Quand Patrick Arthus et Olivier Pastré jouent les nègres du Premier ministre

Nous qui aimons parfois nous amuser à ce genre d'exercice  cela nous intéresse que P. Arthus et O. Pastré se soient collés à la tâche de proposer le discours de politique générale de M. Fillon, premier ministre renouvelé.  Ne venons-nous  de proposer  le discours de Sarkozy au prochain G.20, reliquat d'une activité de porte plume  pratiquée dans une vie antérieure ?


Une première remarque de forme : le discours est bâclé et le style peu recommandable.


Occupons nous  pudiquement  du fond.


L'idée clé est qu'il faut stabiliser les monnaies et donner à la BCE la responsabilité du taux de change de l'Euro.


L'objectif est en effet souhaitable. Nous le défendons becs et ongles depuis …40 ans, comme enseignant,   depuis 1997 comme membre du cercle des économistes " e-toile", depuis 2008 sur le présent blog.  Nous sommes bien contents de voir qu'au moins l'objectif se généralise.


Mais comment être d'accord sur les moyens  proposés par nos deux "nègres" ? .
La BCE «doit être chargée de la stratégie de change sans pour autant modifier les traités existants».


C'est tout à fait impossible. Les traités ne donnent aucune latitude à la BCE de gérer les changes.  Les taux de changes sont laissés par une doctrine inepte devenue consensus international  à la liberté des marchés. Le G.20 de Séoul  a encore rappelé que les manipulations de change étaient malvenues et que c'est le marché libre qui doit déterminer la valeur des monnaies entre elles.


Un porte plume du chef du gouvernement qui se permettrait de faire dire à son commanditaire une incongruité constitutionnelle serait immédiatement mis à la porte !  Aurait-il prononcé ces mots qu'il aurait été immédiatement repris par la BCE elle-même et les autorités de Bruxelles.


Par construction aucune autorité n'est responsable en Europe de la valeur externe de la monnaie qui est un "non sujet" (En fait c'est l'Eurogroupe de M. Juncker qui est responsable : personne ne l'a jamais entendu !).


Cette situation est naturellement détestable étant donné que les autres acteurs pratiquent, pour ce qui est de la monnaie de réserve principale, le dollar, un "benign neglect" criminel et intéressé, pour le Yuan un dumping systématique, et pour  les autres un sauve qui peut général.


Constater que l'Europe  va toute nue à la "guerre des monnaies" est tout à fait vrai. Prétendre que la BCE pourrait se saisir de la mitrailleuse sans changer les traités est  tout à fait faux.


La seconde erreur serait d'attribuer à une banque centrale le soin de gérer le change externe d'une monnaie.  Elle dispose il est vrai de moyens qui ont des effets sur le change.  Si la BCE décide d'acheter des dollars en émettant de l'euro par centaines de milliards et de replacer ces dollars aux Etats unis, sans ouvrir de possibilités de crédits nouveaux aux banques, comme le fait la Banque de Chine, on aura une jolie baisse de l'Euro. Si elle monte les taux d'intérêt massivement elle obtiendra une jolie hausse de l'Euro.


Mais les conséquences sur l'économie seraient telles qu'il serait impossible de laisser cette politique à un comité de gnomes indépendants.  L'indépendance de la BCE ne s'explique que dans le cadre d'une doctrine qui veut qu'elle n'a qu'un rôle : la stabilité de la monnaie évaluée en prix à la consommation ; en fait un objectif de monnaie fondante avec un taux d'attrition ne devant pas dépasser 2 à 3% par an.


Une politique de change suppose une politique économique et une relation économique extérieure.


Pour mener une politique de taux de change il faudrait donc :


- L'abandon de la doctrine qui veut que les changes soient déterminés par le marché.


- L'abandon de l'autonomie de la BCE


- La création d'organes de directions économiques fédéraux pour l'Union Européenne


Et il resterait la question internationale.


Si l'Europe se présente en guerrier de la guerre des monnaies que va-t-il se passer ?  Cela ferait sans sauter l'hypocrisie des Etats Unis qui, détenteur de la monnaie de réserve mondiale de facto, influent sur les changes en prétendant jouer le jeu des marchés et celle de la Chine qui administre son lien avec le dollar sans le moindre scrupule tout en laissant croire qu'elle va se joindre aux règles du jeu généralement admises en dû temps. 

Mais cela entraînerait aussitôt une flambée de guerre des monnaies dès que la nouvelle structure prendrait ses premières décisions, guerre que les Etats européens ne  peuvent pas regarder du balcon en laissant s'agiter la seule BCE.  

Peut-on proposer au Premier Ministre d'être le chevalier en charentaise  qui va observer  une guerre des monnaies sans pouvoir agir ? Il est vrai qu'il est à la tête d'un pays ruiné par la démagogie et l'endettement depuis 1974.  Mais tout de même. Et que devient son président qui  va présider le G.20  ?


Tout cela est  totalement inconséquent.


Rappelons une fois de plus que la seule solution est dans l'engagement des Etats à défendre une valeur mutuellement acceptée de leur monnaie  afin que toutes les mesures de reflation des économies puissent se faire en concertation sans fuites ni conflits.


Pour aboutir à ce résultat il faut renoncer à la théorie des changes flottants, mettre en place des institutions de coopération économique solides en Europe mais aussi dans le monde et redéfinir la monnaie de réserve internationale.  Il faut en sus un gendarme puissant qui peut être l'or ou un FMI musclé et autrement dirigé qu'il l'est actuellement.


Et c'est le Président de la République  qui doit mener cette politique, pas le premier ministre.


Voilà pourquoi nous préférons notre projet de discours pour le Président au prochain G.20 à la tentative d'Arthus et  Pastré pour le Premier Ministre.

 


 
PS : rappelons qu'Arthus n'a pas prévu la crise et l'a même niée au moment même où  elle se déclenchait. Il symbolise le règne des "experts" qui se trompent aussi effroyablement que continûment et qui survivent à toutes leurs erreurs, les médias étant absolument insensibles à ce qu'ils publient mais seulement aux titres de ceux à qui ils donnent la parole.



Le remaniement : l'expert et le politique

L'avantage des changements de gouvernement, c'est qu'il faut bien faire un bilan et annoncer une orientation. Il faut à la fois tirer les leçons du passé et donner un minimum d'espoir que les mesures prises ou à prendre auront un impact positif. Lorsqu'on vient de vivre trois ans de crise économique majeure, il est indispensable de donner une explication économique de la crise en même temps qu'il faut prouver que les mesures économiques que l'on va prendre sont pertinentes.

La grande difficulté aussi bien de l'intervention du Président de la République sur trois chaînes de télévision que de la déclaration de politique générale du premier ministre renouvelé, M. Fillon, tient toute entière dans leur carence sur ces deux sujets.

Aucun des deux n'a même tenté d'expliquer la crise. L'évènement  leur est tombé dessus à l'improviste dans un ciel bleu sans nuage  et il faut bien faire face. De toute façon, la  crise mondiale, ils n'y sont pour rien.

Quand on ne comprend pas un désastre, la solution pour en sortir devient problématique. Alors on n'en parle pas. Les orientations prises indiquent un calendrier politique. En aucune façon le calendrier économique n'est abordé. Le "quatrième risque", la dépendance, sera après le RSA l'occasion de prouver que la gauche n'a pas le monopole du cœur. Le bouclier fiscal étant le justificatif permanent de l'accusation de ploutocratie, il va falloir le supprimer, sans le supprimer tout en le supprimant. En un mot les politiques au pouvoir sont entrés en campagne électorale présidentielle, en nettoyant le décor des scories négatives et en plaçant quelques pots de fleurs.

L'opposition n'est guère plus brillante. On glose sur l'épatant président que ferait M. Strauss-Kahn, alors qu'il aurait été de son rôle d'apporter l'expertise sur les causes de la crise et les chemins de la reprise. Il ne l'a pas fait. On se prosterne devant un général putatif qui n'a gagné aucune bataille et dont tous les actes connus (les 35 heures, la surfiscalisation de 1997, le déflationnisme partout où le FMI intervient) ont été des erreurs majeures. Depuis le début de son mandat il suit le flot en prenant la pause alors que chaque année la preuve est faite plus complètement de l'inanité des politiques internationales menées. Près de trois ans et demi après le blocage du système bancaire international, nous en sommes à "la guerre des monnaies".

La secrétaire générale du PS, Mme Aubry bâtit un programme trompe couillons autour du concept infantile du "Care", la forme ultime de l'énarchisme compassionnel. Les candidats à la candidatures socialistes travaillent leur "look" mais pas leur programme. Voici M. Montebourg expliquant que le dépassement du capitalisme était à chercher dans la mutualité. Il est toujours important de "dépasser le capitalisme" chez les socialistes. Rocard en son temps avait bien fait rire avec l'autogestion à la Yougoslave. Cela ne l'a jamais découragé. Son dernier livre explique comme cette idée déjà débile dans les années 60 est toujours merveilleuse en 2010.  Que faire : s'il faut dépasser le capitalisme il faut bien annoncer un nouveau système.  M. Moscovici dont les prétentions à la présidentielle sont connues veut lui "matraquer les riches"  Il faut frapper lourdement les successions, rendre encore plus progressif l'impôt sur le revenu, et ne pas hésiter. Vive l'impôt ; vive la haine ; à mort les boucs émissaires, les hyper riches, ces koulaks modernes ; la Kalachnikov fiscale remplacera les violences physiques  comme moyens de changer "vraiment" le capitalisme. Il parait qu'il s'agit d'un socialiste modéré ! 

Dans les deux camps on glose sur un système social français qui serait magique et que tout le monde nous envierait. Qu'est ce que ce système ? Tous les problèmes doivent être réglés par l'Etat. La responsabilité individuelle ? Connais pas ! Ce système est par terre. Et alors ? Il ne fonctionne pas. Et alors?

Le résultat est que le gouvernement se met dans des contradictions insolubles : il ne faut pas augmenter les impôts  ni la dépense publique mais il faut couvrir le quatrième risque et c'est 40 milliards d'euros en perspective à prélever sur les  Français.  Pour le RSA déjà il ne fallait pas augmenter les impôts mais on a tout de même créé divers impôts pour trouver 1.5 milliards d'euros dans la poche des Français (dès qu'il y aura reprise on sera à 3 milliards).  Et que signifie ne pas augmenter les impôts quand on crée plus de quarante taxes (depuis le gouvernement Raffarin), quand on supprime ou gomme  les exonérations inventées en leur temps pour rendre tolérable de nouveaux impôts, quand les régions et les collectivités territoriales font danser l'anse du panier avec une irresponsabilité absolue, comme M. Delanoë à Paris ? Que signifie ne pas augmenter les impôts quand pour éviter la faillite de banques dont on nous dit qu'en France elles n'ont rien coûté à l'état,  on parle de financer à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d'Euros le sauvetage de certains pays ?  Les Français savent bien que tout cela ne sera pas gratuit. Ils voient que la réforme des retraites est provisoire. Il voit que les délocalisations continuent. Ils voient que l'inactivité ne baisse pas et que l'avenir se bouche.

Voici donc la France en panne, coincée dans une Europe où l'Allemagne a choisi l'optique de la déflation et qui est composée de pays qui sont à la limite de l'asphyxie financière, alors que dans le monde des états Moloch qui ne respectent aucune règle sinon la poursuite de  leur seul intérêt s'apprêtent à ne faire qu'une bouchée d'une région vieillissante et repliée sur la défense acharnée de ses avantages acquis.

Comme école de la désespérance on ne peut guère faire mieux. La France est au plus haut pour les prélèvements et la dépense publique, au plus bas pour l'emploi des jeunes, des vieux, des femmes, des immigrés. On s'étonne que la France soit le pays de la surconsommation des anxiolytiques !

Le spectacle des discussions sur ces sujets dans les télévisions est tout aussi désespérant. N'en retenons qu'une seule, l'émission de M. Taddei (ce soir ou jamais, sur Antenne 2 du 24 novembre 2010 (.http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/ ?page=emission&id_rubrique=1214) Le plateau n'était pas nul :  le chef du Conseil d'analyse économique, M. Lorenzi, professeur d'économie ; M. Emmanuel Todd, contempteur du Sarkozisme ; un illustre inconnu mais considéré comme "porte plume de Fillon" et présenté comme "connaissant le dessous des cartes", une journaliste de Elle et la très charmante Macha Méril connue pour ses positions sur le libertinage indispensable des séniores.

Qu'a dit M. Lorenzi : rien ! Pas un petit peu. Rien de rien. Sauf si on considère que son propos sur la nécessité de rassurer les marchés et de démontrer la sagesse du gouvernement en matière de dépenses et de volonté de ramener les déficits dans des limites acceptables est la marque d'une pensée structurée et majeure, à la hauteur de la situation. 

Qu'a dit le porte plume : rien. Plus diaphane on ne peut pas. Si c'est cela la source du discours politique de Mme Lagarde on comprend qu'elle n'ai jamais rien dit sur rien. Il est vrai que cet illustre inconnu est "philosophe".  Il nous a réécrit une page de  "l'être et le néant".

Passons sur le babil de ces dames. Macha a été charmante. C'est bien le principal. L'autre a parlé de son livre. C'était également le principal.

Reste Emmanuel Todd.  Au moins lui n'a pas parlé pour ne rien dire et l'a dit avec une violence dont il commence à faire sa signature télévisuelle.

On ne le remerciera jamais assez d'avoir tenté de démontrer qu'il y avait un blocage intrinsèque dans le système de pensée où les élites européennes se sont enfermées qui les empêchaient en même temps de formuler le vrai diagnostic et de prendre les mesures qui s'imposent. Les gouvernements de l'Europe sont "dans la seringue". Tant qu'on ne change pas de logiciel alors on aura les bugs, c'est-à-dire la destruction de l'emploi en France, le démontage de tout système social organisé et  un drame pour la jeunesse qu'on ne laisse pas entrer dans l'économie et à qui on propose désormais de financer non seulement les dettes de leurs aînés mais leur retraite et aussi leurs infirmités finales.

L'ennui c'est que M. Todd n'est pas économiste mais plutôt démographe et politologue. Et que du coup il se trompe.  Ce n'est pas en renforçant le protectionnisme qu'on sortira de la crise mondiale et ce n'est pas la liberté des échanges commerciaux  qui en est la source.

 Comme nous l'avons démontré ici la cause est dans le système monétaire des changes flottants habillant une monnaie de réserve nationale non gérée comme telle, le dollar.  Ce système ne résulte pas d'une forte pensée économique mais d'un état de fait qui s'est accompagné d'une vulgate complaisante, fournie pour l'essentiel par Milton Friedman et qui s'est révélée intégralement fausse.  Cette vulgate justifie des institutions insensée comme une Banque centrale Européenne n'ayant pour fonction que de gérer l'inflation dans la zone Euro et se retrouvant à faire tout et n'importe quoi, faute de toute institution unifiée dans la conduite économique de la zone.  Elle explique que l'on sacralise les changes flottants  et les mouvements de capitaux incontrôlables, et qu'on explique doctement qu'en les laissant encore plus et mieux flotter ils reflèteront encore mieux  "la santé d'une économie".   Les changes flottants sont la résultantes pour l'essentiel (80%) d'ordres d'achats et de ventes pilotés par des programmes informatiques qui ont leur propre logique et qui engendrent une instabilité profitable pour les propriétaires de ces outils et totalement débilitante pour tous les autres agents économiques.

S'il n'y a personne pour casser cette vulgate alors l'Europe et la France seront prisonniers d'une  déflation larvée,  permanente et destructrice.

Emmanuel Todd est bien conscient qu'il faut casser ce  qui emprisonne la pensée et l'action des décideurs.  Mais il ne casse pas à l'endroit où il faut.

Nous n'avons pas à craindre la prospérité de l'Inde, de la Chine ou du Brésil, pas plus que la France n'a eu à se plaindre de la prospérité des Etats unis et des succès économiques de l'Allemagne. Les marchés prospères ouvrent d'autres marchés prospères. Les entreprises françaises ont tout à gagner à l'expansion générale. Mais il faut que les produits s'échangent contre des produits et non pas contre des monnaies qui font le yoyo, des monnaies dévaluées artificiellement, des monnaies dont personne n'est responsable. On ne peut commercer équitablement qu'avec des pays qui équilibrent leurs échanges autour d'une valeur internationalement reconnue de leur monnaie. Equité et équilibre vont ensemble. Stabilité des changes et croissance générale aussi.

 Les états doivent donc avoir la responsabilité collective de défendre la valeur de la monnaie ce qui implique un contrôle bien plus étroit du crédit et des échanges purement financiers. 

Non il ne faut pas abandonner le capitalisme pour on ne sait quoi. Pas plus qu'il ne faut élever des murailles dans le commerce international des biens et des services. A une muraille correspondra une autre muraille et à la fin tout le monde sera pauvre.

En revanche il faut bien comprendre pourquoi l'organisation monétaire internationale ne fonctionne pas  et la réformer durablement.

Alors des états responsables pourront mettre l'emploi en tête de leurs objectifs  et les pays intelligents pourront sortir sans drame d'un "tout état " étouffant  et débilitant, en même temps que la jeunesse et la population émergeront de la désespérance actuelle. 

Didier Dufau, pour le Cercle des économistes e-toile. 



Les voies de la réforme

La réforme est un chemin vers un but. 

Si le but n'est pas clair et s'il n'est pas souhaitable, il faut parler de destructions plus ou moins gratuites, plus ou moins circonstancielles, plus ou moins idéologiques. Et nul n'a de raison de s'enthousiasmer pour des destructions, quelqu'en soit le motif.

Le seul objectif national d'importance aujourd'hui est de revenir à une croissance rapide et au plein emploi.  On peut le contester. On peut ajouter des adjectifs comme "soutenable" ou "éconologique".  Mais proposer la décroissance  avec égalitarisme "réel" , "care" et sanctuarisation "des avantages acquis", selon l'insoutenable verbiage  qui envahit nos medias est la mort de la Nation, la ruine du plus grand nobmre  et la sortie de l'histoire pour la France et les Français. Delenda est...

La France est un pays ramassé sur son noyau dur, perdu dans une Europe stagnante et sans ambition, et rétracté face à une monde mené par des idées fausses et des rapports de force stérilisants.

La réforme en France ne peut pas être uniquement centrée sur elle même. Elle doit s'accompagner de réformes en Europe et dans le monde.

Sans vision mondiale et sans vision européenne, la réforme  d'un pays européen n'est que ruine de l'âme et de la nation.

Le monde s'est installée dans une organisation économique malsaine depuis 1971 qui provoquent des crises, des comportements anormaux et des mesures contraintes qui ne mènent qu'à d'autres mesures contraintes dont aucune n'est une réforme souhaitable.

Le monde a oublié le message de la crise de 1929 : la prospérité mondiale est au bout de la coopération économique des états en vue d'un but commun qui ne peut être ici encore que la prospérité partagée ,  sans trop d'à-coups cycliques.
Malgré certains défauts structurels, comme la référence à une monnaie nationale  en tant que base monétaire et un rattachement trop théorique à une valeur de référence extérieure, les accords de Bretton Woods avaient permis trente années de croissance généralisée et rapide avec un quasi plein emploi.

La première des vraies réformes consiste à reconstruire  le système monétaire international avec abandon du système néfaste et débilitant des changes flottants. Il a été essayé. Cela n'a pas marché. Dont acte ! "Errare humanum est ; perseverare diabolicum".  Si tous les états sont contraints de défendre la valeur extérieure de leur monnaie et l'équilibre de leurs comptes,   ils sont aussi obligés de coopérer et de penser aux autres. En conrepartie ils disposent de moyens de n'être pas trop exposés à des crises de liquidité et peuvent pousser la croissance de leur économie vers le plein emploi.

La seconde réforme concerne l'Europe. On a voulu une monnaie unique. Soit. Mais la banque centrale doit être asservie aux objectifs généraux de croissance et de plein emploi, à la défense de la valeur externe de la monnaie et pas seulement à la défense de sa valeur interne calculée en terme de pouvoir d'acaht de biens de consommation.   Et elle ne doit pas être seule. Il faut une direction économique européenne. Un système de règles contractuelles plus ou moins contraignantes ne fait pas l'affaire.  La grande affaire de l'Europe ce n'est pas d'avoir une monnaie stable en pouvoir d'achat mais de retrouver la croissance et le plein emploi.
Il faut donc réformer la gouvernance européenne et les status de la BCE. Ces réformes sont immédiatement exigibles.  Ce qui se passe actuellement est loin du minimum nécessaire.

La troisième réforme concerne la France. Fragilisée par la première guerre mondiale, par la crise de 1929 dont le coût a été pour elle du même ordre de grandeur et par la défaite et l'occupation qui en a résulté, la France a eu le plus grand mal à se remettre. Elle est sortie des trente glorieuses enrichies et redynamisée avec une démographie largement assainie. Mais son tissu d'entreprises était faible, trop lié à l'état, et sous capitalisé. La politique suivie après la dure crise de 74, dont la France ne s'est jamais totalement remise, a été aussi absurde que débilitante. L'énarchie compassionnelle de Giscard et de son septennat fiscal, les folies Mitterrand et le programme commun de la gauche, le ni-ni des années subséquentes aggravé par le malthusianisme du gouvernement socialiste de Lionel Jospin, ont eu les pires résultats possibles.

L'état est obèse et inefficace ; il s'est démembré en pouvoirs locaux qui tournent également à l'obésité  compulsive et qui sont encore moins efficaces ;  accablée d'impôts la nation  n'investit plus et vend progressivement son patrimoine à l'étranger.  Sous capitalisé de tout temps faute de pouvoir constituer des fonds prorpes à partir de leurs résultats, les entreprises françaises sont des cibles faciles dans la mondialisation.  Seuls quelques molochs le plus souvent en symbiose avec l'état ont pu prendre le grand virage.

Au lieu d'avoir 25 à 30 millions de salariés, ce qui correspondrait à nos 66 millions d'habitant, elle n'en a qu'entre 15 et 17 millions selon les chiffrages. Les jeunes, les vieux, les femmes, les immigrés, tous les acteurs faibles sont en grave difficulté car l'emploi s'est réduit à ce que les meilleurs peuvent obtenir en étant compétitifs en dépit de toutes les entraves que ls politiques ont accumulés sur eux et leurs entreprises.

Briser toutes les sédimentations fiscales, réglementaires, sociales et autres est indispensable. Cela veut dire que des réformes sont absolument nécessaires et elles seront rudes.

Mais elles doivent être inscrites dans un plan d'ensemble d'une grande cohérence et portée de façon claire.

Il faut produire ce plan d'ensemble maintenant et le porter sur tous les fronts avec le maximum de hauteur de vue et de conviction.  La première voie de la réforme c'est la voix du dirigeant. Mais les paroles ne suffiront pas.  Il faut mobiliser l'expertise pour lui donner la consistance indispensable aussi bien en France que dans les instances internationales ad hoc.  Il faut savoir que le combat sera long et faire savoir qu'il sera poursuivi sans défaillance.


Oui la France doit avoir un message qui va au delà de son propre intérêt national.  Débarasser le monde des changes flottants et des théories fumeuses qui ont échoués et conduit le monde au marasme généralisé est un cadeau fait au monde.

Remettre les boeufs devant la charrue et non l'inverse comme actuellement en Europe est strictement nécessaire.  Si l'Europe ne veut pas de direction économique elle ne pourra pas garder l'euro.  Et il n'est pas si difficile de définir les axes d'une politique économique commune et les axes de la réforme de la BCE.

Désentraver l'économie française pour lui permettre à nouveau de combattre à armes égales avec le monde n'est pas une nécessité seulement pour les Français. Tous les européens ont besoin de pays associés forts et agiles.

Allons, courage ! Il y a un chemin pour la réforme.

Que se passerait-il si ...l'Europe dévaluait l'Euro de 50% ?

Que se passerait-il si ...

A force de faire des comparaisons avec la crise de 1929, on va finir par constater des ressemblances remarquables.

La politique de James Cameron commence à diablement  ressembler à celle de Laval.

Et après trois ans de crise, on en arrive à une grande dévaluation d'un des acteurs majeurs qui traine comme la comète une queue monétaire chionoise de plus en plus visible, car injecter 800 milliards de dollars de monnaie, en changes flottants, cela revient à une dévaluation.    

L'Europe comme le bloc or des années trente fait figure de victime expiatoire.

Ceci conduit à s'interroger ; que se passerait-il si l'Europe décidait de dévaluer aussi  sa monnaie disons de 50%  ?

Strictement rien ne l'en empêche. Il n'y a pas de système moéntaire international, les exemples conjoints de la Chine et des Etats Unis le montrent bien. La foire d'empoigne est institutionnalisée avec les changes dits flottants, en fait "non cconcertés entre les nations".

La justification serait toute trouvée : la situation de l'emploi et la prolongation d'une crise qui tourne à la stagnation de longue durée.

La Chine, l'Inde et le Brésil  perdraient aussitôt l'avantage des prix de dumping permis par des monnaies artificiellement faibles. Ils garderaient des avantages de coût de revient.  Malgré tout ils perdraient beaucoup en volume d'affaire.

Ils seraient obligés de se retourner vers l'autre grand marché, les Etats-Unis mais qui lui aussi serait sur la sellette.

Les Etats Unis perdrait de son influence sur les grands marchés mondiaux où l'Europe a une offre sérieuse.  Et pour beaucoup des produits innovants qu'elle vend surtout en Europe, ce serait autrement plus difficile.

Pour la Suisse et le Japon la pression monétaire deviendrait insupportable. Le  Franc Suisse et le Yen seraient soumis à une pressionénorme à la hausse  rendant leur situation très difficile.

La fuite devant la monnaie (les monnaies) deviendrait sauvage, avec très certainement une reprise à la hausse  des biens immobiliers et de la bourse.   

En Europe les emprunts faits en monnaies étrangères seraient fortement pénalisés mais comme ils le sont dans des monnaies que leurs autorités monétaires laissent fondre, ce n'aurait que des conséquences passagères.  

L'inflation partirait-elle  fortement en Europe  ? Par le biais des produits importés , oui. Mais les coûts salariaux sont verrouillés par la crise. Et les Etats n'auront de toute façon pas le moyen d'augmenter les salaires des fonctionnaires. Or toutes les grandes inflations d'après guerre ont eu, dans les pays "sérieux", ont eu besoin du relais des hausses de coûts salariaux.

Les pays endettés européens trouveraient un bol d'air.  Les banques aussi. La thésaurisation serait aussitôt remise en cause : mieux vaut investir quand l'inflation est là.

Les balances de paiement en Europe se redresseraient.  L'Allemagne aurait un très gros bénéfices pour ses exportations. Ce qui tirerait le reste de l'Europe, au lieu que sa politique de déflation salariale la bloque.

L'or verrait son cours monter vers le 2000 à 2500 $ l'once.  Les matières premières suivraient (elles précèdent déjà !).  Tout cela freinerait la consommation de pétrole en Europe et réduirait les ventes des émirats.  

Une bonne partie de la valeur nominale de la monnaie de singe qui a été créée avant la crise de 207 s'évaporerait, réduisant le fardeau de la dette.

L'agriculture européenne s'en trouverait très bien.

Le bilan pour l'emploi serait sans doute favorable. Au moins un temps.

Surtout les grandes puissances comme les Etats Unis, la Chine, le Japon, le Royaume- Uni se trouverait confrontées, enfin,  à l'existence de l'Europe.   Et l'absurdité du système de changes actuel sauterait aux yeux.  

On en viendrait très vite à une concertation sur les changes et à la mise en place d'un nouveau Bretton Woods sans dollar pivot sans véto des Etats unis au Fmi, sans mercantilisme chinois.

Notre scénario n'a donc rien de catastrophique. Ce n'est en rien une politique du pire.  En fait l'Europe n'a le choix qu'entre deux attitudes utiles :

- subir en prenant date (c'est le thème de la proposition de discours de Sarkozy au G.20 lorsqu'il en prendra la présidence) tout en préparant les conditions intellectuelles et pratique du retour à une politique concertée en matière de taux de change.

- dévaluer à mort pour mettre le reste du monde devant ses responsabilités.

Malheureusement l'Europe ne fera ni l'un ni l'autre.

Son organiation interne est basée sur l'idée que les changes ne sont la responsabilité de personne et que la monnaie unique doit simplement conserver sa valeur en prix de vente de produits de grandes consommation.

Il n'y a donc personne pour définir et encore moins appliquer une politique de change aggressive (voire une politique de change tout court).  La BCE crierait au charrond evaznt les risques, certains d'une inflation supérieure à 3%. L'Allemagne ferait un collapsus d'indignation. Le Royaume Uni verrait ses chances de reprise définitivement perdue. L'Europe serait à feu et à sang.

La France avec ses économistes de cour autistes, oublieux de leurs grands ainés et incapables de toute influence en dehors  de leur minuscule milieu médiadico politique, n'est plus capable de parler  au monde clair et fort avec un langage technique  précis et solide.   Lors que des économistes français finissent par prendre des positions dans les institutions internationales ils se coulent dans le verbiage débilo-américano-centré  qui y règne ou font le bouchon comme DSK.

Donc l'Europe est vouée à la stagnation, la régression, le sous emploi permanent  et à la colère des peuples.  Jusqu'à ce ce cela casse. En général cela casse là où cela n'aurait pas du casser. Et les pertes deviennent irréparables pour au moins une génération.

Jamais l'idée Européenne  n'aura été plus basse. Que l'Euro vienne en plus à exploser, ce qu'une politique de déflation généralisée au sein d'un monde qui dévalue de toute part rend presque nécessaire, et elle sera morte pour une génération.

Que faire ?

Le futur discours inugural de Sarkozy au G.20

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes réunis à un moment très particulier de notre histoire récente. Depuis juillet 2007 et le blocage du marché interbancaire, le monde est en crise. Les troubles financiers ont culminé en septembre 2008 entraînant la plus grande récession depuis les évènements tragiques de 1929.  Les conséquences ont été dramatiques : des millions d'hommes ont été confrontés à un changement majeur de leurs conditions de vie. Les Etats sont désormais alourdis par des endettements colossaux  et ont perdu beaucoup de leur marge de manœuvre.  L'activité est basse et incertaine partout dans le monde et inquiétante dans les pays développés.   

Ce G.20 a fait preuve  dès qu'il a été réuni  après l'éclatement financier, du meilleur esprit de coopération. Tous ses membres ont parfaitement compris que sans coordination et sans esprit d'unité, la récession tournerait à la dépression. Nous avons évité à ce jour cette funeste évolution.  Mais rien n'est gagné. L'inquiétude est partout devant une reprise économique réelle qui ne vient pas. Des tensions peuvent être constatées partout et sur tous les fronts.

Notre mission aujourd'hui est d'éviter que la stagnation s'installe dans l'instabilité générale avec des risques évidents de crispation et de mesures à l'emporte pièce destructrices du fragile équilibre actuel.  C'est notre urgence d'aujourd'hui. En même temps, nous devons absolument éviter le retour d'une pareille crise et corriger tout ce qui est à la source du malheur qui nous frappe depuis maintenant trois longues années.

L'explication de la crise doit être au cœur de nos raisonnements.  Sans diagnostic exact pas de thérapeutique efficace, ni à court, ni à long terme.

Ce diagnostic peut-il être formulé avec un certain degré de certitude ? Heureusement oui. 

Le monde a essayé depuis 1971 et la destruction du système de Bretton Woods une formule d'organisation monétaire nouvelle, qui jamais dans l'histoire n'avait été essayée : les changes flottants avec une monnaie de réserve internationale appartenant à une nation particulière.

Dès l'instant où cette formule a été mise en place, les "trente glorieuses" de la croissance presque continue, se sont évaporées.  Les années 70 verront ce qu'on a appelé la stagflation, c'est-à-dire une inflation à deux chiffres avec une stagnation économique de longue durée et de très graves difficultés pour ne nombreux états.  Tout cela se terminera au début des années 80 par une récession provoquée afin de mettre fin à  la dérive des prix.

Les années 80 ne seront guerre meilleures. Certes, on constatera pendant deux trois ans une forte reprise économique mais elle débouchera sur une bulle financière et immobilière de grande ampleur  qui finira par exploser et entraînera la crise de 92-93 qui, déjà, était la plus violente depuis la crise de 1929.

La décennie 90 sera traversée de crises financières et monétaires violentes, dont la crise dite "des pays émergents" fut l'acte le plus représentatif.  Des politiques monétaires laxistes ont permis  alors de surmonter ces crises mais au prix de nouvelles bulles et d'une nouvelle récession internationale au début des années 2000.

A nouveau il a fallu ouvrir toutes les vannes de la création monétaire pour tenter de la  surmonter. Nous avons à peine eu le temps  de revenir à une certaine normalité que cette fois ci le système financier et monétaire mondial explosait.

Le système de monnaies administrative et de changes flottants que nous avons mis en place de façon un peu aventurée à partir 1971 n'a jamais fonctionné. Et après quatre décennies d'échec, on peut légitimement craindre qu'il ne fonctionne jamais.  

Il est vrai que l'abandon  des dispositions de l'accord de Bretton Woods n'a pas été provoqué par des considérations doctrinales. Les changes flottants n'étaient pas un système recommandé par la science économique unanime. La simple consultation des grands manuels d'économie de l'époque montre que l'hypothèse des changes flottants était à peine évoquée, jamais conseillée.  On se contentera donc des affirmations d'un seul auteur qui affirmera que ce système aurait de merveilleuses conséquences : diminution des réserves de changes et moindre stérilisation du capital ; répartition optimale des capitaux mondiaux ; convergence des taux d'intérêt,  absorption plus souple des chocs externes, stabilisation d es taux de changes.
    
Ces  prévisions apparaissent aujourd'hui comme des fariboles. Jamais les réserves de changes n'ont été aussi hautes dans tous les pays ; jamais les écarts de taux d'intérêt n'ont été plus importants ; jamais les capitaux ont été plus dévoyés qu'aujourd'hui dans des opérations purement spéculatives  au détriment de la création de richesses ;  jamais les changes n'ont été plus volatils.

Les changes flottants n'ont jamais produit les effets heureux annoncés. En revanche, que d'effets pervers !

La conjonction des changes flottants et d'une monnaie internationale de facto basée sur une monnaie nationale a entraîné l'apparition de mécanismes délétères qui ont sapé l'équilibre de l'économie mondiale.

Le phénomène le plus grave est celui de la double pyramide de crédit décrit par le grand économiste Jacques Rueff et confirmé par le prix Nobel d'économie Maurice Allais.  La monnaie dominante pour  être utilisée mondialement supposait des déficits extérieurs permanents de balance de paiement , dont le financement ne pouvait se faire que par des souscriptions venant  de pays excédentaires.  Un tourbillon s'est ainsi créé où les pays excédentaires recevaient  des avoirs contre lesquels ils battaient monnaie locale mais ces réserves étaient aussitôt replacées dans le pays émetteur où ils justifiaient une nouvelle création monétaire.  

Cette valse dangereuse a eu des conséquences mortifères :  la première est le gonflement partout de l'endettement. A la veille de la crise de 2007, l'endettement global dans la majorité des pays importants dépassait les 300% et pouvait atteindre de taux encore plus importants chez certains.  Il est évidemment impossible de gérer durablement des taux d'endettement pareils.

Le système financier a, au moins dans un premier temps, fortement bénéficié de ce gonflement gigantesque de l'endettement : c'est lui qui le sert !   On a vu les résultats du secteur s'envoler et avec lui le niveau des rémunérations de ses personnels qui est devenu rapidement  indécent.  En même temps les changes flottants ouvraient la possibilité d'une économie casino  d'une  complexité toujours croissante.  La spéculation et l'importance des aléas nouveaux  ont entraîné une imagination technique non maîtrisée avec la création de  contrats de plus en plus obscurs et dangereux.     

Plus on augmente les prêts, plus ceux-ci sont spéculatifs, moins ils n'ont de sens dans l'économie réelle.  On ne peut pas avoir un système financier qui prend l'ascenseur pendant que l'économie réelle prend l'escalier.

Tous ceux qui avaient observé et compris ces mécanismes, à la vérité tellement massifs qu'on se demande comment ils ont pu être ignoré par le plus grand nombre des observateurs,  ont annoncé que l'explosion arriverait et qu'elle serait terrifiante.

Si le marché interbancaire s'est bloqué c'est bien entendu parce que chaque  banques savait que ses consœurs étaient comme elle-même gorgées de prêts aventurés, complexes, à l'issue incontrôlable.  Du jour où le système bancaire fut miné par la méfiance il était voué à s'écrouler et il le fit en moins d'un an.

Le monde ne peux plus fonctionner sur la base des changes flottants et d'une monnaie internationale qui soit celle d'une seule nation, qui a  théorisé la négligence qu'elle affecte et qu'elle pratique des conséquences internationales.  Quarante ans d'échecs et de crises pour aboutir  finalement à  une explosion dévastatrice  jugulée à grand peine  ont tranché la question. Cela suffit ! Stop !

Bien sûr, "la tyrannie de l'existant" pousse en ce sens, on peut essayer de juguler les conséquences sans travailler sur les causes.

C'est ainsi qu'on peut essayer d'encadrer le système bancaire pour que les prêts ne gonflent pas dans la double spirale décrite par J. Rueff.  C'est essayer de mettre un couvercle sur un volcan en gênant les financements d'investissements utiles sans empêcher les financements spéculatifs inutiles.

C'est ainsi qu'on peut tenter de réduire le caractère spéculatif , complexe et obscur de la finance internationale.  Mais cette complexité est liée à la complexité intrinsèque d'un système où les monnaies valsent en permanence. et où pour chaque transaction il faut s'inquiéter de l'évolution d'un marché particulier et des monnaies impliquées dans la transaction.  La complexité est un produit dérivé des changes flottants.

C'est ainsi qu'on peut tenter de fixer des règles quantitatives pour éviter que les déséquilibres dans un sens où un autre 'ne dépassent pas une certaine proportion du PIB, par exemple 4%. Mais si on conserve une monnaie nationale comme monnaie internationale , la nation concernée sera en déficit de paiement permanent et  de grande ampleur à proportion de la croissance mondiale. On sait que la crise est au bout. 

Toutes ces mesures trouveraient leur pleine efficacité si on supprimait d'abord la cause des difficultés.  Mettre en place un système de change fixe attaché à une monnaie internationale qui ne soit pas en même temps  une monnaie nationale,   avec des disciplines de type du premier accord de Bretton Woods, mais cette fois ci effectivement  supervisées, voilà la vraie solution.

Dès qu'un pareil système sera mis en place nous verrons disparaître l'économie casino, la guerre des monnaies, le gonflement imbécile de l'endettement, la complexité des  produits financiers, les sur rémunérations du secteur financier et l'instabilité générale .

Aussitôt la coopération remplacera les différentes guerres commerciales et monétaires et aussitôt le plein emploi partout pourra être recherché collectivement.

Oui, le G.20 a une fonction essentielle  : permettre la coopération en vue du plein emploi. Partout. Croire qu'on pourra gagner durablement des emplois en les arrachant aux autres est une folie.  Croire qu'on peut installer durablement le monde dans un sous emploi chronique sans conséquences, une faute morale et intellectuelle. Il faut une croissance concertée avec une responsabilité des états  vis à vis des engagements internationaux.   Cela passe aujourd'hui  prioritairement par la réforme du système monétaire international.

En s'attachant dès aujourd'hui à cette tâche exaltante le G.20 enverra quelques signaux forts au monde.  Il prouvera qu'il a compris les causes de la crise actuelle. Il prouvera que la solution est à portée de la main. Il rétablira immédiatement la confiance tout en mettant fin aussitôt à la spéculation effrénée et mortifère que nous connaissons sur les monnaies.  

Notre responsabilité est grande. Exerçons là, pleinement, avec courage et lucidité, ici et maintenant !

pcc  Didier Dufau



Les paris sont ouverts

Non, nous n'allons pas évoquer le choix du nouveau gouvernement maius attirer l'attention sur une position intéressante des courbes respectives du BDI et du Stanard et Poo 500.

Jamais l'écart  d'évolution n'a été si grand. Le BDI stagne alors que la bourse grimpe sous l'effet du plan de "Quantitative Easing" de M. Bernanke. La planche à billets fume. La peur vis à) vis de la valeur des monnaies explose. Le bâtiment voit ses prix se redresser et les bourses reprennent du poil de la bête.

Mais on sait que Jamais le BDI et le SP 500 ne divergent longtemps. Il va donc y avoir une correction.

Soit c'est l'activité qui repart avec un temps de retard et nous allons voir le BDI "skyrocketing"  soit c'est la bourse qui va connaître un ressac soit les deux mouvements vont avoir lieu en même temps. 

Les paris sont ouverts.

 

 



Le mythe de la Grande Réforme Fiscale (suite)

5. Un système fiscal en France absolument complet


On touche le patrimoine quand il nait, quand il est cédé, quand il est transmis, et simplement quand il est possédé. Tout le cycle de la richesse est verrouillé. On touche la consommation par la TVA et mille taxes spécialisées. On taxe le revenu du plus petit nombre mais frénétiquement.  Que reste-t-il qui ne soit pas taxé ?

Après s'être concentré après guerre, sous la pression socialiste, sur l'entreprise, avec une frénésie qui a provoqué la panne industrielle française depuis 1974, on se concentre maintenant sur les revenus de l'épargne et les pensions.

D'ores et déjà le revenu net d'impôts de nombreux placements est négatif.  Pensons à un beau local à Paris qui coûte 1 millions d'euros et rapporte, au mieux, du 3% en loyer. L'inflation entre 2 et 3 % prend déjà tout le gain. Mais ces trois pour cent entre  dans l'assiette de l'Impôt sur le revenu.  Prenons le cas d'une tranche marginale à 40% ! Le revenu net est maintenant négatif de 2.5%. Ajoutons l'ISF en tranche maximale : 1.8% = on perd 4.2% !  Après on plante de jolies tentes rouges sur la passerelle du pont des Arts à Paris pour se plaindre qu'il n'y a pas de logement.  Et les politiciens chantent : nous avons fait la loi Scellier, c'est-à-dire une "niche fiscale". Et les crétins la bouche en cœur expliquent qu'il y en a que pour les riches qui se goinfrent sur la misère du pauvre monde.

Soyons clair : si un investissement doit être fait à perte, il n'est pas fait. Point stop !


6. Un système fiscal irréformable sans en changer la structure

Lorsqu'on atteint un prélèvement moyen sur les grands cadres et entrepreneurs de 80%, il faut voir qu'une augmentation de 5% de la pression fiscale sur  le revenu de ces gens aboutit à une baisse de 20% du revenu disponible après impôt. Cet effet multiplicateur s'aggrave au fur et à mesure que le taux moyen s'élève.

Dire :" les riches paieront, il n'y a qu'à augmenter de 10% leurs impôts ; avec ce qu'ils gagnent cela ne changera pas grand-chose", est une immense sottise. Dans ce cas le taux moyen passera à 90% et le revenu disponibles des dits aura été réduit de moitié.  Personne ne souhaite ne conserver que 10% de son revenu. Cette considération explique pourquoi un nouveau train d'expatriation est en route. Il est dramatique de quitter son pays mais si cela permet de n'être taxé qu'à trente pour cent au lieu de quatre-vingt-dix, il  est difficile de résister.

Dans ces conditions aucune vraie réforme n'est possible.

Quelle serait l'objectif d'une "vraie" réforme ?  D'un point de vue économique ce serait de favoriser l'emploi, la croissance, la vitalité économique. D'un point de vue social ce serait de permettre la croissance du revenu disponible des ménages, et le retour de l'ascenseur social tout en permettant les aides temporaires au retour à l'activité en cas de malheur. Du point de vue écologique, ce serait de limiter les consommations polluantes ; du point de vue national ce serait d'éviter tout désavantage fiscal dans la compétition économique.   

Le dynamisme économique suppose que l'investissement soit facilité, le développement des entreprises possibles. Accabler les dirigeants, accabler l'épargne et l'investissement, accabler les salaires, accabler la valeur ajoutée, accabler les mutations, accabler les profits n'a aucun sens. On l'a fait pourtant. Et pour éviter le pire on a donné des avantages à des dispositifs qui n'intéressent que les dirigeants des très grandes entreprises et on a subventionné massivement des secteurs entiers comme la presse, l'automobile, la construction navale et aérienne, l'agriculture, la pêche, les transports, le syndicalisme etc.


Depuis 74 tous les économistes un peu sérieux disent qu'il faut transférer les charges qui portent sur le travail vers la consommation. Rocard a prétendu s'inscrire dans ce mouvement avec la CSG. Sauf que la CSG n'est pas un impôt sur la consommation et qu'il n'a rien transféré du tout. On a créé un prélèvement supplémentaire aujourd'hui à 12% du PIB tout en accroissant massivement la dépense publique   qui est la source de tous les maux actuels !   

La TVA sociale puisque c'est le nom actuel de cette suggestion est impraticable parceque nous avons déjà une des TVA les plus hautes d'Europe  et que pour avoir un effet sensible, aux niveaux de prélèvement concernés (60% de la masse salariales des entreprises), il faudrait une hausse si importante que l'on arrêterait la consommation et provoquerait une hausse des prix incontrôlable.

L'ascenseur social ne peut se remettre en marche que si le SMIC n'est pas augmenté de façon telle qu'il mange toute la hiérarchie des salaires et si le franchissement de seuils n'entraine pas des hausses subites et massives de la fiscalité.  Les mêmes raisons qui expliquent l'échec du RSA expliquent aussi pourquoi  bien des ménages ajustent leur quantité de travail pour ne pas entrer dans les cases fiscales confiscatoires.

La taxe carbone, la solution fiscale aux questions d'écologie, se heurte aux mêmes difficultés que la TVA sociale.  

Une vraie réforme ne serait possible qu'après avoir baissé les dépenses publiques structurelles d'au moins un tiers et l'endettement de l'Etat des deux tiers.  On pourrait alors mettre une place une fiscalité plus juste (aucune exonération d'aucune sorte, progressivité moins déraisonnable), moins cachée, plus régulière et ne nuisant ni à la compétitivité des entreprises ni au développement durable.

Une fois de plus la récession décennale nous met dans le chemin inverse : endettement explosif ; dépenses en forte croissance ; aggravation de la pression fiscale pour payer la facture de la récession. Et dès qu'on en sera sorti, on croira qu'on peut à nouveau dépenser à tout va.

Alors Messieurs les journalistes et Messieurs les politiciens, merci de ne JAMAIS parler de grande réforme fiscale "juste et efficace" qui serait "round the corner".  

Elle est en l'état impossible.

 

Didier dufau pour le Cercle des économistes e-toile

Le mythe de la Grande Réforme Fiscale

 

Cela fait maintenant plus de quarante ans que le mythe du grand soir fiscal, de la grande réforme fiscale, de la remise à plat général de la fiscalité, du "grenelle de la fiscalité", enflamme l'imagination des journalistes et de certains politiciens.

Ce marronnier refleurit après chaque récession décennale. Les déficits se sont creusés : il faut trouver des recettes nouvelles car le cliquet joue à la baisse pour la dépense publique. Surtout il faut faire croire que "cette fois ci" le système enfin juste sera mis en place et que sont "les autres" qui paieront la hausse.

Personne ne regarde les dépenses publiques qui se sont gonflées les dix années précédentes dépassant largement le rythme de croissance du PIB et ont aggravé l'endettement. Ce sont les impôts qui doivent augmenter.

Cette augmentation doit être "juste", c'est-à-dire  grossièrement inégalitaire.
Mais cette augmentation doit être efficace, c'est-à-dire toucher tout le monde.
Cette contradiction conduit au mensonge, à la manipulation, à la démagogie, à l'ignominie.

Et suscite des vocations de Pic de la Mirandole de la fiscalité avec leurs facétieuses solutions de réformes fiscales  qui résoudraient tout en ne frappant personne. C'est si facile de prétendre tout demander à la fiscalité sans rien demander au contribuable !

Afin de permettre à chacun d'affronter ce débat biaisé et miné avec un peu de hauteur, voici quelques réalités le plus souvent ignorées ou occultées qu'il importe de garder en tête.

1. L'impôt est globalement progressif en France . Le taux de pression fiscale hausse rapidement pendant les phases de haute conjoncture mais baisse tout aussi rapidement pendant les phases de récession. La baisse de la pression fiscale depuis 2008 est due à 80% à la récession et à 20% à la loi Tepa. Ce qui veut dire qu'elle est provisoire même si on ne change pas les règles fiscales. Dès la reprise on retrouvera les taux intenables de la fin des années 1990.  

Il suffit de regarder la récession de 93, la première récession sévère depuis la guerre : le taux de pression fiscale baisse sous Balladur. Juppé se saisit d'une matraque fiscale que complète Jospin. Dès que la reprise se sera un peu établie entre 1997 et 2000 (en dépit de l'accident monétaire de 98) la pression fiscale explosera, dépassera les taux d'avant crise et  provoquera la querelle dite "de la cagnotte".

Le petit jeu politicien débile sera à droite de prétendre être responsable de la baisse de la pression fiscale et à gauche de prétendre qu'on a des marges de manœuvres.

2. Le leurre de la notion de "dépenses fiscales" ou de "niches fiscales".

La gouvernement a jusqu'ici  choisi d'augmenter les impôts de trois façons :

- en créant une nouvelle assiette fiscale : l'impôt sur les revenus du capital devant théoriquement financer le RSA

- en multipliant les taxes et le facturant de plus en plus cher les actes faits par la puissance publique ou les entreprises qui en dépendent.


- et en "limant" les niches fiscales.

L'ensemble de ces mesures sont supérieures en coût pour le citoyen moyen que les réductions de la loi TEPA qui étaient très ciblées et touchaient des circonstances (le petit héritage à la mort d'un parent, les intérêts d'emprunt).

Il faut au passage dénoncer avec force la notion de "dépenses fiscales" qui est le langage intéressé de la DGI, pas celui de la vérité.

A chaque création d'impôts nouveaux on limite sciemment l'assiette de l'impôt pour le rendre "acceptable". Lorsque l'ISF a été créé on a tout de suite vue que si on mettait le patrimoine artistique dans l'assiette il disparaîtrait aussitôt à l'étranger. On l'a donc exclu de l'assiette de l'impôt. On a eu raison. L'exemple de l'immobilier de luxe qui a été vendu pour 50 à 60% à des étrangers et des actions françaises, également détenues maintenant pour 60% par les étrangers, montre suffisamment qu'un impôt sur le patrimoine ne peut se boucler que par la vente d'une partie du patrimoine à l'étranger.  En terme fiscal, l'exonération des œuvres d'art est une dépense fiscale ! Alors qu'il ne s'agit que d'une mesure de sauvegarde.

D'autre part la pression fiscale est tellement énorme en France qu'on ne peut chercher à résoudre un problème criant qu'en la réduisant ponctuellement là où elle étouffe toute solution. Considérer ces mesures de sauvegarde comme des "dépenses fiscales" et des niches est absurde. Les éliminer revient à rétablir les difficultés qu'on avait essayé de limiter.

On comprendra que le vrai problème est le niveau ahurissant de la pression fiscale en France qui paralyse la pays. Au lieu d'augmenter la pression globale et de mettre un filet protecteur  là où cela crie le plus fort, il vaudrait mieux réduire globalement la pression fiscale. Mais les hommes politiques aiment bien créer de nouveaux impôts et de nouveaux dégrèvements. Ils montrent ainsi leur pouvoir à la montée et à la descente. Et ils tuent le pays !

3. Un niveau de pression fiscale aberrant.

On a l'habitude de mesurer la pression fiscale en rapport avec l'ensemble des prélèvements au PIB. On aboutit selon la conjoncture à des taux situés entre 42 et 45%.  Il faut rappeler encore et encore l'apologue de l'esquimau et de l'homme armé.

Un esquimau sur sa banquise pêcha un poisson. Pib de l'esquimau (évalué en poisson) =  1.
Un homme armé vit a passé et dit : "je suis l'état et je te protège!".  Il prit le poisson.
L'Insee des esquimaux compta :
- production pêcheur = 1
- prestation de sécurité de l'Etat = 1
- pression fiscale = 1 sur 2 = 50%.
Quand l'état prend tout et le dépense pour lui-même, le taux de prélèvement est de 50%.

Nous pouvons maintenant apprécier un taux de 45% !

Il veut dire que l'Etat prend "presque tout".

Nous avons démontré déjà plusieurs fois que les taux de prélèvements actuels par groupes sociaux sont à peu près les suivants :

- Travailleurs à 2.000 Euros par mois : 60% de prélèvements
- Travailleurs à 5.000 Euros par mois : 70% de prélèvements
- Indépendants, entrepreneurs, dirigeants à 15.000 euros par mois : 80% de prélèvements.
Selon la composition du patrimoine , l'ISF vient aggraver  en moyenne de 9% du revenu la situation (avec le bouclier actuel). On aboutit dans le dernier groupe  en moyenne à un prélèvement de près de 90% avec des pointes au dessus de 100% pour quelques dizaines de milliers de personnes.

Autre chiffre qui permet de confirmer cette réalité : les dépenses publiques sont en France depuis 1993 légèrement supérieures à la valeur ajoutée des entreprises privées du secteur marchand. Si on prend uniquement les prélèvements on abouti à un taux de 80%.

C'est un système intenable qui contribue à la stagnation de longue durée qui accable la France depuis 74 et l'explosion de "l'énarchie compassionnelle". 81 et le sinistre Programme Commun de Gouvernement ont achevé le travail.

4. Une pression fiscale habilement "cachée".

Comment a-t-on pu aboutir à un tel niveau de pression fiscale, spoliateur à l'extrême, sans révolte générale ?

La solution est très simple : complexité, concentration, habillage.

Tous les prédateurs qui prennent beaucoup d'argent pour peu de retour le savent bien : tout doit être si complexe et obscur que personne ne pourra voir la réalité. Le droit fiscal est d'une complexité effarante. Personne ne peut le dominer sans se spécialiser dans un secteur très délimité. Il devient donc impossible de faire des calculs simples présentant pleinement les réalités : trop de cas particuliers et de subtilités découragent.

Les impôts voyants et qui font mal sont tous concentrés sur une partie très étroite de la population. 600.000 personnes en France, soit moins de 1% de la population, paient 80% de l'Impôt sur le revenu et la totalité de l'ISF. Les autres ne voient pas ces impôts et n'imaginent même pas ce que paient "les riches". On leur laisse penser qu' "ils", les salauds, ont les moyens de se défiler pour ne rien payer. L'affaire Bettencourt ne va pas arranger les choses.  "Ils peuvent payer".  En vérité seuls une poignée de très grandes fortunes a l'entregent et les moyens d'organiser leurs relations aveec l'Etat. Les autres sont matraqués.

Pratiquement tous les autres impôts sont pour la grande masse des ménages invisibles et indolores.
.
Les prélèvements salariaux et patronaux sur les salaires ?  Ils sont énormes puisque l'entreprise donne en moyenne aux prédateurs étatiques 60 quand elle donne 40 au salarié.  Le salarié qui raisonne toujours en "salaire net" ne voit pas que ce qu'on lui donne est inférieur aux prélèvements auxquels il donne lieu. Le salarié crie : regardez mon salaire de misère ! Il ne se rend même pas compte qu'on a fait disparaître plus que l'équivalent de son salaire en charges. On a essayé de l'avertir en mettant la somme sur sa feuille de paie. Cette dernière est devenue tellement longue et complexe qu'il ne peut rien y comprendre. Le double fiscal du salarié français est une de ces réalités fondamentales que la presse et le monde politique tait avec obstination.  

La TVA ? C'est avec les prélèvements sociaux sur le salarié et l'entreprise, l'impôt principal. Il est invisible dans les prix de vente. Personne n'a le sentiment de le  payer, sauf l'entreprise qui doit faire à ce titre des paiements gigantesques. La peur de ne pas y parvenir est la hantise de tous les patrons de PME. Mais les bons esprits ont dit : vous n'êtes que collecteur ; vous ne payez pas ! C'est le consommateur qui paie. 

Les deux impôts principaux ainsi cachés et les autres concentrés sur 1% de la population on peut monter la pression fiscale sans trop de crainte de révolte.

Bien sûr les plus riches partent. Des milliards d'Euros en capital ou en revenu ont ainsi quitté la France. Pas un grand artiste, ou grand sportif, qui ne soit résident à l'étranger. Certains vont même jusqu'à venir crier "vive l'impôt" en France. pour bénéficier de l'ondoiement du politiquement correct fiscal majoritaire dans la presse. Alors les dégâts sont minimisés et on prétend qu'il s'agiit d'un phénomène marginal et immoral qui ne mérite pas de considération.  Et l'investissement national dans les entreprises s'effondre.

(à suivre)

Le blog du cercle des économistes e-toile

Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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