L'impayable Monsieur Peillon !

Que le Ministre de l'Education Nationale s'inquiète de constater, après tous les autres ministres qui l'ont précédé, qu'il dirige un ministère effondré et que L'Education Nationale, a renoncé à éduquer et surtout  à fournir l'instruction publique élémentaire, on le comprend.

Ce n'est pas le seul ministère effondré  : la justice l'est totalement, sans espoir de redressement depuis maintenant des décennies.

Les Affaires étrangères sont devenues des affaires étranges, avec un effondrement sans précédent de la pratique du Français dans les pays qui le pratiquaient naguère.

Les Affaires sociales sont également dans le trente sixième dessous et s'effondrent dans le néant avec une belle régularité. La gestion de type soviétique du Ministère fait désormais rire. Un rire de cheval.  

Nos Armées, sollicitées beaucoup, sont dans un état plus que préoccupant. Nous n'avons plus de moyens de transport et de projection, et sommes en retard sur tout ce qui est information, drones, guerre électronique.

Ne parlons pas de la police qui est totalement débordée et qui ne peut plus faire face à la marée de la délinquance. Un livre récent, qui sera occulté, nécessairement occulté, le démontre facilement : la "France Orange mécanique" de Laurent Obertone :" Enquête sur un sujet tabou ; l'ensauvagement d'une nation. Toutes les 24 heures : 13 000 vols, 2 000 agressions, 200 viols".

Si les chiffres sont multipliés par 365 on aboutit à des dizaines de milliers de viols, à des millions de vols, à des centaines de milliers d'agressions. Et Mme Taubira songe à renouer avec l'excellente mesure proposée par son collègue Valls dans la chaleur communicative des élections : demander aux policiers de s'excuser de vérifier l'identité de personnes suspectes  avec fourniture d'un bon de vérification !

Nous avons la plus grosse administration du monde par rapport à notre population, les impôts les plus hauts, les dépenses sociales les plus élevées, une dette incontrôlable et …rien ne marche.

F. Hollande arrive : il recrute des fonctionnaires et favorise leur absentéisme ; il augmente sauvagement les impôts et réduit le revenu disponible des gens qui contribuent encore, il laisse les Francs maçons, via la sœur Taubira, ruiner définitivement le système pénal. Il aggrave tout.

Et voici notre Ministre Peillon qui geint dans les médias qu'on n'a pas compris l'urgence qu'il y avait à refonder l'école primaire et ses rythmes. Il en profite pour éditer un livre sur le sujet : il est bien normal qu'un Ministre se fasse un peu d'argent avec sa mission : commenter de façon lucrative, c'est bien mieux que de gouverner. C'est qu'il craint qu'il ne reste rien de sa réforme rêvée, pourtant absolument nécessaire et ayant retenu un large "consensus" chez les experts, de droite et de gauche.

Comme toujours F. Hollande laisse tout le monde devenir fou en disant oui, non, peut-être ou rien du tout, parfois dans la même phrase. C'est sa méthode.

 

Une question préalable aurait du être posée : pourquoi le primaire s'est-il effondré ?

N'espérez aucune réponse. C'est un sujet tabou. Les syndicats pointent le manque de moyens. Le PS le manque de formation des maîtres car il n'a pas digéré la suppression des IUFM qui étaient pourtant une fumisterie. Les maîtres affirment : "ne vous en prenez pas à nous, on fait ce qu'on peut avec des classes de plus en plus étranges voire étrangères et des directives imbéciles et contradictoires en provenance du Ministère". Les syndicats d'élèves sont pris dans leurs engagements politiques et leur consumérisme.

La vérité est toute simple : le sociétal l'a emporté sur le scolaire ; le politiquement correct sur l'instruction ; le n'importe quoi bien intentionnée sur la raison.

La suppression de l'examen de sixième, "instrument de la reproduction sociale des riches", à gauche, redoutable barrage, à droite, a été le premier clou dans le cercueil. Il était la justification de tout le travail fait dans le primaire. Il bandait toutes les énergies. On ne pouvait pas rire avec cela. Un instituteur nul ne pouvait pas trop durer : par respect général pour l'institution , le corps des enseignants restait attentif à ce qu'il n'y ait pas trop de dégâts fait par des incompétents : on risquait de leur imputer des échecs un peu trop massif à l'examen de 6ème.  Composé pour l'essentiel dans les villes de femmes consciencieuses et raisonnables, le corps des instituteurs du primaire  était respecté.

Anecdote : lorsque l'auteur de ces lignes avait passé cette épreuve, on avait demandé d'expliquer le mot "abnégation". Les journaux populaires de l'époque, France-soir, Paris Presse l'Intransigeant, s'étaient scandalisés. Déjà la pression consumériste des parents s'enflammait contre des programmes trop sélectifs et trop difficiles. Seuls quelques dizaines de milliers d'élèves avaient le précieux sésame vers les études "classiques".

Dès que la motivation de l'examen a disparu, tous les chants des sirènes ont été entendus avec délectation.

L'école était "une caserne" où on enfermait les enfants pour en faire des soldats disciplinés du capital et de futurs ouvriers obéissants. 

L'orthographe était le moyen trouvé par les riches pour leur reproduction sociale.  

La méthode  globale a commencé ses ravages.

Puis le pédagogisme.

Puis la volonté de couper la relation coupable entre l'enfant et ses parents. On a réorganisé totalement la grammaire et l'arithmétique pour rendre tout incompréhensible aux parents et pour qu'ils ne puissent plus aider leurs enfants. La maison ne devait plus être un lieu d'enseignement qui aurait accusé les inégalités. On supprima les devoirs à la maison, source de reproduction sociale bourgeoise scandaleuse. Finies les récitations et les pages d'écritures à la plume sergent major imposées pour le lendemain à l'élève insouciant!  

L'école devait devenir un lieu de vie, où les enfants, tous les enfants quelques soient leurs diverses qualités, s'épanouiraient. Elle devint une garderie.

Maintenant c'est le système de notation qu'on veut changer pour ne pas "traumatiser les nuls".

Au gré des humeurs, on exigeait de l'école primaire de nouvelles fonctions : enseigner le français ne suffisait plus. J. Lang imposa l'étude de l'anglais, sans aucun moyen pour le faire. Il fallait que les jeunes pousses sachent un peu d'informatique. Ne pas oublier le civisme, le code de conduite, Etc.

Les livres devenaient gratuits. Certains exigeaient que les cahiers et les crayons le soient aussi. C'est laissé à l'initiative des maires et des conseils régionaux. Mais il n'y avait pas de papier dans les toilettes !

Tant que le corps des institutrices formées jusqu'aux années 50 fut là, les choses ne se dégradèrent pas trop vite. A partir de 85, la débandade devint visible et commença à inquiéter.

Le changement sociologique de la population aggrava les choses : les classes devinrent des tours de Babel avec de nombreux enfants étrangers ne connaissant aucun mot de français. Un seul élève de ce type dans une classe, et il est assimilé en trois mois. 90 % d'élèves de ce genre et plus rien ne se passe comme prévu.

L'EN veillait à ce que les handicapés ne viennent pas troubler la classe "normale".  Ce n'était pas gentil. Voilà qu'il fallait maintenant intégrer des handicapés légers puis lourds  dans des classes d'enfants pas toujours très gentils à cet âge là.  

Au fur et à mesure que le désastre devenait impossible à cacher on surenchérissait dans les solutions "bourgeoises" mais socialisées : on allait donner des "petits cours" payés par l'état à ceux qui trainaient. Les bons élèves se voyaient sortis de la classe pour permettre aux cancres de bénéficier de légitimes compléments. Faire le mal ce n'est pas bien mais dégoûter du bien c'est pire que tout.  

Les préoccupations "sociales" ont envahi la périphérie de l'école communale : on a commencé à accueillir les enfants de plus en plus tôt.  M. Peillon se flatte de la généralisation des maternelles à trois ans. Pourquoi pas à deux ans voire à un mois ? Les femmes veulent travailler que diable et elles ne veulent plus s'occuper des "chiares" à la maison. Elles en sont à exiger qu'on n'appelle plus ces classes la "maternelle".  Tout le monde sait après Mme Badinter que le sentiment maternel n'existe pas et qu'il s'agit d'une convention bourgeoise pour enchaîner la femme au foyer. Pourquoi pas une Burka pendant qu'on y est !

Les communes ont été sollicitées, pour la même raison, d'organiser le périscolaire : les cantines d'abord et toutes les activités ludiques, sportives etc.  La famille n'existant plus pour garder les enfants il fallait que la collectivité s'en occupe. Sauf le Week-end, sacré, où les familles ne voulaient  pas être gênés par l'école.

Evidemment tous les rythmes scolaires ont été désorganisés pour permettre aux parents et aux instituteurs de prendre leurs aises. Pas pour que l'enfant apprenne mieux.

Les maires le savent bien : il faut beaucoup de crèches ; il faut des systèmes de cantines scolaires et la gratuité des transports; il faut des stades, des activités, des ludothèques, des médiathèques, des parcours etc. Les maires socialistes l'ont compris mieux que ceux de droite : ils ont été à fond dans l'encadrement périscolaire.

Attention : pas question de ne pas recevoir un enfant à l'école alors que les parents ne veulent pas payer la cantine ; pas question de ne pas recevoir à l'école l'enfant ne parlant pas un mot de français d'un immigré clandestin ; pas question de renoncer aux "voyages découvertes" ; pas question de revenir sur l'absentéisme délirant de certains instituteurs ni aux décharges syndicales absurdes ; pas question de toucher au Week-End ; pas question de toucher aux longues vacances scolaires. Pas questions de revenir sur les journées surchargées avec des cartables qui pèsent deux tonnes.

Un système de gratuité généralisé devient fou par construction.  Il est totalement irréformable sans émeute.

Si un vieil idiot en vient à proposer de revenir sur tous ces "acquis sociaux" en expliquant qu'il faut exercer d'abord la mémoire, la main, les neurones, le calcul mental, la discipline, le respect (ah le cadeau à la maitresse à la Saint Charlemagne !),  avec des classes courtes, jamais plus de 5 heures par jour, trois le matin, six jours de la semaines  et deux l'après midi, quatre jours,  et du temps à la maison, que le temps extra scolaire est à la charge des familles pas de la société,  des vacances plus fréquentes mais plus courtes et que tout le système doit être mis sous tension avec un examen des collèges à la fin de la septième, alors c'est l'émeute. Vous êtes le diable : vous êtes contre la révolution féministe et l'égalité des droits, vous êtes pour la reproduction des élites, vous êtes contre la socialisation intégrale de l'enfant que vous voulez torturer par des tensions folles.  Vous êtes donc un "salaud" au sens sartrien du terme.

Alors crève l'école primaire plutôt que de sombrer dans de telles horreurs. Nous avons l'école primaire la plus déliquescente qu'on puisse imaginer. La plus coûteuse de surcroît car la socialisation tous azimuts dans la gratuité quasi-totale est la source d'énormes gaspillages.  

Vous ferez donc une réforme en trompe l'œil, Monsieur Peillon, comme tous vos prédécesseurs. Les instituteurs et leurs syndicats, les maires et les parents d'élèves ne vous laisseront aucun répit.

Vous aurez écrit un livre et gagné un peu de sous. C'est déjà cela.

Requiescas in pace !

 

Sylvain

Zbig Brataniec : "Je suis inquiet pour la France"

Il est toujours délicat pour un observateur étranger de s'immiscer dans les débats internes d'un pays ami. En tant que citoyen polonais, puis-je réellement comprendre les subtilités françaises ?  Le fait d'être un francophile de toujours et membre de la même Union Européenne m'encourage à m'exprimer, bien que je craignes de n'avoir rien de trop agréable à dire et de ne pas être parfaitement compris.

Vue de Pologne, la France est devenue un pays socialiste. Un de nos Présidents l'avait dit en son temps à J. Chirac avec un peu de provocation. A l'époque, je n'étais pas d'accord. Aujourd'hui je m'inquiète car les ressemblances avec ce que nous avons connu pendant des décennies s'accentuent de jour en jour.

Je vois l'objection : "votre régime était communiste pas socialiste ; il n'y avait pas de liberté ni de démocratie". Elle est traditionnelle en France dès qu'on compare les deux régimes.

La réalité que nous avons vécue est assez différente de l'idée dominante qu'on s'en fait dans les milieux de gauche français. Personne n'employait jamais le mot communiste en Pologne sauf pour qualifier le Parti. Le vocable employé en permanence dans les médias écrits, radiodiffusés et télévisés, ainsi que dans tous les discours politiques, les cours universitaires, les livres et les essais était, exclusivement et inlassablement : socialisme.  Cela était vrai dans tous les pays colonisés par l'URSS et dans l'URSS elle-même. Nous jouissions, à notre grand avantage selon la propagande, d'un régime pleinement socialiste, grâce au père de la nation soviétique, à qui nous devions notre "libération" et "l'avènement du socialisme", prêché par Marx et Engels, rendu possible par Lénine et réalisé par Staline.  

Nous étions des élus, car nous vivions dans l'espace du socialisme réalisé. On nous le répétait tous les jours. Finies les distinctions de fortune, de religion ou de nationalité. Comme Marx l'avait prévu scientifiquement, la suppression de ces diviseurs de la société permettait enfin de réaliser le rêve d'une humanité unie et apaisée.

Bien sûr, "les forces populaires" veillaient à ce que la bête immonde, pour simplifier, le capitalisme occidental, souvent caricaturé sous l'expression d'impérialisme yankee, ne relève pas la tête qu'on lui avait opportunément coupée en URSS. Mais l'ennemi ne pouvait être qu'à l'extérieur. Même si des imperfections restaient toujours à gommer, notre système socialiste était le meilleur et promettait des lendemains qui chantent.

Nous autres Polonais, Tchèques, Roumains, Ukrainiens, sommes souvent ahuris du peu de connaissances des Occidentaux sur ce qui se passait exactement chez nous pendant la période socialiste.

A partir du moment où vous acceptiez le système et ne cherchiez pas à le déstabiliser, la vie y était plutôt tranquille. Médiocre mais tranquille.  Un espace d'économie privée subsistait aussi bien en ville qu'à la campagne.  Bien sûr, rien ne marchait bien. Mais pourquoi ?

Cette question n'est jamais abordée en France par les socialistes. Pour avoir essayer mille fois dans des réunions de stimuler ce débat, la réticence à le mener est toujours la plus forte.

La réponse est pourtant fort simple : il était impossible de gagner de l'argent, de capitaliser, de placer, d'investir. Il existait deux mondes : un monde de privilèges réservé aux hauts fonctionnaires et aux élites politiques du régime, deux groupes très interpénétrés, qui permettait d'accéder à des biens, y compris immobiliers, et un train de vie qui était hors de portée des autres.

Le reste du pays formait l'immense marais socialiste.  Les salaires, même ceux des cadres, ne correspondaient pas à grand-chose. S'il n'y avait rien dans les rayons, il n'y avait rien dans les rayons quelque soit le nombre des billets que vous aviez en poche. La corruption régnait certes dans les régimes socialistes parce qu'aux étages inférieurs les fonctionnaires étaient paupérisés et que les mafias savaient y faire, alors qu'aux étages supérieurs il fallait valoriser rapidement les places durement acquises.  L'histoire du clergé d'avant la Révolution française s'accorde assez bien à ce que nous vivions : une grande masse de prêtres en loques et une haute hiérarchie vivant dans un luxe insensé. La foi, tout le monde s'en fichait,  même si elle était affichée avec componction.

L'expression un peu usée "on faisait semblant de travailler et l'Etat faisait semblant de nous payer" est assez juste.  A partir du début de l'après midi, la majorité des gens cherchaient à manger en faisant des queues interminables dans des magasins mal approvisionnés. On disait : "les soviets c'est l'électricité et les files d'attente".

Quand on compare la situation de la Pologne d'alors et de la France de ces derniers mois, beaucoup de points de ressemblance frappent.

Première ressemblance : dans les deux cas l'Etat et les hauts fonctionnaires régentent tout à leur avantage et dans le détail.

Seconde ressemblance : Les médias et l'enseignement sont largement verrouillés et instrumentalisés.

Les nouveaux impôts qui ont été mis en place en France interdisent de s'enrichir et ont vocation à liquider le patrimoine des familles disposant d'un capital en l'espace d'une génération. Le Point de cette semaine fait apparaître un graphique très parlant : il faudrait un rendement moyen du capital investi de 9% pour pouvoir le conserver avec les impositions maximales actuelles, alors que le rendement moyen de longue période est de 3%. Le lessivage du patrimoine d'une famille ne demandera pas plus de 10-15 ans. C'est évidemment ce qui explique que les jeunes ne veulent plus s'investir en France. Les socialistes français font par une imposition confiscatoire ce que les socialistes polonais, à la botte de Moscou, ont fait par la force et la collectivisation du capital.

Le résultat est le même : la volonté de partir ; le travail au noir ; les mafias, le désinvestissement, l'absence de croissance etc.  Un pays dont les élites ont été exterminées est évidemment dans une pire situation qu'un pays qui n'a perdu que son élite fortunée par confiscation étatique. Le résultat  escompté est tout de même très proche.

Dans ces conditions, il n'est plus possible d'avoir une trajectoire personnelle et de participer à des aventures d'entreprises libres et conquérantes, sauf à s'expatrier.

Certains Polonais, enrichis dans les 20 dernières années, ont acheté des biens immobiliers à Paris. Ils commencent à les revendre. C'est un signe qui devrait inquiéter. Ils ne veulent plus payer ce qu'on leur demande désormais de payer en France.  Quand ils comprennent ce que les Français entreprenants paient comme impôts ils pensent que la France est devenue totalement folle. Aller vers le socialisme, sans même y avoir été contraint par un puissant et impitoyable voisin, leur parait inimaginable.

L'affaire de l'accueil détestable du film Katyn a fait comprendre aux Polonais francophiles que l'emprise des intellectuels socialistes sur la pensée et les médias français était encore très forte.  Ils ont été également alertés par l'affaire de la "lustration", où des politiques et des intellectuels français s'enflammaient contre les autorités polonaises dès lors qu'elles voulaient sanctionner les dirigeants polonais communistes et leurs collaborateurs.  Déjà l'affaire d'Auschwitz les avait courroucés. Ils constataient que personne n'avait l'air de savoir en France que ce camp de la mort avait reçu beaucoup de Polonais dans la période allemande et  avait été rouvert par Staline qui y avait aussitôt expédié à son tour des milliers de Polonais,  ennemis du peuple et de la révolution,  qui, pour la plupart y ont trouvé la mort. Leurs tombes sont enfouies et cachées sous des rangées d'arbres, selon la méthode éprouvée employée partout en Union soviétique pour cacher le cadavre des innocents massacrés.

Qui savait et disait que les Communistes  avaient fait exécuter des dizaines de milliers de Polonais d'Ukraine et de Biélorussie avant même le pacte germano-soviétique ?  

L'histoire enseignée en France et commentée dans les médias est mensongère dans le sens de l'occultation et de la minimisation dès qu'il s'agit de l'Union soviétique. Les Français vivent dans la fiction dès lors qu'on aborde le sujet du socialisme historique tel qu'il a été pratiqué chez nous.  

Comme dans la Pologne de l'époque socialiste, les gens qui ne veulent pas du socialisme et qui s'expriment en ce sens sont subtilement étouffés en France. Dans beaucoup de média, s'affirmer contre le socialisme, est considéré comme  malséant. Le "bourgeois", comme en Pologne aux temps socialistes, est un coupable permanent : coupable comme colonialiste, coupable comme égoïste  anti social, coupable ici, je transpose,  comme pétainiste dans l'âme voire antisémite et raciste (on disait  Hitlériens hystériques chez nous) , coupable comme catholique, coupable d'absence de sens moral et patriotique etc.

Nous avons entendu toutes ces fariboles à en vomir pendant des décennies.

Comme en France aujourd'hui, c'était un bruit de fond véhiculé par les enseignants, la presse, les politiques, les pseudo-intellectuels. Quiconque regimbe en France contre le socialisme sort de la communion des gens de bien. Ce fait surprend toujours les Polonais en France. En Pologne, la rancune contre l'occupant Russe et le socialisme permettait de ranger ce prêchi-prêcha au chapitre de la propagande socialiste obscène.

Il me semble qu'il y a clairement une relation entre la propagande permanente qui se déverse sur les Français et le fait que les fonctionnaires socialistes qui dirigent la France comme ils ont dirigé la Pologne pendant des décennies, se croient aujourd'hui tout permis. La peur d'être classé réactionnaire, bourgeois, fasciste,  paralyse la réflexion en France. L'intimidation socialiste y fonctionne à plein comme elle n'a jamais réussi à le faire en Pologne.

Pour un Polonais qui s'est sorti de cette horreur, la voir ressurgir en France sans que personne, parmi ses grands intellectuels n'ose réagir, est un cauchemar.

Il sait que lorsqu'on sale son champ on ne le remet en état que très difficilement.

F. Hollande est en train de liquider trois siècles d'entrepreneuriat français. Ce qu'il a mis en place n'est pas une France juste mais un France qui n'aura plus d'entrepreneurs et d'entreprises d'importance dans 10 à 20 ans. Sinon des médiocres cherchant à bénéficier de subventions en concubinage avec l'Etat, le reste de la population vivant dans la débrouille et les combines. Quelques grands groupes, là aussi associés aux princes du régime, pourront exercer sans trop de difficultés.

Notre expérience est qu'il faut fuir au plus tôt ce type de régime. J'espère que l'électeur français saura le voir. Hélas il vit presque majoritairement aux crochets de l'Etat et donc dans la dépendance politique de la dépense publique. De pertes de pouvoir d'achat en longues périodes de chômage il sera le dindon de la farce.

Le socialisme ne fait pas que démoraliser la population, il l'a ruine. Il n'y a pas de bon socialisme. Tous les peuples d'Europe centrale vous le diront et pas seulement pour des questions de dictature. C'est une régime économique lamentable et impossible.  

J'ai toujours été frappé que personne ne remarque en France que si les pays d'Europe centrale avaient continué sur leur lancée capitaliste d'avant guerre, au lieu de sombrer dans le socialisme, les entreprises européennes en général et françaises en particulier auraient eu pendant des décennies des débouchés importants qui leur auraient permis de grandir et de se fortifier très au-delà de ce qu'elles sont aujourd'hui.  L'Union des républiques socialistes a été un calamité aussi pour l'Europe de l'Ouest qui doit faire face aujourd'hui  à des concurrents mondiaux qui sont devenus plus gros et compétitifs  que ses meilleures firmes, presque dans tous les domaines et rapidement,

Si la France opte de son plein gré pour "un socialisme réel", alors elle est perdue.  Ce ne sera pas une perte seulement pour elle.

Pour avoir suivi les élections présidentielles françaises et tout ce qui se passe en France depuis, je ne vois pas tellement de différence entre le discours de M. Hollande et ceux de nos bien aimés dirigeants de l'époque socialiste. On ment tout le temps. On parle de courage et de patriotisme "à tour de bras". On n'atteint jamais aucun objectif. On lâche constamment des avantages à ceux dont on a besoin. On saque les autres. On joue en permanence avec des boucs émissaires. On n'hésite pas à injurier ceux qui résistent. Mais on exalte la jeunesse, qui sera l'avenir glorieux de l'humanité socialiste. Cela a été notre lot et pensum pendant des décennies.  

M. Hollande  avait annoncé qu'il inverserait la courbe du chômage en 2013, qu'il reviendrait à 3% de déficit à la date prévue, que les hausses d'impôts ciblées et sauvages,  étaient les dernières etc.  Tout cela est balayé en rigolant sur un coin de stand au Salon de l'Agriculture. Pendant ce temps là, on soigne les vaches sacrées du régime, comme l'atteste la suppression récente  du jour de carence instauré pour mettre fin à l'absentéisme excessif qui sévit un peu partout dans les différentes fonctions publiques.  

Ce comportement nous l'avons connu pratiquement en permanence. Jamais un socialiste n'a été capable de tenir un objectif économique. Il sait prendre et détruire. Il ne sait pas créer.

Les Français se sont félicités d'avoir une Constitution qui donne un pouvoir quasi dictatorial au président s'il a la majorité à l'Assemblée nationale.  L'arrivée de M. Mitterrand, un vieux briscard de la politique qui a utilisé le socialisme comme marchepied, a abimé la France mais les politiciens socialistes, soumis à  leur "Dieu", n'ont pas osé aller trop loin et il y avait le risque de la cohabitation. En alignant la France sur le néolibéralisme européen, M. Mitterrand donnait un coup de poignard dans le dos des socialistes sectaires.  M. Jospin, lui,  était dans la dépendance du Président Chirac. Il a du composer. Aujourd'hui M. Hollande et les socialistes les plus sectaires qui l'entourent, ou l'assiègent comme à l'Assemblée nationale, n'ont rien à craindre sinon de perdre des élections intermédiaires sans grande importance politique. F. Hollande n'a rien à craindre d'un échec électoral en 2017. Il vivra comme, un satrape avec sa cour jusqu'à la fin de ses jours. Il peut jouer au "grand socialiste dont on se souviendra" et à qui on vouera un culte, une autre tradition française.

Il a donc les pleins pouvoirs sans autre limite que les réserves du système fédéral européen dans lequel il est inséré ; comme nos dirigeants n'avaient pas d'autres contraintes que les pressions de notre grand "sauveur" russe.  

Un socialiste avec les pleins pouvoirs ne sait faire qu'une chose : tenter de briller au Panthéon socialiste quitte à avilir et ruiner son pays.

Alors, oui,  je suis inquiet pour la France.

 

Zbig  Brataniec, invité à s'exprimer en son nom propre par le Cercle des Economistes e-toile.

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Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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