Nouvelle supplique à l'INSEE

Nous avons naguère demandé à l'INSEE de bien vouloir rendre publiques des séries statistiques longues. Parmi les causes de l'aveuglement général et du désastreux "courtermisme" on trouve la difficulté à constater facilement des évolutions longues. Le cycle décennal n'apparait clairement que si les séries couvrent au moins 50 ans.  De même le grignotage fiscal n'apparait pas sur des statistiques annuelles. Mais sur 50 ans les résultats sont plus que frappants.

Merci à l'INSEE d'avoir commencé ce travail.

Maintenant il faut aller un peu plus loin.

Une des causes de la crise provient de la méconnaissance totale par les gouvernements, les économistes officiels et les commentateurs de l'évolution de la dette globale depuis la guerre.

Par dette globale nous entendons toutes les dettes :

- dettes publiques (Etats et collectivités locales de tout poil)

- dettes de l'institution d'émission

- dettes du secteur bancaire

- dettes des entreprises

- dettes des ménages

On peut même signaler les engagements publics ou privés hors bilan ou hors budget. .

Bien entendu il faudrait pouvoir comparer ces séries avec celles, calculées de la même façon, des pays de l'OCDE.

Actuellement ces chiffres ne sont pas faciles à obtenir de façon strictement comparable. Par exemple la dette des ménages est présentée en fonction du revenu des ménages qui n'est pas le PIB.  Celles des entreprises est souvent connue par rapport à leur capital ou à leur chiffre d'affaires. Etc.

Avoir un tableau clair et homogène de l'évolution respective des différentes dettes est d'une urgence nationale.

Rappelons qu'en économie la nature de l'émetteur n'a pas une importance cruciale : la dette agit de façon globale. C'est le PIB qui doit fournir le paiement de l'intérêt et le remboursement du capital. Globalement.

Naturellement il serait bien que la statistique donne également la maturité moyenne de la dette et son intérêt moyen. Ce n'est pas la même chose d'avoir une dette de maturité moyenne de deux ans avec un intérêt moyen de 3% et une dette de maturité moyenne de 10 ans avec un intérêt moyen de 6.5%.  On pourrait ainsi produire un indice de la charge de la dette en pourcentage du PIB (montant global de l'amortissement et des intérêts).

Par exemple un endettement global de 400% du PIB avec une maturité à 10 et un intérêt à 5% entrainerait une charge de 60% du PIB.  Un endettement de 200% du PIB avec une maturité de 2 ans avec 5% d'intérêt, donnerait 110%  du PIB  etc.  

On voit que ces chiffres sont extrêmement critiques pour comprendre la situation économique d'un pays.

Et ils ne sont pas connus, encore moins publiés. Ils ne peuvent être appréciés dans la durée via une série longue.

Donc personne ne comprend rien.

Nos propres calculs nécessairement imparfaits laissent entrevoir que le taux d'endettement global était de près de 400% à la Libération, qu'il est redescendu à moins de 150% en 1967, et qu'il a commencé à rebondir avec les évènements de 68 et surtout après l'éclatement des changes fixes et ajustables définis à Bretton-Woods. On a alors commencé à monter la pente : 150 puis 200, puis 250 puis 300%. Pour finir nous nous sommes retrouvés en 2011 quelque part entre 300 et 400%.

L'affaire est sérieuse, car évidemment de tels taux d'endettement sont intenables.

Faire apparaitre de façon scientifique cette courbe en U est indispensable à une étude correcte du phénomène et de ses causes.

L'INSEE est seule capable de produire et de publier ces chiffres.

Notre supplique est qu'elle le fasse et si elle ne le peut pas qu'elle dise pourquoi et comment remédier à cette situation fâcheuse.

Merci d'avance.

Merci d'avance également à Eurostat de faire le même travail pour les 27 pays de l'Union Européenne.   

Didier Dufau pour le cercle des économistes e-toile

Le mensonge

M. Gérard Depardieu a décidé de quitter la France. Entre autres raisons, il évoque le fait qu'il aura payé en 2012, 85% d'impôts. 

Entre autres raisons, car la mort de son fils Guillaume, grave traumatisme de sa vie, et la manière dont il a été traité par la justice et les médias du fait de la notoriété de son père, avait créé une rancune profonde.  La France politique et médiatique haït ceux de ses enfants qui réussissent. Ils doivent payer d'une façon ou d'une autre. Toujours se rappeler que la France pendant l'Occupation a été le pays qui a produit le plus de lettres de dénonciation à la Kommandantur. La jalousie sociale est en France une dimension déterminante. On ne produit plus d'électronique depuis longtemps mais pour de la bassesse nous restons très productif.

La fortune de G. Depardieu n'a pas été volée.

Il est parti de rien. Il est arrivé en tête du palmarès des acteurs simplement parceque les Français l'ont bien voulu en allant voir les films qu'il anime de son talent. Il a employé une partie de sa fortune à créer du boulot autour de lui. L'argent des prélèvements divers sur son revenu, ses dépenses et sa fortune  a permis de financer les besoins de l'Etat à une hauteur qu'il évalue à 145 millions d'Euros.

Quasiment à lui tout seul.

Car on ne peut pas dire qu'un acteur fait suer le burnous et pèle la valeur sur le dos des travailleurs. C'est à dire que sa contribution fiscale à la France a été supérieure de plusieurs milliers de fois à celle d'un Ayrault et d'un Eckert, petits profs du secondaire sans mérite particulier,  n'ayant pas travaillé longtemps (et probablement mal : Jean marc Ayrault parle allemand comme une vache espagnole !),  et coulant dans les ors de la République sur l'argent des impôts une vie de politiciens nuls et aigris. 

La France aurait-elle produit 1000 Depardieu qu'elle aurait reçu 145 milliards d'Euros de bénéfices fiscaux.

Avec mille Harlem Désir, dont on ne se souvient pas qu'il ait jamais travaillé à produire quelque chose de consommable pour les Français, on n'aurait qu'un gros trou dans la caisse. Il semble bien que son association ait été prise carrément la main dans la caisse. Vous avez dit "emploi fictif". On préfère les emplois d'un acteur de talent. 

Cet Harlem Désir en service commandé à la radio ce matin même a déclaré : "M. Depardieu ment en déclarant qu'il paie 85% d'impôts. C'est impossible". Il a répété ce mensonge à satiété pour bien l'imprimer dans l'esprit des auditeurs et le journaliste interviewer n'a pas été capable de lui dire qu'il mentait.

Alors faisons le à sa place.

Nous avons montré sur ce blog  que ce taux de 85% était malheureusement extrêmement fréquent  et que désormais des milliers de Français allaient payer 100% et plus. Nous avons démontré chiffres en main que la discussion sur le taux marginal de 75% était une farce sachant que des dizaines de milliers de Français paient EN MOYENNE 75% et plus. Ici et maintenant et encore plus demain en 2013.

Les lecteurs de ce blog savent que les prélèvements en France sont supérieurs à 100% de la valeur ajoutée des entreprises du secteur marchand non financier. Mais oui supérieurs à la production de ce qu'on appelle communément "les entreprises".  La dépense publique, elle, est très supérieure. En 2013 on en sera sans doute à 110%.

Les lecteurs de ce blog savent aussi que lorsque l'état prend la totalité des ressources du pays pour lui même, le taux de prélèvement est de 50%, car ce qu'il prend pour lui même est compté comme une partie du PIB. Et les mesures Hollande vont faire approcher le taux de prélèvement par rapport au PIB du chiffre historique de 48%. 

Les lecteurs de ce blog savent également que nous sommes le pays où la dépense publique est la plus forte du monde avec le secteur protégé le plus hypertrophié du monde.

Gérard Depardieu ne ment pas.

Harlem Désir ment. Le parti socialiste et les éminences du parti socialiste mentent. Comme Radio Paris sous l'Occupation, ils "mentent tout le temps", comme le chantait Pierre Dac.

Harlem Désir est un menteur. 

Un menteur qui sait qu'il ment.

Un menteur toute honte bue.

Un menteur qui se roule dans le mensonge sans la moindre vergogne.

Les Français doivent refuser le mensonge et chasser les menteurs. Ils ne doivent pas accepter que sous des monceaux d'injures on fasse fuir ceux d'entre eux qui, par des mérites exceptionnels, ont réussi, parcequ'ils ne veulent pas qu'on leur prenne tout et qui le disent. 

La France est le seul pays au monde qui fasse fuir ses élites et qui découragent dans sa jeunesse l'idée même de la réussite. Une exception française exécrable.

J'espère qu'il y a encore une presse libre en France qui fera éclater publiquement l'indésirable  mensonge en service commandé de ce monsieur Désir, ci-devant premier secrétaire du PS et premier des menteurs.

En attendant merci à Gégé d'avoir le courage physique et moral de dire la vérité et d'en tirer les conséquences publiquement en se moquant des quolibets intéressés de moralistes spécialistes de l'amoralité. 

Quant aux Français qu'ils lisent le livre  d'Ayn Rand,  la Grève. Ils verront dans quelle dynamique on s'inscrit quand on décourage et on accable d'insultes ceux dont la réussite est aussi celle du pays.

Sylvain Dieudonné pour le Cercle des Economiste E-toile.

 

Le blog du cercle des économistes e-toile

Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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