

La question budgétaire est désormais aux mains d’un gouvernement dirigé par un parti de droite minoritaire, alors que tous les expédients et autres astuces politiciennes sont désormais impraticables.

Comment peut-on sortir du piège de dépenses publiques intenables alors que le pays est désormais à bout de nerfs et s’inquiète pour son épargne et le niveau de ses pensions ? Avec deux forces aux Parlements proposant un programme d’autodestruction du pays menant tout droit au chaos définitif ?

L’essentiel des difficultés françaises provient spécifiquement de deux mesures totalement démagogiques : les 35 heures qui ont cassé la compétitivité des entreprises exportatrices, provoquant un déficit extérieur colossal et jamais vu, tout en rendant impossible le bon fonctionnement des services publics, et la retraite à 60 ans qui est le responsable principal de l’endettement massif de l’Etat (75 % de la dette). C’est le grand legs de F. Mitterrand avec Maastricht, l’abolition des frontières et la fin de l’indépendance française.

Nicolas Sarkozy a fait semblant d’agir, avec un premier effort sur les retraites privées. Emmanuel Macron a tergiversé pendant six ans avant de tenter une augmentation de l’âge de la retraite au forceps sur des bases qu’il avait lui-même condamnées, avec des réactions sauvages des syndicats et de la rue. Rien n’a été fait pour revenir sur les 35 heures, sinon interdire les 32 heures pratiquées par certaines mairies…

Pour éviter un krach à la grecque ou à la libanaise, aujourd’hui, il faut trouver à peu près 300 milliards de ressources nouvelles, en cinq ans, soit par diminution des dépenses soit par des impôts nouveaux. Oui, la France est confrontée au risque d’un effondrement économique massif. Rappelons que le PIB grec a baissé de plus de 30 % après le krach.

La presse a détaillé les différentes modalités possibles de cet effondrement. Notons seulement que si la voie de l’emprunt massif est fermée, et si donc on ne peut pas faire « rouler » la dette, on se retrouve dans l’impossibilité de payer la fonction publique, les juges, le monde médical, les enseignants, les militaires et les retraites. En plus il faut rembourser le capital de la dette !

Le gouvernement Barnier retombe dans les mêmes affres que l’on connaît depuis les années 1980 : trouver des mesures symboliques contre les riches pour faire passer une diminution introuvable de dépenses intenables. Soyons clair : la disparition ou la réduction les niches fiscales et autres mesurettes de ce type sont totalement dérisoires. Les médias acceptent de parler la langue du ministre du budget en utilisant le vocable de « dépense fiscale » pour des exemptions qui ont été concédées lors de la création d’impôts ou de leur aggravation massive. Pour les fonctionnaires du Budget tout l’argent des Français appartient à l’Etat puisque, sans lui, il n’existerait pas. Le revenu net est une concession révocable. Ne pas le taxer est une « dépense fiscale », la concession d’un revenu qu’on n’a pas pu encore saisir. Cette conception intéressée rejoint l’idée socialiste qui veut que la propriété privée ne soit qu’un abandon précaire et révocable de la propriété de l’Etat. Bonjour la dictature ! La propriété est un droit constitutionnel pour de bonnes raisons. L’effondrement de l’Union Soviétique n’a servi à rien.

La « taxation des riches » ne peut pas atteindre les niveaux de ressources recherchés sans provoquer une fuite générale de l’assiette de l’impôt. Toutes les mesures « symboliques » ne masqueront pas la nécessité de taper lourdement sur la classe moyenne supérieure qui paie l’essentiel de l’impôt en France, si on veut épargner le plus grand nombre par démagogie ou crainte de troubles sociaux.

La seule solution, au vu des montants astronomiques à trouver, est d’une part de s’attaquer aux dépenses publiques de façon soutenue et d’augmenter temporairement de façon faible mais générale les grands impôts existants (IR, CSG et TVA). De même, on peut imaginer de généraliser la taxation forfaitaire aux revenus immobiliers et d’augmenter légèrement le taux des deux taxes forfaitaires d’un ou deux pour cent.

Ces augmentations seront sans conséquences graves sur l’activité à condition qu’on retarde l’âge de la retraite à 66 ans et qu’on rétablisse la durée du travail à 40 heures par semaine. De même on peut créer deux tranches supplémentaires pour les revenus supérieurs à 500 000 euros par an, sans que les effets soient perceptibles.

Ce noyau dur indispensable n’est pas populaire. Mais c’est le seul disponible.

Il faut surtout suturer toutes les hémorragies de dépenses provenant de libéralités sans limites ni frein.

Les mesures les plus efficaces sont :

Le non-remplacement de fonctionnaires partant à la retraite, cohérent avec le retour aux 40 heures

La suppression du statut de fonctionnaire jusqu’à la catégorie A au profit d’une contractualisation. L’emploi à vie, c’est fini.

Quatre jours de carence universels pour les absences de courte durée.

Le rétablissement d’un reste à charge pour le petit risque 15 à 20 %.

La fin de la gratuité totale dans les multiples domaines où on l’a instauré.

Le report des réglementations les plus coûteuses en vue de la décarbonation totale de la vie économique et familiale.

La réduction significative des allocations pour les étrangers (AME, aides au développement etc.).

La taxation du revenu des grandes associations.

L’interdiction des cumuls de rémunérations publiques par les hauts fonctionnaires qui ne pourront cumuler emploi de fonctionnaire et emplois politiques.

La réduction drastique du nombre des agences qui se sont multipliées.

La réduction du mille-feuilles administratif et politique.

La suppression d’institutions qui doublonnent avec les institutions européennes.

La suppression du système de financement des Enr qui est ruineux.

La suppression des politiques sans intérêt comme les Frac au ministère de la culture. Il ne s’agit pas de diminuer les subventions mais de les supprimer complètement. Il en existe des dizaines qui consomment 500 000 euros par ci, 1 million d’euros par là.

Faut-il désindexer les retraites et l’IR ? Ce sont des mesures discriminatoires et attentatoires à la confiance, et elles sont violentes. Elles représentent des baisses de revenus disp

Que pensez du nouveau gouvernement Barnier ?

Le rôle du Cercle est surtout n’analyser les causes des difficultés que la France, l’Europe et le monde doivent affronter et de dégager des solutions.

Le gouvernement Macron-Barnier s’analyse principalement  en termes politiques.

La responsabilité des gouvernements macronistes dans les dérives effarantes que nous traversons dans presque tous les domaines économiques, sociaux, démographiques, étatiques et sécuritaires est indéniable. La folle sottise politique et institutionnelle de la dissolution est de la responsabilité directe d’Emmanuel Macron.

La montée des extrêmes est le fruit de l’effondrement de la France dans le classement du PIB par habitant et par le grand remplacement d’une population qui vieillit et ne fait plus d’enfants par une immigration dont une partie de la composante musulmane entend imposer son système politico-religieux, en tuant s’il le faut.

La capture du champ politique par la haute administration depuis 50 ans explique notre leadership mondial dans les prélèvements et l’emprise bureaucratique réglementaire étouffante qui nous paralyse. Elle est confirmée dans le gouvernement Barnier, notamment aux Finances.

Le gouffre entre haute administration dirigeante qui accumule des privilèges hors normes et le gros de l’électorat qui subit sans arrêt oukases réglementaires et prélèvements a généré l’épanouissement de l’extrême-gauche et de l’extrême-droite qui proposent une gabegie insensée. Ce dont personne ne veut vraiment.

Les résultats électoraux peuvent s’analyser comme un rejet massif de l’extrême-centre macroniste, de l’extrême-droite Lepenienne et de l’extrême-gauche mélenchoniste. Et leur neutralisation réciproque.

Ne pouvait s’envisager qu’un gouvernement de gauche responsable (si le terme correspond à une réalité quelconque) ou de droite réaliste (si le terme couvre une réalité quelconque). La gauche n’a pas voulu y aller. Restait M. Barnier.

Il avait le choix entre une politique de rupture qui acte l’échec d’Emmanuel Macron, déconsidéré par la dissolution et l’énormité des déficits publics, et celle qui suppose d’être le représentant d’une version un peu plus droitière du macronisme. Il a choisi la seconde stratégie.

La première aurait voulu le non-renouvellement des ministres sortants, un discours actant l’échec terrible à surmonter, la marginalisation de Macron, et l’évitement de trop graves erreurs de casting.

Avoir choisi une formule qui remet Macron dans le jeu tout en transmettant le mistigri financier au LR, a conduit à quelques erreurs.

La joie obscène qui s’est manifestée pendant la transmission des pouvoirs entre Bruno Le Maire et son successeur inspecteur des finances, a signalé que l’énarchie compassionnelle et bienveillante restait au pouvoir et que l’image des sortants comme formidables gestionnaires ne serait pas entamée. Alors qu’ils ont ruiné le pays !

Ne pas unir sous la même ambition sécuritaire le ministère de l’Intérieur et celui de la justice garantit qu’il ne se passera rien sinon des accrochages en série arbitrées par les crimes que l’actualité découvrira. Et ce serait une surprise si le président désavoué ne persiste pas à refuser l’autorisation de lancer les référendums nécessaires au changement de politique d’immigration et de sécurité.

Quelques noms sont des erreurs de casting manifestes : Anne Genetet est un bon exemple d’une personnalité toxique associée à une incompétence absolue dont la présence répond à des influences inconnues. Elle peut décrédibiliser le gouvernement à elle seule.

Avoir choisi des noms de ministères qui flèchent non pas les fonctions régaliennes de l’État mais des intentions politiquement correctes est saugrenu et déplacé. Avoir créé un poste idiot pour Laurence Garnier stigmatisée par la gauche haineuse et exclut d’un ministère de la famille si nécessaire dans cette période de dénatalité suicidaire, est une faute politique.

Dans ce format, le gouvernement ne peut rien faire sinon augmenter les impôts en attendant le coup de poignard dans le dos de l’Assemblée nationale.

Ne parlons pas de notre place en Europe avec un plan Draghi dément fiscalement et financièrement (750 millions d’euros par an tout de même) et de sa compatibilité avec la situation française !

En acceptant de jouer ce jeu, LR s’est-il définitivement sorti du jeu politique ? Sa victoire circonstancielle est-elle à la Pyrrhus ? Nous verrons, mais entre un PS rallié honteusement à un Mélenchon et un LR rallié précautionneusement à un Macron, on crée une opportunité pour une Madame le Pen triomphante si la justice ne la met pas hors-jeu.

En attendant le glissement vers le grand abîme va quasi certainement continuer en dépit de quelques coups de frein.

Le gouvernement Barnier a raté l’occasion d’engager un vrai sursaut. On dira : mais qu’auriez-vous voulu qu’il fasse, sachant qu’il n’a pas de majorité à l’assemblée ?

Objection valable. Alors voici quelques lignes directrices de ce qui aurait pu être envisagé dans des circonstances plus favorables.

Urgences budgétaires :

Recettes

-            Introduction de la « flat tax », taxation forfaitaire, pour les revenus immobiliers avec suppression de l’IFI et de l’impôt de succession sur le domicile principal.

-            Remontée provisoire de 2 points du taux de la « flat tax » généralisée à toute l’épargne.

-            Deux tranches supplémentaires de l’IR sur les revenus annuels supérieurs à 500 000 euros annuels et 1 000 000 d’euros.

-            Hausse d’un point de la TVA pour un an et seulement un an.

-            Taxes augmentées sur les tarifs d’autoroute.

-            Retarder de 5 ans les lois Wargon.

-            Taxer à 10 % les recettes des grandes ONG internationales et les associations recevant de l’argent public.

Cet ensemble permet une hausse temporaire des recettes tout en rétablissant le marché immobilier et en redonnant du dynamisme à tous les marchés d’épargne.

Dépenses :

-            Arrêter immédiatement les subventions aux éoliennes et au système ruinant EDF pour satisfaire ce lobby. Le saignement de dépense publique doit s’arrêter immédiatement.

-            Interdire le cumul de pensions publiques aux hauts fonctionnaires, et revenir pour tous les emplois dépendant de l’argent public à la rémunération statutaire des fonctionnaires

-            Supprimer dans chaque ministère des organismes qui ne servent à peu près à rien. Par exemple supprimer les Frac au ministère de la culture ; réduire de moitié les effectifs des ARS au ministère de la santé et des Dresst au ministère du travail en réduisant la complexité administrative et en redonnant de la responsabilité directe aux détenteurs de l’autorité ; unifier les élus locaux et régionaux comme le voulait Sarkozy, au ministère de l’intérieur ; aligner le régime des arrêts de travail avec un délai de non-indemnisation porté à quatre jours dans le privé et le public ; pénaliser lourdement les maires ne respectant pas la durée minimum de travail ; associer toute hausse de rémunération au passage à une durée de travail de 38 heures. Rétablir une participation aux dépenses de pharmacie, avec un reste à charge de 15 %, sauf protocole long négocié avec les mutuelles. Encadrer le rachat de locaux immobiliers par les municipalités. Imposer que les hausses fiscales dans les villes, départements et région restent dans la limite de la croissance du PIB, toute exception étant débattue au Parlement. Cette mesure ne touche pas à l’indépendance des choix de dépenses des municipalités, mais assure que collectivement elles ne vont pas mettre le pays par terre, avec un plan de rigueur pour celles qui se sont surendettées récemment comme Paris.

La majorité de ces mesures peuvent être prises par décret en dans le cadre d’un seul train législatif de mesures d’urgence.

Rendez-vous donné en septembre 2025 pour évaluer les résultats. Tous les impacts des mesures peuvent justement être évaluées facilement.

On notera que l’on taxe des abus : cumuls de rémunérations publiques ; excès d’arrêts maladie ; excès de dépenses de médicaments, rémunérations abusives dans le cadre de marchés arbitraires liés à la réglementation, excès d’une classe de hauts fonctionnaires qu’il faut séparer de la classe politique.  

Les hausses d’impôts sont temporaires et étalées sur des grosses assiettes avec des hausses faibles, en cassant le moins possible le dynamisme économique. Pression et mise pour plus de travail et de compétitivité et plus de mobilisation de l’épargne. La réduction des comportements de fuites devant l’impôt ;se cumulent avec la réduction des fuites d’argent dans des marchés administratifs artificiels et intenables dans la durée.

L’acceptation d’un vrai caractère temporaire des hausses doit être garantie avec engagement formel pris du retour à la normale dans un an.

En évitant que les hausses soient concentrées sur les traditionnelles vaches à lait de la démagogie, on évite des spoliations et des effets contraires à long terme aux besoins de la croissance.

le gouvernement Barnier est dans les circonstances un  moindre mal et quasiment la seule solution praticable. Il veut concilier les contraires pour avancer un peu, sans faire du « en même temps ». Bonjour la complexité ! Le marigot politicien est plein de crocodiles prêts à le déchiqueter et la France avec. Les écuries présidentielles piaffent un peu partout. Nulle part les partis n’ont de véritables programmes de salut public. Certains partis professent sans honte une volonté de destruction des institutions et de la richesse résiduelle du pays.

Qu’Emmanuel Macron ait conduit le pays dans cette impasse est un scandale purulent qui ne cessera qu’avec l’éviction de ce Narcisse manipulateur bavard et incapable. Tout le monde comprend que la solution ne pourra venir que de la reconstruction d’une droite de gouvernement unie et porteuse d’un programme complet et précis. Il faudrait également un Parti social-démocrate dégagé de Mélenchon et des Vert-de-gris. On a le droit de rêver.

Le chemin politique pour y parvenir reste à tracer. Il faut s’y mettre. Rien ne serait plus sot qu’abandonner le terrain aux cirons et aux mérules politiques qui veulent effondrer définitivement la charpente du pays.

De la nuisance des « marchés administratifs » à la mésaventure du Gouvernement Barnier.

Étendons pour les besoins de la démonstration la notion de marché administratif à toute activité qui dépend directement de la réglementation et/ou de l’argent public. Ils ne sont pas nés de la confrontation directe d’une demande et d’une offre privées, mais des impulsions et des contraintes de la puissance publique. Nous constatons aussitôt que la presque totalité des emplois sont accrochés au service de tels marchés. L’État a réussi à glisser son doigt, puis sa main, puis ses gros paturons dans pratiquement tous les secteurs. Ils sont devenus accros à un dégrèvement, à une subvention, à un financement particulier de la commune, du département, de la région, de l’État et de l’union européenne. Et ils sont entièrement dépendants d’un changement de règles bureaucratiques ou d’oukases provenant des milliers d’agences de régulation qui sévissent en France.

Évidemment pour « réguler » ces marchés ventripotents il a fallu créer une bureaucratie de plusieurs millions d’administratifs qui a son coût, ses exigences et ses lubies. La haute administration en a profité pour mettre la main sur le politique et créer des instances qui permettent de s’affranchir des limitations de salaire et de multiplier les cumuls de rémunérations publiques.

La réglementation a fait exploser les « dépenses contraintes ». Nous avons déjà discuté sur ce blog de la beauté du « revenu net, net, net ». Il faut lui enlever les charges sociales, les impôts et taxes et les dépenses contraintes. Selon les cas, il ne reste que 50 à 20 % du revenu. Dans le silence général. Il n’y a pas de statistiques sur la question et désormais l’INED ou l’INSEE acceptent la « désinformation utile » et des présentations falsifiées. Voir par exemple la disparition de la statistique la plus importante pour suivre l’état de l’économie : la valeur ajoutée du secteur marchand dont on dispose les chiffres le 15 du mois suivant. La dernière estimation publiée de cet indicateur vital : 2 021 ! Félicitations à tous !

Ces marchés administratifs couvrent absolument toutes les activités.

Les Fonds régionaux d’action culturelle achètent des œuvres par l’intermédiaire des galeries d’art qui dépendent du flux de recettes correspondant. Ces œuvres d’art n’ont en général aucune vraie valeur et tout cela s’apparente à un marché aux voleurs. Pour permettre à quelques élus de jouer au Médicis du pauvre, on gaspille l’argent public exactement pour rien. Il n’y a plus de grands peintres en France depuis que le marché de l’art est devenu administratif.

Le Centre des monuments nationaux a vu, entre 2014 et 2023, ses ressources augmentées de 157 %, soit un total de 220 millions d'euros : 135 millions d'euros supplémentaires en dix ans, y compris pendant la période de COVID et alors que les emprunts explosaient. Emmanuel Macron est directement responsable de cette dérive.

La presse est entièrement entre les mains de l’État et de l’argent public. On subventionne les journaux sans lecteurs, les sites internet des grands journaux , la formation, les licenciements, la distribution… Que resterait-il de Libé sans ces subventions ? France Inter est entre les mains de voyous gauchistes qui paradent en toute impunité.

Ne parlons pas du statut des intermittents du spectacle et plus généralement du cinéma entièrement dessiné par l’argent public. Le théâtre subventionné de gauche est devenu une plaie financière béante.

Tout le secteur de l’énergie et du transport dépend de l’argent public. Actuellement pour le pire.

Tout le secteur de la construction dépend de l’argent public. Et Macron l’a détruit sans vergogne en ruinant tout le monde parce qu’il avait décrété que l’immobilier c’était mal ! Sauf quand il s’attribue abusivement l’usage de la Lanterne !

Toute l’agriculture dépend de la réglementation et de l’argent public.

Ne parlons pas de la santé et de l’enseignement. Nous l’avons analysé sur ce blog : les ARS sont un foyer parkinsonien du type Frac mais avec près de 10 mille fonctionnaires, à 80 % des femmes et pour beaucoup des épouses de fonctionnaires. On a fini par voir le ministre de la santé cohabiter avec son conjoint à la tête de la plus grosse des ARS. Pourquoi se gêner ? Le népotisme énarchique est une dimension du déclin de la démocratie en France. On aurait mieux fait de créer 18 000 postes de médecins et d’auxiliaires médicaux.

Etc. Ad libitum et illimitum.

Cette extension illimitée des marchés administratifs a poussé à instituer une fiscalité hors norme et une dette démesurée. Associée aux cadeaux électoraux au peuple qui réduisent drastiquement la production dans un environnement ouvert et concurrentiel, cette pratique d‘emprise de la haute fonction publique sur tous les départements de la vie économique a débouché sur une impasse structurelle dont on ne peut plus sortir sans immenses réactions.

Toute réduction des subventions casse un marché administratif, met en difficulté des entreprises et des emplois, donc globalement des revenus. Sauf naturellement ceux des administratifs qui ont la garantie de l’emploi comme leurs maîtres.

La haute fonction publique s’étant emparé de tous les leviers politiques, il est naturellement impossible de toucher au bloc administratif. Les réductions se font toujours sur le capital et le revenu privé, en aggravant la situation.

Ce merveilleux système que nous dénonçons inlassablement est actuellement en état de faillite après avoir entraîné le déclassement massif de la France dans tous les compartiments de la vie économique et sociale. Et on voit qu’une Van der Leyen se permet d’humilier la France sans aucune réaction de la tête de l’État. Déclassement et marginalisaton.

On demande maintenant à un cadre segondaire d’un parti qui a fait 5 % des voix aux élections législatives de sortir le pays de l’impasse. Il annonce aussitôt qu’il va conserver des membres du gouvernement précédent, associés directement au désastre et augmenter les impôts tout en n’annonçant rien pour réduire le système d’encadrement administratif autre que verbalement.

Son projet consiste à accorder aux Macronistes la moitié des postes de ministres. Il indique qu’il veut conserver Mme Dati qui aurait pu supprimer à la culture d’un trait de plume les Fracs et réformer le statut du cinéma et des intermittents du spectacle. Rien que sur ce ministère on peut obtenir très facilement 10 milliards d’euros d’économie sans que personne ne soit réellement touché dans le pays. Elle est donc activement responsable de la perte de contrôle des finances publiques. Il est vrai qu’elle a voulu changer de ministère ! En vain.

En fait ce gouvernement a été modelé par le président désavoué, alors que rien n’obligeait Michel Barnier à l'accepter. Ce dernier parle de dette écologique, alors que les oukases de Bruxelles ont eu des impacts délétères sur les finances publiques françaises. Il évoque plus de justice fiscale, l’autre nom de l’augmentation de la pression fiscale sur les mêmes vaches à lait.

Le couple Retailleau à l’Intérieur et Migaud à la Justice, sous la tutelle d’un président qui refusera tout referendum permettant de rétablir la souveraineté française sur l’immigration et sur les sanctions pénales, n’a strictement aucune chance de changer quoi que ce soit à une réalité sécuritaire abjecte.

On retrouve la promotion d’inconnus et de copains-copines sans réel poids politique.

Européisme, fiscalisme, écologie anti économique, étatisme paralysant, ça, c’est du chargement qui va nous sortir de l’impasse budgétaire, économique, sociale et sociétale !

On parle de sincérité et de vérité alors qu’on reste dans la gestion du pays par des Macronistes socialisants aidés par des auxiliaires de droite qui ont laissé s’enfoncer le pays jusqu’à la limite extrême du naufrage définitif.

La vérité est qu’il faut augmenter toutes les durées du travail et mettre fin à la gratuité de la vie à base d’allocations de la naissance à la mort. On connaît la solution : centraliser les aides et les rendre temporaires, conditionnelles et révocables. Elles peuvent alors être désindexées sans dommage.  Et rendre le système de subventions à la personne et  public et transparent. Il faut mettre fin à la dérive de l’assistanat.

La vérité est que la sécurité ne sera assurée en France que par le retour de la Cour de sûreté de l’État, la « débadintérisation » et les sanctions graduées qui peuvent aller jusqu’à la perte des droits sociaux et ultimement de la nationalité pour les délinquants récidivistes qui plongent dans le trafic de drogue, les émeutes, les agressions contre les forces de l’ordre, la propagande pour la prise de pouvoir islamiste…

La vérité est qu’Il faut démanteler les marchés administratifs et l’énorme machine administrative mise en place pour la gérer. Il faut en particulier que les hauts fonctionnaires ne puissent pas gagner plus que leur salaire statutaire, et qu’on supprime tous les cumuls de rémunérations publiques. Leur retraite doit être la retraite statutaire sans ajouts. Évidemment cela risque de changer le revenu de Monsieur Fabius ou celui de M. Hollande ou celui de M. Juppé. Mmes Parly ou Wargon seront moins riches. Et alors ? L’économie sera immédiate et s’élèvera à plusieurs dizaines de milliards d’euros. Instantanément. Sans rien changer au dynamisme national. Et naturellement il faut faire sortir du statut de la fonction publique toutes les catégories A et inférieures. Tout doit être contractualisé avec possibilité de licenciement.

Revenons sur le cas Hollande ; il cumule plusieurs retraites, jouit du statut très rentable d’ancien président de la République et touche désormais son budget de député. On aimerait bien qu’un journaliste fasse le calcul de la facgture pour les Français et la présente aux Français. Ce Monsieur depuis son entrée à l’ENA a toujours vécu de l’argent public et se présente en cumulard indécent qui ne craint pas de se mettre sous les ordres  et désordres de M. Mélenchon tout en disant le contraire.  Et personne ne s’insurge.

Voici que Mario Draghi, après une génuflexion aux États-Unis, propose de passer au fédéralisme intégral avec 750 milliards de dépenses publiques européennes chaque année et une fiscalité propre pour les institutions européennes ! Et la france ne se retrouverait pas avec plus d'impôts et plus de dettes ?

Les deux partis protestataires qui exploitent le désastre économique et social auquel la France est confrontée interdisent toute action gouvernementale d’ampleur.

Les verrous énarchiques, européistes, socialistes, écologiques, islamiques, wokistes, corporatifs et mondialistes sont tous bien fermés.

Le mépris qui nimbe l’image grotesque du président actuel de la République, désavoué par les électeurs et rendu infâme par la destruction des équilibres financiers du pays et le blocage du Parlement, pèse des tonnes sur la santé mentale et politique de la nation. Elle compromet l’avenir du pays.

Pauvre France. On ne met pas au pouvoir des Mitterrand, des Rocard, des Jospin, des Fabius, des Hollande et des Macron sans conséquences gravissimes.

Puisse les Français le comprendre un jour ! La désinvolture, à ce niveau, est de l’imbécillité pure et du masochisme. Toujours plus pour obtenir toujours moins ! Quelle intelligence !

Le pseudo-gouvernement Barnier a été construit par Emmanuel Macron pour ne rien faire d’utile et pour disparaître sur un bruissement de vent politique. Michel Barnier a laissé faire. Il ne peut même plus prétendre situer sa démarche dans une logique quelconque.

Il lui fallait marquer son indépendance totale vis-à-vis du président déchu et de son parti, souligner l’état morbide de la situation française, justifiant qu’on ne reprenne aucun ministre du gouvernement précédent. Il fallait choisir dans les groupuscules qui soutenaient le macronisme, les personnalités ayant marqué sinon leur dissidence au moins leur réserve. Il fallait imposer LR à la justice et l’intérieur pour pouvoir refaire une chaîne pénale digne de ce nom.

On a préféré la petite magouille politicienne. Le nouveau gouvernement est donc perçu comme la continuation du précédent et d’une droite qui au pouvoir se croit obligée d’être de gauche.

Caramba encore raté !

On a ouvert la porte à une prise de pouvoir de Mme Le Pen en laissant la rue et les médias publics à M. Mélenchon qui ne pense qu’à créer les conditions d’une guerre civile. Le super bonheur !

Qui peut surmonter une forte envie de vomir ?

Tout cela est insupportable et impardonnable.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

France et Europe : la fin de la désinvolture ou le début de la folie sans fin ?

Deux évènements majeurs pèsent sur l’avenir immédiat et à plus long terme de la France. Tous les deux signent les conséquences d’une grande désinvolture des élites françaises et européennes. Mais la suite n’est pas engageante. Tout le monde comprend qu’on a accepté de glisser dans la régression relative ou absolue, selon les domaines. Le blocage politique s’ajoute pour la France à la défaillance de l’union européenne.

La désinvolture  a fini de développer ses miasmes. Nous avons écrit en fin d’année :

« Quelle descente aux enfers, tout de même ! Avec d’un côté une nouvelle crise économique et de l’autre une crise démocratique majeure, sans parler de la crise environnementale et démographique et sociale et sociétale, et financière et économique, et agricole, et scolaire, et sécuritaire, et culturelle, et sanitaire et énergétique etc., 2 024 s’annonce très bien ». (http://cee.e-toile.fr/index.cfm/2023/12/27/Des-voeux-problmatiques-pour-2024)

Les pires scénarios se sont mis en marche avec pour finir , en France, cette dissolution inepte voulue par un président irresponsable et en Europe le troisième épisode de la saga Draghi, qui, après avoir été chercher l’onction des américains, on n’est jamais trop prudent, a rédigé la « feuille de route » impérieuse de l’Union Européenne vers un état fédéral de pleine souveraineté.

Au cœur du maelstrom, trois tourments majeurs :

 Le PIB en Europe stagne alors que le reste du monde reste en croissance et la France, en Europe, dévale la pente encore plus vite que la moyenne européenne.  

La natalité s’effondre partout en Europe et la France qui se déclarait immune de ce travers grâce aux « fake news « de l’INED découvre que bientôt les morts seront plus nombreuses que les naissances, qu’il y a grand remplacement et que le vieillissement remet en cause à peu près totalement son modèle social.

L’immigration musulmane massive remet en cause la sécurité et les mœurs des pays européens, avec, en France, un Mélenchon qui fait de la retape outrancière dans ces milieux-là, au prix d’un antisémitisme intense et débridé. Il pense pouvoir amorcer une guerre civile heureuse comme la guerre d’Espagne ou la Commune pour assoir son rôle personnel dans l’histoire.

Sur cette toile de fond, l’Assemblée nationale française est bloquée par le triple rejet signifié par l’électorat : non à Macron, non à Le Pen et non à Mélenchon ! Ces trois rejets sont légitimes. Emmanuel Macron s’est révélé un dirigeant indigne et dangereux.  La famille le Pen tient une place hypertrophiée dans la vie politique Française depuis trop longtemps. Mélenchon devrait être en prison pour atteinte à la sécurité de l’Etat et subversion.

On en arrive à cette situation baroque la nomination d’un Premier ministre issu des LR ayant fait 5% des votes aux dernières élections et choisi après deux mois de tergiversations. On pense qu’il pourra présenter son gouvernement trois semaines après sa nomination.  Un gouvernement qui sera heureux de durer plus que quelques mois.

Il est chargé de faire face à une impasse budgétaire de près de 50%. En clair, les recettes ne couvrent que la moitié des dépenses. Revenir à l’équilibre par la fiscalité supposerait de doubler les impôts et taxes. Nous sommes déjà le pays le plus imposé du monde. Pire, la dépense publique est égale à la valeur ajoutée des entreprises du secteur marchand ! Jouer sur les prélèvements n’est plus possible sans sombrer dans la confiscation générale. Avec une dette qui représente deux fois la valeur ajoutée de ces mêmes entreprises du secteur marchand, on voit l’horreur de la situation ! En dépit de budgets gigantesques et d’effectifs supérieurs à tous les pays voisins, tous les services publics sont à l’agonie. L’armée tient dans le stade de France (les dividendes de la paix…). La Santé est ruineuse et ruinée. La sécurité n’est plus assurée. La justice, noyautée et « badintérisée », ne fonctionne pratiquement plus.

En sept ans Macron a fait entrer en France près de 3.500.000 étrangers en majorité des Africains et Maghrébins dont le taux d’emploi n’atteint pas 40% et ils déstabilisent tous les services sociaux. Ils ont détruit pour des milliards d’euros lors des émeutes de juin 2023. Les leaders islamistes dans l’indifférence générale appellent à une » intifada » en France. Madagascar est en ruine et laissée quasiment à l’abandon, après là aussi quelques milliards euros de destruction.  

La croissance est quasi à l’arrêt avec des secteurs dans un marasme jamais vu comme l’immobilier qui signe des baisses d’activités jusque 48% dans certains de ses secteurs. Le reste de l’économie stagne ou s’enfonce. Le chômage, massif structurellement en France, remonte.

 Depuis 1997 et spécialement depuis ce blog ouvert en juin 2008 pour annoncer la grande récession de 2008, le Cercle des économistes e-toile dénonce inlassablement les causes de cette situation, suivant les leçons d’Alfred Sauvy et de Maurice Allais qui avaient déjà tout annoncé. « Ce qui doit arriver arrive ! »

Que pourra faire Barnier et son gouvernement ? Qu’au moins il acte le désastre Macron en ne reprenant aucun ministre du gouvernement précédent !  Il faut en finir avec la désinvolture qui règne depuis 7 ans à la tête de l’Etat et dans les partis et dans trop de segments du corps électoral.

Quant à l’Europe institutionnelle quel désastre également. L’échec de l’Allemagne et celui de la France, fait de l’ensemble un machin malade et en danger.

Soudain on s’extasie. Formidable : Draghi est arrivé ! Le héros du « quoi qu’il en coûte » pour sauver l’Euro va maintenant sauver l’union Européenne. N’a-t-il pas écrit un rapport de plusieurs centaines de pages !  Il a d’abord présenté ses réflexions aux Etats-Unis comme il se doit. Il arrive en messie en cet automne avant l’heure comme la clé du miracle européiste nouveau.

Ce plan est ridicule. L’Europe a échoué donc il faut plus d’Europe. L’Europe grandit, donc il faut une autre gouvernance. Celle d’un état fédéral de plein droit avec des emprunt annuels de plus de 700 milliards d’euros. La France et ses 3200 milliards de dettes devra contribuer à un endettement supplémentaire du double en dix ans ! Nous sommes sauvés !

Nous copions le merveilleux texte en anglais sur la partie énergétique du rapport. Plus obscur et technocratique, on ne peut pas.

 « The EU should also put in place a common trading rulebook applying to both spot and derivatives markets and ensure integrated supervision of energy and energy derivatives markets. Finally, the EU should review the “ancillary activities exemption” to ensure that all trading entities are subject to the samesupervision and requirements.At the same time, transferring the benefits of decarbonisation requires policies to better decouple the price of natural gas from clean energy. The EU should decouple the remuneration of renewable energy and nuclear from fossil-fuel generation by building on the tools introduced under the new Electricity Market Design – such as PPAs and two-way CfDs – and progressively extending PPAs and CFDs to all renewable and nuclear assets in a harmonised way. The marginal pricing system should be used to ensure efficient balance in the energy system.

Voilà la solution ; l’extension des « PPAs and two-way CfDs ». On allait le dire !

Tout le reste est de la même eau.

La France dans ce projet ? Quelle France ?

N’essayez par de trouver une quelconque référence aux difficultés cruciales provenant du mauvais fonctionnement des systèmes monétaires mondiaux et européens. Les changes flottants et le recyclage d’immenses déficits et d’immenses excédents ? Pas de problème. Il faut simplement unifier le marché financier gonflé de façon artificielle par des déséquilibres de balance de paiement ! Tu es diabétique ; mange du sucre, mais en masse !

M. Draghi honore les vaches sacrées et veut en développer le troupeau, alors que Bruxelles est déjà devenue une machine incontrôlable aux mains des associations et des ONG, toutes faux-nez d’intérêts particuliers.

France et Union Européenne sont en train de sombrer.

On aurait aimé la fin de la désinvolture. On constate le début d’une folie sans fin !

 

Didier Dufau, pour le Cercle des économistes « e-toile ».

 

Interdire d'urgence de monoxyde de dihydrogène ?

En 1997, Nathan Zohner, 14 ans, a présenté son projet d’expo-sciences à ses camarades de classe, cherchant à interdire un produit chimique très dangereux pour son utilisation quotidienne.

Le produit chimique en question ? Le monoxyde de dihydrogène.

Tout au long de sa présentation, Zohner a fourni à son auditoire des preuves scientifiquement correctes expliquant pourquoi ce produit chimique devrait être interdit.

Il a expliqué que le monoxyde de dihydrogène :

  • Peut provoquer de graves brûlures sous forme gazeuse,
  • Corrode et rouille le métal,
  • Tue d’innombrables personnes chaque année,
  • Se trouve couramment dans les tumeurs, les pluies acides, etc.,
  • Provoque une miction excessive et des ballonnements si on le consomme.
  • Est un très puissant gaz à effet de serre (plusieurs fois le CO2)

Zohner a également noté que le produit chimique est capable de vous tuer si vous en dépendez et que vous subissez ensuite un arrêt prolongé.

Il a ensuite demandé à ses camarades de classe s’ils voulaient réellement interdire le monoxyde de dihydrogène.

Ainsi, 43 des 50 enfants présents ont voté pour interdire ce produit chimique manifestement dangereux.

Cependant … ce produit chimique n’est généralement pas considéré comme toxique du tout.

En fait, le monoxyde de dihydrogène est tout simplement un nom non conventionnel pour l’eau.


L’expérience de Nathan Zohner n’était pas une tentative légitime d’interdire l’eau, mais plutôt une expérience pour avoir une idée sur la crédulité des gens.

De plus, tous les points que Zohner a utilisés pour transmettre son point de vue étaient 100% corrects sur le plan factuel ; il a simplement faussé toutes les informations en sa faveur en omettant certains faits.

Un journaliste a finalement qualifié cet événement de « Zohnérisme », où les faits réels sont utilisés pour induire les gens en erreur vers de fausses conclusions.

Et cela se produit beaucoup plus souvent que vous ne le pensez, en particulier lorsque les politiciens, les journalistes, etc., utilisent des faits prouvés pour persuader les gens à croire à de fausses allégations.

 

Reproduit de Climat et Vérité

Les scandaleuses décisions de l'Arcom et l'emprise antidémocratique de la haute fonction publique

L’Arcom, autorité indépendante de contrôle des médias, est censée garantir la liberté de l’information. Elle s’est signalée récemment à deux  reprises en avertissant ou en sanctionnant lourdement des chaînes dela TNT pour avoir invité des personnalités qui contestent les conclusions du GIEC.

L’invitation de Jacques Gervais, un scientifique auteur de nombreux livres, (dont le dernier, "L’urgence climatique est un leurre » chez l’Artilleur- 2020) où il présente ses arguments en les basant sur des données publiées et des calculs détaillés (offrant la possibilité d’être facilement démontés s’ils sont faux), a valu à une chaîne un avertissement. La seule présence  d’un critique des conclusions du GIEC vaut blâme.  

La justification est effarante : « des déclarations venaient contredire ou minimiser le consensus scientifique existant sur le dérèglement climatique actuel, par un traitement manquant de rigueur et sans contradiction ».

Contredire un consensus scientifique : toute l’histoire des sciences est fondée sur une suite infinie de contestations des certitudes d’un moment qui ont fini par être totalement remises en cause. La notion de consensus scientifique n’existe pas

L’Arcom ne cite d’ailleurs pas les propos qu’elle jugerait litigieux. On ne conteste ni un calcul, ni une affirmation particulière dont il sera facile pourtant de montrer la fausseté, puisque les justifications alléguées sont écrites, publiques et détaillées.   

Par ses statuts le GIEC ne finance que des travaux qui doivent mettre en avant la responsabilité de l’homme dans des évolutions écologiques éventuellement dangereuses. Si vous acceptez un contrat, et l’argent correspondant, c’est pour essayer de prouver la responsabilité de l’homme. Et jamais, un scientifique subventionné par le Giec n’acceptera de travailler sur des travaux qui n’ont pas cette ambition ou qui critiquent la main qui les nourrit.  Se trouver coincé par un argument irréfutable allant contre le parti-pris du Giec lui vaudrait aussitôt son exclusion. Les calculs de Gervais, dont nous ne connaissons personnellement  pas la valeur scientifique,  n’ont donc jamais été réfutés. L’unanimité des scientifiques subventionnés pour démontrer la responsabilité anthropique est structurelle. Sinon : pas d’argent ! Cela ne fait en aucun cas un consensus scientifique global, notion de toute façon des plus précaires.  

Le pire des tribunaux de l’inquisition se sentait obligé de déclarer la partie qu’il jugeait fausse et condamnable. Pas l’Arcom. Le seul fait de contester une vérité officielle est un acte de quasi délinquance potentiellement condamnable, même si l’argument est fondé et inattaquable. De toute façon, ce ne sont pas MM Roch Olivier Maître, énarque cour des Comptes, ou M. Alban de Nervaux, énarque Conseil d’Etat, qui peuvent en juger : leur culture scientifique est inexistante, comme l’est celle des membres du conseil politique prétexte qui a été installé auprès d’eux.

Il s’agit simplement d’un jugement politique. On ne doit pas contredire le Giec ! La vérité officielle s’impose sous peine de sanction. En France ! Pays théorique de la parole libre. Et on paie une administration de 355 agents à 50 millions d’euros pour ce résultat. 140 mille euros par salarié. C’est tout bon ! La loi de parkinson s’applique avec toute sa force. Renforcer et étendre les missions ; augmenter sans fin les budgets et les effectifs ; multiplier les services ; décentraliser et créer des cellules qui,elles-mêmes, deviendront proliférantes. On connait le mécanisme. Nous l’avons dénoncé sur ce blog en analysant un autre système d’agences: les ARS, agences régionales de Santé.

L’Arcom emploiera mille personnes  dans quelques années  avec un budget de 200 millions d’euros. Qui s’y opposera alors que la haute fonction publique a absorbé le politique ?

Il faut de la rigueur, affirme l’Arcom. Ce qui signifie quoi ? Le jugement ne le dit pas. Une interview par un journaliste n’est pas un tribunal scientifique. Il pose des questions. L’invité réponds. Il peut challenger éventuellement telle ou telle réponse. Mais il ne peut pas trancher. La rigueur, cela ne peut que signifier : « ne pas inviter des «climatosceptiques », notion polémique qui n’a aucun sens scientifique ou juridique.

En tout cas, ne pas laisser librement la parole  à un contestataire des conclusions du Giec sans faire venir aussi un contradicteur porteur de la bonne parole et qui réduira à zéro aussitôt s’il en a le talent ou la hargne les effets possibles de l’interview de l’invité. Le cordon sanitaire d'abord. Le contenu on s'en fout !

L’ennui, c’est qu’il est impossible de trouver un tel canard à cinq pattes. Les partisans du GIEC ne veulent pas s’y coller. Si l’affaire tourne mal, ils perdraient leurs subventions ! Personne ne veut s’y frotter.

En revanche un représentant du Giec comme l’effarant Jean Jouzel peut être interviewé tout seul sans contradicteur pendant une heure quand il professe ses théories sur la responsabilité du capitalisme dans la catastrophe climatique, opinion qui n’a rien de scientifique mais qui dit tout de son engagement marxiste de toujours.  Affirmer que tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui sont des complotistes délivrant des « fake news », et de l’espèce climatosceptique la pire, permet de le laisser développer sans frein un message politique marxiste oublieux du désastre qu’a été le Communisme. Là ce n’est plus grave du tout et on peut y aller à loisir. L’Arcom ne dira rien. Cent millions de morts ? Une fois de plus l'Arcom s’en fout ! Mais démontrer que l'explication exclusive des variations de températeure par le Co2 branle dans le manche, là on entre dans l'enfer peuplé de diables qu'il s'agit de réduire à n"ant.

Pour l’Arcom, c’est très clair : il y a une vérité officielle qui peut s’étaler sans limite sur les ondes.  Quiconque la conteste ne doit pas être invité sauf dans des conditions où son message peut être anéanti et où le risque de remise en cause du « consensus » soit nul.

Nous voici devant le contraire exact de la liberté de parole.

L’Arcom a récidivé peu après en infligeant une énorme amende à Cnews qui avait invité un jeune économiste jusque-là plutôt bien accueilli par les médias mais qui, comme beaucoup d’économistes, a compris que la politique écologique voulue par l’Europe conduit à organiser une régression économique irrattrapable.  « Le réchauffement climatique anthropique est une escroquerie et un mensonge ». L’assertion est radicale et accusatoire. On sent une virulence, équivalente à celle qu’on constate tous les jours lorsqu’on invite des militants de l’écologie anticapitaliste.  

Pour l’Arcom, « l’intervenant a pu exprimer une thèse controversée et non vérifiée par les données acquises de la science sans que la position qu’il défendait ne soit mise en perspective et sans qu’une contradiction sur ce sujet ne soit exprimée à la suite de ces propos ». On retrouve les mêmes sornettes : « les données acquises de la science » sont une resucée du concept boiteux de « consensus scientifique ».

Or cela constitue un manquement aux obligations de la chaîne qui « est tenu[e] d’assurer une présentation honnête des questions prêtant à controverse, en particulier en assurant l’expression des différents points de vue ».

Autre affirmation contestée par l’Arcom :  « les modèles climatiques reposent sur de simples hypothèses statistiques et ne marchent pas. Ce ne sont pas des lois de la science », là, on n’est plus dans l’opinion militante. L’intervenant n’a fait que reprendre les conclusions de dizaines d’études et de quelques livres qui constatent l’échec de ces modèles mathématiques exclusivement basés sur le facteur Co2.

Toutes les prévisions d’évolution des température basées sur les modèles du Giec se sont révélées, à ce jour, fausses. Toutes !  Et dans des proportions inquiétantes.  Les modèles de prévision de température basés sur le seul CO2 ne sont pas solides et donnent des résultats qui diffèrent énormément. On sait que les prévisions d’augmentation de la température moyenne de la terre en cas de doublement du CO2 dans l’espace varient de -1° à plus 5° selon le modèle économétrique choisi.  C’est comme si on avait trouvé un modèle de calcul des distances de Paris à Marseille qui donnerait ou 500 kms, ou 2500 kms. On en ferait quoi ? Où sont donc, dans l’affaire, « les certitudes acquises de la science ».

Henri Masson, un scientifique belge vient de faire ses propres calculs :

Si on accepte la démonstration que « l’augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 résulte du déséquilibre entre les flux totaux de CO2 entrant et sortant dans l’atmosphère, dont la contribution anthropique représente 3 %, le résultat obtenu par une politique zéro carbone serait alors de 0.93 % de 3 % soit environ de trois dixièmes d’un  millième de  degré centigrade, et cela au bout de quelques siècles d’efforts, de sacrifices  et d’insécurité énergétique (risque de black-out), le photovoltaïque et l’éolien étant des sources d’énergie intermittentes et surtout imprévisibles ».

On peut essayer de contredire ce raisonnement, chercher l’erreur, prouver qu’il est faux. Mais personne ne l’a fait et ne le fera. On peut imaginer que ce professeur serait désormais interdit de parole dans les médias.  La contribution du CO2 aux évolutions du climat n’est pourtant pas une terre de certitude scientifique. Les explications simplistes du début ont dû être retirées. Les objections étaient trop fortes. On a d’urgence fait intervenir des « rétroactions » qui ne convainquent que ceux qui veulent y croire. Heureusement que les contestataires étaient là !

Oui, les propos tenus par l’invité de Cnews étaient peu nuancés. Sont-ils faux ? C’est une autre affaire.

L’inquisition par des Enarques abusifs richement rémunérés pour jouer des juges approximatifs et les serveurs de consensus politiques bidons n’est pas qu’une curiosité.  Elle suggère qu’il y aurait une foi commune qui ne peut être remise en cause !  

Nous ne parlerons pas ici des exploits de l’Arcom qui a durement sanctionné une chaîne où un intervenant avait osé parler « d’immigration qui tue ». Heureusement l’égorgement de petites filles pendant leur cours de danse par un fils de Rwandais immigrés a eu lieu en Angleterre. Pour couvrir ce drame, certain ont choisi de donner la parole à un gentil garçon qui voulait protéger la mosquée de son quartier et qui a crié : « ce sont mes voisins ». C’était beau comme un jugement de l’Arcom.  Une information édifiante voilà le but ! Egorger des petites filles pendant un cours de danse : des blanches, pas d'importance. S'en prendre à l'immigration, pas question. La diversité c'est sacré.

On persiste dans l’abus de contrôle de la parole qui s’est installé lors de la pandémie de Covid. Contester un élément de la politique médicale choisie était considéré comme une faute sanctionnable alors qu’on constate à peine deux ans plus tard qu’à peu près tout était controuvé dans le discours officiel et que les critiques étaient fondées. Le « consensus » médical s’est effondré et quelques réputations avec. Mais pas l’idée que les médias doivent s’obliger à respecter le dire de l’Etat, alimenté par quelques experts médicaux.  

Il faut en finir avec l’Enarchie compassionnelle envahissante et anti démocratique et avec les innombrables AAI et ATI, des agences qui démembrent et dépolitisent l’action publique ad infinitum, Leur proliférations permet certes à de nombreux Enarques de toucher des rémunérations extravagantes fort éloignées des tarifs statutaires et d’employer des milliers d’incapables abusifs, pour souvent empêcher l’exercice des talents et des droits. La liberté d’action et d’expression est étouffée, noyée, sanctionnée, …   

Imposer que tout fonctionnaire sous statut ne puisse prétendre qu’à une seule rémunération de l’Etat : celle de l’indice de son statut quelle que soit la fonction qu’il occupe et le lieu où il l’occupe, serait une mesure de salut public.   On ferait aussitôt quelques milliards d’économies et on ne verrait plus des hauts fonctionnaires dont le salaire indiciel ne dépasse pas 4.000 euros par mois se goberger avec des rémunérations ou des compensations de frais annexes qui se cumulent et finissent pas dépasser le million d’euros par an. Les frais de l’Elysée, du gouvernement du conseil constitutionnel, de l’Assemblée nationale du Sénat connaitraient une vraie baisse systémique. Comme le budget des agences qui ont proliféré.

On trouverait un peu moins de hauts fonctionnaires décidés à jouer au Premier ministre ou au Président, ou au dirigeant abusif d’officines inutiles. Le tout en famille. Et toujours à la limite de la loi de séparation des pouvoirs. Les Français ont pu constater que Mme Castets, énarque, militante lesbienne de LFI, exigeant de l’énarque Macron qu’il la nomme à Matignon, est aussi directrice des finances de la ville de Paris dont on connaitles déséquilibres financiers monstrueux. La gabegie avec nous ! Ruinons et taxons tant qu’on peut ! Il suffit de constater ce qui se passe à Sciences-po, pour comprendre qu’il ne s’agit pas d’une exception individuelle mais bien d’une loi du genre. Et le genre commence à puer vraiment !

La liberté de penser et de s’exprimer doit l’emporter sur l’emprise abusive de la haute administration qui mélange le législatif, le réglementaire, le juridique et l’exécutif en dépit de toutes les règles et à son seul profit familial et de caste. Les libertés d’agir et de posséder sont entravées de la même manière.  « On ne peut plus rien dire, rien faire, rien posséder » en France sans que l’Etat de mille manières décide de vous mettre des bâtons dans les roues par l’intermédiaire de hauts fonctionnaires qui sont quasiment tous étatistes, fiscalistes, socialisants et parfois gauchistes jusqu’au mélenchonisme, l'anticapitalisme et l’antisémitisme.

Une honte !

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

France : conservatoire honteux de la violence révolutionnaire sacralisée

On voit arriver dans le vocabulaire français la notion d’ultra-gauche. Elle caractérise les saboteurs, comme on le voit aujourd’hui à la SNCF paralysée par un acte infâme le premier jour des JO. Rappelons que la SNCF prétend faire des bénéfices avec 20 milliards de subventions d’état, un régime de retraites frelaté qui coûte plus de 3 milliards aux Français et qui s’est délivré des contraintes de l’allongement légal de l’âge de la retraite, par une magouille. Plus rien ne marche dans cette entreprise totalement gangrenée par le reliquat d’activisme communiste et l’esprit d’action directe du fait du radicalisme assumée des mouvances syndicales dominantes qui nourissent des opérations extra syndicales illégales pour ne pas tomber sous le coup de la loi. .

Après la dissolution irresponsable et scandaleuse de l'Assemblée nationale imposée par E. Macron, dans des conditions extravagantes et pas seulement "inédites", la poussée du parti LFI, nourrie par la volontée de faire front face au "fascisme " fantasmé du RN, a magnifié le rôle d’un Mélenchon dans la vie politique et parlementaire.

L'immonde Mélenchon s’est fait le théoricien d’une révolution bolivarienne incarnée par la prise de pouvoir de Chavez puis Maduro au Venezuela. Il s'agit de la mettre en oeuvre en France par tout moyen. Personne ne souhaite creuser ce bel exemple venezuelien dans les médias orientés et dominateurs qui nous imposent leurs narratifs partisans et l'occultation des faits qui les gênent. Il est pourtant très révélateur.

Le Venezuela était un magnifique pays, prospère et riche d’une industrie pétrolière inespérée basée sur les plus grandes réserves connues du monde, avec d’immenses ressources naturelles et une élite bien formée. La « révolution bolivarienne » menée par Chavez et poursuivie par Maduro a provoqué la perte de 80 % du revenu national et a conduit un quart de la population du pays à fuir à l’étranger. Le régime politique est une dictature sordide où quelques militaires et satrapes socialistes accaparent ce qu’ils peuvent des ressources qui restent et empêchent le fonctionnement démocratique, tout en laissant en place un théâtre d’ombres électoral, comme en Iran ou en Russie. C’est l’exemple le plus frappant d’une ignominie politique, économique et sociale sans aucune justification. Le pire du pire : l’autodestruction nihiliste sans aucune perspective positive, basée sur une propagande permanente haineuse, les abus violents de pouvoir et la destruction obstinée de tout espoir de changement.

Le rapport 2 026 d’Amnesty international est clair : « Des personnes critiques à l’égard du président Nicolás Maduro ont été arrêtées arbitrairement, soumises à des disparitions forcées et torturées avec l’assentiment de l’appareil judiciaire. Le gouvernement a reconnu 455 cas de disparition forcée signalés depuis 2015, non résolus pour la majorité d’entre eux. Les exécutions extrajudiciaires perpétrées par les forces de sécurité restaient impunies. Malgré quelques libérations à la fin de l’année, les détentions arbitraires à caractère politique étaient toujours monnaie courante. La mission d’établissement des faits sur le Venezuela a mis en lumière des crimes contre l’humanité, demandé que des enquêtes soient menées sur les politiques répressives de l’État, et observé que la majorité de ses précédentes recommandations n’avaient pas été respectées. La CPI a poursuivi son enquête sur les crimes contre l’humanité commis au Venezuela, bien que le gouvernement ait tenté de suspendre le processus. Les conditions de vie en prison, où il était notamment difficile d’accéder à l’eau et à la nourriture, se sont encore détériorées ».

L’école est morte : « Selon l’organisation de la société civile HumVenezuela, 18 % de la population mineure n’est pas allée à l’école en 2023 et 44,8 % s’y est rendue de manière irrégulière ».

Le système de santé est mort : « Près des trois quarts (72,4 %) des centres de santé publics étaient touchés par des pénuries de médicaments, d’équipements et de personnel, et 88,9 % des services de santé publique étaient inopérants. »

Le système social est mort : « le coût du panier alimentaire de base mensuel pour une famille de cinq personnes au Venezuela équivalait en octobre à environ 494 dollars des États-Unis, tandis que le salaire mensuel minimum s’établissait à 3,67 dollars. »

La monnaie est morte : « Au 20 août 2019, c'est-à-dire un an après son introduction, le bolivar souverain avait perdu 99,97 % de sa valeur par rapport à celle qu'il avait initialement8. Fin novembre 2020, le taux face au dollar américain dépasse 1 million de bolivars pour 1 dollar. Cette monnaie est à ce moment-là, la plus faible en circulation dans le monde » (Wikipédia). Cela ne s’est pas arrangé depuis.

Les retraités sont ruinés.Le fonds de pension auquel avaient cotisé les dizaines de milliers d’ouvriers du pétrole a été volé par les Chavistes et la corruption organisée. « Pour survivre, Marlon Bermudez, 59 ans, va vendre sa maison, fruit de 30 ans de travail dans la plus grande raffinerie du Venezuela. Comme beaucoup de retraités du jadis florissant secteur pétrolier, il n'a pas assez pour vivre ». Le Point 2023.

Le bolivarisme ? Une dictature infâme ayant tout détruit au Venezuela et se maintenant au pouvoir par des exactions violentes extrajudiciaires ET judiciaires, voilà la réalité sans fards.

On aurait pu penser qu’une telle ignominie politique serait condamnée par tous les partis politiques français.

Pas du tout !

On trouve un chef de parti (une bande de quelques ligueurs sectaires entièrement soumis au grand chef) qui propose le chavisme en exemple. Vous rêvez ? Non ! Non !

Nous avons un Mélenchon en France !

Et son abject parti a réussi à obtenir des dizaines d’élus à l’Assemblée nationale, pour la plupart des gueulards sinistres et hideux à la bouche sale. Utilisant toutes les recettes qui ont permis à des sectes minoritaires communistes de trouver le chemin du pouvoir, prônant de façon ouverte la méthode qui a conduit à la guerre d’Espagne, monstrueuse guerre civile allumée par toutes les sectes socialistes et basée sur les exécutions extrajudiciaires et les massacres, il instrumentalise la rue arabe qui s’est implantée sans limite en France et fait d’une dénonciation outrancière et haineuse d’Israël le moyen de capter le vote islamiste, chauffé à blanc, au prix d’une relance inédite de l’antisémitisme criminel.

Et tous les partis de la mouvance dite « de gauche » croient nécessaire de se rallier à cette raclure révolutionnaire criminelle pour avoir des postes de députés. Effarant !

Tout ce petit monde se gargarise de retraite à 60 ans, de retour des services publics au top niveau, d’enrichissement des pauvres. En s’appuyant sur les méthodes qui, en 25 ans de bolivarisme, ont tout ruiné radicalement dans ces domaines au Venezuela ?

Que la France soit tombée si bas, en particulier sa frange gauche, qu’elle en soit à voter massivement pour un allumé prônant la « révolution bolivarienne » est un signal terrible.

Pour comprendre une pareille ignominie qui fait de la France une nation suicidaire largement peuplée d’aveugles politiques, il faut lire le dernier livre fondamental et définitif de Thierry Wolton : Le Retour des Temps Barbares - Grasset février 2024.

L’auteur est sans doute un des auteurs qui connaît le mieux le monde communiste et les attitudes occidentales et françaises vis-à-vis du communisme et du révolutionarisme violent.

« Un vent mauvais souffle sur le monde » écrit-il. Aussi sur la France !

Il n’y a pas eu de Nuremberg du Communisme ni de révulsion définitive contre ce système entièrement criminel, sur le modèle du refus du nazisme. Des franges entières de l’intelligentsia française ont donc développé indéfiniment une vision complètement fantasmée de l’URSS et des pays occupés de l’Est et une incompréhension totale de ce qui se passait dans la tête des populations victimes. Les cent millions de victimes innocentes qui ont payé l’affaire de leur vie ? On s’en tape. Les milliards de vies gâchées ? On s’en tape encore plus. Les centaines de millions de personnes qui ont subi en plein cette dictature et qui aspirent aujourd'hui à en sortir : qu’ils pensent ce qu’elles veulent, on s’en fout !

Ceux qui ont fait leurs études supérieures entre 1965 et 1975, savent l’ampleur de l’emprise communiste sur la manière d’enseigner en France l’histoire, la géographie, l’économie, sans parler de la sociologie.

Jean-Marie Vincent, Charles Bettelheim, Pierre George, Henri Denis ou A. Hirschman ont maquillé à l’envi la réalité soviétique tout en détruisant de façon débile et délétère la qualité de l’enseignement sur ces sujets pendant deux décennies au sein de l’Université et des écoles supérieures comme Sciences-po, déjà ! Ne parlons pas de Mmes Annie Lacroix Riz ou Michèle Riot-Sarcey, qui enseignent impunément avec l’argent public un communisme malhonnête à front bas. N’évoquons pas la tambouille du CNRS et de l’INSEM à l’époque Jospin qui a distribué des laboratoires importants aux Communistes.

Pour donner une idée des méthodes employées, je témoigne que Denis ne posait qu’une question à l’oral : théorie de la valeur. Si vous répondiez valeur travail la note était 18, valeur utilité vous valait un joli 2. Tout le monde le savait. Et les étudiants étaient contraints à répondre contre éventuellement leur propre analyse et forcés à être malhonnêtes. Pas une seule au rectorat informé de ces faits. Vincent et George étaient réellement toxiques et pouvaient vous valoir des ennuis. Bettelheim avait une rigidité marxiste assez bien maîtrisée et donnait des textes d’apparence solide mais, en fait, bouffés par l’idéologie. Hirschman était plus dans les techniques de la propagande et dans la recherche de moyens dialectiques de multi culpabiliser les oppositions au communisme. Il a fait école en France.

Finalement, critiquer l’URSS était la marque d’un anticommunisme primaire de mauvais aloi. Sur le forum du monde entre 1997 et 2002, alors que l’URSS était tombée depuis des années, les crimes de masse avoués et les dégâts du communisme mieux connus, des intervenants, intervenant en meutes, restaient attachés aux mensonges éhontés des années soixante. On expliquait encore que Katyn, c’était les Allemands ; que parler de génocide en Ukraine était une ignominie, etc. Il a fallu attendre l’invasion de l’Ukraine par la Russie pour que la France consente à qualifier Holodomor de génocide.

Pour ceux qui comme moi ont été sur le terrain pour étudier les génocides socialistes notamment en Ukraine, ce qui me conduira à écrire la première monographie en France sur Holodomor, l’évidence du refus des éditeurs français d’accepter un texte de vérité s’est toujours vérifiée. De même, nous savions le désarroi des habitants dans ces pays devant le refus de comprendre, à l’ouest, ce qu’ils avaient subi et de partager leur préoccupation. Le plus dur était de voir certains d’entre eux venus en France, masquant leurs vrais sentiments et constats pour ne pas heurter la pensée dominante en France et mieux s’intégrer. Quand on les interrogeait, ils répondaient : « je n’ai pas le choix. Ils ne veulent rien comprendre. Ils savent mieux que nous. Si on insiste on est nazifié ». Déjà en 2010 ! Poutine n’a rien inventé. Le refus de traiter Holodomor comme génocide dure encore et vaut toujours à ceux qui défendent cette vérité incontournable d’être traités d’auxiliaire des forces ukrainiennes qui ont rejoint Hitler lors de Barbarossa.

Thierry Wolton n’a aucun mal à montrer que l’on a totalement raté toute la phase de décomposition de l’URSS. Comme on fantasmait la réalité, on ne l’a pas comprise et nous avons été incapables d’apprécier correctement de ce qui se passait sur le terrain. Les erreurs énormes se sont accumulées. Laissons au lecteur le soin de découvrir dans toute son ampleur ce parcourt oiseux et délétère.

La relation avec la Chine, l’inde, l’Afrique, avec tous les rebondissements que l’on a constatés, a été entièrement viciée par des attitudes qui auraient été très différentes si les génocides socialistes avaient été dénoncés et condamnés de la même façon que la Shoah.

Wolton explique de façon forte et incontestable que l’attitude occidentale est une des causes du retour des « temps barbares ». Le succès intolérable et grotesque d’un Mélenchon et de la meute de sordides qu’il a réussi à faire élire en est une des formes intérieures qui se cumulent avec les dérives extérieures.

Sur la base d’une erreur d’appréciation collective provoquée par la prégnance socialiste violente dans le monde culturel français depuis l’entre-deux guerre et surtout après la Libération, l’abomination propre à Mélenchon est d’avoir convaincu des électeurs qu’une pratique qui ruinerait l’économie, le social, la nation, l’État, les services publics, dans des proportions littéralement démentes, était non seulement souhaitable mais à portée de main, quitte à finir de dégueulasser les institutions et à promouvoir l’antisémitisme.

Cela ne peut pas être pardonné.

Didier Dufau, auteur de « Holodomor », le second génocide européen. https://librairie-e-toile.fr/

Quand les moteurs de recherche évoluent bizarrement ...

Dans un monde largement virtuel dominé par des technologies et l’algorithmique, il est normal que des instruments qui ont été à la base de la révolution numérique évoluent profondément.

Deux évolutions sont largement visibles : l’appauvrissement informationnel des moteurs de recherche classique. Google Yahoo et les autres ont été gâchés par le mercantilisme. En associant les priorités de recherche à ceux qui payaient pour être en tête de liste des réponses, le commerce est devenu non seulement omniprésent mais exclusif. Une question ? Le système recherche d’abord les commerces qui peuvent être concernés et priorisent ceux qui peuvent être attachés à des recettes pour le moteur de recherche. Compte tenu des volumes d’information concernés, les informations sans « valeur marchande » immédiate ne sont même plus indexées. L’utilisateur n’a accès qu’à une information limitée. De plus en plus limitée. La gratuité et l’honnêteté qui étaient le mythe agissant d’Internet disparaissent dans le silence presque général. En histoire, en économie, on trouve moins d’information qu’il y a vingt ans ! Et à chaque fois, il faut éliminer des couches entières d’à peu près commercial considéré comme liés à la question posée. Donnons un exemple. J’ai un intérêt personnel pour la Bucovine. Personne n’est parfait. Si vous tapez : Bucovine : les grandes dates, vous avez comme première réponse « Amazon les grandes dates (marques) ». Les dates de solde l’emportent sur tout le reste. Ensuite des annonces pour du tourisme en Roumanie arrivent en masse. Cette obsession commerciale occulte tout le reste. Un peu comme aux Jeux Olympiques modernes, l’amateurisme a disparu.

C’est comme cela. Mais qu’on nous permette de le regretter. L’utopie d’un accès libre et universel à la connaissance s’effrite et tend même à disparaître.

La seconde évolution est l’intelligence artificielle générative couplée ou non à l e recherche classique sur le WEB. On peut être bluffé par la qualité rédactionnelle des textes produits. C’est clair, bien fait, sans faute d’orthographe ni de syntaxe. On peut l’être aussi par les notices qui sont produites qui parfois peuvent être très intéressantes, si le fond de documents qui est traité par l’IA est important. La règle : « plus l’information est grande et peu polémique plus la synthèse est satisfaisante » n’est pas absolue mais se vérifie souvent.

Nous avons essayé gratuitement un nouveau moteur de recherche qui s’appelle Brave où existe une fonction d’IA générative qui vous fournit une notice sur le sujet demandé et des pistes de recherche annexes permettant d’approfondir le sujet.

Pour l’architecte Pierre Dufau, le résultat est excellent et même bluffant. L’IA a reconnu un des mots-clés de son œuvre « le caractère cistercien » et fournit une réponse détaillée à une question secondaire non posée : en quoi l’œuvre architecturale de cet architecte est cistercienne. Exact et brillant.

Une question relative au Cercle des économistes e-toile, a donné des résultats particulièrement mauvais. On apprend que nous sommes inspirés par Marx, ce qui est une grande nouvelle ! On voit bien le mécanisme qui a emballé les algorithmes : nous sommes plutôt libéraux, donc économie classique, donc Ricardo donc Marx. Avec ce genre de glissements on aboutit rapidement à n’importe quoi. Le programme détecte bien que nous sommes contre les changes flottants mais se montre incapable d’expliquer pourquoi et en mélangeant critiques et soutiens aux changes flottants trouvés sur le WEB pour faire sa soupe, il finit par écrire (bien) n’importe quoi. L’ennui tient à cette réalité que pour un lecteur non averti, l’information reçue ne peut être critiquée et des analyses fausses peuvent devenir l’opinion officielle pour ceux qui n’approfondissent pas. Il n’y a naturellement aucun mécanisme de correction.

Les fiches Wikipedia qui fonctionnent un peu sur le même modèle du plus petit commun dénominateur commun politiquement correct peuvent être totalement bidonnées et biaiseuses, mais on peut protester un peu (en vain généralement). La notice fugace obtenue par l’IA est plus perverse : elle peut donner un résultat controuvé impossible à corriger, avec éventuellement L’aspersion sur une personne d’une coloration adjectivale négative et insultante. Exemple : Éric Zemmour « polémiste d’extrême-droite condamné pour racisme » et non « journaliste inquiet par l’invasion démographique musulmane en France et en Europe et les méthodes violentes des partisans d’une Oumma féroce et dominatrice n’hésitant pas à tuer pour imposer leurs mœurs ». Laurent Obertone : « Les opinions de Laurent Obertone sont controversées et ont suscité des critiques pour son langage et ses thèses jugées réactionnaires et sexistes ». Brave penche à gauche et du côté du politiquement correct.

Entre l’inutilisable et l’utilitarisme forcené, l’évolution des moteurs de recherche peut être vue comme particulièrement négative.

Nous avons posé une question de plus à Brave :

Comment être plus utile en étant moins utilitariste

L’utilitarisme, qui vise à maximiser le bien-être global, peut être limitant car il ne prend pas en compte les valeurs et les principes éthiques plus larges. Pour être plus utile en étant moins utilitariste, il est important de considérer les suivants :

Les besoins fondamentaux : au-delà du bien-être matériel, il est essentiel de répondre aux besoins fondamentaux tels que la dignité, la justice, la liberté et la solidarité.

Les valeurs éthiques : il est important de prendre en compte les valeurs éthiques telles que la compassion, la justice, la responsabilité et la vérité, qui dépassent les considérations purement utilitaristes.

La dignité de l’individu : il est essentiel de respecter la dignité de chaque personne, même si cela signifie ne pas maximiser le bien-être global.

La complexité de la réalité : il est important de reconnaître que la réalité est complexe et que les choix éthiques ne se résolvent pas toujours à une simple équation utilitariste.

Stratégies pour être plus utile en étant moins utilitariste

Focaliser sur les besoins communs : plutôt que de chercher à maximiser le bien-être global, concentrez-vous sur les besoins communs et les valeurs partagées.

Prioriser les actions qui répondent aux besoins fondamentaux : mettez en avant les actions qui répondent aux besoins fondamentaux tels que la dignité, la justice et la liberté, même si cela signifie ne pas maximiser le bien-être global.

Développer des compétences et des connaissances : investissez dans votre propre développement pour être plus efficace et plus utile dans votre domaine, sans nécessairement chercher à maximiser le bien-être global.

Collaborer avec d’autres : travaillez en équipe avec d’autres pour atteindre des objectifs qui dépassent les considérations purement utilitaristes.

Évaluer les conséquences à long terme : prenez en compte les conséquences à long terme de vos actions et de vos choix, au-delà des considérations purement utilitaristes.

En résumé, pour être plus utile en étant moins utilitariste, il est important de considérer les besoins fondamentaux, les valeurs éthiques, la dignité de l’individu et la complexité de la réalité. Il est également essentiel de développer des stratégies qui répondent à ces considérations, telles que la focalisation sur les besoins communs, la priorisation des actions qui répondent aux besoins fondamentaux, le développement des compétences et des connaissances, la collaboration avec d’autres et l’évaluation des conséquences à long terme.

Intégration de considérations non-utilitaristes dans les stratégies et pratiques des organisations et institutions

Les organisations et institutions peuvent intégrer des considérations non-utilitaristes dans leurs stratégies et pratiques en adoptant les approches suivantes :

Définir des objectifs plus larges : au-delà des objectifs de performance et de rendement, définir des objectifs qui prennent en compte les valeurs éthiques, la dignité de l’individu et les besoins fondamentaux.

Intégrer des principes éthiques : incorporer des principes éthiques tels que la justice, la compassion, la responsabilité et la vérité dans les processus de prise de décision et les pratiques quotidiennes.

Favoriser la participation et la consultation : impliquer les parties prenantes, notamment les communautés ciblées, dans la définition des objectifs et des stratégies, pour prendre en compte leurs besoins et leurs valeurs.

Développer des indicateurs de performance éthiques : créer des indicateurs de performance qui évaluent la mise en œuvre des objectifs éthiques et non-utilitaristes, en plus des indicateurs traditionnels de performance.

Investir dans la formation et le développement : fournir des formations et des ressources pour aider les employés à comprendre et à intégrer les considérations non-utilitaristes dans leur travail.

Créer des espaces de dialogue et de réflexion : mettre en place des espaces pour encourager la réflexion et le dialogue sur les valeurs et les principes éthiques, ainsi que sur les implications de ces considérations dans les pratiques quotidiennes.

Sans commentaire ! Mais à bon entendeur, salut !

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

Eléments pour comprendre la descente aux enfers française

Pendant que les politiciens s’amusent, la dégringolade économique s’étend dans le silence des médias.  Souvent la question revient dans les conversations : pourquoi nous sommes-nous enfoncés ainsi ? Les réponses sont presque toujours à côté de la plaque et traduisent la perméabilité aux narratifs usuels plus qu’une connaissance, même minimum, des faits.

Beaucoup des difficultés actuelles proviennent de décisions prises à la Libération. Le programme du CNR, Conseil national de la résistance, très à gauche, si glorifié qu’il soit aujourd’hui, a considéré qu’il fallait mettre en œuvre le plan Beveridge d’état providence mais en chargeant les entreprises et non les particuliers.  

-            1. L’impôt sur le revenu a toujours été le moins progressif et le moins lourd de tous les pays homologues, ce qui surprend toujours les expatriés français. Et le nombre d’assujettis n’a cessé de diminuer, jusqu’à devenir inférieur à la moitié des contributeurs potentiels.

-            2. La sécurité sociale a été mise prioritairement à charge de l’entreprise avec une multitude de taxes annexes et de contributions locales ou spécialisées, avec la double conséquence d’un manque systémique de rentabilité en interne et d’une absence remarquable de compétitivité vis-à-vis des autres pays n’ayant pas fait cette erreur. On s’étonne toujours du taux ridicule de chômage des Suisses : mais la sécurité sociale est à la charge principale des particuliers qui paient chaque mois une contribution très forte mais qui peuvent choisir leur organisme de rattachement. Il n’y a pas de Moloch comme l’Urssaf.

-            3. L’égalitarisme forcené a voulu que tous puissent bénéficier des mêmes avantages que les fortunés. Il a donc fallu imposer la fortune durement pour redistribuer un peu. Ce faisant on a frappé l’investissement qui est la clé de l’emploi. En considérant de plus en plus  que l’élitisme favorisait le bourgeois, on a tué progressivement l’école. Sans emploi qualifié, pas de croissance saine.

-            4. La volonté d’assurer la « gratuité de la vie », de la naissance à la mort, avec des allocations maternelles à l’enfance, puis l’allocation vieillesse, puis des aides aux étudiants, puis aux immigrés, puis à tout le monde, avec le RSA, a détruit le ressort de l’emploi. On peut vivre sans rien faire de la naissance à la mort en France pourvu qu’on se contente d’une consommation comprise entre 700 et 1.000 euros par mois.

-            5. La crise démographique n’est pas à imputer, elle, au CNR. Grâce à des gens comme Alfred Sauvy, la politique française a été nataliste jusqu’au début des année 70. Le retournement  a été provoqué par le « féminisme libérateur», 500 000 enfants en moins chaque année tout de même, et  a privé de bras l’économie, qui, du coup, les a cherchés à l’extérieur. Echec : l’immigration n’a pas été fléchée vers l’emploi mais vers le regroupement familial assisté. Cela n’a donc servi à rien d’autre que d’aggraver l’endettement.

-            6. La crise politique s’est accentuée à partir du moment où la haute fonction publique a réussi à dominer totalement la sphère politique. Ce mouvement initié dès la défaite de Quarante, imputée aux parlementaires ignorants et médiocres, s’est installé dès la IVe République et s’est amplifié dans la suivante, avec comme symbole le duo Giscard-Chirac, et son aboutissement tragique avec Macron et des hauts fonctionnaires sans représentativité   passant de la direction d’une société d’autobus public à la tête du gouvernement et retour.

-            7. L’idée qu’il fallait travailler le moins possible s’est installée avec la retraite à 60 ans et les 35 heures, sans vouloir comprendre qu’on baissait automatiquement les revenus de près de 20 % par rapport aux autres et qu’on privait de ressources la pompe à fric branchée sur l’activité des entreprises, tout en détruisant la balance commerciale.

-            8. Des secteurs entiers de l’économie sont passés sous l’autorité de la « tutelle » qui les a transformés en marchés administratifs. Les ports français ont ainsi connu une croissance de moins de 2% quand tous les ports européens voyaient leur trafic augmenter de 100 %. Tout le secteur de l’écologie climatique est noyé par des marchés artificiels pilotés par l’argent public ou parapublic. Le bâtiment est totalement sous l’influence de réglementations folles.

-            9. L’état moloch a décidé d’abandonner de plus en plus de missions à des ONG et des sociétés non commerciales, créant un secteur social démesuré, parfaitement maquereauté et inefficace, détruisant peu à peu les services publics. L’informatisation a été déplorable sauf à la DGI et le passage à Internet raté presque partout dans le domaine public.

-            10.Progressivement ruiné par ses dépenses, l’État a alors décider de transférer directement sur les Français le soin de mettre en œuvre des politiques contraignantes avec obligation de résultat sous peine de sanctions considérables. On a vu apparaître le concept de revenu net-net-net, c’est-à-dire net des charges sociales, net des impôts, et net des contraintes imposées.

-            11. On a ainsi abouti à ce que la dépense publique ajoutée à la dépense privée imposée, excède la valeur ajoutée des entreprises. Plus de 100 % en effet ! Ce qui explique un endettement de 3 200 milliards d’euros et toujours en expansion. Quand on dépense la totalité de la valeur ajoutée des entreprises, impossible de ne pas emprunter.

-            12. Pour corser l’affaire, on a mis les entreprises et leurs salariés en compétition avec le monde entier. L’industrie a sombré la première. Le reste suit.

-            13. La politique d’Emmanuel Macron a tout aggravé, en multipliant les cadeaux électoraux ciblés à des catégories. « Personne ne vous a donné plus que moi », voilà le narratif qu’il voulait tenir à quiconque dans la rue. Et il a fini en cassant le cadre politique par dépit. En transférant la taxe d’habitation sur les Français surtaxés, il a poussé la démagogie aux limites de la déraison. On ne supprime pas des impôts quand on ne fait que transférer des financements. Et la progressivité structurelle de l’impôt français en cas d’inflation et de croissance même ralentie garantit un taux de prélèvement constamment croissant. Ce mécanisme a fait passer la dépense publique de 25% à plus de 50% du PUB  en un demi-siècle.

-            14. La construction européenne a été le prétexte d’un début de  destruction de quelques points forts français comme le nucléaire et l’agriculture, tout en aliénant totalement la décision politique.

Le résultat, on le connaît. Chaque Français était plus riche que n’importe lequel de ses voisins en 1967, aux termes du « miracle français ».  Il est maintenant déclassé, avec un tiers à un demi de revenu moyen de moins, en attendant pire. Ne parlons pas de la menace que fait peser la dette et les risques de survenue d’une situation à la grecque ou à la libanaise !

Et il ne s’agit ici que des causes internes d’effondrement. Les crises à répétitions provoquées par les changes flottants et la rançon exigée des producteurs de pétrole n’ont rien arrangé, pas plus que le transfert de richesses vers la Chine, L’inde, la Turquie. L’Occident global flanche et l’Union Européenne est conquise par les ONG wokistes et islamistes.  Bravo à tous !

La grande question est évidemment de trouver le moyen d’en sortir. Nous avons essayé dedégager des pistes dans notre livre Sortir du Désastre. Écrit trop vite dans la perspective des élections présidentielles, il a été mal relu et a laissé la place à de nombreuses imperfections de texte. Mais sur le fond, il n’y a rien à y changer.

Certains s’étaient étonnés de la place démesurée à leurs yeux accordés à la dénonciation de l’esprit et des résultats de l’action d’Emmanuel Macron. On voit aujourd’hui que c’était prémonitoire. Il ne fallait pas réélire cet irresponsable. Plus personne ne doute qu’il fait partie du passif dont il faut se débarrasser.

Sur les treize autres causes, on voit la difficulté qu’il y a à agir. Comme en Grèce ou comme en Union Soviétique, casser le système imposera une phase initiale très dure.

Dire à la dizaine de millions de personnes qui vivotent aux crochets des autres que c’est terminé et qu’il leur appartient de trouver du travail et 400 à 500 euros par mois pour financer la sécurité sociale comme en Suisse, est un risque politique évident.

Dire aux nombreuses entreprises qui survivent dans le cadre de marchés administratifs subventionnés par l’État que c’est fini, est un risque politique et économique évident.

Dire aux syndicats des grandes entreprises publiques que la cogestion abusive, c’est fini, c’est un risque évident pour la paix civile.

Dire aux hauts fonctionnaires qu’ils doivent rester dans la sphère publique et ne peuvent accéder à la sphère politique ou privée qu’en démissionnant, c’est une belle aventure.

Dire aux Français que la retraite est à 67 ans au taux plein et la durée du travail normale de 40 heures par semaine, y compris dans les différentes fonctions publiques, cela peut difficilement être applaudi par les personnes concernées.

Affirmer aux milieux financiers anglo-saxons que les changes flottants et le privilège du dollar cela suffit, bon courage.

Dire aux juges et aux cours que les droits de l’homme sont l’affaire des politiques et pas des juges, pas si facile.

Dire à l’Europe qu’elle doit demeurer dans le cadre strict des traités et de la subsidiarité en évacuant de ses instances tout l’entrisme des ONG et l’influence Woke ou communautarisme, c’est mal parti.

Dire aux femmes que le sperme n’est pas un liquide toxique, l’enfantement n’est pas seulement une torture physique et élever des enfants une tyrannie sociale et qu’elles ont une responsabilité vis-à-vis de la collectivité, courage fuyons !

Dire au monde des enseignants politisés que leur rôle est d’améliorer la performance des élèves et non pas de jouer les nounous et les guides politiques, dans un nouveau cadre porté vers l’élitisme et la sélection des meilleurs, cela va tanguer !

Dire aux délinquants de tout âge et de toute condition que le laxisme et la compréhension, c’est fini et que désormais ils jouent leur peau ou le reste de leur vie dans la misère, il faudra pour cela s’essuyer les pieds sur le badintérisme qu’on veut panthéoniser.

Tous les nœuds gordiens se sont entrelacés pour éviter qu’on ne les tranche. 60 % des élus à l’Assemblée Nationale sont membres de mouvements protestataires mobilisés contre les résultats déplorables mais qui n’ont que des solutions vengeresses qui aggraveraient la situation. Le marais central est surtout décidé à ne rien dire et ne rien faire tout en essayant de sauver la carrière des barons et leurs divers et nombreux petits avantages.

La crise n’est pas que parlementaire. Elle est nationale, européenne et occidentale. Mais la France y a mis du sien pour qu’elle soit de plus en plus grave.

Il suffit de constater les réactions dans tous les camps, y compris ceux qui vous sont proches lorsque vous faites des propositions de bon sens sur des sujets graves.

En matière de sécurité on peut par exemple revenir sur à la pratique ancienne d’un seul procès d’assises. Le double procès n’a strictement rien apporté sinon des revenus pour les avocats et des embouteillages pour la justice. On doublerait sans frais la capacité de juger et on débloque la situation actuelle, sans aucune conséquence négative.

On peut même rétablir la peine de mort pour les meurtriers en série, les meurtriers de policiers et les incendiaires qui tuent six personnes pour des raisons de guerre des gangs de trafiquants de drogue. Coût zéro. Et on retourne la peur vers les assassins. De même vous pouvez engager la responsabilité des juges qui font de la politique et dissoudre le syndicat de la magistrature déshonoré par le « mur des cons » et définir un crime de justicialisme (détournement de pouvoir spécifique à des fins politiques en refusant d’appliquer les lois et en créant d’autres interprétations sur le terrain) jugé par une nouvelle Cour de sûreté de l’État. De même on peut interdire à des associations d’ester et réserver ce droit aux seules victimes.

Tout cela a existé longtemps et montré son efficacité sans vrais inconvénients. Cela ne coûte rien sinon aux délinquants et aux avocats pénalistes. On a mis fin aux exactions de l’OAS et du FLN et d’Action directe. La pression terroriste islamique, l’extension du narcotrafic, les destructions urbaines massives et les ratonnades anti blancs, peuvent-elles être maîtrisées autrement ? Non !  Le mol édredon judiciaire et l’invocation des mânes de Badinter n’ont jamais entravé le moindre crime et quand la massification du crime a commencé, elle est très difficile à éliminer. Parlez-en aux 85.000 victimes annuelles d’agression au couteau !

Essayer de proposer cela au sein d’un des partis existants en France ! Impossible ! Alors vous dites : que proposez-vous ? La réponse est toujours la même : rien, chut ! Vous ajoutez : alors cela va continuer ? Oui chut ! Il faudrait que les médias se taisent car ils poussent au crime en le révélant… N’oublions pas ce qu’écrit aujourd’hui même Wikipedia sur le livre de Laurent Obertone sur la France Orange Mécanique, écrit en 2013 : C’est un « essai contesté et controversé qui fait beaucoup penser à Éric Zemmour ». Le lecteur doit savoir que c’est un livre réprouvé et indigne qui unit le lecteur à des gens immondes comme Zemmour. Beurk ! Le jugement de valeur l’emporte sur l’information.

Des actes élémentaires réprimant efficacement des crimes abjects sont considérés comme tabous, sans la moindre alternative.

Vous prenez nos treize causes d’effondrement et vous aboutissez exactement à la même situation. Il est strictement interdit de remettre en cause… les causes !  C’est sacré, c’est tabou. En revanche, hurler contre les conséquences, c’est facile et recommandé.

On en revient à Créon et au fait que le pouvoir cela tache souvent et que c’est parfois un peu plus que sale. Comme la guerre. Il n’y a pas de guerre propre. On ne demande pas aux dirigeants d’être des saints aux mains blanches mais de réduire l’effet des tares, les actes des malfaisants, et les conséquences de diverses démagogies perverses.

Nos politiques sont désormais des fantômes impuissants qui s’accommodent de cette impuissance et ne formulent plus de projets. Ils préfèrent honorer des valeurs et jouir des postes conquis tout en excommuniant les oppositions ramasse-colère.

La France enfermée dans des dogmes n’est pas seulement en voie de paupérisation et de marginalisation. Elle peut s’effondrer et ne plus jamais se remettre.

L’Union Soviétique était exactement dans la même situation. Nous avons souvent ici cité l’exemple de l’agriculture. On y a tenté de multiples expérimentations pour mettre fin à l’inefficacité de l’agriculture. Elles ont toutes réussies. Elles ont toutes été arrêtées car elles contrevenaient aux dogmes et en montraient la stupidité.  Aujourd’hui Ukraine et Russie sont redevenues des greniers à blé dès l’effondrement du communisme.

Le couple dogmes paralysants- effondrement par la dette est un chemin parfaitement balisé.

La France est bien sur le toboggan.

 

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Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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