Nouveau livre de Didier Dufau : La Monnaie du Diable 1919-2019. Opération spéciale en avant-première

En avant-première et pour les lecteurs du blog du Cercle des Economistes e-toile, les Editions du Cercle mettent en vente au prix exceptionnel de 25 euros le nouveau livre de Didier Dufau :

 

La Monnaie du Diable

1919-2019

La France piégée dans la guerre des monnaies

 

Pour commander le livre, il vous suffit d’envoyer un chèque de 25 euros au nom du : « Cercle des économistes e-toile (Didier Dufau) » à l’adresse de notre diffuseur :

 

Cercle des économistes E-toile

Attention Mme Sophie Defyn

c/o La Maillière

4, Av. Jules Janin

75016 Paris.

 

N’omettez-pas de donner vos coordonnées d’adresse pour l’envoi.

Pour l’étranger il faudra ajouter les frais de port et un paiement par virement est possible.

Si vous souhaitez une dédicace de l’auteur, indiquez-le dans votre courrier en précisant le prénom et nom de la personne à qui la dédicace est dédiée.

Si au contraire vous souhaitez rester anonyme, comme il est traditionnel sur le Web, notez bien que les noms ne sont pas transmis au Cercle des économistes e-toile et restent chez le diffuseur pour le temps de l’envoi.

Compte-tenu du petit nombre d’exemplaires réservés à cette opération, seules les premières demandes pourront être servies.

Vos commentaires de lecture sont bienvenus sur cette page.

 

ADMIN



Commentaire
Micromegas's Gravatar Je viens de recevoir le livre. Je l’ai lu d’une traite en deux heures. Il est plus facile à lire que l’Etrange Désastre.
C’est un livre épatant et surprenant qui va :
-   Du général au particulier
-   Du militaire au civil
-   Du politique au diplomatique
-   Du passé au présent
-   Du terrain polémique au dossier technique
-   Du monétaire à l’économique
-   Du local à l’européen
-   De l’européen au mondial
-   Du secondaire au crucial
-   Du monde tactique aux hauteurs stratégiques
-   Du bon sens à culture savante
-   Du choc des cultures au choc des monnaies
-   Du drame à l’humour
Avec une clarté et une virtuosité qui n’étonneront pas les lecteurs de ce blog.
L’explication de la défaite de quarante, la description de l’économie allemande la veille de l’offensive des Ardennes, l’effloraison des pensées monétaires en juin 1940, tout cela est passionnant et m’était totalement inconnu. Je ne dévoile pas certaines des surprises que rencontrent le lecteur. Elles sont littéralement incroyables. Le lecteur voit ses perspectives complètement élargies.

L’Eurosystème est décortiqué d’une façon si pédagogique qu’on s’en veut ne pas avoir connu tout cela avant. L’auteur est sans doute un des meilleurs connaisseurs mondiaux de l’économie monétaire et doit à son passé professoral des qualités d’exposition rares.

Au final, le livre montre à quel point les questions monétaires sont centrales dans toutes les problématiques du moment, la prospérité et les crises, les défis écologiques, la rupture de confiance entre peuple et élite, les causes profondes du mouvement des gilets jaunes, les conflits nord-sud, la brouille avec l’Amérique, le Brexit etc.

L’auteur dessine une nouvelle diplomatie, la diplomatie de la prospérité, qui ne séparerait plus commercial et monnaie. On voit arriver les accords de libre-échange avec le Mercosur, alors que tous les pays d’Amériques du sud sont en plein tourbillon monétaire et que l’Italie pose un risque vital pour la monnaie de l’Eurozone. Monnaie et commerce sont totalement décoordonnés.

Un livre d’une très grande actualité qui mériterait d’être connu de tous nos dirigeants politiques. Mais ils sont tellement nuls et privés de pouvoir, que ce serait de la pâtée pour des cochons.
# Posté par Micromegas | 29/06/19 14:07
Admin's Gravatar Merci pour votre commentaire. Tous les commentaires qui seront reçus sont très importants pour nous.
# Posté par Admin | 30/06/19 16:59
DvD's Gravatar Merci pour votre livre passionnant sur la forme comme sur le fonds.

Sur la forme, “la monnaie du diable”, plus encore que “l’étrange désastre”, se lit facilement et avec entrain. On se trouve plongé au coeur d’une vaste aventure historique à suspense. Cette présentation captivante peut permettre de susciter l’intérêt du grand public sur un sujet d’organisation monétaire crucial pour la prospérité européenne et mondiale mais rebutant dans ses caractéristiques techniques.

Sur le fonds, la portée du livre est profonde et positive : il est possible de renouer avec la prospérité en refondant le système commercial et monétaire international sur la base d’un nouveau Bretton Woods assurant les équilibres de balances courantes et corrigé de son vice originel conférant le rôle d’instrument de réserve mondial à une monnaie nationale, en l’occurence le dollar américain. Il est donc possible de sortir enfin de la lancinante stagnation économique de ces 45 dernières années. Espérons que votre appel aux dirigeants politiques et monétaires de se saisir de ces questions soit entendu. Les dirigeants monétaires européens, refusant de se saisir de ces questions mais confrontés à leurs conséquences délétères, sont engagés dans une folle fuite en avant qui finit par sérieusement fragiliser le secteur bancaire dont ils sont par ailleurs les garants de la solvabilité. Cela ressemble fort à une dangereuse impasse. Il faut d’urgence qu’ils se ressaisissent en se saisissant des vraies questions, peut être à la faveur du prochain changement de gouverneur de la BCE.

La mise à jour des projets méconnus d’organisation monétaire européenne de l’Allemagne nazie de 1940 est très interessante et la similitude avec l’organisation actuelle assez troublante.

Une petite correction chronologique page 102: “Dès 1966, sous l’influence de Jacques Rueff, le Général de Gaulle ...” Il me semble que la conference de presse en question du général date plutôt de février 1965 ?

Une erreur page 162, “les grandes banques allemandes vont mal et à nouveau le projet de fusion des deux géants Deutsche Bank et Commerzbank (et non pas Dresdner Bank qui a disparu depuis 2001) est revenu sur le devant de la scène...”

Au final, je trouve que votre livre ressemble un peu, un siècle plus tard, aux “Conséquences économiques de la paix” de Keynes : simple et accessible dans le ton, profond dans la portée du message. Il aurait pu s’appeler “Les conséquences économiques des dysfonctionnements monétaires”.

Quelques fautes de frappe ici et là à corriger lors d’un prochain tirage.

Meilleurs voeux de succès pour votre livre !
# Posté par DvD | 02/07/19 20:24
DD's Gravatar Encore merci pour ce commentaire informé, encourageant et utile.
# Posté par DD | 02/07/19 20:32
Fabien Berthet's Gravatar Je viens de lire d’une traite le livre prêté par un ami. Je suis un littéraire certes amoureux d’histoire mais sans compétences économiques approfondies. Non seulement je n’ai pas été rebuté par la technicité potentielle d’un sujet que je connais mal, la monnaie, mais j’ai été fasciné. La description du « moment » de juin à août 1940 est exceptionnelle. Je ne m’attendais pas à trouver une explication aussi claire de la défaite française de quarante, ni une description aussi profonde du régime nazi. Tout devient logique et presque inéluctable en suivant la grille d’interprétation proposée. Jamais je n’avais pensé, avant la lecture de ce livre, à l’importance de l’organisation monétaire sur les évènements économiques et politiques. Encore une révélation. Tout est tellement éloigné de ce qu’on raconte à profusion dans les médias, et si logique, qu’on se demande pourquoi cela ne forme pas le corps des réflexions publiques aussi bien en politique qu’en économie. Je partage tout ce qui a été écrit précédemment. J’ajouterai peut-être ma surprise de voir un livre à dominante économique aussi bien écrit. L’auteur a le sens de la formule et de l’humour ce qui ne gâte rien. Bravo pour ce moment de lecture imprévu et qui change votre vision des choses.
# Posté par Fabien Berthet | 03/07/19 20:10
DD's Gravatar Merci de ce commentaire d'un lecteur sans connaissance économique. Il y a bien sûr une base technique pour juger de l'économie de la monnaie, mais je suis heureux de voir qu'un non spécialiste peut lire sans désagrément un ouvrage de ce type, qui, à mon sens est grand public, mais aucun grand éditeur ne le croit. Ni aucuns journaux. Le réflexe : si vous mettez monnaie dans le titre vous perdez 50% de votre lectorat possible. Si vous mettez monnaie internationale, vous en perdez 90%. La télé a banni le sujet. Emmanuel Todd s'est fait rabrouer récemment à la télé pour avoir osé parler du livre de Mody et n'a pas plus placer une phrase. Or c'est un sujet crucial qui est accessible à tous. Merci de le confirmer.
# Posté par DD | 03/07/19 23:42
Artiste's Gravatar Merci pour cet exposé clair et didactique que je vais essayer de faire lire à quelque euro béat de mes amis,le versant historique de la défaite de 40 est passionnant.
Pouvez vous le petit calcul de la page 120 que je ne comprend pas peut-être manque t’il des données pour cela.
Merci encore pour votre blog,il serait interessant de savoir ce que vous pensez de la nomination de la bronzée féministe nommée à la tête de la BCE et dont j’ai le souvenir que pour régler le problème de la dette elle préconisait de ponctionner 10% de l’épargne européenne,j’adore les personnages qui préconisent des impôts et dont la rémunération est elle exonérée..
# Posté par Artiste | 07/07/19 10:10
DD's Gravatar " Que pensez-vous de la nomination de la bronzée féministe nommée à la tête de la BCE"
Les questions de personne sont rarement critiques en économie. Mais depuis qu’on a fait du « genre » du dirigeant une question significative, on ne sait plus trop. Mme Lagarde a fait sa carrière au nom de la parité. On a considéré que son look et son parcours était nécessaire à la promotion des femmes à des postes importants, comme en son temps MAM qui a bêtement cru qu’elle était indispensable alors qu’elle n’était que symbolique et qui a été totalement écartée de tout malgré les postes prestigieux qu’elle a étrennés. Tout le monde se moque bien de ce qu’elle a à dire.
On a considéré qu’une femme devait succéder à DSK qui avait légèrement déshonoré le poste selon les critères du moment. Elle avait été Ministre des Finances en France sans connaissances financières et économiques particulières. Elle a tout signé ce qu’on lui demandait sans rien contrôler. Mme Lagarde est tout sauf incontrôlable. Elle a du savoir-faire et une bonne présentation. Le FMI avait une mauvaise image (contrôle des états faibles, soumission aux Etats-Unis, remugle de « pinochétisme primaire », etc.). Elle s’est donc mise à causer de justice sociale, d’inégalités, d’adoucissement des méthodes, des femmes. Le FMI s’est mis à soutenir les femmes soumises africaines ou orientales, les petites filles qui sèchent les cours pour sauver la planète etc. Le politiquement correct s’est mis à couler à grands flots d’une bouche bronzée et bienveillante. On a même parlé d’elle pour la présidence de la République et elle y a cru. Mais on ne vote pas seulement pour des images de Vogue. Il faut dire quelques choses et dans le politiquement correct suave et bienveillant, Macron était imbattable. Les couvertures people, comme les mouches, ont changé d’âne.
La grande affaire du FMI, outre de sauver sa réputation, était de garder un rôle. DSK avait dévoyé l’institution en Grèce. Mais avec les changes flottants le FMI avait perdu depuis 1971 son rôle organique qui était de rendre possible des changes fixes et ajustables. C’est pour cela que se sont succédé à sa tête des politiciens en attente de postes politiques encore plus prestigieux. Certains ont réussi d’autres non. De toute façon rien n’avait vraiment d’importance.
Le FMI sous Lagarde a aidé avec le rapport Blanchard à faire comprendre que la récession c’était bien mais que cela entraînait tout le monde vers le bas. Le FMI a publié un graphique fondamental qui montre que depuis l’instauration des changes flottants la croissance est en capilotade. Ce n’est pas si mal, même si cela ne fait pas un bilan.
La grande affaire était le TFTEA qui s’appuie sur les statuts du FMI et qui associe le FMI à la répression des grands excédents. Ce texte est fondamental pour comprendre la politique de Trump qui s’appuie entièrement sur un texte passé sous Obama et sous silence en France. Comme nous l’écrivons souvent, Trump facilite le diagnostic mais complique la solution : oui les excédents sont blâmables mais ils sont le miroir de déficits américains tout aussi blâmables. Lagarde avait un créneau pour démonter le système des changes flottants. Elle s’en est bien gardée. Elle n’a pas le poids technique nécessaire pour imaginer un autre système et pas le poids politique pour braver les Etats-Unis. Elle s’est donc couchée en demandant simplement à Trump de conserver des relations internationales de domination mais sympathiques. Pas un mot sur les sanctions qui touchent son pays. De longs discours sur l’excision, etc.
En fait c’est le représentant américain qui dirigeait. C’est toujours lui actuellement. Que Lagarde soit là ou non, ne change rien.
On peut penser qu’il en ira de même pour la BCE, si elle confirmée à ce poste. Le côté belle image de carte postale féministe a moins de raison d’être pour la BCE qui a une culture forte et des maîtres à penser sûrs d’eux-mêmes et dominateurs. On sait qu’elle ne fera pas de vagues et parlera avec bienveillance. Aller au-delà serait présomptueux. C’est une femme qui ne sert pas nécessairement les intérêts français et qui a montré sa docilité vis-à-vis des puissants. Elle n’a pas de pensée technique particulière. Tout se passera derrière le rideau présidentiel, avec un poids allemand sévère. Trichet puis Draghi avaient cédé aux exigences teutonnes. On pourra difficilement faire grief à Lagarde de continuer dans la même soumission. Saura-t-elle faire évoluer l’institution qui actuellement est bancale et dysfonctionnelle ? Rien ne le laisse présager. Que ferait-elle en cas de crises nouvelles et sévères, ou avec un pourrissement italien ou français majeur ? Nul ne le sait. Habituée de l’île Maurice et de ses règles fiscales très amicales, (et de son soleil bronzant), la Marseillaise aura quelque mal à s’habituer à Francfort. On peut compter sur elle pour faire des conférences de presse fort sérieuses et pleines de bons sentiments, tout en veillant à ne gêner aucun des pouvoirs réels. Mais c’est une femme et il parait que le genre est important. Attendons donc de voir ce que sera une politique genrée de la BCE. Madame Lagarde, c’est une page bronzée mais blanche.
# Posté par DD | 07/07/19 23:47
Admin's Gravatar L'opération spéciale de pré diffusion est désormais close.

Merci à tous ceux qui ont bien voulu y participer.
# Posté par Admin | 16/07/19 10:28
Le blog du cercle des économistes e-toile

Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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