Pompes fiscales cachées et fausseté du taux de prélèvement

La France dirigée par « l’énarchie compassionnelle et bienveillante » est la championne du monde des prélèvements. Le haut fonctionnaire qui a pris la main sur le politique se croit investi des mêmes pouvoirs que l’ancienne royauté : arbitrer la société entre les seigneurs et les gueux. Bien sûr, il souhaite pour lui-même dépasser sa condition et cumuler les avantages de sécurité de la fonction publique, les possibilités de notoriété et d’honneur du pouvoir politique et l’argent des parcours aux marges du politique et de l’économique. Avoir épousé une riche héritière est le summum. Sinon, le népotisme suffit à mener une carrière confortable et assurer au ménage des revenus plus que confortables.

Quand on est aussi bien installé dans l’État, l’arbitrage de la société devient une distribution d’argent à tout va et l’art du prélèvement correspondant une seconde nature. Le toujours plus règne et atteint rapidement des sommets car l’endettement permet de dépasser toutes limites. La passion pour l’Euro des hauts fonctionnaires, tient à cette merveille : les excès de dépenses sont découplés de la valeur de la monnaie. C’est ainsi que de Giscard en Chirac, de Balladur en Jospin, de Hollande en Macron, les prélèvements comptés comme tels sont équivalents à 100 % de la valeur ajoutée des entreprises et l’endettement à plus de 3 000 milliards d’euros., soit à peu près deux fois cette même valeur ajoutée des entreprises.

Le plus intéressant dans cette affaire de détournement massif d’argent privé tient à ceci : la somme comptabilisée dans les prélèvements est minorée. Sans que personne n’en fasse état. N’oublions pas que l’Enarchie tient la presse ! On l’a encore vu récemment quand le Conseil d’Etat à fait de la chaîne BFM, 100 % macroniste, la référence de la télévision objective ! Au contraire le pouvoir passe son temps à expliquer qu’il baisse les impôts, alors que les recettes prélevées ne cessent d’enfler.

Donnons un exemple d’imposition cachée qui n’est pas comptabilisée dans les prélèvements publics et atteint des sommes colossales. La construction d’un bâtiment est désormais un exercice fiscal : vous construisez bien pour la cible commerciale que vous visez mais on vous impose de fournir un contingent massif de logements sociaux à prix cassé, si vous voulez avoir le permis de construire. Le promoteur récupère sa marge sur le prix du m2 du marché libre. Ce surcoût est un prélèvement opéré au moment de l’achat, mais il n’est pas prix en compte dans le calcul des prélèvements. Tout investissement un peu important dans une commune est l’occasion d’exiger la prise en compte d’un certain nombre d’aménagements publics.

On demandera le financement de trottoirs, de pistes cyclables, de routes, d’équipements publics etc. Tous ces surcoûts sont des prélèvements. Aucun n’entre dans le chiffre INSEE des prélèvements. Pas plus que nombre de « dépenses contraintes » qui servent uniquement à faire payer par le particulier tel ou tel bout de la dépense publique. Lorsqu’on construit une éolienne, en général inutile et sans rentabilité globale pour le pays, mais pour satisfaire des exigences idéologiques de l’État, ou de l’Union Européenne, la perte de valeur pour les immeubles avoisinants est très forte. Dans bien des cas, le bien ne devient plus vendable. Cette variation de valeur du stock immobilier est un prélèvement qui n’est pas compté dans les statistiques. La perte de valeur des immobilisations industrielles du fait de la délocalisation forcée ou fortement encouragée par les contraintes fiscales et administratives n’est pas plus comptée dans la valeur des prélèvements. La variation de la valeur du capital est une dépense. On apprend cela en première année de comptabilité.

Lorsque par une hystérie bureaucratique vous excluez des centaines de milliers de logements de la location, vous diminuez drastiquement leur valeur. Cette perte en capital est un prélèvement.

Même l’IFRAP qui mène un juste combat pour faire reconnaître des chiffres de dépenses publiques généralement cachés n’a pas encore entrepris d’évaluer l’ampleur de ces prélèvements-là. Il est vrai que la variation de valeur des actifs est plus difficile à comptabiliser que les flux fiscaux monétarisés.

Ces mécanismes s’ajoutent aux effets de la croissance et de l’inflation dans le cadre d’un système de prélèvement globalement progressif. Mécaniquement les flux d’imposition croissent plus vite que le revenu et aggravent la pression fiscale. En toute candeur, ces plus-values devraient être restituées aux contribuables puisqu’elles ne correspondent à aucune logique explicite. Pourquoi la croissance devrait-elle faire croître les recettes de l’état plus vite que le revenu ? Une décision statique de justice fiscale se transforme en vol systémique de la richesse privée par l’État ! Dans le silence quasi général.

Un autre mécanisme de prélèvement particulièrement hypocrite est l’annonce de « suppression d’impôts » qui ne sont en fait que des transferts.

La « suppression de la taxe d’habitation », sommet de démagogie irresponsable, dont se vante M. Macron et qui devrait lui valoir la Haute Cour, revient à faire financer des dépenses qui elles ne sont pas réduites par d’autres que les bénéficiaires des services municipaux. On découple la dépense et son financement, ce qui est évidemment la source de tous les abus. Qui paie ? Évidemment ceux qui paient le plus d’impôts et qui se retrouvent avec une charge supplémentaire. Du socialisme à bas bruit, au nom d’une démagogie de la pire espèce. On a basculé un impôt sur le flux de dépenses municipales en impôts sur le stock, modifiant la valeur du stock. Là encore ce prélèvement n’est pas compté dans la dépense publique.

Une autre pratique énarchique qui consiste à « défiscaliser » et à « décharger » telle ou telle catégorie de revenu, est un simple transfert de charges sur la fiscalité générale. C

Ces derniers temps, le transfert se fait sur la dette. Mais elle n’est qu’un impôt différé. Si ce transfert était constaté en impôts immédiats les sommes apparaîtraient pour ce qu’elles sont : un prélèvement public massif. Il est vrai que cette mesure est devenue obligatoire tant était grotesque le mécanisme d’augmentation forcée du SMIC. Il favorisait plus les collecteurs de cotisations et d’impôts que le salarié lui-même et poussait les coûts du travail si haut, que le résultat était un chômage structurel massif. La transformation du Smig en Smic et la politique démagogique des « coups de pouce » démagogiques, ont tué l’emploi en France. Depuis l’entrée dans l’Euro et l’ouverture à la concurrence mondiale, cette démagogie n’est plus soutenable.

La dépense n’étant pas réduite, on a opéré qu’un transfert de financement et nous avons toujours un chômage structurel massif quoiqu’en disent les thuriféraires du pouvoir énarchique. Le sous-emploi de masses immigrées qui ne peuvent pas trouver à s’employer au coût actuel de l’heure de travail provoque un développement massif de la pauvreté, l’effondrement de notre balance commerciale, l’hystérisation de la dette…

On a pris l’habitude en France de chiffres bidonnés et stérilisés par la caste des hauts fonctionnaires qui ont pris le pouvoir politique et veulent toujours rester le plus longtemps possible masqués. Le grand mensonge démographique commence à s’effilocher : la France avait la plus belle fécondité en Europe. En fait la dénatalité est la même que partout ailleurs à l’effet migratoire près. Le grand mensonge fiscal est de même taille. Le taux de prélèvement en France n’est pas de 47-48 %. Il est très supérieur à 50 % du PIB. Et comme on sait que les coûts de la fonction publique et autres intervenants payés par la dépense publique entrent dans le PIB, à hauteur de 25 %, et plus si on tient compte des marchés purement administratifs, qui correspondent à une dépense forcée, on voit que le ratio par rapport à la richesse effectivement créée par l’économie privée est colossalement supérieur.

Comme nous l’écrivons depuis au moins 1997, si on rapprochait la dépense publique, complétée des parties cachées, de la valeur ajoutée des seules entreprises commerciales françaises, hors finance et entreprises individuelles, on dépasserait largement les 100 %. Ce qui veut dire que l’apparence de revenu est liée totalement à l’endettement massif. Dans un tel système si l’endettement n’est plus possible, le pays meurt d’asphyxie.

Le système imposé par l’Enarchie compassionnelle et bienveillante n’est pas « durable ». Les risques sont très supérieurs à ceux du réchauffement. La tentation actuelle est de piller la valeur patrimoniale accumulée pour survivre encore une minute. C’est un suicide programmé.

La règle d’or des finances publiques devrait être : la dépense publique et les impôts doivent suivre rigoureusement le rythme de la croissance. Pas un sou de plus.

La règle d’or de l’organisation publique devrait être : séparation absolue du monde politique et de la haute fonction publique. Les hauts fonctionnaires sont au service de la politique et ne peuvent capter la politique.

En ces temps où on parle de réforme de la Constitution, voici deux règles constitutionnelles qui mériteraient d’être instituées d’urgence.

 

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile

Dignité et indignation

Comprendre comment les harceleurs ont fini par dégrader la démocratie reste la grande question du moment.

On se souvient du livre de Stéphane Hessel « indignez-vous », qui a été un succès mondial. Depuis les indignés sont partout et exigent, exigent, exigent… Ils réclament des lois, des restrictions, des fers. Sur tous sujets. L’indigné considère que l’action directe est la preuve de son engagement pour le bien. Alors il attaque, en général sans le moindre danger pour lui-même. Il détruit. Il casse. Il ruine. Il boycotte. Il injurie inlassablement. Sa haine d’indigné éructant est son âme de militant, ce qui le tient vivant, ce qui lui fait croire qu’il a une importance quelconque. Pas de nuances. Pas de raison. L’émotion pure et la violence de l’expression. L’éjection radicale de l’ennemi de la sphère du qualifiable. Le bannissement.

Au nom de la souffrance, réelle ou fantasmée, l’indignation jaillit, mais seulement si elle est sans danger. Car s’il y a un risque alors le silence s’installe. L’indignation est la compagne rituelle de la lâcheté. La femme est une victime, mais pas en terre musulmane. Là, silence ! L’animal est une victime, mais pas l’égorgement festif dans une baignoire d’appartement d’un pauvre mouton lors de l'Aïd-el-Kébir.

IL est intéressant de noter que Hessel est le père de l’islamogauchiste et du soutien au Hamas revendiqué par le trotskiste  Mélenchon (un "milliardaire selon la terminologie hyperbolique deLFI pour ceux qui paient l'IFI) , dont on voit ici et maintenant les belles conséquences, en particulièrement l’inversion totale du concept de résistance aux fins de légitimation des pogroms. Gilles Williams Goldnadel, écrira dans son essai vengeur (Le vieil homme m’indigne !) : "Stéphane Hessel, c'est l'Abbé Pierre, moins la soutane." Hessel voulait relancer l’engagement Sartrien, qui faisait que de jeunes abrutis soutenaient le grand mensonge soviétique et pardonnaient les 100 millions de morts génocidaires du communisme. Ce crétinisme passionnel vaudra à un jeune exalté de tomber ans la tombe ouverte du prophète le jour de l’enterrement provoquant la plus franche rigolade de cimetière vue depuis longtemps.

L’indignation est toujours sélective. Il faut hurler avec les loups, mais seulement dans les bonnes meutes. Le goût du pénal et de l’exclusion sociale accompagne l’indignation. La liberté d’analyse, et d’expression doit se soumettre. Il n’y a plus de vie publique, seulement un rituel de l’indignation sectaire, de droit à l’émotion vengeresse supérieur à toute loi. Le débat disparaît pour la haine affichée qui se suffit à elle-même et ne mène à aucune action concrète autre que la destruction d’une altérité fantasmée.

L’inconvénient de l’indignation est qu’elle ne peut se combattre que par l’indignation ! Elle appelle contre elle les mêmes méfaits qu’elle impose à ses cibles. La bataille des indignités remplace le débat politique et ne mène évidemment à rien. La culpabilité est partout et la morale nulle part. Plus les réseaux sociaux s’embrasent de bons sentiments armés d’insultes, plus la rue devient odieuse et cruelle. L’indignation est la fin de la politique et le règne d’abord marginal puis général des Savonarole violents et débiles.

Quand l'indignation triomphe la notion de dignité, paradoxalement, disparaît de l’espace public. La dignité, c’est ce qui détache l’idée et l’action du seul intérêt d’un individu ou d’un clan pour viser un état supérieur de la conscience du bien commun. Il est indigne d’user de pouvoirs concédés contre ce qui justifie cette concession. La dignité est la compagne nécessaire du pouvoir. Si vous confiez la garde d’un pont à une force et que cette dernière en profite pour racketter les passants, ceux qui se complaisent dans cet exercice facile commettent une indignité. Voyez ce qui se passe à la SNCF ! Mais il ne s’agit pas de s’en indigner. Seulement d’imposer un pouvoir plus grand encore à ceux qui se laissent aller. Si vous confiez un adolescent débile à une famille, ce n’est pas pour qu’elle en profite pour le violer. Etc. Chaque concession de pouvoir suppose une règle de dignité, avec laquelle on ne peut pas transiger sans faute vis-à-vis de la collectivité des humains.

La dignité, c’est ce qu’on attend de toute personne ayant un pouvoir et les défaillances doivent se heurter à un pouvoir concret supérieur. Que se passe-t-il quand il n’y a pas de pouvoir supérieur ? Seule l’idée de sa propre dignité peut être le garde-fou. La dignité c’est l’antidote de l’abus de pouvoir et de l’irrespect pour ce pouvoir.

Un président de la République Française se doit de respecter la dignité de la fonction et du pays, parce qu’il détient un grand pouvoir et qu’il n'est pas accordé à des fins égotistes. Pratiquement tous les présidents depuis Giscard ont manqué de dignité. Avec les trois derniers, c’est même devenu caricatural. Sarkozy finira sinon en prison du moins avec un collier électronique. Hollande était tellement ridicule qu’il n’a même pas osé se représenter. Macron ne suit qu’un narratif égotiste et considère qu’il n’y a rien à respecter d’autre que lui-même. L’achat de vote a pris de telles proportions et coûte tellement cher qu’on ne voit pas comment on peut aller plus loin dans la démagogie électoraliste et le détournement de l’argent public à des fins aussi étroitement individuelles. À force d’indignité, Sarkozy a tué le RPR et Hollande le PS. Macron sape la France, comme nation et comme histoire.

Aujourd’hui les indignés sont partout et pèsent sur les médias d’une façon tentaculaire. On s’indigne tous les jours de tout et de rien, d’une affaire récente, comme d’un évènement du passé, proche, lointain, très lointain, ou du futur que l’on prévoit à court, moyen ou long terme. Que les faits ne confirment rien n’a pas d’importance. Si ce n’est pas toi c’est donc ton frère. Si ce n’est pas maintenant ce sera plus tard. Alors le mensonge sectaire fleurit. On sait depuis Muyzenberg que la vérité et le mensonge sont à égalité devant des gens qui ne savent rien et qu’il vaut mieux attaquer l’adversaire sur sa personne plutôt que sur ces idées.

L’indignation mène directement à l’inculpation et à la violence. Ayant perdu les notions de dignité, de décence, de raison, de respect, l’indigné est prêt à tout : accuser une personne connue d’un crime possible mais improuvable, accuser un groupe de tous les maux, saccager des musées, attaquer des biens, exalter la rage contre un contradicteur, contre une activité honnie, contre tout et rien.

L’indigné veut faire taire. Influencer le législateur et la justice pour qu’ils fassent taire les propos qui les indignent, qu’ils interdisent les actes qui les indignent, qu’ils détruisent les objets qui les indignent, voilà toute l’affaire. Du pilori médiatique au pilori réglementaire et au pilori judiciaire, le chemin est court.

L’indigné prétend défendre la cause de victimes : hommes, animaux, verdure, astres, pauvres, femmes, homosexuels, islamistes, juifs, climat, ouvriers, enfants, handicapés… Pour un indigné toutes ces victimes le sont à cause de méchants qu’il faut dénoncer et réduire. La violence est le seul moyen. Qu’elle soit verbale, légale, physique, tout est bon.

Vilipender n’est pas construire, encore moins réparer. Vitupération n’est pas raison. Quand l’exaltation des actes irréparables retombe, l’indigné se découvre en salaud. Le maoïste qui a crevé en public les yeux de son père « mandarin », le jeune militant des villes qui est parti assassiner des Koulaks dans les campagnes soviétiques, le musulman exalté qui a découpé les enfants juifs à la tronçonneuse, la petite conne qui a à moitié détruit une œuvre d’art, un beau jour, chacun s’arrête un jour et se voit dans la glace ! Le maoïste est monté à son tour sur le pilori et il a réclamé et sa mère et son père. Le tueur de koulak est passé plus tard pour contre-révolutionnaire avec quelques conséquences. Le tueur sadique d’enfants juifs n’a plus retrouvé ni sa maison ni sa famille.

Enfin, seulement si la justice immanente a frappé. Ou la colère des victimes. L’ignoble Savonarole a fini comme il le méritait. Dans les flammes.

Pour les autres, l’ignominie sera vécue jusqu’au trépas, et s’ils sont trop nombreux, c’est l’histoire de tout le pays qui en sera à jamais avilie. La bêtise sectaire a un coût. Et l’indignité collective peut devenir ineffaçable.

Le journal Suisse dans l’édition de ce jour, constate avec résignation l’empuantissement du système d’information obstrué par les haines de l’émotion sélective. La charge mentale imposée aux citoyens est épuisante. Bien faire et laisser braire ? Cesser de s’informer et penser à autre chose ? impossible ! A chaque moment de sa vie quotidienne le brave citoyen se trouve gêné ou avili ou appauvri ou contraint ou empêché ou condamné par quelques conséquences de l’hystérie organisée et de la peur constamment réchauffée, traduite en réglementations et en lois, sous le harcèlement des indignés.

Mieux vaudrait aimer, chercher la beauté, enrichir son savoir, observer, réfléchir, comprendre, partager, débattre et agir avec raison, patience et ouverture d’esprit. Tel est le temps de la dignité. Le temps des piloris montés sur l’indignation est toujours un moment sinistre. La vie politique et médiatique française, en ce début d’année 2024 est en état d’abjection. Mais c’est tout l’Occident qui s’est laissé tomber dans cet égout. Quiconque parle à un Américain, un Canadien, un Anglais, un Suisse, un Suédois le vérifiera immédiatement.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

L'économie française en proie aux harceleurs de médias

Une déviance peu compréhensible en France

La révolte des paysans en Europe et aussi en France a marqué qu’une catégorie de la population vilipendée en permanence par des associations de plus en plus influentes et violentes, n’en pouvait plus et réclamait à tout le moins une pose. Tous les mouvements de détestation de l’homme et de déification de la nature s’unissent autour des mêmes réclamations : la décroissance ; les interdictions ; le flicage.

Comment vivre dans un tel réseau d’insultes, de contrôles et de contraintes diverses sur fond de réduction d’activité, de subventions rationnées et conditionnées, et finalement d’appauvrissement ?

Devant les risques essentiellement pour lui-même, le pouvoir a aussitôt reculé et ce qui était impossible une minute avant l’est devenu une seconde après. Soit ! C’est comme cela qu’un pays qui avait dit ans de retard prend dix ans d’avance, à moins que ce soit l’inverse.

Le calme est revenu dans les campagnes.

Le lendemain que constatons-nous ? Le retour du harcèlement sur les médias, intense polymorphe, sans contradicteurs. Les grenouilles de bénitier coassent partout avec violence contre les vilains sans aucune opposition. C’est qu’il faut reprendre la main. Pas question que les paysans viennent remettre en cause une emprise d’autant plus totale qu’elle est odieuse et irrationnelle. On voit pousser à nouveau le sermon culpabilisant, comme la mauvaise herbe.

Les « scientifiques engagés » ont aussitôt expliqué que les pesticides et autres produits tuaient la terre. Et qu’on avait délivré un permis de tuer aux paysans. Tous ces braves gens vivent de l’argent prélevé sur les autres et n’ont jamais rien produit. Ils mangent les produits de l’agriculture comme tout le monde. Mais il faut qu’ils bavent.

Les traqueurs de routes et d’autoroutes, se sont rassemblés autour de leur idole Greta Thunberg pour dire combien l’artificialisation des sols était honteuse. Ceux qui ne sont pas venus en avion étaient là avec leur voiture. La source d’artificialisation des sols et du plateau littoral est la construction d’éoliennes et de plaques photovoltaïques. Mais là, pas de problème. Artificialisons pour la bonne cause ! Qu’on déforeste pour installer des champs de plaques solaires ne les gêne pas du tout. Que ces plaques viennent de Chine, avec travail des enfants, électricité au charbon, dictature et une absence remarquable de droits sociaux ne gênent personne chez les harceleurs. Les trajets sur des milliers de kilomètres avec des navires qui polluent individuellement plus que la pollution annuelle de la nouvelle autoroute, aucun problème.

M. Badinter vient à décéder, très âgé. C’est plus qu’un concert d’hommages. Une prosternation universelle avec des propos tellement outranciers qu’on en a mal pour lui. On peut penser ce qu’on veut de la peine de mort. Juger que Fourniret après le meurtre immonde de tant d’enfants martyrisés dut survivre, en coûtant près d’un million d’euros par an aux citoyens honnêtes, est une option qui peut tout de même se discuter. Se flatter que l’état ne tue pas ceux qui tuent sans excuse est un choix. Le vrai problème est ailleurs : dans l’explosion de délinquances devenue incontrôlables et la croissance concomitante du nombre de victimes. Ceux qu’on appelait les « badinters », les truands multirécidivistes qui n’hésitaient plus à tirer sur les flics, sont devenus non plus l’exception mais une véritable populace. Les caïds de la drogue commencent à l’emporter sur les forces de l’ordre comme en Amérique latine et dans certains pays d’Europe. Mais vite, il faut panthéoniser notre héros et présenter une réserve, un désaccord, autre chose qu’une approbation soumise vous classe dans le camp des Nazis récidivistes. L’école de la magistrature de Bordeaux, siège de tant de déviations et perversions de la justice a honoré le héros en grande pompe. Sous sa tutelle morale, elle va pouvoir continuer son travail de sape en faveur de tout ce qui ruine la société « bourgeoise » et justifier qu’on sanctionne la « bourgeoisie pourrie » de préférence aux truands.

Et il a la question de la baisse de la natalité. Le Bras et ses amis ont fait carrière dans la dénonciation du « natalisme » et n’ont jamais varié. L’effondrement démographique n’existait pas. Nous faisions mieux que tout le monde. Au pire les femmes faisaient-elles leurs enfants plus tard. Pas de quoi s’inquiéter. Et voilà que les chiffres ne peuvent plus être maquillés ou habillés des ritournelles tranquillisantes. On se souvient que chez Michel Polac en 1978 on affichait comme le faisait depuis longtemps le Canard Enchaîné, Michel Debré avec un entonnoir sur la tête : un fou, puisqu’il voulait une natalité normale. Si on enlève les naissances et les décès de familles maghrébines et plus généralement africaines, la population française baisse. Oui baisse. Et baisse vite. Très vite. Par centaine de milliers de personnes, pas par milliers ou dizaines de milliers.

La natalité, c’est un combat mené par Alfred Sauvy que nous avons repris dans ces colonnes depuis 2008. Ce matin sur LCI on parlait d’Elon Musk et la question cruciale venait d’être posée : est-il un fasciste ? Aussitôt une jeune chroniqueuse prend la parole : « bien sûr qu’il est un fasciste, il est nataliste ». La natalité est contre le droit des femmes. Inutile de citer les tombereaux de déclarations du même type dans tous les médias et dans l’édition. Il s’agit de lutter contre la « dictature de l’enfantement ». La « reductio ad uterum » est du nazisme pur et une attaque en règle contre l’émancipation de la femme. La constitutionnalisation du droit de tuer les fœtus pratiquement désormais à quelques stades de leur développement que ce soit, est la seule chose qui compte. Un enfant ? Pour une femme ? Beurk ! Vous voulez la réduire à un organe ?

Il y aurait désormais des hommes enceints ! À eux de jouer ? la révolte des femmes contre leur fonction familiale de mère et collective de survie de l‘humanité est la première cause de la dénatalité. Les arguties sur les difficultés d’avoir un enfant qui coûte trop cher sont ridicules. On avait des enfants alors qu’on gagnait dix fois moins ! L’excuse ne tient pas. La dénatalité est le fruit pourri du féminisme outrancier que plus personne n’ose accuser pour échapper à l’accusation de non-respect de la femme et de nazisme larvé. L’enfantement est la marque sinistre du corps violé de la femme. Point stop ! Ne pas répéter cette ignominie vous classe à la droite de l’ultradroite qui est à la droite de l’extrême-droite.

Emmanuel Macron, confronté à la mort programmée de la population native de la France se croit obligé de prendre le sujet par le tout petit bout de la lorgnette. C’est le manque de fertilité qui est la cause, pas les femmes. Il va s’occuper de la question du spermatozoïde paresseux. C’est de son niveau. Un simple défi médical. Surtout ne pas engager la responsabilité des associations féministes ni de l’avortement massif. Et les associations en rajoutent : si le spermatozoïde est paresseux, c’est à cause du capitalisme et de l’agriculture « croissantiste » ! Plus de contrôles des agriculteurs moins d’engrais et de pesticides, et cela va flamber, les naissances !

Non ! réplique une autre association : regarder les immigrés, ils font encore des enfants malgré les néonicotinoïdes. Le problème c’est que le gosse occidental émet plus de CO2. Il faut donc cesser de faire des enfants en Occident pour sauver la terre. Et ce genre de sottise a fini par percer dans la population.

Le harcèlement par les adeptes triomphant de la disparition de l’homme immonde est inlassable. La machine à créer de la culpabilité et à harceler les consciences ne s’arrête jamais.

Le résultat, on le voit : déclassement, vieillissement, autodestruction. La joie qu’ils expriment à l’idée des tourments qu’ils causent n’a d’égale que la passivité des autres qui les laissent faire.

Le même jour où une femme âgée s’est fait agresser et arracher ses bijoux de cou par un mineur isolé africain, 12 policiers municipaux interceptaient à 50 mètres de là les automobilistes dépassant 30 km/h. Mme Hidalgo avait averti : la police municipale ne serait pas armée et ferait respecter les règles d’étouffement de la circulation automobile. Encore un harcèlement sans fin, puisqu’il y a deux à trois millions de délinquants de ce type chaque jour.

Et juste une semaine plus tôt, Mme Van der Leyen, la présidente de la Commission avait montré les dents. L’élimination du CO2, ce sera pour 2040, pas 2 050.

Et aujourd’hui même les gazettes bruissaient de l’audace des trois belles âmes qui avaient « empotagé » une nouvelle œuvre d’art dans un musée.

La hauteur des consciences de média n’a jamais été plus proche du niveau médian des fosses à purin.

Après les débordements de moraline débile, la bêtise suicidaire a un bel avenir devant elle.

La France de Voltaire s’est éteinte, comme celle de Boileau, comme celle de Bossuet. Donner à réfléchir en élevant, a cédé aux faux prêtres donneurs de leçons qui abaissent, flétrissent et ruinent.

L’indigné professionnel est toujours un Jocrisse cherchant à trouver le pouvoir d’un Savonarole.

Qu’au moins on se souvienne du destin de Savonarole.

En attendant les Harceleurs sont une des causes potentielles les plus graves de destruction de l’économie en France  et en Europe.

Une vision vécue de l’histoire récente de l’agriculture

Qu’on me permette de parler d’agriculture à partir d’une expérience vécue. De 1945 à 1961 j’ai bien connu une ferme située à un peu plus de cinquante kilomètres de Paris.

Trois champs d’un hectare environ. Un pré humide avec une grande mare à grenouilles. Dix vaches. Deux bœufs, pour le tombereau qui transportait les pommes, les betteraves et les épis de maïs. Deux chevaux, Black et Papillon, pour tirer différents instruments agraires, la charrette à foin et un cabriolet permettant d’aller à la ville. Des poules en pagaille et quelques canards. L’eau est au puits. Il n’y a pas d’électricité mais des lampes à pétrole. Un ouvrier agricole en permanent, George, et deux journaliers pour l’été, La Loupe, un noble tombé dans l’alcool à la suite d’une déception amoureuse, qui conservait des photos du château familial, façon Guermantes, et Le Méchant, un costaud râblé qui ne tenait pas l’alcool et devenait violent. Une seule chambre non chauffée. Les ouvriers agricoles dormaient dans le foin dans les granges et se lavaient au puits. Une cuisine avec une cuisinière à charbon. Deux coffres importants entre les granges pour stocker la pomme de terre au noir, et un autre pour le charbon.

Les instruments quotidiens sont le broc, les sabots, les ligatures de bottes, qui servent à tout et notamment de ceintures, le fouet et le papier tue-mouches. Les toilettes sont un cabanon en haut du clos qui sur un demi-hectare reçoit le fumier (non enfoui, d’où les mouches) et permet de cultiver un jardin potager d’importance. Des hirondelles et des moineaux partout.

Les recettes quotidiennes sont fournies par le ramassage du lait et des œufs. Une vache produit entre 2,000 kg et 2,500 kg de lait par an, soit soixante à quatre-vingts litres à traire tous les jours à la ferme. On retrouve une trentaine d’œufs tous les jours. De temps à autre un veau arrive après l’intervention d’un taureau qu’on a fait venir à cet effet. Il ne sera pas vendu et on récupérera sa viande le plus souvent, après l’avoir emmené chez l’équarrisseur du village (qui bientôt disparaîtra). Lorsqu’il s’agit d’une génisse, elle est envoyée à l’engraissement et revient en du temps pour remplacer une vache vieillissante. On achète peu de choses : le pain, le vin, les rouleaux de papier tue mouches, des produits de toilettes, du fil et des aiguilles. Parfois du tissu. Le fromage est fait maison. Mais les fruits, même les pommes, sont achetés au marché. Les pommes à cidre sont récoltées et le pressoir est loué une ou deux journées pour en faire du cidre (et un peu de gnôle sous l’œil vigilant du fisc).

On ne vit pas mal à la ferme, compte tenu de l’autoconsommation, mais le revenu monétaire ne dépasse pas l’équivalent de 200 euros par mois et par personne. Il n’y a pas de retraite. Pas de vacances. Pas de droits sociaux. De toute façon tout le monde meurt avant 60 ans. Dans la plaine riche des alentours, trois ou quatre exploitations dépassent à peine les quarante hectares.

Des exploitations de ce type il y en a des dizaines de mille en France

Il va se passer bien des choses :

La myxomatose qui va décimer les lapins qui ne reviendront jamais à leur volume précédent.

Le tracteur, qui va changer les conditions d’exploitation et l’engrais qui l’accompagne, car seule la productivité améliorée permet de le financer.

Le vélomoteur Motobécane qui va faire découvrir la ville aux filles qui vont alors déserter les campagnes.

En 20 ans toutes les petites exploitations vont fermer et les petites surfaces incommodes mises en jachère, En trente ans les surfaces correctes vont être cédées pour faire des lotissements. Les grandes fermes elles s’étendent et commencent à dépasser 80 hectares puis cent hectares, avec une forte mécanisation et beaucoup d’engrais. Les tracteurs deviennent des engins étonnants qui peuvent traiter 5 hectares par jour puis dix, en tractant des engins de plus en plus larges. Ils travaillent la nuit. Les rendements explosent.

Les élevages laitiers se spécialisent avec les meilleures espèces, la stabulation et les trayeuses, avec des productions de lait de plus 6 tonnes annuellement par vache avec trayeuses automatiques. La fée électricité et les adductions d’eau ont fait leur chemin. Le nombre d’exploitation est divisé par deux puis par quatre puis par dix. Le revenu monétaire des paysans devient plus important et la finance fait son entrée à la ferme.

L’exode rural vide littéralement les campagnes où la population vieillit et où on manque de femmes. On va les chercher à l’étranger, de plus en plus loin. On crée une retraite sans aucune cotisation, ce qui créera par solidarité un détournement de rentes très important qui pèsera sur la retraite des autres, qui cotisent, eux.

Tout le monde a compris que rester à la campagne, c’est accepter la paupérisation relative. Le revenu de ceux qui restent monte du fait de la productivité mais surtout par l’élargissement et la spécialisation des exploitations.

Comme disait mon ami Léon Chaix, spécialiste agricole s’il en fut : la vraie misère est agricole. La preuve est qu’on part pour la ville. Ceux qui idéalisent la petite exploitation agricole des années 1 880 et qui persistait encore en 1950, n’y vivraient pas.

De là : le changement d’ampleur et de ton du syndicalisme agricole et les grandes manifestations bretonnes parfois violentes menées par Alexis Gourvennec en 1961 et l’arrivée de Pisani et Chirac dans le décor pour mettre en place de nouvelles structures coopératives et des filières de ventes à l’étranger, allant jusqu’à creuser un port pour attaquer le marché britannique !

Pour l’état, très interventionniste dans le monde agricole depuis des siècles, la « politique agricole » devient un problème. Les systèmes de garantie de prix, genre ONIC, pour le blé, commencent à flancher : tous les silos sont pleins et les marchés extérieurs commencent à être également saturés. Ils ne permettent plus de se débarrasser des excédents à bon prix. En les bradant on fait grandir l’écart de prix entre le marché français et le marché mondial. Les producteurs étrangers se rebellent ! De Gaulle impose que l’agriculture ne soit pas laissée hors du marché commun et qu’on y mette les mêmes garanties de prix qu’en France.

Le plan Mansholt marque une première certitude : le revenu paysan ne rattrapera son retard que si on crée des exploitations optimales donc bien plus grandes. On veut créer des fermes à plusieurs pour atteindre des tailles critiques. Les petites exploitations sont condamnées. En même temps on suggère qu’il faut ramener les prix européens plus près des prix mondiaux et on cherche à augmentation la pression de concurrence en important plus, en particulier de la viande. C’est un choc culturel tant l’attachement à la petite ferme traditionnelle est grand.

Mais l’opération réussit, pas toujours par fusion des terrains et des fermes. Des cas d’associations entre deux familles se multiplient notamment dans le Sud-Ouest où l’enfant unique a déjà fait des ravages au XIXe siècle Cela ira assez loin, compte tenu des aides sociales qui se multiplient. Je connais un cas où deux exploitations familiales de 80 hectares sont mises en commun en attendant le mariage des deux enfants des paysans. On ne se marie pas tout de suite pour toucher la subvention de femme isolée, en plus pour chacun des enfants, du RMI de l’époque. Les enfants travaillent au noir en hiver comme moniteurs de ski pour des groupes anglais dans les Alpes et travaillent au noir en été au bord de la mer. Quand les parents cesseront leur activité il sera bien temps de se marier et de reprendre l’exploitation. Des scouts parcourent les campagnes pour les informer de leurs droits et protections.

Mai 1968 crée les conditions des évènements du Larzac qui fait apparaître les premiers contre-modèles gauchistes et anti productivistes violents.

En 1992 se produit le grand choc. L’Europe ne veut plus subventionner les produits mais les paysans. On passe de l’aide au prix à l’aide à la personne. Déjà des préoccupations environnementales pointent leur nez. Le paysan devient un assisté dont l’activité ne cessera plus d’être sous la surveillance des fonctionnaires et de Bruxelles, où la PAC est le premier budget. Sa production est limitée. Des obligations réglementaires commencent à pleuvoir avec le flicage qui va avec. La grogne ne cesse de monter. Mais le paysan n’a aucune chance d’échapper : son revenu ne dépend plus de lui.

En 2013, le cadre est affiné pour faire des économies avec plus de sélectivité dans les aides à la personne. Puis les écolos fascistes prennent le pouvoir en France et à Bruxelles. On impose de plus en plus de contraintes aux exploitants jusqu’à réduire leurs surfaces, en exigeant plus de jachères tout en ouvrant en grand la concurrence à des produits qui n’ont pas les mêmes règles restrictives de production. Les prix de ventes ne permettent plus de couvrir les coûts et la concurrence internationale emporte jusqu’à 50 % de la consommation, beaucoup via les hypermarchés, dont les centrales sont à l’étranger.

Le cumul de l’idéologie de la concurrence, de la volonté de réduire le coût de la PAC, de l’idéologie des écologistes punitifs et malthusiens, des défenseurs de la nature sacrée contre l’homme épouvantable et prédateur, et de la bureaucratie a fait exploser le système.

On demande de surcroît à la ruralité de déboiser pour mettre des panneaux voltaïques et de supporter l’implantation d’éoliennes géantes, tout en exigeant avec la loi ZAN que les bourgs cessent de s’étendre. Des sauvages protestent violemment et détruisent les semences modernes et les bassines de retenues d’eau après avoir interdit les OGM.

L’arrivée de populations délinquantes de l’est et du sud voit se développer le vol dans les champs et les attaques de fermes isolées.

Les campagnes deviennent folles. comment ne pas le comprendre ?

Sur les 53 milliards de la PAC, environ 10 milliards sont donnés à un monde paysan de 350 000 personnes, soit en moyenne 30 000 euros par exploitation. Il est difficile d’aller beaucoup plus loin.

La situation est inextricable. Au nom de la « restauration » de la nature et de la lutte contre le « dérèglement » climatique on veut tuer l’élevage et réduire la productivité, tout en important en masse des produits agricoles internationaux (sans préoccupations pour la nature et le climat), tout en paralysant tout le milieu rural par une supervision bureaucratique digne de l’URSS. Affirmer qu’en faisant cela, on lutte contre le « libéralisme » excessif des paysans est tout de même un peu gros.

L’avenir de toute façon est à des exploitations de types capitalistes avec des salariés agricoles travaillant avec les mêmes normes que dans tous les autres métiers, qui seront soit des permanents soit des saisonniers, capables de financer les rétentions d’eau et les matériels actuellement nécessaires dans un métier qui devient de plus en plus numérique et capital intensif.

La revendication de hippies alternatifs qui veulent faire du bio sur des petites surfaces prêtées sans frais avec des subventions intégrales européennes ou nationales est parfaitement ridicule.

En revanche la question de la fertilité des sols soumis à des intrants chimiques importants et potentiellement dévastateur est un vrai problème. C’est là que la recherche doit progresser et sur le diagnostic et sur les solutions, loin des paniques artificielles organisées par des ONG.

Pour l’agriculture française la solution existe. Elle a été mise en œuvre par la Nouvelle-Zélande confrontée à une poussée extravagante des subventions associées à des résultats désastreux pour les paysans soumis à d’infinies tracasseries. En quelques années les paysans sont redevenus riches et les subventions d’Etat ont été divisées par quatre. Qu’est-ce qui s’est passé ? On leur a dit : débrouillez-vous et faites ce que vous voulez mais sans l’aide de l’État !

Le plus simple aujourd’hui est de tenir le même langage au monde paysan. Supprimons la PAC, la loi Zan, la loi Egalim etc. Démantelons les obstacles à la vente des terrains agricoles et le malthusianisme du statut de paysans. Et demerden-sie sich ! Que les meilleurs gagnent. Et unifions toutes les normes de qualité des produits à l’entrée sur les marchés qu’ils soient alimentés de l’intérieur ou de l’extérieur de l’Union.

Rendez-vous dans 5 ans.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

Bienvenue au Paradis des Anges

Tous ceux qui ont eu la patience d’écouter les dernières prestations théâtrales d’Emmanuel Macron, témoignent de prestations tellement loin de la réalité qu’elles s’apparentent à un cheminement follement narcissique dans les jardins d’Éden, et à une balade imaginaire, sautillante de satisfaction au milieu des nymphes les plus suaves et décomplexées. Tout était beau. Tout était réussi. Le projet de l’ange messianique tombé dans les jardins de l’Élysée se déroulait à merveilles et fécondait non seulement le pauvre territoire des anciens Français mais toute l’Europe et le monde entier, frappé d’admiration devant cet envoyé béni entre tous.

Ah ! Pour l’auditeur, quelle incursion au Paradis des Anges ! Pourquoi penser petit : c’est un Archange qui a été donné à la France, à l’Europe et au Monde. Réjouissons-nous !

Rappelons que les Archanges « connaissent notre passé, notre présent et notre avenir. Ils peuvent nous orienter et nous prodiguer des conseils lorsque nous les invoquons. En effet, ils répandent la lumière divine et peuvent nous éclairer dans les moments de doute et de désespoir ». Ce treizième archange, devenu président de la petite République française, est donc une jolie surprise, tout simplement inespérée pour les Français, que tous devraient mesurer à sa juste valeur onirique.

Nous laisserons les admirateurs entendre ou réentendre ces conférences magiques. Nous n’en extrairons que deux miraculeuses paroles.

« Quand j’ai été élu en 2017 la France avait dix ans de retard, et quand je quitterai en 2027, elle aura dix ans d’avance ». L’Archange en dix ans a fait gagner vingt ans au pays. Épatant !

Devant le monde global réuni à Davos, dans un manteau de neige fondant mais étincelant, la révélation fut faite que l’Archange était venu annoncer dès 2017 ce qu’il ferait et qu’il a tenu parole. Tout ce qu’il avait prévu a bien été réalisé sans délai ni faute. Il est vrai que c’est plus facile pour un Archange qui connaît l’avenir. Aussitôt, une annonce nouvelle a été faite devant ce parterre choisi : un « nouveau contrat mondial », rien que cela, et de nouveaux succès majestueux à prévoir bien que « le modèle capitaliste marié à l'économie de marché ouverte ne puisse plus fonctionner dans cet environnement ».

On aurait pu évoquer aussi l’époustouflant discours en allemand de l’Archange pour la cérémonie d’enterrement de Wolfgang Shäuble. Il a été distillé dans la presse que son professeur d’Allemand témoignait qu’il avait appris l’allemand en quelques heures. Extra-humain !

L’accueil international a été un peu terne. Le New York Times a signalé l’évolution du vocabulaire, passé de la révolution à la refondation, puis à la renaissance, puis au réarmement civique. Ce journal semble penser que cet effort verbal n’a guère d’intérêt. Le Financial Times a été plus lucide indiquant « qu’on n’aurait tort de ne voir dans ce discours qu’un discours ampoulé typiquement français ». La demande d’un énorme accroissement des financements a touché une corde sensible sur la place financière britannique qui ne se sent pas particulièrement intéressé par le renforcement de la « souveraineté » européenne mais aimerait bien garder son rôle financier en Europe continentale.

 

Ce qui frappe aussi, c’est la totale déconnexion entre ces discours et la manière dominante de voir des Français. La cohérence du narratif de leur Président ne leur saute pas aux yeux, dans la mesure où sur à peu près tous les sujets, le « en même temps » lui a permis de faire tout et le contraire de tout, et réciproquement, tout en se réinventant et en réinventant la réinvention.

Pauvres Français qui se laissent abuser par des réalités saumâtres sans comprendre qu’il existe une méta réalité, une indispensable partie immergée et immaculée de l’iceberg !

Aux annonces triomphantes de « baisse de la pression fiscale » grâce à des « suppressions d’impôts », ils répondent : les impôts n’ont pas été supprimés mais transférés. Globalement la pression fiscale a clairement augmenté, du fait d’une explosion indécente des dépenses publiques et de la progressivité fiscale intense en cas d’inflation.

Aux annonces ébouriffantes de reprise en main de l’addiction à la dette, ils opposent la hausse tout aussi ébouriffante constatée. Trois mille milliards d’euros et plus ! Tout de même ! Deux fois la valeur ajoutée des entreprises commerciales françaises de plus de 2 salariés !

Aux formidables déclarations du début du premier quinquennat marquant la décision de faire disparaître l’essentiel du parc nucléaire au profit de moulins à vent et de plaques photovoltaïques, ils notent que la filière nucléaire a été à moitié détruite, que les retards sur les Enr ont provoqué des amendes indécentes imposées par la Commission européenne au pays qui a, au monde, le meilleur rapport CO2/Énergie ! Les conséquences de la décision stupide de fermer les deux réacteurs de Fessenheim brûlent encore le revenu des Français.

La promesse de révolution dans le monde agricole se traduit par une des politiques malthusiennes les pires de l’histoire, accompagnée par le pire de ce que sait faire la bureaucratie, avec une dictature des normes étouffantes qui tuent les exploitations, des concurrences totalement déséquilibrées par des produits étrangers ne supportant pas les mêmes tares, la réduction du paysan au statut d’assisté détesté, des différences ahurissantes entre la croissance des coûts et celles de prix de ventes des produits agricoles. Deux suicides par jour de paysans et des agressions constantes de la part d’une mouvance écolo gauchistes pratiquant la violence extrême, surtout depuis la lâcheté montrée à Notre-Dame des Landes, avec une poussée non contrôlée du pillage des exploitations par des bandes venues de l’est de l’Europe ! Vol d’essence, de matériels, de récoltes, tout y passe. La révolte s’installe et s’étend ! Surprise, surprise !

L’engagement jamais démenti en faveur d’une immigration de masse qui a saturé tous les systèmes médicaux et sociaux a du mal à être accepté lorsque les Français voient le rapport évident avec les 55 000 coups de couteau dont trop sont mortels portés chaque année par une certaine jeunesse tentée par la violence en bandes et les trafics, notamment de drogue.

Quant à la natalité, la part des Français de souche dans les décès annuels excèdent la même part dans les naissances. Ici et maintenant la population traditionnelle française est en forte régression. Les perspectives ne sont pas absolument enchanteresses.

Les Français restent attachés à une certaine dignité française dans le traitement des politiques dites régaliennes. Ils voient que l’armée française a été virée d’Afrique dans des conditions humiliantes, que la formation des ambassadeurs a été sacrifiée, que le français est sorti du champ de la diplomatie mondiale, que la culture française est bureaucratisée et sans relief, que l’école est effondrée, que la justice est en état de mort cérébrale et que le système sanitaire est en dépression profonde.

La promesse de mettre fin au danger antirépublicain en France grâce à la « révolution » promise a également montré quelques défaillances. À eux deux, le RN et la NUPES représentent plus de 50 % des votes exprimés dans les récentes élections nationales. L’abstention électorale n’a jamais été aussi haute avec le développement d’une coupure systémique entre le pays réel et la classe politique dominante qui a vu la fusion entre la haute administration et les hauts postes politiques et financiers. Les projections électorales portent le RN en tête aux élections européennes et aux prochaines Présidentielles. Caramba, encore raté !

La France entre en récession, avec des pertes d’emplois, des déficits partout, et une plongée du bâtiment dans la récession, ouvrant sur une crise du logement particulièrement aiguë. Les faillites d’entreprises comparées à 2017 sont en hausse de plus de moitié et parfois doublent dans certains secteurs.

Tout cela marque une régression formidable plutôt qu’un progrès accéléré avec une avance phénoménale de « 20 ans » !

De même beaucoup de Français se demandent pourquoi leur Président a cru nécessaire de faire en 2017 des promesses au World Economic Forum et d’en faire le rapport cinq ans plus tard. Du coup, il faut s’interroger sur les nouvelles promesses et sur le contenu du nouveau contrat mondial, basé sur la souveraineté renforcée de l’Union Européenne, qui exige de trouver des ressources phénoménales pour des investissements en rapport.

On sait que ce Président a fait voter un vœu au Parlement européen pour une extension massive du nombre de membres de l’UE, pour la transformation des traités en vue de créer une Europe fédérale de plein exercice, et qu’il demande que le FMI et la World Bank créent des montagnes de monnaie administrative, prolongeant à l’échelon mondial l’énorme triomphe obtenu dans la dépense publique française. L’intention est de créer des marchés administratifs calibrés pour la finance internationale, tout en empêchant les pensées dissonantes, thème du forum de Davos 2 024.

Certains voient dans ce charivari des folies narcissiques déconnectées ou un capitalisme financier débridé. Une « oligarchie internationale » serait à la recherche de marchés de connivence immenses, comme on n’en a jamais vu, le tout payé par des citoyens appauvris, surfiscalisés, surréglementés et réduits au silence, comme le sont déjà nos paysans.

Certains observent que cela gronde dans les profondeurs contre ces dingueries déplaisantes et ces pompes branchées directement sur le portefeuille de la population.

Triste complotisme !

Au Paradis des Anges, a-t-on jamais vu quelqu’un se plaindre et hurler ?

La campagne électorale européenne signera-t-elle la mort de LR ?

L’interview de F-X. Bellamy sur France Info est un bel exemple des méthodes des chaînes publiques contre LR, point qu’il ne faut jamais négliger dans la définition des options politiques que ce parti doit élaborer.

Toujours, indéfiniment, les militants qui peuplent les chaînes publiques depuis le passage de F. Mitterrand n’ont qu’une idée en tête : comment casser et saloper l’image de « l’ennemi odieux » qui ose croire qu’il a le droit de s’adresser au pays. La méthode est toujours la même : choix de la période et de l’heure où il pourra faire le moins de dégâts possible ; attitude choquée qui consent avec peine à cet exercice malheureusement imposé par les règles de démocratie ; questions posées avec dégoût en marquant qu’on sait d’avance ce que sera l’ignominie de la réponse ; choix d’un sujet que l’on croit destructeur d’image ; refus de la réponse et on repose plusieurs fois la même question pour bien racler tout le pouvoir que l’on croit maléfique du sujet ; citations répétées de propos tenus par des adversaires politiques qui peuvent être ignobles puisqu’il s’agit de citation. « Que répondez vous à ceux qui, nombreux et depuis longtemps dénoncent votre… ».

La durée utile de l’interview est réduite de plus de 50 % par ces fausses questions tiroirs qui se veulent révélatrices de l’ignominie présumée de l’interviewé. Avec un client du « bon » camp idéologique, on fera l’inverse : multiplier les éloges et les citations de personnes énamourées par ses positions. Si vous vous rebellez contre cette différence de traitement vous diminuez encore votre temps de parole. Ce traitement, longtemps réservé au FN qui avait été « créé médiatiquement » par F. Mitterrand pour disposer d’un pôle de division exécrée contre les gaullistes, est généralisé à toutes les nuances de la droite, de Dupont Aignan, à Philippot, d’Asselineau au RN, de Zemmour à LR. La montée aux extrêmes aussi bien à droite qu’à gauche, provoquée par les postures macroniennes calculées, rend la situation encore plus difficile pour LR.

La division mortelle organisée par Nicolas Sarkozy entre collaborationnistes et résistants aux séductions diverses du pouvoir présidentiel en place, aggravée par la concurrence parfois haineuse entre les écuries présidentielles qui ont un pied dedans et un pied dehors de LR, sur fond de désastres électoraux successifs aux présidentielles, complique encore les choses.

Quelles sont les conclusions à tirer de ce constat ?

La première est qu’il faut armer tous les membres LR en position de parler dans les médias d’un corpus idéologique complet et fort, sur les sujets fondamentaux pour la nation, et surtout que ce programme soit voté par l’ensemble des adhérents LR. Le « redressement par le programme », aussi difficile que soit l’opération, n’est pas une option. Être conforté sur tous les sujets les plus graves par un discours fort et étalonné ne peut être qu’un gain pour toute personne interviewée par des forces hostiles. Sinon il est perpétuellement sur la défensive et en train d’expliquer sur tel ou tel reproche que ce sont les socialistes ou les féministes, ou les écologistes qui pensent comme lui et soutiennent la même chose.

Éric Ciotti a eu parfaitement raison de sortir LR de son silence poussif depuis l’échec de 2012 et de lancer en novembre 2022 après son élection l’idée d’un redressement de la France et de LR par des conférences thématiques articulées, devant aboutir au premier semestre 2023. L’ennui c’est que depuis, ce projet n’a fait l’objet d’aucune organisation sérieuse, a été constamment repoussé et que les dernières mesures d’organisation annoncées sont dérisoires par rapport à ce qu’il faudrait mettre en place.

Du coup voici l’ami Bellamy aux prises avec le « service public de la désinformation », sur une question européenne laissée totalement en jachère par LR. Il est vrai que les médias ne parlent absolument jamais d’Europe et la seule chaîne de télévision spécialisée, Euronews, est servie uniquement par des fédéralistes européistes ne faisant que de la propagande et jamais d’information.

Si vous voulez savoir ce qui se passe à Bruxelles, il faut y aller tout seul via internet et… en anglais. On se rappelle qu’aux dernières Européennes, le seul argument des sortants LR avait été de vanter leur participation à l’unification des prises de rechargement des téléphones. Une fois de plus LR va à une élection sans avoir construit une position forte, avec son lot normal de dénonciations et de suggestions, à imprimer dans l’opinion publique par une parole collective.

Les Européennes ont toujours été jusqu’ici l’occasion :

-           De crier qu’on était « pour l’Europe » en nommant une tête de liste la plus européiste possible.

-           De recaser des ténors en difficultés : on reste étonné du nombre d’éclopés à qui on a assuré une bonne base de rémunération sans aucun travail en attendant que sa situation s’éclaircisse en France (exemple : Rachida Dati, qui a considéré néanmoins que la brioche tendue par Macron était encore meilleure).

Il faut dire que les élections européennes sont structurellement un exercice parfaitement anti démocratique et insignifiant :

- Personne ne sait sur quoi les votes donneront à choisir. Même si on a donné un « nonosse » à ronger au PE sur quelques sujets de son choix, les débats sérieux portent principalement sur les projets de la Commission en vue d’avaliser des ordonnances qui s’imposeront aux gouvernements nationaux et qui ne sont pas connus à l’avance. Le vote ne permet pas aux électeurs de trancher des questions préalablement mises à la discussion publique.

- Le choix de la proportionnelle permet de fractionner les votes nationaux en petits bouts, alors que chaque pays est structurellement minoritaire. Le vote « français » qui représente à peine plus de 10 % des parlementaires, se retrouve découpé en petites fractions qui vont se recomposer dans des ligues plus vastes aux contours inconnus des Français.

- Depuis les dernières fantaisies constitutionnelles imposées par Nicolas Sarkozy, le Parlement européen est encombré de débats sur tout et n’importe quoi, en totale franchise des sujets consacrés par les traités. Un leader français aura une minute, parfois deux, pour prendre position publique sur le sujet en question. Personne en France ne saura qui a voté quoi. C’est comme cela que le Parlement européen a voté avec l’aide d’Emmanuel Macron, dans le silence général des médias, un vœu pour transformer les traités à nouveau en « vraie constitution fédéraliste ». Silence général dans les médias français alors qu’il s’agit en fait de la fin programmée de l’indépendance française et un étouffement quasi-total de la souveraineté nationale.

- Le nouveau projet d’extension du nombre des membres de l’Union, avec intégration, à la demande américaine, de l’Ukraine, de la Géorgie, de l’avorton d’état qu’est le Kosovo (une base américaine entourée d’instances criminelles pourries jusqu’à l’os et totalement islamisées), de l’Albanie, etc. est l’occasion à nouveau de pousser vers un fédéralisme tronqué et manipulé.

- Le rôle des ONG faux nez d’États et d’intérêts privés à Bruxelles est totalement abusif et les Américains spécialistes des « révolutions Orange » ont réussi à imposer leur rôle par les cours de justice qui ont fait un véritable coup d’État en instrumentalisant à leur guise le préambule de la déclaration européenne des droits de l’homme qui à ma connaissance n’a toujours pas été votée par la France. La loi française est maintenant tenue en respect par une cascade d’institutions emboîtées dépendant de quelques juges cooptés pour leur européisme, leur atlantisme et leur américanisme.

On n’a même pas dit une fois pour toutes à la Turquie, (comme au Liban ou Israël), qu’elle ne pouvait pas prétendre entrer dans l’Europe institutionnelle comme Califat de l’Oumma !

L’entrée de l’Ukraine signifie, entre autres, la mort de la politique agricole commune déjà en déshérence et la fin de l’agriculture française.

La part de la France sera réduite à un peu plus de 5 % dans l’effectif parlementaire « européen ».

Le décor ne serait pas complet sans les sorties récentes de commissaires européens faisant la promotion de l’immigration islamique et du Wokisme sans aucune réserve.

Autant dire que la situation de François-Xavier Bellamy est plus que complexe…

Il s’en est sorti plutôt bien dans l’interview considérée. Naturellement il a été entrepris presque uniquement sur ses réserves vis-à-vis du mariage pour tous, l’avortement, la PMA etc. Il est sûr que l’intégration dans la constitution française d’un droit fondamental à l’avortement est un vrai sujet européen ! Et que LR n’a pas osé promouvoir une position sur ce sujet, laissant chacun se débrouiller comme il peut.

Il a pu, un peu, dénoncer le projet d’extension de l’Union Européenne, mais en inventant un statut d’association pour les nouveaux venus qui n’a jamais été discuté au sein de LR et dont les contours sont indéfinis.

Il a pu dénoncer la politique agricole voulue par l’Europe qui tue l’agriculture française et martyrise celle de nombreux pays, en l’accablant de réglementations extrémistes et tatillonnes encore aggravées par l’influence des Verts infiltrés partout qui en rajoutent en France dans la réglementation de détail. Mais là encore, il est obligé d’improviser et rester dans la généralité, faute de support programmatique de la part de LR.

Il a pu montrer que la dénatalité qui frappe maintenant de façon évidente et gravissime la France et tout le continent européen est un vrai problème qui ne suppose pas nécessairement qu’on revienne sur l’émancipation de la femme qui se développe depuis plus d’un siècle, malgré les affirmations de certains mouvements féministes nihilistes. Mais cette question cruciale n’a fait l’objet d’aucune position de LR par crainte de passer pour réactionnaire et ringard. Acceptation de la tutelle du gauchisme et silence craintif ne peuvent pas stimuler l’adhésion d’un corps électoral !

Il s’égosille à montrer qu’il a été utile à Bruxelles et que les autres ne le seront pas, car tous sont complices des désastres qui se préparent. Et c’est vrai ! Il est réellement le premier à avoir pris l’affaire au sérieux et il n’a pas hésité à développer (en une minute ou deux, règle du Parlement européen) des propos forts contre le chef du gouvernement allemand ou récemment contre le projet de modification des traités. Il a, en effet, fait stopper la campagne abjecte qui faisait du voile islamique un exemple d’affranchissement de la femme au moment de la pire répression des libertés vestimentaires féminines en Iran, avec meurtres à la clé.

Pendant ce temps-là, le RN s’obstine à faire de la politique interne en utilisant le vote à la proportionnelle européenne pour montrer sa force. « Si vous êtes contre Macron, votez pour nous ». Pas un mot sur les questions européennes bien sûr. Juste un épisode du nouveau concours de beauté entre les jeunes Bardella et Attal.

Zemmour veut symboliser la lutte contre l’islamisme qui a ses entrées totalement ouvertes à Bruxelles.

Le groupe Liot va présenter une liste au nom de la défense des territoires et de l’agriculture française. Faute d’avoir préempté le sujet, LR se fait piquer un thème capital.

Les Verts, le PS, le PC et l’extrême gauche vont y aller dans le désordre pour profiter de la proportionnelle et juger de l’état des forces respectives. Sans parler des listes farfelues qui sortent de terre comme les vers à la pleine lune (en général 20 à 30 listes). La représentation française va être pulvérisée, un peu plus, en dépit du score minimum requis pour avoir des députés et être remboursés en partie de ses frais de campagne.

Emmanuel Macron va développer « son projet pour dans trois ans ». On sait qu’il veut être président de l’Europe élu au suffrage universel par tous les pays membres d’une Europe élargie au maximum. C’est la bataille qui s’engage pour lui après avoir affaibli LR au maximum par le débauchage de tout ce qu’il a pu trouver dans les poubelles morales de l’ex UMP.

On voit combien il est regrettable que le projet de « redressement par le programme » annoncé par Éric Ciotti ait pris autant de retard et qu’il soit mené dans une telle désorganisation et sur un mode si mineur.

Disons-le clairement : si LR continue comme cela, c’est la fin programmée dans une indifférence générale vaguement méprisante. Il ne peut survivre qu’en essayant d’incarner le salut public et d’abord vis-à-vis des développements engagés en vue de créer les États-Unis d’Europe.

Il faut que LR définisse le projet pro européen qu’il soutient comme une association d’États souverains qui s’unissent sur des projets communs, où l’association est nécessaire, la Commission n’étant que le secrétariat général de la structure de projet mis en place.

LR doit réaffirmer que la souveraineté française este entière et ne peut être globalement étouffée par des institutions étrangères, tout en précisant les domaines limités où elle accepte soit des responsabilités partagées soit une délégation de souveraineté éventuellement révocable si les résultats ne sont pas là.

LR doit s’opposer à l’extension sans limite du champ des pays membres, notamment à des pays en guerre, ou rattaché à des puissances étrangères, notamment islamistes. Si un statut d’association économique doit être élaboré, d’accord ! Que LR le définisse au lieu de laisser des élus l’évoquer dans la solitude.

LR doit proposer que les grands projets d’ordonnance européenne, soient examinés par le Parlement français préalablement au vote au PE afin d’informer complètement l’opinion sur ce qui se passe à Bruxelles. Rien de ce qui s’y décide n’est réellement couvert par les médias en France. On attend que le débat vienne en France au moment où on ne peut plus rien faire. Il permettra au Président et au gouvernement de savoir jusqu’où ils peuvent aller trop loin dans la soumission aux oukases européistes et donnera à réfléchir aux membres de la Commission.

LR doit imposer l’idée qu’aucune ordonnance en Europe ne puisse être votée sans être accompagnée d’une étude d’impact sérieuse dans tous les pays membres et en particulier en France.

LR doit être catégorique sur l’indépendance des travaux européens vis-à-vis de l’entrisme des ONG qui doivent se déclarer comme les autres lobbies et avec les mêmes contraintes.

LR doit faire valoir de façon tonitruante qu’il ne faut aucun président européen élu au suffrage universel dans tous les pays d’Europe en même temps et que le projet personnel de M. Macron est totalement contraire à la souveraineté française et peut s’assimiler à une forfaiture.

LR, sur la question nucléaire, la question agricole, la question industrielle, la question climatique, la question migratoire, la dérive wokiste et la question institutionnelle européenne, doit fixer en toute clarté quelles sont les lignes rouges infranchissables sans remise en cause de la participation de la France à un projet européen dévoyé.

Il faut demander la démission immédiate de Mme Van der Leyen et des commissaires asservis à des mouvements évidemment contraires à l’intérêt français.

Évidemment, cela tranche avec l’inexistence de toute parole collective audible et percutante qui est la marque de fabrique de LR depuis que le RPR est devenu la trop centriste UMP et surtout l’échec sarkozyste de 2012.

Bien sûr on peut se contenter d’une petite guérilla parlementaire et de l’action solitaire de M. Bellamy pour espérer finir à plus de 5 % (pour avoir au moins un député et ne pas rembourser les frais de campagne) lors d’un vote européen jugé, au fond et comme d’habitude, sans importance, puis magouiller pour les élections municipales avec les fragments épars du mouvement, puis s’arranger, au départ de Macron, pour relancer la bataille des écuries.

Comme tout cela est intéressant et enthousiasmant ! Comme on disait autrefois, le mal, on doit le combattre mais, d’abord, il faut éviter de décourager du bien !

La vérité nue : ces élections sont cruciales pour l’avenir de LR. Terminer à la cinquième place derrière le RN, la liste de Macron, la liste de Zemmour et celle des Verts, et peut-être sixième derrière la liste Liot, avec 6 % ou moins des votes exprimés, marquera un point de non-retour. Il sera impossible d’aller aux Municipales avec la moindre dynamique ce qui poussera à des arrangements qu’on préfère ne pas imaginer. Quant aux Présidentielles ! Quinze ans loin du pouvoir et encore au minimum cinq de plus ?

Alors espérons que LR va comprendre qu’il lui faut mobiliser très vite sur un Programme de Salut Public pour que la France ne sorte pas de l’histoire et LR de la vie politique par la petite porte.

Qu’aurait été l’année 2023 sans Emmanuel Macron ?

La Ve République a donné au Président de la République des pouvoirs très considérables qui lui permettent de peser sur la réalité vécue par chaque Français. Il est légitime d’analyser comment ces pouvoirs ont impacté la situation française en 2023, l’année qui vient de s’achever, alors que le président actuel, lors de vœux psychédéliques, scénarisés en montrant un homme solaire sur fond crépusculaire, vient d’affirmer que la France avait 7 ans de retard quand il a été élu pour la première fois et qu’elle aura 7 ans d’avance quand il partira. Est-ce que l’année 2 023 brille comme la preuve de ce rattrapage puis de cette avancée inouïe ?

La campagne électorale de 2022 ensemencée par près de 80 milliards d’euros d’annonces et de saupoudrage de cadeaux au peuple plus démagogiques les uns que les autres, ayant été escamotée (on dit enjambée, pour bien souligner que notre président a des bottes de sept lieux, et sept années) et débouché sur un succès personnel à la présidence mais un échec rare à l’Assemblée, on savait dès fin 2022 que la situation de 2023 serait assez délicate et politiquement et économiquement avec, en prime,  les conséquences de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. Contexte international difficile et incertitude du contexte particulier du Président de la République formaient un cocktail peu savoureux.

Étant sorti du premier quinquennat sans bilan et désormais sans majorité au Parlement, Emmanuel Macron a compris qu’il fallait bâtir son avenir et sa communication sur l’action. Il avait osé toucher au tabou de l’ISF, à celui du statut des Cheminots, de la réforme du RSA, la réforme. L’action restait le sésame de son futur rêvé.

Alors il choisit de conclure sur la réforme des retraites. L’ennui et qu’il avait choisi une formule prétentieuse et impraticable. Ce projet s’est effondré en cinq ans. Le génie macronien n’a pas fonctionné. Il lui fallait donc revenir au projet de base : reculer l’âge de la retraite, une formule qu’il avait jugé stupide auparavant et digne des pires ringards. Pendant six mois l’opération tourna au cauchemar avec des grèves partout, des manifestations violentes et pour finir des casserolades à chaque sortie. Avoir utilisé le 49.3 pour imposer aux Français de travailler deux années de plus n’a pas été vécu comme un triomphe démocratique. L’énormité du désordre engendré par son action n’a pas du tout gêné Emmanuel Macron : il valorisait sa détermination à réformer coûte que coûte. Le narcissisme du président s’en trouvait fortement valorisé, c’est tout ce qui comptait.

Du coup, il a fallu payer pour calmer les corporations en révolte. La valse des milliards recommença, avec au bout du chemin plus de 3 000 milliards de dettes et une pression des prélèvements jamais vue, alors que la France était déjà championne du monde dans le domaine. Le fait d’avoir perdu cinq ans sur une idée fausse, n’a pas permis de rattraper nos sept ans de retard sur cette réforme. Cela faisait seulement 30 ans qu’on aurait dû la faire, sur un principe simple : pas de mesure d’âge traumatisante mais l’obligation d’une durée de cotisation avant de toucher une retraite à taux plein et réforme des régimes spéciaux abusifs. L’action forcenée menée sans concertation juste pour prouver que le cadavre macronien bougeait encore a ravagé le pays pendant six mois avec d’immenses dégâts.

La violence, on l’a retrouvée avec les écoterroristes, notamment à Sainte Saulve mais aussi un peu partout. L’écologie n’avait pas été la priorité du président jusque-là. L’Europe lui avait infligé une amende de près d’un milliard par an pour non-respect des engagements pris dans le cadre de l’Union Européenne. Ces amendes n’ont pas fait l’objet de beaucoup de publicité dans les médias. Voire le chantre de la souveraineté européenne se faire sanctionner par l’objet de son idolâtrie était certes comique mais honteux. Depuis sa lâcheté assumée à ND des Landes, les écoterroristes savaient qu’ils n’avaient rien à craindre. Ils s’en sont donné à cœur joie, avec des centaines de « black block » étrangers venant se mêler à la fête sauvage, comme pour les manifs contre la réforme des retraites.

Cet abaissement de l’Etat a été aggravé par les troubles liés à la hausse effarante du coût de l’énergie provoquée par la politique antinucléaire assumée par E. Macron dès son arrivée au pouvoir et son désir d’attendre la fin du système de prix de l’énergie mis en place par l’Union Européenne qui se révélait catastrophique. La France en 2023 sur ces sujets a été plus durement frappée que nécessaire à cause des inepties présidentielles.

Des mesures écolos prises presque en douce dans les années précédentes ont montré toute leur perversité en 2023. Le plan en faveur des champs d’éoliennes a conduit à une totale gabegie soulignée par un rapport sanglant de la cour des comptes. L’ennui c’est que le président Macron a encore voulu accélérer dans ce mécanisme délétère où on ruinait des paysages et la vie de centaines de milliers de gens pour créer des fortunes sans aucun mérite. Des dépenses énormes sans aucun effet positif, et gavant des initiés !  On pouvait envisager d’arrêter cette horreur. Eh bien non ! Merci qui ?

Les lois Wargon, totalement déraisonnables et malthusiennes puisqu’elles interdisent quasiment de construire quoi que ce soit dans les territoires, ont commencé à montrer leurs effets délétères. La réindustrialisation devenait impossible : c’est le triste constat que dût faire Edouard Philippe, le Premier ministre ayant fait passer ses lois, quand redevenu maire du Havre, il voulut créer de nouvelles usines ! Les maires commencèrent donc à se révolter. La dame Wargon ayant été ridiculisée par ses propos à la Marie Chantal sur l’abandon par les « prolbacks » de leur rêve de maison « Sam suffit » on la recasa vite fait dans une sinécure sur un sujet où elle n’avait aucune compétence mais où elle gagnerait des fortunes. La Macronie est un business et une corne d’abondance sur argent public. Demandez à M. Pap Ndiaye !

Les paysans eux, maltraités par les écolos et asphyxiés par les ordonnances européennes commencèrent à ruer sérieusement dans les brancards, pour le gros de la troupe, et à se suicider pour la partie la plus fragile. Emmanuel Macron refuse depuis 6 ans de les défendre. Merci pour eux. La France agricole excédentaire depuis toujours est, grâce à lui, devenue déficitaire. On vit même en 2023 un crétin dans une des dizaines d’agences créées par l’Énarchie compassionnelle et bienveillante pour permettre à des Enarques biens en Cour d’obtenir des rémunérations non encadrées par les règles de la fonction publique, interdire l’emploi d’une molécule qui permettait à la France d’exporter son blé. Pas de molécule, plus d’exportation. Alors que le monde entier l’utilise à cette fin sans conséquences déplorables. L’incapable fut sermonné par son ministre incapable et en trois secondes la mesure fut annulée. Ouf ! Rien d’autre ne changea.

Emmanuel Macron ayant, par démagogie, transféré la taxe d’habitation sur d’autres impositions, pour se glorifier d’avoir « supprimé » le seul impôt qui touchait, très justement, tous les ménages, les municipalités étranglées ont dû réduire leurs dépenses sociales (se souvenir des Gilets jaunes), mais sommés de prendre en charge sans financement associé de multiples contraintes, elles se sont vengées par des hausses fiscales extravagantes sur la taxe foncière, Mme Hidalgo allant jusqu’à une hausse de 62 %. Presque rien ! Des règlements ont interdit aux propriétaires de maisons de vacances de les  louer de façon temporaire tout en les assommant par une taxe d’habitation maintenue et aggravé. Salauds de riches ! En même temps les loyers restaient bloqués et on imposait aux propriétaires des études et des travaux d’isolation d’ampleur délirante. Associées à la hausse des taux bancaires, ces mesures ont fait que le secteur du bâtiment s’est effondré. Moins 25 % sur les demandes de permis alors qu’on permet à 500 000 immigrés de s’installer ! Grandiose. Vive Macron et la cohérence et la continuité de sa haine des propriétaires immobiliers. Mais se loger devient impossible pour le vulgum pecus.

Plus d’industrie, plus d’agriculture, plus d’énergie, plus de logements, ! On rattrape, on rattrape !

Après son immense victoire sur la réforme de la retraite, il fallait à notre héros, retrouver une image. On le vit voyager partout y compris dans des lieux lointains saugrenus, et le service de presse diffusa les scènes de liesse provoquées un peu partout dans le monde étrange qu’il avait choisi de visiter. De retour en France on organisa des scènes de liesse dans des endroits restreints et protégés où on vit un Président adulé caressant la tête d’enfants énamourés près de leur mère enchantée.

Évidemment sur le front diplomatique, géopolitique et militaire, où son rôle de Président est crucial, ce ne fut qu’une longue expérience d’échecs, de rebuffades, de marginalisation. Les Brics lui claquèrent la porte aux nez. Une interview au Monde montra que le penseur cosmoplanétaire voulait réformer la Bird et le FMI pour leur permettre d’y prendre le pouvoir. Nuire à la France et à l’Occident semble toujours son urgence prioritaire.

On fut viré d’Afrique ignominieusement. Poutine le traita en garçon de bain. L’Amérique et la Chine le traitèrent en gamin immature. Les Ukrainiens créèrent un vocable, « macroniser », pour exprimer leur dégoût des feintes narcissiques du Sieur. Les Israéliens découvrirent un Président français principalement soucieux de sa « rue arabe » et obligé peu après d’organiser à l’Élysée une cérémonie religieuse juive pour corriger son image abîmée par son refus de participer à une marche contre l’antisémitisme. C’est cela le plus curieux avec ce président : il doit corriger quelque chose à tout bout de champ. Il appelle cela se réinventer. Il a même réinventé la réinvention.

En attendant, les Français écrasés d’impôts, de contraintes bureaucratiques, d’inflation, de désordres, eurent la joie de voir la « rue arabe et africaine » s’en donner à cœur joie en juin 2023 avec à la clef des centaines de policiers blessés, plus d’un milliard d’euros de dégâts, des bâtiments par centaines, abîmés ou incendiés, des pillages et des exactions partout. Ensuite on comptera plus de 50 000 personnes blessées à coups de coûteux dans l’année et une « ratonnade anti française » dans un bal de village. Un meurtre à nouveau d’enseignant. Des milliers de viols et de tournantes. L’installation d’un narco-état, avec des centaines de morts et des points de deals contrôlés par des « check-points Mohamed ». Silence de M. Macron. Tout lien entre immigration et insécurité ne peut être que la marque de l’ultra droite (mot substitué soudain au terme d’extrême droite dont il a juré de nous débarrasser. La promesse porte-elle aussi sur l’ultra droite ?).

Depuis l’affaire de l’Ocean Viking et de la disparition dans la nature grâce aux juges et aux législations européennes de tous les « réfugiés », dans les dix jours suivant l’arrivée du facilitateur de traversée, Emmanuel Macron, songeait à une loi minuscule sur l’immigration clandestine, censée contrer le mécontentement populaire. Au passage une loi sur le sujet permettrait de piéger LR au Parlement. Les émeutes musulmanes de juin rendaient l’affaire importante. Le gros malin voulut faire un texte exemplaire du en même temps macronien : des mesurettes pour réduire le temps des recours et une énorme ouverture d’un droit opposable au séjour pour tout clandestin trouvant du travail (même si ce n’était qu’une simple figuration aux Chiffonniers d’Emmaüs déjà devenus une filière de régularisation).

Le manœuvre échoua lamentablement et ce fut le projet LR qui s’imposa ! Échec complet en rase campagne ? Mais non ! Le parlement a voté quelque chose donc je suis encore un président qui compte. Ce n’est pas mon projet ? Je m’en fiche :  j’ai les juges avec moi qui vont « détricoter » le texte de tout ce que je ne veux pas. Créer un jouet à casser par le Conseil Constitutionnel : cela, c’est de la grande politique digne d’un grand président. Et voici que des juges, des présidents d’université, des maires, prétendent ne pas appliquer la loi ! L’anarchie, il n’y a que cela de vrai. L’important c’est de prouver que malgré mon absence de majorité je préside encore un peu.

Cela finira par une interview de deux heures dans une émission lèche-cul symbolique de l’anti-France, sur une chaîne publique, lors de laquelle les Français subjugués apprendront qu’il a tout fait bien et qu’ils vivent au paradis des anges, préambules à son allocution télévisée de vœux totalement lunaire.

On voit ce qu’aurait pu être une année sans Macron.

-          Le rétablissement de la sécurité publique et de la République

-          Une énergie nucléaire suffisante et peu chère

-          Une réforme profonde de l’immigration de masse

-          Une action en Europe pour éviter des mesures démentes

-          Moins de bureaucratie

-          Moins d’antisémitisme

-          Moins de violence

-          Moins de drogue

-          Moins d’atteintes à la langue française

-          Moins de pertes en tout genre

-          Moins d’atteintes aux institutions

-          Moins de stagnation et moins d’inflation

-          Moins d’impôts et de dettes.

-          Moins de démagogie.

-          Moins…

Oui, cela aurait pu être bien mieux sans E. Macron. Attendons l’année 2024. Il nous a annoncé de grandes réformes menées avec détermination et son projet phare : l’installation de la souveraineté européenne, pleine entière et définitive.

La fin d’une histoire française millénaire est présentée comme une « année française ». Et on parle de la fin du « en même temps » !

Pour beaucoup de Français qui croient encore à la France, Il est temps de se débarrasser de cette nuisance. Il a gâché l’année 2023, après tant d’autres. Mais là, cela devient beaucoup plus grave. Mettre fin à la souveraineté française alors que le président est le  garant de la Constitution, c’est une forfaiture digne que de la Haute Cour.

Europe 100 % fédérale : E. Macron la prépare ; le danger se rapproche

On ne le sait pas nécessairement, le Parlement européen a voté un vœu en faveur d’une renégociation des traités accélérant de façon décisive l’organisation des institutions dans un sens fédéral, les nations devenant des territoires privés de souveraineté. Ce vote n’a fait l’objet d’aucune publicité en France, alors qu’il marque la fin de jure et de facto de la souveraineté française. La seule réaction vite étouffée a été celle du RN expliquant que le vœu était entré dans la législation en vigueur, ce qui est naturellement faux.

Ce vœu est extrêmement important du fait des circonstances de son vote. Il a suivi des rencontres entre le chancelier allemand et le président français. Il se combine avec les discussions sur l’extension à 35 du nombre de membres de l’Union. Le méta accord franco-allemand prévoit que tous les États non-membres inscrits dans le périmètre de l’Europe physique entreront. Albanie, Serbie, Kosovo, mais aussi Géorgie et Ukraine. Cette intégration sera présentée comme ultra-souhaitable et exigeant une modification des traités. On reprendra l’antienne qui a si bien réussi : extension = fédéralisation.

Que veut dire fédéralisation : un gouvernement européen, prenant des décisions en liaison avec le Parlement européen, en toute souveraineté. Tout le champ des lois possibles est ouvert, en augmentant les prérogatives exclusives et en généralisant les cas partagés. Les décisions se prennent à la majorité. Les États ne peuvent plus s’opposer aux décisions de l’exécutif Européen. Des ressources fiscales affectées à l’Europe fédérale sont mises en place.

La question qui a été esquivée à ce stade est de savoir s’il y aura un président de l’Union élu au suffrage universel direct par tous les  peuples de l’Union, ou si c’est le président de la commission qui le sera. Les rumeurs les plus insistantes évoquent le fait que Macron après ces habituelles hésitations, toujours fort longues, aurait opté pour une élection du Président de l’Union au suffrage universel, nommant un président de l’exécutif, chargé de faire adouber ses membres auprès du Parlement européen. Il viserait le poste de président de l’Union et non celui de chef de l’exécutif, un poste qui permet de pérorer sans mettre les mains dans la farine.

L’exercice narcissique et verbal des vœux a permis à Emmanuel Macron de jouer une nouvelle fois sur les mots et de tout dire sans rien dire vraiment.

Tout le monde a compris ce que signifie la scénarisation de la cérémonie des vœux. Dans le fond, au loin, une floraison de drapeaux tout sur le même plan, très éloignés du locuteur. Coquetterie trompeuse, le drapeau français, de même taille que les autres est en tête de gondole, suivi par le drapeau européen et la ribambelle des autres. Bientôt la permutation aura lieu. L’Europe d’abord et la ribambelle des «  länder » derrière au loin. Avec Macron en majesté au premier plan comme futur Conducator de ce magma de nains. Devant les réactions, on fera dire qu'il s'agit seulement de symboliser l'année olympique. Pauvre Olympisme : réduit à des petits drapaux au fond d'un jardin crépusculaire...

« L’année 2024 sera décisive » pour la construction européenne. 2 024 sera le moment du "stop ou encore". » Ou « on bloque l’Europe ou on progresse ». Saint Delors avec nous ! « Il faut augmenter la souveraineté européenne ».

Comme en 2022 Emmanuel Macron veut conjurer son impuissance. L’année 2023 a été marquée par l’épreuve lamentable de la réforme des retraites. Il lui fallait une réforme à tout prix, dont celui de mettre en œuvre une réforme qu’il avait lui-même dénoncée comme mauvaise et ridicule pendant cinq ans. Il fallait tout accepter du Sénat pour faire croire qu’on agissait sur l’immigration et qu’il n’était pas impuissant ennd épit d'une majorité relative à l'Assemblée nationale. Faire croire ! La religion du macronisme. Et faire comme si.

Rappelons-le inlassablement. Il ne peut pas y avoir deux souverainetés en même temps. Si on veut la souveraineté européenne, ce ne peut être qu’en abandonnant la souveraineté nationale française.

Alors il faut évidemment stigmatiser l’indécence des oxymores accumulés par ce discours odieux.

-        Tous les secteurs régaliens sont effondrés après six ans de macronisme tatillon.

-        Les profs d’école continuent de se faire tuer, notre place dans le classement Pisa s’effondre dans les profondeurs.

-        L’insécurité n’a jamais été aussi importante.

-        Le « séparatisme » de la « rue arabe » n’a jamais été aussi marqué avec des émeutes urbaines et des ratonnades anti françaises.

-        La justice est effondrée avec des juges en dissidence vis-à-vis des lois.

-        L’armée est dans un état navrant, à côté de la plaque côté équipements, virée d’Afrique, en sous-effectif radical en cas de guerre classique.

-        Notre écologie à la française si aimée de tous nous fait accumuler des amendes d’un milliard d’euros tous les ans.

-        Après avoir tenté de détruire l’industrie nucléaire avec les conséquences dramatiques que l’on sait, le voilà en tête de la « start-up nation » dans le nucléaire et l’Intelligence artificielle.

-        Voilà qu’alors qu’il a laissé entrer près de 2 500 000 immigrés majoritairement africains et musulmans dans le pays, il clame son succès dans la régulation de l’immigration et le formidable appui de l’Europe qui lui impose de prendre des allocations d’immigrés arrivés dans d’autres pays, sous peine d’amende.

-        Alors que le chômage n’a jamais réussi à descendre en dessous de 7 % dans les phases hautes de conjoncture et que la récession qui arrive détériore à nouveau la situation, il fait semblant d’avoir eu des résultats triomphants.

-        Parler de défense de la langue française alors qu’il bloque l’interdiction de l’écriture genrée dite inclusive est une farce sinistre. Surtout qu'il multiplie les allocutions en anglais de cuisine chaque fois qu'il le peut.

Oui, rarement on a vu un tel esprit de fausseté à la tête de l’Etat et un tel mépris pour les Français considérés comme assez nuls pour gober ce discours fantasmagorique sans réagir. Affirmer que la France avait dix ans de retard à son arrivée en 2017 et qu'elle aura dix ans d'avance en 2027 à son départ est ahurissant, presque dément.

Mais ce sale état d’esprit n’est rien à côté des risques pour la France de la politique menée par Emmanuel Macron pour préparer son « job d’après ». Il va forcer le pays à ingurgiter de l’européisme à gros bouillon et à forcer la main au pays en dû temps, en jouant à mort la carte fédérale en Europe. C’est-à-dire l’extinction de 1 500 ans d’histoire française.

Curieusement François Xavier Bellamy refuse d’enfourcher la dénonciation de ce projet. Sa dernière intervention est de petite politique, stigmatisant la vacuité des députés européens RN et le suivisme bétassin des députés macronistes. Ciotti se tait également.

Sans doute se préparent-ils à la bataille et ne veulent-ils pas gâcher leur munition avant l’heure décisive.

Il aurait été préférable de dénoncer tout de suite une évolution mortifère pour la France historique et annoncer à Emmanuel Macron que LR votera la censure à répétition s’il se lance dans cette œuvre de démolition.

Des voeux problématiques pour 2024

Fin 2022, nous avons décidé de ne pas souhaiter de bons vœux sur ce site car nous anticipions une année 2023 désastreuse. La pitoyable attitude d’Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle, où tous les problèmes chauds du pays ont été évacués, puis son incapacité à réfléchir à sa situation de président sans majorité au Parlement, son obsession de lui-même et de son narratif, sa certitude narcissique que rien ne pourrait l’engager à composer avec rien ni personne, en multipliant les cartes forcées et les manœuvres, tout montrait que l’année 2023 serait marquée par des désastres majeurs.

Comment simplement tolérer le stupéfiant déni de réalité d’un Président du genre « tout va bien ; Madame la marquise », refusant absolument de prendre la mesure des maux accablant le pays, des lourdes difficultés connues par des nombreux segments de la population, de l’impuissance publique caractérisée liée aux abandons de souveraineté à l’Europe et à l’Otan, à l’extérieur, au gouvernement des juges à l’intérieur. On savait qu’il ne ferait rien face au refus de la loi un peu partout, alors que des doctrines importées infectent la réflexion publique et détruisent le fonds culturel français. Eh oui : Il laisserait faire le recul et l’abâtardissement de la langue française, comme il l’avait fait pendant son premier mandat.

Comment simplement tolérer le recul de l’influence diplomatique et géopolitique de la France, de la honte militaire associée au renvoi ignominieux de nos armées des pays africains traditionnellement amis de la France, à la honte pire encore qu’a été l’absence de toute réaction armée à l’enlèvement, le viol et le meurtre de nombreux Français par le Hamas

Comment simplement tolérer l’incapacité à agir vite pour rétablir une offre énergétique ample et peu coûteuse, alors que l’énergie nucléaire a été démolie lors du premier quinquennat macroniste ?

Comment simplement tolérer que les gouvernements voulus par E. Macron aient continué à accroître fiscalité et prélèvements alors que nous étions déjà champions du monde toute catégorie, tout en déclarant que leur action faisait baisser les impôts ?

Comment simplement tolérer qu’on ne veuille pas constater l’effondrement démographique et le vieillissement navrant de notre population, par ailleurs noyée par une immigration de peuplement massive, hostile à sa culture et embolisant à la fois les services sociaux et l’ensemble du système policier et judiciaire, avec des progrès stupéfiant des narcotrafics ?

Comment simplement tolérer une stagnation de la croissance tout en criant victoire sur le front de l’emploi, alors que dès le milieu de 2022 on voyait bien que les faillites étaient en forte hausse et que le marché du travail était totalement dysfonctionnel ?

Comment simplement tolérer une vacuité narcissique tellement outrée qu’elle aggrave pratiquement tous les drames nationaux, avec des opérations image débiles ?

Jamais la coupure entre le pays réel et une poignée d’Énarques gérant d’abord les intérêts de leur caste, quitte à promouvoir tout et le contraire de tout par opportunisme cynique, n’avait été approfondie avec une telle violence, morgue et mépris.

Comment sur de telles bases espérer une année 2023 un minimum digne d’espoir ? C’était impossible.

La réalité a été impitoyable.

2 023 a été l’année où la dépense publique a grimpé à plus de 58 % d’un PIB incluant la dépense publique, avec un record extravagant pour les prélèvements. Depuis l’arrivée d’Emmanuel macron, la hausse en valeurs courantes est de près de 500 milliards d’euros ! Quant à la dette, elle atteint 3 200 milliards alors qu’elle était fin 2017 à 2 000 milliards, soit 1 000 milliards d’euros d’augmentation ! Seulement ! L’INSEE a renoncé à publier les chiffres estimés de la valeur ajoutée des entreprises. Elle ne donne fin 2023 que des chiffres antiques et qui n’ont plus de signification. Si elle le faisait on verrait que la dépense publique est quasiment égale à la valeur ajoutée des entreprises du secteur marchand ! Heureusement pour les Français qu’on s’endette. Est-ce soutenable ?

2 023 sera l’année la pire en matière démographique, avec des naissances historiquement basses et égalant à peine le nombre des décès. En même temps on a battu tous les records d’immigration, alors que des quartiers entiers, par centaines, sont maintenant hors de la République et sous une loi musulmane de fait. Dans ces quartiers les naissances musulmanes représentent souvent plus de 90 % des naissances totales, alors que pour la France entière, les naissances musulmanes atteignent déjà 40 % du total. Aucune politique n’a été définie et appliquée pour contrer ce phénomène qui n’annonce rien de bon.

2 023 aura été l’année où les conséquences d’une immigration massive et incontrôlée auront été les pires. Des bandes de gamins sont la source de violences de rue inacceptables avec près de 45 000 coups de couteau infligés à des personnes se trouvant sur le territoire français. Les narcotrafiquants à Kalachnikov se sont désormais emparés de milliers de points de deal provoquant des dizaines d’assassinats et des situations honteuses. Naturellement les émeutes urbaines de juin 2023 marqueront un tournant tragique avec des milliers de destructions de biens publics y compris des écoles, des pillages partout, des violences dans les plus petites villes. Pas la moindre leçon n’a été tirée de ces évènements.

2 023 a été une année de stagnation économique finissant en récession.

Quand on analyse les réalités constatées dans tous les secteurs, c’est la Bérézina.

2 023 aura vu l’épanouissement d’un désastre majeur dans le logement et la construction. les effets délétères cumulés de la hausse des taux d’intérêt, des mesures d’étouffement bureaucratique de la construction, de hausse générale des taxations patrimoniales, notamment à Paris (62 % seulement !), des contraintes réglementaires écologiques, des lois malthusiennes comme la loi Wargon promouvant (dans le silence général) le Zéro Artificialisation nette, une stupidité que nous avons été ici, au Cercle, les seuls à fustiger lorsqu’elle est passée, ont fini par causer l’effondrement des projets, des mises en chantiers et des commercialisations. Dans la mentalité malade de notre président, l’immobilier est une horreur et les propriétaires des gens à saquer indéfiniment. Quand on pense à tous les petits riches qui ont chanté des années durant : Macron nous protège, on ne peut que rire (jaune) aux larmes.

2 023 aura vu la pire tentative de destruction de l’agriculture française. La fin d’année voit une campagne généralisée d’inversion de tous les panneaux de signalisation dans les territoires pour stigmatiser des politiques « qui marchent sur la tête ». Depuis sa lâcheté devant les exactions de la gauche fascisante mobilisée contre l’extension de l’aéroport de Nantes, les nervis de l’extrême gauche Savonarole ont renoué avec une violence inouïe à Sainte Saulve, près du chantier d’autoroute nouvelle dans le Sud-Ouest, près du chantier de transport ferroviaire vers l’Italie, en même temps que se multipliaient sans sanction les actes dits de « désobéissance civile » qui marquent la fin de l’autorité publique. L’anarchie règne en France.

2 023 aura vu la pire extension du refus de certaines institutions de s’inscrire dans le cadre légal et républicain, l’autonomisation de fonctionnaires militants devenant une sorte de règle « normale », sans jamais aucune sanction. Que ce soit au sein de la télévision publique, au sein de la justice, au sein des universités, au sein de certaines municipalités, le refus d’appliquer la loi est devenu commun. L’indécence du syndicat de la magistrature, de la réunion des présidents d’université, de la mairie de Paris, a atteint des sommets indépassables sans aucune réaction du président de la République et du premier ministre. Par soumission larvaire au gauchisme, on laisse l’effondrement des attitudes républicaines se multiplier.

2 023 aura vu l’explosion d’un antisémitisme forcené, alimenté par le virage islamogauchiste des partis socialistes et révolutionnaires coalisés avec « l’escrologie verte ». La « rue arabe » remplace l’occupant nazi pour accepter des philippiques et des comportements antisémites qui avaient disparu. Voir les chaînes publiques se mettre au service du Hamas et de l’antisémitisme le plus primaire lève le cœur. Évidemment le Président et le premier Ministre ont laissé faire, le premier refusant même de participer à une manifestation unitaire nationale de dénonciation de l’antisémitisme. Au passage, les Français ont pu constater que le Wokisme américain était devenu antisémite et avait gagné les grandes écoles et l’université française après les campus américains.

2 023 aura vu un recul aggravé dans le classement Pisa qui tente d’étalonner les systèmes d’enseignement. Le pédagogisme, le Wokisme, la dictature des syndicats socialistes, le laxisme macronien, auront vu la situation perdurer et s’aggraver. Alors on a brutalement changé de casting, un homosexuel jeune et de belle apparence, se substituant à la « cancel culture » noire à la tête du ministère de la Destruction de l’éducation nationale. Il a interdit les Abaya. La France est en extase. Il peut maintenant se mêler à la grande compétition entre homosexuels pour la mairie de Paris : Belliard, Beaune, Bournazel, Brossat, le club des B risque désormais de se faire coiffer par Attal. Il est vrai que la confraternité « gay » à Paris est confrontée à quelques tourments. La plaque d’hommage municipal posée en mémoire de l’homosexuel promoteur inlassable de la pédophilie, Guy Hocquenghem, s’est retournée contre Madame Hidalgo, toujours dans l’outrance ignorante des conséquences, qui a dû l’enlever honteusement et en catimini. Comme tout cela est inspirant comme disent les Wokistes !

2 023 aura vu une soumission aux oukases délétères de l’Union Européenne et des transgressions européistes des grandes juridictions internationales. Les délires de Mme Van der Leyen, se croyant président d’une Fédération Européenne par anticipation et multipliant les prises de position délétères dans des domaines non prévus par les traités, n’ont pas été contrariés par M. Macron. Des ordonnances dans tous les domaines ont été acceptées qui mettent la France en grande difficulté. Comble des combles, M. Macron a exigé que ses troupes au Parlement européen votent un vœu pour la transformation totale des institutions européennes en États-Unis d’Europe, avec extension à 35 des pays membres. Pas un mot naturellement dans les médias français. Les débiles franchouillards n’ont pas à savoir. On leur imposera la potion au moment favorable. La destruction ultime de la France millénaire est carrément « en marche » dans l’indifférence générale.

2 023 aura vu naturellement la volonté d’Emmanuel Macron mal réélu de sa seule faute, essayer de prouver qu’il était réellement aux manettes. En dehors des singeries de communicants comme la CNR, les conventions citoyennes et les réunions de Seine Saint Denis, sans parler des clowneries à Marseille, deux terrains de bataille ont été choisis, où tout ce petit monde croyait pouvoir piéger la droite et triompher certes sans gloire mais suffisamment pour faire semblant d’exercer le pouvoir encore quelque temps. La réforme de la retraite est devenue un effroyable gâchis avec des manifestations monstres et hystérisées, à cause d’une réforme bâclée, injuste, parfois ignoble qu’il va falloir reprendre rapidement. Voler les réserves des retraites privées est une infamie impardonnable. Le secteur public et l’administration conservent l’essentiel de leurs privilèges absurdes et inéquitables. L’Enarchie compassionnelle ne lâchera rien de l’emprise injuste et délétère de l’Administration ; résultat, on verra un président ne pouvant aller nulle part sans casserolades, multiplier les opérations images dans des cadres préservés des foules, le montrant caressant la tête d’enfants joyeux au milieu de mères de famille énamourées et de vieux messieurs respectueux, avec brigade d’applaudissement partisane en prime. La politique de communication de Staline et de Ceaucescu ! On en est là ?

2 023 aura aussi vu le président entravé vouloir piéger la droite avec une loi minuscule de contrôle de l’immigration illégale, prétendument chargée de prouver que le Président se soucie des Français, désireux à plus de 70 %, de mettre fin à l’envahissement africain et nord-africain. Évidemment il ne s’agissait que de com’ et de jeu politicien. L’ennui est que l’affaire de l’âge de départ à la retraite avait été un minimum analysé par l’opposition. « Bis repetita ne placent pas toujours ». Le Président, la première ministre et le ministre de l’Intérieur se sont trouvés eux-mêmes piégés par le Parlement et obligés de voter un compromis dicté par les sénateurs LR. Les voilà aussitôt en marche pour ruiner cet accord en attendant des juges qu’ils fassent capoter les ajouts républicains. Jamais la crédibilité des institutions n’avait été foulée pareillement aux pieds. Naturellement rien ne changera dans les flux migratoires. Emmanuel Macron s’est félicité du pack immigration voté à Bruxelles qui lui impose d’accepter un quota d’immigrés arrivés illégalement en Europe. Et lui-même impose désormais la ventilation des immigrés africains et musulmans dans les villages. Le fait que des immigrés arabes aient organisé une « ratonnade anti française », avec meurtre, lors d’une fête de village ne l’a pas troublé.

2023, dans les ultimes semaines, aura vu les communicants de l’Élysée essayer de sauver une ultime fois avant les vœux de fin d’année la réputation et l’image du Président (l’opération est à recommencer tous les deux mois). Une interview psychédélique dans l’émission la plus médiocrement gauchiste et flagorneuse de la télévision publique lui a permis de jouer un épisode de « la vie rêvée des anges ». Il a tout fait bien. Tout va bien ! Il va pouvoir pérorer sur l’unité de la nation et les annonces fulgurantes qu’il va faire en janvier. Comme on est avide de les entendre !

Qu’attendre de 2024 en France ? Le recyclage des reliefs des repas pour faire du compost et fabriquer du méthane ? Si on pouvait en faire autant avec un certain fumier politicien qui s’accumule, on pourrait cesser d’importer du pétrole !

Quelle descente aux enfers, tout de même !

Avec d’un côté une nouvelle crise économique et de l’autre une crise démocratique majeure, sans parler de la crise environnementale et démographique et sociale et sociétale, et financière et économique, et agricole, et scolaire, et sécuritaire, et culturelle, et sanitaire et énergétique etc., 2 024 s’annonce très bien.

Si Emmanuel Macron parvient à imposer le projet d’Union Fédérale à 35 « länders », la France aura disparu sous nos yeux ! Dès 2024, possiblement, et avant 2027 de toute façon.

Difficile de formuler à nouveau de bons vœux pour les Français pour l’année qui vient. Alors souhaitons tout de même le meilleur pour la France, qui, consolons-nous comme on peut, a été coutumière des miracles de dernière seconde.

Utinam !

Didier Dufau pour le Cercle des Économistes e-toile.

Les ONG maîtresses absolues des institutions européennes : un colloque révélateur et inquiétant

À l’invitation du Laboratoire d’analyse des idéologies contemporaines, s’est tenu à la Maison de l’Amérique Latine un colloque sur la perméabilité des institutions européennes à l’islamisme et aux théories Woke. Inscrite dans le monde universitaire, cette petite organisation tranche nettement avec le reste du milieu qui se vautre sans vergogne dans les ravages de l’autodestruction de la civilisation européenne, le masochisme anti occidental, et les théories du genre et de l’intersectionnalité. L’invité d’honneur était Xavier François Bellamy, leader des LR au Parlement européen.

L’idée directrice : oser voir ce qu’on voit, le décrire, le juger. Le résultat est effarant. Les institutions européennes sont gangrenées en profondeur par les idéologies les plus hostiles et sont capables de soumission absolue et vibrante aux institutions qui les portent. La vingtaine d’exemples donnés fait frémir. Il est vrai que le même jour la commissaire Dalli et la commissaire Johansson s’étaient fait remarquer l’une et l’autre pour leur soumission à l’idéologie « diversitaire et intersectionnelle » et leur volonté d’ouverture totale à l’immigration musulmane.

Un des aspects importants est la différence de traitement entre les lobbies et les ONG. Les premiers, innombrables, sont réglementés. Ils doivent être déclarés et les interactions entre les instances européennes et leur représentant doivent être publiques. La défense d’intérêts généraux ou particuliers est légitime mais doit être transparente. Néanmoins que Bruxelles loge la masse de lobbyistes la plus grande du monde (près de 16 000) interroge tout de même un peu. En revanche les ONG sont absolument libres de toutes contraintes et règnent à tous les étages de la machinerie bruxelloise, alors que la majorité d’entre elles sont des faux nez défendant des intérêts particuliers. C’est du lobbyisme pur mais avec l’apparence de l’idéal. On aboutit à une telle interpénétration que certains textes européens sont directement écrits par des ONG et mis en œuvre sans retouche. Rien de cette infection n’est connu dans les Etats membres, où la couverture politique et médiatique de ce qui se passe à Bruxelles est inexistante. Cette occultation est encore aggravée par les techniques mises en place par certaines ONG qui au nom de la lutte contre la « haine » rend impossible d’évoquer le scandale et l’indécence de certaines conséquences. Qui veut parler est systématiquement renvoyé devant les tribunaux.

Le colloque s’est particulièrement penché sur l’état de la recherche scientifique. Pendant longtemps les politiques français se sont attachés à disposer d’une force de recherche scientifique, basée essentiellement sur le CNRS, le CEA et l’INSERM, avec, pour la recherche universitaire, une instance de validation des compétences par des pairs, le CNU. L’auditeur aura été consterné d’apprendre que CNRS et Inserm sont à l’abandon et que les budgets viennent de l’Europe et qu’ils sont tellement gras que tout chercheur pour vivre ou survivre doit aller y pomper ses ressources. La surprise est grande de lire quels sont les critères exigés, qui traduisent intégralement les pires exigences de certaines ONG diversitaires. Les textes fixent le vocabulaire et précisent sans vergogne les résultats que la recherche doit atteindre en matière d’idéologie. Seront privilégiées les recherches portant sur la théorie du genre, l’intersectionnalité et l’inclusion ! Si vous voulez dégueuler sur l’Occident et l’homme blanc dominateur et indécrottable, à vous les 150 000 euros d’un beau contrat antiscientifique et partisan. 40 % des projets financés appartiennent à cette catégorie de projets et n’ont aucun caractère scientifique. Les Etats financent de la pure propagande. La conjonction de l’abandon de la politique nationale de recherche en France et du détournement infâme qui se produit à Bruxelles aboutit à un véritable abandon de compétences scientifiques. Le fait que tout se passe désormais en anglais a découragé beaucoup de scientifiques français d’intervenir dans les institutions européennes.

La partie faible du colloque a été évidente au moment de répondre à la question clé : quoi faire pour corriger ces déviances ? Quand un corps est à peu près totalement gangrené et depuis longtemps, et que personne n’a le moindre pouvoir, de Paris, pour lutter contre des ONG gavées de ressources, notamment les ONG islamistes financées par le Qatar et d’autres pays musulmans, qui n’hésitent pas à corrompre les élus et la bureaucratie, la situation est insoluble. La seule proposition concrète est de créer un CNU européenne. L’Europe ne marche pas ; faisons plus d’Europe ! Hum ! Hum ! Cette CNU fera l’objet de pressions majeures comme les comités et les agences actuelles.

François-Xavier Bellamy s’est signalé par une analyse qu’on peut juger bizarre et contre-productive. Sa mandature a été marquée par un changement important dans le comportement de la délégation LR qui jusque-là était composée soit d’européistes à tous crins soit de recalés du suffrage universel à qui il fallait trouver une planque juteuse en attendant mieux, ce qui se traduisait par une absence totale d’intervention significative. Il a agi et parlé avec détermination et effectivement décrit ce qu’il voyait sans fard ni artifice. On comprend mal ce qui l’a conduit à considérer que le politique ne pouvait rien et que la bataille culturelle était la seule voie possible.

Dans le système européen actuel, une seule personne peut changer les choses : le président de la République. Lorsque la Commission et le Parlement européen ont voulu aligner la définition du viol pour toute l’Europe, ce qui est totalement hors des pouvoirs accordés par les traités, Emmanuel Macron a dit non. On en est resté là. On se souvient aussi de la politique de la chaise vide du Général de Gaulle sur la question agricole. Donc les politiques peuvent quelques choses et il importe d’inscrire ces questions dans l’action politique.

Un des intervenants a rappelé que la commission « constitutionnelle » du Parlement européen (une curiosité : il n’y a pas d’autres parlements avec une commission constitutionnelle dans le monde) a voté en octobre pour un projet d’Etat fédéral de plein exercice, et que ce mardi l’Assemblée plénière a voté à la majorité ce projet, avec le soutien du président Macron. Les institutions européennes et une partie des Etats Membres, dont la France, vont pousser à un « Maastricht 2, le retour », toujours au même prétexte : l’élargissement de l’Union impose un approfondissement de son régime fédéral. Tout le premier trimestre va être ainsi consacré à des questions européennes : renouvellement du parlement ; passage à 35 membres ; nouvelle « constitution ». Compte tenu du noyautage des ONG, notamment islamique, cette évolution est évidemment folle : plus personne ne pourra intervenir, même pas les chefs d’Etat.

François-Xavier Bellamy a cru devoir répliquer que ce n’était pas grave, qu’il ne fallait pas s’énerver et que la réaction contre certains excès ne devait pas conduire à d’autres excès ! Le projet était une simple déclaration d’intention et que tout cela resterait dans les limbes européens sans concrétisation.

Son intervention a paru lunaire compte tenu de toutes les horreurs qui avaient été décrites pendant le colloque. Après coup, il est apparu qu’il avait en tête les interventions du RN sur les réseaux sociaux menant campagne en affirmant que les décisions de referendum européen et de suppression du droit de veto avaient été prises et étaient devenues opérationnelles. Il est vrai qu’il ne s’agit jusqu’ici que d’un projet. Mais ce n’est pas qu’un vœu pieux. Une procédure politique est en route avec un calendrier qui apparaîtra sous peu. Éviter de voir sa parole parasitée par les manipulations du RN est une chose. Une autre est de ne pas voir que les politiques ont une capacité d’intervention actuellement même si Macron ne l’exerce pas contre les interférences islamistes et Woke (le wokisme est l’américanisme des imbéciles). Et que le projet fédéral qui progresse du Parlement européen la supprimera.

Cette mollesse insigne vis-à-vis d’un projet fou, qui signifie la mort de la France comme patrie, comme histoire et comme acteur mondial significatif, jette un voile (si on ose dire) sur l’action européenne de LR.

L’Europe est devenu un grave problème plus qu’une solution. Les traités de Maastricht et de Lisbonne ont été des erreurs majeures qui ont détruit l’originalité et la force du projet européen. Loin des électeurs et dans le silence des médias la foire aux ONG qu’est devenue Bruxelles est une horreur. La France et les Français y perdent lourdement.

Il faut encourager les efforts universitaires pour que l’on regarde les réalités et qu’on publie ce qu’on voit. Le combat culturel est indispensable. Mais la grande bataille est politique ! Là il va falloir des combattants pas seulement des élus commentateurs menant des combats d’arrière-garde, quel qu’en soit le mérite.

 

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

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