PETROLE : UNE HAUSSE INELUCTABLE ?
Vous, les Français, vous n’avez pas de pétrole mais des idées. Nous, les Polonais, on a des plombiers mais pas de pétrole non plus.
Si on en croit les augures on va droit vers les 200 $ le baril : « inéluctablement et à court terme », ils disent.
Je crois qu’ils se trompent.
L’équilibre du marché se calcule en demi-million de barils jour. La hausse des prix a entraîné une BAISSE dans les pays occidentaux du volume de cette unité de mesure. La récession aux Etats-Unis qui se propage actuellement au reste du Monde va probablement doubler cette économie. Au total on va donc vers une réduction de trois unités d’ici à fin 2009. La hausse de consommation dans les pays émergents sera sans doute de 2 unités sur 2008 mais on peut prévoir un retournement en 2009 , avec la récession mondiale.
Ces prévisions montrent qu’il y aura un retournement du marché du pétrole dès 2009, ce qui devrait normalement entraîner une baisse des cours. Le discours sur la hausse perpétuelle du cours du pétrole du fait de la hausse de la consommation ne tient aucun compte du cycle et manque de solidité économique.
On constate cependant depuis 8 mois une hausse très importante sans que les déséquilibres réels ne soient en proportion. Cela prouve tout simplement que la hausse a d’autres causes, essentiellement monétaires. Comme le répète les Cercle Des Economistes E-toile, la crise est essentiellement monétaire. Nous sommes en pleine fuite devant la monnaie et à une époque où l’épargne est mondialisée et largement investie en hedge funds. Ces derniers jouent tous la baisse du dollar avec le succès que l’on sait. Mais il y aura nécessairement un retournement de ces positions spéculatives un jour ou l’autre, soit que le dollar craque vraiment, provoquant une véritable crise mondiale façon 29, soit que les autorités prennent des mesures de stabilisation qui rendent vaines ces spéculations.
Dans les deux cas on aurait une baisse du cours du pétrole. L’ennui c’est qu’une concertation intelligente des autorités du G8 autour de la réforme du système monétaire international est quasiment inconcevable tant les esprits sont loin des réalités et qu’une grave récession n’est pas à souhaiter.
D’où une certaine difficulté à établir un scénario crédible. Et aussi une certaine angoisse pour la suite. Mais la hausse du cours du pétrole n’est pas « inéluctable ».
Zbig Brataniec
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Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef, aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants, explications sur le retard français, analyses de la langueur de l'Europe, réalités de la mondialisation, les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable. Membres du Cercle :
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PS : merci de ne pas utiliser mon prénom comme pseudo !
La baisse atteinte maintenant 50% !
Le baril est désormais en dessous de 40 dollars (au lieu de 200) !
Chapeau à Zbig pour avoir pris avec tant d'à propos le contrepied des délires prévisionnels officiels.
L’Opep broie du noir
A Ngo-Doan-Ta | JDF | 13.05.2009 | Mise à jour : 13H55
Dans son rapport mensuel, l’Opep a revu à la baisse sa prévision de croissance économique mondiale, ainsi que celle de la demande de brut pour l’année 2009.
Les perspectives économiques mondiales sont peu réjouissantes si l’on en croit l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole. Celle-ci prédit en effet une contraction de 1,4% de l’économie mondiale, avec notamment une contraction de 4,2% dans la zone euro. L’Opep a également annoncé que la demande mondiale » de brut devrait diminuer de 1,8% en 2009, soulignant que «des risques considérables demeurent car les fondamentaux du marché pétrolier sont loin d’être équilibrés, en raison de la baisse constante de la demande et d’une surproduction croissante ».
Par ailleurs, dans son rapport mensuel l’organisation ajoute que «la nouvelle révision à la baisse du produit intérieur brut mondial a conduit à un nouvel abaissement de la prévision de la demande mondiale de pétrole de 0,2 million de barils par jour, principalement à cause des Amériques ». En conséquence, la demande devrait se contracter à 84,03 millions de barils par jour contre 85,59 millions en 2008. Soit une baisse de 1,57 million de barils par jour, supérieure à la précédente estimation de 1,37 million.