Deux malédictions françaises : 1. le drame démographique

La démographie a sans doute été le prototype du Grand Mensonge Systémique dont nous avons fait la théorie sur ce blog, c’est-à-dire une vérité qui n’a pas pu éclore dans le système informationnel français. Nous avons montré qu’un GMS passait par les quatre étapes de la loi de Chaix ; occultation, négation, minimisation puis exonération. À chaque étape, le système d’information exclut toute action.

Un narratif s’est imposé dans les années soixante-dix : tout allait bien en la matière et la France faisait beaucoup mieux que tous les autres pays.

L’occultation de toute réflexion contraire a été vaincue par des moyens radicaux. Michel Debré a été affublé d’un entonnoir sur la tête symbole des fous. Alfred Sauvy a été refoulé hors des grands médias et a fini par exprimer ses craintes dans la petite presse marginale.

Que disaient-ils ? « Attention ! La pilule, l’avortement et la désacralisation du mariage et de la famille, puis une action féministe LGBT de plus en plus forcenée, engendrent les conditions d’un désastre démographique ». L’occultation par le système d’information a duré jusqu’à ce que la querelle du grand remplacement apparaisse et qu’une démographe courageuse alerte sur la disparition des enfants de la population. La phase négationniste s’est alors ouverte. Mais le débat a été faussé par la querelle de l’immigration. On s’est battu autour du concept de grand remplacement. Là où il fallait s’inquiéter de la baisse des naissances dans un contexte de vieillissement exceptionnel, le débat s’est perdu dans des excommunications au nom du racisme, de la xénophobie et du retour aux thèses nazies !

En 1997 notre cercle a commencé à reposer la question démographique, sans polémique, en cherchant à repartir du message d’Alfred Sauvy. On voyait poindre la catastrophe, en dépit de tous les moyens mis pour empêcher de bien cerner la réalité. L’avortement commençait à dépasser les 100 000 cas annuels (nous en sommes à plus de 220 000 !), le vieillissement était manifeste. L’action des associations de planning familial lourdement subventionnées complétait l’effet des avortements. Un féminisme anti-enfantement parlait de plus en plus fort sans qu’aucune voix contraire ne puisse s’exprimer. Les manifestations contre le mariage homosexuel et le pacs avaient été associées à un retour de l’Église catholique à un moment où certaines forces de gauche pensaient avoir gagné la bataille de la déchristianisation. Les mouvements résiduels en faveur de la natalité étaient assimilés à une « extrême-droite » fantasmée voire au nazisme et interdit de présence dans les grands médias. Il s’est avéré strictement impossible de faire paraître des messages d’alertes dans la grande presse. Les « forces d’occultation » étaient trop fortes.

Ni Chirac ni Sarkozy n’ont osé s’opposer à cette pression anti nataliste considérée par les mouvements féministes comme une atteinte à l’affranchissement de la femme. L’arrivée du Wokisme qui a associé féminisme, racisme anti occidental et anti blanc, disqualification du mâle blanc occidental, glorification des minorités raciales et sexuelles, escrologie, et antinatalisme forcené a aggravé les choses.

L’éjaculation masculine est devenue un « jet toxique ». L’insémination naturelle a ainsi été qualifiée de jet mortel, signification du mot toxique. Parfaite inversion du sens des mots ! Un livre a été publié sur l’enfer de l’enfantement, injustice faite aux femmes par la nature à corriger d’urgence. Certaines féministes sont allées jusqu’à parler « du grand génocide nataliste » en cumulant les effets de la mortinatalité dans le temps et dans l’espace. Les femmes occidentales ont été invitées à ne plus procréer de futurs pollueurs et à abandonner la natalité aux pays pauvres qui polluent moins. Les théories malthusiennes sur l’Univers tué par la prolifération des humains ont été reprises avec force. « Nous sommes trop sur terre ».

Le narratif officiel s’est imposé, répété par mille bouches : l’effondrement des naissances constaté un peu partout n’était pas grave car l’humanité s’était trop développée. Nous, en France, nous étions épargnés par la dénatalité. Tout allait bien !

Le retour des socialistes au pouvoir après la présidence de Nicolas Sarkozy a signé l’abandon des allocations familiales universelles par François Hollande. La promotion massive de l’homosexualité, commencée à Paris avec Bertrand Delanoë, a été continuée par Anne Hidalgo et son équipe arc-en-ciel « gay friendly » et étendue massivement aux sphères gouvernementales par Emmanuel Macron.

Nous-mêmes avions commencé à chiffrer le manque à gagner d’enfants à naître, tenant compte de l’immigration. Et nous avons vu apparaître le chiffre terrifiant de 500 000 naissances de moins, par an ! Un gouffre, alors que le vieillissement commençait à prendre des proportions gigantesques. Cette double évolution était porteuse des pires malheurs.

Dès 2015 il était possible de prévoir la hausse des plus de 60 ans et la régression des moins de 60 ans. Les moins de 20 ans ont connu une baisse continue de 2015 à 2025. Les 20-60 ans également, quoiqu’un peu moindre. Les plus de 60 ans ont vu l’apparition de 3 500 000 personnes à pensionner. La contradiction était énorme et aurait mérité une alerte rouge de la part des politiques avec aussitôt la mise en œuvre de plans d’urgence. En 2015 ! Alors que nous aurions dû réagir dès 2000.

N'hésitons pas à répéter l’équation à résoudre par les Français : absorber 3 500 000 vieillards de plus sans augmentation de la population en âge de travailler et avec une perspective d’aggravation, façon spirale, de la dénatalité.

Nous avons eu droit à un silence total, radical et absolu, avec uniquement des mesures antinatalistes et une aggravation de la mortinalité, domaine où la médecine française avait été à la pointe pendant des lustres.

Le problème, comme celui du retour des récessions périodiques, dans le monde et spécifiquement en Europe, n’a jamais évoqué par aucun des partis en compétitions et des candidats en course pour la Présidentielle. Les deux questions nationales les plus graves ont été esquivées et mises sous le tapis. Une lâcheté caricaturale qui a détruit en profondeur le respect pour la classe dirigeante.

Comment faire pour payer les rentes des nouvelles personnes âgées avec une population en âge de travailler stagnante ou en légère baisse ? Comment faire pour augmenter la population active si les jeunes générations sont en forte baisse ? Nous avons tout de même perdu entre 10 et 12.5 millions d’enfants à naître depuis 2000, par rapport aux taux de naissances du début des années soixante-dix. Et nous n’avons plus que 17 000 000 de moins de 20 ans alors que nous aurions pu et sans doute dû en obtenir 28 000 ou 30 000 000 !

Mais voilà ! Il était et reste interdit de facto par le système d’information de poser clairement la question démographique ! Les gouvernements ont certes été contraints de réagir. Tardivement, insuffisamment et hypocritement, en essayant de ne pas affronter directement les oukases féministes, et Woke. Le gouvernement Fillon a réussi à allonger de deux ans la vie active. Le taux d’emploi des plus de 50 ans a été amélioré, comme celui des 20-30 ans. L’immigration a continué, même si, malheureusement, on ne l’a pas centrée sur le travail. L’indemnisation du chômage a été moins généreuse. Emmanuel Macron a joué avec une réforme des retraites trop ambitieuses pendant 5 ans avant de vouloir faire passer au forceps une réforme dont il avait lui-même condamné les modalités !

Et c’est tout ! On a vu les conséquences : 2 000 000 milliards de dettes supplémentaires ; 400 milliards d’impôts de plus ; un déclassement économique massif et une montée de la pauvreté.

Au lieu de regarder la question démographique droit dans les yeux, les forces dominantes dans le système d’information ont privilégié le socialisme slumdog millionnaire : prendre au capital et aux riches. « Ils peuvent payer » ! Alors que nous étions déjà le premier pays au monde pour les prélèvements obligatoires ! Vive Picketty. Pardon Picpocketty.

2 024 a marqué un tournant. La baisse des naissances était si massive que nous allions clairement vers une baisse globale de la population malgré l’immigration décrétée massive, bien qu’incapable d’enrayer la perte de naissances.

Le système d’information est entré dans sa phase « minimisation ». « Oui on avait un problème mais il n’était pas grave ». D’abord « on faisait mieux que les autres » et ensuite « les naissances n’étaient pas moindres mais décalées ». Les femmes enfantaient plus tard, un point c’est tout. Dormez tranquille ! M. Macron a décidé d’accélérer la vitesse du sperme qui avait un peu ralenti ! Sans évoquer la moindre piste en ce sens, aux milieux des rires moqueurs. C’était une fois de plus ridicule.

Ne changeons surtout rien, alors que les comptes publics étaient ravagés par les déficits. L’année 2 024 s’est révélée pire : il devenait inévitable que dès 2025 le remplacement générationnel ne se ferait pas. En fait, dès mai 2025, sur un an, on n’a pas connu de renouvellement générationnel sur un an. On est alors entré dans la phase exonération. « Oui, c’est vrai. Nous avons un problème et il est grave mais il ne faut toujours pas s’attaquer aux causes ». Emmanuel Macron crée un Haut-Commissariat à l’Enfance mais nomme comme présidente une homosexuelle ayant eu un enfant par PMA. Rassurons tout de suite les wokistes et le mouvement LGBTIA ++. Rien ne changera ! Le Parlement, devenu n’importe quoi après la dissolution maladive de juin 2024, a cru devoir aussitôt constitutionnaliser l’avortement sans limite et gratuit. Avec moult festouilles et même le soutien des illuminations de la tour Eiffel. Quelle belle fête !

Aujourd’hui la situation est quasiment désespérée. On ne peut accroître ni la fiscalité ni la dette sans risque désormais de destruction du pays. Il faut prendre des mesures terriblement impopulaires pour casser la tendance et sortir, par le haut, c’est-à-dire par la production du piège qui s’est refermée sur la France, menacée clairement de faillite financière et budgétaire mais aussi de disparition comme nation avant même la fin du siècle en cours !

Pas plus qu’en 2015, on ne fait aujourd’hui, dans l’exécutif ou dans les partis politiques, l’exercice la projection démographique sur les dix ans à venir et tous refusent d’en tirer les conséquences. L’INED est bloqué dans ses mensonges. L’INSEE vient d’être pris la main dans le sac d’une tentative de manipulation des chiffres pour minorer le choc de la vérité. Les partis politiques regardent ailleurs avec obstination. La presse refuse tout article d’alerte. Toute la presse. Essayez, vous serez vite consterné. Le débat s’ouvre un peu dans les radios et les chaînes de la TNT mais biaisé par les accusations de virilisme et de racisme. Certains nazifient les débats avec une belle détermination et obstination.

Le drame est là : nous ne savons pas comment franchir les dix années prochaines en restant dans les emprises idéologiques, judiciaires et politiques dominantes.

On « euphémise » la difficulté en tentant de montrer que la femme française est toujours désireuse de faire suffisamment d’enfants et qu’il ne s’agit que d’accepter quelques ajustements dans les horaires, l’organisation des crèches et dans le comportement… des hommes pour que tout rentre dans l’ordre. C’est la phase d’exonération. Tout est vrai, mais il est inutile d’en tenir vraiment compte.

La première remise en cause est culturelle.

On est passé de la divinisation de la naissance à sa diabolisation. Qui imaginerait de peindre des nativités aujourd’hui. Il passerait pour un nazi qui entend rétablir la domination des mâles par les moyens douteux du retour à l’obscurantisme religieux honni. Du moins s’il est catholique. La volonté musulmane de l’Oumma de recoloniser l’Occident par le ventre des femmes, elle, est occultée, niée, minimisée et exonérée par l’idéologie dominante.

Sans rétablir une image heureuse et grandiose de la naissance, et sans recréer un nid familial protecteur, rien ne sera possible. La nomination de Mme El Haïri ne suffira pas… La natalité est une cause nationale et dépasse le strict champ des choix individuels. Les aides ciblées, présentées évidemment comme inefficaces, doivent être reprises mais dans un cadre général différent.

La seconde action est évidemment d’augmenter massivement la part des gens au travail dans la population, en dépit du vieillissement et de la disparition des enfants. Il faut obtenir que 60 à 70 % de la classe d’âge 60-66 ans reste au travail. Et il faut réduire drastiquement la part des personnes qui ne travaillent pas ou peu, ou à des tâches stérilisantes, dans la tranche 20 à 60 ans. Cela impose des réformes terriblement difficiles à faire admettre à la population.

-            Le RSA doit disparaître et être remplacé par des allocations temporaires conditionnelles financées par des cotisations. Allocation temporaire d’urgence ou allocation temporaire de soutien doivent remplacer la gratuité de la vie devenue un droit de l’homme inconditionnel. Certains veulent que toutes les aides soient centralisées à un même guichet, plafonnées pour ne pas dépasser une fraction du revenu du travail et rendues publique nominativement. Pourquoi pas !

-            La Solidarité nationale, qui doit être maintenue pour les cas d’urgence et d’extrême difficulté, doit être réservée aux nationaux, par définition.

-            Les Cours de justice ne doivent plus faire ou interdire la loi. Les droits de l’homme sont des principes qu’il appartient aux instances politiques représentatives élues de mettre en œuvre en tenant compte des circonstances. Ce n’est pas au Conseil d’Etat de stipuler que les maladies subies pendant les vacances sont opposables aux entreprises qui doivent financer des vacances supplémentaires. Ce n’est pas au Conseil constitutionnel de réguler le regroupement familial. Ce n’est pas à la Cour de Justice de l’union européenne de décider les règles d’immigration. Ce n’est pas à la CEDH de créer un droit-à l’écologie.

-            Les métiers peu productifs doivent être réduits et les plus productifs soutenus.

-            Les 35-heures doivent disparaître comme tous les régimes anticipés de retraite. Le critère de pénibilité est hors de propos et doit disparaître. Il n’est là que pour céder aux syndicats.

-            Il faut compter sur l’épargne placée à l’étranger et financée par le travail étranger

-            Il faut revoir totalement le système d’éducation pour le rendre efficace et propre à dégager les élites professionnelles, techniques et managériales nécessaires. Le recul général dans les classements Pisa est une honte.

-            Il faut réduire drastiquement l’empilement des institutions délibératives, de contrôles, ou réglementeuses.

-            Les hauts fonctionnaires ne doivent plus pouvoir cumuler les rémunérations publiques. Il ne faut pas restreindre leurs choix de carrière mais les obliger à choisir la rémunération publique unique qu’il leur convient le mieux. Les agences ne servent actuellement qu’à verser des rémunérations doubles ou triples des maxima statutaires à des centaines de membres de la caste de l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante.

-            Le taux de fonctionnaires dans la population doit revenir dans la moyenne européenne au forceps, sans clause du grand-père. Il faut donc abandonner le statut jusqu’à la classe A + et contractualiser, avec une fluidité maximale entre secteur public et privé.

-            L’immigration doit devenir une stricte immigration de travail. La participation d’enfants à la chaîne du narcotrafic et aux émeutes urbaines doit entraîner pour les parents responsables la perte du logement social et des droits sociaux et pour les étrangers naturalisés récemment (dans les cinq ans) la perte de la nationalité avec effet en chaîne sur les personnes ayant acquis la nationalité par lien du sang. « Tu « chouffes » ? Ta famille perd son logement social et toutes allocations pendant une certaine période. Elle peut même être expulsée de France, en cas de récidive, en perdant avec tous ses descendants la nationalité française. »

-            Toutes les lois doivent être étalonnées en fonction de leur contribution à la production.

-            L’Europe est un foyer de hausse des prélèvements. La volonté exprimée de doubler le budget européen est intolérable, sauf à trouver l’équivalent en économies sur le système étatique national. Au travail…

-            Les régions peuvent disparaître ou être fusionnées avec les départements. L’évolution de leurs dépenses doit respecter une loi simple : pas plus que la hausse du PIB.

-            La productivité doit devenir un devoir national et être recherchée partout, par tous et tout le temps.

-            Les gratuités doivent être totalement proscrites.

-            Le financement des allocations sociales doit être intégralement sorti de l’entreprise comme en Suisse et être basé sur les cotisations individuelles. On doit casser le moloch de la sécurité sociale et établir trois à quatre piliers concurrents avec différenciation des choix pour la couverture des soins ou de la retraite avec des « paniers incompressibles ».

-            Le système fiscal doit être entièrement tourné vers la production et l’investissement. Ce qui impose de tout chambouler. Plus d’impôts sur la consommation. Moins sur les revenus, bénéfices et plus-values et plus du tout sur la fortune et la succession.

-            …

On voit qu’elles contredisent intégralement le discours dominant.

Sinon quoi ?

La mort de la nation dès 2 040 ! Juste çà, sans aucune dramatisation polémique. Juste les faits.

Que ceux qui sont pour lèvent le doigt !

Le Cercle des économistes e-toile est contre. Depuis 25 ans ! Et il persiste dans sa dénonciation d’un véritable scandale national. Le déclassement général associé à l’effondrement démographique est intolérable. Réagissons !

Dettes et démographie

Au moment où Bayrou veur momifier la France pour échapper à la malédiction de la dette, il n'est pas inutile d'aller à l'essentiel en quelques chiffres.
 
En dix ans le nombre de personnes de plus de 60 ans a augmenté de 3.300.000. 
Celui des 20-59 ans est passé de 32.7 à 32.6 millions. 
 
On a donc demandé à une population en âge de travailler stagnante d'assurer les rentes d'une population âgée nouvelle équivalente aux deux plus grandes villes de France. 
 
Comment faire, sachant que la productivité a plutôt baissé. 
 
On n'a pas su faire. 
 
Il fallait créer 2 à 3.000 milliards d'euros constants de production de plus, pour couvrir les nouvelles pensions. La valeur ajoutée des entreprises est passée en Francs courants de 1.100 milliards 1.600 milliards. La dette a atteint 3.350 milliards venant de 1.900 milliards.  
 
On pouvait certainement faire mieux. 
 
Mais la démographie commande tout.  
 
La perte de 12.500.000 enfants à naître depuis l'an 2000 associée au vieillissement nous met dans une situation impossible malgré une immigration présentée comme de masse mais qui ne compense rien car le taux d'emplois y est faible et le regroupement familial fait venir des vieux en grande quantité. 
 
Celui qui n'a pas ces chiffres en tête ne peut rien comprendre à la situation. Or la presse française refuse de citer les chiffres et les conséquences des chiffres. La muraille du mensonge démographique dans le système d'information est infranchissable. 
 
Les dix années à venir seront pires. La population des 20-60 va baisser franchement. Celle des plus de 60 va encore augmenter et celle des moins de 20 diminuer. 
 
Le plan Bayrou ne prévoit rien pour faire face à la situation qui va en résulter. 
 
Didier Dufau
 

Les leçons de l’affaire des taxis « médicalisés »

Pour la troisième fois en 25 ans, une grève massive et dure des taxis embrase le pays. Le sujet est toujours le même. La bureaucratie qui nous gouverne depuis l’installation de l’Énarchie compassionnelle aux commandes de la France a d’abord décidé de raréfier l’offre de soins pour tenter d’endiguer les méfaits de la gratuité généralisée du système médical. On a vu apparaître cette idée intéressée que seuls les spécialistes réalisant au moins 300 actes dans une spécialité étaient réellement opérationnels. On a donc concentré les soins et notamment les hôpitaux, maternité, etc.

L’éloignement des centres de soin a aussitôt posé problème et on a donc créé un « droit-à » la gratuité du transport vers ces lieux et retour. Ce magnifique « marché administratif » a naturellement prospéré et les transports médicalisés sont devenus une proportion parfois gigantesque de la recette des taxis. En province notamment, cette recette peut dépasser 40 % de la recette.

Nous ne citerons pas cette ville de Bretagne où la société de taxis avait deux véhicules jusqu’à la loi de gratuité du transport. Ensuite on l’a vu gonfler : trois puis quatre puis cinq taxis, puis une ambulance puis deux. Les transports médicalisés sont devenus un moyen régulier de faire ses courses dans les grandes villes. Le médecin (gratuit) prescrit un examen qui ne peut se faire qu’à la ville, et l’aller et retour (gratuit) correspondant. Tout le monde se sert, le médecin, la société de taxis, le poste à essence local, le garagiste… Une activité entièrement « administrative » liée à la gratuité se met en place.

Le blocage de la circulation dans les grandes villes entraîne ses conséquences. Une ambulance va faire moins de transport dans la journée, ce qui aggrave les coûts pour la partie publique de cette activité.

Que ce soit le gonflement des courses ou celui du coût de chaque course, tout concourt à une dépense incontrôlable.

Alors le gouvernement Jospin a eu l’idée géniale : on va créer un grand « service public » du transport médical. Fini, l’usage de taxis privés. Des fonctionnaires, avec des syndicats, utilisant des véhicules propriétés de l’Etat ! On voit déjà les grèves dans le nouveau service public, « dans l’intérêt des malades », l’absentéisme habituel, etc.

Résultat : une grève massive et violente des intéressés, privés d’une partie considérable de leur chiffre d’affaires. Ce scénario se répète inlassablement. La bureaucratie étatiste et socialisante veut créer son service public. Les bénéficiaires de ce marché administratif protestent sauvagement.

L’emprise de la bureaucratie est telle en France qu’il ne reste plus que des marchés administratifs fondés ou sur la gratuité ou sur des aides, ou sur des obligations réglementaires.

La gratuité n’existe pas puisque le coût existe. Le transfert du financement loin du bénéficiaire et du professionnel entraîne aussitôt la gabegie. La gabegie devient infernale et on veut couper l’offre et réduire les coûts. Une spirale s’enclenche. On obtient la ruine, la règlementation, le désordre.

 

La gratuité est un instrument idéal de destruction massive. On peut tout démolir en instituant des « gratuités » c’est-à-dire en cachant le coût aux bénéficiaires. Quand les dépenses explosent, il ne reste plus qu’à exiger que « les riches paient plus » et instituer des carcans administratifs. Un règlement, c’est un fonctionnaire pour le faire vivre et un fonctionnaire pour le contrôler. Une hausse des impôts, ce sont encore des fonctionnaires collecteurs de plus et des contrôleurs de plus. C’est comme cela que les postes administratifs représentent 35 % du secteur hospitalier contre 25 % en Allemagne et 15-20 % au Danemark.

La domination de l’Etat en France par l’Énarchie compassionnelle et bienveillante a ruiné radicalement le pays en créant des situations intenables toutes fondées sur la gratuité, le contrôle, la subvention, l’accord systématique avec les revendications syndicales, la fiscalité abusive, le socialisme, l’étatisme, la bureaucratie triomphante et les restrictions d’offres.

On a vu le résultat pour la mortinatalité. Nous avions les meilleurs résultats en 1995. Nous sommes à la traîne dans les classements. Et la situation se dégrade ! Et l’Arcom donne des amendes extravagantes contre ceux qui tentent d’expliquer les causes. Notamment ceux qui prétendent qu’il vaut mieux traiter les naissances que les avortements -220 000 à 700 euros : 154 millions d’euros qui seraient mieux utilisés à accompagner les parturientes.

Évidemment s’il faut faire 60 km pour aller accoucher dès les premiers signes d’une naissance imminente, le risque d’accoucher dans la voiture n’est pas mince. Surtout si sur place on manque d’infirmières, de gynécologues et que la salle d’opération n’est pas disponible pour faire face à une urgence.

On voit se développer l’idée de financer un séjour « gratuit » à l’hôtel près de la clinique ou de l’hôpital dans la période finale… Financer naturellement par un retour de l’ISF et l’augmentation des droits de succession !

Les hauts fonctionnaires créent le désordre et ensuite tente de la « réguler ». Cela donne les ZFE contre les gueux, les grèves de taxis, les gilets jaunes etc.

Il faut mettre dans la constitution que les gratuités sont interdites. Et séparer la haute fonction publique et les postes politiques. La haute fonction publique a pris le pouvoir et se gave avec une hausse de leur pouvoir et de leur rémunération et avoir, de plus en plus en famille. C’est de la corruption institutionnelle.

Tout service doit être d’abord payé par son bénéficiaire, soit directement, soit par un système assurantiel. Sinon on finit à 3.4 et bientôt 5 mille milliards de dettes. Et la destruction de la qualité des services.

En attendant le cumul des manifestations et des travaux de Mme Hidalgo à Paris, crée une situation dantesque alors même que le surtourisme commence à se déverser. La vie à Paris devient intolérable.

Deux vérités qui sortent de l'occultation : le drame de la dénatalité ; le drame de l'énarchie

et des marchés administratifs artificiels

Si quelqu'un t'a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre. Lao Tseu.

C’est pareil en matière d’idées et d’observations de la réalité. Si l’information publique a été offensante pour la vérité, ne cherche pas à la dénoncer ! Vis une vie tranquille et tu verras la vérité passer à la télévision comme si les mensonges précédents n’avaient jamais existé.

Notre Cercle est en train de vivre un moment tout à fait exceptionnel où beaucoup des observations que nous ressassons et des critiques que nous formulons, qui ont été exclues de l’information officielle pendant des décennies, deviennent des évidences qui ne prêtent même plus à discussions.

Le premier sujet qui vient de connaître son assomption soudaine comme révélation éclatante est le drame démographique. Depuis des lustres nous considérons devoir critiquer la mise au rancart d’Alfred Sauvy et la honte qui baigne les messages des démographes officiels (et notamment de l’INED) qui ont d’abord affublé Michel Debré de l’entonnoir de la folie sur la tête et qui, pendant 50 ans, ont répété que la France n’avait aucun problème démographique et faisait mieux que tout le monde. Surtout ne pas contrarier le mouvement féministe, la pilule, l’avortement, le contrôle des naissances, la destruction du mariage, la dénonciation de la « dictature de l’enfantement » et autres fariboles. La natalité se maintenait presque par enchantement. En fait la natalité de familles immigrées arrivant en masse expliquait les apparences de bonne santé démographique alors que le constat de la réalité était depuis au moins quarante ans et surtout depuis le tournant du siècle, absolument catastrophique.

Il était depuis longtemps évident que nous perdions 500 000 naissances par an ! Depuis l’an 2000 jusqu’en 2025, c’est près de 12.5 000,000 enfants à naître qui se sont évaporés, deux fois les victimes de la guerre de 14 dont le récent anniversaire de l’armistice a montré les conséquences délétères. La chute des naissances ? Aucun impact négatif ! On l’occulte, on la nie, on la minimise. On n’anticipe aucune conséquence. Pas un mot dans les médias. Rien, sinon des polémiques sur l’immigration et le grand remplacement, le tabou absolu. Le briser était devenir l’émule des chambres à gaz et d’Oradour sur Glane.

Tout a changé après une publication : la baisse des naissances était telle en 2023 que le solde démographique était descendu à 47 000. Le chiffre qui vient de sortir d’un excédent démographique de 17 000 seulement pour 2024 sonne une forme de tocsin. À ce rythme, la population en France, avant solde migratoire, baissera dès l’année prochaine. Cela fait mauvais genre

En vérité la population de souche, disons celle qui descend des familles présentes en 1890, baisse probablement depuis 2005 environ. Toute la hausse de la population provient de l’immigration installée, par ses naissances, ou s’installant  depuis cette époque. Désormais elle ne tient plus qu’au solde migratoire annuel.

Il est intéressant que pendant cette descente aux enfers démographiques, on a vu le président Hollande réduire les allocations familiales et son successeur Macron constitutionnaliser le droit à l’avortement gratuit sans condition. Le réarmement démographique par l’accélération des spermatozoïdes a été annoncé par lui en 2024, un haut-commissariat à l’enfance en 2025. Paroles, paroles, paroles… M. Bayrou négocie un abaissement de l’âge de départ à la retraite qui est déjà de 2 à 5 ans inférieur à celui des autres pays comparables. Une parfaite dinguerie.

Autant dire qu’après l’occultation, la négation, la minimisation, l’exonération triomphe. Surtout ne pas toucher aux vraies causes. Les vaches sacrées restent sacrées. Même si le désastre est désormais bien présenté par le système médiatique.

L’article de Pierre Vermeren dans le Figaro du 17 janvier témoigne qu’un autre pan de mensonge vient de tomber. Depuis la création du Cercle nous dénonçons, dans une grande solitude, le triomphe de l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante, caste désormais saisie par le prurit du népotisme et soucieuse de s’enrichir par le développement d’un capitalisme de connivence basé sur les « marchés administratifs », l’intermédiation dans la vente des pépites économiques nationales, la prise de commissions sur la souscription de dettes démesurées, et la captation de rentes de situation.

Vermeren explique, de façon inutilement complexe, qu’une noblesse d’état s’est constituée qui pompe les rentes et accumule les privilèges comme à la veille de la chute de l’Ancien Régime.

Il voit bien que la richesse va à ceux qui ont mis en place ce que nous appelons nous « des marchés administratifs » et qui vivent en consanguinité avec l’énarchie et les grands prêtres du mondialisme. « Plus ce secteur se développe, plus le secteur indépendant s’asphyxie ; l’agriculture, l’artisanat, l’industrie et le commerce s’étiolent ».

L’ennui de l’analyse de Vermeren est qu’elle est juste sur les constats et fausse sur les causes. Il n’aime pas les grandes villes et il vaticine souvent contre les services et la consommation, donc la grande distribution, ce qui affaiblit ses démonstrations.

Tout le monde se souvient (malheureusement) du livre Paris et le Désert Français d’un géographe nommé Jean-François Gravier, dont l’argumentaire était proche de la débilité totale, mais la coïncidence avec ce que les gens voulaient entendre presque parfaite. Il a cautionné les jérémiades de la Province et capitalisé sur le rejet de la grande ville, impopulaire dans ce pays de paysans que fut la France. Bientôt il ne fallait pas refaire Paris en province avec les capitales régionales. Bouh les vilaines ! C’est encore et toujours la bible de Vermeren, comme Onfray ou Lisnard.

On trouve donc un paragraphe à peu près incompréhensible sur l’Île de France. « L’ingénierie de l’économie de rente a offert une profitabilité inespérée au temps de l’économie de production. Mais si cette « reconversion industrielle » a permis de maintenir l’Île de France en région la plus riche d’Europe, les dégâts sont considérables ». « En développant l’informatique, les autoroutes de l’information et la net-économie nous aurions obtenu une profitabilité très supérieure ».

Si les grandes villes se sont développées partout après-guerre, cela tient d’abord au fait qu’elles permettent de se saisir d’opportunités de croissance dans une économie de la connaissance et du service. Comme le disait le regretté Léon Chaix, cofondateur du Cercle : « la vraie misère est paysanne. La preuve les pauvres viennent en ville ! ». La ville est un incubateur ; une couveuse, une serre, un amplificateur d’activités et d’innovations.

Si le bon Pierre Vermeren voulait quitter son confort intellectuel qui nage dans le brouillon et l’approximatif, il serait obligé de mettre en cause, comme nous :

-            La captation de l’État, de la politique, à tout échelon, des grands groupes d’Etat, de la banque, de l’assurance et de la presse par l’Enarchie. N’ayant aucune connaissance technique, les hauts fonctionnaires ont fait de la finance en s’assurant une part du gâteau au passage. Et organisé par la réglementation, la subvention et la taxation, des dizaines de marchés administratifs qu’ils ont captée pour eux et leur progéniture.

-            L’écologie : elle a servi de prétexte à la multiplication des marchés administratifs tout en tuant l’industrie, l’agriculture et la construction.

-            L’européisme qui a justifié de démanteler et privatiser, au profit de groupes d’oligarques et donner beaucoup de moyens aux destructeurs de l’économie nationale

-            Le socialisme et la démagogie des slogans « les riches peuvent payer » ou « la dette ce n’est pas grave »

-            Le féminisme et la destruction de la natalité et de la liberté d’organiser librement l’entreprise en France

-            La démagogie basée sur les cadeaux au peuple, la gratuité et l’achat de vote électoral

-            La « cancel culture » et le Wokisme qui ont tué l’école et les universités.

-            L’insouciance monétaire qui a conduit à mettre en place des systèmes délétères.

-            Le mondialisme sans régulation qui a mis le travailleur français en concurrence inégale avec les pays arriérés décidés à s’en sortir.

L’ennui, c’est que là, on n’est plus protégé par un langage abscons et il faut faire face aux intérêts puissants de tous ces gens-là qui ne font pas de cadeaux.

La lucidité des constats si elle ne s’accompagne pas d’une démarche de vérité sur  les causes ne sert à rien.

Les chiffres noirs qui endeuillent l’avenir de la France

2023, 2024, 2025 : la trilogie sinistre ?

L’année dernière, à la même période, nous avons refusé de souhaiter une bonne année car les nuages noirs étaient tellement noirs et tellement nombreux qu’il était certain que l’année 2024 serait funeste. L’année 2 024 restera comme une des pires années de l’après-guerre. La responsabilité en revient à 100 % à l’incapacité maladive d’Emmanuel Macron. Réélu sans débat approfondi sur les questions cruciales qui se posent aux Français, la guerre en Ukraine et la tactique de communication lui ayant permis « d’enjamber » les élections présidentielles, la victoire a réarmé son narcissisme tout en le confrontant au vide politique qui le caractérise. N’ayant aucun bilan, en dépit d’un narratif qui bassine le pays du contraire, et ayant déjà ruiné les finances du pays, il n’avait plus le choix : il fallait faire au moins une réforme sérieuse qui ne soit pas un faux-semblant. En même temps il fallait éviter que les conséquences de sa désinvolture vis-à-vis des paysans, des retraités et des propriétaires provoquent des réactions incontrôlables par l’Élysée. Impossible de réellement conduire un pays si on cède à tout dans l’Union Européenne, où seul le président a un pouvoir de blocage, même partiel, si le commerce extérieur élargit ses déficits, avec une part décroissante dans le commerce mondial, si la production ne suit pas et si le chômage reste structurel. Car alors, le budget devient ingérable et les fonctions régaliennes ne peuvent plus être assurées.

Narcisse a alors voulu narguer et provoquer tout le monde en forçant une réforme des retraites qu’il avait lui-même dénigrée lorsqu’il défendait une réforme par points, impraticable, qui est tombée à l’eau après cinq ans d’atermoiements et non à cause du Covid. La preuve, il n’a pas repris le projet ! Jamais une réforme critique n’a été si mal préparée et si mal conduite, dans un climat hystérisé par le Président lui-même. La réforme sera imposée au forceps et entraînera une forme de révolte populaire sous forme de casserolades et de propos injurieux. L’attitude habituellement méprisante du chef de l’Était a fait le reste. Pour résister, il a organisé des opérations images ridicules, où le Président embrassait des bébés devant quelques femmes énamourées qui roucoulaient, entourées de caméras et pas de grand-chose d’autre. Gare aux photos à plan large… Le but unique : construire un narratif où le président voyageait partout au milieu des embrassades et des applaudissements, sans le moindre bruit de casseroles. En fait on a continué la seule politique constante qu’a jamais conduite l’équipe de l’Élysée : bâtir et sauvegarder le narratif hors-sol du président ! La France, pendant ce temps-là, pouvait s’enfoncer.

Préparer la suite, c’était marquer un changement de cap pour bénéficier de la prime attendue des élections européennes. Alors on demande à Attal et Séjourné de se « dépacser » pour être prêt au renouvellement de l’équipe gouvernementale, prévu en début d’année, au prix de l’évacuation sans délicatesse de Mme. Borne, jugée sinistre et incompatible avec l’image recherchée par le Président. Avant même que l’Ange Gabtiel et son joli minois ne soient nommés, l’ensemble de l’Europe agricole s’est mis en mouvement. Elle est ruinée par le Greendeal, construit en particulier par Pascal Canfin président de la commission de l’environnement au Parlement européen avec l’aide d’Emmanuel Macron, totalement responsable d’un « deal » qu’il aurait dû bloquer comme Président. On sait de quelle grotesque façon l’affaire s’est finie au Salon de l’Agriculture où le président a expliqué aux agriculteurs ce qu’ils devaient faire, bien caché par un parterre de CRS.

Dans ce maelström, personne n’a eu l’occasion de s’inquiéter les résultats budgétaires détestables (et minorés) de l’année 2023, plombant toutes les perspectives ni de s’inquiéter surtout les chiffres tragiques de la natalité, en forte baisse et laissant un solde démographique national presque ridicule de 46 000 personnes, avec la menace d’un chiffre négatif à très courte échéance.

Malgré les efforts de communication délirants pour essayer de faire de Gabriel Attal une esquisse de premier ministre, en vain, la campagne pour les Européennes se présentent bientôt sous les pires auspices. D’erreur de casting en erreur de message, la cote de l’inconnue choisie pour mener la liste européenne de Renaissance, nouveau nom des macronistes, ne cessera de chuter au point d’atteindre un niveau ridicule qui sera une terrible gifle pour un Narcisse blessé. On connaît la suite : une décision de dissolution vengeresse et irresponsable, six mois de chaos et une fin d’année lamentable où aucun des problèmes nationaux n’a pu connaître le début d’une solution. Le bilan de ce second quinquennat est, au bout de deux ans, accablant. L’accumulation des situations critiques est sans fin :

-        Crise institutionnelle depuis la dissolution folle d’Emmanuel Macron au sortir de son échec terrible aux Européennes

-        Crise démographique à un moment où les courbes de décès rejoignent les courbes de naissances, et pointent vers une baisse de la population

-        Crise de l’énergie avec des coûts extravagants provoqués par la casse de notre système nucléaire et la volonté européenne de pousser des énergies erratiques et incontrôlables.

-        Crise du secteur automobile prié de se convertir dans des délais farouches à l’électricité et démoli par les réglementations, les taxes, les injonctions diverses. On parle de 700 000 chômeurs de plus en Europe.

-        Crise inédite de l’immobilier, accablé de taxes, d’impôts, de réglementations extrêmes à mettre en œuvre dans l’urgence.

-        Crise de l’aménagement du territoire avec une loi Zéro Artificialisation Nette qui paralyse tout le monde.

-        Crise des finances publiques et du budget en déficit incontrôlable

-        Crise agricole, provoquée par des politiques coercitives malthusiennes fondées sur la folie bureaucratique, la jachère et la substitution des importations à la production nationale.

-        Crise sociale avec la stagnation des revenus et de l’emploi des classes moyennes provoquant une revendication hagarde de pouvoir d’achat.

-        Crise des politiques publiques, avec une Justice effondrée, une école en déshérence, une université qui a sombré dans le Wokisme le plus débilitant et un secteur de la santé ravagé par la bureaucratie tatillonne et l’étouffement syndical et financier.

-        Crise nationale, avec le développement de conflits raciaux et religieux que l’on croyait éliminés à jamais et l’envahissement des villes et des villages par des masses africaines et musulmanes qui haïssent pour beaucoup d’entre eux le pays d’accueil, et renient tous les principes qui fondent sa démocratie.

-        Crise sécuritaire, avec la multiplication des crimes de sang, la peur partout, le vol généralisé, la violence des jeunes, le refus de respecter quelles que règles que ce soit.

-        Crise de la drogue, avec un pays en voie de « mexicanisation » et un début de généralisation de la corruption des acteurs publics, par la peur ou par le gain.

-        Crise européenne, déclassée économiquement loin derrière la Chine et les États-Unis, et qui voit les institutions de l’UE échapper à tout contrôle, alors que des pays clés comme l’Allemagne et la France sont en récession.

-        Crise diplomatique, alors que flambe la guerre sur le sol européen.

-        Crise militaire où l’on constate que notre armée « échantillonnesque » qui tient tout entière dans le Stade de France, ne nous protège plus et serait incapable de mener une guerre de type classique plus de 2 jours.

-        Crise climatique, avec des phénomènes brutaux, dont l’explication « anthropique » laisse à désirer

-        Crise du système de retraite détruit par la démagogie d’un âge de départ intenable, par le vieillissement et l’absence d’enfants

-        Crise du système scolaire et universitaire.

On ne voit pas comment on aurait pu faire pire. La crise des institutions paralyse l’amélioration de la situation dans tous les autres domaines. La France va à vau-l’eau et coule doucement.

La France vient de vivre une année complète de paralysie gouvernementale. Le premier trimestre a été stérilisé par la crise agricole et le changement de gouvernement, le second par la préparation des élections européennes. On a géré les affaires courantes le reste de l’année 2024 et on recommence en 2025.

Certains tabous et mensonges tombent brutalement dans ces périodes de crise.

En deux ans le grand mensonge démographique a été balayé. Depuis des années les médias nous abreuvent de mensonges sur la situation démographique, bien aidés par des piliers de l’INED comme Le Bras et quelques autres. Tous les hommes politiques qui ont tenté de conserver une politique nataliste ont été présentés comme des fous. On se souvient de Michel Debré affublé d’un entonnoir sur la tête, symbole de folie. Alfred Sauvy a été marginalisé et son message occulté. Tout allait bien en France, alors que partout ailleurs les difficultés s’accumulaient. C’était une fable ! La pilule, le divorce facile, le pacs, l’avortement, le planning familial, un féminisme militant remettant en cause les femmes au foyer, l’intérêt du double salaire, le refus de considérer l’enfantement autrement que comme un acte individuel de la femme concernée, jusqu’aux délires actuels faisant de l’accouchement une « servitude », du sperme une substance toxique, de l’homme un violeur structurel, ont évidemment altéré en profondeur la natalité. La femme n’est pas une poule pondeuse et son rôle n’est pas de fournir de la chair à canon ! Qu’on se le dise ! En 2 024, on a constitutionnalisé le droit à l’avortement gratuit inconditionnel. À l’unanimité ! Alors qu’on sait que tout vote à l’unanimité est la preuve qu’on fait une sottise.

Sans remonter jusqu’aux années soixante-dix, remarquons que depuis le début 2000 on a procédé à 5 millions d’avortements à 700 euros l’acte, soit près de 3.5 milliards d’euros consacrés à éliminer des enfants à naître, pardon des « boules de molécules ». C’est plus que les pertes démographiques de la guerre de 14. Et on croit que cela n’a pas eu d’importance ?

Lorsqu’on compare le ratio naissances sur population de 1971 à celui de 2023, on voit qu’avec notre population actuelle nous devrions avoir 500 000 enfants DE PLUS par an que les naissances actuelles. Depuis l’an 2 000, nous avons perdu 12 500 000 naissances, dont 5 millions par avortement. Cela correspond à la population de l’île de France.

Ce désastre pouvait être constaté d’année en année depuis les années quatre-vingt. Pas un mot. Tout allait bien. Il a fallu qu’en début 2024 on constate pour 2023 que le solde entre naissances et décès était devenu ridiculement petit, annonçant un croisement des courbes et le non-remplacement générationnel à très court terme, pour que tout le monde se réveille. 2 024 s’annonce déjà pire que 2 023. Et il n’y a aucune raison que cela s’arrête. Déjà les statistiques par département montrent que dans les départements à faible niveau d’immigrés, les décès l’emportent sur les naissances et que les courbes s’écartent de plus en plus et très rapidement.

Globalement les décès concernent à 90 % des Français « de souche » et les naissances correspondantes en concernent moins de 60 %. Cela signifie que la population française traditionnelle diminue d’environ 300 000 personnes par an. Puisque la population continue de grossir par l’immigration, cela signifie qu’une substitution de population a bien lieu. Formulation totalement taboue.

Qu’importe, puisque la population augmente par l’immigration. Le problème est que la population immigrée a un taux de productivité faible et un taux d’emploi faible, donc un impact sur la production très faible. Outre les questions diverses que pose une immigration massive, elle ne suffit pas à compenser les pertes, tout en embolisant les services sociaux qui sont à l’agonie (urgences, logement d’urgence, HLM, préfectures) et en bousculant police, justice et système pénitentiaire.

Donc les résultats sont désastreux.

D’après le livre de Nicolas Baverez, Sursaut (l’Observatoire), immigration comprise, la population devrait augmenter jusqu’à 69 millions jusqu’en 2 044 et régresser ensuite. La part de plus de 65 ans passera les 30 % dès 2030. La population active stagnera autour de 30 millions.

Sur ces bases, tous les autres déclassements s’amplifient. Le rang de la France pour le PIB, le PIB par tête, la part des fonctionnaires, le montant de la dette, le déficit commercial, les parts de marché internationaux, tout s’aggrave. Les entrepreneurs, les ingénieurs et les chercheurs quittent la France, comme les personnes riches et les artistes : « Ce n’est plus en France que cela se passe ! », la phrase qu’on entend partout dans le monde.

Macron a tenté de tenir en soutenant la consommation par la dette. On est au bout de ce chemin. Son « idée », en fait cette facilité démagogique, de couper les financements naturels (taxe d’habitation, charges et impôts sur certains salaires) sans leur substituer d’autres recettes, a accéléré le développement d’une dette insoutenable.

Il devient impossible de recruter des salariés correctement formés. Les taux de chômage sont les mêmes qu’en 2007 avant la crise mais on crie qu’on a vaincu le chômage structurel alors que c’est un gros mensonge.

L’écologisme et ses prescriptions fondées sur un narratif scientifique incertain, manipulé par l’ONU et l’Union Européenne, ont un coût démesuré pour des résultats climatiques nuls. Les taxes, la bureaucratie et l’écologisme ont tué le marché immobilier. Agriculture et industrie sont en régression rapide et massive.

L’année 2025 s’engage sous des auspices catastrophiques, sans possibilité d’obtenir un gouvernement digne de ce nom et capable d’une véritable action de longue durée, alors que la France n’a plus de diplomatie, d’armée adaptée aux besoins, ni d’influence en Europe où l’Allemagne a pris le pouvoir ou en Afrique dont elle est éjectée manu militari au profit de la Russie et de la Chine !

Dire qu’Emmanuel Macron a amplifié tous les facteurs de déclassement est un euphémisme. L’ennui provient de l’absence de substitut crédible. Au fond du trou, on ne trouve que des vers de terre, pas les moyens d’un rebond. Pour le sursaut, M. Baverez, on attendra !

Les Français veulent plus de dettes, plus de vols fiscaux pour « les autres », moins travailler et moins longtemps, avec moins d’enfants et plus de gratuités. Les nourrir de démagogies systématiques leur va très bien et ils en redemandent. Vive les grèves et les manifs violentes ! Alors pourquoi se gêner ? On a les Macron qu’on mérite !

Bonne Année 2025 !

Régression néonatale : Le professeur Minkowski ne serait vraiment pas content !

Qui se souvient d’Alexandre Minkowski aujourd’hui ? Personne, naturellement. Il était l’exemple même d’un modèle quasiment disparu : le grand médecin, comme aussi Pierre Debray-Ritzen. Ils étaient désintéressés et attachés à faire progresser leur domaine. Minko avait les yeux rivés sur les accidents médicaux liés à la natalité.   Réduire de façon exemplaire la mortinatalité était son domaine.  Avec en prime une vision humaniste du monde. Point important pour moi, il aimait les boucles de la Seine, au Bec-Hellouin, boucles dont je suis également amateur. Debray-Ritzen était aussi un vrai médecin qui n’a pas hésité à virer la lamentable Françoise Dolto de l’hôpital des Enfants malades où elle faisait des dégâts.  Point important,  il avait subi un choc émotionnel devant la Vue de Delphes de Vermeer, circonstance que j’ai également vécue et qui m’a immobilisé pendant deux heures à 14 ans devant cette œuvre magistrale. Tous les deux avaient une passion : soigner l’enfant ! Minkowski était le pape de la réduction de la mortinatalité, le plus grand succès de la médecine qui a révolutionné le cours de la démographie. Le taux de mortinatalité qui était de dix enfants pour 1000 naissances vivantes en 1980, en baisse prodigieuse par rapport au XIXe siècle devait baisser jusqu’à deux. La France devait donner l’exemple et caracoler en tête ! Telle fut l’action et tel reste le message de Minkowski.

Les chiffres les plus récents viennent de tomber dans l’indifférence presque générale. La France est au double de la mortinatalité des meilleurs, qui ont atteint la cible de 2 (2.1 en finlance) et en moyenne les pays européens font mieux qu’elle. Elle régresse maintenant en valeur absolue comme en valeur relative.

Honte à nos dirigeants et à ceux qui ont créé les conditions de cette défaite ignominieuse, alors que tous chantaient la médecine française comme la meilleure du monde. On commence le siècle en ayant massacré près de cinq millions de bébés à naître depuis 2000. On finit par laisser se dégrader la santé à la naissance des survivants.  

L’Inserm et le CNRS sont devenus des institutions pourries par la politique et les querelles de clans. La posture y a remplacé la science, l’excellence et la volonté de maintenir la France dans l’élite médicale mondiale.

Le mensonge est désormais la norme en France. Les combattants de l’excellence des résultats ont laissé la place à des chevaliers de la moraline, version politiquement correcte. Ils ne cherchent plus l’excellence mais des places, des honneurs et de l’argent, le plus possible.

On s’apprête à ouvrir la voie au suicide assisté de convenance personnelle, remboursé par la sécurité sociale.  Gageons que cela ne va pas arranger la gériatrie ! Que les vieux meurent sans soins sur des brancards aux urgences ne gênent plus personne. Ils ont été triés ! Sans scrupules ni discussion. Ils le seront de plus en plus.

La France vient de découvrir la dénatalité, une réalité tue ou minorée, avec des mensonges de communication qui font qu’encore dans les médias on nous fait croire à un taux de 1.8% alors que le vrai est de 1.67% plongeant vers le 1.5% à court terme.  On commence à remarquer que notre mortinatalité décroche de la performance des meilleurs. L’INSEE se veut lénifiante comme toujours. Ce n’est qu’une stagnation pas un recul… Comme la croissance !

Ces deux grands professeurs étaient juifs. Alexandre Minkowski avait pris parti pour un état palestinien et militait pour la paix.  Ils seraient sidérés de constater l’ampleur de l’antisémitisme qui sévit en France aujourd’hui, alimenté par la gauche et les étudiants militants, dans le cadre d’un islamo-gauchisme d’opportunité politicienne délirant. Pour les adeptes de Mélenchon on rappellera qu’au Venezuela il y avait 15 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2008 et qu’on en est aujourd’hui à plus de 22.

Tout de même : quelle ignominie !

Didier Dufau

 

Impôts et dépenses publiques : l'urgence absolue d'éviter le gouffre.

Nous avons toujours défendu sur ce blog un retour à la normalité fiscale en France. Nous considérons au vu des derniers chiffres cataclysmiques sur les différents déficits qu’il est inévitable de collecter un minimum d’impôts supplémentaires pour passer le cap. Ce paradoxe exige quelques explications. La première est la raison des déficits extravagants que l’on constate et les stratégies d’atténuation à disposition.

Les besoins budgétaires des sociétés qui ont voulu de créer un « welfare state » sont infinis. La volonté des politiques de satisfaire des demandes insatiables est de tout bord extrêmement forte.

Keynes, en légitiment l’idée que l’Etat devait suppléer les marchés et relancer la machine économique par la dépense publique, sert à justifier, en dehors de tout cadre rationnel, l’idée que la dépense publique est non seulement légitime mais indispensable, comme l’est le corps de hauts fonctionnaires chargé de réguler la manne et de diriger une méga structure administrative pour la distribuer.

L’idée égalitariste poussée à son extrême, prétend que tout le monde a le droit à la même chose et qu’il faut donc prendre ce qu’il faut aux « riches » pour satisfaire la quête de justice sociale. Le concept a été poussé, là aussi, jusqu’à son extrême. Un enfant doit avoir les mêmes facilités qu’un bourgeois pour les livres scolaires, les voyages initiatiques, les petits cours, etc. Les parents sont vus comme les agents infligeant à l’école les miasmes d’une inégalité choquante et doivent être laissés de côté. En France dans l’Éducation nationale, l’excellence et le respect de la langue ont tous deux été dénoncés comme des barrières à l’égalité. Les résultats de l’action publique ont alors cessé d’être positifs, du fait d’une recherche active du nivellement. La dégringolade dans les classements PISA a été rapide et auto entretenue, en dépit de budgets considérables.

Une nouvelle vague de dépense est née du succès des mouvements qui souhaitent venir en aide à l’altérité victimaire. La notion de victimes de la société a fini par s’ouvrir à de très nombreuses catégories de la population : les pauvres, les immigrés, les condamnés ayant fait de la prison, les jeunes délinquants, les femmes, les minorités sexuelles, l’étudiante et l’étudiante, Il ne s’agit plus d’une petite fraction de la population : on atteint près de 80 % des résidents ! Les besoins à satisfaire sont évidemment sans limite.

La tendance politique va être de créer pour ces populations des droits acquisitifs et multiplier de très nombreuses gratuités dans tous les domaines : logements, culture, alimentation, avortement et plus généralement médecine, avec disparition des « modérateurs » de consommation. Le droit-à, éventuellement constitutionnalisé, devient une créance invincible et perpétuelle sur l’argent des autres. On est passé ainsi de quelques milliers d’avortements à 100 000 puis 200 000 puis 300 000 et on va atteindre bientôt les 400 000. On finance à 100 % un acte dont le prix de revient complet dépasse les 1 000 euros, en pleine déconfiture des naissances. Le budget augmentera encore régulièrement de plusieurs centaines de millions d’euros. On trouve les mêmes mécanismes pour le droit opposable au logement, l’AME etc. Ce sont des droits à la gratuité qui provoquent un gonflement permanent de la dépense. On pensait que l’AME ne coûterait que quelques dizaines de millions d’euros : les immigrés clandestins ne sont-ils pas jeunes et dynamiques. On va bientôt atteindre deux milliards !

S’est ajouté dans les dernières années l’exigence climatique et le culte de la nature, devenue objet de droits. On réclame le remboursement d’une « dette écologique » (Sic) et la restauration de l’intégrité de la nature. L’inculpation du CO2 qui touche absolument toutes les activités humaines a lancé une quête d’économies d’énergie astronomiques dans absolument tous les domaines, sans certitude de résultats positifs pour le climat, mais d’un coût qu’on refuse d’évaluer honnêtement tellement il est élevé et croissant (le coût de l’économie d’émission supplémentaire est fortement croissant).

Nouveauté coûteuse : le concept « d’empowerment » qui renvoie sur les acteurs de la vie sociale et économique l’obligation de « faire le bien » qu’il s’agisse d’agir pour la diversité ou pour la réduction des pollutions. Cette méthode est une forme de « do it yourself » qui crée des devoirs et des coûts sans impliquer l’intervention autre que punitive des autorités. Cela devient une « dépense publique » invisibilisée. Cette méthode vient compléter d’autres techniques de camouflage de la dépense publique : le transfert aux associations, chargées de suppléer une administration dont les privilèges sont trop coûteux, l’obligation faite aux promoteurs de financer des politiques d’aménagements dont les coûts sont transférés de façon occulte aux acheteurs de logements ou de locaux professionnels.

Pour gérer cet immense déploiement de dépenses publiques il faut naturellement une énorme armature administrative. En France ce besoin a été encore amplifié par la volonté de créer de nombreux étages de décision qui dépendent les uns des autres : mairies, groupements, districts, régions, états, agences techniques diverses, institutions européennes, autres institutions internationales. Cette ambition a conduit à des hausses massives de recrutement, le plus souvent de personnels protégés qui ne peuvent pas être licenciés et qui seront à charge le reste de leur vie.

La question s’est donc posée dans tout l’Occident dès la Libération : comment financer cette énorme masse de dépenses qui n’a de limites que la disponibilité des ressources nécessaires.

La période qui va de la guerre à la crise de 1973 a connu une réponse simple : une très forte croissance qui a permis, notamment en France, la reconstruction puis l’extension du « welfare state ». La France se couvre d’hôpitaux, de lycées et collèges, d’ouvrages routiers et d’infrastructures de chemin de fer. La fiscalité et en forte hausse mais on reste dans des limites non pénalisantes : les prélèvements sont entre 32 et 35 % du PIB.

À partir de la crise mondiale de 1973, extrêmement grave, et de l’apparition d’une rançon pétrolière exigée par les pays pétroliers coalisés, avec une hausse délirante du prix de l’énergie, la croissance rapide s’arrête, les comptes tournent au rouge, la pression fiscale augmente ainsi que l’inflation.

En France le septennat de M. Giscard d’Estaing est un formidable moment fiscal, alors que dès 1975, le budget est en déficit important (et il n’y aura plus jamais de budget équilibré jusqu’à aujourd’hui). On impose la TVA, la taxation des plus-values, la non-déduction de nombreuses dépenses de l’I ou de l’IR. On sait que le projet d’un impôt sur la fortune était en préparation en cas de réélection ! C’est également l’époque où l’on contingente l’offre : le numerus clausus en médecine devient draconien. Des professions complexes, comme les architectes et les chirurgiens, cessent de pouvoir s’enrichir par divers procédés d’encadrement de leurs actes. La haute fonction publique s’empare des postes politiques.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni lancent un moment de révolte à la fin des années 1980. Ronald Reagan et Margaret Thatcher remettent en cause leur « welfare state » et cassent la résistance aux réductions de dépenses, en s’attaquant notamment à la pression des syndicats. D’autres pays suivront comme la Suède, la Hollande, le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande.

La France se singularise par une politique inverse intenable. Les gouvernements socialistes de M. Mitterrand gaspillent l’argent public et cassent la compétitivité de l’industrie française. Le gouvernement Jospin commence à détruire l’industrie nucléaire et prend la pire décision possible : les « 35 heures » sont associées à la retraite à 60 ans, aussi bien dans le secteur public et dans le secteur privé. Le cumul de ces mesures anti productives aboutit à la désagrégation de l’industrie et aux déficits extérieurs et intérieurs permanents.

L’euro pèse également sur la croissance française depuis 1984. Les deux récessions mondiales sévères de 1992-1993 et 2008-2009, complétée par la crise purement européenne de 2011 affectent durablement les possibilités de croissance. La très forte augmentation des taux d’intérêt de la BCE, dont Mme Lagarde s’est vantée en 2022-2023, va être la cause première de l’effondrement du secteur immobilier et pousser l’Union Européenne vers une stagnation économique de longue durée. L’Euro nous protège est un slogan qui n’a plus de sens aujourd’hui.

Résultat de ces évolutions : le financement de dépenses publiques massives par la croissance cesse d’être possible. Ne restent que les prélèvements et la dette ou chercher de réelles économies. Les grandes orientations de dépenses décrites au début de cette note continuant à provoquer une fuite en avant qui devient de plus en plus automatique et incontrôlable, prélèvements et dettes ont littéralement explosé.

Une autre source de financement qui a été longtemps à la mode depuis l’effondrement de l’URSS en 1989, est l’idée des « dividendes de la paix ». On diminue drastiquement le budget et les effectifs de l’armée, qui devient en France une armée légère et mobile pour des opérations « coups de poing » à l’extérieur de nos frontières, et qui cesse d’être capable de mener un conflit traditionnel de haute intensité. Le parapluie nucléaire est réputé suffisant. La guerre d’agression des Russes en Ukraine a montré les limites de cette conception. Les autorités militaires, en phase de réduction générale des budgets, ratent diverses novations militaires, notamment les drones et la lutte contre les agressions numériques.

Autre idée proposée notamment par la gauche socialiste : « taxer les riches ». On croit qu’imposer très fortement les entreprises, la fortune et les hauts revenus aura un effet magique. Dans la pratique, notons que les Socialistes feront principalement l’inverse. La création de la CSG par M. Rocard et de la CRDS, est typique : cette fiscalité devenue gigantesque touche tout le monde. La recette de TVA dans les 15 dernières années est passée de 161 milliards d’euros à 286. La CSG, CRDS est passée en dix ans de moins de 99 milliards d’euros à 156 milliards soit une hausse massive en dix ans. Ces 442 milliards d’euros concernent tout le monde. La droite en revanche n’a pas hésité à créer des impôts très ciblés : Le gouvernement Fillon surimpose les hauts revenus. Aucun des gouvernements dits « de droite » n’est revenu sur l’ISF. On sait qu’aujourd’hui avec « la taxation des morts », les impôts sur la succession, les impôts sur la fortune, les impôts sur la cession du patrimoine, la taxe foncière, la taxe sur l’enlèvement des ordures, même pour un simple parking, la taxe sur les bureaux, la taxe sur les locaux vides, etc. la France a fini par devenir le premier pays du monde qui écrase d’impôts à ce point son capital immobilier. « Ils ne peuvent pas partir » ! Tel est le slogan à Bercy. Sauf que beaucoup de ventes forcées ont pour clients des étrangers qui eux ne paient pas les mêmes impôts que les Français. Vendre le capital de la France à des étrangers pour se financer est une conception détestable.

L’intégration des revenus financiers dans l’IR voulue par le président Hollande a eu des conséquences immédiates : le taux marginal d’imposition des fruits de l’épargne a atteint, cumulés avec la CSG-CRDS près de 60 %. Avec les rendements très bas du capital, dus aux crises successives et aux inondations monétaires associées, ce taux marginal spoliateur a eu des conséquences immédiates : pour ceux qui sont frappés par l’ISF à plus de 1 %, le rendement effectif de l’épargne est devenu nul ou négatif.

Surprise ! L’argent a commencé à fuir la France, d’autant plus facilement que la liberté des mouvements de capitaux a été instaurée dans l’Union Européenne.

Nous vivons nécessairement mal dans un pays où la dépense publique égale la valeur ajoutée des entreprises commerciales. Du coup le scénario d’augmentation des prélèvements mis en œuvre aussi bien par la gauche, le centre ou la droite s’est durablement installé : on commence par afficher des mesures symboliques contre les riches et on finit par des mesures qui frappent directement ou indirectement la majorité des ménages français. Les gouvernements Macron utiliseront à fond cette technique.

La réduction de l’ISF est « vendue » au public en « supprimant » la taxe d’habitation, qui touche pratiquement tout le monde. Il n’y a pas de réduction de la fiscalité locale, seulement un transfert. Ce jeu de bonneteau n’a que des inconvénients. La taxe d’habitation est un impôt de proximité décidé par les maires, qui est plutôt bien accepté. Participer en fonction de son empreinte sur la ville aux dépenses municipales dont on bénéficie au quotidien est parfaitement normal. Si on trouve que les coûts sont excessifs, il suffit de voter pour une autre politique.

Ces services étant maintenus, ils doivent bien être payés. La taxe d’habitation n’est pas supprimée mais transférée. Sur qui ? Ce n’est pas dit ! Les mairies augmenteront leur recette en tapant sur la taxe foncière qui explose. À Paris, Mme Hidalgo qui a promis de ne pas hausser les impôts augmente la taxe foncière de plus de 50 % ! On maintient la taxe d’habitation pour les maisons de campagne. Ceux qui en profitent le moins paieront plus que ceux qui en profitent le plus. Une démagogie anti-riche proche de l’abjection totale s’est installée. Et de rire ! Voyez que je ne suis pas le « président des riches ».

En revanche la « flat tax » sur les revenus du capital et la suppression d’un impôt sur le capital financier, sont deux mesures indispensables à mettre au crédit d’Emmanuel Macron : l’épargne financière était en train de quitter la France. Son court passage chez Rothschild avait alerté très concrètement M. Macron sur les conséquences.

Mais là encore, pour se garder de l’accusation de « président des riches » qui est un des leviers médiatiques traditionnels des mouvements de gauche, on accable les propriétaires immobiliers qualifiés de rentiers. Ils se trouvent que les énormes déséquilibres financiers liés aux systèmes monétaires défaillants provoquent un besoin de recyclage des excédents, devenus monstrueux, des balances des paiements. La seule piste est la bourse et l’immobilier. Les bourses sont dépendantes des récessions périodiques qui sont revenues hanter l’Occident depuis 1973. L’immobilier parait une valeur sûre. Les prix en unité monétaire flambent mais pour le propriétaire de l’appartement, seuls les impôts sur le capital flambent : lui a toujours le même appartement !

Les villes profitent à plein de la manne de la fiscalité immobilière qui leur permet de dépenser sans faire appel à des impôts plus sensibles.

En même temps on crie haro sur le retraité, considéré comme un abusif et dont le nombre explose par le vieillissement de la population. La CSG pour eux est augmentée de 26 % dès l’arrivée au pouvoir de M. Macron.

Le krach immobilier qui va s’étendre un peu partout en Occident et particulièrement en France va avoir d’immenses conséquences. Sa cause principale est naturellement la hausse des taux d’intérêt provoqués par les politiques restrictives des banques centrales après le retour d’une inflation massive liée à la guerre en Ukraine et à la crise sanitaire. Elle se cumule en France avec la concentration des mesures fiscales portant sur le capital : taxes foncières ; IFI ; droits de timbres ; droits de succession etc. L’ajout de contraintes de réduction massive et rapide d’émission de CO2, sera le coup de grâce. L’extension réglementaire devient littéralement ahurissante. Le secteur bascule dans une récession générale extrêmement violente, avec des baisses d’activité pouvant aller jusqu’à 50 % dans certains segments. Le dernier rapport de l’INSEE justifie les déficits par cette baisse d’activité la montée des déficits. Sans dire qui en est responsable.

Le propriétaire immobilier comme vache à lait disparaît ! Encore une source facile de financement de la dépense publique qui s’évapore.

Reste l’endettement. Le passage à l’euro permet d’éviter les tourments qu’a connus le gouvernement Mauroy avec son contrôle des changes radical et les dévaluations successives du Franc. En apparence, on peut emprunter à la BCE sans limites malgré la pression des pays européens peu enclins à cet exercice. Après la crise spécifique de l’Eurozone en 2011, M. Draghi qui remplace M. Trichet indique qu’il fera « ce qu’il faut quoi qu’il en coûte » pour sauver l’Euro. Les inondations monétaires vont permettre à la France d’emprunter sans limite au point que son endettement atteint désormais plus de 3 200 milliards d’euros, dont 1 200 milliards depuis l’arrivée de M. Macron.

Ici aussi, on a atteint le bout du chemin. La gabegie des dépenses aux frais des générations futures, a gonflé le montant des intérêts à verser (ne parlons pas du remboursement) jusqu’à devenir quasiment le premier poste budgétaire.

Cette facilité n’est désormais plus disponible.

Un à un, les robinets qui devaient financer des dépenses délirantes se sont fermés. On arrive au bout d’un chemin.

Pour ne pas avoir à assumer son échec sanglant lors de la procédure budgétaire de 2024 et après avoir subi un revers électoral violent aux Européennes, Emmanuel Macron a choisi de renverser la table avec une dissolution folle qui ne pouvait que bloquer la situation politique et créer une crise de régime. Réaction passionnelle d’un malade mental ou piège d’un petit machiavel déchaîné ? Qu’importe : c’est un drame !

La question budgétaire est désormais aux mains d’un gouvernement dirigé par un parti de droite minoritaire, alors que tous les expédients et autres astuces politiciennes sont désormais impraticables.

Comment peut-on sortir du piège de dépenses publiques intenables alors que le pays est désormais à bout de nerfs et s’inquiète pour son épargne et le niveau de ses pensions ? Avec deux forces aux Parlements proposant un programme d’autodestruction du pays menant tout droit au chaos définitif ?

L’essentiel des difficultés françaises provient spécifiquement de deux mesures totalement démagogiques : les 35 heures qui ont cassé la compétitivité des entreprises exportatrices, provoquant un déficit extérieur colossal et jamais vu, tout en rendant impossible le bon fonctionnement des services publics, et la retraite à 60 ans qui est le responsable principal de l’endettement massif de l’Etat (75 % de la dette). C’est le grand legs de F. Mitterrand avec Maastricht, l’abolition des frontières et la fin de l’indépendance française.

Nicolas Sarkozy a fait semblant d’agir, avec un premier effort sur les retraites privées. Emmanuel Macron a tergiversé pendant six ans avant de tenter une augmentation de l’âge de la retraite au forceps sur des bases qu’il avait lui-même condamnées, avec des réactions sauvages des syndicats et de la rue. Rien n’a été fait pour revenir sur les 35 heures, sinon interdire les 32 heures pratiquées par certaines mairies…

Pour éviter un krach à la grecque ou à la libanaise, aujourd’hui, il faut trouver à peu près 300 milliards de ressources nouvelles, en cinq ans, soit par diminution des dépenses soit par des impôts nouveaux. Oui, la France est confrontée au risque d’un effondrement économique massif. Rappelons que le PIB grec a baissé de plus de 30 % après le krach.

La presse a détaillé les différentes modalités possibles de cet effondrement. Notons seulement que si la voie de l’emprunt massif est fermée, et si donc on ne peut pas faire « rouler » la dette, on se retrouve dans l’impossibilité de payer la fonction publique, les juges, le monde médical, les enseignants, les militaires et les retraites. En plus il faut rembourser le capital de la dette !

Le gouvernement Barnier retombe dans les mêmes affres que l’on connaît depuis les années 1980 : trouver des mesures symboliques contre les riches pour faire passer une diminution introuvable de dépenses intenables. Soyons clair : la disparition ou la réduction les niches fiscales et autres mesurettes de ce type sont totalement dérisoires. Les médias acceptent de parler la langue du ministre du budget en utilisant le vocable de « dépense fiscale » pour des exemptions qui ont été concédées lors de la création d’impôts ou de leur aggravation massive. Pour les fonctionnaires du Budget tout l’argent des Français appartient à l’Etat puisque, sans lui, il n’existerait pas. Le revenu net est une concession révocable. Ne pas le taxer est une « dépense fiscale », la concession d’un revenu qu’on n’a pas pu encore saisir. Cette conception intéressée rejoint l’idée socialiste qui veut que la propriété privée ne soit qu’un abandon précaire et révocable de la propriété de l’Etat. Bonjour la dictature ! La propriété est un droit constitutionnel pour de bonnes raisons. L’effondrement de l’Union Soviétique n’a servi à rien.

La « taxation des riches » ne peut pas atteindre les niveaux de ressources recherchés sans provoquer une fuite générale de l’assiette de l’impôt. Toutes les mesures « symboliques » ne masqueront pas la nécessité de taper lourdement sur la classe moyenne supérieure qui paie l’essentiel de l’impôt en France, si on veut épargner le plus grand nombre par démagogie ou crainte de troubles sociaux.

La seule solution, au vu des montants astronomiques à trouver, est d’une part de s’attaquer aux dépenses publiques de façon soutenue et d’augmenter temporairement de façon faible mais générale les grands impôts existants (IR, CSG et TVA). De même, on peut imaginer de généraliser la taxation forfaitaire aux revenus immobiliers et d’augmenter légèrement le taux des deux taxes forfaitaires d’un ou deux pour cent.

Ces augmentations seront sans conséquences graves sur l’activité à condition qu’on retarde l’âge de la retraite à 66 ans et qu’on rétablisse la durée du travail à 40 heures par semaine. De même on peut créer deux tranches supplémentaires pour les revenus supérieurs à 500 000 euros par an, sans que les effets soient perceptibles.

Ce noyau dur indispensable n’est pas populaire. Mais c’est le seul disponible.

Il faut surtout suturer toutes les hémorragies de dépenses provenant de libéralités sans limites ni frein.

Les mesures les plus efficaces sont :

Le non-remplacement de fonctionnaires partant à la retraite, cohérent avec le retour aux 40 heures

La suppression du statut de fonctionnaire jusqu’à la catégorie A au profit d’une contractualisation. L’emploi à vie, c’est fini.

Quatre jours de carence universels pour les absences de courte durée.

Le rétablissement d’un reste à charge pour le petit risque 15 à 20 %.

La fin de la gratuité totale dans les multiples domaines où on l’a instauré.

Le report des réglementations les plus coûteuses en vue de la décarbonation totale de la vie économique et familiale.

La réduction significative des allocations pour les étrangers (AME, aides au développement etc.).

La taxation du revenu des grandes associations.

L’interdiction des cumuls de rémunérations publiques par les hauts fonctionnaires qui ne pourront cumuler emploi de fonctionnaire et emplois politiques.

La réduction drastique du nombre des agences qui se sont multipliées.

La réduction du mille-feuilles administratif et politique.

La suppression d’institutions qui doublonnent avec les institutions européennes.

La suppression du système de financement des Enr qui est ruineux.

La suppression des politiques sans intérêt comme les Frac au ministère de la culture. Il ne s’agit pas de diminuer les subventions mais de les supprimer complètement. Il en existe des dizaines qui consomment 500 000 euros par ci, 1 million d’euros par là.

Faut-il désindexer les retraites et l’IR ? Ce sont des mesures discriminatoires et attentatoires à la confiance, et elles sont violentes. Elles représentent des baisses de revenus disp

De la nuisance des « marchés administratifs » à la mésaventure du Gouvernement Barnier.

Étendons pour les besoins de la démonstration la notion de marché administratif à toute activité qui dépend directement de la réglementation et/ou de l’argent public. Ils ne sont pas nés de la confrontation directe d’une demande et d’une offre privées, mais des impulsions et des contraintes de la puissance publique. Nous constatons aussitôt que la presque totalité des emplois sont accrochés au service de tels marchés. L’État a réussi à glisser son doigt, puis sa main, puis ses gros paturons dans pratiquement tous les secteurs. Ils sont devenus accros à un dégrèvement, à une subvention, à un financement particulier de la commune, du département, de la région, de l’État et de l’union européenne. Et ils sont entièrement dépendants d’un changement de règles bureaucratiques ou d’oukases provenant des milliers d’agences de régulation qui sévissent en France.

Évidemment pour « réguler » ces marchés ventripotents il a fallu créer une bureaucratie de plusieurs millions d’administratifs qui a son coût, ses exigences et ses lubies. La haute administration en a profité pour mettre la main sur le politique et créer des instances qui permettent de s’affranchir des limitations de salaire et de multiplier les cumuls de rémunérations publiques.

La réglementation a fait exploser les « dépenses contraintes ». Nous avons déjà discuté sur ce blog de la beauté du « revenu net, net, net ». Il faut lui enlever les charges sociales, les impôts et taxes et les dépenses contraintes. Selon les cas, il ne reste que 50 à 20 % du revenu. Dans le silence général. Il n’y a pas de statistiques sur la question et désormais l’INED ou l’INSEE acceptent la « désinformation utile » et des présentations falsifiées. Voir par exemple la disparition de la statistique la plus importante pour suivre l’état de l’économie : la valeur ajoutée du secteur marchand dont on dispose les chiffres le 15 du mois suivant. La dernière estimation publiée de cet indicateur vital : 2 021 ! Félicitations à tous !

Ces marchés administratifs couvrent absolument toutes les activités.

Les Fonds régionaux d’action culturelle achètent des œuvres par l’intermédiaire des galeries d’art qui dépendent du flux de recettes correspondant. Ces œuvres d’art n’ont en général aucune vraie valeur et tout cela s’apparente à un marché aux voleurs. Pour permettre à quelques élus de jouer au Médicis du pauvre, on gaspille l’argent public exactement pour rien. Il n’y a plus de grands peintres en France depuis que le marché de l’art est devenu administratif.

Le Centre des monuments nationaux a vu, entre 2014 et 2023, ses ressources augmentées de 157 %, soit un total de 220 millions d'euros : 135 millions d'euros supplémentaires en dix ans, y compris pendant la période de COVID et alors que les emprunts explosaient. Emmanuel Macron est directement responsable de cette dérive.

La presse est entièrement entre les mains de l’État et de l’argent public. On subventionne les journaux sans lecteurs, les sites internet des grands journaux , la formation, les licenciements, la distribution… Que resterait-il de Libé sans ces subventions ? France Inter est entre les mains de voyous gauchistes qui paradent en toute impunité.

Ne parlons pas du statut des intermittents du spectacle et plus généralement du cinéma entièrement dessiné par l’argent public. Le théâtre subventionné de gauche est devenu une plaie financière béante.

Tout le secteur de l’énergie et du transport dépend de l’argent public. Actuellement pour le pire.

Tout le secteur de la construction dépend de l’argent public. Et Macron l’a détruit sans vergogne en ruinant tout le monde parce qu’il avait décrété que l’immobilier c’était mal ! Sauf quand il s’attribue abusivement l’usage de la Lanterne !

Toute l’agriculture dépend de la réglementation et de l’argent public.

Ne parlons pas de la santé et de l’enseignement. Nous l’avons analysé sur ce blog : les ARS sont un foyer parkinsonien du type Frac mais avec près de 10 mille fonctionnaires, à 80 % des femmes et pour beaucoup des épouses de fonctionnaires. On a fini par voir le ministre de la santé cohabiter avec son conjoint à la tête de la plus grosse des ARS. Pourquoi se gêner ? Le népotisme énarchique est une dimension du déclin de la démocratie en France. On aurait mieux fait de créer 18 000 postes de médecins et d’auxiliaires médicaux.

Etc. Ad libitum et illimitum.

Cette extension illimitée des marchés administratifs a poussé à instituer une fiscalité hors norme et une dette démesurée. Associée aux cadeaux électoraux au peuple qui réduisent drastiquement la production dans un environnement ouvert et concurrentiel, cette pratique d‘emprise de la haute fonction publique sur tous les départements de la vie économique a débouché sur une impasse structurelle dont on ne peut plus sortir sans immenses réactions.

Toute réduction des subventions casse un marché administratif, met en difficulté des entreprises et des emplois, donc globalement des revenus. Sauf naturellement ceux des administratifs qui ont la garantie de l’emploi comme leurs maîtres.

La haute fonction publique s’étant emparé de tous les leviers politiques, il est naturellement impossible de toucher au bloc administratif. Les réductions se font toujours sur le capital et le revenu privé, en aggravant la situation.

Ce merveilleux système que nous dénonçons inlassablement est actuellement en état de faillite après avoir entraîné le déclassement massif de la France dans tous les compartiments de la vie économique et sociale. Et on voit qu’une Van der Leyen se permet d’humilier la France sans aucune réaction de la tête de l’État. Déclassement et marginalisaton.

On demande maintenant à un cadre segondaire d’un parti qui a fait 5 % des voix aux élections législatives de sortir le pays de l’impasse. Il annonce aussitôt qu’il va conserver des membres du gouvernement précédent, associés directement au désastre et augmenter les impôts tout en n’annonçant rien pour réduire le système d’encadrement administratif autre que verbalement.

Son projet consiste à accorder aux Macronistes la moitié des postes de ministres. Il indique qu’il veut conserver Mme Dati qui aurait pu supprimer à la culture d’un trait de plume les Fracs et réformer le statut du cinéma et des intermittents du spectacle. Rien que sur ce ministère on peut obtenir très facilement 10 milliards d’euros d’économie sans que personne ne soit réellement touché dans le pays. Elle est donc activement responsable de la perte de contrôle des finances publiques. Il est vrai qu’elle a voulu changer de ministère ! En vain.

En fait ce gouvernement a été modelé par le président désavoué, alors que rien n’obligeait Michel Barnier à l'accepter. Ce dernier parle de dette écologique, alors que les oukases de Bruxelles ont eu des impacts délétères sur les finances publiques françaises. Il évoque plus de justice fiscale, l’autre nom de l’augmentation de la pression fiscale sur les mêmes vaches à lait.

Le couple Retailleau à l’Intérieur et Migaud à la Justice, sous la tutelle d’un président qui refusera tout referendum permettant de rétablir la souveraineté française sur l’immigration et sur les sanctions pénales, n’a strictement aucune chance de changer quoi que ce soit à une réalité sécuritaire abjecte.

On retrouve la promotion d’inconnus et de copains-copines sans réel poids politique.

Européisme, fiscalisme, écologie anti économique, étatisme paralysant, ça, c’est du chargement qui va nous sortir de l’impasse budgétaire, économique, sociale et sociétale !

On parle de sincérité et de vérité alors qu’on reste dans la gestion du pays par des Macronistes socialisants aidés par des auxiliaires de droite qui ont laissé s’enfoncer le pays jusqu’à la limite extrême du naufrage définitif.

La vérité est qu’il faut augmenter toutes les durées du travail et mettre fin à la gratuité de la vie à base d’allocations de la naissance à la mort. On connaît la solution : centraliser les aides et les rendre temporaires, conditionnelles et révocables. Elles peuvent alors être désindexées sans dommage.  Et rendre le système de subventions à la personne et  public et transparent. Il faut mettre fin à la dérive de l’assistanat.

La vérité est que la sécurité ne sera assurée en France que par le retour de la Cour de sûreté de l’État, la « débadintérisation » et les sanctions graduées qui peuvent aller jusqu’à la perte des droits sociaux et ultimement de la nationalité pour les délinquants récidivistes qui plongent dans le trafic de drogue, les émeutes, les agressions contre les forces de l’ordre, la propagande pour la prise de pouvoir islamiste…

La vérité est qu’Il faut démanteler les marchés administratifs et l’énorme machine administrative mise en place pour la gérer. Il faut en particulier que les hauts fonctionnaires ne puissent pas gagner plus que leur salaire statutaire, et qu’on supprime tous les cumuls de rémunérations publiques. Leur retraite doit être la retraite statutaire sans ajouts. Évidemment cela risque de changer le revenu de Monsieur Fabius ou celui de M. Hollande ou celui de M. Juppé. Mmes Parly ou Wargon seront moins riches. Et alors ? L’économie sera immédiate et s’élèvera à plusieurs dizaines de milliards d’euros. Instantanément. Sans rien changer au dynamisme national. Et naturellement il faut faire sortir du statut de la fonction publique toutes les catégories A et inférieures. Tout doit être contractualisé avec possibilité de licenciement.

Revenons sur le cas Hollande ; il cumule plusieurs retraites, jouit du statut très rentable d’ancien président de la République et touche désormais son budget de député. On aimerait bien qu’un journaliste fasse le calcul de la facgture pour les Français et la présente aux Français. Ce Monsieur depuis son entrée à l’ENA a toujours vécu de l’argent public et se présente en cumulard indécent qui ne craint pas de se mettre sous les ordres  et désordres de M. Mélenchon tout en disant le contraire.  Et personne ne s’insurge.

Voici que Mario Draghi, après une génuflexion aux États-Unis, propose de passer au fédéralisme intégral avec 750 milliards de dépenses publiques européennes chaque année et une fiscalité propre pour les institutions européennes ! Et la france ne se retrouverait pas avec plus d'impôts et plus de dettes ?

Les deux partis protestataires qui exploitent le désastre économique et social auquel la France est confrontée interdisent toute action gouvernementale d’ampleur.

Les verrous énarchiques, européistes, socialistes, écologiques, islamiques, wokistes, corporatifs et mondialistes sont tous bien fermés.

Le mépris qui nimbe l’image grotesque du président actuel de la République, désavoué par les électeurs et rendu infâme par la destruction des équilibres financiers du pays et le blocage du Parlement, pèse des tonnes sur la santé mentale et politique de la nation. Elle compromet l’avenir du pays.

Pauvre France. On ne met pas au pouvoir des Mitterrand, des Rocard, des Jospin, des Fabius, des Hollande et des Macron sans conséquences gravissimes.

Puisse les Français le comprendre un jour ! La désinvolture, à ce niveau, est de l’imbécillité pure et du masochisme. Toujours plus pour obtenir toujours moins ! Quelle intelligence !

Le pseudo-gouvernement Barnier a été construit par Emmanuel Macron pour ne rien faire d’utile et pour disparaître sur un bruissement de vent politique. Michel Barnier a laissé faire. Il ne peut même plus prétendre situer sa démarche dans une logique quelconque.

Il lui fallait marquer son indépendance totale vis-à-vis du président déchu et de son parti, souligner l’état morbide de la situation française, justifiant qu’on ne reprenne aucun ministre du gouvernement précédent. Il fallait choisir dans les groupuscules qui soutenaient le macronisme, les personnalités ayant marqué sinon leur dissidence au moins leur réserve. Il fallait imposer LR à la justice et l’intérieur pour pouvoir refaire une chaîne pénale digne de ce nom.

On a préféré la petite magouille politicienne. Le nouveau gouvernement est donc perçu comme la continuation du précédent et d’une droite qui au pouvoir se croit obligée d’être de gauche.

Caramba encore raté !

On a ouvert la porte à une prise de pouvoir de Mme Le Pen en laissant la rue et les médias publics à M. Mélenchon qui ne pense qu’à créer les conditions d’une guerre civile. Le super bonheur !

Qui peut surmonter une forte envie de vomir ?

Tout cela est insupportable et impardonnable.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

Des voeux problématiques pour 2024

Fin 2022, nous avons décidé de ne pas souhaiter de bons vœux sur ce site car nous anticipions une année 2023 désastreuse. La pitoyable attitude d’Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle, où tous les problèmes chauds du pays ont été évacués, puis son incapacité à réfléchir à sa situation de président sans majorité au Parlement, son obsession de lui-même et de son narratif, sa certitude narcissique que rien ne pourrait l’engager à composer avec rien ni personne, en multipliant les cartes forcées et les manœuvres, tout montrait que l’année 2023 serait marquée par des désastres majeurs.

Comment simplement tolérer le stupéfiant déni de réalité d’un Président du genre « tout va bien ; Madame la marquise », refusant absolument de prendre la mesure des maux accablant le pays, des lourdes difficultés connues par des nombreux segments de la population, de l’impuissance publique caractérisée liée aux abandons de souveraineté à l’Europe et à l’Otan, à l’extérieur, au gouvernement des juges à l’intérieur. On savait qu’il ne ferait rien face au refus de la loi un peu partout, alors que des doctrines importées infectent la réflexion publique et détruisent le fonds culturel français. Eh oui : Il laisserait faire le recul et l’abâtardissement de la langue française, comme il l’avait fait pendant son premier mandat.

Comment simplement tolérer le recul de l’influence diplomatique et géopolitique de la France, de la honte militaire associée au renvoi ignominieux de nos armées des pays africains traditionnellement amis de la France, à la honte pire encore qu’a été l’absence de toute réaction armée à l’enlèvement, le viol et le meurtre de nombreux Français par le Hamas

Comment simplement tolérer l’incapacité à agir vite pour rétablir une offre énergétique ample et peu coûteuse, alors que l’énergie nucléaire a été démolie lors du premier quinquennat macroniste ?

Comment simplement tolérer que les gouvernements voulus par E. Macron aient continué à accroître fiscalité et prélèvements alors que nous étions déjà champions du monde toute catégorie, tout en déclarant que leur action faisait baisser les impôts ?

Comment simplement tolérer qu’on ne veuille pas constater l’effondrement démographique et le vieillissement navrant de notre population, par ailleurs noyée par une immigration de peuplement massive, hostile à sa culture et embolisant à la fois les services sociaux et l’ensemble du système policier et judiciaire, avec des progrès stupéfiant des narcotrafics ?

Comment simplement tolérer une stagnation de la croissance tout en criant victoire sur le front de l’emploi, alors que dès le milieu de 2022 on voyait bien que les faillites étaient en forte hausse et que le marché du travail était totalement dysfonctionnel ?

Comment simplement tolérer une vacuité narcissique tellement outrée qu’elle aggrave pratiquement tous les drames nationaux, avec des opérations image débiles ?

Jamais la coupure entre le pays réel et une poignée d’Énarques gérant d’abord les intérêts de leur caste, quitte à promouvoir tout et le contraire de tout par opportunisme cynique, n’avait été approfondie avec une telle violence, morgue et mépris.

Comment sur de telles bases espérer une année 2023 un minimum digne d’espoir ? C’était impossible.

La réalité a été impitoyable.

2 023 a été l’année où la dépense publique a grimpé à plus de 58 % d’un PIB incluant la dépense publique, avec un record extravagant pour les prélèvements. Depuis l’arrivée d’Emmanuel macron, la hausse en valeurs courantes est de près de 500 milliards d’euros ! Quant à la dette, elle atteint 3 200 milliards alors qu’elle était fin 2017 à 2 000 milliards, soit 1 000 milliards d’euros d’augmentation ! Seulement ! L’INSEE a renoncé à publier les chiffres estimés de la valeur ajoutée des entreprises. Elle ne donne fin 2023 que des chiffres antiques et qui n’ont plus de signification. Si elle le faisait on verrait que la dépense publique est quasiment égale à la valeur ajoutée des entreprises du secteur marchand ! Heureusement pour les Français qu’on s’endette. Est-ce soutenable ?

2 023 sera l’année la pire en matière démographique, avec des naissances historiquement basses et égalant à peine le nombre des décès. En même temps on a battu tous les records d’immigration, alors que des quartiers entiers, par centaines, sont maintenant hors de la République et sous une loi musulmane de fait. Dans ces quartiers les naissances musulmanes représentent souvent plus de 90 % des naissances totales, alors que pour la France entière, les naissances musulmanes atteignent déjà 40 % du total. Aucune politique n’a été définie et appliquée pour contrer ce phénomène qui n’annonce rien de bon.

2 023 aura été l’année où les conséquences d’une immigration massive et incontrôlée auront été les pires. Des bandes de gamins sont la source de violences de rue inacceptables avec près de 45 000 coups de couteau infligés à des personnes se trouvant sur le territoire français. Les narcotrafiquants à Kalachnikov se sont désormais emparés de milliers de points de deal provoquant des dizaines d’assassinats et des situations honteuses. Naturellement les émeutes urbaines de juin 2023 marqueront un tournant tragique avec des milliers de destructions de biens publics y compris des écoles, des pillages partout, des violences dans les plus petites villes. Pas la moindre leçon n’a été tirée de ces évènements.

2 023 a été une année de stagnation économique finissant en récession.

Quand on analyse les réalités constatées dans tous les secteurs, c’est la Bérézina.

2 023 aura vu l’épanouissement d’un désastre majeur dans le logement et la construction. les effets délétères cumulés de la hausse des taux d’intérêt, des mesures d’étouffement bureaucratique de la construction, de hausse générale des taxations patrimoniales, notamment à Paris (62 % seulement !), des contraintes réglementaires écologiques, des lois malthusiennes comme la loi Wargon promouvant (dans le silence général) le Zéro Artificialisation nette, une stupidité que nous avons été ici, au Cercle, les seuls à fustiger lorsqu’elle est passée, ont fini par causer l’effondrement des projets, des mises en chantiers et des commercialisations. Dans la mentalité malade de notre président, l’immobilier est une horreur et les propriétaires des gens à saquer indéfiniment. Quand on pense à tous les petits riches qui ont chanté des années durant : Macron nous protège, on ne peut que rire (jaune) aux larmes.

2 023 aura vu la pire tentative de destruction de l’agriculture française. La fin d’année voit une campagne généralisée d’inversion de tous les panneaux de signalisation dans les territoires pour stigmatiser des politiques « qui marchent sur la tête ». Depuis sa lâcheté devant les exactions de la gauche fascisante mobilisée contre l’extension de l’aéroport de Nantes, les nervis de l’extrême gauche Savonarole ont renoué avec une violence inouïe à Sainte Saulve, près du chantier d’autoroute nouvelle dans le Sud-Ouest, près du chantier de transport ferroviaire vers l’Italie, en même temps que se multipliaient sans sanction les actes dits de « désobéissance civile » qui marquent la fin de l’autorité publique. L’anarchie règne en France.

2 023 aura vu la pire extension du refus de certaines institutions de s’inscrire dans le cadre légal et républicain, l’autonomisation de fonctionnaires militants devenant une sorte de règle « normale », sans jamais aucune sanction. Que ce soit au sein de la télévision publique, au sein de la justice, au sein des universités, au sein de certaines municipalités, le refus d’appliquer la loi est devenu commun. L’indécence du syndicat de la magistrature, de la réunion des présidents d’université, de la mairie de Paris, a atteint des sommets indépassables sans aucune réaction du président de la République et du premier ministre. Par soumission larvaire au gauchisme, on laisse l’effondrement des attitudes républicaines se multiplier.

2 023 aura vu l’explosion d’un antisémitisme forcené, alimenté par le virage islamogauchiste des partis socialistes et révolutionnaires coalisés avec « l’escrologie verte ». La « rue arabe » remplace l’occupant nazi pour accepter des philippiques et des comportements antisémites qui avaient disparu. Voir les chaînes publiques se mettre au service du Hamas et de l’antisémitisme le plus primaire lève le cœur. Évidemment le Président et le premier Ministre ont laissé faire, le premier refusant même de participer à une manifestation unitaire nationale de dénonciation de l’antisémitisme. Au passage, les Français ont pu constater que le Wokisme américain était devenu antisémite et avait gagné les grandes écoles et l’université française après les campus américains.

2 023 aura vu un recul aggravé dans le classement Pisa qui tente d’étalonner les systèmes d’enseignement. Le pédagogisme, le Wokisme, la dictature des syndicats socialistes, le laxisme macronien, auront vu la situation perdurer et s’aggraver. Alors on a brutalement changé de casting, un homosexuel jeune et de belle apparence, se substituant à la « cancel culture » noire à la tête du ministère de la Destruction de l’éducation nationale. Il a interdit les Abaya. La France est en extase. Il peut maintenant se mêler à la grande compétition entre homosexuels pour la mairie de Paris : Belliard, Beaune, Bournazel, Brossat, le club des B risque désormais de se faire coiffer par Attal. Il est vrai que la confraternité « gay » à Paris est confrontée à quelques tourments. La plaque d’hommage municipal posée en mémoire de l’homosexuel promoteur inlassable de la pédophilie, Guy Hocquenghem, s’est retournée contre Madame Hidalgo, toujours dans l’outrance ignorante des conséquences, qui a dû l’enlever honteusement et en catimini. Comme tout cela est inspirant comme disent les Wokistes !

2 023 aura vu une soumission aux oukases délétères de l’Union Européenne et des transgressions européistes des grandes juridictions internationales. Les délires de Mme Van der Leyen, se croyant président d’une Fédération Européenne par anticipation et multipliant les prises de position délétères dans des domaines non prévus par les traités, n’ont pas été contrariés par M. Macron. Des ordonnances dans tous les domaines ont été acceptées qui mettent la France en grande difficulté. Comble des combles, M. Macron a exigé que ses troupes au Parlement européen votent un vœu pour la transformation totale des institutions européennes en États-Unis d’Europe, avec extension à 35 des pays membres. Pas un mot naturellement dans les médias français. Les débiles franchouillards n’ont pas à savoir. On leur imposera la potion au moment favorable. La destruction ultime de la France millénaire est carrément « en marche » dans l’indifférence générale.

2 023 aura vu naturellement la volonté d’Emmanuel Macron mal réélu de sa seule faute, essayer de prouver qu’il était réellement aux manettes. En dehors des singeries de communicants comme la CNR, les conventions citoyennes et les réunions de Seine Saint Denis, sans parler des clowneries à Marseille, deux terrains de bataille ont été choisis, où tout ce petit monde croyait pouvoir piéger la droite et triompher certes sans gloire mais suffisamment pour faire semblant d’exercer le pouvoir encore quelque temps. La réforme de la retraite est devenue un effroyable gâchis avec des manifestations monstres et hystérisées, à cause d’une réforme bâclée, injuste, parfois ignoble qu’il va falloir reprendre rapidement. Voler les réserves des retraites privées est une infamie impardonnable. Le secteur public et l’administration conservent l’essentiel de leurs privilèges absurdes et inéquitables. L’Enarchie compassionnelle ne lâchera rien de l’emprise injuste et délétère de l’Administration ; résultat, on verra un président ne pouvant aller nulle part sans casserolades, multiplier les opérations images dans des cadres préservés des foules, le montrant caressant la tête d’enfants joyeux au milieu de mères de famille énamourées et de vieux messieurs respectueux, avec brigade d’applaudissement partisane en prime. La politique de communication de Staline et de Ceaucescu ! On en est là ?

2 023 aura aussi vu le président entravé vouloir piéger la droite avec une loi minuscule de contrôle de l’immigration illégale, prétendument chargée de prouver que le Président se soucie des Français, désireux à plus de 70 %, de mettre fin à l’envahissement africain et nord-africain. Évidemment il ne s’agissait que de com’ et de jeu politicien. L’ennui est que l’affaire de l’âge de départ à la retraite avait été un minimum analysé par l’opposition. « Bis repetita ne placent pas toujours ». Le Président, la première ministre et le ministre de l’Intérieur se sont trouvés eux-mêmes piégés par le Parlement et obligés de voter un compromis dicté par les sénateurs LR. Les voilà aussitôt en marche pour ruiner cet accord en attendant des juges qu’ils fassent capoter les ajouts républicains. Jamais la crédibilité des institutions n’avait été foulée pareillement aux pieds. Naturellement rien ne changera dans les flux migratoires. Emmanuel Macron s’est félicité du pack immigration voté à Bruxelles qui lui impose d’accepter un quota d’immigrés arrivés illégalement en Europe. Et lui-même impose désormais la ventilation des immigrés africains et musulmans dans les villages. Le fait que des immigrés arabes aient organisé une « ratonnade anti française », avec meurtre, lors d’une fête de village ne l’a pas troublé.

2023, dans les ultimes semaines, aura vu les communicants de l’Élysée essayer de sauver une ultime fois avant les vœux de fin d’année la réputation et l’image du Président (l’opération est à recommencer tous les deux mois). Une interview psychédélique dans l’émission la plus médiocrement gauchiste et flagorneuse de la télévision publique lui a permis de jouer un épisode de « la vie rêvée des anges ». Il a tout fait bien. Tout va bien ! Il va pouvoir pérorer sur l’unité de la nation et les annonces fulgurantes qu’il va faire en janvier. Comme on est avide de les entendre !

Qu’attendre de 2024 en France ? Le recyclage des reliefs des repas pour faire du compost et fabriquer du méthane ? Si on pouvait en faire autant avec un certain fumier politicien qui s’accumule, on pourrait cesser d’importer du pétrole !

Quelle descente aux enfers, tout de même !

Avec d’un côté une nouvelle crise économique et de l’autre une crise démocratique majeure, sans parler de la crise environnementale et démographique et sociale et sociétale, et financière et économique, et agricole, et scolaire, et sécuritaire, et culturelle, et sanitaire et énergétique etc., 2 024 s’annonce très bien.

Si Emmanuel Macron parvient à imposer le projet d’Union Fédérale à 35 « länders », la France aura disparu sous nos yeux ! Dès 2024, possiblement, et avant 2027 de toute façon.

Difficile de formuler à nouveau de bons vœux pour les Français pour l’année qui vient. Alors souhaitons tout de même le meilleur pour la France, qui, consolons-nous comme on peut, a été coutumière des miracles de dernière seconde.

Utinam !

Didier Dufau pour le Cercle des Économistes e-toile.

Les non-dits fondamentaux de la réforme des retraites

Certains journaux ont fini par se rendre compte que pour éviter de braquer les manifestants contre la réforme des retraites, ils avaient cessé de dire la vérité et mis sous le tapis nombre de constats essentiels qui délégitimaient les arguments avancés frénétiquement par les opposants à la réforme.

Très timidement, ils ont tenté au moins de revenir à un minimum de vérité sur certaines affirmations incendiaires mais fausses de façon tellement outrancière qu’elles devenaient contre-productives pour les tenants du maintien du système actuel.

Pour un esprit dégagé de tout engagement partisan sur la question, il serait juste d’affirmer que tout est faux dans la réclamation exigeant le statu quo ou le retour au départ à soixante ans. Tout !

Première erreur majeure : le but du système de retraite n’est pas un droit au farniente mais un système permettant aux personnes ne pouvant plus travailler du fait de leur âge de conserver des ressources. La retraite est un système de sécurité sociale, au même titre que le secours en cas de maladie ou d’invalidité ou de chômage. Quand on ne peut plus travailler et que l’âge vous prive de ressources, il faut le relais d’un système de prévoyance. Pas quand on ne veut plus !

Seconde erreur majeure : le financement n’est pas la question principale. Augmenter le temps où une personne est capable d’être actif et peut s’occuper elle-même de son revenu et celui de sa famille est un objectif politique central, afin de réduire la période d’assistance et son coût. Le premier indicateur critique pour un système d’assistance au handicap économique de l’âge est le temps passé en bonne santé à pouvoir travailler et donc à ne pas avoir besoin de secours. En un mot, les actes premiers qui conditionnent un système de retraite sont ceux de la santé publique, du chômage, de la sécurité au travail, de l’alcoolisme et des drogues, etc.

On comprend immédiatement cette question lorsqu’on regarde les accidents de la route. On était sur une croissance de la mortalité sur les routes terrifiantes. On avait passé les 10 000 morts, puis les 12. On pensait bientôt atteindre les 20 000. Cela impliquait des budgets hospitaliers faramineux et un essor des coûts d’assurances totalement impossible à financer.

On aurait pu, comme on le fait pour les retraites, engager des polémiques sur le financement juste, évidemment juste, de cette hausse des coûts, en exigeant que ce soit les riches qui paient, que les petits ne supportent pas de hausse, que plus la voiture était grosse plus les frais d’assurance devaient être sur majorés, que les femmes et les trans devaient avoir des avantages, que les fonctionnaires devaient disposer de privilèges etc. Ce genre de débat ne débouche que sur des sottises démagogiques et des injustices criantes.

On a préféré mener une politique de diminution des accidents en changeant la structure des voitures pour que l’énergie du choc se dissipe ailleurs que dans le corps des passagers, pour qu’elles soient plus sûres en tenue de route, tout en réduisant la vitesse et en améliorant le réseau routier, avec d’abord une extension des autoroutes, beaucoup plus sûres que les routes nationales et départementales. On a agi sur l’alcool au volant puis sur les différentes addictions, avec les lacunes qu’une affaire récente a bien soulignées. Bref, on a augmenté le temps disponible en bonne santé. Au passage on a réduit le besoin d’aide au moment des retraites.

C’est évidemment la bonne solution : réduire le besoin d’abord, penser au financement après. Et nous avons fait dans la prévention des décès et des usures physiques prématurés des progrès fondamentaux. Au lieu de dire : j’ai fait un travail qui m’a dézingué donc je dois partir tôt, il faut plutôt affirmer : supprimons les travaux qui vous dézinguent. Ce qui a été largement été fait dans la durée avec des résultats considérables.

Les ouvriers agricoles mouraient extrêmement tôt, encore dans les années cinquante. Pour avoir connu la vie à la ferme dans les environs de Paris entre 47 et 57, l’affaire est vite dite. Les ouvriers agricoles couchaient dans les granges et se lavaient au puit. Ils n’avaient guère plus que leur pantalon, leur chemise, leurs sabots et leur casquette en dehors d’une valise en carton pour les habits du dimanche. L’alcool était omniprésent. Peu atteignaient 60 ans. Le fermier lui-même est mort à soixante-trois ans. À cinquante ans tout ce petit monde en paraissait, aux normes d’aujourd’hui, plus de 70. Tout cela a quasiment disparu sauf dans des endroits hyperattardés devenus extrêmement rares. D’abord l’agriculture a vu ses effectifs fondre et ensuite la mécanisation, l’éducation, une meilleure hygiène a fait progresser et le niveau de vie et la durée de vie. La typhoïde, la tuberculose et les infections alimentaires qui dévastaient ont baissé dans des proportions inouïes.

Il s’est passé exactement la même chose dans tous les métiers industriels La politique de prévention des accidents du travail a été drastique. Toutes les tâches pénibles ont été facilitées et leur mode d’organisation changé afin qu’elles n’altèrent pas la santé des ouvriers. Horaires, pauses, cadencement, substitution de la machine et robotisation, ont eu un effet radical. Dès les années soixante-dix, on trouvait à Sochaux, des ouvriers lisant assis dans des pneus le vendredi parce qu’ils avaient déjà fini la tâche assignée. Et les générations qui ont commencé à travailler dans ces années-là n’ont pas connu de mortalité précoce.

Le secteur du bâtiment a connu exactement les mêmes évolutions et les mêmes résultats.

Quant aux postes tertiaires, ils n’ont jamais présenté que le risque de la sédentarité.

Une population rajeunie et plus riche, s’organisant mieux, a réussi des prodiges qui ont autorisé des vies plus longues en bonne santé, réduisant le besoin de secours précoce pour compenser l’impossibilité de travailler dues au vieillissement, et, en prime, les pensions ont été revalorisées.

Évidemment, c’est ce qu’il faut s’acharner à améliorer encore.

Face à ces évolutions très bénéfiques, la démagogie du Programme commun, chef-d’œuvre de démagogie infâme pour faire élire M. Mitterrand, a été totalement absurde et contre-productive. La retraite à 65 devenait de plus en plus facile à atteindre et avec des pensions améliorées. Il fallait continuer dans ce sens en attendant que de nouveaux progrès permettent de passer à 66 ou 67 ans avec satisfaction.

Au lieu de cela, au nom d’un socialisme ravalé à un électoralisme démagogique et pervers, on a détruit la croissance et la natalité, poussé à mort les dépenses et la fiscalité, abandonné notre indépendance, au moment où la fin des accords de Bretton Woods rétablissait les crises financières à répétition, que l’Euro poussait à la stagnation et où l’OMC ouverte aux Chinois détruisait notre classe moyenne ! Les grèves de 96 ont déjà été le témoin des effets du cocktail tragique « crises mondiales à répétition », « mesures socialistes démagogiques ». Celles du jour en sont la suite évidente

Pire encore, un certain nombre de changements dans l’organisation du travail a remis en cause les acquis de l’après-guerre, en matière de santé. Les jeunes noirs souvent drogués qui livrent des plats le soir à vélos pour satisfaire des bobos qui ne peuvent plus sortir de chez eux à cause des blocages de Mme Hidalgo ne se préparent pas une retraite heureuse !

 

Du coup les débats deviennent forcément mensongers.

La pénibilité n’a pas à être prise en compte dans l’âge de la retraite. Elle n’a été prise en compte dans le débat uniquement pour permettre de garantir à certains salariés du secteur public qu’ils pourraient garder leur privilège d’un autre temps. Depuis plus d’un demi-siècle on ne met plus de charbon à la main dans la chaudière des locomotives, et les durées et conditions de travail des cheminots ont été extrêmement « adaptées ». On voit des conducteurs de plus de 60 ans sur toutes les lignes qui ne sont plus exclusivement gérées par la SNCF, sans que cela ne scandalise personne. C’est plutôt la marque d’un progrès formidable dans les conditions de travail ferroviaire qui devrait être célébré comme tel.

De même il est parfaitement scandaleux de considérer qu’un jeune qui ne veut ou ne peut pas faire d’études et qui commence à travailler tôt doit avoir un avantage par rapport à un jeune qui a la capacité de faire des études longues et qui va contribuer plus à la croissance économique, sociale, médicale, au prix d’un sacrifice de revenu. 63 ans de cotisation entraînent pour la plupart de diplômés un départ à 67 et plus sans que cela ne trouble personne. Les intervenants qui pleurent sur les carrières longues au prétexte que, eux, travaillent au sec dans des bureaux font de la démagogie à trois balles. Ils ne savent même pas les conditions qui prévalent désormais dans les usines (qui ont presque disparu) ou sur les chantiers.

Les incroyables avantages de la fonction publique ne sont pas liés à une justice quelconque, mais au fait que la haute fonction publique n’a pas voulu s’accrocher au régime général de la sécurité sociale après-guerre.

De même l’ouverture de droits à un financement de leur inactivité de grand âge aux parents d’immigrés venus par le regroupement familial est une mesure démagogique pure qui ne s’inscrit dans aucune doctrine rationnelle de la retraite.

Quant aux carrières hachées, dans la pratique, elles sont mises en avant surtout pour les femmes qui doivent en effet porter des enfants et s’absenter à ce titre. Avoir tué l’institution du mariage et les pensions de réversion a créé un problème insoluble qui aggrave la tentation de ne plus faire d’enfants. Ce n’est pas par les mécanismes de financement de la retraite qu’on résoudra cette question. Mais par une politique familiale.

Mener une vraie politique de gestion de la retraite, c’est mettre fin aux crises périodiques, rétablir l’équilibre des échanges avec les pays à bas salaires, augmenter la durée de travail en bonne santé, éviter de distribuer des subsides au monde entier, réduire le trop-plein de dépenses sociales, éviter la mort programme de l’économie par les éco-irresponsables, sortir du socialisme, rétablir la natalité et s’enchanter de voir que l’amélioration des conditions de travail permet de travailler plus longtemps.

Si des particuliers souhaitent à titre personnel cesser de travailler tôt, soit. Qu’ils s’organisent pour cela ! Si des groupes veulent cesser de travailler tôt : d’accord mais qu’ils en assument eux-mêmes les frais. Si collectivement, les citoyens souhaitent passer de longues périodes sans travailler en fin de vie, qu’ils vérifient d’abord que cette ambition est financée par leurs cotisations sans affaiblir les entreprises. Après tout si les cheminots veulent payer 75 % de leurs salaires en cotisation retraite pour partir à 50 ans, pourquoi pas. L’important reste que les bénéficiaires soient les payeurs.

Il est clair qu’on ne verra jamais un Macron, ou n’importe quel leader, tenir ce même langage.

À force de se crisper sur les moyens de faire cracher le voisin pour son propre avantage, le Français né malin, en prend plein la poire et va se retrouver dans des tourments qu’il n’imagine même pas.

Quant aux grands médias à force de pleurnicher avec les abusifs, ils ne grandissent pas le débat et font tout pour obscurcir l’avenir des Français, qui depuis 1981 est entré dans une phase d’appauvrissement relatif et de reculs économiques, le pire cadre pour gérer bien la période où l’âge ne vous permet plus de satisfaire par le travail vos besoins.

Il n’y a pas de tiers-mondisation heureuse.

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Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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