L’énormité de l’imposture écologiste - Une étude du Pr Emérite Patrice Boyer

En ces temps de canicule, quelques réflexions de bons sens s'miposent

Résumé de l’étude

-            L’explication du réchauffement par le CO2 ne tient pas la route scientifiquement et ne permet aucune prédiction des canicules

-            Les canicules peuvent en revanche être prédites, notamment en étudiant le phénomène El Nino.

-            La réponse face au réchauffement extrême constaté n’est ni de réduire le CO2 produit en hiver pour se chauffer ni de végétaliser les villes.

-            La climatisation d’été est indispensable.

-            Les écologistes empêchent de développer les bonnes réponses à un phénomène complexe et provoquent des drames.

 

L’énormité de l’imposture écologiste

Patrice Boyer, juillet 2026

 

1. Les deux crédos indépassables des écologistes dans la lutte contre » le dérèglement climatique », ces 30 dernières années ont été :

- l’incitation frénétique à la « transition énergétique » (recours massif aux énergies non renouvelables, ENRs) ;

- et l’appel à un contrôle « naturel » du réchauffement (surtout pas de climatisation).

Ces deux orientations sont une catastrophe absolue, qui fait trop souvent consensus  dans trop des milieux politiques et sociaux sans connaissances scientifiques.  

a. La prétendue transition énergétique

La transition énergétique (recours aux ENRs, non pilotables) a un impact économique entièrement négatif. Comme le font remarquer nombre d’analystes, la France affichait déjà des performances remarquables en matière de rejets polluants grâce au nucléaire. Pourtant, on a développé massivement les ENRs alors même que la consommation d’électricité diminuait depuis les années 2010. On a ainsi installé près de 50 GW de puissance renouvelable intermittente (soit, en production effective, l’équivalent de 20-25 % de la puissance du parc nucléaire) en augmentant l’éolien. En clair on a augmenté l’éolien pour flatter l’hyper-écologisme (et remplir certaines poches), alors que c’était totalement inutile. Et ça a eu un coup : le retrait partiel de la fourniture continue du nucléaire (25 % donc) a fait bondir le prix de l’électricité dans des proportions considérables (le prix de l’électricité a doublé depuis 2010, alors qu’il était auparavant hyper-compétitif). L’argent investi dans ces ENRs aurait pu servir à électrifier l’économie, comme le souligne Jean-François Raux et comme cela avait été fait dans les années 1970-1990, et ainsi réduire les émissions (si c’était vraiment l’objectif) en diminuant l’usage du gaz et du pétrole.

On le sait, derrière cette pression, il y a eu une volonté des industriels allemands de réduire la compétitivité apportée par le nucléaire français et les écologistes français ont poussé à la roue ! Rappelons que Mme Borne a déclaré que le but était d’éradiquer le nucléaire français autour de 2 050.

La transition énergétique (recours aux ENRs, non pilotables) a un impact direct sur la fourniture efficace d’électricité. Les limites techniques (indépassables) des ENRs sont bien connues (énergies non pilotables). Mais, il y a pire. En développant les ENRs pour des raisons de soumission à l’Europe (donc à l’Allemagne), on a non seulement réduit le taux d’utilisation du nucléaire, mais on a aussi accru sa modulation (bascule du nucléaire vers les ENRs et réciproquement). Or, cette modulation fatigue les installations de réacteurs (fissures) et réduit leur durée de vie. Le parc nucléaire français est très fragilisé. Après quelques alertes, on pourrait un jour connaître une situation d’effondrement « à l’espagnole ».

Le recours aux ENRs photovoltaïques a des conséquences économiques aberrantes en période de canicule ! En effet en période de canicule il y a une surproduction photovoltaïque. Il faut donc se débarrasser de cette surproduction non stockable qui survient bien sûr dans la journée. Et souvent elle est vendue à perte (les prix résultants sont négatifs puisqu’on doit alors arrêter la production nucléaire qui continue de coûter !). Par contre l’énergie photovoltaïque ne peut pas être récupérée pendant les nuits de chaleur, où, même en sous-équipements, les moyens de climatisation et de ventilation marchent trois fois plus qu’en temps normal. Cette aberration des prix négatifs a fini par être reconnue dans la presse.

L’installation d’ENRs (principalement les éoliennes) est une catastrophe pour l’environnement.

La catastrophe est double : la construction d’éoliennes est une monstruosité écologique. L’installation d’éoliennes est un cauchemar environnemental.

Monstruosité écologique : Trois des quatre éléments constitutifs des éoliennes (la nacelle, les pales et le socle en béton) ont un impact écologique majeur. Les terres rares représentent une des matières indispensables à la production des nacelles éoliennes, en particulier à celle des aimants permanents servant à la fabrication des rotors qui vont transformer le vent en électricité. L’extraction des terres rares conduit à la destruction du tissu végétal des terres agricoles avoisinantes, à la pollution des sols et des nappes phréatiques par des eaux usées contenant des produits chimiques, mais aussi à la production de déchets radioactifs et au rejet de métaux lourds tels que le plomb, le mercure ou le cadmium (on retrouve le même problème que pour les batteries électriques).

Fabien Bouglé cite la mine de terres rares de Baotou et son lac toxique, en Mongolie intérieure, où la radioactivité mesurée est trente-deux fois supérieure à la normale, là où celle de Tchernobyl est « seulement » quatorze fois supérieure. Mais le désastre écologique ne s’arrête pas là.

L’augmentation progressive de la taille des pales nécessaires pour aller chercher des vents plus hauts, permettant une plus grande productivité, a conduit à une explosion de la demande de balsa (le bois de construction hyperléger utilisé) dont l’Équateur est un centre de production stratégique avec 75% de la production mondiale. Une hausse de la demande de balsa à laquelle les plantations existantes sont incapables de répondre entraîne une multiplication du trafic et des coupes sauvages dans la forêt amazonienne équatorienne. Les pales d’éoliennes contiennent également des fibres d’époxy entraînant le rejet de substances chimiques de synthèse tels que le Bisphénol A ou BPA dans l’atmosphère. Enfin les fibres de carbone qui ntrent dans la composition des pales des éoliennes ne sont pas recyclables, ce qui contraint les promoteurs éoliens à enterrer dans les sous-sols les pales des machines arrivées en fin de vie.

Quant à l’impact de l’installation d’éoliennes sur l’environnement (bruit, chaleur, massacre d’oiseaux), le consensus est tel que tout commentaire est superflu.

Les éoliennes sont une monstruosité écologique, ce qui confirme ce que nous soutenons depuis des années : les écologistes sont les pires ennemis de l’écologie, ce ne sont que des idéologues fanatiques et destructeurs.

Un autre impact est d’ailleurs soigneusement passé sous silence : celui sur la santé des habitants proches. L’aspect toxique des infrasons et des sondes électromagnétiques générés par les éoliennes (qui se propagent sur plus de 20 kms) est connu. Il faut maintenant procéder à de véritables études de cohortes de ces populations. Certes. Qui va le faire quand on connaît la puissance démesurée du lobby éolien ?

La question principale reste bien sûr : la transition énergétique va-t-elle avoir un impact sur le dérèglement climatique ?

On vient de le voir les aspects économiques, techniques, environnementaux, de santé publique de cette transition sont tous négatifs. Mais ce serait un sacrifice justifié eu égard au péril climatique, expliqué officiellement par le GIEC comme entièrement lié à la combustion d’énergies fossiles, au rejet de CO2 et au réchauffement par effet de serre (modèle qu’il est interdit de contester). Si c’est exact le meilleur moyen de lutte est alors l’énergie nucléaire : la moins polluante, la moins chère, la plus souple, celle avec le meilleur rendement, la plus efficace etc. Oui mais elle est la plus dangereuse disent les écologistes. Donc une seule solution, les ENRs.

Certes, mais pour affirmer que les ENRs sont la seule solution, il faut être sûr à 100 % que le réchauffement est dû au CO2 et à l’effet de serre. Or depuis des années, aucune preuve expérimentale n’a été produite dans ce sens. Il faut donc signer un chèque en blanc à la solution ENRs, ruineuse, écologiquement catastrophique, techniquement faible, scientifiquement non validée, et aux effets totalement inconnus sur le réchauffement.

b. Une tragédie : la comédie du contrôle « naturel » du réchauffement versus climatisation

Là on ne peut qu’incriminer l’inculture scientifique abyssale des écologistes, de notre pauvre peuple et de ses politiques. On entend en permanence que le meilleur moyen de lutte contre les canicules est la « végétalisation des villes » et non la climatisation !

Le b.a-ba de l’analyse climatique commence par la définition de l’albedo. L’albedo est l’indice de réflexion (ici par la planète) de l’énergie solaire entrante. Un albedo élevé correspond à un indice de réflexion intense, donc à un renvoi de chaleur important vers l’atmosphère et à un bon refroidissement de la surface de la terre. L’albedo est mesuré entre 0 et 1. L’albedo de la terre est actuellement de 0,3. Lorsque l’albedo est très bas, il n’y a pas de renvoi d’énergie thermique et le réchauffement est très élevé (l’albedo d’un corps noir est à 0). Or l’albedo végétal est très bas !!! Celui d’une forêt par exemple est de 0,05. Une forêt ne renvoie pas la chaleur mais la capte (et la diffuse la nuit !).

Les villes sont des îlots de chaleur du fait de leur concentration d’habitants et d’activités (rejets thermiques multiples), de leurs toits trop sombres et du bitume très sombre lui aussi. Blanchir les terrasses et les pavements a un effet. Mais végétaliser les villes en réduisant considérablement l’albedo les réchauffe, notamment la nuit où ce surcroît de température est particulièrement dommageable !

Le pire reste l’orientation quasi criminelle prise par la France à la suite de ce mythe écologique de la végétalisation des villes : tout sauf la climatisation

En France 7,5 % des écoles sont climatisées, moins de 12 % des bâtiments administratifs le sont, la plupart des immeubles privés en chantier ne le sont absolument pas et la situation des hôpitaux (ce qui est stupéfiant !) est la pire : on continue à construire des hôpitaux non climatisés. Dans les autres pays européens, et pas seulement au sud, le taux de climatisation se situe entre 50 et 75 % ; il est de 95 % au Japon. Bien sûr un tel blocage criminel est idéologique avec des canicules au-dessus de 40°. Cette idéologie, non ouvertement avouée, est tellement folle qu’elle méritera une analyse psychiatrique.

 2. L’autre lutte écologique aberrante a concerné les dépenses d’énergie contre le froid.

Avoir obsessionnellement privilégier les économies de chauffage pendant les phases de froid alors que l’impératif majeur était de prendre des mesures contre le réchauffement non viable de l’habitat est une aberration totale. Le rationnel aurait pu être : « on va consommer plus d’électricité à cause de la climatisation l’été, essayons de réduire la consommation hivernale ». Non, pour les écologistes le principal était de consommer moins d’électricité tout court.  Comme le nucléaire était à éradiquer, la seule issue était de consommer le moins d’électricité possible. On connaît l’impact catastrophique de la loi de Mme Duflot sur les « passoires thermiques » pour l’industrie du bâtiment et le logement : ralentissement majeur de l’activité, coûts de construction et de travaux ayant explosé, locations introuvables. Ce qui ne l’empêche pas de hurler qu’elle avait raison sur tout ! Résultat incontestable : les citoyens français ont de plus en plus de mal à se loger (raréfaction considérable de l’offre) mais ils sont sûrs d’une chose : mourir de chaud l’été. Et ces deux constats sont liés, il faut le répéter, à un dogmatisme écologique moralisateur et quasiment religieux, loin des réalités et de la science, soutenu par quasiment   tous les politiques au pouvoir ces dernières années soucieux de rester dans les limites d’un écologiquement correct protecteur.

3. Question naïve et évidente : pourquoi les politiques ont-ils privilégié à 100 % les orientations écologiques les plus néfastes ?

Une réponse en une phrase suffit : parce que, dans une République qui devient bananière, tant les marchés aidés par l’Etat prolifèrent, le pactole correspondant aux ENRs et à la transition énergétique est monumental ! Et si on peut à la fois jouer les grands donneurs de leçon de « responsabilité écologique et citoyenne » et s’en mettre plein les poches (ou avoir le soutien inconditionnel de ceux qui s’en mettent plein les poches), il n’y a pas à hésiter.  Les milliards d’euros empochés à l’échelle européenne par les promoteurs des ENRs sont bien documentés. Un business d’initiés sans le moindre risque !

4. Les causes des vagues de chaleur record

Pour les écolos, analyser des observations est inutile, puisque tout s’explique par le réchauffement anthropique lié aux émissions de CO2. Le problème est que répéter inlassablement ce mantra ne permet pas d’anticiper les périodes de chaleur extrême. Bien au contraire : l’augmentation (et la dilution atmosphérique) des taux de CO2 étant un phénomène continu, progressif et global, l’augmentation des températures devrait être continue, progressive et globale. Or c’est exactement le contraire. Ce n’est pas continu mais chaotique, ce n’est pas progressif-linéaire mais stochastique (il existe à l’échelle des décennies des découplages massifs entre augmentation des taux de C02 et augmentation des températures), ce n’est pas global mais centré avant tout sur l’Europe (qui est le continent qui se réchauffe de loin le plus vite) et le sous-continent indien.

Une parade est utilisée en permanence dans les médias : les vagues de chaleur sont exceptionnelles parce qu’elles viennent se superposer au dérèglement climatique global, qui reste le phénomène de base dont le mécanisme est le rejet anthropique du CO2. Circulez, on connaît déjà la réponse avant d’avoir analysé quoi que ce soit ! Si on ne veut pas se résoudre à ce viol de la science, alors donnons au moins une description crédible des interactions entre effet CO2 et naissance des canicules. Il n’existe aucune ligne dans la presse scientifique sur le sujet.  Pourtant passer d’un phénomène général, lent et régulier à une crise brutale et localisée est une bizarrerie qui mériterait quelques explications ! N’en espérez aucune ! Pour le moment, rien n’a été publié et on sent que cela ne va pas être simple…

Les canicules de mai et juin 2026 ont été prévues par le NOAA (amplitude d’El Nino).

Le NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) est l’agence gouvernementale américaine de prévision des modifications climatiques. Dans son bulletin de début d’année NOAA estimait qu’il était possible que le phénomène El Nino soit d’une amplitude exceptionnelle en 2026 (« El Nino forms, expected to strengthen », rapport disponible en ligne) avec des conséquences redoutables sur le réchauffement de l’Atlantique nord. NOAA précisait même : si El Nino rencontre des anticyclones majeurs sur son parcours surviendront alors des canicules jamais observées. En plein dans le mille. Reste à expliquer ce qu’est El Nino. El Nino est en fait la seule variable climatique actuellement observable à l’origine du réchauffement (ce qui n’exclue pas, bien sûr qu’elle dépende elle-même d’autres variables hiérarchiquement supérieures). Au niveau de l’océan Pacifique équatorial les vents soufflent théoriquement vers l’ouest (alizés), entraînant l’air chaud et humide vers l’Indonésie et refroidissant les côtes équatoriennes (courant de Walker). Les pêcheurs d’Amérique du Sud connaissent bien ce phénomène : le refroidissement des eaux côtières leur permet d’avoir une pêche abondante. Par contre tous les 7 ans (ou parfois avant) les alizés faiblissent et le courant s’inverse : l’air chaud est poussé vers l’est, les côtes se réchauffent et la pêche est moins abondante. Ce sont les pêcheurs eux-mêmes qui ont décrit cette inversion, et comme elle s’amorce souvent en fin d’année pour Noël ils l’ont appelé « El Nino » (l’enfant Jésus). Depuis l’amplitude thermique de ce phénomène est chiffré, allant le plus souvent de 0,5 à 2°C. Mais pour 2026 NOAA estimait qu’un El Nino exceptionnel, d’amplitude 3°C (super El Nino), était possible. Ce qui s’est produit (les relevés sont disponibles sur le site de NOAA).

Théoriquement l’air chaud d’El Nino atteint l’Atlantique mais ne remonte pas jusqu’à l’Europe. Mais cette fois-ci en remontant vers le nord et l’Europe, il a rencontré des anticyclones exceptionnellement puissants et immobiles en mai et juin (et peut-être malheureusement en juillet). S’est alors déclenché le mécanisme bien connu du dôme de chaleur. L’air chaud de El Nino, bloqué par l’anticyclone, est redescendu vers le sol. Cet

air était déjà exceptionnellement chaud, et en descendant il s’est comprimé et encore plus réchauffé (la fameuse pression adiabatique). D’où les 40°C ou plus en arrivant au sol. Les longues journées de juin et juillet ont fait le reste.

Le phénomène El Nino est-il une explication suffisante ?

Le phénomène El Nino 2026 explique parfaitement les canicules actuelles. Reste bien sûr à comprendre pourquoi El Nino a eu cette intensité exceptionnelle d’amplitude 3°C. El Nino est un phénomène lié aux possibles ruptures de la symétrie est/ouest de l’albedo (l’albedo on l’a vu est le réfléchissement de l’énergie solaire entrante, soit 30 % pour la terre), symétrie liée elle-même aux régimes des vents de très haute altitude (« jet stream » ou « courant jet », ici tropical de l’hémisphère sud). Lorsque ces régimes de haute altitude modifient la couverture nuageuse, l’albedo change et les changements induits du réfléchissement thermique déséquilibrent et inversent les températures du pacifique (l’ensemble constituant le phénomène ENSO).

Ces « courant-jet » circulent à la limite supérieure de la troposphère/limite inférieure de la stratosphère. Qui plus est, ce sont ces mêmes courants, mais ici dans l’hémisphère nord subarctique) qui sont à l’origine de la formation des anticyclones au-dessus de l’Europe. Cette circulation est donc impliquée à la fois dans El Nino pour le pacifique sud et dans la formation d’anticyclones prolongés au-dessus de l’atlantique nord et l’Europe, c’est à dire précisément dans ce qui est survenu en mai, juin et juillet 2026. Une analyse détaillée des modifications des courant-jets est donc indispensable. Les tenants de l’hypothèse CO2 arguent évidemment que le phénomène El Nino ne fait que pousser un air déjà réchauffé par l’effet de serre. C’est faux quand le phénomène inverse survient (La Nina) puisqu’au même niveau du pacifique les eaux sont alors trop froides et renforcent le courant de Walker. Dans l’hypothèse « effet de serre » la température de l’air ne peut pas varier aussi rapidement. L’autre hypothèse du GIEC est que l’air au sol sous le dôme de chaleur est déjà chauffé à blanc par l’effet de serre. Ce n’était pas le cas au mois de mai.

c. Une hypothèse négligée et peut-être essentielle : les modifications de la pression adiabatique.

C’était l’hypothèse du plus grand climatologue américain (Richard Lindzen). L’intensité du réchauffement est liée à la compression de l’air descendant, donc à la pression adiabatique (cf supra). Si cette pression est anormalement haute du fait d’une pression supplémentaire exercée par les très hautes couches atmosphériques, dont le mécanisme reste à expliquer, alors l’air descendant sera encore plus chaud. Expérimentalement c’est ce qui s’est passé lors des incendies dévastateurs de Los Angeles en 2024.

d. L’exploration du phénomène El Nino est donc essentielle autant que complexe.

Il a été entièrement prévu par NOAA que le El Nino 2026 serait le plus fort depuis 100 ans. Rappelons que le El Nino de 1876 a tué par ses conséquences 3 % de la population du globe. Se contenter du modèle effet de serre n’est pas raisonnable, d’autant que les  résultats des mesures prises jusqu’à présent pour réduire cet effet de serre n’ont rien eu de probants.

5. Encore une fois, les limites de la théorie du CO2 anthropique

Néanmoins le « consensus scientifique général » (???) repose sur l’existence première d’un effet de serre lié au CO2 anthropique, le phénomène El Nino étant une cause secondaire. On peut lire actuellement dans les faux journaux d’information scientifique (type « Futura Science ») qu’il ne faut pas s’appesantir sur El Nino, le seul responsable est le CO2. Comme c’est tout de même El Nino qui est responsable des canicules actuelles et qui tue, il faudrait au minimum pouvoir modéliser les interférences effet de serre/ElNino, c’est un impératif scientifique de base. Et c’est là que le bât blesse. La théorie du CO2 anthropique suppose une dilution homogène du CO2 dans l’atmosphère au bout de 2 à 5 ans, et donc un renforcement global et homogène de l’effet de serre autour de la planète. Il n’y a pas de raison, en lien avec cette hypothèse, que des régions se réchauffent beaucoup plus vite que d’autres. Il n’y a pas de raison, qu’en raison du seul effet de serre, le Pacifique équatorial se réchauffe plus vite que l’Atlantique nord par exemple. Il n’y a aucune raison non plus pour qu’un effet de serre provoque une inversion des alizés du pacifique équatorial tous les deux ou sept ans (en clair que le CO2 rompe la symétrie est/ouest). L’effet de serre ne peut pas expliquer des événements avant tout locaux. L’effet de serre ne peut pas non plus expliquer l’augmentation de la pression adiabatique lors de dômes de chaleur. L’effet de serre correspond à une captation de longueurs d’onde des rayonnements dans l’infra-rouge et ne peut pas provoquer d’augmentation de la pression gazeuse (qui n’a d’ailleurs jamais été mise en évidence lors de telles captations).

Ainsi la théorie dominante (unique) ne permet ni de modéliser, ni de prévoir, ni de connaître l’amplitude, ni bien sûr de combattre la survenue de canicules. Décréter que l’effet de serre est la toile de fonds est une pétition de principe qui n’explique rien.

 6. Toutes les mesures prises reposent sur une théorie incertaine et ont des conséquences catastrophiques

Pourtant pratiquement 100 % des mesures prises par l’Europe REPOSENT UNIQUEMENT sur la théorie de l’effet de serre et de l’augmentation du CO2 anthropique : décarbonation massive, taxation maximale des énergies fossiles, passage aux véhicules électriques, transition énergétique vers les ENRs, réduction drastique de la consommation énergétique (surtout l’hiver), absence de toute lutte contre la chaleur autres que les moyens naturels (végétalisation, etc.).

Quelles ont été les conséquences pratiques de ces mesures dans la vie quotidienne ?

- une augmentation sans frein du coût de l’énergie ;

- une vulnérabilité complète aux fluctuations du coût de cette énergie liées aux barèmes de taxation intangibles ;

- un recours à des outils présentant un impact environnemental catastrophique (cf plus haut les éoliennes ; les batteries électriques sont du même acabit) ;

- l’élaboration de postulats délirants sur la végétalisation des villes ;

- une soumission suicidaire à l’économie chinoise (les voitures électriques et la folie de l’interdiction des moteurs thermiques en 2035 en est le meilleur exemple) ;

- l’absence de toute lutte pratique contre le réchauffement (cf la situation actuelle) ;

- et surtout, ce qui n’est jamais souligné, mais ce qui pour un scientifique est le plus grave, l’impossibilité d’explorer d’autres pistes étiologiques du réchauffement. 

Commentaire
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