Campagne D Dufau pour le poste de Prt départemental LR de Paris : Première note de méthode

Première note de méthode

Chers militants et amis

Les élections militantes pour le choix du Président Départemental de Paris sont, cette année, particulièrement importantes. Elles seules permettent de s’adresser à tous les militants. Elles interviennent à la suite d’une énorme déception militante, la perte, pour la nième fois, des élections municipales à Paris, alors que tous les augures laissaient penser qu’une victoire était possible. Et c’était bien le cas. Les législatives arrivent très vite. La belle victoire de Michel Barnier dans le 7e arrondissement ne doit pas nous faire oublier qu’à l’Assemblée nationale ; Paris et les grandes villes françaises comme Lyon et Marseille n’ont pratiquement pas d’élus LR.

Pour les militants c’est un défi. Ces élections internes sont l’occasion unique de réfléchir, au plus près du terrain et sans entrer dans des questions de personnes, aux changements nécessaires pour créer une dynamique enfin gagnante.

Ce vote interne doit être utile.

Quel peut être le rôle d’un Président de département, s’il n’a pas réfléchi aux points critiques qui peuvent valoriser l’action militante, favoriser les recrutements et assurer une meilleure emprise sur l’électorat ?

Ce n’est pas la pratique qui a prévalu ces dernières années. Les leaders s’accordent sur un nom et demandent un vote de confiance. Les militants votent comme un seul homme et on passe à autre chose. Jusqu’à ce que les clans et les comités décident de reprendre le combat les uns contre les autres.

Il faut, et c’est la première méthode nouvelle proposée, abandonner l’habitude de voir les militants comme une gentille brigade d’applaudissement et le président départemental un poste formel sans grande importance.

Le président départemental doit :

- animer la collectivité des militants et leur garantir que leur engagement sera efficace et utile.

- faire valoir les réflexions et particularités du département auprès des instances dirigeantes

- permettre une bonne communication descendante pour informer les militants des décisions prises par les dirigeants.

- garantir que l’action du parti est connue et comprise des Parisiens et que la démarche politique de LR reste constamment au contact direct de leurs craintes et de leurs espoirs.

- porter, dans la durée, la notoriété du Parti, la qualité de son image et la pertinence de son travail auprès des nombreuses catégories de Parisiens et de leurs divers représentants, en complément de l’action de nos élus et de leurs équipes.

Pour peser vraiment il doit aussi porter les suggestions les plus déterminées des militants auprès des dirigeants du parti.

Rien de tout cela n’est en place aujourd’hui.

Au contraire, les facteurs répulsifs se sont accumulés. Lors de la fête organisée pour l’accueil des nouveaux arrivants à laquelle j’ai participé, ils étaient six pour une ville de deux millions d’habitants. Mme Genevard présidait transitoirement le Parti. Elle est désormais ministre de l’Agriculture de Macron, dont l’ennemi juré est LR et gère les conséquences du green deal et du Mercosur qui ruinent les paysans, en arge du parti. Un peu plus tard, nous eûmes la visite de M. Ciotti, frétillant et sympathique. Il préside désormais un autre parti qu’il considère meilleur héritier du RPR. Bien sûr cela démobilise un poil l’électorat et limite un tantinet les vocations de militants. Si la tête est aussi fragile comment espérer que le corps soit motivé ? Passons !

Le nom « Les Républicains » et son raccourcis, LR, ne portent pas spontanément une identité très différenciée. Or tout parti en réussite doit disposer d’une identité forte dans le paysage politique. Elle n’existe pas pour LR. Tous les militants sont confrontés à cette difficulté : comment convaincre lorsque votre interlocuteur ne sait pas trop qui vous êtes de façon quasi immédiate et de façon positive ?

Voici donc la seconde proposition : donner une identité forte et positive, différenciante, à notre mouvement. Comme le nom n’aide pas, et faute de pouvoir le changer à court terme, il faut l’associer à un repère singulier, précis et fort qui fixe immédiatement l’attention et ne laisse aucun doute sur le caractère indispensable de LR dans la vie nationale. Actuellement ce repère n’existe pas.

Après de longues discussions sur ce thème avec divers militants et sympathisants, il est apparu que la meilleure des idées fortes et la plus identifiante, était « la défense de la Cinquième République ». Nous en sommes les fondateurs. Nous l’avons portée au plus haut. Nous sommes les seuls à pouvoir nous prévaloir de cette indiscutable légitimité. Des forces nombreuses ont affaibli et veulent affaiblir encore nos institutions. L’esprit des institutions et son fonctionnement ont été tragiquement perturbés par l’attitude et les décisions d’Emmanuel Macron. De la navrante période « jupitérienne » à la dissolution scandaleuse qui a bloqué les institutions, il a dénaturé le fonctionnement normal de la cinquième République. Les Socialistes ne parlent que de sixième République. Divers centrismes veulent revenir à la Quatrième. Mélenchon veut la détruire et a commencé à le faire. Sur le terrain diverses forces ne respectent pas les règles du jeu de la République et créent un désordre anti-Républicain. Différentes institutions se sont même arrogés des pouvoirs qui privent les représentants élus de moyens d’action. Rétablir l’ordre républicain est une des grandes nécessités du moment.

Cette identité de LR, présenté comme le roc où sont arrimées et les institutions voulues par le Général de Gaulle et l’ordre républicain, doit être valorisée et unir tous les militants. Arrêtons l’aventurisme institutionnel ! Revenons aux intentions initiales, à la démocratie et à la force des institutions, et développons notre défense de toutes les dynamiques proprement républicaines et nationales.

D’autres choix sont peut-être possibles (personnellement j’en doute), mais on ne peut pas rester dans le vide d’identité actuel. Le rôle d’un président de département est de constater cette lacune est d’agir fortement pour qu’elle soit comblée. Et il vaut mieux qu’il ait des propositions à faire valoir et quelques arguments de poids.

Je m’engage à porter inlassablement cette exigence d’identité forte si je suis élu Président de la Fédération de Paris. Avec la force que peut donner votre vote majoritaire, on y parviendra.

Cette identité clarifiée et renforcée ne suffira pas. Elle doit être confortée par un projet unitaire, collectif et puissant, facile à comprendre et pouvant devenir majoritaire dans tous les segments de la population.

Par projet nous entendons un objectif majeur autour duquel tous les éléments détaillés pourront s’articuler. Il doit répondre à la question clé de l’électeur : mais que diable voulez-vous faire ? En une phrase ! Et cette phrase pourra être inlassablement répétée pour s’imprimer durablement dans toutes les têtes, même les plus inattentives qui sont nombreuses. En 1958, le projet était de mettre fin au « régime des partis » et de donner les moyens d’action nécessaires à un président bientôt élu au suffrage universel pour surmonter les difficultés dramatiques du moment. Tout le monde connaissait ce leitmotiv.

Quel est le projet de LR aujourd’hui ? Il n’y en a pas !

Là encore, constater un manque n’a d’intérêt que si on a une solution à proposer. Après les  longues discussions que je mène depuis plusieurs années avec des sympathisants LR un tel projet a fini par émerger et à rencontrer une adhésion assez générale.

Il est fondé sur un constat fondamental, un fait indiscutable et un problème critique : Les Français étaient à la troisième place en 1971 pour le PIB par tête. D’erreurs en erreurs, ils sont descendus dans les profondeurs des classements mondiaux et européens.  Chaque français ne produit pas la moitié de la richesse créée par un Suisse, 45 % de moins que celle produite par un américain, 35%de moins que celle d’un Danois ou un Hollandais. On baisse chaque année.  C’est tout simplement une honte.

Si nous avions conservé notre rang, nous disposerions chaque année de 700 milliards d’euros de PIB supplémentaires. 350 milliards pour les Français et 350 milliards pour les fonctions régaliennes de l’Etat. Chaque année !  

L’objectif que nous proposons : revenir dans le peloton de tête et retrouver ces 700 millirds de production. Pensez-vous vraiment qu’il n’y a pas dans cet objectif de quoi réunir M. Lisnard et son libéralisme, M. Guaino et son refus d’une « approche comptable », MM. Pradié ou Bertrand, défenseurs d’une vision sociale intense ? N’annoncer que des restrictions et des contraintes est absurde. Jouer les Purgon moroses ne permet pas de gagner une élection. Même municipale : demandez à François Bayrou !

Voilà le fait majeur qui doit fixer sur un socle extra dur toute notre programmation : nous allons tenter de revenir au sommet pour le PIB par tête.

Sans cette volonté rien n’est possible. Ni la mise à niveau des armées, ni le sauvetage du système social, ni l’augmentation du niveau de vie, ni la purge de notre surendettement. Elle est pertinente puisque d’autres ont réussi. Oui, nous pouvons le faire ! Ils l’ont bien fait !

LR sera seul sur ce créneau. Le PS veut renoncer aux « illusions de la croissance », comme les Verts, les rois de la jachère. Les différents partis du centres, réunis par « Jupiter » ont tout aggravé et persistent à ne proposer que du vocabulaire de publicitaire. Mélenchon nous fait contempler les miraculeux résultats de Maduro : la faillite immédiate. Le RN a tout à redire mais rien à dire.

Jean Peyrelevade vient de sortir un livre qui dès le premier chapitre souligne que le retour à un PIB par tête de peuple d’élite est LA SEULE SOLUTION. Ceux qui ont des doutes peuvent lire son dernier livre qui vient de paraître La France : du populisme au chaos chez Odile Jacob.

Pourquoi ne portons-nous pas cet objectif à finalité PO-SI-TI-VE, qui permet à tous les élus de parler d’une seule voix, d’associer facilement les militants et les sympathisants et d’engager un dialogue très facile et positif avec les électeurs ?

D’autres choix sont possibles. Nos travaux ne les ont pas fait apparaître. C’est aux instances dirigeantes de trancher. Mais il faut sortir du vide.

Je m’engage à travailler sans relâche à combler ce vide, si votre soutien me permet de présider les instances de notre département.

Dernier constat de cette note de présentation générale : LR ne cherche plus, à chaque élection à disposer d’un programme collectif, unitaire, et centré sur le type d’élection. La pratique est de laisser au candidat retenu le soin de définir son programme. A la longue, LR est devenu un parc à écuries obsédées par la Présidentielle. Chaque écurie ne va jamais très loin dans l’analyse et se contente souvent d’éléments de langage et de postures. Les militants découvrent soudain après qu’un candidat ait été choisi ce qu’ils auront à défendre, parfois avec surprise, parfois  avec réticence. Parfois, il n’y a rien à défendre. En général la défaite est au bout du chemin.

Ce système conduit le candidat à aller au combat sans que le parti n’ait dessiné des axes forts qui pourraient le conforter. F.X. Bellamy a fait une campagne aux Européennes excellente mais sans que les LR ait défini sa position sur l’Europe, le Green Deal, l’extension du nombre des membres de l’UE, l’avenir de l’agriculture, de l’énergie, etc. Il lui a fallu tout improviser au dernier moment. Nous sommes allés aux Municipales à Paris sans la moindre idée collective de la ville que nous voulons pour les décennies à venir.

Cette délégation de programme au candidat choisi souvent tardivement rend le travail des militants extrêmement compliqué.

Les militants ont décidé, que Bruno Retailleau aurait la charge d’être candidat à la Présidentielle et à ce titre aurait à définir le projet présidentiel. C’est un progrès, car il représente statutairement le parti. Mais il n’y a toujours pas de programme unitaire propre au parti.

J’ai milité très tôt et sans lassitude pour qu’un programme collectif et unitaire, s’imposant aux factions, soit élaboré par Les Républicains, comme parti. Eric Ciotti avait eu une excellente idée : les commissions thématiques. Elles auraient permis de libérer la parole des militants sur les sujets essentiels. L’affrontement féodal des écuries présidentielles a ruiné ce projet.

Je défends l’idée que le programme doit être, mais oui, unitaire et collectif et que le candidat à choisir doit être celui qui sera le meilleur pour le faire triompher. C’est vrai pour toutes les élections. Pour avoir vécu de nombreuses législatives dans mon arrondissement du sud de Paris, j’ai connu une collection de programmes électoraux totalement vides et futiles. L’un deux se résumait à la défense des prostituées roumaines du périphérique ; un autre à la sauvegarde des vieilles librairies et au nettoyage des crottes de chien.

Ne pas avoir un programme collectif, unitaire, centré sur l’essentiel et prometteur est incroyablement dommageable pour le crédit de LR, son attractivité et le travail des militants. A court terme, Il est indispensable de nourrir celui que prépare Bruno Retailleau, en incorporant les spécificités des besoins de Paris-Capitale.  

En tant que Président de la Fédération de Paris, je m’engage auprès de tous les militants et en toute harmonie avec les instances dirigeantes à stimuler et organiser ce travail programmatique fédératif afin que Paris puisse être prêt notamment pour les élections législatives où nous devons confirmer et étendre le premier succès obtenu par Michel Barnier.

En tant que Président de la Fédération de Paris je m’engage à tenter d’y associer les différentes catégories de Parisiens pour qu’elles comprennent que leurs préoccupations sont prises en compte. Le rôle des militants sur le terrain pourra ainsi devenir essentiel.

Oui, Il faut faire de cette élection l’occasion d’un vote utile, qui amplifie le rôle des militants au profit de la force et de l’unité du parti, spécialement à Paris, et au service d’un plan d’espoir pour la France.

J’y travaille depuis plusieurs années. Les idées sont prêtes. Mes notes politiques et mes livres en témoignent. Plusieurs billets préciseront progressivement pendant la courte campagne qui se terminera en juin, les moyens et méthodes de ce renouveau.

La naturea horreur du vide. Les militants aussi.

Tenez-vous prêts ! Nous pouvons tous ensemble, en mobilisant toutes les équipes et comités qui animent les LR à Paris, faire bouger les choses, rétablir l’influence et la crédibilité des LR et être le pivot du sauvetage d’une France dont l’avenir est désormais clairement et radicalement menacé.

Didier Dufau

Résumé des suggestions :

-            Renforcer l’identité des LR

-            Disposer d’un grand projet

-            Etablir un programme détaillé collectif et unitaire

-            Faire du Président du département un vrai animateur de l’action militante.

Commentaire
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Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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