La vraie question sur l'avenir de la France

Le meilleur thermomètre pour mesurer les évolutions économiques de long terme est la production intérieure par tête (PIB). La comparaison est un peu délicate car il y a eu un changement de monnaie et une érosion continue de la valeur de chacune des deux monnaies successives. Les spécialistes arrivent facilement à surmonter ce genre de difficulté et les résultats sont sans appel : le PIB par tête est quasiment le même fin 2020 que celui de 1980. Quarante années de stagnation !

Il ne faudrait pas croire qu’il s’agisse d’un constat récent ou établi par des commentateurs approximatifs, marginaux ou contestataires. Par exemple DG Trésor, qui dépends du ministère des Finances publie le 13 juin 2014 une note qui fait le point sur l’évolution des quarante dernières années et qui précise froidement : « la position de la France située en 1975 au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, est maintenant en-deçà de la plupart des grands pays développés ». Au plus haut sommet de l’Etat on sait parfaitement que la France est en déclassement de longue durée sans que cet état de fait ne provoque la moindre émotion. Personne n’en tire la conclusion qu’une urgence politique s’impose pour mettre fin à cet effondrement relatif.  Sans surprise, la situation depuis n’a fait que se dégrader. La France s’enfonce.

L’hebdomadaire Marianne a effectué les calculs pour certaines catégories d’enseignants et est parvenu à des résultats pires encore : leur revenu a baissé ! Stagnation générale, recul par rapport aux autres nations et paupérisations absolues catégorielles forment l’histoire économique récente. Toutes les catégories professionnelles, et pas seulement les infirmières et les enseignants, constatent que la rémunération en France est moindre qu’en Allemagne, qu’en Suisse, qu’aux États-Unis, qu’en Grande Bretagne… Les Français ont voulu connaître une expérience socialiste à rebours du monde entier. Le coût de cette lubie a été démesuré. Pendant ces quarante années les économies ont continué à croître dans les pays correctement gérés. Nous sommes désormais au 29e rang mondial pour le PIB par habitant à 43 551 dollars, selon le classement du FMI. La Suisse est passée de 20 000 dollars en 1980 à 86 000 dollars aujourd’hui, soit plus de 400 % de hausse, et un résultat final exactement le double de la France ! Ne parlons pas du Luxembourg qui a atteint 109 192 dollars. Nous sommes dépassés par presque tout le monde en Europe : l’Allemagne, la Grande Bretagne, la Suède, la Finlande, les Pays bas, l’Irlande, la Belgique… L’expérience socialiste prolongée nous a conduits à un terrible déclassement qu’il est impossible désormais d’occulter, de nier, de minimiser et dont il est impossible de s’exonérer.

 L’année 1980, base de notre comparaison, était particulièrement difficile. Toute la décennie précédente avait été marquée par les conséquences du désordre monétaire international provoqué par la politique américaine et notamment sa conséquence sur les coûts pétroliers. Un second choc pétrolier avait été subi deux ans avant. La situation s’était tellement dégradée que Raymond barre avait été appelé pour faire face à un déficit du budget de 15 milliards de francs, un déficit du commerce extérieur de 10 milliards et un besoin d’endettement de 15 milliards. En se comparant à l’année 1980, on prend un point bas de l’histoire économique récente. Qu’on soit resté aussi bas est consternant.

Comme Pierre Antoine Delhommais en fait la remarque malicieuse dans le Point du 18 novembre 2021, le déficit du budget actuel de la France est de 197 milliards d’euros, celui de la balance commerciale de 90, et le besoin de financement par la dette de plus de 200 milliards. Ceux qui veulent vraiment se rendre compte de la dérive, peuvent convertir en francs les déficits actuels (il suffit de multiplier par 6,55957) et les comparer à la situation que voulait corriger Raymond Barre. Attention au vertige !

On considérait la situation critique alors que le déficit était à 1.8 % du PIB, contre 8.4 % aujourd’hui, la dette à 16 % du PIB contre 110 %, le chômage à 3.8 % contre 8 %. Et M. Macron aurait le droit de se présenter en triomphateur qui a remis la France sur pied ? Alors qu’on est au fond du trou ?

Oui les quarante années qui ont suivi la mise en place du programme commun de gouvernement qui a assuré le destin électoral de François Mitterrand, constamment aggravé ultérieurement par les gouvernements Mauroy, Rocard, Jospin, Ayrault, Valls, Philippe et Castex, ont été un véritable désastre. Les gouvernements de droite, arrivés au pouvoir en général dans la foulée d’une récession mondiale, comme Balladur, Juppé et Raffarin, n’ont eu ni la latitude ni souvent le courage de lancer une politique difficile de grand redressement, alors que le corps social était ballotté par les crises successives et rétif. Le gouvernement de cohabitation dirigé par Jacques Chirac de 1986 à 1988 est le seul à avoir tenté d’enrayer la chute. Mitterrand sera réélu. L’opportunisme électoral voudra, au sein des dirigeants de tous bords, qu’on ne se batte plus contre une opinion publique dirigée par une idéologie néfaste mais dominante et que l’on cherche à l’étranger, par la construction européenne renforcée, le moyen d’éviter les conséquences les plus délétères pour les grandes entreprises. On ajoutera la perte de souveraineté et de la fierté nationale au déclin économique et social.

Le déclassement économique est indiscutablement une composante majeure du malheur français tel que l’a examiné brillamment Marcel Gauchet d’une façon plus globale et auquel il a consacré deux ouvrages qui font l’unanimité aujourd’hui parmi les élites et s’impose comme la caractéristique nationale principale.

Triste réalité : ce malheur français a été voulu avec un certain acharnement par les Français eux-mêmes.

Les Français montrent désormais par des signes nombreux qu’ils ont compris le déclassement économique que la France a subi depuis la victoire de l’Union de la gauche en 1981. Les ouvriers ont déserté aussi bien le parti communiste que le parti socialiste. Ce dernier le lui a bien rendu en ne s’intéressant plus qu’aux fonctionnaires, aux populations immigrées et aux folies de nouvelles radicalités totalitaires, violentes, masochistes et autodestructrices. Les jacqueries des Bonnets rouges puis des Gilets jaunes ont montré qu’il ne fallait pas aller trop loin dans les contraintes à imposer à des populations paupérisées.

La France, aujourd’hui, veut que la descente aux enfers s’arrête et se cabre devant une idéologie dominante dans les médias qui reste figée dans les dogmes du socialisme de 1980. Mais, au-delà de la crispation déclarée « populiste » par les élites médiatiques, comment faire alors qu’un alarmisme écologique extrême pousse à des amputations drastiques des moyens de la croissance ? Comment éviter un malheur économique sans fin ?

Telle est la vraie quesstion posée aux électeurs pour cette nouvelle élection présidentielle.

Architecture, énarchite et bureaucratie délirante

À l’heure où la ville de Paris détruit la seule place construite à Paris depuis 40 ans, avec la volonté de construire une vraie place, ce qui devrait mobiliser la rage de tous les architectes et du ministère de la Culture devant un vandalisme caricatural de Verts minables (les fameux Verts de terre) et de leurs auxiliaires socialistes et communistes qui détruisent la capitale, que font donc ensemble l’ordre des architectes et le ministère ?

Notons que l’ordre a été créé par Pétain pour que l’administration dispose d’un « fascio » et encadre la profession, comme il a été fait pour toutes les professions autrefois dites libérales. L’ordre des médecins et ses petits politiciens professionnels se signalent en ce moment même par des actions grotesques et hideuses contre le professeur Raoult. Le ministre de la Justice lui poursuit de sa hargne le conseiller Prats qui a écrit deux livres pour dénoncer le gaspillage et le pillage de la sécurité sociale, au nom du devoir de réserve. Il s’agit toujours de la même préoccupation pétainiste : encadrer tout le monde pour sanctionner toute attitude contraire au narratif gouvernemental.

Ne soyons donc pas surpris que le conseil national de l’ordre des architectes crie au triomphe pour avoir créé, avec la caution de Mme Bachelot, vieux cachalot de la politique spectacle pas drôle, un nouvel observatoire. Cela fait des lustres que la création d’observatoires à tire-larigot est dénoncée comme la marque d’une bureaucratisation gaspilleuse et inutile. Il y en a des centaines dont beaucoup ont cessé leurs « activités ».

Nous voici donc avec un observatoire. Pour quoi faire ?

« l'Observatoire de l'économie de l'architecture, lancé le 16 novembre aura notamment pour mission d'éclairer les zones d'ombre de la profession, en particulier concernant les architectes qui ne sont pas inscrits à l'Ordre mais qui exercent l'architecture ou des métiers "connexes". Les pouvoirs publics et la profession veulent en savoir plus sur le métier d'architecte et l'économie de la filière "pour mieux la soutenir et la valoriser". C'est le sens de la création de l'Observatoire de l'économie de l'architecture, lancé officiellement le 16 novembre à la Cité de l'architecture et du patrimoine, à Paris. Agences, administrations, entreprises de la construction, professions libérales, salariés, étudiants, inscrits à l'Ordre et non-inscrits, professions connexes… L'idée est de mieux connaître la profession dans sa diversité, des activités aux modes de travail ».

Les mots sont choisis : zones d’ombre ! Attention les gars, il y a des aliens parmi nous qu’il va falloir chasser. On sera tellement mieux quand on aura saisi la diversité des activités pour la réduire. C’est que l’ordre ne connaît que les inscrits à l’ordre, dont la seule vocation est de tenir le Tableau des « vrais » architectes présentant toutes les garanties d'éligibilité à la fonction, c’est-à-dire en clair, de savoir s’ils sont diplômés et assurés. A-t-on raisonnablement besoin d’un ordre pour savoir qu’un architecte est diplômé et dispose d’une assurance ? Il suffit que le maître d’ouvrage demande les certificats nécessaires comme dans toutes les autres professions. En vérité l’ordre ne sert qu’à donner des postes rémunérés à des architectes sans talent qui trouvent dans la politique le moyen d’obtenir un peu d’argent et pouvoirs. Pour obtenir des moyens, ils pillent la profession et ouvrent des services qui seraient assurés mille fois mieux par d’autres. Ce qu’ils ne peuvent même pas empêcher. Du coup, l’ordre est marginalisé et cela l’embête. Alors il se retourne vers l’État pour obtenir des moyens de contrôle. En avant dans l’imbécillité coûteuse d’un observatoire public qui a pour unique but, non pas de valoriser la filière, mais d’obtenir des réglementations corporatistes de la « tutelle ».

Ladite tutelle cède parce que cela justifie son rôle et que cela calme des architectes à qui on a fait tout subir pour qu’on se passe d’eux, au prétexte de faire des économies. Giscard a été le roi de la bureaucratisation, ruine, exclusion de la profession d'architectes. L’ouverture à l’Europe a achevé le travail. Du maître d'œuvre au concepteur et à l’entreprise, l’ouverture aux autres a tout balayé, reléguant les doctrines pétainistes et leurs institutions dans la virtualité.

La démagogie qui a régné après mai 1968 fait que le « partage de la commande » est devenu l’objectif démagogique des politiciens de la profession. Du coup la profession se ruine en concours pour tout et rien. L’obligation de concours renchérissant les coûts, les hauts fonctionnaires ont décidé de contourner l’affaire. Ils ont inventé pour cela le MAPA, un dispositif qui permet de contourner les règles du marché public. Pour ceux qui veulent apprécier la splendeur bureaucratique de la « procédure adaptée », qu’ils consultent les sites suivants :

http://www.marche-public.fr/Marches-publics/Definitions/Entrees/procedure-adaptee.htm

MAPA - Marchés passés selon la procédure adaptée ! Lien pour télécharger : le CMP, le CCP 2021, les 6 CCAG, le CCTG, les DC1, DC2, ATTRI1 (Ex DC3), ATTRI2, DC4,...

C’est tellement fou que cela devient drôle.

Le résultat : virer l’architecte en passant directement le marché à une entreprise qui verra bien s’il en faut un et pour quoi faire. En général elle s’en passe et utilise ses propres bureaux, sauf quand il faut une signature pour des plans et une négociation de permis compliquée. Et pour cela elle a ses architectes salariés…

L’architecte libéral français comme le « mandarin » médical ont été l’objet, dans la foulée de mai 1968, d’une destruction fiscale et administrative dont on voit les résultats et dans le secteur de la médecine, dont la bureaucratisation et l’étiolement sont désormais bien connus (sans que rien ne soit fait par les énarques qui nous gouvernent pour revenir un tant soit peu en arrière) et dans le mépris quotidien pour la création architecturale. La destruction de la place de Catalogne dans le silence général en est le plus parfait exemple. Un bon architecte aujourd’hui est un laquais grotesque qui met des feuillages sur ces façades et des jardins sur la terrasse faîtière avec une activité pseudo-agricole mais collective. Pour le reste on fait appel à des agences internationales non françaises par snobisme.

Ajoutons que le localisme débile des collectivités locales les a conduits à privilégier les nullités sauf dans les grosses affaires en général génératrices de grosses filouteries et prévarications.

Alors la vie architecturale n’a pu se développer dans ce milieu hostile qu’en prenant mille formes diverses permettant tout de même de faire quelque chose grâce surtout à l’international avec quelques belles carrières pour des architectes de qualité et nationale pour des architectes faisant en général n’importe quoi pour complaire et ne contrôlant pas une exécution souvent lamentable.

L’ordre pétainiste ne comprend pas ce foisonnement qui blesse sa volonté d’encadrement pour rien. Nous voici donc avec un observatoire. C’est toute la profession foisonnante qui va s’ingénier à sauter les grilles de cet observatoire-là !

Il faut supprimer les ordres pétainistes. Et supprimer la tutelle des hauts fonctionnaires en général parfaitement incultes en matière architecturale et en urbanisme. Quant au ministère de l’inculture crasse politisée et « wokisée », il suffit de voir qui a tenu le poste ces dernières décennies et la disparition de la place de Paris comme centre du monde artistique, pour savoir qu’on peut le transformer en sous-secrétariat aux Beaux-Arts avec bénéfice.

Sélection LR : les aspects regrettables du débat sur BFM

On savait qu’un débat sur BFM balancerait entre l’insipide et l’odieux. La direction de cette chaîne impose un soutien indéfectible à Emmanuel Macron, pour les raisons de gros sous de la maison mère, avec des faux journalistes aboyeurs comme la dénommée Malherbe, qui a fait de son agressivité sélective la forme ultime de son travail de propagande active pour le politiquement correct, sur le modèle France-Inter.

On voyait bien, qu’une fois de plus la seule préoccupation des organisateurs, était de tenter d’amalgamer LR et Zemmour ou Le Pen pour pouvoir classer tout ce petit monde dans l’extrême droite fascisante qui nous ramène aux heures sombres etc. Tout le temps passé à essayer de décoller le sparadrap Zemmour sera autant de gagné pour éviter d’aborder les vrais problèmes.

LR est tout aussi responsable de la situation. Lorsqu’on écoute les concurrents, on voit bien qu’il n’y a que des différences artificielles de « sensibilité » sur les grands problèmes de l’heure et qu’ils sont obligés de forcer le trait pour se distinguer. En revanche « valeurs » et « sensibilité » empêchent de présenter des choix clairs au pays. On croyait en écoutant Christian Jacob qu’un travail de fond excellent et radical avait été fait au sein du parti LR et que le programme LR était là et bien là. Personne n’a vu le début de ce programme commun approfondi dans les débats. Du coup rien de fondamental n’est tranché et sur tous les sujets on a vu que les candidats disant presque pareil mais différemment et que les grandes options qui fâchent étaient prudemment laissées de côté.

Il fallait évidemment que sur les sept ou huit questions fondamentales où les nœuds gordiens sont tellement serrés qu’ils empêchent toute politique sérieuse, LR fasse des conventions thématiques publiques tonitruantes avec, sur chaque sujet une politique tranchée susceptible d’être promue et défendue par tous les candidats potentiels. À raison de 15 jours par grandes questions nationales, les Français auraient pu voir de quel métal était composée l’offre LR et quel avenir ses candidats proposaient aux Français.

Au lieu de cela on voit un concours de beauté, où aucune ligne directrice politique ferme ne se dégage et où aucune des grandes causes du déclassement français n’est abordée à la hauteur nécessaire.

La stagnation de 40 ans imposée à la France par le choix du programme commun et les options internationales que nous subissons n’a fait l'objet d’aucune analyse. Il fallait acter que certains choix gouvernementaux de droite s'accommodant finalement des dérives socialistes, européistes et mondialistes étaient délétères et qu’il fallait désormais revenir à une politique sévère de correction.

Croire que les classes populaires n’ont pas compris que le socialisme conduit à la misère, que l’européisme qui prône l’ouverture aux salariés pauvres des pays de l’est et du sud et à une immigration massive les mettait en difficulté et que le mondialisme qui les expose directement à la concurrence des travailleurs pauvres chinois leur nuisait, est pour le moins un aveuglement.

En ne s’attaquant pas de front à ces trois défis, on se coupe automatiquement des masses populaires et on laisse leur vote à d’autres. Les sondages parlent d’un taux de soutien de 2 à 5 % de LR dans les classes populaires. Dans le monde des fonctionnaires et des associations, le soutien est à peu près du même ordre. Chez les jeunes à qui on n’offre aucune perspective, c’est à peine mieux. Il reste qui ?

LR ne s’en sortira qu’en donnant des preuves qu’il a compris et qu’il a le diagnostic, le pronostic et le traitement.

On n’a entraperçu chez l’un ou chez l’autre des éléments du diagnostic, du pronostic et du traitement, mais si peu et de façon si timide que personne ne sait la politique qui sera suivie avec la force du soutien des militants.

Nous avons un pays dirigé exclusivement par des hauts fonctionnaires qui ont capté la politique, mis sous tutelle tous les « sachants » ayant une compétence professionnelle, en médecine, dans l’enseignement, dans toutes les fonctions régaliennes et créé une bureaucratie effarante et disproportionnée, unique au monde, qui étouffe tout le monde. Jamais des présidents énarques entourés par une bande d’énarques ne toucheront à ce monopole mortifère. La preuve en a été administrée pendant dix ans d’abord par Hollande puis par Macron. Alors on ne propose plus de hauts fonctionnaires comme candidats. Et on explique comment on va redonner du sens aux politiques publiques et du pouvoir aux vrais professionnels disposant d’une capacité technique.

Au lieu de se laisser piéger par un discours inquiétant pour les fonctionnaires en poste, plein de menaces et d’imprécation, il n’est pas trop difficile d’affirmer que les fonctions régaliennes de l’état sont effondrées et qu’elles doivent être restaurées, redonnant du sens à ceux qui choisissent les fonctions d’état, et libérant les autres de tutelles infernales.

Que faut-il à la France dans le domaine sanitaire : réduire à 15 000 au lieu de 18 000 les fonctionnaires catégorie A, à 3 000 euros nets par mois, et fournir du travail à 5 000 infirmières de plus à 2000 euros nets par mois, ou proposer l’inverse ou même maintenir le statu quo ? L’arbitrage est entre les fonctions purement administratives et les fonctions opérationnelles. C’est vrai aussi pour la police, pour la justice, pour l’école, pour l'université, pour l’armée…

Il n’est tout de même pas bien sorcier de réconcilier l’appel urgent de Juvin à sauver l’hôpital public et les services publics en général et le besoin de dégraisser le mammouth, en réduisant la pression fiscale et réglementaire sur le pays.

Le débat sur le pouvoir d'achat a été lamentable avec un concours Lépine de mesures de transfert de charges pour faire apparaître une générosité sociale illusoire. En fait tout le monde est d’accord pour renvoyer les charges sociales sur la CSG, la TVA et l’impôt sur le revenu. Ce qui veut dire qu’on transfère sur ceux qui paient le plus d’impôts la gratuité des soins, les retraites trop longues, les transports indéfiniment allongés, l’habitat social gonflé à mort, et les mille actions financées actuellement par les cotisations patronales et salariales. Du coup la hausse de la pression fiscale devient obligatoire et massive, alors qu’on laisse entendre qu’on va la limiter. Quelle différence avec la politique socialiste de transfert sur les plus actifs et l’impôt de la satisfaction électoraliste de tous les besoins des gens qui espèrent ne pas  gagner leur pain à la sueur de leur front ? Nous sommes bien le dernier pays authentiquement marxiste-léniniste du monde, avec une droite qui se coule dans les raisonnements et pratiques de cette idéologie mortifère !

Aucun auditeur de la séance de sélection d’hier soir ne sortira de là en ayant compris que la France s’est tuée depuis 1981 avec un programme marxiste-léniniste débilitant, une captation de la démocratie par la haute fonction publique et l’envahissement de la bureaucratie.

Aucun électeur n’aura compris ce que LR propose pour en sortir. Emmanuel Macron est exactement sur la même ligne !

Cela vide l’exercice de toute valeur.

Une fois de plus on pourra regretter que LR n’ait pas mis la priorité sur le programme et laisse un simple concours de beauté montrer son insignifiance.

Pour sortir du piège, il faudra que le candidat retenu, quel qu’il soit, reprenne à son compte la question du programme national, soutenu par tous, y compris les alliés de LR, qu’il faut au pays, en acceptant que ses propres conceptions ne soient pas nécessairement prioritaires et en voulant arriver à un consensus sur une politique énergique de grand redressement dans son camp avant de la proposer au pays. Cela peut se faire en trois mois laissant tout le temps nécessaire à un rush électoral final convainquant.

Utinam…

Un commentaire sur le livre "Sortir du Désastre"

Cher Monsieur

Je suis de ceux qui ont commandé votre livre « Sortir du Désastre » lorsque vous avez mis en vente une édition de lancement pour les lecteurs WEB. J’aimerais vous faire part de mes impressions de lecture, près de six mois plus tard, alors que la campagne électorale a commencé et pris les allures que l’on connaît.

Ce qui m’avait surpris à l’époque c’est le mélange entre deux approches. Un aspect personnel fort et très prescriptif, et un aspect étude objective du type : voici le problème ; voilà les solutions possibles ; faites vos choix.

J’avais été assez choqué que livre s’ouvre sur un verbatim de l’action d’Emmanuel Macron qui se terminait par un quasi-diagnostic médical : ce monsieur est à la limite de la dinguerie caractérisée. Vous démontrez qu’elle l’a conduit à ne résoudre aucun problème de fond et à être un pompier pyromane. Tous les grands drames précédant la crise sanitaire ont été, selon vous, une conséquence directe de ses choix malencontreux. La crise sanitaire aura été finalement une chance pour lui. Vous annonciez une suite démagogique majeure en vue des élections, seul objet de son attention. Vous concluiez qu’il était déraisonnable de penser qu’aucun vrai problème ne serait jamais réglé ni avant ni après les élections et que la France sortirait abaissée définitivement d’un nouveau mandat comme Paris sortira détruit du second mandat Hidalgo. Surtout ne pas le renouveler !

Aujourd’hui, je pense que vous avez raison. Tous les livres qui sortent sur Emmanuel Macron décrivent une personnalité maladive sans affect, qui se croit supérieure à tout le monde, qui méprise les Français, qui souhaite dissoudre la France dans la « souveraineté européenne », et qui est uniquement préoccupé de lui-même et de son narratif, suffisant et insuffisant, et finalement sans autre projet que son élévation et sa gloire. Sans doctrine, sans vision, il cherche simplement à durer avant d’atteindre un niveau encore supérieur, probablement la présidence élue de l’Union Européenne qui marquerait le sommet de sa trajectoire. Le livre de Davet et Lhomme, le traître et le Néant, confirme totalement votre diagnostic en partant de centaines d’interviews de politiques. Ce que vous éclairiez uniquement en commentant des décisions et des attitudes effectives de sa courte histoire était confirmé par la quasi-entièreté du milieu politique lui-même.

Je suis désormais d’accord qu’Emmanuel. Macron ne peut ni ne veut nous sortir du désastre. Donc votre chapitre préalable était fondamental et juste. Si Emmanuel Macron avait été efficace et positif, il ne serait pas utile de penser à d’autres options.

Sur chacune des sept grandes politiques qui sont le support fondamental de l’avenir de la nation et de la France, vous avez certes pris soin de faire un état des lieux objectif avant de proposer les solutions possibles. Mais la radicalité des propositions faisait frémir. À chaque fois, vous touchiez un nœud gordien presque impossible à trancher.

Mettre fin à la bureaucratisation suppose de mettre fin à capture du politique par la haute administration travaillant désormais en famille (Exemples Wargon et Parly) et de rendre inéligible les énarques qui peuplent tous les partis. Une mesure raisonnable mais qui suppose que les énarques se fassent Hara-Kiri, ce qui est peu probable.

Vous montrez que le plus grand problème démographique français est la très faible natalité des femmes « d’origine indo-européenne », avec une perte de 400 000 à 500 000 enfants à naître du fait de l’avortement et des méthodes généralisées du planning familial, intégrées dès l’école dans l’esprit des filles. Mais comment dire désormais aux femmes qu’elles doivent prendre en compte dans leur vie personnelle une exigence collective de natalité ?

Vous revenez sur vos analyses habituelles de la déchéance économique industrielle et sociale de la France. Mais le résultat serait un retour à la croissance incompatible avec les obligations serinées sur la réduction des gaz à effet de serre.

Sur l’écologie vous montrez que l’on cache les budgets effarants qu’il faudrait prévoir pour concrétiser les décisions prises et leur caractère irréaliste, sauf à faire de la France un pays totalitaire violentant sa population et le tout pour un résultat climatique insignifiant. Mais l’hystérie écolo a gagné des parties entières de la population et a des effets électoraux certains. Comment agir sans passer aussitôt pour un climatosceptique et en subir l’immédiate proscription ? La peur du « qu’en-dira-t-on » paralyse la pensée et l’action.

Pour la sécurité vous montrez que si on ne change pas de paradigme, en laissant l’administration régler les actes illégaux dès leur commission, la justice n’intervenant qu’en second rideau, l’impuissance est automatique. Cela m’avait paru très dangereux. Là-dessus on applique ce principe pour le squat ! Donc c’est juste une question de généralisation… Il n’y a pas de question de principe.

Pour la justice vous êtes plus original encore en évoquant le mouvement « justicialiste » que vous voulez éradiquer car pour vous c’est la prolongation « du mur des cons » et la fin de la justice. Là vous êtes assez seul. Ce concept de justicialisme n’est pas dans le débat. J’avais également considéré vos développements sur le WOKE comme étranges, car je ne savais rien de ce mouvement qui s’est développé de façon largement occulte. Vous avez été totalement rejoint par les débats en cours et le Wokisme est au centre de féroces diatribes, à juste raison. Le danger est à nos portes et je n’en avais aucunement conscience.

Pour l’Europe vous souhaitez un changement d’orientation, en restant résolument dans une logique de l’Europe des nations et en refusant que ces institutions internationales soient le vecteur des courants actuels de destruction de la culture traditionnelle comme la « cancel culture ». On vient de voir avec l’affaire de la promotion des femmes portant le voile islamique par une institution internationale européenne, le conseil de l’Europe, que ce n’était pas un fantasme.

Votre livre prenait une tonalité « réactionnaire » ou réactionnelle plutôt intense qui me gênait et dont je me disais qu’elle ne serait pas acceptée par la population. Même si ces solutions étaient indispensables pour « sortir du désastre », il ne serait même pas toléré qu’on en parle.

Là-dessus la campagne électorale commence et pratiquement tous les sujets de votre livre font l’objet d’une actualité aussi soudaine que forte, largement à l’initiative d’Éric Zemmour, mais pas seulement. Les Français veulent cette fois-ci un vrai débat présidentiel et ne souhaitent plus que des mesures qui ont été pratiquées en France pendant des décennies soient diabolisées et sorties du débat public.

J’ai donc relu votre livre avec l’éclairage de ce qui s’est passé ces derniers mois et je suis bien obligé de constater que vous avez bien anticipé le besoin de radicalité qui enfle devant l’impuissance des autorités, et l’énervement devant le délire démagogique et électoraliste d’Emmanuel Macron qui littéralement achète le vote des Français à crédit. Je constate la banalisation des projets de durcissement des législations et des mesures sécuritaires, les réserves sur la volonté de l’Europe de dissoudre les nations, une nouvelle volonté de défense de l’Europe contre les entreprises islamistes et multiculturalistes, l’unanimité qui émerge sur la faiblesse des réformes économiques entreprises, la montée irrépressible de la contestation des éoliennes et le retour en grâce du nucléaire, le renouveau des exigences sur la préférence française pour les aides à la natalité et la solidarité nationale. Tout ce qui avait été banni des débats y est revenu ou est en train de le faire.

Votre livre montre une belle anticipation des débats actuels et n’est finalement pas transgressif. On revient en fait à une normalité qui a longtemps prévalu en France et qui ne sent prisonnier d’aucun tabou dès lors que bien des mesures ont été de règles pendant longtemps et que les nouveautés proposées concernent des domaines où le contexte est très différent d’hier, qu’il s’agisse du numérique ou de la perte de sens d’institution comme le droit des réfugiés. Je ne saurais trop conseiller aux candidats à la candidature de LR d’en tenir compte, s’ils veulent répondre aux interrogations actuelles de l’opinion française majoritaire.

Ce que l’on peut constater aujourd’hui, c’est une remontée du refoulé et une libération de la parole, avec des Français qui veulent que les discours publics deviennent à nouveau jointifs avec leur propre expérience vécue et débouchent sur de vraies solutions. Je suppose que le mélange de synthèse générale et de témoignages vécus avait ce rôle dans votre livre. Les Français sont totalement découragés et écœurés. Partout on ne parle que de partir et beaucoup l’ont déjà fait. Vous vouliez redonner la force d’agir et d’influencer, tout en aidant les partis à « oser la vérité » au lieu d’avoir peur de tout et surtout de passer pour des extrémistes de droite. Je suis avec vous dans cet effort.

La période électorale n’a pas encore développé sa vérité. Ce qui est sûr, c’est que toutes les problématiques fondamentales et les choix à faire sont dans votre livre.

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François Lemercier

Le très révélateur rapport écolo de RTE

La question du coût de la conversion énergétique au tout électrique de l’automobile n’est pas très complexe.

Nous en connaissons presque tous les paramètres.

Le parc : 55 000 000 millions de voitures. Prix moyen d’une voiture électrique de puissance moyenne répliquant la structure du parc actuel : 40 000 euros. Coût de la conversion : 2 200 milliards d’euros

La consommation de carburant : 50 millions de m3 ; 50 milliards de litres. Énergie d’un litre : 10 kWh.

Énergie électrique à produire pour le même usage de la voiture : 500 milliards de kwh.

Pertes en ligne entre éoliennes et lieu d’utilisation : 5 %

Production primaire d’électricité à prévoir : 500 milliards de kwh

Capacité d’énergie pilotable pour compenser l’intermittence des éoliennes : 500 Twh.

Nombre de points de recharge :

Privés : 34 millions

Publics : 16 millions

Prix d’un point de recharge : 9 000 euros si pas puissants 40 000 si puissants. Coût : 800 milliards d’euros.

Réseau de transport : doit se connecter à toutes les éoliennes en allongeant démesurement le cablage vu la dispersion et doubler la quantité d’énergie transportée par rapport au réseau actuel. Coût 1 000 milliards euros (chiffres RTE).

Triplement de la capacité de production électrique : nucléaire ou renouvelable. Les chiffres ont été donnés par la cour des comptes :

Les montants calculés avec précision concernent les coûts passés et actuels de la filière électronucléaire. Environ 188 milliards d'euros ont été dépensés entre 1945 et 2010 :

La mise en place et la contruction de la filière nucléaire française   (58 réacteurs pour une puissance totale de 62,510 MW) a nécessité un investissement de 121 milliards d'euros ;

La recherche a quant à elle bénéficié de 55 milliards d'euros (1 milliard en moyenne par an), auquel s'ajoutent 12 milliards pour la construction, le fonctionnement et l'arrêt de Superphénix.

Le nouvel EPR de Flamanville coûtera sans doute autour de 12 milliards d’euros à son achèvement.

C’est un réacteur à eau pressurisée de 3e génération dont la puissance nette atteint près de 1 660 MW, avec une durée de production annuelle d’environ 200 jours.

Le parc actuel d’éoliennes a une puissance de 2 Watt. Les plus grosses qui coûtent près de 350 000 euros pièces, sont à 2 MW. Mille fois plus tout de même.

Selon vos goûts, répartissez les constructions entre éoliennes et EPR , sachant que les petites centrales atomiques ne seront pas disponibles avant 2 035.

Maintenant tous à vos calculettes en faisant attention entre les Méga et les Tera, entre les watts et les watt heures.

Et tentez d’expliquer pourquoi le rapport n’envisage que 1 000 milliards d’euros pour la conversion du parc automobile alors que les estimations minimales aboutissent à 5 fois plus (vous pouvez vérifier par vous-mêmes).

Il est vrai que le rapport ne tient compte que de 35 millions de voitures et d’une utilisation diminuée de 40 %. Le genre d’information qui usuellement ne fait pas l’objet d’une grande diffusion, vu les conséquences sociales et la limitation extrême imposée aux populations. Il ne reste que 38 % de l’énergie à fournir. C’est tout de même plus simple. Mais, même comme cela, on ne trouve pas mille milliards d’euros mais bien plus.

Comme les résultats de production d’électricité propre annoncés paraissent très difficiles à atteindre même avec une cible fortement limitée, il faut donc conclure que la transition dans les délais prévus est impossible sauf mesures draconiennes contre la population.

Les Français vont donc connaître à la fois de terribles restrictions et des pertes de revenus terrifiantes. Le rapport RTE n’a pas chiffré le résultat en température en considérant que suivre la trajectoire du Giec suffisait à notre bonheur. En fait tout le monde sait qu’il sera nul.

Le Point publie ce jour une interview de Jancovici, dont les efforts en économie n’ont pas encore atteint le niveau souhaitable, mais qui sait faire des additions et qui écrit : « même en s’appuyant sur les avancées techniques sur lesquelles on peut compter, dont le développement du nucléaire et de l’électrification, la vitesse où il faudrait aller pour conserver tout ce que nous avons aujourd’hui tout en nous débarrassant totalement des combustibles fossiles est trop grande pour qu’on puisse espérer l’atteindre ».

Exactement ce que j’ai pu écrire dans mon livre « Sortir du désastre » et dire lors de conférences en suscitant une indignation épouvantée d’une partie de la salle. « Ce n’est pas vrai » ; « il ment ! » « les chiffres sont faux » ; « c’est un climatosceptique ». Nous sommes dans la religion avec des grenouilles de bénitiers très sensibles.

Christian Saint-Etienne ce jour explique dans le Figaro que les Verts-Rouge-Woke, français culpabilisent les Français pour leur faire avaler une décroissance massive. Il signale lui aussi que le rapport de RTE prévoit une baisse colossale de la production et de la consommation dans tous ses scénarios. Tout cela pour rien puisque l’enjeu climatique est ailleurs et notamment en Chine et aux Etats-Unis. Se ruiner pour ne contribuer qu’à 0.2 % de la production de CO2, un chiffre insignifiant, est absurde.

La bataille qui s’ouvre est celle qui voit s’affronter d’un côté les tenants d’une décroissance forte menée par des néofascistes puritains à coups de taxes et d’interdiction, pour aucuns résultats autres que politiques et idéologiques et  sans aucun effet réel sur le climat et le réchauffement,  et une attitude réaliste qui parie sur un maintien de la prospérité en agissant de façon moins radicale et plus étalée dans le temps.

Se mettre en position de perdre un combat impossible à gagner n’est pas une politique digne. Mentir et dissimuler en permanence pour faire semblant que c’est possible est une politique peu honorable. La France a tout à perdre dans ce tunnel de bêtise malveillante et les Français risquent d’y laisser leurs libertés et leur prospérité.

Il faut arrêter cela. L’urgence est là !

Sonnez Buccins,résonnez Trompettes : un nouveau service public est créé en date du 1er janvier 2022

Ca manquait aux Français.

La campagne présidentielle est bien commencée et un des thèmes principaux est de contenir l'extrême création d’emplois dans le Service Public. L’échec dramatique du système médical français, incapable de sortir un vaccin, incapable de fournir des masques, des respirateurs, des produits de première nécessité médicale, a été justement imputé à l’incroyable poussée de la bureaucratie créée par l’Énarchie compassionnelle et bienveillante, avec ses 35 % de bureaucrates là où tout le monde se contente de 20 à 25 % dans les pays développés. Les Français ont tout d’un coup réalisé qu’ils nourrissaient grassement un troupeau de 18 000 fonctionnaires catégorie A au ministère de la Santé et dans les ARS, incapables du moindre reste médical et que l’on avait empêché de former des médecins français par le numerus clausus ce qui faisait qu’on allait les chercher en Algérie ou en Roumanie. Les médecins ont expliqué qu’ils étaient obligés de remplir des papiers, avant, pendant et après tout geste médical, ce qui ralentissait leur travail devenu à la fois assommant et burlesque. On a vu avec Mme Buzin et M. Véran, s’étaler le clanisme familial et politique, associé à une morgue et une incompétence parfaite jusqu’au caricaturale, qui produit les dirigeants de ce foutoir politico-administratif de pétochards à la fois fourbes, lâches, violents et cupides.

C’était tellement gênant que l’énarque Macron, entouré par une garde extrêmement réduite de copains énarques, et bien décidé à transformer la fonction présidentielle en investissement résidentiel, par une pestilentielle démagogie, a décidé de supprimer le nom de l’ENA pour une école de service public qui empêche de nommer facilement le viol de la démocratie par l’entriste cumulatif des hauts fonctionnaires, sans changer rien à cet abus.

Tout le monde constate, ahuri, le niveau totalement hystérique de l’achat de votes pratiqué par l’équipe de hauts fonctionnaires hors sol au pouvoir. Mais personne ne souligne ce qui se passe au ras du sol. Là, le rêve, c'est de créer des nouveaux services publics avec des noms bucoliques de plus en plus « com’ débile » et « novlangue ». Ah ! créer des machins nationaux capables de devenir des verrues administratives de type cancérigène, il n’y a que cela de vrai. On se souvient que Chirac étant président et Jospin premier ministre, Mme Aubry ministre, tous énarques, et M. Kouchner, illustration de la bienveillance médiatisée et clanique à toutes mains, mais en manque de retraite solide, secrétaire d’État à la santé, ce petit monde avait essayé de créer un « grand service public du transport médicalisé ». Ils étaient tombés sur une réaction sauvage des chauffeurs de taxi, dont l’activité médicalisée représentait jusqu'à 40 % du chiffre d’affaires en province, et avaient été obligés de reculer. L’Énarque recule toujours devant les jacqueries quitte à revenir à la charge plus tard.

Là nous voyons l’énarque Macron, avec son premier ministre (paraît-il) l’énarque Castex, mettre en place avec l’énarque Wargon, qui se signale beaucoup ces derniers temps en Marie-Chantal de caricature (fille de polytechnicien ministre de gauche et de droite et inversement et d’une mère énarque fonctionnant sous Hidalgo, preuve d’une docilité remarquable et d’un manque de souci de l’intérêt public assez remarquable) décider de créer quoi ? Vous ne voyez pas ? Allons ! Allons ! Que peut créer une troïka de hauts fonctionnaires énarques en folie ? Mais si, ils ont osé : oui, ils ont créé un « nouveau service public », à la française et comme on ne parle plus le français chez ces gens-là, on l’a appelé « France’renov ». Maprim’Renov mais cela faisait petit bras.

Cette nouvelle fonction publique va conduire le changement climatique en France, c’est-à-dire jouer les scouts de la distribution des fonds immenses que l’on compte mettre à la disposition des Français, fonds qu’on a pris dans leur poche, ou à la BCE, à charge de remboursement, pour qu’ils respectent les différents « passes CO2 » qu’on commence à leur imposer. « France rénov' aura pour but d'informer, conseiller et accompagner les ménages dans leurs travaux de rénovation". Ces débiles n’auraient rien pu faire sans la douce intervention d’un nouveau service publique.

Pour les amateurs de sottise administrative sotte et invasive, nous laissons goûter ce passage de cette littérature de compétition :

« Un numéro de téléphone et une plateforme web uniques seront créés, de manière à ce que l'utilisateur ait accès facilement à des informations sur les aides, un simulateur, l'adresse de l'espace conseil le plus proche, ainsi que la liste des artisans labellisés Reconnu Garant de l'Environnement (RGE). Le dispositif s'appuiera sur les réseaux Faire et les points rénovation info service de l'Anah, soit 450 guichets sur le territoire ; ceux-ci deviendront des "espaces France rénov'". "Ce réseau continuera de grandir pour couvrir tous le territoire, cofinancé par les CEE via le programme Sare et les collectivités locales", ajoute le ministère. "Cela constitue une simplification pour les ménages, puisqu'il existait auparavant deux réseaux s'adressant à des publics différents."

Si vous saviez qu’il y avait deux réseaux existants, vous êtes très au-dessus du lot. Si vous savez ce que sont les financements CEE (non ce n’est pas l’Europe) vous atteignez les sommets.

En revanche si vous ne sentez pas la fierté qui va habiter les artisans dotés du label RGE et ne comprenez pas l’immense avantage de tout cela pour les ménages vous êtes un fieffé imbécile, réactionnaire et climatosceptique.

La phrase clé : « Ce réseau continuera de grandir ». Un foyer parkinsonien de croissance administrative vient d’être créé pour les mille ans à venir. Le CO2 n’a qu’à bien se tenir.

Les architectes et autres professionnels n'avaient donc pas la capacité de jouer ce rôle ? Distribuer l’argent des autres ne présente en général pas grandes difficultés. Pas question on ne craint pas leur réaction.

Nous voici avec un nouveau service public, s’appuyant sur des législations kilométriques, mettant sous tutelle tous les acteurs qui savent faire, et qui devront comme les médecins obéir à des sous-fifres incultes et incapables au moins dans les disciplines du bâtiment, et distribuant un « pognon de dingue ». M. l’énarque Macron avait promis 120 000 fonctionnaires de moins. Certains ne s’étaient pas écroulés de rire en entendant ces fadaises pour électeurs débiles. On finira l’année 2022 avec 65 000 postes de plus (on en est déjà à 45 000). Dans cinq ans la Cour des Comptes, pour faire la nique aux conseillers d’état qui dominent actuellement, pondra un rapport sanglant sur les mécomptes et les gaspillages de France Renov’. Il ne se passera rien. Mais tout le monde aura « fonctionné », c’est-à-dire brasser du vent et l’argent des contribuables actuels ou futurs.

Et le dindon de la farce sera toujours le même : le crétin de base qui doit travailler avec compétence pour vivre. Il doit faire face à la concurrence des entrepreneurs opportunistes qui rassemblent des Africains et des Moldo-valaques sur tous les marchés artificiels subventionnés, et se faufiler entre les « passes » (un mot évocateur bien choisi) divers et les diverses conséquences d’un réchauffement climatique qui ne va pas s’atténuer le moins du monde.

Si un fonctionnaire savait faire baisser la température, on vivrait en France dans des igloos depuis longtemps. Sans subvention.

L'ère du totalitarisme de l'imbécillité

Pendant longtemps le principal danger dans notre pays était le socialisme, destructeur de prospérité et de liberté au nom de l’égalité. Il a fallu l’effondrement du communisme pour que ce danger cesse d’être grave et constant.

Aujourd’hui les principaux dangers immédiats sont :

-         L’obscurantisme tyrannique des partisans sectaires de l’asservissement des destins particuliers à des objectifs de transhumanisme. La coercition sociale, allant jusqu’à la mort sociale est le moyen privilégié de ces nouveaux Savonarole. Elle est associée à des lois liberticides et à un conditionnement de l’information jamais obtenu par les religions les plus sectaires.

-         La dictature des policiers du comportement qui, au nom de crainte du grand réchauffement détruisent villes et paysage, entravent gravement l’économie, interdisent des possessions, bloquent des entreprises, empêchent des consommations, avec une outrance d’autant plus agressive que les résultats visés ne sont pas atteignables.

-         L’envahissement du pays par des peuples africains principalement musulmans qui ne veulent pas s’assimiler et développent un mépris violent et tyrannique pour leur pays d’accueil.

-         La dépossession de tout pouvoir national d’agir au profit d’une « coupole » supranationale irresponsable devant les peuples qu’ils maltraitent, et qui soutiennent les trois causes de malheur précédentes.

-         Le reliquat de socialisme sous forme d’assistanat généralisé, d’impôts et de taxes grotesques, de bureaucratie effarante, et de dettes astronomiques, de démagogie politique sans limites, continue son œuvre délétère.

Pour un pays comme la France, qui était le pays de la bonne vie, des paysages radieux, de la prospérité tranquille, de la pensée libre, de la curiosité, du culot, de l’audace, de l’inventivité, de la culture, de la qualité, de l’élégance, baignant avant tout dans la liberté, ces quatre dangers sont mortels. L’effondrement n’est pas à venir mais en cours.

Le pire est dans la dictature de l'imbécillité qui s’installe, avec tentative permanente d’empêcher qu’on la dénonce et destruction des lanceurs d’alerte et des lucides qui préviennent les peuples de ce qui leur pend au nez.

Nous avons commencé à illustrer ces dangers en prenant des exemples choisis parmi les imbécillités des élites internationales, dans le stock des imbécillités gouvernementales françaises et dans le flot continu des imbécillités de la maire de Paris.

La conversion à l’électrique de tout le stock de voitures en 15 ans est une sottise majuscule. Il y a en Europe près de 260 millions de voitures, en France 55 millions. La consommation de carburant est entre 42 et 50 millions de m3. Son remplacement suppose la création de deux fois la capacité de production et de transport d’électricité actuelle. Éoliennes ou nucléaire ? Personne ne sait car les deux hypothèses sont également critiquées. Le coût ? Au minimum 4 000 000 milliards d’Euros. Le taux de remplacement naturel du parc est en temps normal de 2 000 000 de voitures en France. Il faut théoriquement 25 ans pour remplacer un parc existant. Dans les faits il reste encore 20 % de voitures de plus de 25 ans, car les classes aisées ne gardent pas plus de quatre à cinq ans la même voiture. Déjà l’État français a pris l’habitude d’interdire la circulation des voitures « trop » anciennes mais en fait capables de rouler. Des maires fascistes se croient obligés d’interdire la circulation de voiture sur des critères de nature, d’âge, etc. L’objectif de passage au tout électrique est donc impossible à atteindre sauf à multiplier les interdictions de circuler et l’empêchement de circulation. Comme les voitures d’occasion libérées par la conversion à l’électrique roulent encore en France ou à l’étranger l’impact sur la pollution au CO2 est inexistant. En revanche la réduction de moitié de la période de remplacement naturelle, impose la création de modes de production qui supposent d’énormes productions de CO2. On va donc concentrer sur les dix ans à venir, présentés comme critiques, une production de CO2 gigantesque, sans aucun résultat sur le réchauffement des investissements faits, tout en multipliant les mesures de contraintes fascistoïdes pour les particuliers, en ruinant le trésor public (en perte de TIPP et en subvention), en créant des masses de liquidités sans contrepartie, générant de l’inflation et aggravant les questions sociales.

C’est de l'imbécillité super plus, plus. Ruine, coercition, vie gâchée seront le prix à payer par la population.

Pour l’imbécillité gouvernementale ne revenons sur l’affaire remarquable du Diagnostic de performance énergétique, ce « passe CO2 » pour propriétaires immobiliers et les philippiques lancées contre la maison individuelle. Bureaucratie portée à l’incandescence, volonté de frapper y compris au pénal, malfaisances des règles édictées, contraintes partout, indifférence aux résultats, tout y passe.

C’est de l'imbécillité super plus, plus, plus. Ruine, coercition, vie gâchée seront le prix à payer par la population.

Prenons parmi quelques dizaines de milliers d’initiatives aussi sottes un exemple dans les initiatives de la ville de paris. La caractéristique spéciale de Paris est le caractère méprisant qui règne et le nombre des malades mentaux, de débiles, de ratés irrémédiables et de purs saligauds fanatisés qui y sévissent, une caractéristique des sectes qui cumulent toujours idioties majeures et petits malins ignobles. Mme Hidalgo est la championne du monde toute catégorie de la pollution au CO2 à cause de sa politique de densification immobilière et commerciale fanatique. Il faudrait raser une surface double de celle de parus et y laisser la nature reprendre ses droits pendant 1 000 ans pour compenser la création de Co2 de cette dame.

Cela a inspiré les plus tarés de sa bande de malades qui veulent créer des « forêts urbaines » pour rafraîchir d’urgence l’atmosphère. Qu’est-ce qu’une forêt urbaine ? Un espace interdit à l’homme, planté façon sauvage, où on laissera la nature faire pendant des siècles en fonction de sa propre dynamique. On va créer en pleine ville une forêt de quelques ares qui n’a rien à y faire alors que le Brésil et Sumatra détruisent chaque année des millions d’hectares de forêts natives. Ils ont choisi naturellement le quatorzième, conservatoire de l’imbécillité municipale hidalgienne, pour commettre leur premier forfait forestier. La place de Catalogne est une des très rares places qui ont été construites à Paris ces dernières années. C’est une place circulaire, large, bordée d’immeubles néoclassiques, mal construit par Boffil, bien construit, par Novarina qui a bien amélioré le site, anciennement siège de l'îlot le plus insalubre de France. Le roi des imbéciles municipaux parisiens, un Roumain autiste importé inassimilé chargé du vélo à Paris, a commencé par bloquer tous les accès à la place et l’a totalement gâchée par des bites jaunes et des lignes tracées à la hâte pour créer des embouteillages massifs. Il faut désormais 8 minutes le soir pour travers les 200 m du pont des Cinq Martyrs. Les rues Jean Zay et Alain sont désormais saturées et leurs aménagements terriblement dangereux pour les piétons qui s’y blessent à répétition dans le mépris indifférent de la municipalité. La pollution visuelle, gazeuse, et sonore a été décuplée. La vie des riverains est gâchée. Ils sont de plus en plus enfermés. Les projets d’interdiction de circuler rue du départ et rue de la Gaîté promettent beaucoup. Le quartier est totalement sacrifié et devient invivable et dangereux.

Mais la place de catalogne a une caractéristique unique à Paris : on peut creuser tant qu’on veut. Alors on a oublié qu’il s’agissait d’une création urbaine pensée, dotée d’une fontaine rafraîchissante immense et remarquable qui en occupe tout le centre, un symbole architectural qui a sa valeur. Tout ça est réduit par ce vandale et ses copains, à un espace où on peut creuser. Alors on va sacrifier la moitié de la surface de la place pour construire cette fameuse forêt urbaine interdite aux hommes. La circulation sera cette fois-ci totalement saccagée alors que la place était un nœud de circulation très important pour l’accès aux périphériques à partir du 7e, 6e, 5e et 15e arrondissements, ainsi que pour la gare Montparnasse. La fontaine sera détruite.

L’argumentaire fait valoir des gains de fraîcheur en cas de canicule. La fontaine était, compte tenu de sa surface, cent fois plus efficace que l’amoncellement végétal qu’on nous promet. L’esthétique de la place est totalement anéantie. L’espace libre sera à moitié bouché. La saturation des circulations deviendra totalement intolérable alors que la même municipalité a autorisé la création d’un centre commercial décuplé, la construction e trois hôtels, la multiplication des bureaux nouveaux et fait de la gare Montparnasse un centre commercial majeur qu’il faut bien approvisionner. La Maire du 14e a même trouvé génial de créer une autoroute à camions entre les rues Mouchotte et Vercingétorix. Comment rendre compatibles un accroissement vertigineux du besoin de livraison et un blocage de circulation ? À ce niveau d'incohérence on n’est même plus dans l’imbécillité mais dans la folie sauvage, à enfermer dans un local capitonné.

Résumons, on gâche la vie des riverains, on empêche la ville de circuler, on ravage esthétiquement une place qui a été créée à grands frais il y a peu, et on enlève une énorme fontaine rafraîchissante qu’on n'entretient plus depuis que les socialistes sont arrivés à la mairie de Paris, et on aggrave le problème de pullulation des rats qui est en train de véritablement exploser. L’ensoleillement va disparaître de la terrasse de plusieurs restaurants et les vitrines des commerçants seront confinées et assombries.

L’imbécillité majuscule a encore frappé avec ses caractéristiques habituelles : coûts effarants ; objectifs annoncés inversés dans la réalité ; atteintes aux libertés ; vies gâchées ; valeur des biens riverains largement détruite. La totale.

Il s’agit bien d’une imbécillité super super super super plus, de la tera-imbécillité de compétition, avec des champions absolument imbattables et en général qui associent à cette caractéristique une abjection et un mépris des gens d’un naturel plus qu’inquiétant.

Oui nous sommes bien entrés, à tous les étages de la vie publique, dans l’ère du totalitarisme de l’imbécillité.

Quand l’indécence bureaucratique et énarchique s’étale sans vergogne

La crise sanitaire a eu au moins comme avantage de faire prendre conscience aux Français que la bureaucratie l’avait emporté sur la médecine dans presque tous les domaines de la santé. Nous ne savons plus faire un vaccin, mais nous avons des structures bureaucratiques aussi étoffées qu’étouffantes. Elles représentent plus d’un tiers des effectifs médicaux en France, là où la moyenne est à 25% et les meilleurs à 20. Nous avons 18 000 femmes fonctionnaires de catégorie A, la plus haute, au ministère de la santé et dans les ARS, là où on aimerait trouver 2 500 médecins et 5 000 infirmières de plus. À la tête de tout ce bazar se trouvent des hauts fonctionnaires arrogants organisés en clans qui décrètent, injurient, prennent en tenaille, compliquent, obscurcissent, gâchent, réduisent, paradent, le plus souvent en famille.

On aurait tort de croire que le domaine de la santé soit le seul touché par le phénomène de l’arrogance suprême de petits-maîtres en haut et de la bureaucratie en bas. Le bâtiment est une terre encore plus fertile. Tout y est géré par la « tutelle », avec des textes kilométriques imposant des règlements délirants, par leur taille, leurs contradictions, leurs changements perpétuels. Bien entendu la partie politique, le Ministre, pour faire simple, est désormais entre les mains d’un haut fonctionnaire, choisi si possible dans le panier des rejetons de hauts fonctionnaires. Choisir un politique qui a grimpé tous les échelons d’un parti ? Vous n’y pensez pas ! On a tout ce qu’il faut dans le clan.

Nous avons déjà évoqué le cas de Mme Wargon, fille de Lionel Stoleru, (qui a fait sa carrière en traversant tout l’horizon politique passant brillamment de la droite à la gauche sans le moindre état d’âme). Elle est aussi charmante que brillante. Il était normal qu’elle se retrouve ministre d’un gouvernement et gauche et droite, basé sur les réseaux de hauts fonctionnaires, alors qu’elle n’avait strictement aucune compétence particulière pour les affaires de construction ni aucune expérience politique.

Le problème dans ce genre de situation est la difficulté de ne pas se comporter en insupportable péronnelle. Écoutons-la ! Les propos sont rapportés par Batiactu un excellent journal spécialisé.

« Le modèle du "pavillon avec jardin" n'est "plus soutenable en France" : ce sont les propos sans équivoque de la ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon, lors de la réunion conclusive de la série de conférences qu'elle avait instaurée depuis la rentrée sous le nom "Habiter la France de demain". Une série d'échanges qui aboutissent à plusieurs annonces et au lancement de plusieurs axes de réflexion, détaillés lors d'une intervention à la Cité de l'architecture et du patrimoine, à Paris, ce 14 octobre 2021. Les critiques effectuées à l'encontre du modèle du pavillon sont multiples : dépendance à la voiture, rôle dans l'artificialisation des sols, notamment. Le Gouvernement souhaite ainsi accompagner le secteur dans une reconfiguration générale, en privilégiant la densification, la construction de la ville sur la ville, et l'édification de logements collectifs de qualité. Une "guerre culturelle" s'ouvre pour ainsi aller vers "une ville intense, qui ne transige pas avec la qualité et qui tient sa promesse en matière de services", selon l'expression de la ministre. »

Mme Wargon, du haut de sa divinité familiale sans doute, vient de condamner les Français à ne plus construire de maisons individuelles ni y vivre. Hugh ! J’ai dit ! Mais qui est-elle et que se croit-elle pour se sentir à ce point en droit de décréter ce que les Français doivent faire ou ne pas faire en matière de logement ?

Tout est à peu près faux dans ce qui est dit.

Il n’y a pas de modèle pavillonnaire en France. Cela fait désormais près d’un siècle que les urbanistes et les architectes condamnent les banlieues pavillonnaires et font face à une résistance phénoménale des Français qui aiment l’indépendance d’une maisonnette avec jardinet.

C’est dans les années 1950-1965 que le refus du pavillon au profit de grands ensembles a été le plus fort, avec la création d’un univers de barres et de tours totalement rejetés aujourd’hui. On rit aujourd’hui d’un Le Corbusier qui voulait raser le Marais pour y faire pousser quelques grandes tours hygiéniques. Parler de modèle pavillonnaire est grotesque. À Paris intra-muros tous les espaces pavillonnaires, en général les hôpitaux que l’AP-HP a fermés, ont été démolis par Mme Hidalgo pour bourrer les lieux de logements sociaux hideux. Mme Hidalgo, dans le 14e arrondissement de Paris qui connaissait beaucoup de maisons individuelles et de jardinet, les rasent et bourre à la place des logements sociaux hideux.

La décentralisation a conduit à donner la responsabilité de l’urbanisme et de l’architecture aux maires. Une erreur catastrophique. Les maires veulent des électeurs. En province, les électeurs veulent des maisons individuelles. Les maires ont laissé proliférer les maisons individuelles, donc les centres commerciaux hideux en entrée de ville, avec l’obligation d’utiliser la voiture. Ce n’est pas un « modèle pavillonnaire » mais une erreur d’organisation politique. La circulation et l’urbanisme ne sont pas décentralisables à ce point sans que cela ne tourne pas à la catastrophe. Il fut un temps où lorsqu’une ville commençait à craquer aux coutures, on créait une « ville neuve ». Dire à un maire qu’on va créer une nouvelle ville dont il ne sera pas le maire alors qu’il peut faire gonfler la sienne ? Impossible ! C’est pourtant le seul moyen d’éviter le mitage pavillonnaire. Mais là, les prudents hauts fonctionnaires n’oseront pas évoquer une question aussi éminemment politique.

Autre question taboue : le vieillissement de la population, avec une vie à la retraite en France beaucoup trop longue. Si vous restez vingt ou trente ans à la retraite, voire quarante ans pour les fonctionnaires femmes du ministère de Mme Wargon, la volonté de trouver une maisonnette sympa dans un endroit agréable devient irrésistible, surtout si des imbéciles ruinent la vie dans les grandes villes par idéologie. Aujourd’hui médecins, juges, enseignants, postiers, intriguent pour être nommés en bord de mer. Cela permet d’acheter la maison de sa retraite plus tôt et de vivre mieux tout de suite !

Naturellement, la crise sanitaire a accusé l’envie de mettre fin au « métro boulot dodo » qui est un objectif de la génération 68 depuis longtemps. Rappelons que l’affiche électorale d’un Mitterrand était un petit village et que le Lubéron est le symbole du socialisme élitiste moderne.

L’évolution du travail, qui peut se faire de façon moderne en « distanciel » accélère encore le phénomène.

On le voit dans l’extension massive des constructions en bord de mer, alors que le mouvement avait commencé dès les années cinquante sur la côte d’azur. Il a été largement contré par la protection du littoral qui date rappelons-le des années cinquante. Alors le mitage se fait plus vers l’intérieur des terres.

Autre élément à prendre en compte : les retraités et les entreprises ne veulent plus rester non seulement dans les grandes villes mais en France. L’exode vers Venise ou la Suisse, le Portugal, le Maroc, la mer Noire, etc. est en marche depuis longtemps et concerne désormais des centaines de milliers de personnes. Les Français votent aussi avec leurs pieds et leur portefeuille.

Dernier aspect très actuel : les cités immigrées islamisées et transformées en temples de la drogue, protégés par des checkpoint-Mohamed qui font fuir à grandes enjambées tout le populaire national vers des cieux plus cléments.

La France se doit effectivement de créer une ville comme Paris tous les quatre à cinq ans et cette densification, évidente à Paris, crée une pollution du CO2 colossale.

Parler répartition des activités au sein du territoire national et mode de logement pour mener un politique écologique implique d’avoir une réflexion sur le travail et son évolution, sur l’immigration, sur la dénatalité, sur l’organisation du territoire, sur la retraite… Entendre une péronnelle prétendre mener une guerre culturelle contre les Français et annoncer du haut de sa suffisance et de son impudence compassionnelle "une ville intense, qui ne transige pas avec la qualité et qui tient sa promesse en matière de services" est littéralement ahurissant.

Les Parisiens connaissent la réalité : une ville intensément enlaidie, intensément accidentogène, intensément bloquée, intensément invivable, où il est intensément devenu impossible de diriger des entreprises, d’où la population a intensément l’envie de fuir. La promesse de services ? Trois-quarts des hôpitaux ont fermé. La plupart des boutiques sont fermées ou en menace de l’être. Il reste les livreurs à vélomoteur et les livraisons Amazon. Partout des clochards, des drogués et des attaques contre les biens et les personnes. Elle est belle la « promesse de service ». Et n’essayez pas d’avoir rapidement un passeport ou une pièce administrative. Tout l’administration parisienne, de la préfecture aux services municipaux, s’est cachée derrière des procédures internet. Impossible de téléphoner ou de visiter facilement. Tout est lent et pâteux.

Et voici qu’on nous annonce une nouvelle coercition. Il ne faudra plus seulement changer de voiture, de chaudières, de murs et de fenêtres. Les propriétaires ne seront plus seulement soumis à la dictature du DPE (le diagnostic de déperdition d’énergie). Les Français devront renoncer à leur villa Sam’Suffit comme on disait dans les années cinquante. Et ne parlons pas des nains de jardins et des belles décorations de Noël !

Toutes les jolies villes de bords de mer sont d’ores et déjà en train de changer radicalement de visage. On y fait pousser des tours. « Et en bois, Mme Michu ! ». On les peuple d’immigrés récents (pas de raison que les « racisés » soient loin de la mer affirme le DAL depuis que la rue du Dragon est saturée).

Avec Mme Wargon, on voit comment fonctionne la gouvernance française. De petits maîtres ou maîtresses appartenant au sérail se voient confier rapidement d’énormes responsabilités sans jamais avoir travaillé et sans rien connaître du terrain (on leur trouvera une circonscription plus tard). Ils fuient les vrais problèmes difficiles (c’est le propre du haut fonctionnaire de fuir le risque) et lancent des oukases qui peuvent gâcher la vie des « vraies gens », dont ils et elles ne connaissent rien, en toute arrogance, impudence et hubris. Cette native de Neuilly, devenue haut fonctionnaire en 97, est à peine trois ans après au cabinet de Bernard Kouchner puis directrice de cabinet d’Etienne Hirsh, deux incapables notoires. La couleur politique ? On s’en fout ? Le parti au pouvoir ? On s’en fout. Jospin, Sarkozy ou Macron quelle importance ? C’est comme cela qu’on peut affirmer avec toute l’impudence et le mépris possible que « La maison individuelle est un non-sens ». Alors que c’est cette carrière politique qui doit tout à la naissance et rien à la volonté des Français qui est un non-sens. Cette intéressante dame a voulu travailler à la Cour des comptes. Qu’elle y retourne. Elle ne fera peut-être pas de bien mais au moins elle évitera que les Français ouvrent la boîte à gifles.

La vérité est qu’elle n’a pas postulé un poste mais à un statut privilégié et à un réseau. La bonne santé démocratique serait qu’ayant voulu être fonctionnaire elle occupe un poste de haut fonctionnaire et évite de jouer les Marie-Chantal de caricature, assurée d’une carrière à vie payée par de l’argent public, annonçant au bon peuple le comportement politiquement correct qu’on attend d’eux, du haut de ses privilèges claniques, tout en se disant, en se maquillant, qu’elle pourrait bien viser dans dix ans le poste de première présidente de la République Française. Ce serait légitime si elle démissionnait de son statut et aller se faire élire en prenant les risques de tout un chacun et en exposant ses idées devant les électeurs.   

Quelles idées ? Elle vient de répondre aux questions d'Ersin Leibowitch : "Je ne suis pas du tout opposée à la maison individuelle".  On l’aurait caricaturée. Elle partagerait « le rêve des Français » en habitant elle-même une « maison de ville groupée, mitoyenne ».  Vite, vite, sauvons notre belle image de femme modeste habitant un « pavillon mitoyen » ! Quel courage, quelle habileté ! C’est à mourir de rire. Ou de rage comme on voudra. Car dans le même temps elle installe des « passe CO2 » particulièrement contraignants. Elle devrait d’ailleurs publier le DPE de son logement Sam’suffit mitoyen et le budget co2 de ses oscillations quotidiennes entre son logement et son bureau pour justifier son passe-droit gouvernemental.      

Notons que les villas de banlieue en mode partagé, quatre appartements sur jardinet accolés les uns aux autres est la solution adoptée en masse par les Anglais qui ont créé ainsi des banlieues toutes identiques en brique rouge et interminables sans absolument aucun charme tout autour de Londres que les urbanistes français allaient admirer en groupe au début des années 50.

La première initiative à prendre en matière de logement écolo, comme dans tous les domaines gouvernementaux, c’est d’empêcher les hauts fonctionnaires de capter en famille le domaine du politique en se moquant totalement des électeurs et de leurs aspirations.

NB : Nous n’avons évidemment rien contre les personnes citées ni même l’idée que l’univers pavillonnaire soit plus que légèrement problématique.  Mais on ne peut pas faire de la politique comme cela.

Plus les chiffres sont gros, mieux ça passe !

La dette au sens du traité de Maastricht était de 2 650 Md€, soit 115,1 % du PIB, fin 2020 (contre 2 380 Md€ et 97,6 % du PIB fin 2019).

La dette publique nette au sens de l’Insee s’élevait à 2 363 Md€, soit 102,6 % du PIB fin 2020 (2 168 Md€ et 88,9 % du PIB fin 2019).

La dette brute au sens des comptes nationaux s’élevait à 3 341 Md, soit 137,0 % du PIB, à fin 2019

La dette nette au sens d’Eurostat et de l’OCDE s’élevait à 1 886 Md€, soit 77,7 % du PIB.

Les engagements « hors bilan » cumulés de l’Etat représentaient environ 4 100 Md€ en 2016.

Dettes brutes plus engagements hors bilan représenteront à fin 2021 probablement 8 000 milliards d’euros.

Rappelons que la valeur ajoutée de ce qu’on appelle généralement les entreprises est de 1 250 Md€, et que c’est sur une fraction de cette valeur ajoutée que l’on doit payer les intérêts de cette dette et rembourser le capital amortir le principal.

Le coût de la décarbonation totale de la circulation automobile est autour de 4 000 Md€, financement à trouver d’ici 2 035. Le coût d’une décarbonation totale de toutes les activités en France est probablement autour de 20 000 Md€,

Certains pensent que cela pourrait être financé par la banque centrale ce qui nous conduirait à terme autour de 35 000 Md€ de dettes, un montant égal à trente ans de valeur ajoutée des entreprises.

Ce qui est amusant c’est qu’on manipule des chiffres dont personne ne comprend le mode de fabrication et qui varient dans des proportions étranges : 1.8 ce n’est tout de même la même chose que 3.3. Personne n’en comprend non plus les enjeux : mille milliards d’euros qu’est-ce que c’est ?

Et on prend des engagements d’état qui portent sur des chiffres extravagants sans même qu’on y fasse attention car entre 1 000 et 1 000 milliards quelle différence en fait pour l’électeur ? Juste un émoi de techno. Si encore il comprend d’où sortent les chiffres.

Elections : Le retour des énormités dans l’argumentation économique

Pour un observateur qui a suivi la vie nationale depuis cinquante ans, soit comme Professeur ou comme économiste, le retour des mêmes erreurs, avec les mêmes arguments, la même nullité d’analyse et la même mauvaise foi est spectaculaire et légèrement décourageante.

On pourrait en faire un catalogue, une taxonomie, avec brevet de démagogie imbécile à la clé. Savoir que ces sottises peuvent jouer un rôle dans une élection majeure sans que leur indécence antidémocratique ne soit jamais relevée du fait de l’ignorance économique crasse de beaucoup de journalistes, est plus une souffrance qu’un amusement. Alfred Sauvy avait fait l’essentiel du travail avec son livre « Mythologie de notre temps » – Persée – 1967. Mais cela repousse comme le chiendent.

Les journalistes appellent marronniers ces articles qui reviennent chaque année à la même période et qu’on reprend sans scrupule en modifiant trois mots. Il y a des marronniers électoraux qui refleurissent à chaque élection majeure et là, on ne change même pas trois mots. On se vautre sans vergogne dans la joie de dire n’importe quoi.

L’une des plus belles sottises est de faire valoir que la France a une formidable productivité, presque la meilleure du monde et que du coup on pourrait augmenter les salaires sans difficultés pour récompenser ce triomphe du salarié français.  Il est vrai que les statistiques indiquent une forte productivité moyenne. Mais pourquoi ?  L’emploi et les salaires dépendent de la productivité. A chaque niveau de productivité correspond un niveau d’emploi. Les charges sur le travail sont telles en France, que les emplois correspondant à des travaux de faibles productivités ne sont pas possibles, sauf au noir. C’est pour cela que nous avons 5 à 6 millions de chômeurs, un chômage structurel qui ne baisse jamais au-dessous de 6.5% dans les phases de haute conjoncture, alors que des pays qui ont une politique différente arrivent à 3-4%.  Il va de soi que si vous supprimez la tranche d’emplois à faible productivité, la moyenne de l’emploi qui reste est d’une valeur supérieure à celle de ceux qui ne l’on pas fait.  Si vous enlevez les petits dans le calcul de la moyenne de taille d’une population, elle sera plus haute que dans celle d’une population qui ne fait pas cette soustraction !

La France a peu d’emplois car elle ne permet que les emplois productifs, mais cela ne veut pas dire qu’elle est compétitive.  Les autres pays ont ces mêmes emplois productifs plus tous les autres et ces derniers leur offrent une compétitivité accrue. Vérification est faite en regardant les chiffres de nos déficits extérieurs qui sont constants et majeurs.  Les gouvernements, faute de vouloir remettre en cause les charges inouïes qui pèsent sur le travail et les entreprises, ont essayé des mesures artificielles comme la « suppression » des charges sur les salaires au SMIC. En fait on a repoussé le paiement des sommes concernées sur d’autres. Une politique de type sapeur camembert où on creuse un trou pour en complet un autre.  Avec des résultats indigents.

La forte productivité moyenne apparente du travail moyen en France est un indicateur sinistre parce qu’il marque la mutilation d’une partie très importante de l’emploi possible.

Comme souvent en économie, c’est contre intuitif. Mais se vautrer dans des explications fausses jusqu’au débile qui ne peuvent qu’aggraver le chômage structurel et les déficits de compétitivité a quelque chose de fascinant. Lorsqu’un débat s’engage sur les multiples scènes de la TNT, la question qui se pose est toujours : qui va dégainer une sottise économique majeure le premier. On peut faire des paris. Quand le rouquin de LFI est là, Adrien Quattenens si je ne me trompe, on est sûr qu’il va gagner. Il débite les marrons électoraux les plus frais avec la violence la plus extrême. La bêtise devient rougeoyante sur les grands écrans plasma.  Le front est tellement bas qu’on se demande s’il s’agit de simple bêtise ou d’un cynisme rare. S’il était le seul ! Malheureusement les erreurs majuscules dans le domaine économique deviennent des éléments de langage répétés inlassablement par des perroquets.

On pourrait dire qu’entendre des sottises de la part d’un dirigeant du seul parti trotsko-bolivarien d’Europe, n’est pas bien grave et que le retrouver dans la bouche d’Emmanuel Macron est tout de même plus grave. En expliquant que la formidable productivité du travailleur français associée à son plan de 30 milliards d’euros d’investissement sur dix ans, on va pouvoir réindustrialiser le pays, il nous sort un narratif trompeur d’une extrême qualité démagogique. C’est justement parce que le travail à faible productivité a été banni en France, alors que l’économie était ouverte au monde entier, qu’on n’a plus d’industries !

Oui, constater qu’une erreur aussi grave et fondamentale est faite depuis les ors de l’Elysée jusqu’aux fondrières les plus profondes du communisme trotskiste, a quelque chose de fascinants. Il parait qu’il y a un conseil d’analyse économique auprès du Premier Ministre.

Les nouveaux eldorados français sur argent public

Lorsqu’un pays voit les dépenses publiques dépasser 55 % du PIB, il est quasi certain que beaucoup d’entreprises ne cherchent pas majoritairement à répondre à des besoins privés mais à servir des faux marchés entièrement construits par la puissance publique. Identifier ces marchés, être au plus près des circuits de décision, savoir être le premier en liaison avec une multitude d’institutions publiques, devient critique. Les politiques deviennent des lobbyistes, surtout les Enarques que l’on retrouve partout et qui servent des entreprises et des milliardaires bien introduits. Edouard Philippe a d’abord été un lobbyiste avant de devenir maire et premier ministre. L’expansion du nombre d’avocats parmi les hommes politiques s’explique justement par ces activités.

L’écologie est une des sources premières de marchés juteux exploités par des « connaisseurs ». Le cas des éoliennes est typique. Il a fait apparaître de nouveaux milliardaires, ayant désormais pignon sur rue dans le 7e arrondissement de Paris ; Le rendement des investissements est garanti sur 15 ans. Ce serait dommage de ne pas en profiter. Et c’est pour la bonne cause. Il y a 9 000 éoliennes en France et on projette d’en construire à court terme près de 50 000 tout en sachant que pour obtenir une bonne couverture d’électricité verte, il en faudrait 5 fois de plus et de 2 MW si possible. Cela existe avec des mâts de 100 mètres, des pales de quarante mètres, un poids de 300 tonnes et un coût de 2.6 millions d’euros pièce.

Imaginons que vous investissiez 1 million d’euros et empruntiez 1,60 € pour couvrir l’investissement correspondant. La quantité d’électricité produite chaque année sera en moyenne de 4 000 Mégawatt/h, soit 4 millions de kWh à 0,08 € le kWh soit 320 000 euros de gains garantis chaque année pendant 15 ans soit 4.8 millions d’euros sur le cycle. L’emprunt est remboursé en 5 ans. Il vous a coûté 5 % de 1,60 €, soit 80 000 euros. Finalement : recette 4 800-2 680 = 2 120 ME pour 1 E investi. Du 112 % sur 15 ans. Du 8 % à 9 % quand le rendement moyen est actuellement à 2 %. Si vous ne mettez que 500 000 euros d’apport, le rendement s’envole. Et pourquoi ne pas mettre que 100 000 ou même 10 000 euros seulement de sa poche ? Alors là bingo. Alors vous vous organisez pour en monter 100 et bientôt 1 000. Au début on ne voit pas votre fortune grandir. Mais après dix ans, après 20 ans. Les millions d’euros, les dizaines de millions d’euros tombent dans un froissement de beaux billets. Après, vous laisserez les éoliennes à leur sort, en mettant votre société en faillite. À l’Etat de se débrouiller avec les parcs d’éoliennes obsolètes, abîmées et en panne. Que du bonheur !

Si vous êtes un gagne-petit, vous avez des marchés bien plus simples. La loi permet de calfeutrer gratuitement les canalisations d’eaux chaudes dans les immeubles, dans les parties non chauffées. L’argent est pris sur le malus des entreprises qui ne parviennent à leurs objectifs de réduction de consommation d’énergie. Il y a 90 000 immeubles en France : un joli marché. 40 % sont chauffés en système collectif, donc avec canalisations. 36 000 opérations à faire !

Une opération importante dure une semaine avec trois salariés et rapporte entre 15 et 18 mille euros. Une entreprise de 12 personnes bien organisée, avec 9 techniciens deux commerciaux et un directeur peut envisager de réaliser avec trois équipes, 120 semaines de travaux à, disons, 16 000 euros de CA par semaine soit près de 2 millions d’euros de CA, une belle petite PME. Maintenant si vous montez à 120 personnes, l’affaire devient belle. D’autant plus qu’elle est absolument sans risque et n’exige pas des salariés de très grande technicité. La taille du marché est telle que vous pouvez espérer créer une boîte plus grosse encore. Et en fin d’investissement, gagner des sommes confortables sans risque. Avis aux amateurs ! L’ennui c’est la foire d’empoigne, comme toujours quand on découvre un filon.

Voici un capitalisme qui vend de la subvention publique sans risque et à gros rendement sous la houlette de l’énarchie bienveillante et compassionnelle avec une flopée de lobbyistes au travail.

Tout le monde a compris que les éoliennes étaient un pari perdu d’avance les conséquences étant pires que les problèmes que l’on veut résoudre. Le calorifugeage des tuyaux permet un gain de 8 % environ. Ce n’est pas rien. Mais globalement ce n’est pas grand-chose sur le CO2 économisé et rien du tout sur le réchauffement climatique.

C’est la France bureaucratisée de 2021 !

On peut regretter ou profiter.

Bernard Tapie et une exemplaire élite

Bernard Tapie fut plus un personnage qu’une personnalité. Alors que son décès fait la une des médias, il n'est pas anormal après quelques jours de délais de décence, de porter témoignage d’une particularité de son parcours.

Un beau jour la société que je présidais a été sollicitée par un grand constructeur informatique de répondre à l’appel d’offre de la société Look, qui avait été rachetée quelques années auparavant par M. Bernard Tapie et qui avait participé à son succès dans le vélo. Mais à cette époque cela commençait à tourner mal dans le vélo et le football paraissait beaucoup plus intéressant.

Une de nos solutions logicielles couvrait quasiment la totalité des besoins exprimés. Elle avait de très bonnes références. Elle positionnait l’offre de ce constructeur très favorablement.

Nous sommes donc partis en train à Nevers, avec quelques autres fournisseurs, pour présenter la solution. La séance se passe parfaitement. Aucune objection, aucune question fouillée sur tel ou tel aspect.  C’était si rare qu’à déjeuner, je me souviens de dire au représentant du constructeur : « c’est trop beau. Je ne comprends pas ce marché ».  La réunion de l’après-midi portait sur les conditions financières. Aucune discussion sur les prix, et, presqu’aussitôt, la clause impossible : pas d’acompte. Tout est payé à la recette du chantier.

Pour nous cela supposait l’avance non seulement du logiciel mais aussi des quelques modifications exigées, le financement de la formation et de la reprise des données de l’ancien système, puis de la recette qualité. Impossible. Qu’on garde une réserve de garantie, soit. Mais pas 100%.

Au retour, dans le train, nous notifions au constructeur que notre réponse ne peut être positive, sauf si eux nous financent les acomptes habituels, ce qu’il refuse. Il trouvera un de nos confrères qui acceptera les conditions anormales exigées et nous oublions Look et ce Monsieur Tapie.

Pourquoi cette règle imposée de la recette en fin de travaux ? C’est semble-t-il M. Borloo, avocat astucieux et conseil de M. Tapie pour les reprises et les reventes de canards boiteux, qui avait compris la méthode : pas de facture, pas d’entrée en comptabilité, donc pas de présence dans les comptes. Même pas de besoin de provision. Les travaux en cours sont chez le fournisseur.  C’est tangent mais cela se plaide. M. Tapie voulait vendre. Il a donc entrepris de faire moderniser la boite par des travaux extérieurs non comptabilisés. Quand les premiers acheteurs (japonais dans mon souvenir) se sont présentés, ils ont vu une entreprise rutilante, rénovée et ultramoderne. Pour s’apercevoir un peu plus tard, d’après la presse de l’époque, qu’aucun des fournisseurs de la rénovation n’étaient payés (parce qu’on avait mis en avant des déficiences justifiant la non-recette et le non-enregistrement des factures).  Il leur aurait fallu racheter une deuxième fois l’usine !  

Ayant échappé de peu à la galère, je n’ai connu la suite que par le dire du constructeur qui m’avait sollicité et celui de mon confrère. Tous les fournisseurs ayant répondu à l’appel d’offres qu’ils connaissaient furent récusés pour une raison ou une autre.  Mon malheureux confrère y laissa son entreprise. Le constructeur passa une lourde perte dans ses comptes.

 Look fut repris peu après par le groupe Ebel pour 260 millions d’euros, alors qu’elle avait été payée le franc symbolique (0.66 cts pour « Nanard »). Le Canard enchaîné chiffre à plus de 700 millions d’euros le coût de la trajectoire « d’entrepreneur » du triste sire dont on parle. Il oublie les victimes collatérales de méthodes « à la limite » acceptées dans des conditions discutables par les commissaires aux comptes. Tous n’ont pas été poursuivis.   

Les deux astucieux finirent l’un et l’autre ministre. François Mitterrand, le grand pourrisseur, décide en avril 1992de remplacer son Premier Ministre, l'épatante Madame Cresson ,  par Pierre Bérégovoy et il impose à ce dernier la présence de Bernard Tapie au sein du gouvernement. Le 18 mai 2007, Jean-Louis Borloo est nommé ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi, au sein du premier gouvernement Fillon I, sous Sarkozy. Bérégovoy finira comme on le sait. Fillon et Sarkozy finiront condamnés comme on le sait. Bernard Tapie fera un temps en prison et utilisera ses avocats pour résister à ses faillites et condamnations. Borloo sortira indemne et enrichi. Il mettra son carnet d’adresse en surchauffe au profit de Huawei, une société légèrement compromise et douteuse.  Il se fera humilier par Macron après un ralliement express pour des raisons inconnues.

La France a totalement dégringolé en une génération. Elle a eu les élites qu’elle mérite.

La dépossession totale de la France de sa politique énergétique

En dehors des tares traditionnelles de l’économie mondiale, les changes flottants, la gouvernance de l’euro et la Chine dans l’OMC, tares qui ont rythmé les récessions décennales, la sur récession de 2011 et l’évaporation de l’industrie dans les pays occidentaux, le risque externe le plus important pour l'économie française est le risque de pénurie de matières premières et les conséquences mondiales des déchets. Il est clair qu’une trajectoire de croissance des revenus n’est possible que si la production peut suivre et ne provoque pas de catastrophes naturelles désastreuses.

Pour la France la situation est particulière parce qu’il s’agit d’un risque externe (elle ne représente que 2.8 à 3 % de la production mondiale et seulement 1 % des pollutions au CO2) mais qu’elle entend mettre en interne des politiques volontaires de restriction., qui mal calibrées, peut la ruiner plus radicalement encore que le climat lui-même.

La question de la stratégie française en matière de contrôle des pénuries et des pollutions globales est donc critique. Tout le monde peut voir qu’elle n’est pas traitée dans la campagne présidentielle telle qu’elle se déroule en ce moment. Les Verts ne s’intéressent pratiquement pas à la question en dépit de leur assimilation d’image avec la défense de la vie saine et heureuse, notamment dans la jeunesse. Le débat interne a porté uniquement sur la question Woke. Devait-elle être dominante et affichée quitte à perdre les élections ? Devait-elle être caché et permettre de tromper les électeurs afin de permettre de gagner, d’abord en devançant grandement la candidate du PS, Mme Hidalgo, dans les sondages afin d’obtenir un ralliement de dernière minute pour former un bloc écologique et social dans le dernier round avant le vote. L’idée qui a gagné est qu’il fallait continuer la stratégie gagnante des municipales : se cacher derrière la verdure et une fois au pouvoir s’occuper de la révolution culturelle néomaoïste qui seule les intéresse.

Les autres partis n’ont aucun discours sur la manière de gérer intelligemment et sans trop graves contradictions les différentes questions portant sur la croissance et les questions environnementales. Le rejet des éoliennes est le seul thème un peu net qui se dégage.

On pourrait se scandaliser de cette étonnante défection, à un moment où on se rengorge sur la nécessité d’un débat permettant d’éclairer les réalités d’aujourd’hui et les risques futurs. Mais il est juste de constater qu’elle est absolument normale. Toute la question a été prise en main par la Commission européenne non élue qui mène sa propre diplomatie et sa propre politique totalement en dehors des peuples et de leur opinion publique. Aucun média ne rend compte réellement de ce qui se passe dans les sphères transnationales. Là, dans une atmosphère purgée des miasmes de la démocratie et du populisme, s’élabore ce que les élites immarcescibles pensent devoir imposer aux différents territoires sur lesquels s’agitent de façon rigolote quelques débiles à la chasse aux places dont le sort n’a strictement aucune importance. Leur état a été rendu importent. Il faudra qu’il applique les directives. Le vocabulaire ne ment pas. La direction est balisée et les Etats devront filer doux.

Protestation exagérée ? Lisons le communiqué de presse du 24 septembre 2021 émis par la Commission à Bruxelles. « Transition énergétique : la Commission annonce trois pactes énergétiques lors du dialogue de haut niveau des Nations unies à New York ». Saviez-vous que trois pactes étaient en préparation et leurs contenus envisagés ? La presse a-t-elle couvert cette formidable avancée idéologique, technique, économique et politique ? C’est qu’il ne s’agit pas d’un seul pacte. Trois d’un coup. Formidable. Et la France dans tout cela ? La France rien du tout, car dès qu’ils sont élus les membres de la commission n’ont de compte à rendre à personne. Ils font absolument ce qu’ils veulent dans leur domaine de compétence. On l’a bien vu avec la suite ininterrompue d’accords de libre-échange négociés par l’UE sans aucun frein en dépit des éclats politiques dans les pays membres.

Donc voilà. La France est tenue de respecter trois pactes dont personne n’a parlé en France dans les milieux politiques et encore moins dans la presse. Ce n’est pas caché. Il n’y a pas de complot. Nous avons abandonné la décision. Donc on s’en fout. On subira plus tard. Pas la peine de s’embarrasser d’un débat maintenant sachant qu’en l’état des institutions, on ne saurait rien faire d’une volonté de contredit. Puisque je suis sans pouvoir, n’en parlons pas. À quoi cela servirait-il ?

C’est dommage parce que les décisions qui sont prises sont majeures.

« Lors du dialogue de haut niveau sur l'énergie organisée cette semaine par les Nations unies à New York, Frans Timmermans, vice-président exécutif chargé du pacte vert pour l'Europe, et Kadri Simson, commissaire à l'énergie, ont présenté trois pactes énergétiques, en partenariat avec l'Agence internationale de l'énergie et l'Agence internationale pour les énergies renouvelables. Jouant respectivement le rôle de champion de l'accès à l'énergie et de championne de la transition juste dans le cadre de ce processus des Nations unies, le vice-président exécutif et la commissaire ont souligné la volonté de l'UE d'être à la pointe des efforts mondiaux déployés pour parvenir à un accès universel à l'énergie d'ici 2 030 et accélérer la transition vers une énergie propre, et ils ont montré le rôle concret joué sur la scène mondiale par le pacte vert pour l'Europe. »

Ce texte est fort intéressant.

D’abord par les personnes concernées : Franciscus Cornelis Gerardus Maria Timmermans est le prototype du Hollandais disposant d’une forte assise politique dans son pays et entièrement tourné vers l’Europe et la Commission qu’il pratique depuis des lustres. Il paraît que de Gaulle voulait que l’Europe soit le cheval et la France le cavalier. La Hollande a réussi ce tour de force. Pays microbique, son rôle européen est disproportionné. Le bon Frans possède à la fois la faconde du bon politicien et les manières de la diplomatie. Sa boussole : la Hollande. Son maître : les Etats-Unis et son coadjuteur allemand. ? C’est sympa la France mais c’est comme l’Italie, cela ne compte pas

Kadri Simson est une charmante quadragénaire estonienne, (l’Estonie est avec la Hollande un des pays les plus petits d’Europe et dont l’importance industrielle et économique est absolument négligeable) qui comme ministre de l’Énergie de ce pays a utilisé le gaz de schiste et le charbon pour obtenir l’indépendance énergétique du pays. Elle était donc parfaitement qualifiée pour gérer le pacte vert et signer des pactes internationaux colossaux ! La France ? « Ne connais pas ! J’ai fait mes études à Londres ». Tous les pays Baltes penchent vers Londres et l’Otan.

« Le débat a été de haut niveau ».. On ne va pas se commettre dans des débats de bas niveaux. Ça, c’est pour les « territoires », lors de leurs minables élections locales où on cause entre crétins. L’Europe est présentée comme une championne. À quand la sélection pour les jeux olympiques ?

Ensuite quel vocabulaire : « transition juste ». On croirait du Ségolène ! « Accès universel à l’énergie ». C’est qu’ils sont gentils en plus. Sans eux pas d’accès à l’énergie. La propreté est leur nouveau dogme. Tout cela pue les éléments de langage en pleine contradiction avec la réalité du jour. Les éoliennes dont on a poussé la construction à grands frais et au mépris des paysages et de la vie locale ne tournent plus faute de vent. Le gaz est devenu rare. Les prix de l’énergie s’envolent. En France, 60 % en un an. Une paille ! Et on a fermé Fessenheim, ce qui fait qu’on est totalement dépourvu. Le résultat est une perte en France de l’accès « juste » à l’énergie et celle qu’on obtient est moins propre que ce qu’elle était !

Que peut faire la France : rien ! Ce n'est pas là que cela se passe. Alors Macron l’Européen fou balance les chèques de 100 euros ou 200 euros. Un cautère sur une jambe de bois. Et une préfiguration de ce qui va se passer dans les années à venir : une politique décidée ailleurs que l’on va subir sans tenir aucun compte de nos réalités.

La mauvaise odeur d’éléments de langage s’amplifie avec les fameux pactes.

« Premièrement, un nouveau projet avec l'Agence internationale de l'énergie (AIE) établira, pour les pays dépendants du charbon, des feuilles de route pour une énergie à émissions nulles.
Ces feuilles de route proposeront des trajectoires inclusives de décarbonation du système énergétique, assurant une transition juste et socialement équitable ».

Il va donc y avoir des feuilles de route. Les politiques français devront prendre la route sans regimber. Mais puisque cela va être juste, inclusif et équitable, il le fera dans le bonheur total. Les yeux encore plus brillants que les pèlerins sur le chemin de Compostelle !

Notons-le bien : c’est l’AIE et la Commission qui décident.

« Deuxièmement, nous coopérerons avec l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) afin d'élaborer des perspectives régionales en matière de transition énergétique (Energy Transition Outlooks) pour l'Afrique, l'Amérique latine, les Caraïbes et l'Europe. Elles contiendront des recommandations politiques concrètes pour atteindre l'objectif de développement durable (ODD) en matière d'énergie, dans l'optique de la limite de 1,5 degré fixée par l'accord de Paris. »

Là encore, la France n’est rien dans le processus.

Troisièmement, nous travaillerons avec le Danemark, l'Allemagne, l'IRENA et d'autres partenaires sur un catalogue d'engagements dans le cadre du pacte pour l'hydrogène vert. Là encore la France n’est pas là. Le plus drôle est qu’une étude vient de montrer que l’hydrogène vert est un mythe et en vérité une solution pire que le mal. C’est un « enfumage » de pays qui veulent garder des industries sous-jacentes très polluantes. La France est très peu concernée.

Lors de leurs deux interventions, nos deux compères : « ont souligné l'ambition du pacte vert pour l'Europe de faire de l'Europe le premier continent neutre sur le plan climatique d'ici à 2 050 et de parvenir à une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre dans l'UE d'ici à 2030, présentée dans un ensemble ambitieux de propositions législatives le 14 juillet 2021. »

Le règlement sur la répartition de l'effort assigne à chaque État membre des objectifs renforcés de réduction des gaz

le règlement sur l'utilisation des terres, la foresterie et l'agriculture établit, pour l'Union, un objectif global d'absorption de carbone par les puits naturels équivalant à 310 millions de tonnes d'émissions de CO2 d'ici à 2030. Les objectifs nationaux imposeront aux États membres de préserver et développer leurs puits de carbone

La directive sur les énergies renouvelables relèvera l'objectif de production de telle sorte que la part de l'énergie produite à partir de sources renouvelables atteigne 40 % d'ici à 2030. la directive sur l'efficacité énergétique fixera, au niveau de l'Union, un objectif annuel contraignant plus ambitieux en matière de réduction de la consommation d'énergie.

Des normes plus strictes en matière d'émissions de CO2 pour les voitures et les camionnettes accéléreront la transition vers la mobilité à émissions nulles en imposant une réduction des émissions moyennes des voitures neuves de 55 % à partir de 2030 et de 100 % à partir de 2 035.

Une révision de la directive sur la taxation de l'énergie propose d'aligner la taxation des produits énergétiques sur les politiques de l'Union en matière d'énergie et de climat, en promouvant des technologies propres.

À noter que pour l’Europe du Nord, d’où viennent nos deux clowns, le nucléaire n’est pas propre.

Arrêtons là. Toute la politique énergétique est dictée d’en haut par l’ONU et la Commission. Rien n’est décidé en France qui comme d’habitude sera saisie à la fin du processus avec un choix impossible : où céder ou tout casser, ce qui est quasiment impossible, d’autant plus que l’assemblée européenne fantoche aura dit oui.

On peut se demander sur cette question qui est absolument cruciale, à quoi sert notre élection présidentielle. On a voulu être des nains. Nous voilà en tutelle.

Nous n’aurons strictement aucun poids pour définir la politique qui nous fait courir le plus de risques économiques et sociaux dans les 30 ans à venir.

Bravo !

Le duel Minc-Zemmour symbole de la tourmente française

Minc ou le refus de la complexité zemmourienne

Alain Minc était tout-puissant et régnait dans la proximité des princes du pouvoir économique et financier, tout en occupant une place sinon de faiseur de rois du moins de conseil des politiques, quel que soit leur bord. Surgissant soudain (propulsé par qui ?) sous les caméras des télévisions publiques au milieu des années soixante-dix, il reste cinquante ans plus tard, la conscience d’un mouvement mondialiste qui se défait plus ou moins brutalement et qui rend son magistère plus difficile, bien que ses idées soient au pouvoir avec Emmanuel Macron. Juif venu du monde polonais, où l’antisémitisme était féroce, son parcours universitaire remarquable l’a conduit au statut d’énarque au moment où l’énarchie devenait triomphante. Socialiste dans la tradition de sa communauté d’origine, il est symbolique de l’enrichissement capitaliste d’une partie de la gauche après la prise de pouvoir de François Mitterrand, alors que le PS abandonnait la classe ouvrière et, ses dirigeants, l’industrie française, pour se concentrer sur la finance et les sociétés gravitant dans la proximité des états et des collectivités locales. Quant à la gauche, elle était prise d’une frénésie de destruction de tout ce qui faisait la France au profit de multiples altérités déifiées, de l’Europe et du mondialisme indifférencié.

Éric Zemmour, lui, a surgi dans le décor politique, avec le triomphe du « Suicide Français » qui remettait en cause tout le corpus idéologique soutenu et illustré par Alain Minc. Juif d’Afrique du Nord, ayant raté l’ENA, son parcours journalistique, longtemps besogneux, dans des journaux de droite, a été lent mais remarquable. Paradoxe, cet homme de l’écrit fait son entrée dans le grand monde intellectuel via « On n’est pas couché », une émission télévisée tardive sur une chaîne publique. Il s’y fait connaître en fustigeant un ridicule : le conformisme de gauche et le politiquement correct des vedettes venant faire leur promotion. L’appel d’air a été tel, dans un monde médiatique étouffé par l’emprise idéologique dominante, sorte de purée mentale associant le mitterrandisme le plus opportuniste, le socialisme le plus capitaliste et l’autodestruction française par la double soumission américaine et européiste, qu’Éric Zemmour est devenu un analyste écouté, au point d’avoir une émission en doublette avec Éric Naulleau. Finalement, Cnews crée pour lui une émission qui draine les téléspectateurs massivement et remet en cause le monopole de la parole publique de l’idéologie dominante. Il devient un analyste féroce du déclin français avec une focalisation sur la nécessité de retrouver la grandeur protéiforme de la France, sur l’envahissement arabe et islamique et sur la critique de la féminisation de sa société.

Zemmour le besogneux de droite, sorti de son bled algérien et recalé à l’ENA est devenu riche et influent, en dénonçant tout ce qu’Alain Minc le grand bourgeois de gauche, de dix ans plus âgés, avait encensé pendant des lustres.

Deux histoires nées hors de France, qui, l’une et l’autre, illustrent la capacité française de créer des élites en à peine deux générations d’immigration, alors que les berceaux familiaux étaient nourris par deux préoccupations initiales radicalement différentes : la peur de l’antisémitisme nationaliste et des mouvements nationaux socialistes génocidaires d’un côté ; la peur du totalitarisme musulman de l’autre.

Évidemment la candidature d’Éric Zemmour à l’élection présidentielle prochaine ne pouvait qu’interpeller un faiseur de présidents comme Alain Minc. Son intervention dans le Figaro magazine du 11 septembre est intéressante. Le grand bourgeois juge le petit valet ; l’Énarque juge le journaliste ; le mondialiste juge le nationaliste ; le maître des diplômes les plus exigeants juge l'étudiant limité.

Dès le titre, le ton est donné : « Zemmour ou le refus de la complexité française ». Lorsqu’on emploie le mot complexité dans un débat, c’est toujours pour montrer que l’adversaire est dans le simplisme et que seule une grande capacité intellectuelle, la sienne propre bien sûr, est capable de se guider sûrement dans le dédale infâme de la réalité. D’entrée de jeu on dévalorise et on discrédite. En un mot on fait place nette en annonçant que tout l’article est la concession d’un grand esprit qui va se compromettre, pour aider les esprits embrumés, à nettoyer une saleté médiatique. Merci, Merci, blanche colombe de risquer ainsi la blancheur immaculée de tes ailes d’albatros !

En « refusant la complexité », le pauvre Zemmour prouve ce qu’il est : un minus habens qui se vautre dans le simplisme. Cela commence bien.

Bien sûr, juif assimilé comme lui, Zemmour aurait pu être quelqu’un de bien, … en étant gaulliste. Mais ce simplet qui ne comprend pas la complexité a voulu être maurrassien et trahir sa judéité pour épater l’extrême droite !

Le gaullisme qui aurait fait d’Éric Zemmour un homme fréquentable est un peu particulier, puisqu’il l’aurait fait adhérer sans réserve à « l’Europe, levier d’Archimède de la France ». De Gaulle a tenté de mettre l’Allemagne au service des intérêts français et s’y est cassé les dents. Depuis cet échec, la politique allemande heurte directement, et de plus en plus, les intérêts français. Comme le rappelle opportunément le dernier livre de Zemmour, « La France n’a pas dit son dernier mot », les deux soixante-huitards, Cohn-Bendit et son coadjuteur Romain Goupil sont d’accord sur une chose : « La France, c’est fini ». Pour le levier d’Archimède, on repassera.

Alain Minc critique alors ce dernier livre dont Éric Zemmour commence la promotion à grande échelle. Il s’agit « un livre étrange » marqué par le « narcissisme » d’un auteur dont « les outrances, les faussetés auront pour seul effet d’hystériser les débats ». On pourrait aussi bien écrire que la critique de Minc est « étrange et marquée par un narcissisme énervé, qui provoque, par ses outrances et faussetés, une hystérisation du sujet ». On est dans le mépris, avec ces procédés, pas dans le débat.

Le neuneu, traître à sa race, narcissique, menteur, et outrancier, est le « paladin de l’inévitable et de l’irréversible », du fait de son goût maladif de l’extrapolation et son engrenage qui refuse la nuance. Une espèce de robot qui ne sait que cracher maladivement des simplismes. Il ne peut pas analyser l’époque. Ça, c’est le rôle de Minc expert sain en réduction nuancée de toute complexité et qui sait, lui, marier les contraires complexes avec grâce et subtilité.

Bien sûr que le grand Alain-la-complexité refuse la culture Woke, le féminisme abject, les zones de non droit, la charia, l’abandon de la force nucléaire français. D’accord il n’a jamais à chercher à en montrer les ravages ni en expliquer les causes, ce qui l’aurait entraîné trop loin du politiquement correct indispensable. Dans le silence de ses soliloques, il pensait du mal de tout ce que dénonce Zemmour au milieu des crachats, dont le bel Alain s’est prémuni par un silence constant. Quand c’est complexe il faut être prudent.

Mais pas question de courir comme un dératé, derrière une France blanche, judéo-chrétienne, phare du monde qui est une « chimère ». C’est tout le problème : le révisionnisme antinational qui déstructure le discours et les institutions qui fabriquent du surmoi national est légitime pour Minc, qui, en revanche, n’admet pas qu’au vu des conséquences que l’on constate, l’on déconstruise tout ou partie du discours européiste et mondialiste, façon Davos, dont il est le thuriféraire. « La décadence de la France est un artefact », et les déclinistes des rigolos mais en pas drôles. Tout va bien ! Il n’y a rien à changer dans le modèle qu’Alain Minc défend depuis des lustres et qui lui a valu argent et honneurs. La France est incapable d’avoir à temps des masques, des lits, des infirmières, des médecins, du curare, du Doliprane, des seringues et des vaccins, mais tout baigne. Les Français de souche ne font plus d’enfants, ce qui est formidable mais il est heureux que l’immigration bouche les trous et au-delà. Il y a donc un grand remplacement. Ben oui, mais on ne va tout de même pas vous concéder cette réalité qui elle n’est pas complexe à observer ! Pas de taxes aux frontières, surtout pas, même si la France accumule tous les déficits depuis vingt ans et les bonnes mesures de Jospin : blocage des relations du travail et 35 heures après la retraite à soixante ans. Les déséquilibres n’ont aucune importance pour quiconque les regarde avec à l’esprit la nécessaire complexité des choses. L’Euro ? Aucun inconvénient, que des avantages, avec les mêmes lunettes de celui qui sait penser la complexité du monde. Les Grecs s’en sont aperçus et sans lunette.

De toute façon, la France de Saint Macron et de son groupe d’Énarques bien-pensants, car pensant comme Alain Minc le souhaite, a été épatante dans la gestion de la crise sanitaire ce que ne peut sans doute pas comprendre un minable qui n’a pas réussi le concours d’entrée à cette école.

Finalement Éric Zemmour est travaillé par l’ambition politique, (pas comme Minc, lui-même ni ses différents poulains), ce qui érode la qualité de son intelligence, stimule sa démagogie, altère son honnêteté.

Voilà toute l’affaire : Le neuneu, traître à sa race, narcissique, menteur, et outrancier, sinistre « paladin de l’inévitable et de l’irréversible » n’est au fond qu’un démagogue malhonnête détruit par le prurit politicien.

Cher Alain Minc, mieux aurait valu une analyse des causes du mouvement qui porte Zemmour vers son engagement politique « disruptif » que ce torrent d’injures qui trahit votre désarroi devant la chute d’une certaine forme de pensée dominante aujourd’hui largement remise en cause et souvent pour de bonnes raisons.

Dans son dernier livre récemment publié, Autodafés, Michel Onfray dénonce une idéologie dominante qui "ne débat pas . Elle insulte. Elle ne dialogue pas, elle méprise, elle n'échange pas, elle anathémise. Elle ne respecte pas, elle salit. Elle ne discute pas ; elle condamne".

Tout est dit.

"Super Pinel" , Hyper Bureaucratie, Népotisme énarchique

La bureaucratie française est désormais souvent constatée et critiquée. La crise sanitaire est passée par là et tout le monde a vu que les professionnels de la santé avaient été totalement subordonnés à une folie administrative effarante et unique au monde.

En vérité rien ne change et le bulldozer bureaucratique continue de tout écraser en bonne conscience et sans aucune critique dans les médias principaux. L’énarchie triomphe dans les formes les plus perverses, celle en particulier d’un népotisme qui ne trouble personne.

L’actualité nous en fournit la preuve avec la politique du logement et les annonces gouvernementales correspondantes. Le logement est depuis la guerre une passion politique et elle a été totalement phagocytée par l’énarchie qui y trouve tous les moyens de s’y déployer dans la béatitude en multipliant les réglementations phénoménales par leur détail, leur ampleur, leur mépris total de ce que pe nse les Français.

Voici donc que le Madame le Ministre en charge du logement, Mme Wargon, énarque en charge d’une discipline dont elle ignore évidemment absolument tout, veut construire 500 000 logements, ce qui est juste le nombre d’immigrés et d’enfants d’immigrés qu’il nous faut loger chaque année. Le Ministre est accueillant à la diversité, surtout islamique, puisqu’environ 80 % de ces nouveaux logés sont Maghrébins ou issus de l’Afrique musulmane.

Le moyen ? Un « super Pinel », une nième loi, où faute d’avoir voulu faire jouer les lois du marché et les règles de la propriété, on va proposer aux riches des dégrèvements fiscaux pour pouvoir créer des logements pour loger les petits-bourgeois qui libéreront de la place pour les immigrés. Avec le logement social, le Super Pinel, est la base de la construction en France. Une approche 100 % étatique, avec une association Etat et grands groupes immobiliers qui est le parfait exemple d’un « fascio » pétainiste de grande facture. Beaucoup de choses dans la construction date de Pétain, notamment l’Ordre des Architectes. Étatisme et pétainisme ont toujours fait bon ménage dans le domaine. .

Emmanuelle Wargon, « en marge » d'un débat portant sur la politique du logement, vient d'en dire plus sur le super Pinel. Pour bénéficier du dispositif à taux plein, le projet devra répondre à la fois à des exigences environnementales, mais également respecter certains standards en matière de qualité d'usage. Sur ce dernier point, le gouvernement s'appuiera sur le projet de "référentiel de qualité logement" qu'il a commandé à l'architecte urbaniste François Leclercq et au directeur général d'Epamarne, Laurent Girometti. Il sera présenté le 8 septembre prochain, à l'occasion d'un nouveau débat public organisé au ministère sur la politique du logement. Le décret organisant la future entrée en vigueur de ce dispositif baptisé, pour l'instant, "super-Pinel", sera ensuite mis en concertation auprès des acteurs de la construction. "Je souhaite que les critères de ce super-Pinel ne soient pas seulement environnementaux [par exemple, en lien avec le futur label RE2020, N.D.L.R.], mais aussi de qualité d'usage", a précisé la ministre devant les journalistes. "Nous devons réinjecter de la qualité d'usage, qui constitue l'impensé de la période qui est derrière nous, depuis un certain nombre de mandatures. Il n'est pas raisonnable de laisser l'ajustement se faire par une baisse de la hauteur sous plafond des biens, une diminution de leur superficie, l'absence de logements traversant…"

On voudrait donner une illustration de l’Énarchie Compassionnelle qu’on ne pourrait pas trouver mieux. Cette charmante jeune femme est pleine de compassion : les plafonds baissent et on ne propose plus d'appartement traversant ! Zut alors ! On moquait une reine de France qui voulait proposer des croissants au peuple affamé. Une petite reine de l’énarchie peut avoir une compassion très bourgeoise sans que cela n’affole personne. Il faut voir quelle réglementation effarante est la contrepartie d’un dégrèvement fiscal. Il faudra d’abord respecter un PassCO2, le futur label RE2020 ! Mais cela ne suffira pas. On va aller encore plus loin avec un règlement de la qualité d’usage, telle qu’une Marie Chantal va la définir avec un copain architecte. Ensuite, que de concertations. Toutes bidons. Il s’agit simplement de se mettre d’accord avec les grands groupes de construction. Le Parlement ? Quel parlement. Une fois les accords faits, la loi passera comme une lettre à la poste avec quelques concessions à quelques excitées vertes ou LREM, pour faire semblant.

L’avis des Français ? Connais pas ! Il suffit qu’une « fille-de » pense l’impensé du haut de sa filiation heureuse, pour que la France s’ajuste dans ses tréfonds. Mme Wargon  est la fille de Lionel Stoleru, qui n’avait pas été particulièrement épatant dans les gouvernements Giscard, où polytechnicien, il avait été astucieusement mis en charge du travail manuel… D’échec en échec électoral à droite, il avait fini par rejoindre les socialistes et finir chez Rocard, pour revenir chez Sarkozy après une autre série de cauchemars électoraux. Si on voulait symboliser « l’étroitesse des élites à toutes mains » qui dirigent la France depuis 1974, sans vraie conviction et sans résultat mais avec une belle stabilité financière et une belle certitude familiale, les Stoleru, avec les Parly, seraient en tête d’affiche. La remarquable Emmanuelle est non seulement la fille d’un polytechnicien mais d’une énarque, Francine Wolff, administratrice de la ville de Paris jusqu’à son décès en 2009. C’est dire qu’elle avait une vocation presque naturelle à rejoindre Emmanuel Macron au titre du contingent de femmes obligatoire. Parvenir à se rendre indispensable dans tous les bords politiques, d’Hidalgo à Macron en passant par Sarkozy, Hollande ou tout ce qu’on voudra, voilà un bel exemple de la création d’une élite indéboulonnable multicartes inscrit dans les rouages de l’Énarchie Compassionnelle dans la durée et sans parti pris, sinon celui de durer dans les hautes sphères de l’État.

Pendant ce temps-là on s'étonne que les pauvres qui se retrouvent avec une maison déclarée passoire thermique et qui tentent de se débrouiller avec 1 200 euros par mois, sur fond de stagnation économique depuis 40 ans, merci papa Stoleru, se retrouvent dans la rue pour ne pas être ruinés par des réglementations si extrêmes qu’elles deviennent intolérables !

Cet exemple terrifiant devrait amener les Français à quelques conclusions

-        Conclusion 1 : l’énarchie compassionnelle en famille, cela doit s’arrêter. Une muraille sera dressée entre la haute fonction publique et la politique. L’éviction de Macron est le premier acte de cette politique. Ensuite il faudra prendre trois mesures : interdire tout poste éligible à un haut fonctionnaire qui n’aura pas démissionné de son statut au préalable ; interdire les doubles rémunérations pour les hauts fonctionnaires ; mettre en place une législation contre les conflits d’intérêts et notamment le risque de népotisme.

-        Conclusion n° 2 : le logement est un des endroits où il faut débureaucratiser à mort.

-        Conclusion N° 3 : LR ne dira jamais rien sur la question ni personne d’ailleurs parmi les candidats connus de ce parti ni d’ailleurs d’aucun candidat. La gestion soviétique du secteur du logement fait partie des « impensés » de la politique actuelle.

-        Conclusion n° 4 : il n’y a pas de différence entre la gestion du logement français d’aujourd’hui et la gestion soviétique de l’agriculture d’hier. Il y avait toujours un grand prêtre du Politburo prêt à annoncer des tas d’idées sympas sur ce que devraient être les kolkhozes. Sans tolérer la moindre évolution structurelle. Et les Soviétiques n’ont jamais mangé à leur faim sans les importations étrangères.

-        Conclusion n° 5 : on aura reconnu le système qui fonctionne au ministère de la santé avec les remarquables résultats qu’on connaît.

Il va de soi que cet article n’a rien de personnel contre Emmanuelle Wargon qui est femme de qualité tout à fait remarquable, super diplômée, avec un bel esprit et synthèse et des qualités d’expression. Un modèle de jeune femme actuelle. Mais aussi un modèle d’apparatchik et de reproduction des élites, incapable d’une quelconque rupture avec la bureaucratie envahissante et s’y coulant avec un rare talent !

Toute l’affaire symbolise le népotisme énarchique, la continuité dans le temps des abus de la haute administration, et la bureaucratisation infernale perpétuelle de secteurs entiers de la vie économique. On n’a pas besoin de Pinel, de super Pinel ou d’hyper Pinel, voire de cosmo Pinel, mais d’une réduction de la pression fiscale globale. Mettre en place une fiscalité spoliatrice et ensuite restituer une partie de l’argent en fonction d’oukases administratifs ou de lubies personnelles de la ministre, est tout ce qu’il faut supprimer, surtout si c’est géré par des familles embusquées dans l’Etat qui se passent le relais de parents à enfants avec une indifférence totale pour la couleur politique du gouvernement du moment.

En lisant Marianne…

Il est toujours intéressant de lire les revues qui se veulent iconoclastes. Bien sûr, de tout temps, et surtout avec J.F. Kahn, la ligne principale était : « Vous vous rendez compte Mme Michu », ce qui ne nous emmenait pas très loin dans la contestation et plutôt loin dans la rengaine des râleurs et des grognons sans importance. Mais bon ! Natacha Polony se vit en grande penseur du monde moderne et ne dit pas que des sottises, entre exploitation diverses de poncifs et vraies informations longtemps mises sous le boisseau.

Revoilà Jacques Julliard qui n’en démord pas. Vive la gauche qui doit redevenir la gauche en cessant de « considérer l’électeur de gauche comme un pur animal économique ». Elle doit donc parler de l’immigration, mais en prônant les sommets et les plus grandes exigences, en évitant la juxtaposition des groupes ethniques et en intégrant. Il n’y a plus qu’à 

 « Ah si la gauche écoutait ses électeurs », ajoute-t-il. L’ennui c’est que la gauche a d’abord été absorbée par le socialisme et s’est calé sur le marxisme tout en acceptant toutes les dérives révolutionnaires. Plus de 100 millions de morts assassinés plus tard et quelques milliards de vies gâchées plus tard, avec en prime l’effondrement de l’URSS et la conversion au capitalisme d’Etat de la Chine, le socialisme est mort comme idéologie positive.

L’ennui est que les socialistes ont eu le culot d’abandonner les questions sociales et les ouvriers au profit des différentes altérités. Les électeurs censés être défendus par les partis de gauche se sont donc échappés vers l’abstention ou Mme Le Pen.

Cet abandon est largement du à des politiques soutenues par… Julliard, notamment dans le domaine européen et dans celui de l’accueil indéfectible des immigrés.

Ce n’est pas seulement le PS qu’il faut fustiger, M. Julliard, mais vous-même et JF Kahn avec vous !

Une excellente étude sur la baisse de revenu d’une partie des fonctionnaires.

Le tableau publié en page 11 devrait servir de bible à tous ceux qui veulent comprendre un peu la situation du pays. Oui, il est parfaitement vrai que de nombreux fonctionnaires ont perdu du pouvoir d’achat dans les quarante dernières années, et que c’est dans la masse centrale que les pertes ont été les plus grandes, la haute fonction publique se gobergeant, de plus en plus en famille, avec de nombreuses rémunérations annexes et des allers et retour dans le secteur nationalisé ou dans les entreprises en grande dépendance de l’État, et la partie basse ayant été assez généreusement revalorisée.

Les faits étant établis il aurait été bon de ne pas se tromper dans leur interprétation.

Premier constat : les fonctionnaires ne sont pas les seuls à avoir perdu du pouvoir d’achat. Nous n’avons cessé de répéter que le PIB par tête était exactement au même niveau en France entre décembre 1980 et décembre 2020. Quarante ans de stagnation ! On ne voit pas pourquoi la fonction publique aurait échappé à la tendance générale.

Second constat : c’est la politique démagogique mise en place par Mitterrand et son programme commun qui a ruiné la croissance française. Nous avons d’abord cessé de rattraper le niveau de vie américain, puis, grâce aux trente-cinq heures et autres transferts sociaux et étouffements bureaucratiques, nous avons commencé à décrocher tout seul comme des grands.

Troisième constat : les effectifs des différentes fonctions publiques et des emplois directement liés à l’état, comme dans les associations subventionnées ont explosé. La régionalisation a été le vecteur principal mais aussi le déplacement des fonctions régaliennes vers les associations. Quand on multiplie les effectifs à production constante, on baisse la rémunération moyenne. C’est mathématique.

Quatrième constat : le développement effarant de l’immigration et des obligations qu’elle implique a provoqué un déploiement permanent de ressources qui ont manqué pour le reste. S’il faut construite une ville comme Paris tous les cinq ans pour accueillir le monde entier, et des populations qui ne veulent pas s’assimiler et entrent en dissidence économiques et politiques, comment faire pour dégager des ressources pour l'administration de base ?

Cinquième constat : si on met nos entreprises en compétition avec le monde entier avec les charges les plus hautes du monde et les contraintes réglementaires et sociales les plus féroces, l’activité économique fiche le camp et prive le pays des moyens de revaloriser les fonctions d’appui.

Sixième constat : l’administration, quelque qu’en soit l’objet, suit les lois de Parkinson avec délectation. Si l’administration de la santé a fini par disposer de près de 18 000 femmes fonctionnaires de catégories A, la plus élevée, alors qu’il aurait peut-être mieux valu avoir 3 000 docteurs 6 000 infirmières de plus, ce n’est pas par hasard. La bureaucratie est devenue pléthorique du fait du triomphe de « l’énarchie compassionnelle et bienveillante ».

Septième constat : ce sont les GOPE européens, définis pour sauver l’Euro, qui imposent les restrictions en matière d’administration. Vive l'Euro d’accord, mais au moins qu’on en cite les effets, au lieu de les renvoyer sur d’autres.

Marianne occulte chacune de ces causes, pour ne pas gâcher le message subliminal : « le néolibéralisme né de Thatcher et Reagan » est la source de tous nos maux.

L’Administration n’a pas été victime d’un quelconque néolibéralisme français (des noms ! des noms !) mais largement des dérives de la Haute administration largement socialiste, immigrationniste, européiste, réglementariste, fiscaliste et bureaucratique

Pour finir : Que de merveilleuses trouvailles dans les dessins d'humour publiés en masse dans le journal, en particulier les deux de la page 61 que je laisse au lecteur le plaisir de découvrir.

La montée de l'intolérance

Alors que le cycle des conférences autour de mon livre Sortir du Désastre est enclenché, avec la volonté d’insister d’abord sur la nécessité de sortir des débats de personnes pour entrer dans le dur d’un programme de gouvernement puissant et de nature à changer les choses, plusieurs réactions qu’il faut bien qualifier de sectaires se font jour chez des personnes dont on n’attend pas vraiment cette attitude. Sur certains sujets, une partie de l’auditoire ne veux rien entendre et s’énerve vite lorsqu’elle considère que l’orateur fait une incursion incorrecte dans ce qu’il faut bien appeler « une exigence de foi ». Jusqu’à encore très récemment les génocides socialistes étaient l’exemple type des sujets impossibles à traiter objectivement sans conflit aigu avec un auditoire de gauche qui ne pouvait admettre que son idéologie soit frappée d’infâmie. C’était très cadré presqu’automatique et ne portait pas sur des aspects de la vie quotidienne et aujourd’hui tout le monde admet ou presque qu’au nom de cette doctrine cent à cent cinquante millions de personnes ont perdu la vie. La question est presque réglée. La nouvelle intolérance porte essentiellement sur deux sujets : le féminisme façon WOKE et l’écologie politique et touche beaucoup de personnes qui ne sont ni marquées a priori par une idéologie ni par une sociologie particulière. Cela traverse toutes les classes sociales, surtout sur des critères d’âge ou de genre.

Beaucoup de femmes, jeunes et moins jeunes, ne tolèrent plus aucune discussion sur les sujets féministes, par réaction à ce qu’elles jugent avoir été une maltraitance durable et structurelle des hommes qui doit disparaître.  Il n’y a plus ni débat ni limite. Toute réserve est vue comme une infamie méritant exclusion.

Un exemple :  Impossible de dire que la parité, dans un monde politique français dominé par l’Enarchie, a provoqué une poussée de nominations féminines dans des proximités problématiques, confinant au népotisme caractérisé, avec des carrières en couple particulièrement bien rémunérées, le poste de l’un servant à assurer le poste de l’autre. Il suffit de voir le nombre de « filles de » ou d’ex-maîtresses dans les instances politiques et administratives actuelles pour relever que la question est très actuelle. Alerter sur les risques d’une situation nouvelle, et l’obligation de prévoir des garde-fous contre les conflits d’intérêts, n’est pas remettre en cause les carrières féminines. Les règles de conflits d'intérêts valent pour les deux sexes. Mais rien à faire : il ne faut pas en parler ! L’obligation féministe ne souffre pas de commentaire et l’emporte sur la nécessité démocratique.  On a vu que Mme Hidalgo flattait cette attitude en se félicitant d’avoir violé la loi sur la parité de genre dans les postes de chef de service de la ville de Paris, sans pratiquement de réaction.

L’écologie est une autre terre de désespoir démocratique. Ne pas hurler avec les loups sur l’urgence de la transition vers une économie sans CO2 vous fait traiter de menteur, d'inconscient, de « connard » et autres gracieusetés. Aucun chiffre, même le plus facile à vérifier, ne sera accepté comme élément de discussion. Même si, dans vos analyses, vous ne relativisez jamais la réalité des difficultés liées au réchauffement que l’actualité rappelle inlassablement, et cherchez simplement à bien cadrer la politique écologique à mener, en équilibrant coût et effet sur la température, vous passez rapidement pour un malhonnête homme en plein révisionnisme voire pire. Ne s’agit-il pas de sauver la terre ? Vous êtes donc dans l’écocide !  Salaud, va !

L’industrie automobile annonce qu’il faudra 14.000 milliards d’euros pour convertir les usines européennes à la fabrication de voitures électriques, avec près de 3.500 milliards d’euros environ pour la seule industrie française. Personne ne réalise ce que veulent dire ces chiffres démesurés. Vous prenez le parc de voitures françaises, 55 millions d’automobiles, et vous calculez le coût du remplacement sachant qu’une voiture électrique coûte environ 30.000 euros en moyenne. Certains disent 20.000 d’autre 40.000. Là n’est pas l’important. Le budget à prévoir est colossal : entre 1.500 et 2.000 milliards d’euros. Nous en sommes alors à 5.000 milliards d’euros minimum. Mais maintenant voilà qu’il faut fournir avec des éoliennes l’énergie obtenue jusqu’ici par 50 milliards de litres d’essence consommés chaque année.  Sachant qu’un litre d’essence fournit l’équivalent de 10 kw/h et que l’éolien perd la moitié de l’électricité produite entre l’éolienne et le moteur, Il faut libérer l’équivalent de 5O x2 x10 milliards de kw/h éolien par an, soit 1000 milliards de KW/h. Sachant qu’une éolienne de 1 KW fournit en moyenne chaque année 2000 Kw/h, on obtient facilement la puissance en KW d’éoliennes à installer : 1 000 000 000 / 2000 = 500.000 KW. Sachant que la majorité des éoliennes installées proposent entre 1 et 3 KW, disons en moyenne 2 KW, il faudrait 250.000 éoliennes en France (contre 9 000 actuellement). Rappelons que le coût d’une éolienne est entre 1,4 et 1,6 million d'euros le MW. Il faut ajouter le coût du raccordement au réseau, les moyens de stockage de l'électricité produite, son transport sur le lieu de consommation et les points de rechargement. Un poste de recharge rapide coûte actuellement près de 40.000 euros. Il en faudrait des millions pour que les 55 millions de véhicules puissent avoir toujours l’énergie nécessaire partout où nécessaire. 

Vous voyez se dessiner des budgets colossaux, de l’ordre de cinq à six mille milliards d’euros pour la France, soit cinq ans de valeur ajoutée des entreprises françaises, à dépenser en 13 ans (d’ici à 2035 !).

Si vous généralisez à l’Europe, vous aboutissez à des chiffres supérieurs à 24 000 milliards d’euros, en plus de la conversion du parc industriel, et 2.500.000 éoliennes !  En imposant des limitations drastiques de circulation et en espérant des gains de productivité important, on aboutit à un minimum de 12.000 milliards d’euros, en plus des 14 milliards de la conversion des usines automobiles !   

Ces chiffres marquent une impossibilité. Si quelqu’un croit que les Français vont sacrifier la moitié de leur consommation ou de leur revenu pour convertir l’automobile à l’énergie éolienne, il va vers quelques déboires. 

Comme les transports représentent 6% de la pollution du CO2, espérons que le coût de la disparition totale de l’énergie thermique d’ici à 2050, soit trente ans, ne soit pas l’équivalent de 16 fois celui des voitures thermiques ! Car sinon bonjour le délire.

Bien sûr ces estimations faites sur un coin de table peuvent être contestées.  Ce que les citoyens doivent exiger de leur gouvernement, et de la Commission européenne, c’est le budget correspondant à l’objectif annoncé d’abord de la suppression des véhicules thermiques d’ici à 2035 et ensuite de la décarbonation totale de l’économie en 2050.  Jusqu’ici aucun chiffre sérieux n’a été produit. Annoncer des politiques sans les chiffrer est une imposture. Si les ordres de grandeurs que nous citons venaient à être confirmés, soyons clairs, cette politique est une folie et elle ne sera jamais menée à bout. Une seconde exigence est d’annoncer les résultats de cette politique en terme réduction de l’élévation de la température globale de la planète. Christian Gérondeau l’a fait dans son livre La religion écologiste, p 128. La décarbonation totale de l’économie française d’ici 2050 permettrait une réduction de température moyenne de 0.0014° et celle de toute l'Europe un gain de 0.004°. Les chiffres d’ici à 2100 seront sans doute meilleurs mais tout aussi dérisoires.

Pour un observateur dépassionné, les coûts extravagants et les résultats dérisoires de la politique de zéro CO2 d’ici 2050 condamne cette politique. Que ceux qui la proposent fournissent leurs propres estimations et la méthode choisie pour y aboutir ! C’est le minimum.

On le voit bien avec le COVID. Quand la politique suivie est abracadabrantesque,  cela finit par des dettes pharamineuses, des dépenses ahurissantes et des atteintes continuelles aux libertés, pour des résultats contraires aux annonces. A quand un « passeCO2 » et une application « stopCO2 » pour portable qui consignera toutes vos dépenses en CO2 ?

Liberté et prospérité sont en danger. Les religions surtout si elles sont politiciennes, mettent toujours la prospérité et les libertés en danger.

En attendant, les dévots de la religion écolo ne sont pas prêts à entendre.  La réponse, murmurée, est toujours : les chiffres sont faux ; ce n’est pas vrai ; quel inconscient ; un « salaud au sens sartrien du terme » ; il n’a pas vu les feux ? Révisionniste et négationniste mais surtout aveugle !

Alors que l'élection présidentielle se rapproche la tentation de capitaliser sur le féminisme et l’écologie s’amplifie. Mélenchon, Hidalgo et les Verts ont démarré l'exercice. Mme Pécresse met en avant sa « sensibilité » féminine et écolo.

Pour Krugman, l’éditorialiste du New York Times, il n’y a pas à sortir de là : la droite est pour le CO2 et que la terre soit cuite, tout en cultivant un machisme débilitant et antiféministe. Tous Trumpiste à droite !

Pour la droite de redressement national, c’est un défi. Un programme de sortie de désastre ne peut ignorer les grands thèmes de la démocratie et de la prospérité et doit donc être très précis en matière de culture WOKE et d’écologie utile. Tout en sachant qu’il existe un noyau fanatique à peu près totalement inconscient des vrais enjeux et qui ne compte pas aller au-delà des approximations vaseuses et des images pieuses. E. Macron s’est déjà calé dans la démagogie pour séduire cette tranche de l’électorat en jouant à la fois sur le féminisme en mettant constamment en exergue les féminicides et en manipulant les exaltées du gouvernement comme Mmes Schiappa et Moreno, tout en prétendant « à la fois » à une écologie « gouvernementale » calée sur l’Europe et avoir cédé à beaucoup de réclamations écologistes (Fessenheim, ND des landes, Convention citoyenne, …). L’extrême droite a, elle, choisi la lutte contre les éoliennes. C’est simple et cela évite de proposer une autre politique.

Les Républicains n’ont rien à gagner à faire du macronisme et du gauchisme au petit pied ni dans le féminisme ni dans l’écologie. Leur seul espoir est de se mettre au-dessus de cette mêlée de nains.nes en refusant les politiques antidémocratiques basées sur les exaltations de genre, de race et de religion et en forçant le pouvoir qui a défini des échéances à sortir de l’ambiguïté en précisant les coûts et les résultats attendus de la politique écolo suivie.

Un candidat solitaire, parti pour un concours de beauté, n’y arrivera pas. La parole doit être élaborée par un collège important de personnalités fortes et portée collectivement, donc par plusieurs porte-parole. 

Bien sûr, il faut tenir compte des sensibilités et des mentalités mais ce que les Français veulent, c’est comprendre quel sera l’effort à faire pour sortir du trou où la France s’est fourrée. Pour cela il faut travailler, travailler, travailler. Et venir avec une stratégie forte et incontestable. Il faut lutter contre l’intolérance et regarder la réalité à la lumière de la raison, assumer la pratique du pragmatisme, défendre la réflexion commune, stimuler le débat intelligent et informé.

Devoir l’affirmer aurait paru étrange il y a encore peu de temps. Il y a bien un affaissement démocratique et intellectuel regrettable en cours.

Devoir le faire en est doublement indispensable.

Didier Dufau  

L'épouvantable article de Jacques Julliard dans le Figaro

Quand le Père Julliard fait le Jacques après avoir joué tant de cartes tronquées depuis 1981

Une des curiosités d’un moment où toutes les frontières s’effondrent en même temps que les idéologies, est le succès de Jacques Julliard dans les journaux de droite, comme en témoigne la page entière consacrée par le Figaro du 16 août à un article de sa plume dénonçant les manifestations « populistes », sous le titre « Au pays de Descartes et du Père Ubu ».

Jacques Julliard est significatif d’un mouvement d’après-guerre qui a vu certains intellectuels catholiques décider que le catholicisme ne devait plus appuyer « les régimes bourgeois » et au contraire se ranger derrière les idéologies marxistes. Le « christo-coco » et la « théologie de la libération » sont les deux enfants informes nés de cette ambition. Pour eux, Jésus serait en fait un précurseur de Lénine, le plus révolutionnaire des deux pouvant se discuter. La JOC, le prêtre en usine « partageant la terrible condition ouvrière », la fin de la ritualité historique chrétienne avec Vatican II, la dénonciation du capitalisme, le soutien des révolutions en Amérique du Sud, la repentance perpétuelle des nations occidentales, ont formé le cadre de la quasi-disparition de la religion chrétienne en France, déconsidérée et marginalisée en moins de 70 ans. Le soutien massif à Mitterrand et au programme commun de gouvernement, la fusion avec les protestants de gauche, de Rocard à Jospin, la critique perpétuelle de la droite infâme, ont fait de cette mouvance, le complice absolu de toutes les erreurs qui ont mis la France là où elle est : en voie d’être ruinée et définitivement déclassée.

Au lieu de faire pénitence, les intellectuels de gauche catholiques croient toujours pouvoir faire la leçon aux autres et notamment aux victimes des politiques socialistes.

Article de foi numéro 1 : il n’y a de bonnes manifestations de masse que de gauche. Une manifestation qui ne l’est pas est préfasciste ou fasciste (sic). Quand la CGT casse, occupe, empêche, fraude, agresse, c’est bien ! Même quand c’est totalement illégal ! C’est pour la bonne cause. Même quand cela empêche de réformer intelligemment des institutions en difficulté mais noyautées depuis longtemps. La SNCF a été ruinée par l’impossibilité de réduire pendant 40 ans un excédent de 300 000 salariés lié à l’électrification, accumulant milliard après milliard de pertes. Idem pour Air France, ruinée radicalement par ses pilotes syndicalisés. Le statut de la fonction publique, les 35 heures et la retraite à soixante ans étaient des erreurs funestes qui ont détruit la compétitivité française et entraîné le pays dans la surfiscalisation et la dette intolérable. Aucun problème !

Article de foi numéro 2 : il y a un bon et un mauvais peuple. L’infaillibilité du peuple n’a pas de fondement rationnel (re sic). Il n’est souverain que lorsqu’il est éclairé. Sinon ce n’est qu’une populace. Qui l’éclaire ? Évidemment ceux qui prêchent le bien et seuls le socialisme et le christianisme de gauche prêchent le bien. Il suffit de voir où nous mène la « cancel culture » folle du post-gauchisme américain pour s’en convaincre… Haines multiples et piloris des chevaliers du bien, on connaît cela chez les catholiques depuis Savonarole. Mais cela ne trouble pas la gauche chrétienne format Julliard.

Article de foi n° 3 : Les gilets jaunes sont une horreur incompréhensible, mélange d'anticapitaliste pré marxistes (l'erreur absolue) et de populistes ravagés. Il s’agit d’un ramassis d’imbéciles (re re sic) (belle citation de Bernanos, penseur Chrétien qui sert à l’occasion, qui déclare que « l’expérience accumulée par les imbéciles pèse d’un poids immense sur le monde »). Nous voilà bien avancés. Que des gens qui subissent depuis quarante la stagnation de leur revenu du fait des politiques socialistes voulues et soutenues par M. Julliard se rebellent contre la perspective d’une pauvreté dramatique est inacceptable pour M. Julliard. S’ils ont été ruinés ou menacés de l’être, c’est pour leur bien.

Article de foi n° 4 : Si les manifestants sont fascistes, ils ne le savent pas. Heureusement M. Julliard est là pour les informer de leur état navrant, de leur magma intellectuel, de leur irrationalité narcissique et consumériste. Imaginez un peu : ils haïssent M. Macron qui les prend pour ce qu’ils sont. C’est une preuve cela !

Article de foi numéro 5 : quand on se drape dans le drapeau français, on lui donne « des couleurs louches, sectaires et comme factieuses » (re  re sic). Quand on se drapait dans les couleurs du drapeau rouge soviétique rien n’était louche, sectaire ou factieux. C’est bien connu. Pauvres imbéciles de Dupont-Lajoie à béret et baguette de pain, intériorisez votre ignominie et vos penchants pour la régression dans les eaux boueuses du nazisme, de l’antisémitisme, de l’anti scientifisme, de l’anti tout nauséabond ! Alors que vouloir le paradis sur terre avec 150 millions de massacrés à la clef était évidemment  compréhensible car bien intentionné.

Article de foi numéro 6 : la cause de nos malheurs vient des idées des « pédagogos » qui ont détruit la sainte école de la République et laissé la place aux « Pères UBU ». Comme si cette destruction n’avait pas été menée au nom de la destruction de la « bourgeoisie ignoble » et auto reproductrice et de la « vraie et réelle émancipation » par des intellectuels de gauche ! C’est qu’il fallait casser déjà les plafonds de verre, une activité qui laisse pas mal de scories blessantes sur le sol. Ajouter les guerres de genre, promues à l’école par la gauche néomaccarthyste américaine, avec écriture et cours d’école genrées, et nous voilà en pleine gloire de gauche. Il est bien temps de pleurer les conséquences de ce que l’on a adoré, M. Julliard !

Article de foi n° 7 : La laïcité, la République et la nation sont passées à droite pour leur plus grand malheur. La droite salit ce qu’elle touche. Y compris la sainte Raison, que la droite utilise « comme une poule qui aurait trouvé un couteau »(re re re sic). C’est que les Saints ontologiques que sont les Chrétiens de gauche ont perdu leur monopole nécessaire du fait des errements gauchistes. Du coup le bien repris par la droite est le mal, à coup sûr !

Article de foi n° 8 : la pensée politique se résume en France au mariage baroque de « l’abstraction sociologique et de l’anecdote médiatique, sous le contrôle des animateurs télévisuels ». C’est vrai que le potage est peu goûteux. Mais qui a peuplé l’université et les médias de cette gauche bizarre, sinon les socialistes avec Mitterrand, puis Jospin, puis Hollande ? La pensée dominante à l'université, à l’école, et dans les médias est clairement socialiste, de façon écrasante. La droite n’y est pour exactement rien. Elle a seulement réussi à faire un trou minuscule dans le monopole de gauche avec Cnews et Zemmour.

Article de foi n° 9 : « Il y a en France deux urgences, la lutte contre le réchauffement climatique et la lutte contre la glaciation intellectuelle ». Le gauchisme écologique est l’exemple même d’une folie marquée par la glaciation intellectuelle. Mais Julliard n’en a cure. Dommage car Il faut lutter contre la gauche politique pour sortir à la fois de l’ignominie intellectuelle de l’ultra gauchisme néomaccarthyste des Verts et de l’autodestruction économique qu’ils promeuvent. La gauche socialiste ne pense qu’à s’y allier ou s’y rallier.

Article de foi n° 10 : « Il y a pire que l’anarchisme prolétarien de l’extrême gauche, c’est l’anarchisme petit-bourgeois, un libéralisme d’enfants gâtés ». C’est que ces imbéciles de manifestants à gilets jaunes ou non, sont des enfants gâtés malséants. Observez bien les femmes retraitées en pension de réversion à 500 euros par mois qui manifestaient sur les ronds-points ! Des gâtées pourries si on les compare aux petits pauvres des tiers-mondes ! Des abruties « tombées dans les guets-apens du spontanéisme » (re re re re sic).

Quelle conclusion tirer de cette protestation énervée contre les conséquences de ce que Jacques Julliard a toujours soutenu et qui en marque la faillite définitive ? On aurait préféré une confession du genre : « Cela fait maintenant 60 ans que je me trompe et que je trompe ceux qui me lisent. Voilà mes erreurs. Voici ma repentance. Seigneur, pardonnez une si longue offense ! Je n’ai rien compris. Et ne me laissez pas abandonné au milieu de mes ruines ». Au lieu de cela, il cherche la « voix » qui saura parler au peuple pour affirmer les vérités qu’il a toujours soutenues et le convaincre enfin, puisque lui et ses amis chrétiens socialistes en ont été incapables, car il en est sûr, elles résonnent en chacun de nous avec une force surnaturelle. Pour lui « their is no alternative » : La renaissance française passe par les idées et les alliances qui ont flanqué le pays par terre pourvu qu’elles soient fécondées par la charité chrétienne et un socialisme renouvelé !

Et il faut continuer à ne parler d’aucune des réalités qui fâchent : l’immigration débridée, les musulmans irrédentistes et éventuellement terroristes, l’effondrement de la natalité proprement française, la stagnation économique initiée par le programme commun de gouvernement, la folie de la fiscalité spoliatrice et de l’endettement incontrolable, le chômage de masse et la perte de compétitivité internationale, la perte de démocratie par la confiscation du pouvoir familialement par la haute fonction publique en lien avec le syndicalisme d’état, la création d’une énorme bureaucratie protégée et constamment alimentée, l’insécurité généralisée et les risques de guerre civile, l’affaiblissement de l’état par le déshabillage régalien voulu par l’Union Européenne et assurée par le débridage du gouvernement des juges, et finalement la soumission aux États-Unis qui nous exporte ses conceptions si largement anti françaises, si remarquablement efficaces en Afghanistan, et si proches du Klux Klux Klan avec ses théories « woke ».

La gestion exécrable d’un jeune président à la psychologie problématique, incapable de sentir la nation, inapte à toute compassion réelle, uniquement préoccupée par son narratif narcissique et électoraliste, incapable de rien faire de sérieux sinon servir à chacun ce qu’il veut entendre pour pouvoir asséner « j’ai fait tout bien et personne n’a fait plus pour vous » à toutes les catégories électoralement utiles, quitte à assommer la nation, est une dimension essentielle des manifestations actuelles. Il est probable qu’elles dureront tant qu’il sera au pouvoir. Il faut qu’il parte.

Le désastre de l'alliance entre PS et Verts évident partout où cette alliance a réussi à s’implanter en France et notamment à Paris où Hidalgo commet la destruction implacable de la Ville Lumière et signe un assassinat urbain unique dans l’histoire  depuis Néron et probablement irréparable, exclut toute nouvelle alliance entre chrétiens tentés par la gauche  et un socialisme qui de toute façon ne s’intéresse plus aux classes populaires et a perdu leur soutien. Unir Dieu avec le vide ? Mauriac revient, Julliard est devenu fou !

La droite RN est incapable de gouverner et les petites excroissances politiques qui sont nées sur le fumier socialiste et macroniste ne présentent aucune solution.

Si l’esprit sain doit souffler, qui reprend l’idée d‘un progrès en tout domaine au profit de la patrie, de la nation, de son autorité, de sa puissance, de sa prospérité, de ses libertés, il ne peut venir que d’une coalition massive de centre droit, qui libère la France de tout ce qui l’a déclassée depuis Giscard et Mitterrand, avec la complicité agissante des centristes, des chrétiens ralliés au socialisme, de la cupidité des familles qui ont profité du mitterrandisme pour s’infiltrer partout et tenir tout ce qui compte, comme on le voit dans le domaine sanitaire depuis l’affaire du Covid.

La menace aujourd’hui portent sur deux valeurs capitales : la prospérité, seule moyen du progrès social, et la liberté, seule particularité indissolublement française. La gauche unie à l’extrémisme gauchiste et au socialo centrisme européiste, a réduit les libertés et anéanti la prospérité. Elle est disqualifiée à jamais et il n’y a rien à en espérer sinon pire. Une droite purement conservatrice et se tournant vers des mouvements à dimension « ratichonne », tout en courant derrière toutes les catégories mécontentes, n’a rien à dire de concret. L’échec aux Européennes a été très démonstratif.

Ce qui s’annonce est obligatoirement un mouvement de salut public, ancré dans la passion nationale française, dans la forme républicaine et dans l’esprit démocratique, décidé à la survie de la nation et capable de sortir de l’impuissance, mais sans rupture avec les grandes idées qui éclairent sa course depuis la renaissance, sans remettre en cause la coopération diplomatique européenne et mondiale mais en veillant à brider les forces qui tentent de détruire ou d’affaiblir la nation.

De durs combats sont à prévoir contre l’esprit de conquête musulman, incompatible avec ce qui fait la France, contre l’envahissement du pays par des hordes d’immigrés non souhaités et qui ne respectent pas nos lois et coutumes, contre les dérives qui se généralisent de la « cancel culture », contre une écologie radicale, inefficace et ruineuse, contre diverses déviations judiciaristes qui ont déshabillé la chaîne pénale et rendu inopérante le respect des lois et de la paix civile, contre l’européisme substitutif de la souveraineté française, contre le mondialisme déséquilibré des échanges et les systèmes monétaires dysfonctionnels, contre les forces qui tuent la productivité française, contre une haute fonction publique qui a confisqué la démocratie et entraîné l’Etat dans une bureaucratie inefficace et coûteuse,

Ce ne peut pas être un combat populiste parce qu’à chaque fois ce sont des valeurs supérieures qui doivent être restaurées. Ce ne peut être un combat de petits clans car il faut définir une politique souhaitée par la majorité des Français. Le succès suppose une très large adhésion et doit restaurer la confiance dans un succès possible. L’espérance n’est jamais rance. Mais elle doit être éclairée par le débat inlassable et la volonté de convaincre. Et pour cela il faut non pas un concours de beauté entre des candidats saisis par l’ambition individuelle du « destin national », mais un groupement des forces vives de la nation et la formulation d’un programme dense et décisif de salut public.

Un Jacques Julliard régénéré par la reconnaissance de ses erreurs et une contrition sincère pourrait contribuer positivement à cet effort. Les voies du seigneur ne sont pas toujours aussi impénétrables qu’on pourrait le croire !

Les limites du discours d’Éric Zemmour et les risques d’une candidature présidentielle

Dans le climat totalement fermé et délétère des médias officiels, notamment radiodiffusés et télévisés, qui touchent l’essentiel de la population, serinant à longueur de temps des éléments de langage et des appréciations stéréotypées, nourris par le « politiquement correct » dominant du moment, la parole d’un dissident aussi combatif, construit et instruit qu’Éric Zemmour était indispensable pour mieux respirer l’air de la liberté de parole en France.

Il s’est fait connaître d’un plus grand public dans une émission du samedi soir pilotée par Laurent Ruquier, en taclant régulièrement le langage politiquement correct assez baveux des vedettes du showbiz venant faire leur promo et s’agenouillant devant les icônes de la pensée conforme de gauche ou d’extrême gauche tout en marquant leur dégoût, voire en vomissant carrément, ceux qui ne l’étaient pas assez à leurs yeux, sous les applaudissements d’un public formaté. Du coup les vedettes étaient déstabilisées et ne savaient trop quelle attitude prendre : s’engager dans une polémique n’est pas bon pour l’image, sauf pour quelques forcenés qui tenaient à associer leur image à un fort engagement militant extrémiste à gauche. Comme beaucoup de ces vedettes étaient devenues très riches grâce à leur succès, le contraste entre leur position et leur propos leur donnait une image d’hypocrites de belle dimension.

Les spectateurs ont ainsi découvert une manière de pensée l’actualité qui leur était masquée depuis des lustres, ou travestie par la « réductio ad hitlérum » bien connue, et cela a donné Zemmour et Naulleau, puis l’heure Zemmour sur Cnews qui a permis au journaliste de développer des analyses sur l’actualité qui challengeait sérieusement et en profondeur la pensée dominante charriée par les médias officiels, envahis par les journalistes de gauche après la prise de pouvoir de Mitterrand, et les médias de gauche, papier ou télévisés. Le succès de Cnews a montré que ce courant d’air frais intellectuel était apprécié par une partie notable des Français et nécessaire pour prendre la mesure des phénomènes contemporains.

Éric Zemmour a développé de nombreuses contre-attaques contre des idées dominantes branlantes en fustigeant tel ou tel aspect de :

-        La décentralisation, contraire à l’esprit et à l’histoire française et inutilement coûteuse

-        Du clientélisme phénoménal des collectivités locales

-        De l’obsession féministe

-        Des conséquences négatives de la perte de souveraineté française

-        Des dérives de l’immigration

-        Du danger musulman menant mondialement depuis Khomenei une guerre ouverte contre l’Occident

-        De l’européisme délirant rendant impuissant les institutions françaises

-        Du néolibéralisme ambiant et du libre-échange devenu religion tuant le prolétariat français.

-        Du gouvernement des juges

-        De la trahison de la droite devenue totalement adepte d’un centrisme mou avec Chirac et Juppé.

-        L’abandon de la culture française

Si on synthétise : la France est une exception magnifique, façonnée par les rois et la République, dont la culture exceptionnelle s'est magnifiée par une langue superbe sur des bases chrétiennes et gréco-romaines, qui vaut par son Etat, qui tient ensemble un peuple disparate, rassemblé par l’énergie centralisatrice des meilleurs dirigeants, et sa civilisation, son art, son influence et son esprit. L’Angleterre a réussi constamment à l’amoindrir, d’abord avec le drame de Waterloo, puis en jouant la France contre l’Allemagne et réciproquement. De Gaulle a été un dernier effort de consolider la civilisation française mais tout a été abandonné par la suite. Si elle ne fait pas un énorme effort de sursaut, la France disparaîtra noyée sous l’immigration, l’impuissance, la colonisation culturelle, militaire et économique des Américains, le transfert de ses productions vers les pays à bas salaires, le triomphe LGBT, la perte de la langue et la disparition du pays devenu une somme de territoires sans culture propre, ambition possible ou rôle utile.

Pour Éric Zemmour, la France est en crise démocratique, en crise de souveraineté, en crise d’identité, en crise démographique, en crise sociale, en crise culturelle, en crise économique et finalement en crise sanitaire les mains vides. Le peuple n’a plus son mot à dire, se détourne d’élites qui ont trahi la France, s’irrite contre le grand remplacement, ne supporte plus la délinquance et les crimes en expansion constante et se détourne d’une politique tenue par les femmes et les mouvances LGBT dans lesquelles il ne se reconnaît pas.

Emmanuel Macron représente l’union des bourgeoisies contre le peuple, et assure la protection du veau d’or, l'important pour cette bourgeoisie étant comme d’habitude de sauver le capital au mépris de tous les autres, en empêchant l’état de jouer son rôle d’arbitre, de même que les Rois jouaient le peuple contre l’aristocratie et les juges. Il cautionne la transition vers un pays zombie où seules les révoltes sont possibles, apaisées par les injections de monnaie par la banque centrale européenne.

Dans cette pensée très construite, la partie qui est criminalisée est la dénonciation de l’irrédentisme religieux et social des musulmans, basée sur une analyse du Coran comme religion totalitaire et violente touchant non seulement l’intime mais aussi la vie sociale et incapable de s’insérer dans la civilisation française. Lorsque les musulmans deviennent quantitativement majoritaires ils asservissent tout ce qui n’est pas musulman, et les guerres religieuses entre factions religieuses fondamentalistes ne peuvent être contrôlées que par une extrême violence. Il n’y a donc pas de différence entre islam et islamisme. L’islam est un islamisme qui demande à ses adeptes d’exercer quand ils le peuvent une violence, éventuellement exterminatrice contre les incroyants. En laissant l’immigration musulmane détenir une part croissante de la population, la France signe son arrêt de mort. En « essentialisant » ainsi les Musulmans, Éric Zemmour tomberait sous le coup de la loi, car il provoquerait une incitation à la haine religieuse et raciste. Ce à quoi il réplique : les lois structurellement liberticides ont en plus l’inconvénient d’interdire l’avertissement sur les risques pris par la nation. En refusant que la population française traditionnelle soit submergée par une population importée devenue majoritaire et sommée d’importer son modèle social et religieux par des minorités agissantes extrêmement violentes, il montrerait un racisme intolérable qui devrait lui valoir l’exil ou la geôle. Tuons l’oie du Capitole ! Parce qu’il brocarde, et combat avec beaucoup de talent, et l’immigration africaine massive et le féminisme ambiant, et les discriminations positives et la moraline approximative qui coule à grand bouillon dans les veines de la presse politiquement correcte, le voilà habillé en multiphobique réactionnaire, émule d’Hitler, poussant à la guerre des races et des sexes alors que tout va bien Madame la Marquise.

Le comble du paradoxe est que Zemmour par amour de la France, respect pour son passé et espoir pour son avenir, est amené à prendre ses distances avec la « jurisprudence de la Shoah », qui a conduit à vider toute l'histoire de la seconde guerre mondiale pour n’en faire qu’un discours sur l'extermination des juifs, qui a criminalisé les autorités françaises de Pétain et l’histoire française de façon injuste et « diabolisante », et produit toutes les lois et les habitudes de pensée qui ont été récupérées par les minorités agissantes et notamment l’islamo gauchisme. Il s’inscrit dans le mouvement de rupture entre les mouvements et intellectuels juifs avec le socialisme et le gauchisme. La rupture est dans le constat que la gauche extrême et ce qui reste de socialistes considèrent désormais les Musulmans comme les Juifs du moment, qu’Israël est un état fasciste comme les autres et doit être condamné ou même détruit, qu’elle refuse de voir que l’antisémitisme en France est d’abord le fait de l’immigration musulmane massive qui les déloge et les tue en France, au détail en attendant mieux. Sur ces sujets, il n’y a pas une feuille de cigarette entre les positions d’Éric Zemmour et celles de Gilles-William Goldnadel, Elisabeth Levy ou Alain Finkielkraut. Tout le monde juif est parfaitement conscient qu’il a un double effet de retour de bâton après les excès qui ont entouré la Shoah, que d’autres minorités voudraient bien reprendre à leur compte, et de perte de sécurité en France du fait de l’immigration musulmane massive et sa haine massive contre Israël.

Le Zemmourisme a atteint, avec le moyen qu’on lui a donné de commenter l'actualité longuement sur Cnews tous les jours, le plus haut de sa trajectoire en juin 2021. Le mouvement depuis décline un peu. Il n’y a plus de surprise et beaucoup de rabâchage. La tentation présidentielle qui s’est saisie du chroniqueur marque à la fois la dilatation extrême et le plus grand risque d’une trajectoire qui risque de devenir problématique.

Pourquoi ? Parce qu’Éric Zemmour fait une erreur gigantesque dans le domaine économique et social qui ne lui est pas familier. Sa théorie l’union des bourgeoisies contre le peuple ne mène à aucune politique sérieuse car elle est fausse.

Éric Zemmour n’a pas de théorie explicative des crises à répétition qui secouent le monde depuis 1971. C’est la domination des Américains, et pas les bourgeoisies françaises, qui a imposé les changes flottants, puis l’entrée de la Chine dans l’OMC. Ce sont les européistes façon Giscard et d’abord Mitterrand qui ont imposé l’Euro, et qui ont laissé l’Europe garantir le libre accès du monde entier dans l’espace de l’Union. Ce sont les hauts fonctionnaires français qui ont ajouté le pouvoir politique à leur pouvoir administratif et judiciaire, qui ont géré la dessaisie de la souveraineté de la France.

C’est Mitterrand qui a cassé la croissance française avec le programme commun de la gauche, pas « l’union des bourgeoisies » si un tel zombie existe. C’est Jospin avec les 35 heures qui a provoqué le désarroi économique de la France alors que l’Allemagne faisait la politique inverse et rendu l’Euro détestable pour les Français.

Il est parfaitement exact qu’une toute petite minorité de riches bourgeois, ou de nouveaux riches, comme on voudra, s’est liguée avec l’énarchie triomphante pour former un noyau bien décidé à défendre leur bout de gras. Il y a une frange de boursicoteurs et d’entrepreneurs vivant en couple avec l’État, qui tient à conserver leurs petites manies enrichissantes et qui veulent l’Europe, la BCE et la FED pour gonfler le monde de liquidités propices aux gains rapides de spéculation. Mais cela ne fait pas 1 000 personnes.

En unifiant et en « essentialisant » une mythique union des bourgeoisies aux basques de l’opportuniste Macron, Éric Zemmour se détourne des vrais sujets et se met en position d’aborder la course électorale présidentielle sans politique économique sérieuse et en mettant une bonne partie de la droite contre lui. Du coup, il ne devient plus utile puisqu’il sera mécaniquement battu. Il ne lui reste qu’un tout petit espace entre Marine Le Pen qui tient un discours socialisant pour conserver son électorat ouvrier, et le candidat de droite quel qu’il soit. Il fera simplement réélire Macron, en privant une partie de la droite de voix au premier tour.

Ce forfait réalisé, il ne lui restera plus que la retraite qu’on lui souhaite heureuse, et riche de lecture napoléonienne, car il n’aura plus aucun intérêt pour personne. Éric, sauve-toi et, nous avec, en t’abstenant de la mésaventure de trop ! Il voudrait mieux aider la droite à consolider son programme là où ton travail est indiscutable et où les dirigeants de droite sont d’une timidité de rosière.

Les paniques émotionnelles provoquées, fléau d’une civilisation sur-désinformée.

L’avantage de ne pas être un perdreau de l’année, c’est qu’on a vécu des tas d'évènements qui ne sont pas des ouï-dire. Cela permet de relativiser des évolutions contemporaines qui sont vécus par les jeunes comme des nouveautés alors qu’elles ne sont que la répétition de mécanismes mentaux collectifs récurrents à travers l’histoire.

Qui se souvient que de 1947 à 1975, la crainte panique était celle d’une nouvelle glaciation ?

« 15 décembre 1946-10 mars 1947 : hiver très rigoureux96. Il désorganise l’appareil productif au Royaume-Uni (2,3 millions de personnes en chômage technique en février) et fragilise l’économie ».

Si on pardonne cette remarque personnelle, c’est en 1947 que mon père achète un phénoménal meuble chauffant à huile qui permettait de maintenir la température dans la chambre des enfants que nous étions pour que nous ne gelions pas ! Les Allemands ayant volé le charbon et détruit les mines, on manquait de moyen de chauffage.

« Le terrible hiver est le nom donné à une période de trois mois de l'hiver 1950-1951 durant laquelle une série de 649 avalanches a provoqué la mort de plus de 265 personnes dans les Alpes, en Autriche, en Suisse et en Italie ». Wikipédia. L’article de Wikipedia en anglais parle de l’hiver de terreur. https://en.wikipedia.org/wiki/Winter_of_Terror?oldid=609658876

1956 est à nouveau un terrible hiver. « Février 1956, ou le mois le plus froid du XXe siècle, avec un déficit thermique de plus de 10 °C. Deux ans après l'hiver 1954, déjà très dur et marqué par l'appel de l'Abbé Pierre. Entre le 31 janvier et le 28 février 1956, une vague de froid (et de neige) s’abat sur la France et l’Europe, vitrifiant la Côte d’Azur jusqu’à l’Italie et recouvrant la côte Atlantique d’un manteau neigeux ». Bordeaux est paralysé sous la neige et la glace, avec des voitures abandonnées dans les champs de neige que sont devenues les rues. https://www.sudouest.fr/2016/02/19/retour-sur-le-terrible-hiver-1956-dans-le-sud-ouest-2274388-706.php?nic On comptera 147 morts en France. Du 1er au 27 février, les températures descendent largement sous le zéro, atteignant durablement -20 °C à Paris et jusqu’à -35 °C en Corrèze. La neige atteint 1,20 m en Normandie et 50 cm dans le Var. La moitié des cultures sont détruites.

1 954 est marquée par un hiver très froid et l’appel de l’Abbé Groués, dit abbé Pierre. "Mes amis, au secours… Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l'avait expulsée… []Chaque nuit, ils sont plus de deux mille recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu. []La météo annonce un mois de gelées terribles ». Le gel a été la principale explication de l’extraordinaire élan de solidarité qui s’est mis en marche, premier exemple d’un tsunami émotionnel qui fait bouger des millions de personnes qu’on retrouvera avec l’incendie de Notre-Dame de Paris, ou lors du tsunami bien réel qui a terrorisé les touristes potentiels que nous sommes devenus tous devant le contraste terrifiant entre une vague monstrueuse qui allait tout emporter en Thaïlande et l’inconscience de baigneurs qui sourient à la caméra.

Mon père ayant été chargé par le ministère de la Construction de piloter la construction d’une cité d’urgence au Plessis Trevise pour répondre au grand mouvement de solidarité initié par l’abbé Grouès, qui malheureusement avait exigé qu’elle soit construite sur un terrain marneux, en pente et loin de tout transport public mais lui appartenant, j’ai bien connu la suite : pas de candidats pour venir s’installer là ! Un accord pris avec la communauté Rom. La grève des bénévoles lorsque les ROMs sont venus leur demander de se dépêcher et ont refusé d’aider… L’abandon progressif des lieux etc. Lors d’un dîner de dons chez mes parents, le téléphone a soudain sonné vers 10 heures J’ai eu l’honneur de décrocher le téléphone qui était dans la cuisine (à cette époque on ne mettait pas de téléphone dans les salons). C’était Martine Carole, une starlette de l'époque qui exigeait qu’on lui passe « le Saint » qui avait laissé ce numéro pour l'appeler. Le départ brusqué du solide et sensuel abbé pour rejoindre « le sein » a fait rire un peu jaune sur le coup les riches donateurs présents.

Comme lors du tsunami thaïlandais, les sommes reçues dépassaient les besoins et on ne savait pas trop quoi en faire. Le mythe créé par l’Abbé Pierre est encore aujourd’hui enseigné à l’école et on vote des lois sur le droit au logement en se cachant sous le béret de l’abbé. L’émotion de 54 est encore exploitée aujourd’hui !

En 1958 SOS météores, une BD de Black et Mortiner, s’ouvre sur une série de manchette de journaux annonçant les pires catastrophes climatiques avec une glaciation dramatique, « des inondations en Allemagne », un héros qui espère que la neige ne l'empêchera pas de faire les dix kilomètres qui le séparent de son rendez-vous !

En 1961 il gelait en septembre à Beaune en Bourgogne. Les journaux locaux craignaient pour l’avenir des vignes.

« Les grands froids de l'hiver 1962 – 1963, eux, sont les plus longs depuis la fin du XIXe siècle en Europe et les plus rigoureux après ceux de 56 ».

Et cela continue jusqu’en 1973 où Time magazine sur sa couverture du 3 décembre annonce The Big Freeze. La grande glaciation !

Cela veut dire que les trente glorieuses ont été vécues comme une période de refroidissement terrible alors que les émissions de CO2 n’ont jamais été aussi massives. Sur ce blog un correspondant nous reprochait de parler de croissance car « les Trente Glorieuses avaient tué le climat et probablement la vie sur terre ». Ce jeune homme, probablement un « millenial » ne savait rien de l'opinion dominante de cette époque où l’on croyait que la bombe atomique avait déréglé le climat. À l’époque les « scientifiques » parlaient de grandes glaciations à venir ! Giscard en imposant les centrales atomiques à grande échelle voulait que les appartements soient chauffés à l’électricité pour faire face au froid en toutes circonstances !

Tout cela va durer jusqu’en 1976 où l’Europe entière jaunit sous la sécheresse. Là un certain tournant est pris dans les ONG antinucléaires. Elles veulent contrer cette idée diabolique que le nucléaire pouvait régler le problème du froid. La sécheresse leur offre le moyen de dénoncer « un argument spécieux ».

Pas de chance. Lors de l’hiver 1978-1979 « une vague de froid arrive brutalement fin décembre. La France connaît la plus grande panne d’électricité de son histoire. La nuit de la Saint Sylvestre transforme la région parisienne en patinoire et la neige atteint 30 cm à Auxerre ». Cela ne s’arrêtera pas là. « 1985 : Coup de froid très sévère entre le 3 et le 17 janvier. Il fait -15 °C en moyenne, -41 °C dans le Jura. Le 20 janvier, on compte 150 morts ».

Récemment SUD Ouest écrivait : « comme le martèlent notamment les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat), la tendance est bien au réchauffement depuis 1 850. Et cela s'accélère depuis 1950 ». De 50 à 79, les scientifiques disaient exactement le contraire et soulignaient qu’on avait connu cinq pics de froids hivernaux. Notons au passage que le Giec n’est composé d’aucun scientifique mais de diplomates auprès de l’ONU. On n’y trouve pas plus d’experts que de beurre en branche. Le nom anglais est : Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). La traduction française est une escroquerie volontaire : Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Sauf qu’il n’y a pas d’experts. Il y avait tellement d’évidence du refroidissement qu’il aurait été vain d’essayer de convaincre les gens que le climat était détraqué dans le sens du réchauffement et nom de la glaciation. Il faudra du temps pour obtenir la grande conversion de l’opinion publique.

Certains commencent à écrire l’histoire de ce grand revirement, qui part de la panique climatique d’une grande glaciation et se termine par la panique du réchauffement incontrôlable tuant à court terme toute vie sur terre. Le rôle de l’ONU et des grandes ONG comme Greenpeace est évident. Le sur-développement des médias joue également un rôle. La canicule de 2003 sera un évènement très fort, du fait du nombre des morts, sur la modification de l’opinion. Des campagnes comme celle qui a créé une panique sur le trou de l’Ozone et l’obligation de supprimer l’émission de gaz détruisant l’ozone, ont créé les conditions d’une adhésion quasi automatique des États devant des oukases venant de l’ONU et des ONG. Plus personne ne parle du trou de l’ozone ! On a supprimé le fréon et autres gaz de ce type, et le trou de l’ozone est toujours là qui s’ouvre et se referme avec une grande constance. Il n'est plus dans l’actualité. On laisse croire que le problème est réglé alors que la réalité ne montre pas une éradication du problème allégué. « Le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique, a battu un record en 2020 ». Mais tout le monde s’en fout. La grande trouille du CO2 s’est substituée à celle du trou de l’ozone. Les mouches médiatiques ont changé d’âne.

Personne ne tente d’expliquer pourquoi la période des Trente glorieuses a été froide, alors que depuis que le taux de croissance mondial s’est ralenti depuis 2008 la période est chaude. La pensée est congelée par deux graphiques : l’un qui montre une hausse rapide et en rupture historique de la température moyenne globale terrestre, si ce concept a un sens, et un autre qui tente de démontrer les corrélations entre CO2 et température. Ensuite mille graphiques tentent de montrer que la hausse de la température moyenne provoquera des conséquences rendant impossible la vie sur terre.

Le tout conclut logiquement à l'obligation de tuer l’économie pour sauver la terre. Mais comme c’est un message impossible à faire passer, on explique qu’une transition est possible vers un nouvel état neutre en carbone, et effaçant les perspectives sinistres, en investissant massivement dans les énergies renouvelables. La moindre estimation montre que le remplacement de toutes les machines utilisant de l’énergie « renouvelable » est politiquement, techniquement et financièrement impossible à l’échelle de la planète. Et que même en cas de succès l’influence climatique serait, au mieux, insignifiante.

La France, pays leader en matière de frugalité en production de CO2, se ruine pour obtenir des résultats qui ne représentent pas le centième des augmentations de production de C02 constatées ailleurs.

Stop ou encore ?

Ce qu’on appelle la transition écologique est en France la pire menace sur la prospérité et la paix sociale. Les paniques émotionnelles intentionnelles, sont bien le fléau d’une civilisation « sur-désinformée ». Gageons que la question ne sera même pas posée lors des prochaines Présidentielles.

Un anniversaire bâclé : la destruction des Accords de Bretton Woods.

Dans un mois exactement, le 15 août, le monde fêtera l’anniversaire de la décision économique la plus néfaste de la seconde partie du XIXe siècle : l’abandon de facto des accords de Bretton Woods qui avaient été conclus 27 ans auparavant. À part Jacques Rueff, personne n’avait perçu la gravité d’une manœuvre qui allait signifier rien de moins que la fin des Trente Glorieuses et pour la France un basculement qui finira par le grand déclassement que la crise sanitaire en cours a rendu évident au plus grand nombre.

Pour ceux que cela intéresse, nous avons traité de cette tragédie dans deux livres, d’abord l’Étrange Désastre* qui retrace la déchéance économique provoquée par l’abandon des disciplines de Bretton Woods, puis dans La Monnaie du Diable* qui fait l’histoire géopolitique de la monnaie de 1919 à 2019. Il nous était apparu lors de conférences que personne ne comprenait la question monétaire et ne se souvenait plus de Bretton Woods. Il faut dire que le seul livre paru en Français sur cette question, écrit par un des participants français, datait des années cinquante. Il ne restait plus dans l’esprit général que quelques simplismes. Au mieux.

Rappelons ici quelques éléments marquants.

Au moment où l’issue d’une guerre mondiale terrifiante paraissait désormais inéluctable, l’effondrement des forces de l’Axe étant manifeste partout, une négociation s’est conclue qui avait commencé… en juin 1940 entre Britanniques et Américains. Tout le monde a oublié qu'après l’effondrement militaire de mai quarante, l’Allemagne a proposé ses conditions de paix et d’organisation monétaire de l’Europe, Hitler cherchant à terminer la guerre à l’ouest par un accord honorable avec le Royaume-Uni. Le plan Funk, avec ses variantes dues à Goering et quelques autres pouvoirs dissidents (le régime nazi était loin d’être monolithique et les factions en guerre intestine presque tout le temps), mettait en place deux organisations parallèles : l’Europe, selon des schémas qui ressemblent beaucoup à ce qui sera mis en place plus tard, et un système monétaire européen basé sur une monnaie pivot, évidemment le Reichsmark et un système de compensation très proche du système actuel.

J.-M. Keynes, sollicité de trouver des arguments pour contrer la propagande autour du plan Funk, surprendra ses commanditaires en expliquant que les principes du plan allemand (la compensation) étaient formidables, même si les modalités étaient malhonnêtes (les nazis ayant la volonté de ne jamais solder ses positions déficitaires) et qu’il fallait qu’il soit pris en compte par les bientôt alliés ! Churchill impose, de peu, la poursuite d’une guerre totale « jusqu’à la victoire », même en cas d’envahissement du territoire anglais, mais doit rapidement obtenir des fonds car il n’a pas les ressources pour poursuivre la guerre seule. Pendant quatre ans, les questions financières cruciales immédiates mais aussi l’organisation future du système monétaire feront l’objet de débats et de discussions plus ou moins houleuses. Les pays alliés et la France combattante y seront associés. Après le débarquement réussi en Normandie à l'ouest, l’effondrement allemand face à l’opération Bagration à l’est, les reculs définitifs du Japon en Extrême-Orient, Roosevelt, qui lance sa dernière campagne électorale, sent le besoin d’un grand succès diplomatique et organise la conférence dit de Bretton Woods, un grand hôtel dans la fraîcheur des montagnes proches de New York. L’endroit a été choisi pour permettre à J. M. Keynes de participer (il souffre de problèmes péri cardiaques aujourd’hui bénins grâce aux antibiotiques mais insolubles à l’époque).

La conférence cherche à résoudre deux difficultés : ne pas recommencer les erreurs commises à la fin de la guerre de 14-18 qui conduiront d’un côté aux troubles allemands (la grande inflation, l’arrivée des nazis) et Japonais (l’étranglement pétrolier) et aux deux guerres de revanche, et de l’autre à la crise de 1929 et ses suites. Première idée, développée par Keynes dans les années vingt, est qu’il ne fallait pas ruiner et maltraiter les pays vaincus, en dépit des immenses pertes qu’ils avaient infligés aux pays vaincus, mais au contraire leur permettre de revenir le plus vite possible dans l’effort productif global. C’était une idée neuve et qui aura les conséquences les plus heureuses pour les deux pays vaincus qui deviendront des mastodontes économiques en contrepartie d’être longtemps des nains diplomatiques.

La seconde idée, toujours fournie par Keynes était la nécessité d’une organisation multilatérale permettant de gérer la coordination des politiques monétaires afin qu’une crise dans un pays ne soit pas amplifiée au point de déboucher sur une crise globale. Des changes fixes mais ajustables raisonnablement, par négociation, l’aide aux pays en difficulté de balance de paiement par des prêts mutualisés, la création de liquidité internationale en cas de crise grave, un organisme de contrôle et d’animation, le Fonds monétaire International, tel était l’idée de manœuvre.

La troisième idée était celle du financement de la reconstruction et des aides financières, avec la création de la banque Mondiale et l’élaboration d’une stratégie d’aides mutualisées pour accélérer le développement.

Tout cela était extrêmement nouveau et a passionné tous les participants qui ont joué le jeu de bonne foi.

La conférence a dérivé assez loin des idées de Keynes lorsqu’il s’est agi de fixer la référence de la base monétaire commune. Le retour à l’étalon or pur était impossible pour une raison élémentaire : tout l’or était aux États-Unis qui n'entendaient pas le voir quitter Fort Knox et qui produisaient à peu près la moitié de la richesse mondiale. On a donc établi un étalon de change-or, où le dollar était l’étalon et l’or l’ancre de l’étalon. Cela voulait dire que les États-Unis assumaient une responsabilité particulière : garantir par sa politique économique globale (interne et externe) le respect de la parité dollar-or. C’était une gageure, car le système donnait aux États-Unis le pouvoir de régler tous ses déficits éventuels de façon indolore dans sa monnaie, et la fourniture de dollars au monde supposait de créer un déficit structurel de la balance des paiements.

Les États-Unis développaient également une autre politique purement personnelle : la disparition des colonies et leur régime protégé, pour obtenir de nouveaux débouchés. Il faudra la décision de Churchill de refuser d'aller à Bretton Woods dans un tel cadre pour que le président des États-Unis renonce à imposer immédiatement la disparition de la préférence impériale britannique.

Les Accords étaient imparfaits. L’aide à la reconstruction s’avérera totalement insuffisante, les monnaies françaises et anglaises s’effondrant radicalement. Du coup, il faudra inventer en urgence le plan Marshall et la Bird se concentrera sur les ex-colonies des pays européens sommés de décoloniser, l’assistance au développement passant des pays colonisateurs aux institutions mondiales. Ce qu’ils feront tous dans les 20 ans suivants la conférence. Surtout, après dix années de redémarrage brillant, le besoin de dollars était moins net, le Japon et l’Allemagne ayant tendance à accumuler les dollars émis généreusement puis de façon irresponsable par les États-Unis. Irresponsable du point de vue de la structure des accords de Bretton Woods qui imposaient de respecter la valeur or du dollar.

Les plans grandioses de réformes intérieures américaines et d’actions extérieures (espace, guerres du Vietnam, « containment » de l’URSS) ont induit une telle cavalerie monétaire que rapidement l’avenir de l'étalon de change-or s’est révélé précaire. On se souvient de la conférence du général de Gaulle, restée célèbre, exigeant le retour à l’étalon or. En fait J. Rueff ne voulait pas le retour aux mécanismes de ce système qui implique que des récessions permettent le retour aux équilibres perdus. Le slogan de Bretton Woods : « non aux récessionnistes » était un mantra généralement partagé, même chez les tenants de l’orthodoxie monétaire passée. Ce qui était demandé, c’est que la référence du système ne soit plus le dollar mais l’or, les États-Unis étant remis sur un pied d’égalité avec les autres nations. Tous les autres principes de Bretton Woods notamment l’existence de règles et l’obligation de les respecter, et, surtout, les mécanismes de compensation et d’aides mutualisées pour éviter les récessions à répétition.

Les Américains ont alors élaboré une réponse nationaliste absurde qui ne pouvait aboutir qu’à des mécomptes : « mes déficits sont de VOTRE responsabilité ». « Moi je fais ce que je veux et c’est à vous de faire les efforts nécessaires pour réduire mes déficits », ce qui est strictement impossible, si la première puissance du monde, détentrice de la monnaie de transaction du monde, lâche les dépenses sans limite. La première page de Time magazine, donnée ci-dessous, traduit assez bien les éléments de langage américain : « vous êtres des vicieux qui cherchaient à me ruiner et à me dépecer comme des rats à casque nazi ». Les Européens tenteront de manipuler le marché de l’or pour que la dévaluation du dollar n’apparaisse pas trop. Mais toutes les béquilles finiront par casser et ce sont les Allemands, las d’importer de l’inflation américaine, qui mettront fin à la mascarade en proposant les changes flottants et en refusant d’appliquer les règles de compensation prévues dans les Accords. La réponse le Nixon sera le refus d’appliquer les engagements que les États Unis avaient pris de repayer en or les dollars accumulés par les autres pays. Tous les créanciers ont été floués. Ils croyaient détenir une créance or, ils se sont retrouvés avec du papier.

Lorsque le Wall Street Journal évoque, dans son numéro du 5 juillet, la fête des « 50 ans de la révolution du système monétaire », il précise qu’elle a été rendue nécessaire « par la concurrence féroce des produits manufacturés du Japon et de l’Allemagne ». Féroce veut dire déloyal naturellement. On ne doute pas que la « révolution » a été bénéfique même si on admet que la flottaison rend les choses un peu instables, complexes et imprévisibles tout en provoquant l’apparition d’une économie baudruche basée sur des gains de casino et les crises bancaires fréquentes, alors qu’elles avaient disparu. C’est que les changes flottants ont permis « de s’adapter rapidement » par exemple aux variations des prix du pétrole ! Prix qui ont explosé après l’introduction des changes flottants et la chute vertigineuse du dollar ! De qui se moque-t-on ? Ils auraient permis de créer de « l’interdépendance » alors qu’on a brisé l’interdépendance structurelle du système de changes précédent, et éviter des guerres (lesquelles ?). Donc Nixon a pris des décisions judicieuses… mais qui montreraient tout de même leurs limites cinquante ans après, parce que tout le monde en a marre du terrorisme monétaire, financier et légal américain. La solution judicieuse serait désormais périmée.

Ce qu’il fallait faire entre 1973 et 1976, c’est une réforme des accords de Bretton Woods qui sauve l’essentiel : les règles de non-déficits et de non-excédents majeurs, la coopération interétatique pour éviter les récessions, la surveillance. Une occasion majeure formidable de créer un système sain et durable a été perdue à cause de l’attitude américaine. L’inconvertibilité temporaire s’est muée en Accords de la Jamaïque, à Kingston, au bord d’une piscine, où le fat Giscard s’est rengorgé en faisant des effets de maillots de bain, un non-système basé sur le chacun pour soi et les changes flottants sous pression américaine, dont les conséquences vont être tout simplement dramatiques.

Dès 1973, le monde connaît une première récession mondiale, « la pire depuis 1929 », et une chute du dollar qui conduit les pays producteurs de pétrole aux actions de cartel que l’on connaît. Mais la crise de 1973 n’a pas été une crise pétrolière. Celle-ci a été une conséquence aggravante. Les énormes déficits et excédents entraînent la création d’une économie financière déconnectée de l’économie générale. La spéculation s’impose partout. Les prêts aventurés massifs finissent toujours par s’effondrer. Les crises financières ne vont plus cesser, avec un épisode sanglant en 1992-1993 une nouvelle fois « la pire depuis 1929 », jusqu’à la grande crise de 2008, qui flanque par terre l’économie occidentale et dont les conséquences se font encore sentir.

Les États-Unis mettre en œuvre quatre politiques :

-        Le TFTEA : C’est une loi Obama qui sera appliquée sans faiblesse par Trump et qui est toujours de bras armé de Biden. Son principe : mes déficits sont nécessairement la faute des pays en excédents et pas de la mienne. Ce sont des ennemis déloyaux qui s’en prennent à la substantifique moelle des États-Unis et qui doivent être châtiés. On en revient à la caricature de Time magazine sur les cloportes qui se nourrissent abusivement sur le dos des Américains.

-        L’encadrement dingue des activités de banques, la suppression d’une partie des paradis fiscaux, les sanctions démesurées imposées par l’extériorisation des lois américaines. L’activité des banques de dépôts et la liberté des déposants se retrouvent totalement ligotées. Mais pas celle des fonds de pension et autres « funds » américains !

-        La remise en cause des principes multilatéraux sur lesquels le monde fonctionnait depuis 1945.

-        L’obligation pour les banques centrales de créer des milliers de milliards de dollars pour compenser les pertes accumulées par le système des changes flottant, avec des taux d’intérêt qui finiront par être négatifs.

C’est dans ce contexte totalement artificiel, injuste, déséquilibré jusqu’à l’absurde et précarisé, que va se produire la crise sanitaire, avec une perte de production surcompensée par la création monétaire des banques centrales, le gonflement dément de l’encours de dettes globales et des conflits latents entre tous les pays et tous les blocs.

Pour aggraver le tout, les Fédéralistes européens, au lieu de créer un pôle de stabilité monétaire basé sur une unité de compte commune et un système de type Bretton Woods, imposent la monnaie unique qui ne permet aucun ajustement sauf à pratiquer des récessions plus ou moins contrôlées, et en dépouillant les nations de toute souveraineté.

Le monde vit donc avec deux systèmes monétaires dysfonctionnels qui imposent des récessions périodiques, tout ce que voulaient éviter les membres de la conférence de Bretton Woods. Les « récessionnistes » sont à la manœuvre, assistés par des explosions de création monétaire des banques centrales. Et le monde n’est plus qu’un champ de combats douteux sur fond de ruine générale du monde occidental.

Ne parlons pas de la France devenue un territoire pour dirigeants lamentables et antinationaux, qui se font filmer avec l’air triomphant parce que Mme Van der Leyen a dit oui à un de leur plan et font semblant de diriger un pays éventré et en pleine déliquescence.

Après la crise financière et la crise sanitaire se présente le délire d’une politique écologique aussi ruineuse que sans effet sur le climat, qui peut achever de mettre le pays à genoux et a le potentiel de créer dans un horizon assez proche une situation à la libanaise.

Face à ces perspectives sinistres, les seules personnes habilitées à parler économie sont Picketty, l’obsédé fiscal maladif, Blanchard, le soumis qui n’a jamais été capable au FMI de faire valoir les méfaits des changes flottants, et Tirole, un prix « Nobel » d’économie qui pense que l’impôt aggravé sur les successions est la solution pour un pays déjà leader mondial des impositions.

Rencontré fortuitement lors de l’enterrement de Gabriel Milesi, Jean Hervé Lorenzi était très content : tout allait bien ! Ce qui sera la tonalité des journées d’Aix en Provence. La BCE crache au bassinet ; l’argent coule à flots pour la haute finance ; l’État peut se goberger dans des dépenses extravagantes ; M. Macron peut faire face à toute contestation en arrosant les clientèles à gros bouillon. La reprise va être majestueuse ! Tout va bien Madame la Marquise. Les propositions faites au terme de ce Davos du pauvre sont d’une indigence rare. Aucune discussion sur les structures dysfonctionnelles de la monnaie et du commerce international. Il faut former la petite enfance, généraliser la garantie jeune (permettant de boucler la gratuité de la vie de la naissance à la mort), alléger les contraintes européennes, coopérer pour la cybersécurité, baisser les impôts sur la production, garantir les placements privés dans l’industrie, augmenter les annuités de cotisation à la retraite mais en étant généreux avec des catégories sensibles, et augmenter les bas salaires. C’est gentil, totalement insignifiant, ruineux pour l’État (pas grave, il y a la BCE, on peut y aller). Et surtout aller franchement vers la neutralité carbone en 2050, sans avoir chiffré le moins du monde ni les coûts de la décarbonation (ce qui devrait être son rôle prioritaire), ni l’efficacité sur la moyenne des températures mondiales. Du politiquement correct total et du politiquement économique insignifiant comme d’habitude. L’important c’est qu’il ait du monde à Aix et que tout le monde reste béat d’optimisme.

Vive la crise en chantant. Avec la destruction de Bretton Woods c’est aussi à la destruction des grands économistes à la française (Jacques Rueff, Maurice Allais, Alfred Sauvy) qu’on a procédé. Tout le monde s’amuse dans les médias à souligner l’extraordinaire baisse du niveau intellectuel des dirigeants français. Pour les économistes officiels français, ce n’est plus une baisse mais un anéantissement.

À moment où la campagne présidentielle s’ouvre, on peut craindre qu’elle soit totalement détournée de sa fonction naturelle : permettre aux électeurs de bien apprécier la situation et d'arbitrer entre les solutions.

C’est dommage. L’anniversaire de la destruction des accords de Bretton Woods offrait pourtant une excellente occasion de faire comprendre au pays pourquoi le PIB par tête se traîne en France fin 2020 au même niveau qu’en 1980 et de lui présenter les axes d’une politique de grand redressement. .

Didier Dufau

 

*Ces deux livres sont disponibles à la librairie en ligne du Cercle « e-toile « à l’adresse https://editions-e-toile.fr/



Emmanuel Macron, la communication, la science et les Français

On connaît à peu près tout désormais de la personnalité d’Emmanuel Macron et du caractère problématique de son état psychique qui présente malheureusement un tableau redouté des psychiatres, car il n’y a aucun traitement. Ils savent que la seule option est de s'écarter du chemin de ce genre de personnages et de les empêcher coûte que coûte de prendre du pouvoir sur la vie des autres. Autant dire que les Français n’auraient pas dû élire M. Macron et ne doivent en aucun cas le réélire.

On a vu pendant cinq ans l’incapacité du personnage à attaquer vraiment les problèmes de fond et, au contraire, sa surcapacité de se comporter en pompier pyromane. Pour lui, la politique c’est exclusivement d’éviter d’être coincé politiquement et de pouvoir répondre à toutes les strates de la société qu’on a fait quelque chose pour elle, et plus que tout autre. Le but est de durer, de se faire réélire en évitant tous les obstacles et en employant toutes les ficelles politiciennes, tout en visant plus haut, pour se rassurer définitivement sur son caractère exceptionnel. On sait maintenant que l’objectif final est de devenir le premier président élu par l’ensemble de l’Europe, quel qu’en soit le prix à payer par la France.

Mais à chaque fois les démons de sa psychologie le conduisent à des choix contre-productifs et à des initiatives oiseuses qui finissent par créer de redoutables réactions et des incendies qu’il faut éteindre.

Constater qu’aucun problème n’est réellement résolu et subir ces inflammations à répétition, telle est la calamité politique imposée au pays. Tout cela a un coût en morts, en dettes, en chômage, en pertes, en folies diverses. Dans son dernier discours, totalement politicien au sens le plus bas du terme, il a employé l’expression : « il faut en finir durablement ! ». Les mots n’ont pas de sens. L’impression seule compte. L’abus du mot « il faut » aura marqué tout le quinquennat. Qui est le « il » ? En général c’est de vous qu’il s’agit ! Vous qui avez le devoir de vous « réinventer » et de commencer une « transition » vers on ne sait quoi. Pas le locuteur qui, lui, est confortablement installé dans l’admonestation. Et chaque discours contredit l’autre ; et chaque action contredit la précédente. Et chaque discours bave dans le flou en permettant toutes les pirouettes. Jamais un regret ; jamais un mea culpa ; jamais un mot de considération sincère. Pas d’affect, pas de scrupules, pas de limites !

On savait dès la parution du livre programme Révolution, si on peut appeler programme cette synthèse bricolée de la démagogie attrape tout, qu’Emmanuel Macron papillonnerait autour de tout en cédant à tout et en ne cherchant que son intérêt personnel. Il ne sent prisonnier d’aucune conviction parce qu’il n’en a aucune. C’est comme cela qu’on se retrouve avec la possibilité d’avorter à neuf mois de grossesse pour convenance personnelle, alors que des milliers de couples sont candidats pour adopter tout enfant à naître que la maman ne se sent pas la force de garder. C’est comme cela qu’il a accumulés pendant deux ans les réunions obsessionnelles pour savoir comment se prémunir contre le bide probable des élections municipales et régionales, qu’il a attrapé le Covid lors de l’une d’entre elle, organisée après le couvre-feu qu’il venait d’instituer pour les autres. Détruire la démocratie, affaiblir la France, ruiner l’Etat, paralyser la production pendant des mois du fait de la révolte du terrain, pour un Emmanuel Macron qui gouverne seul entouré d’un quarteron de hauts fonctionnaires ambitieux et sans plus de scrupules que lui, ce n’est pas un problème. Seule la sauvegarde du narratif et des chances de réélection compte.

Cette geste politique sinistre va devenir particulièrement obscène quand elle s’appliquera aux deux grands malheurs qui impliquent la science : le réchauffement climatique et le Sars-Cov-2. Dans les deux cas les conséquences sont particulièrement fâcheuses et problématiques, pas tant du fait des réalités constatées mais des politiques mises en œuvre, en instrumentalisant « la science » de façon telle que le crédit des scientifiques s’en est trouvé fort compromis, et les libertés publiques atrophiées dans des proportions jusque-là inimaginables.

La médecine a toujours été terre de discussions et de controverses. Son organisation publique a été variable et souvent difficile. Depuis les antibiotiques et la cortisone, elle a enfin connu une efficacité remarquable et aidée par les techniques d’observation et d’analyses, elle a permis, pendant la phase d’accroissement massif des ressources qu’ont été les Trente Glorieuses, des progrès fulgurants et mieux appliqués. Depuis 1980, la stagnation économique, la bureaucratisation et la mainmise de clans mitterrandistes, souvent familiaux, se sont conjuguées en France pour freiner les avancées. L’argent des grands laboratoires a commencé à faire des ravages avec l’affaire du SIDA puis de la panique du H1N1. La pandémie de Sars-Cov-2, créée en Chine, a mis tout le système occidental sous pression, le spectacle médiatique des confinements spectaculaires de la Chine se cumulant avec la difficulté technique de faire face à l’infection, alors qu’on ne croyait plus possible ces phénomènes. Ajoutons, en France, le précédent du sang contaminé et l’incrimination des politiques, qui a créé un climat de crainte de poursuites judiciaires qui a pesé sur les personnalités politiques chargées de faire face à l’épidémie, à l’exception du Président dont l’immunité est garantie par les textes.

La phase 1 de l'épidémie a été marquée par la panique, l’imitation de la solution chinoise et le jeu de Gilead, qui influence de façon systémique une part notable de l'INSERM, de l’AP-HP et des médecins depuis l’affaire du sida. On réunit un Comité scientifique de composition contestable qui sera constamment instrumentalisé. Son biais en faveur de Gilead et du Remdevisir a été caricatural, à l’instar de tous les professionnels anglo-saxons et donc des spécialistes de la Commission de Bruxelles, au point d’interdire la mise en place de solutions de traitement alternatives et finalement d’acheter à l’échelon européen des millions de doses pour près de 2 milliards d’euros. Le traitement au Remdevisir était déjà considéré comme totalement inefficace et dangereux dès mars 2020 et l'achat a eu lieu dans le creux de l’été quelques jours avant que l’OMS le déconseille officiellement. En même temps on paniquait la population par des déclarations quotidiennes du nombre d’hospitalisations et de morts. Pas de vraie science donc mais de grossières manipulations de l’opinion accompagnées par un enfermement moyenâgeux alimenté par la peur.

Curieusement la main passe au premier ministre et élimine Macron du jeu. Il essaie de survivre par une communication oiseuse qui finira par indisposer et se retourner contre lui. Faire des phrases creuses en temps de panique nuit gravement à sa réputation et réactive ses doutes sur l’idée qu’il se fait de son hypothétique supériorité. Il ne voudra plus jamais connaître cette mésaventure traumatique. Il vire donc Edouard Philippe qui a fait le sale boulot avec une inefficacité qui confine à l’exploit mais qui montera dans les sondages au fur et à mesure que les bruits de son éviction s’amplifieront. Son remplaçant est choisi pour son absence totale de charisme. Il ne fera plus d’ombre. Et il se débarrasse du couple compromettant Buzyn-Lévy, au profit d’un jeune incapable mitterrandiste, grande gueule, ambitieux, docile et prêt à tout.

Les six mois suivants porteront la marque d’une hubris macronienne totalement délirante, culminant avec l’affaire libanaise, la décapitation de l’enseignant Paty, le plan de relance européen où la France s'auto piège, et la reprise de la pandémie avec le second variant qui impose de reprendre la politique de contrainte mais sans enfermement et seulement des couvre-feux. On passera en peu de mois des 32 000 morts de la première phase à 70 000. Mais il y a longtemps qu’on n’annonce plus les chiffres tous les jours à la télé. Plus personne ne tient compte de ce que peut dire le comité scientifique.

L’arrivée du variant anglais pose un problème de stratégie grave. Macron tranche : plus jamais revivre le calvaire de la phase 1 ! Pour garder la main, Il fait un pari insensé sur la vie des Français à risque. Il s’appuie sur le ras-le-bol de nombreux Français, relayé sur la TNT. Il fait le calcul que la montée des contaminations obligera à reporter l’élection régionale en mai, date de la décision. Combien de morts pour ce pari politicien ? Luc Ferry a parlé de 10 000 à 15 000 morts de trop. Presque rien…  Plus de 110 000 morts à la fin juin, ce qui, rapporté à la population, nous met dans le peloton de tête des pays les plus touchés par milliers d’habitants. Mais le pari est gagné dans l’opinion qui avalise qu’on n’ait pas confiné à nouveau. Du coup les élections doivent se tenir. Macron les reporte tout de même fin juin en même temps que Roland Garros, l’Euro de Football et le tour de France, avec un second tour un jour de départ en vacances comme pour les municipales. La propagande électorale n’a pas été correctement envoyée. On a essayé de troubler le jeu électoral par tout moyen, dans le Sud et dans le Nord, et en captant l’attention avec une tournée de propagande en Province. Avec le résultat cherché de 67.5 % d’abstention ! Et malgré tout un bide sanglant pour LREM, les candidats ministres et le président lui-même, qui s’est permis de jeter une larme sur une abstention qu'il avait voulue et obtenue. L’hypocrisie a vu toutes ses limites exploser ! Le seul résultat pour Macron aura été de prendre une claque et d’envoyer un pauvre type exaspéré en prison pour trois mois.

Une fois de plus le voilà tenté de « reprendre la main » en vue de l’élection présidentielle. Tout a été médité, travaillé, préparé depuis des mois avec des scénarios constamment testés par sondages, des peaufinages incessants. La science, désormais, tout le monde s’en fout. La démagogie politicienne est portée à son incandescence ! Depuis des mois on arrose toutes les catégories électorales possibles. Des menstrues de nos étudiantes, au « pass culturel » de la jeunesse, de la prise en charge des rentes d’après divorce des femmes isolées à l’augmentation des fonctionnaires catégories C, on lâche. On lâche tellement que les dépenses prises en charge par l’État français dépassent notablement le trou de PIB provoqué par les confinements et couvre-feux ! On endette la France au-delà de toute limite en profitant du laxisme obligé de la BCE.

Mais voilà, on n’a pas de bilan !

Alors il faut faire quelque chose. Le discours de Macron du 12 juillet, longuement préparé et calé, lance la manœuvre qui sera suivie par un nombre invraisemblable d’initiatives comme on l’a vu pendant l’été 2020.

Le premier problème est la reprise de l’épidémie avec le variant dit delta ou indien, très virulent mais finalement peu dangereux.

Que constatent les scientifiques ? Ils touchent également les vaccinés et les non vaccinés et tue très peu, et de la même façon les vaccinés et les non vaccinés. Certains proposent de le laisser filer car il crée les conditions d’une immunité de groupe sans poser un réel problème humanitaire et hospitalier. Les Britanniques, après un moment de panique, laissent tomber toutes les restrictions. En Israël, le variant indien s’impose et touche à égalité les vaccinés et les non vaccinés mais sans aucune augmentation des hospitalisations et des décès qui restent inférieurs à 2 par jour. Naturellement cette hausse nouvelle des contaminations pose un problème de communication aux gouvernants qui ont provoqué la panique depuis deux ans en insistant sur la gravité de la contamination pour imposer des mesures draconiennes. Mais pas un réel problème médical.

La « science » va être mise hors-jeu par Macron qui décide un fois de plus d’exploiter l’affaire du virus à son seul profit d’image et de préparation électorale.

La première partie de son discours du 12 juillet est consacrée à l’obligation du « pass » vaccinal pour à peu près tout faire. C’est imposer l’obligation vaccinale qu’il avait exclue quelque temps auparavant mais en rusant ! Du double langage à l’état natif ! On la rend effectivement obligatoire sous peine de sanctions pour les soignants et « les personnes ayant accès aux autres de façon professionnelle » même hors du secteur médical. Il ne sera plus possible de vivre sans être vacciné. Au moment même où cela ne sert plus à rien puisque les vaccinés sont autant touchés que les non vaccinés par le variant Delta du moment, et sans conséquences médicales fatales. Macron fait coup double : il prévient l’accusation de laxisme qui commençait à monter du fait du nombre de morts en 2021 et conforte son jeu européiste, le « pass » sanitaire étant la politique mise en place à Bruxelles. Voici les Français après le confinement moyenâgeux et les couvre-feux de type occupation nazie, obligés d'obtenir un « laissez-passer » pour vivre. Vive la liberté, comme on le chantera sur les Champs le 14 juillet. A noter ce scénario qui se répète inlassablement : des initiatives sont prises hors de France. On déclare qu’il s’agit de fantasmes ou de projets non aboutis qu’on n’acceptera jamais. Et soudain tout est avalisé ! Colossale finesse.

Son image de virilité ainsi confortée, il peut passer à la propagande électorale en vue des présidentielles. La seconde partie du discours est purement électoraliste : « J’ai fait tout bien ». « J’ai les meilleurs résultats du monde ». « Je vais réformer à mort parce que c’est mon ADN », mais plus tard quand la reprise sera là et le virus parti… Je, Je, Je ! Cette bouillie communicante pour « imbéciles-à-laissez-passer » fait vomir. Mais bon, qui a élu M. Macron et s’apprête à le réélire ? Toute la singerie des six mois à venir est déjà prête, travaillée pendant deux années frénétiques. Une cuillère de démagogie à droite ; une cuillère de démagogie à gauche, sans arrêt jusqu’au vote.

Le plus grave est évidemment l’activisme européen en faveur du laissez-passer vaccinal. Ayant réussi à capter la politique vaccinale qui n’est pas dans ses attributions, avec les succès que l'on ait, il faut désormais assurer le triomphe de la Commission en vaccinant tout le monde de force, même quand cela n’a plus trop d'intérêt, les personnes à risque l'ayant été. Tous les pays touristiques veulent mettre en place un système de contrôle pour continuer à recevoir des touristes en prouvant qu’ils sont très sérieux avec la maladie. Du coup on va mettre en place les mesures qui auraient été souhaitables en février 2020 : traçage obligatoire et isolement forcé ! Être isolé pendant 15 jours en Grèce dans un hôtel minable, voilà la perspective aimable du vacancier qui veut y passer 15 jours en été, si par malheur il se fait tester positif dans un aéroport ou un port ! Et on va rendre payant le test PCR dès septembre en France alors qu’il est nécessaire désormais avant tout voyage !

La Commission est le propagateur de deux autres contraintes diaboliques venant du monde anglo-saxon avec des prétentions scientifiques. Ne parlons pas ici du WOKE soutenue par Mme Van der Leyen et Mme Lagarde, avec le support de Macron qui a fait venir une Morano et la Schiappa au gouvernement pour draguer électoralement ce qui peut l’être.

La Commission s’est fait le champion de la décarbonation totale des activités humaines et relaie les incantations du Giec avec une passion impossible à assouvir. Elle prépare l’interdiction des voitures thermiques, et mille autres ordonnances plus coûteuses et contraignantes les unes que les autres. Au prétexte de la science. Or le Giec n’est pas une instance scientifique mais politique et n’est pas dirigé par des scientifiques mais par des militants écologistes de longue date. Aucun rapport scientifique n’est parvenu à corroborer de façon scientifique l’a priori de Greenpeace comme quoi l’homme devait être condamné pour ce qu’il fait subir à la nature, que le réchauffement était anthropique, que le blocage de l’émission du Carbone, s’il était possible et accepté par les continents pauvres, ce qu’ils nient avec vigueur, exercerait une influence quelconque sur l’évolution du climat. Ils crient avec le Giec que c’est possible alors que les rapports rassemblés par le Giec lui-même prouvent majoritairement le contraire. Aucun effort n’a été fait pour savoir combien coûterait la suppression totale des énergies non renouvelables, alors que même en première approximation, il est tel que personne ne peut le financer. La Commission force donc la France et l’Europe à aller dans une direction dangereuse sans la moindre justification scientifique. Emmanuel Macron a géré cela à sa façon habituelle en recrutant MM. Hulot et  Rugy puis Mme Pompili. Le mouvement des Gilets Jaunes a aussitôt entraîné un repli tactique et il s’est fait condamner par le Conseil d’Etat pour inaction climatique (?!), malgré la farce sinistre de la commission citoyenne pour le climat. M. Macron, qui avait montré sa faiblesse à ND des landes et dans l’affaire de Fessenheim, fermée sans raison, a alors accéléré le déploiement des éoliennes qui intrinsèquement ont un bilan CO2 négatif, ruinent les finances publiques, ravagent les paysages et bientôt le littoral (alors qu’il ne faut pas artificialiser les sols !) en rendant les recours difficiles. Chaque jour on annonce des limitations tragiques dans le bâtiment, l’agriculture, le transport etc. De même on investit des milliards « fléchés » dans le plan de relance vers les énergies dites renouvelables mais intermittentes qui s’avéreront bien incapables de remplacer les énergies thermiques.

Une fois de plus la science est instrumentalisée pour justifier des mesures ruineuses pour le pays et pour restreindre les libertés publiques, alors qu’aucun scientifique sérieux ne peut cautionner que la suppression de toutes émissions humaines de CO2 soit de nature à agir de façon sensible sur la température. Tout le monde sait que les continents pauvres ne se lanceront pas dans l’aventure. On se ruine, exactement pour rien, en laissant croire que tous les scientifiques sont d’accord. Et la psychologie d’E. Macron est telle qu’il préfère se laisser entraîner par le courant. Le tweet écolo fanatique et odieux posté dans la nuit contre Trump, « let our planet great again », montre qu’il n’a pas les freins moraux et psychologiques nécessaires et que sa psychologie l’entraîne dans le n’importe quoi par bravade.  On ne demande pas à un Président de la République de faire le malin.

Le 27 novembre 2018, il avait déjà joué à fond sur les peurs en affirmant à propos de la pollution qu’elle provoquait une « hécatombe » : « Cette hécatombe, c’est 48 000 décès par an, c’est plus que tous les accidents de la route, tous les suicides, tous les meurtres, toutes les noyades, tous les accidents domestiques réunis ». N’attendez pas qu’une vraie étude scientifique, contrôlée et soumise à la critique, prouve ce chiffre ni qu’elle vous indique de combien la mortalité a baissé depuis le discours de Macron. Le but était simplement d'augmenter drastiquement les impôts sur le carburant.  Aussitôt le mouvement des Gilets Jaunes est apparu. L’intimidation oiseuse et la négation des choses les plus simples, une faculté très développée chez les narcissiques maladifs, a mis la France dans la rue.

Il est navrant que la science soit à nouveau et systématiquement instrumentalisée contre la santé publique, contre la prospérité, contre les libertés, simplement par démagogie et clientélisme électoral. Le risque est, après la perte totale de la crédibilité politique, que s’installe le dédain du scientifique, et une forme de dégoût de tout. Au moment où les pertes de liberté et de prospérité deviendront évidentes, on peut craindre que la déprime organisée ne fasse naître à nouveaux quelques fâcheuses évolutions.

Avoir rendu le vaccin de facto obligatoire pour tous, sauf privation de toute liberté, y compris pour les adolescents qui ne risquent rien et peuvent être contaminés malgré un vaccin qui lui n’est pas sans risque, après s’être engagé à ne pas le faire, est la preuve non seulement que la politique d’E. Macron est « en même temps » calculatrice et irrationnelle, verbeuse et inconsciente, méprisante et chaotique, narcissique et antifrançaise, un cocktail grotesque et toxique qui représente un danger catastrophique pour la France et les Français. Il y a trop d’enjeux et trop gros, pour que la France continue d’être dirigée de cette manière.

Le quinquennat raté qui s’achève doit être le dernier. Cela suffit !

Le détestable "système Hidalgo"

Mme Hidalgo a fait campagne pour les régionales d'île de France, en poussant la candidature de Mme Audrey Pulvar qu’elle a fait venir au conseil de Paris dans cet objectif et se prépare à une candidature à l'élection présidentielle de 2022. Mme Pulvar s’est rangée derrière un Khmer Vert et a été pulvérisée.

La voilà en route vers les Présidentielles en assurant que lorsque c’est elle qui dirige, la coalition entre Rose arc-en-ciel et Khmers verts triomphe. Il est intéressant de regarder de plus près le « système hidalgo ».

À Paris, les sondages étaient formels : 80 % des Parisiens ne voulaient plus entendre parler d’Anne Hidalgo. Elle sera réélue avec moins de 20 % des inscrits. Ce qui reste cohérent : elle a conservé ses 80 % d'adversaires résolus ! La victoire, miraculeuse compte tenu de l’ampleur du désaveu, n’a été possible que par le maintien des listes LREM, voulu par Emmanuel Macron pour détruire la droite de gouvernement, l’abstention massive associée au Covid, le choix d’organiser le second tour un jour de départ en vacances, et la petite poussée écologique qui a séduit des jeunes qui n’ont pas compris que les Verts de Paris sont avant tout motivés par « la destruction du patriarcat et du capitalisme », et non par la défense des petits oiseaux ou la résorption de la crise climatique. Du coup les Parisiens ont retrouvé, en pire, toutes les horreurs du « système Hidalgo ».

Il est construit sur des piliers solides mais discutables. Comme elle ne peut gagner électoralement qu’en s’appuyant sur une coalition avec les Verts et les Communistes, Anne Hidalgo cale son action sur des actes symboliques outranciers propres à prouver son engagement social et écologique.

Voici donc la voie sur berge transformée en bouchon permanent pour installer une double piste cyclable, mesure qui n’a pas eu d’autres effets que de déplacer la pollution comme une étude récente l’a encore rappelé. Voici la rue de Rivoli interdite à la circulation générale et tous les commerces riverains quasi en faillite. Voici donc les locaux à 25 000 euros le m2 transformés en immeubles sociaux pour immigrés subsahariens qui n’en demandaient pas tant. Et voici maintenant la restriction de la vitesse à 30 km/h sur les 102 km2 de la ville, paralysant toute mobilité et pénalisant toutes les activités économiques. Plus c’est gros mieux cela passe.

Comme toute cette coalition est LGBT, Hidalgo en remet dans la symbolique néoféministe et homosexuelle, avec l’érection d’un « plug anal » place Vendôme, d’un clitoris géant sur le parvis du Trocadéro, la généralisation de l’écriture « genrée », les cours de récréation « dégenrées ». Plus grave, elle laisse s’organiser des visites municipales « genrées », c-a-d interdites aux hommes et s’approprie toute la panoplie de l’odieux néomaccarthysme politiquement correct américain

Il faut trouver l’argent de toute cette folie. Les ressources fiscales et l’endettement ayant été poussés à leur extrémité, restaient les amendes, la densification immobilière et la « marchandisation ». C’est ainsi que la ville de Paris est devenue un gigantesque chantier. D’ici à la fin des deux mandats d’Hidalgo, près de 12 millions de m2 auront été construits et 2 à 3 millions rénovés si aucun infléchissement n’est apporté à la politique suivie, ce qui est peu probable dans la mesure où les plus grandes opérations sont déjà lancées. Cette frénésie immobilière effarante permet de faire financer les pistes à vélos, les trottoirs « verts », les crèches et des logements sociaux par les promoteurs, dans le cadre des PUP (projets urbains partenariaux). Elle offre des postes bien rémunérés aux alliés communistes dans les milles et une entreprises associées aux projets sociaux (des études préalables, à la gestion) et de s’assurer la reconnaissance de quelques milliardaires qui possèdent la Presse, en offrant à l’un une dérogation de construction au bois de Boulogne, à un autre la Bourse du travail pour l’accrochage de ses collections, à un troisième l’enflure de ses centres commerciaux, à un quatrième une part formidable dans la rénovation du quartier de la tour Montparnasse, et finalement, à tous ceux qui peuvent être intéressés des gains spéculatifs sympathiques.

Une fraction majoritaire de la Presse lui devient indéfectiblement favorable, et ajoute sa bienveillance à celle de la télévision d’état, sous tutelle socialiste depuis longtemps. Membre éminent du PS par le soutien de M. Hollande, et de l’Énarchie par son mariage, fonctionnaire elle-même, elle n’a rien à craindre ni de son parti ni de « l’État profond ». Elle ose donc tout, en se sachant parfaitement tranquille.

La population est une donnée virtuelle pour Anne Hidalgo qui ne se soucie que des slogans et des actes symboliques, la vie quotidienne étant entièrement laissée à ses équipes qui se concentrent sur un clientélisme intensif et refusent de s'attaquer aux graves questions qui taraudent les Parisiens. Certains maires de sa coalition s’attachent à transformer leur arrondissement, jusqu’ici tranquille, en quartier de banlieue à problème comme dans le 14e. Pas de réaction de sa part ! D’invraisemblables militants créent des places dont on ne peut pas sortir ! Bof ! Tous les contrats de la mairie périclitent lamentablement comme pour les Vélibs et leurs remplaçants, ou comme à Beaubourg ? Silence. En revanche on viole la loi sur la parité au profit de fonctionnaires femmes et on s’en vante. Aucuns des grands problèmes des habitants ne sont pris en compte : saleté, insécurité, impossibilité de circuler, magasins et cafés en déshérence, prix des logements inabordables, enlaidissement, pollution permanente par les chantiers, mobiliers urbains hideux, rats, équipements publics non entretenus. Paris devient repoussant et les Parisiens commencent à fuir. Mme Hidalgo s’en moque. Elle est tellement inconsciente des conséquences, qu’elle ne connaît pas et dont elle ne veut rien voir ni entendre, qu’elle osera affirmer que Paris n’a jamais été aussi « belle et radieuse » ! Alors que tous les observateurs de bonne foi, y compris à l’étranger, s'étranglent de dégoût.

Assurée et garantie de partout, uniquement préoccupée de sa coalition politique, bien calée dans l’opinion par des slogans sonores et des actions provocantes, sûres de l’efficacité de son clientélisme démesurée, protégée des réactions de la presse, réélue grâce à Emmanuel Macron, Anne Hidalgo peut s’émanciper totalement des conséquences de sa politique, et en ignorer avec un mépris souverain les conséquences les plus dramatiques. Le désastre le plus grave, et totalement occultée jusqu’ici, est écologique. Les millions de m2 construits ou rénové ont un coût en CO2 connu qu’il est facile de calculer. Les résultats présentent un bilan carbone ahurissant.

Un immeuble en 50 ans de vie moyenne, est l’occasion d’une émission d’environ 4 tonnes de CO2 par m2. Les 12 millions de m2 construits et les 3 millions de m2 rénovés par Mme Hidalgo auront émis, dans les cinquante ans qui viennent, critiques pour la maîtrise du réchauffement de la planète, autour de 60 milliards de tonnes de CO2. Sachant qu’un arbre absorbe 30 kg de CO2 par an, il faudrait pour compenser cette pollution, également sur cinquante ans, créer une forêt de 20 000 hectares, soit le double de la surface de Paris. On voit le caractère risible des revendications écologiques de Mme Hidalgo qui est sans doute la personne en Europe qui a le pire bilan carbone. Une vraie championne !

Ce mur de CO2 est un mur de la honte, compte tenu de l’affichage prétendument écologique de la Ville. Les Français devraient méditer ce bilan. Elle est déjà engluée dans des polémiques LGBT ridicules et déplaisantes, avec une dérive vers un « racialisme » parfaitement dangereux dans les conditions du moment. S'ajouteront, comme à Paris, les dégâts LGBT comme l’écriture genrée imposée à tous, la transformation genrée des locaux d’enseignements, le soutien des causes islamo-gauchistes, le blocage des circulations et l'étouffement de l’économie. Sa campagne reprend les caractéristiques de la méthode Hidalgo basée sur les slogans. Va-t-on bientôt entendre que les automobilistes qui utilisent leur voiture « ont du souci à se faire » comme l’affirme à tout bout de champ Mme Hidalgo ? Et qui pourrait se féliciter de revoir la politique d'achat de vote et de clientélisme sans frein bien en place à Paris se généraliser à la France entière.

Il faut prévenir les Français et notamment les plus jeunes électeurs, que la situation du pays est d’une si exceptionnelle gravité que l’opportunisme politicien le plus cynique et le plus outré, que symbolise la méthode de coalition politique d’Anne Hidalgo à Paris, peut conduire aux conséquences nationales les plus fâcheuses et à des dérives « écolofascistes » terrifiantes.

Il faut faire comprendre à une jeunesse férue de qualité de vie et de sauvetage de la planète qu'il est grotesque de voter pour la championne européenne de production de CO2 !

LR : comment empêcher le retour de la « machine à perdre » ?

Le président des LR, M. Christian Jacob exulte : LR a gagné successivement les élections municipales, les départementales et les régionales. Tout va donc très bien Madame la Marquise. Une décision a été prise sur un calendrier de départage entre candidats du parti avec une incertitude sur le mode de désignation finale en novembre. M. Xavier Bertrand prétend être candidat quoi qu’il arrive et ne participera pas. Mme Pécresse est hors parti, mais est prête à participer. M. Wauquiez est là mais où exactement, on ne sait pas, et a accumulé des rancunes féroces au sein des LR. M. Barouin se cache derrière une attitude taiseuse mais en mode tonitruant. M. Retailleau ne se satisfait pas d’un processus qui empêcherait de réellement parler des choses. C’est que lui travaille. Le Président Larcher contemple la « morne plaine » d’un futur Waterloo présidentiel avec gourmandise en se disant qu’il faudra bien tôt ou tard un arrangeur. L’ex LR juppéiste, Édouard Philippe, monte dans les sondages après s’être compromis dans un macronisme sans intérêt national et une gestion de la crise sanitaire apocalyptique, marquée par la peur, l’impuissance et une litanies de mensonges. L’ex LR Darmanin, offre sa caution à la politique pseudo-sécuritaire d’Emmanuel Macron et fait sa cour à Xavier Bertrand, rejoint par l’ex-numéro 2 des LR. L’ex LR, Bruno Le Maire offre sa caution bourgeoise à la politique économique follement démagogique du même Emmanuel Macron et son clientélisme illimité et sans vergogne. D’autres lorgnent vers marine le Pen qui n’est pas avare de promotion d’anciens UMP.

Plus personne ne sait à quelle politique correspondrait l’affiliation à LR et quelle solidité de conviction habite ses élites actuelles ou passées. Un programme inexistant avec des hommes incertains et se divisant facilement en camps irréconciliables ne fait pas un parti attrayant. L’aventure était arrivée au parti Radical, dominant sous la Troisième, incertain sous la Quatrième, cinquième roue du carrosse sous la Cinquième, disparu depuis l’an 2000, mais qui prétend toujours être un grand parti du fait de son implantation locale qui reste notable et à base de notables.

Plus généralement, personne ne sait plus à quelle politique conduirait la prise de pouvoir par n’importe lequel des partis en lice. Tout le monde a compris que Le Pen, LCI, les Verts et le PS détruiraient à peu près totalement le pays si par malheur ils arrivaient à la tête de l’État. On sait que l’expérience Macron est un ratage total qui ne mène à rien d’autre que de panser les plaies psychologiques du Sieur, qui se guérit en nourrissant son « narratif » stupide, tout en accumulant les postures et les embrouilles politiciennes, sans aucun souci de l’avenir d’un pays « sans culture » et voué à se diluer dans l’ensemble européen où il vise la place de premier président élu par tous les Européens. Une place formidable où il serait possible de pérorer en se rassurant sur la réalité de son « jupitérisme » maladif sans être responsable de rien. L’ennui, c’est qu’attendant il n’attaque aucun des problèmes cruciaux du pays et ajoute ses incendies de pompier pyromane à tout propos. Bien sûr la crise sanitaire brouille les cartes et empêche de bien cerner le bilan catastrophique de l’OVNI politique Macron, mais surtout elle lui permet de se cacher derrière les largesses de la BCE pour arroser à mort toutes les clientèles tout en laissant filer les déficits publics monstrueux. Pas un jour sans une gâterie aux uns ou aux autres. Après le souci des menstrues difficiles des étudiantes voilà la prime aux fonctionnaires de catégorie C. Cela fait deux ans qu’il peaufine cette dernière année et le sac à malices est plein.

Le résultat est le mépris du pays pour ses élites politiques et l’abstention massive.

Pour les LR, la situation est en vérité tragique. Deux candidats et c’est la mort assurée. Considérer que les Présidentielles sont un simple match entre des personnes, sous la forme d’un concours de beauté, est suicidaire.

Les primaires ouvertes ont montré leur nocivité. Certes il y a une créativité programmatique améliorée. Mais chacun s'applique à détruire le programme de l’autre et les vaincus refusent de s’aligner derrière le vainqueur. Comment le feraient-ils, puisque le programme du vainqueur a été jugé inepte pendant tout le temps des primaires ? Les primaires sont une machine à faire exploser un parti. L’expérience récente de LR et du PS est tout de même assez claire.

À un moment où le seul rôle utile des Présidentielles est de faire apparaître aux yeux du pays les moyens de sortir du déclassement déplorable où il se trouve, la seule stratégie utile et gagnante des LR repose sur trois piliers :

-        La formulation d’un programme efficace portant sur les 7 ou 8 questions fondamentales qui conditionnent le futur du pays, l’efficacité pouvant appeler à des remises en cause très importantes des habitudes imposées par la pensée dominante.

-        La manifestation d’un soutien soudé de l’ensemble des ténors du parti, sans acceptation de dissidence et affirmation de leur volonté exclusive de soutenir ce seul programme.

-        La nomination du candidat est secondaire, puisque la majorité qui se dégagera des urnes aux législatives imposera qu’on ne s’écarte pas du programme retenu, le président étant appelé à jouer le rôle prévu par la Constitution : apprécier les nouvelles circonstances qui pourraient survenir, tenir compte du pays réel, assurer la position diplomatique du pays.

On peut évidemment compter sur le rejet des autres candidats et sur sa propre bonne mine ou son culot pour être élu. Totorin-ne 1er-1ère est élu-e d’une courte tête pour son brushing ou son ultime manœuvre, dans une atmosphère vide de toute idée concrète sauf quelques cadeaux au peuple ou quelques gadgets publicitaires. Imaginez qu’il en sortira quoi que ce soit d’utile est idiot.

La destruction de la France comme nation, de l’économie comme source de richesse, de la liberté comme source de la légitimité et de la grandeur française, de la sécurité comme base du lien social, voilà de quoi il s’agit lors de ses prochaines élections présidentielles.

La France comme nation est menacée dans ses fondements démographiques, culturels, juridiques et diplomatiques. Il s’agit bien d’une probable disparition par dilution et domination extérieure.

La France comme puissance économique et sociale est menacée par les désordres monétaires internationaux, ses politiques internes délétères, l'accroissement démesuré de ses dépenses publiques et de ses dettes, et surtout par les risques tragiques d’une application bornée de l’oukase foldingue de décarbonation totale. Nous avons réussi à revenir au niveau du PIB par tête de 1980. On continue ? On vise quoi ? Le PIB par tête de 1930 ou celui de 1 890 ?

Comme au rugby, la cohésion et la force du pack sont prépondérantes dans la victoire politique. Même les trois quarts doivent être une muraille avant d’être des perceurs de coffres-forts.

Tant que LR ne sortira pas du silence, et se contentera d'essayer de ne pas faire de faute de communication tout en organisant un concours de beauté grotesque pour sélectionner son candidat, ses efforts seront inutiles à la France et probablement couronnés par une défaite qui précipitera son éclatement et sa disparition comme réelle option nationale, son fond se diluant dans les conseils locaux ou régionaux comme l’ex-parti radical.

La clé de la Présidentielle pour LR est dans la formulation d’un programme fondamental de grand redressement et nulle part ailleurs.

Et dans le soutien collectif sans faille de tout le parti au moment de son élaboration et de la phase de présentation au pays. Il faut aller vers une conquête et ne pas s’enfermer dans la défense d’un pré-carré envahi et défoncé de toute part.

Cela ne veut pas dire, comme s’acharne à le répéter les commentateurs de TNT, que les candidats LR déclarés ou potentiels soient des nains politiques, des nuls, des demi-portions, etc. On prétend naniser les hommes politiques actuels en les comparant à ceux du passé. C’est idiot. Valérie Pécresse vaut bien Roger Duchet, Bruno Retailleau le Chanoine Kir, Laurent Wauquiez Laniel, Xavier Bertrand Guy Mollet, François Barouin René Coty.

Le problème du moment, c’est le grand redressement, son analyse, sa formulation, son endossement. Pas de grand projet dans ce domaine fondamental, pas de politique, pas de soutien populaire, pas d’efficacité à prévoir et, au bout, la poursuite du grand déclassement.

Le climat : un danger pour l’économie ? Moins que l’idée d’une économie totalement décarbonée !

Une « fuite » relatif à un brouillon de rapport de final du Giec a permis au monde ébahi de savoir qu’un avenir climatique « apocalyptique » était le futur proche de l’humanité. En vérité le GIEC n’est pas une instance scientifique mais politique, émanation directe d’une organisation de l’ONU. De l’argent en masse est distribué à des centaines de centres de recherche qui ont produit des études dans une multitude de domaines, ce qui donne les 4 000 pages du rapport final. Il n’y a strictement aucune unité entre ces études. Chacun fait ce qu’il veut et dit ce qu’il croit, sans savoir ce que les autres ont produit. Aucun des travaux présentés n’est vérifié par une quelconque instance de contrôle scientifique.

Une autre approche aurait été de donner à un ou deux instituts de recherche qualifiés dans le domaine climatique, l’étude de questions particulièrement épineuses et de fournir des réponses scientifiques, avec révision et relecture des résultats dans la communauté scientifique, investissement dans les moyens de recherche les plus appropriés et production d’un certain nombre de résultats vérifiés.

Vous ne pouvez pas faire un tel travail scientifique avec des centaines de contributeurs qui font ce qu’ils veulent quand ils le veulent, avec l’argent de l’ONU et l’idée qu’il faut prouver les intuitions imposées par le donneur d’ordre pour avoir des financements très généreux. Les politiques qui gèrent l’affaire pour le compte de l’ONU, se chargent d’extraire dans les rapports ce qui les arrange idéologiquement et en fond un résumé à l’attention des dirigeants. Le résumé pour décideur est une escroquerie. Il n’a rien de scientifique. Il est impossible d’extraire de centaines de rapports divers et souvent divergents une « vérité pour décideurs » qui ne soit pas, en fait, l’expression politique biaiseuse des donneurs d’ordre qui sont à l’ONU presque toujours des politiciens sans compétences scientifiques (un président du Giec était sorti de l’école à 14 ans, une vraie formation d’ingénieur) et souvent des membres ou ex-membres dirigeants d’associations mondiales pour l’écologie comme Greenpeace.

On affirme, pour emballer la manœuvre, que la conclusion a été validée par des centaines de scientifiques unanimes. On ajoute que Mlle Thunberg est contente. Tout cela n’est que de la manipulation conduite d’en haut par les représentants des grandes ONG qui gèrent toute l’affaire avec des financements monstrueux. Rappelons que Greenpeace est né de la lutte contre les essais nucléaires et reste mobilisé contre le nucléaire civil qui ne produit pas de gaz à effet de serre. Son mode d’action est la manipulation des médias et des politiques par des opérations coup de poing surmédiatisées et par l’entrisme dans les instances internationales et la connivence médiatique.

Ce que tout quidam un peu curieux peut faire, c’est lire les quatre mille pages et constater que les chiffres qu’on y trouve, sur la valeur desquelles il est impossible de se prononcer (il n’y a aucune critique scientifique de quoi que ce soit), donnent les moyens de se forger une idée assez précise sur les questions évoquées et qu’elle contrevient directement avec les « conclusions du comité Lissenko » produites de mauvaise foi par quelques allumés des ONG.

Nous ne donnerons ici que quelques chiffres que tout le monde peut vérifier.

La masse de CO2 existante est de 200 U, la création de CO2 « anthropique » annuelle de 1.5 U. La part du stock de CO2 en provenance de la production humaine est considérée entre 3.5 à 4 %, (peut-être). C’est une estimation au doigt mouillé dans l’hypothèse la pire. L’influence des activités humaines sur le CO2 est ridiculement faible et  les réduire de moitié ou totalement n’aurait pratiquement aucune influence sur le réchauffement climatique.

D’autres études essaient de savoir si cet apport de 1 % pourrait à la longue faire augmenter la température moyenne terrestre et de combien la suppression de l’apport anthropique ferait baisser la température. Ne jugeons pas de la démarche scientifique mais des résultats annoncés : en stoppant totalement la production de CO2, la température baisserait de 0.8°. La contribution française serait de 0.014° !

Un des aspects amusants de la situation, c’est que le Giec qui avait annoncé une hausse de près de 4% des températures, a bien compris que des économies de 0.8° en ruinant tout le monde n’auraient aucune séduction pour les peuples et leur gouvernement.  Pourquoi se ruiner pour rien ?  L’urgence était plutôt de prévoir des climatiseurs en masse ! Alors finie la hausse anthropique de 3.8°. On insiste désormais sur les conséquences terrifiantes et désespérées d’une hausse de 1.5°.  Là une baisse de 0.8°aurait un impact sensible !

Personne n’étant subventionné pour étudier la faisabilité et le coût d’un abandon total de production anthropique de CO2, on évite de dire que la France sortirait totalement gâchée, ruinée et aux abois de l’aventure. Nos propres estimations montrent que le coût serait entre 25 et 50 mille milliards d’euros pour la France, par dépenses ou pertes de recettes ou manque-à- gagner. À comparer aux 1,25 mille milliards de la production marchande française annuelle. Cette politique ne sera jamais menée à son terme et pour aboutir à 0.014° de baisse de température, elle est absurde.

On sait aussi deux autres choses fort importantes :

-        La France produit 3 % de la production mondiale et commet 1 % des émissions de CO2. Nous sommes donc trois fois plus vertueux que le reste des pays du monde qui, s’ils obtenaient la performance française, réduiraient à presque rien la question du CO2.

-        La France a baissé ces 15 dernières années sa production de CO2, alors que le reste du monde l’a augmenté dans une proportion de plusieurs centaines de fois l’économie faite en France.

Tout ce que nous avons fait a été très coûteux et pénalisant, et n’a servi à rien à l’échelle de la planète. Tout ce que nous prétendons devoir faire encore pour arriver à une mythique « neutralité carbone » nous tuerait économiquement et il n’y aurait plus ni emplois ni revenus en France !

D’autres chiffres incontestables sont encore plus troublants.

Les glaciologues ont montré qu’au temps des dinosaures (le jurassique comme chacun le sait maintenant grâce au cinéma) la masse de CO2 était de 4 à 5 fois supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui provoquant l’extraordinaire exubérance de la flore et de la faune de cette époque. Personne ne parvient expliquer pourquoi une hausse de quelques pour cent de la masse de CO2 tuerait la planète, alors que 5 fois plus dense, le CO2 n’a eu que des conséquences favorables (le CO2 est un fertilisant très efficace et propice à la vie).

Plus proche de nous la politique de densification immobilière de Mme Hidalgo qui au terme de son second mandat aura probablement dépassé les 12 millions de m2 construits ou rénovés a provoqué la création d’un dôme de CO2 anthropique qui ne pourrait être compensé que par la construction sur deux fois la surface de la ville, d’une forêt extrêmement dense. Mme Hidalgo et ses amis Verts sont les principaux créateurs de CO2 de France et sans doute d’Europe ! Leurs bidouilleries pseudos vertes ne compenseront pas le millième du CO2 que leur politique produit !

Les islamogauchistes Verts, si favorables à l’immigration de masse, ne nous ont jamais expliqué pourquoi la construction de l’équivalent d’une ville comme Paris tous les 5 ans pour accueillir les nouveaux immigrés et leurs enfants était favorable à la réduction des gaz à effet de serre ! Ce coût en CO2 est tragique si on utilise les critères du GIEC ! Mais chutttt !

Répétons-le : nous ne sommes pas ici des climatosceptiques ni des agents du lobby nucléaire. La projection d’injures disqualifiantes est inutile. Au contraire nous sommes très en faveur des multiples solutions qui permettent de continuer de réduire notre trace sur l’environnement et nos consommations de ressources non renouvelables. Il n’y a aucun doute, l’humanité, pour son bien, détruit des ressources lors de l’acte de production et de consommation et rejette des déchets. Si le quantum de destruction et de déchets devient disproportionné avec la taille de la terre, il est inéluctable que de grosses difficultés se présentent.

La solution ne peut provenir que d’une certaine stabilisation de la population du globe entre 4 et 6 milliards d’humains, de hausses de productivité massives réduisant et la proportion des matières premières détruites et les rejets, et une réorientation douce du PIB vers les consommations les moins négatives pour la croissance future.

Nous défendons l’idée qu’il faut agir, au nom de l’écologie, auprès des 10 pays qui correspondent à 80 % de la hausse de la population pour qu’ils sachent que nous ne sommes pas là pour absorber leurs excédents démographiques et qu’ils doivent agir de leur propre fait pour se sortir du piège où ils se sont mis, en sachant que c’est très difficile. La hausse de la population est due au triomphe de la médecine contre la mortinatalité, plus qu'à une frénésie de copulations. Il faut obtenir une baisse des habitudes ancestrales qui poussaient à être souvent enceintes pour avoir des enfants survivants. Cette baisse existe. Certains pensent que d’ici quelques décennies toutes les parties du monde seront en baisse des naissances. Dans les pays développés le phénomène est devenu inverse : on ne maintient plus la population native qui s’efface progressivement. La vérité est qu’il faut soutenir la natalité défaillante dans les pays riches et accompagner la baisse de la natalité dans les pays en explosion démographique, pour arriver à terme à une population relativement stationnaire et capable de se nourrir et de vivre sans créer de risques structuraux.

Nous croyons également que le risque le plus proche n’est pas l’effet produit par l'émission de gaz à effets de serre mais des pénuries de matières premières bloquant en totalité une filière de production. Ces pénuries peuvent être artificielles, liées à des blocages diplomatiques, ou réelles par saturation de l’exploitation. On en parle peu parce que la solution passe par la microéconomie et les échanges. Ce sont les entreprises qui trouveront la solution et il est indispensable d’avoir un réseau d’entreprises prospères et dynamiques pour faire émerger les techniques et les produits évitant les blocages. Les Vert qui veulent « la destruction du capitalisme », lorsqu'ils ne détruisent pas le "patriarcat", ne se sentent pas très à l'aise sur ce sujet, ni les ONG, ni même les gouvernements, surtout s’ils ont sombré dans l’accablement réglementaire et fiscal de leurs entreprises. On voit que la France désindustrialisée par sa faute est très mal placée pour prendre la tête du mouvement.

Oui nous avons des défis écologiques à relever, mais qui ne sont pas exactement ceux qu’on dit. On doit éviter les intoxications des grandes ONG mondialisées qui tiennent l’ONU et désormais mettent sous tension toutes les dirigeantes des grandes institutions multinationales (BCE, FMI, Commission Européenne, etc.), arrivées à leurs postes poussées par la vague LGBT et qui désormais chantent la messe sans réticence pour s’y maintenir. Mme Lagarde, présidente de la BCE, recevant ès qualités Mlle Thunberg, chantant les vertus du contrôle vert des financements et se montrant favorable à l’interdiction de celui des produits énergétiques diabolisés, est-elle dans son rôle de gouvernance de la création monétaire ? Mme Van der Leyen se mêlant à une chasse à l’homme contre le président du COJO japonais qui a osé dire que la présence de femmes ralentissait les réunions des conseils d'administration, exerçait-elle vraiment son rôle de Président de la Commission ?

L’écologie oui, mais pas celle qu’on nous impose par des procédés malhonnêtes, pour de mauvaises raisons, et en s’engageant dans des pratiques liberticides et en se trompant d’urgence.

La plus grande menace sur la prospérité de la France dans la décennie à venir provient non pas du climat mais des politiques écologiques hystériques que des prêtres autoproclamés et délirants veulent nous imposer. Les scientifiques dans cette affaire sont des otages ! Les prochaines élections présidentielles françaises seront cruciales sur le sujet. Imaginons l’arrivée d’une coalition entre Anne Hidalgo et les Verts ! On a vu le résultat à Paris : un saccage effarant et un désastre écologique. On imagine les conséquences si ces gens obtenaient un pouvoir national.



Sortir du désastre présentation Video

Une première présentation de notre nouveau livre

 

"Sortir du Désastre

Le programme que veulent les Français"

est disponible sous You Tube (chercher "Didier Dufau")  ou à l'adresse suivante.

https://www.youtube.com/watch?v=c_YwJB9eE2g

 

L'interview a porté à la fois sur notre livre précédent qui n'a pu sortir correctement à cause des mesures de confinement liéee au Covid.

Les questions ont peu portées sur le contenu des solutions,  et notamment sur les sept domaines fondamentaux où il faut agir.

Nous essaierrons de compléter l'information des personnes intéressées lors de prochaines conférences ou interviews.

La première conférence que nous avons faite a montré l'agacement du pays devant l'absence de débat de fond sur les questions critiuqes et le desintérêt presque total pour les courses vides de sens d'écuriées politiques personnelles ayant toutes décidé de ne rien proposer du tout sinon les élements de com' nécessaires à construire leur image. Les Français veulent du concret et qu'on sorte de l'impuissance. Ils attendent un plan de grand redressement dont on sait qu'il ne viendra ni de Le Pen ni de Macron. Les positionnements individuels de personnes terrorisés à l'idée de trop en dire et qui croient que l'alternance vient toute seule si on a construit le bon profil médiatique n'intéressent pas le pays.

Les Français n'attendent pas un sauveur mais un plan solide et cohérent de sortie de la spirale désespérante dans laquelle la France  est emportée , avec, derrière le candidat, un parti solide incarnant un minimum du fait de son passé, avec toutes ses personnalités  unanimes dans la défense de ce plan et bien décidées à le mettre en oeuvre sans faiblir. Le programme l'emporte sur le président dans l'esprit des gens dans les circonstances du moment.

Tout le monde a vu que LREM était un amoncellement d'amateurs ou de militants d'associations souvent toxiques, sans aucune identité, capable de tout céder à toutes les demandes les plus extravagantes et incapables de réellement soutenir une politique ferme orientée vers le salut du pays, qu'on ne leur propose pas. On va pouvoir avorter à 9 mois quasiment pour convenance personnelle (où était-ce écrit dans le programme Macron)  mais pas un mot sur l'immigration, la capture de l'Europe financière par l'Allemagne, les dérives WOKE de la présidente de la Commission et de la BCE, le contrôle de la délinquance qui s'en donne à copeur joie, la dépendance américaine, la desindustrialisation par des lois et des prélèvements insensés qui n'ont pas changés. L'imposition s'est accrue pendant le quinquennat sans que personne ne veuille l'assumer. On a papilloné autour des thèmes qui commençaient à agacer les Français en ne faisant rien de décisif. Après cinq ans de pouvoir la question des retraites n'est toujours pas réglée. Le chômage est au plus haut. La crise sanitaire a bon dos.

Cette nécessité d'un programme collectif fort est vécue comme contre nature par les carrièristes politiques. Surtout ne pas prendre de risque. Se maintenir à tout prix. Ils ne se rendent pas compte du dédain des électeurs. "Ils sont impuissants parcequ'ils ont organisé leur impuissance". "Ils subissent et ne peuvent rien  car c'est plus confortable que d'assumer la vérité et des actions de rupture contre les liens qui atrophient leurs pouvoirs"." Entre une oligarchie qui se partage les postes en famille et le terrain, ce n'est pas un gouffre. Mais un océan de mépris tellement profond qu'on ne sait plus comment l'assécher"."Entre Macron qui bavasse et développe un narratif hors sol et les autres qui se taisent de façon tonitruante sur les questions majeures, sous les déjections de l'égoût des réseaux sociaux, aucun diagnostic se dégage et encore moins un plan de sortie de crise". "On retrouve la fin de la Quatrième République dominée par la peur et qui n'osait plus rien alors que la situation se dégradait à toute vitesse ; il fallut affronter l'armée, l'OAS, le FLN, les politiciens au rencart en mal de retour, les Etats-Unis et les partis qu'ils financaient en France, l'Europe européiste de Monnet, les communistes ; Et de 60 à 80 on a doublé le PIB par tête de Français". "Les Français valsent toujours sur la musique mortifère du couple Mitterrand Le Pen" qui paralyse le pays depuis trente ans".

Les politiques ne restaureront  leur crédit que lorsqu'ils assumeront de regarder le réel, de s'affranchir des idéologies mortifères à la mode, de chercher de vraies solutions et de faire éclater tout ce qui empêche de les mettre en oeuvre. On en est loin.

De quelques tares de l’époque et de l’analyse du Pr Maffesoli

Il est amusant de lire et d’écouter le Pr. Maffesoli expliquer que nous sommes dans une période qui marque la fin d’une époque, au sens grec des deux mots. La modernité perdrait définitivement ses oripeaux :

L’individuel laisserait la place au « nous », et, en un mot, on passerait des « droits de » de l’individu, aux « droits à » de groupes.

La rationalité serait délaissée au profit de l’émotionnel. L’image et l’exaltation utopique l’emporterait sur les faits bruts et leur raffinage par la pensée.

Le progressisme et l’idée de l’homme puissant allant collectivement constamment vers une société meilleure par la démocratie, alimentée par le débat, serait caduque et remplacée par on ne sait trop quoi entre vitalisme et constantes de l’humanité animale.

Notre professeur déclare observer et ne pas juger cette destruction du « modernisme », de noter l’émergence « obligée » de soulèvements (mais sans les encourager) du type de celui des gilets jaunes, qui aurait été provoqué par la contradiction entre des élites bloquées dans le modernisme et l’instinct vital des différentes « tribus » qui se seraient reformés. Ces élites seraient en fait mortes et ne le sauraient pas.

Cette analyse est apparemment  corroborée par de nombreux « faits massifs », comme le record d’abstention aux dernières élections départementales et régionales. 2/3 d’abstention sur des listes incomplètes du fait du record de non-inscription de personnes pouvant voter, phénomène jamais dénoncé, et dans des lieux où une grande quantité de population n’a pas le droit de vote, cela veut dire des élites politiques élues par une fraction dérisoire des populations vivant sur un territoire. La perte de sens démocratique est délirante.

Pour avoir voulu être assesseur lors du dernier vote, les observations qu’on peut tirer de l’expérience sont étonnantes. Le bureau de vote est dans une école où 95% des élèves sont d’origine étrangère, principalement africaine et principalement noire. Une seule personne noire s’est présentée dans l’isoloir. Pas deux : une.  Ce n’est plus un contraste. C’est un abîme.  Le personnel politique du bureau de vote ne se différencie pas par les idées. Ils sont jeunes, ambitieux, sympathiques et ne savent rien. Absolument rien. Ils répètent des mantras, censés être représentatifs de leurs « valeurs ». La discussion de la jeune femme socialiste (?) tenant le bureau, cadre dans une instance sociale, et d’un jeune homme, en voie d’être cadre dans un machin se voulant dans le coup, et se retrouvant à LREM, a porté sur le salaire net d’un conseiller de Paris et d’un conseiller régional. Ajouter à son salaire (médiocre) deux rémunérations publiques électives vous fait doubler votre rémunération totale, sans grand travail supplémentaire, même s’il faut participer à quelques corvées. Aucun des deux ne formulent aucune critique de rien. L’important est de faire carrière et de ne pas être éjectée. Donc surtout pas d’idées. Pas de risque.

Dans tous les partis, la peur d’exprimer quoi que ce soit tenaille. Surtout ne rien dire. Laisser les affiliations « naturelles » jouer sans rien dire, mais en accumulant les postures. Jouer les valeurs et les signes, en se calant sur l’émotion, sur le nous, sur la société que « nous » voulons. Le fait que l’on aille vers l’abîme ne gêne personne : c’est comme cela ! On ne va pas entrer dans ce trou noir et proposer quoi que ce soit.

En revanche les élites dirigeantes resteraient bloquées dans le rationalisme, et autres attributs du modernisme décadent et provoqueraient des « soulèvements » successifs de la part de telle ou telle tribue.  

Ils seraient donc vains d’essayer de mettre un peu de raison et de respect des électeurs dans la politique, et absurde de penser l’avenir pour qu’il soit « positif ». L’homme est un animal inconscient et plutôt mauvais en soi qui courre à sa perte dans la festivité en étant sensible au marketing de la marginalité et du non essentiel.

L’avenir serait donc à une bestialité, neu-neu, au sein d’archipels bestialisés, soudés par des appartenances, et mus par les passions de mini foule et non par la raison, se soulevant de temps à autres contre une cléricature enfermée dans la rationalité, la promotion de l'individualisme et le progressisme.

L’écologie telle qu’elle est transcrite dans la politique est une assez belle illustration de ces hauts concepts professoraux.

Tout est faux ou controuvé lorsqu’on entre dans le détail de cette querelle politique qu’est l’écologie délirante. Le livre essentiel de Christian Gérondeau (La religion écologique) le prouve facilement. Il est inattaquable. Première imbécillité : le CO2 mortifère à court terme de la planète. Nous avons un stock de CO2 dans l'atmosphère qui est extrêmement bas, quasiment le plus bas de l’histoire vivante de la planète. Au temps des dinosaures et de la luxuriance de la végétation, le stock était 250 fois plus gros.  Là où il était à mille nous sommes à quatre et on nous explique qu’en passant à 6 ou 8, la terre serait morte…  Deuxième imbécillité : l’homme est responsable de l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère et donc de la mort de la planète. En vérité les activités humaines n'ajoutent qu’un pour cent par an à la masse de CO2 existante. Par conséquent, réduire de moitié notre production n’aura aucun effet significatif sur le stock. Et le stock doublerait-il, il serait toujours 125 fois plus petit que ce que la terre a connu pour le plus grand bonheur de la vie. Car le CO2 est notre meilleur fertilisant. Troisième imbécillité : la corrélation CO2, température, pertes d’espèces vivantes, serait prouvée. Elle ne l’a jamais été. C’est la hausse explosive des populations dans certaines parties du monde, comme le Nigeria et les pays musulmans, qui pose problème, et les pratiques désastreuses mises en œuvre par ces populations pour survivre, alors qu’elles sont mal pourvues en énergie. Mais là, c’est le silence.  Quatrième imbécillité :  nous pouvons atteindre la « neutralité carbone ». En fait c’est totalement impossible et cela n’arrivera pas. D’abord parce que seule l’Europe se sent obligée de tenter ce pari stupide, et notamment l’Allemagne qui s’est enfoncée dans une impasse dramatique qui ne peut que provoquer un « backlash », un effet retour imposé par les nécessités. Cinquième imbécillité : les énergies renouvelables peuvent représenter la totalité des productions énergétiques. Tout examen un peu rationnel prouve que c’est strictement impossible. Elles peuvent atteindre mondialement au maximum 15 à 20 pour cent de l’énergie électrique qui elle-même est une fraction minoritaire du besoin énergétique global. Sixième imbécillité : convertir tout le parc automobile et tout le chauffage à l’électricité mène directement à une pollution en CO2 pire que l’ancienne et à des frais tellement énormes qu’ils ne seront jamais supportables économiquement. Septième imbécillité : la perte de productivité crée de l’emploi. Huitième imbécillité : les Français qui sont en avance mondiale sur la question du CO2 doivent faire plus que les autres et tuer leurs paysages, artificialiser leur plateau continental, et détruire la beauté construite par des générations, pour atteindre des objectifs sans intérêts et ruineux, tout en perdant tout emploi et toute liberté.

Nous sommes face à une escroquerie et contrairement à ce que dit le Pr Maffesoli, cela provient des élites, pas du terrain. Dans cette affaire, elle a totalement renoncé au progrès, à la rationalité et à l’individualisme, qui sont selon lui les dimensions du modernisme. L’escroquerie écologique a été montée à l’ONU, désormais tenue par les ONG et par Greenpeace, s’est amplifiée par la transmission des instances internationales, puis par les états. En Europe la BCE, la Commission Européenne, les grandes agences internationales sont les fers de lance de l’offensive pour « la transition vers le zéro carbone ». Cette folie vient d’en haut et elle est amplifiée par des élites dirigeant par la peur.

Il en est de même du Wokisme et de la Cancel culture, créés aux Etats-Unis et relayés par toutes les instances internationales comme LA VERITE qu’il faut imposer au monde, via leurs dirigeants et une masse médiatique contrôlée qui aboie aux ordres.

En France, le pays et la majorité de sa population a des aspirations différentes et on cherche à leur imposer des vues qui ne sont pas les leurs. Le slogan, au ras de l’électeur, c’est « liberté et prospérité ». La perte des libertés est colossale et celle de la prospérité suit.

Les crises des bonnets rouges et des gilets jaunes ne sont pas liées au conflit entre modernisme finissant et nouveau monde. Dans un pays où le PIB par tête est quasi le même qu’en 1980, 40 ans de stagnation, la perspective d’une perte massive de revenu, de liberté, de vie et d’autonomie a été ravageuse. La bureaucratie qui dirige la France n’a rien vu parce qu’elle ne peut rien voir. Si toute la politique se résume à 100 personnes issues de la haute administration, cannibalisant une classe politique devenue népotique du fait de la « parité », qui a permis aux enfants de l’énarchie de prendre le pouvoir sans effort (pensons à Marisole Touraine, Parly II, Wargon, etc), on retrouve en pire les cent familles, car passer un examen administratif c’est moins méritant que de créer une industrie et des millions d’emplois.

Les nécessités du moment sont la rationalité, pour contrer les erreurs gigantesques de l’écologie, la nation, pour éviter le naufrage de l’éclatement tribal et la perte du sentiment national, la restauration de la liberté  formelle, en empêchant les dresseurs de piloris et le Klux Klan Woke, mais aussi de la liberté réelle fondée sur la prospérité, en cassant toutes les forces qui ont conduit à la stagnation, avant de s'engager directement dans l’effondrement volontaire, ce qui demande de réfléchir un peu et de faire de la politique.

M. Maffesoli, la France aujourd’hui a besoin de Descartes et de ce que vous appelez le modernisme. Le premier acte est de virer Macron qui symbolise l’effondrement et le déclassement du pays et la ridiculisation de la France, et le second de forger des politiques fondamentales sur les grandes questions clés, en refusant oukases irrationnels et les politiques autodestructrices et malthusiennes, et folies pures et simples, tout en développant une diplomatie de la prospérité.

L’urgence n’est pas de théoriser un changement d’époque vers un magma autodestructeur qui s’imposerait « volens nolens », alimentée par des peurs irrationnelles créées par une oligarchie minuscule venant d’en haut et vivant à l’écart de la démocratie. Nous n’avons pas à avoir peur de la démocratie. Les Français savent très bien ce qu’ils veulent et ils attendent qu'on les respecte et qu’on leur tienne un langage de vérité. C’est aux partis de gouvernement de le vouloir au lieu de s’affoler à l’idée d’avoir seulement une idée.  On a vu que l’aventurisme narcissique d’Emmanuel Macron ne débouchait sur rien sinon le pire. Il faut rebâtir une aventure collective. Et sortir du trou. On ne saurait trop conseiller au professeur Maffesoli de contribuer à ce mouvement de sauvetage plutôt que de commenter le naufrage.  

Un nouvel âge de déraison ?

Il est impossible pour un observateur de ce qui se passe dans le monde et notamment dans les domaines économiques, politiques et sociaux, de ne pas constater que nous entrons dans un âge de folie.

Pour qui fait des conférences dans les lycées, la constatation est immédiate. On n’enseigne plus grand-chose aux élèves mais on soigne leur beauté morale. On sait que le corps enseignant est désormais quasiment totalement féminin (85%), donc la tentation maternisante y est très forte. Les élèves ne sont pas capables de répondre à la moindre question mais ils savent tous vous dire où est le bien et le mal. Le catéchisme a été appris par cœur et totalement absorbé ! On leur a parlé de génération morale qui pouvait sauver sinon le monde, du moins la terre, et mettre fin à toutes les dominations abusives. Alors ils sont très motivés ! Comme on disait lors des évènements de mai 1968, « les faits sont fascistes », donc on n’en tient pas compte et on injurie ceux qui vous les mettent sous le nez. On se cache derrière la science : mais il n’y a pas de science sans faits ! On se retrouve avec une sorte de religion laïque folle, parfois jusqu’à un grotesque de compétition, qu’il est interdit de contredire sous peine d’excommunication. On se retrouve devant des publics qui ne veulent pas savoir, pas comprendre, pas agir, comme les adeptes des sectes les mieux organisées.

Ce serait presque drôle si cela n’avait pas de conséquences pratiques dramatiques dans la vie des gens. Mais elles sont gravissimes et aggravées sans raison par tout l’étage des institutions internationales et nationales. Elles promettent des années terribles aux jeunes générations.

-          L’ONU est désormais dominé par les pays non Occidentaux et les ONG dont les anciens dirigeants ont désormais un rôle crucial dans le fonctionnement des différentes agences. Ce sont souvent des anciens de Greenpeace qui tiennent les rênes. Du coup, au nom des grands principes et des petits intérêts, toute l’action de l’ONU est dévoyée dans des directions faussées et dramatiques pour les pays développés. Son action finit par contaminer toutes les instances internationales comme le FMI, la BCE, les institutions européennes, l’OCDE, la BIRD, la BERD etc.

-          L’écologie, les réclamations LGBT, le tiers-mondisme et les « décoloniaux », l'anticapitaliste, l’anti-patriarcat, et d’une façon générale le néo-maccarthysme Woke d’origine américaine et ses effluves de cancel culture, se sont engouffrés dans toutes ces instances et gagnent l’entreprise, après les médias et la politique, dans des formes ou sournoises ou violentes.

Gare à qui se met en travers de la route. Plus de carrière possible dans aucun domaine. Il y a les bons et les méchants. Pas question d’être dans le mauvais camp. Ce qui frappe, c’est le contact en bas de l’échelle avec les militants de ces mouvements. Lors que vous leur prouvez, en mettant toutes les justifications sous les yeux, que certains faits allégués sont grossièrement faux ou que certains comportements sont totalement inacceptables, la réaction appartient toujours à deux catégories :

-          Le rejet pur et simple. C’est nécessairement faux sinon le mouvement n’aurait pas cette force. Le camp du bien comprend trop d’hommes connus pour ne pas pouvoir être fondé sur le mensonge. L’isolement sectaire, qui correspond à la mise en branle de certains ressorts bien connus de l’âme humaine, en particulièrement la valorisation de soi même par l’appartenance au camp du bien, fonctionna merveille. Devenir apostat ? Jamais ! Ce serait renoncer au bien. Ecouter un discours contraire à la bonne parole ? Une faute.

-          La concession sans conséquence : Mais oui, votre exemple est bien le témoignage d’un énorme mensonge. D’accord votre autre exemple est un dérapage ennuyeux. Mais oui, tout ou presque de ce que nous disons est un tissu de calembredaines ! Et alors ? Tout cela va dans le bon sens. Et quelle politique inverse et avec qui ?

Ces adeptes demeurent dans le champ de ruines de la vérité soit par bêtise, soit par calcul, soit par confort intellectuel. Et on détruit la société.

Nous sommes bien placés, sur ce site, pour savoir ce que veut dire une opinion publique « construite » et l’impossibilité d’aller contre, du fait du verrouillage de l’information des grands médias ficelés par une poignée de grands intérêts. Dénoncer le rôle des dysfonctionnements lourds du système des changes flottants ou de l’Euro irrite tellement de grands intérêts structurants nos médias qu’il est quasi impossible de forcer la porte des grands médias. Dénoncer l'Énarchie compassionnelle vous met aussitôt dans l'impossibilité d’agir au sein de très nombreuses institutions politiques ou intellectuelles de France. Dénoncer le néo-maccathysme des piloris et les émanations délétères du Klux Klux Klan Lgbt+, entraîne des dénonciations phénoménales.

Internet a été l’occasion de nouveautés abominables quant au respect des libertés. L’exclusion de Donald Trump de Facebook et Twitter est évidemment le symbole le plus fort de la pratique de « l'effacement des mauvais » de l’univers visible. Mais d’autres pratiques sous des formes diverses contribuent aux mêmes conséquences. C’est en mode mineur le cas des notations qui entraînent une forme de boycott larvé organisé par des inconnus. On peut ruiner un médecin, un restaurant ou un hôtel ou quoi que ce soit qui est noté, par ces procédés.  Le comble est la note de citoyenneté des Chinois qui fait dépendre votre vie de la notation des quelques apparatchiks cinglés.

Un autre phénomène incroyablement délétère est la création par des intérêts douteux de véritables sociétés de dénigrement qui se chargent de « tuer » ou de menacer de tuer, par le boycott, les procès, les campagnes de presse, des personnes ou des institutions qui leur déplaît pour une raison ou une autre. La prétendue « Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf) » s’en est ainsi prise au Dr Raoult pour le disqualifier et le faire taire par des actions intolérables, en même temps que l’ensemble de l’UHM était soumis à un harcèlement incessant. Né aux Etats-Unis pour prétendument « contrer les fakes news de la droite radicale », le réseau d'activistes Sleeping Giants cible désormais les médias avec des méthodes de gangsters allant de la pression sur les annonceurs pour renoncer à passer leur pub dans certains médias « ennemis », l’instrumentation de boycott, les campagnes de haine, la menace, le harcèlement… Aux Etats-Unis des officines de ce genre se créent tous les jours, et se font les chiens ou les chiennes de garde des mille et une causes LGBT.

De mêmes qu’Edwy Plenel, spécialiste de ce type de guerre comme trotskiste militant depuis des lustres, après avoir ruiné de réputation le journal Le Monde, devenu un pitoyable pilori, entraîne son site-égout, Mediapart, à des actions ciblées contre des entreprises (Mac do récemment), avec la plus parfaite mauvaise foi, les équivalents américains WOKE harcèlent les grandes entreprises pour servir la messe LGBT. Et obtiennent ce qu’ils veulent par la menace. Parité non seulement dans les conseils d’administration mais dans les postes de direction, « égalité » salariale, promotion massive de minorités, toilettes transgenres, … sont imposées sous peine de discrédit sur les réseaux sociaux, boycott etc.

Ces minorités agissantes obtiennent du législateur des textes ambigus ou explicites qui permettent de mettre en œuvre des menaces judiciaires.

Tous les dirigeants américains chantent donc la chanson WOKE pour éviter les ennuis au détriment de la promotion des jeunes hommes blancs hétérosexuels ou des minorités non incluses dans le camp des bons (aux Etats-Unis les : « jaunes » qui se débrouillent très bien tout seuls).

Ces mœurs fascistes de voyous maîtreèchanteurs, basées sur le pilori, les groupes de la haine et l’huile de ricin médiatique, arrivent en France où elles se généralisent.

On voit Mme Lagarde, président de la BCE parce que femme, bien qu’incapable en matière financière et monétaire, recevoir Greta Thunberg, prendre parti pour les financements verts et l'exclusion des financements des industries consommant du CO2, tenant des propos WOKE en toutes circonstances. Sa réélection est à ce prix. On voit Mme Van Leyen, une étonnante incapable dont les Allemands se sont débarrassés en en faisant la présidente de la Commission Européenne, prendre part à une chasse à l’homme contre un vénérable président du COJO Japonais qui avait osé dire que les femmes intervenaient de façon très longue et parfois inarrêtable dans les conseils. Il devra se retirer et sera remplacé… par une femme.

Tous les mouvements de gauche, de LREM à la gauche insoumise, sont désormais dans l’emballement WOKE, sans vergogne. Les pires sont évidemment les extrêmes gauches universitaires, comme on l’a vu à Grenoble et les Verts qui se moquent de l’écologie et veulent « détruire le capitalisme et détruire le Patriarcat ».

A Paris sous Hidalgo comme en île de France si la liste Bayou passe, ce sera toujours les subventions massives aux associations « bien pensantes », des dizaines de millions, la destruction de l’orthographe (fasciste) par l’écriture « genrée », les visites et ateliers « genrées », c’est-à-dire interdits aux hommes blancs hétéros sexuels, la destruction des mobilités, la transformation des cours d’écoles, dégenrées (sic) et mille autre mesures vexatoires et destructrices. Le saccage de Paris est désormais constaté par tous. Imaginons l’île de France dirigée par cette engeance !

Ce jour même, plusieurs évènements soulèvent le cœur :

-          Les homosexuels allemands ont exigé qu’un stade de « l’Euro de Football » (on ne sait plus dire championnat d'Europe) soit coloré aux couleurs du mouvement des lesbiennes et homos. Refus de la Fédération Européenne ! La Chasse à l’homme est engagée avec procès en déviation politique et phobie anti-homosexuelle. Dire non est un acte de haine fascisant.

-          « Dans une décision rendue ce mardi 22 juin, la plus haute juridiction administrative a en effet suspendu l'entrée en vigueur, prévue le 1er juillet 2021, des nouvelles règles de calcul du montant de l'allocation-chômage. Faisant suite à la saisine de plusieurs organisations syndicales, le Conseil d'État justifie cette décision en arguant que « les incertitudes sur la situation économique ne permettent pas de mettre en place, à cette date, ces nouvelles règles qui sont censées favoriser la stabilité de l'emploi en rendant moins favorable l'indemnisation du chômage des salariés ayant alterné contrats courts et inactivité. » Les législateurs et l’exécutif n’ont qu’à aller se faire voir chez Plumeau. Quelques énarques nommés en ont ainsi décidé. Où est la démocratie ?

-          On retend rouvrir le procès d’Omar Haddad parce que le jugement le condamnant est marqué par un racisme anti-arabe. Une femme ayant tué son mari fait l’objet d’une campagne en sa faveur en prétendant qu’elle ne doit pas être condamnée car victime de la prédation violente de son mari ! Selon l’identité raciale ou sexuelle du « mis en cause », la justice ne doit pas condamner ou revenir sur ses condamnations.

-          Le GIEC sort un rapport selon lequel on est tous foutus, sauf actions délirantes dans les 5 ans. On invite les lecteurs à lire deux livres fondamentaux : « Le Mensonge écologique » et « la Religion écologique » respectivement de Kersvadoué et Gérondeau. Ils apprécieront ce qu’est le Giec et le sérieux scientifique de ses analyses. Gérer par la peur, un grand axe de la modernité.

-          Un taré tue un chat. Six mois fermes ! Trois braqueurs masqués, armés, attaquent un bar et s’empare de la recette. Reconnus, récidivistes, ils écopent de trois mois avec sursis !

 

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Élections régionales : l’effondrement dans le ridicule et la honte !

La démocratie fonctionne lorsque les élections permettent au pays de débattre de questions cruciales, sur la base d’une information honnête, approfondie et complète, et de choisir des options claires dont il pense qu’elles seront bénéfiques.

Deux élections ne correspondent en rien à cette obligation.

La première est l’élection européenne. Personne ne peut savoir pour quoi on vote puisqu’il n’y a pas de programme. Celui-ci est défini principalement par la Commission et accessoirement par les États après coup. La campagne électorale est un concours de beauté entre partis où on ne parle que de questions qui sont hors de portée du Parlement européen. La proportionnelle permet de fragmenter l’offre politique. Quelques élus dispersés dans un magma de plus de 700 membres de l’Assemblée européenne n’ont strictement aucun pouvoir et ne sont généralement là que pour « prendre l'argent et se casser ».

La seconde est l’élection régionale. La décentralisation a été un des échecs les plus navrants de la Mitterrandie et la création de conseils régionaux à géométrie variable et à fonctions changeantes et sans signification a conduit à une inflation de fonctionnaires territoriaux et de rémunérations d’élus ainsi qu’à un gaspillage de budgets totalement ahurissant. On a commencé par construire des régions très petites qui auraient eu un sens si on avait supprimé les départements et des fonctions spécifiques. On s’en est bien gardé. Il en est résulté des dépenses somptuaires dans des palais régionaux et des recrutements massifs. Puis on s’est avisé que tout cela coûtait vraiment trop cher. Alors François Hollande, entre deux balades à scooter et trois visites de journalistes, a crayonné une nouvelle division, absolument arbitraire tout en faisant voter une restriction massive des attributions de ces parlements d’anciens régimes sans ancienneté et sans régime.

Rappelons que pour l’essentiel les Régions s’occupent de la maintenance des lycées et collèges et de l’entretien des routes, et, un peu, des soutiens à l’économie. Mais il n’impulse aucune vraie politique et ne peut donc produire aucun résultat. Comme pour les Européennes, le vote ne débouche sur rien d’utile et de sérieux. Comme pour les Européennes les pauvres débats qui n'intéressent personne portent sur des questions qui ne sont pas du pouvoir de ces assemblées. Sécurité ? Eoliennes ? Actions économiques ? Gestion des transports ? Immobilier ? Tout est entre les mains des préfets et des maires ou des intercommunalités.

Les débats, dès qu’on se concentre sur les mesures concrètes, portent sur des questions ancillaires minables ou sur des distributions de pognon, les contribuables français ayant des poches profondes et la pompe régionale un appétit sans limite. Les régions sont des machines à subventions plus ou moins douteuses, plus ou moins démagogiques, doublonnant à qui mieux mieux avec les autres étages administratifs, y compris l’Europe.

À ces difficultés structurelles s’ajoutent des délires circonstanciels.

Le premier est la volonté farouche d’Emmanuel Macron de tuer ces élections qui vont démontrer son absence quasi-totale d’enracinement dans le pays et la marginalité de LREM. Depuis trois ans, il organise la destruction de l’élection avec une constance politicienne et une passion anti démocratique parfaitement honteuse. Comment tuer cette élection ! rappelons qu’il a attrapé le COVID lors d’une réunion après couvre-feu qui avait comme seul sujet la destruction des élections régionales ! Il lance une campagne pour les reporters en 2022 après les présidentielles en essayant de faire endosser la décision par l’opposition. C’est un flop. Elles seront déplacées en juin. Il réagit aussitôt en déplaçant les dimanches prévus pour le vote de deux semaines. Cela permet de faire couvrir la campagne par le championnat d'Europe de football, et le second tour par le Tour de France, sans parler de Roland Garros ! En plein pendant la campagne on enlève les masques et les couvre-feux : partez, partez et profitez de la route, de la mer et de la campagne. Le second tour aura lieu le jour du grand départ en vacances ! Formidable ! Si avec cela on ne parvient pas, comme aux municipales de tuer la droite et à déconsidérer les résultats de l’élection, avec un taux d’abstention historique, c’est à vous décourager de fausser la démocratie.

Mais cela ne suffit pas. Il faut encore organiser une tournée publicitaire dans toute la France pour la bobine du Président soit partout présente dans les médias pendant que les candidats aux régionales font campagne dans le désert médiatique et l'égout des réseaux sociaux. Naturellement cette initiative est complétée par une pluie de cadeaux électoralistes bien préparée : ah cette subvention de 300 euros pour les jeunes « pour la culture » ! Quelle astuce en ce moment où les organisations culturelles sont effondrées ! C’est encore mieux que la cantine à 1 euro et les serviettes hygiéniques périodiques gratuites pour les étudiants. Et tout est prévu pour l’après élection. Le Président « reprendra la main » comme il dit. Tout est préparé. En septembre il ne restera rien de l’échec cinglant qu’il anticipe. Les farces et attrapes seront distribuées avec le soutien des médias complices pendant tout l’été.

Pour bien faire on a évidemment essayé de troubler le jeu politicien, en Paca et dans le Nord, avec les ficelles les plus grosses. Il s’agit de faire perdre la droite pour se présenter comme le seul rempart contre marine Le Pen. Une ambition nationale des plus médiocres et un calcul électoral des plus éculés. Les problèmes du pays ? Quels problèmes ? Surtout pas de programme ! Simplement des mesurettes pour dire qu’on a fait quelque chose. L’efficacité ? On s’en fout.

Un tel mépris pour l’électeur, à un tel niveau de pauvreté politique, sur fond de grand déclassement et de grands effondrements, restera une curiosité du temps.

Les partis politiques sont tous à la ramasse.

-        Les Verts tentent de faire croire qu’ils s’intéressent à l’écologie. Il faut lire leur programme interne notamment celui qui est expliqué aux jeunes qui intègrent la mouvance : « nous sommes là pour détruire le capitalisme et le patriarcat ». Les petits oiseaux ? Quels petits oiseaux. On appelle cela l’escroclogie. On n’a pas tort. On sait que s’ils parviennent au pouvoir un flot de mesures islamo gauchistes, LGBT+ et « cancel culture » va envahir les dépenses régionales. Écriture genrée pour commencer, cours de récréations dégénérées pour continuer, blocage des circulations dans l’hystérie la plus totale. Ce qu’on a vu à Paris mais en grand. L’horreur et le pourrissement partout. Aucun effet sur le CO2 et sur quoi que ce soit. Et une pluie de subventions aux copains après avoir augmenté la rémunération des élus.

-        Le PS est à la remorque des Verts et on sait leur cupidité et leur mépris pour l’électeur. À part les effets de coiffure de Mme Pulvar, le programme est vide.

-        La droite a tellement peur d’avoir un programme qu’elle n’a d’autre ambition que d’être un rempart contre les sottises de gauches et les ambitions de l’extrême droite tout en essayant de séduire et la droite droitière et le centre gauche. De la dentelle si peu fine qu’à la fin on ne voit que les trous.

D’après les sondages, l’abstention pourrait dépasser 60 %. On n’ose pas le publier, mais on constate que plus de la moitié des électeurs ne savent même pas qu’un scrutin arrive dimanche prochain. On jugera que ce sont les Français qui ont décroché de la démocratie. Quelle ignominie.

Lorsqu’on crée des institutions sans signification et que l’on fait tout pour les escamoter, vraiment tout, on récolte ce qu’on a semé. Les Français n’y sont pour rien.

Soit on régionalise des politiques et il faut dire lesquelles et prouver qu’elles seront mieux gérées à un échelon régional. Soit on supprime les régions. Telle est la vérité profonde qui ressort de ces élections ratées. Il est vrai que l’abaissement des nations par la division régionale est dans le programme des fédéralistes européens. Il faudra donc lever cette hypothèque. Est-ce que la France doit devenir une somme insignifiante de territoires ouverts à tout vent et gérée principalement par les directives européennes ?

Le mieux serait sans doute de supprimer les régions et de n’envoyer au Parlement européen qu’une délégation des députés, au prorata des groupes, en refusant de jouer le jeu des élections européennes.

On commence à savoir que l’ambition ultime d’Emmanuel Macron est de devenir un président de l’Union Européenne, élu au suffrage direct par l’ensemble des peuples européens. Sa réélection et ses innombrables simagrées européistes, son alignement antinational sur les intérêts allemands, son atlantisme sans nuance, toute cette gymnastique honteuse pour un précisent de la république française, n’ont d’autres objets que cette sublime ambition : devenir un Jupiter Européen, échappant à toutes les contraintes et à toutes obligations de faire pour être enfin rassuré sur ce qu’il est. Un projet antinational fou ? Le projet d’un fou ?

Les Français feraient bien de commencer à s’intéresser à l’essentiel : le grand redressement. L’inconscience nationale à ses limites.

 

Retour de l’inflation et assèchement administratif des liquidités

L’avantage de la pandémie de Sars-Cov-2 est qu’elle nous force à pénétrer dans des territoires inconnus qui mettent nos réflexes mentaux et nos habitudes de pensée à l’épreuve. Avec les océans de monnaie créés par les banques centrales occidentales, qui se comptent en milliards de milliards de dollars ou d’euros ou de tout ce qu’on veut, nous sommes techniquement en inflation et même en inflation délirante.

Lors de la crise des changes flottants de 2008 et lors de la crise sanitaire, les États ont réagi à une perte de valeur en 2008 et 2009, et à une perte de production et de revenu en 2020 et 2021 par la création de monnaie. La première inflation monétaire n’a pas eu d’effets sur les prix à la consommation, du fait de la profondeur de la récession et de l’ampleur de la mondialisation mais a fait jaillir les prix de la bourse et de l’immobilier. Régler des questions de valeurs monétaires des actifs par des émissions de monnaie, on peut dire qu’on restait dans la logique financière.

Compenser des pertes de production et de revenu avec de la monnaie, là, le pari était plus osé. Plus de monnaie et moins de production, il n’y a pas de théories économiques qui n’expliquent  qu’on aboutit tôt ou tard à une hausse du prix des produits et une baisse de pouvoir d’achat de l’unité monétaire. Certes, l’absence de marché, du fait des confinements et autres couvre-feux, expliquait que l’argent créé reste sur les comptes en banque. Mais la réouverture des marchés et le redémarrage des affaires se devaient de lancer la hausse des prix.

Un point qui n’a pas été vu est la dislocation des « chaînes de valeur » et l'explosion du maillage logistique mondial. On n’en a pas bien mesuré la survenue faute d’expérience, même si certains événements avaient alerté sur les conséquences graves de pénuries imprévues parce que liées à des accidents, genre Fukushima. L’extension et le fractionnement de la chaîne de production, avec une politique de « just in time », fragilisent l’économie en cas de difficulté même ponctuelle et bien plus en cas d’explosion générale, et encore plus quand ces disruptions ne touchent pas tout le monde en même temps.

Ce qu’on voit aujourd'hui, ce sont d’immenses ruptures de stocks et des pénuries graves d’objets et de force de travail. À chaque redémarrage dans un pays ou dans un métier, l’entreprise se trouve confrontée à la difficulté de recruter et de trouver les intrants nécessaires à son activité. Les caisses sont pleines de liquidité, par exemple en France, et le crédit ne manque pas, mais on ne dispose plus de ce qu’il faut pour travailler.

L’affaire du muguet du 1er mai est très intéressante. En France, l’affolement avait conduit à ne pas accepter la vente de muguet en 2020. La production s’est effondrée et en 2021, on n’a pas eu assez de muguet pour faire face à la demande et les prix ont fini par flamber (jusqu’à 40 % de hausse en certains endroits), dès que la pénurie a été patente, et il n’a fallu que quelques heures pour la constater. Tous les fleuristes qui ont rouvert sont bien décidés à rattraper le temps perdu en augmentant les prix, mais tous ont eu la fâcheuse surprise de conter que les prix en Hollande, plaque tournante du marché, avaient augmenté massivement. Il sera instructif de suivre le cours des fleurs et le comparer à 2019.

Dans le bâtiment, c’est bien pire. Les artisans sont couverts de boulot, car l’argent est là et les propriétaires anciens ou nouveaux de maisons secondaires profitent des circonstances pour leur donner un coup de jeune, et les rendre plus confortables s’ils doivent y séjourner plus souvent du fait des rebonds de la pandémie. Et là, catastrophe. Les produits manquent. Tous. Du sable au bois, en passant par le cuivre, l’acier et le zinc. Les hausses sont dans la fourchette de 40 à 50 % ! Et les artisans ne trouvent plus de compagnons du fait que beaucoup ont quitté le métier ou préfèrent encore rester dans le cocon de l’assistanat. Du coup les contrats anciens ont perdu leur équilibre, les prix fixés n’ayant plus de sème, les délais s’accroissent, certains chiffres d’affaires sont arrêtés par les pénuries et poussent les trésoreries vers le bas. Dès qu’un projet a réussi à rassembler tous les facteurs de production, la facture pour le client est très élevée. On manque encore de chiffres, mais un rapide examen de quelques dossiers montre une hausse de près de 20 % sur les dossiers nouveaux.

Dans de nombreux domaines de l’industrie, les entreprises doivent faire face à des pénuries, notamment de matières premières et de puces. Là, la répercussion sur les prix est plus difficile compte tenu de la compétition mondiale. Mais dans un secteur en pénurie parce que la Chine, par exemple est le principal fournisseur de matières premières, comme les métaux rares, et réserve ces produits à ses propres industries, les fournisseurs américains et européens ne peuvent pas vendre et les produits chinois sont beaucoup plus chers car seuls disponibles.

Dans l’hôtellerie-restauration, trouver du personnel est devenu difficile et les chaînes d'approvisionnement, durement et longuement atteintes par la fermeture du secteur, ne peuvent pas fournir. Les hausses de prix en terrasse sont inévitables dès le mois de mai même si l’hôtellerie est, elle, obligée de rétablir sa clientèle et ne peut pas le faire en haussant ses prix. En Europe le prix de revient d’une canette de Coca Zéro, sortie d’usine, était entre 20 et 30 Cts d’euro, avec des prix de ventes entre 80 cts et 120 cts. En 2021, ces valeurs ont augmenté de près 50 % !

La disponibilité d’immenses réserves financières du fait de l’inflation des moyens de paiement permet à toutes les hausses de prix de trouver leur contrepartie. Donc, oui, il y a bien une inflation des prix et pas seulement des actifs de placement.

On dira : il s’agit d’une inflation frictionnelle liée à la crise et elle se résorbera avec un retour à la normale des chemins logistiques. De toute façon la mondialisation maintient l’obligation, notamment en France de ne pas augmenter les salaires, sauf à perdre encore des parts sur le marché mondial. Pas d’inflation des salaires, pas d’inflation des prix à la consommation durable.

Sans doute. Pas plus qu’il n’y a de doute qu’une partie des ressources créées ex nihilo par les banques centrales vont être utilisées à payer plus cher des prestations et des produits. Cela devrait conduire les autorités à être prudentes dans leur politique de reprise des revenus qu’elles ont lâchées au cœur de la crise. On ne saurait trop les inviter à ne rien faire de tel pendant les deux prochaines années. Un certain ajustement inflationniste est nécessaire pour sortir des conséquences de-là pandémie et d’une certaine façon est déjà acquis même s’il n’est pas encore manifeste. Donner un coup de faux administratif sur les liquidités alors que l’inflation latente se révèle peut conduire à une situation économique et sociale inacceptable.

L'excellent livre du professeur Peyromaure

pourquoi les soins sont-ils partis en déshérence en france ?

Disons le d’emblée, s’il n’y avait qu’un livre à lire sur la crise de l’hôpital ce serait celui, exceptionnel, du Pr Michaël Peyromaure. Pourquoi est-il exceptionnel ? Parce qu’il décrit la réalité et ne s'embarrasse pas des prudences habituelles ni surtout des allégeances faciles. Qu’on me permette d’ajouter qu’il rejoint des analyses que nous avons faites ici depuis de début de ce blog, le premier article concernant le traitement ridicule des ALD, affection de longue durée, prises en charge à 100 % sans raison majeure, d’autres articles ayant dénoncé le service universel de transport vers l’hôpital et retour, scandaleux gaspillages pourris de fraudes diverses, d’autres encore le développement vertigineux de la bureaucratie, et la soviétisation du système de soins, particulièrement à l’époque de Mme Bachelot, mais en fait depuis Alain Juppé avec un point culminant avec Marisol Touraine, sotte prodigieuse et témoin des dérives disons familiales de la classe dirigeante, notamment socialiste, pour ne pas parler de consécration d’un népotisme crapoteux.

Pour avoir, à deux reprises, été appelé à intervenir dans des difficultés d’organisation hospitalière, j’ai une petite expérience des particularités du milieu et il faut le dire, ces difficultés viennent de partout, et en particulier du corps médical lui-même. Ce que j’admire chez le Pr Peyromaure, c’est justement sa capacité à ne pas rejeter uniquement sur « les autres » toutes les fautes et à prendre sa part de critiques. Il n’y a aucune idéologie et aucun esprit de clan dans son livre. Il admet les défauts du système purement mandarinal ; il reconnaît la nécessité du contrôle de gestion ; Il sait la complexité des questions et quels équilibres fragiles sont en cause.

Pour être d’une génération précédant la sienne, j’ai mieux connu la période précédant son arrivée à l’hôpital et pourrais compléter sa connaissance sur les bizarreries qu’il fallait affronter encore au milieu des années soixante-dix. Il n’imagine sûrement pas qu’à l’AP-HP, la tenue des comptes devait être effectuée en couleur, tous les soldes débiteurs étant inscrits sur les registres en rouge. Les imprimantes de l’époque étant monocolores, cela interdisait l’informatisation de la comptabilité ! Pour changer ce petit problème, il fallait une loi ! Cette sottise durera près de sept ans avant d’être levée. Juste au moment où les imprimantes devenaient multicolores !

Dans les années quatre-vingt une nouvelle difficulté s’est révélée avec l’arrivée des micro-ordinateurs. Certains médecins se sont mis en tête de réaliser soit avec des L4G du marché soit des tableurs, et sur les systèmes qu’ils considéraient les meilleurs, des programmes informatiques plus ou moins intéressants et toujours totalement incompatibles avec quoi que ce soit, qu’ils jugeaient naturellement sublimes. Il est vrai que l'administration s’entêtait à concevoir des usines à gaz vieillottes et consternantes parfois sous-traitées à des sociétés intermédiaires « familiales », chut, et qui n’avaient strictement aucun intérêt pour les services hospitaliers sinon de bien nourrir quelques intermédiaires disons amis.

Aujourd’hui, l’informatisation des actes de l’hôpital est « fascisante » : vous ne pouvez rien faire qui ne soit pas conforme à une norme, et il faut demander à la machine le droit de pouvoir agir et consigner à la machine le résultat de vos actes. Le médecin comme l’infirmière sont totalement déresponsabilisés au nom d’une meilleure médecine, comme il y a un meilleur des mondes et surtout du principe de précaution qui pousse surtout à éviter toute responsabilité. Alors on utilise l’informatique non pas pour soigner le malade mais pour protéger le système.

Certains aspects de la réalité échappent partiellement à la sagacité de notre auteur. Il n’est pas économiste même s’il s’intéresse à la discipline et en suit bien des aspects. Il ne peut pas voir que la grosse différence entre les années soixante-quatre vingt et maintenant, c’est que le PIB par tête a doublé dans la première période et est restée stagnant dans la seconde. Le développement médical et notamment hospitalier a été foudroyant dans la première, extrêmement compliqué dans la seconde.

Il faut comprendre quelle a été la macroéconomie des décisions prises par le système politique dans un contexte de stagnation pour comprendre la situation médicale actuelle.

Première décision : limiter l’offre de soins.

Seconde décision : privilégier l’administration et la bureaucratie

Troisième décision : opter pour la démagogie électoraliste des gratuités généralisées à tout et à tous.

Ces « décisions » n‘ont jamais été assumées, de même que jamais le système n’a cherché à comprendre les causes de la stagnation économique. C’est la raison profonde de la création de notre petit cercle qui a dès le départ voulu donné une explication globale des crises à répétition, des causes particulières de l’effondrement français, et des aggravations dues aux politiques européistes. Il a par ailleurs privilégié la compréhension du phénomène de capture bureaucratique (l’énarchie compassionnelle) et les effets délétères des gratuités électoralistes, dans de nombreux domaines, dont celui de la santé.

Le Dr Peyromaure a parfaitement raison de signaler la responsabilité des Français eux-mêmes. On leur a servi la politique qu’ils voulaient et qui était suicidaire. L’échec de François Fillon a commencé lorsque les Français ont compris qu’il y aurait sans doute un peu moins de gaspillage et de gratuité dans la santé. « Ma santé, c’est sacré ». Gare au politique qui ne tient pas compte de cette constante notamment dans le corps électoral féminin. L’obsession de la santé est bien connue des éditeurs et du monde des médias. Disparition du ticket modérateur, CMU, gratuité tous azimuts, couverture médicale des étrangers venus spécialement pour cela ou immigrés clandestins, extension des gratuités, etc. Les politiques ont accepté de jouer le jeu de consacrer une partie du budget qui allait à la médecine aux aides à la population. Dans une ambiance de stagnation du PIB par tête, cela veut dire que la quantité d’argent mis sur les soins, par tête, a BAISSE. Comme la médecine a fait d’énormes progrès, de plus en plus ailleurs qu’en France, faute d’argent, et qu’elle coûte de plus en plus cher, la restriction de la part donnée au soin et à des soins plus chers, a eu un effet constrictif considérable porté pendant quatre décennies. Comme une partie du budget médical est partie vers la bureaucratie, la constriction est devenue encore plus violente.

Du coup tous ceux qui cherchent à faire progresser la médecine, comme connaissance et comme pratique de soins, considèrent la France comme un pays sous-développé. Quarante d’erreur, c’est long ! L’échec de la recherche médicale française dans les vaccins anti Covid a achevé de rendre cette réalité « incontournable ». L’effondrement est désormais palpable dans le domaine médical comme dans beaucoup d’autres.

Le livre de notre professeur, « Hôpital, ce qu’on ne vous a jamais dit », (Albin Michel, 2020, Isbn 978-2-226-44785-2) est plein de suggestions de réformes intéressantes.

Qui peut nier qu’il faut casser la bureaucratie, ce qui implique de mettre fin au scandale de « l’énarchie compassionnelle » et qu’il faut restaurer le pouvoir des chefs de service en centrant l’hôpital autour de l’amélioration des soins et la politique sanitaire autour de la médecine et non de la gratuité de l’accès à la médecine.

L’horreur de la situation est que la politique médicale ne peut progresser que si la partie soin reprend de l’ampleur, ce qui implique automatiquement de la croissance, et une restriction considérable dans le domaine des gratuités tous azimuts. Entre le pouvoir de l’Énarchie, triomphant avec Macron, la montée de l’écologie restrictive qui bloque toute croissance au nom de la survie de la terre, la résistance des équipes socialistes qui ont tout noyauté, partout mais notamment dans le domaine médical, l’exaltation du « tout pour ma gueule de l’électeur consommateur désireux que tout soit gratuit », la crise du Covid et les dégâts financiers économiques de la politique irresponsable qui a été menée, les folies européistes, la chance que le budget proprement consacré l’amélioration de la dispense de soins meilleurs, par tête, augmente, est nul.

Aucune mesure n’a été prise pour réduire les 16 000 femmes fonctionnaires de catégorie A dont personne ne sait ce qu’elles peuvent bien faire au sein du Ministère de la santé et des ARS. Aucune mesure n’a été prise pour réduit les 20 % de médecins qui a l’hôpital ne font aucun soin. Aucune mesure n’a été prise pour réduire les 35 % de temps pris par les actes bureaucratiques dans l’emploi du temps des personnels (médecins et infirmières) effectuant des soins. Aucune mesure n’a été prise pour augmenter l’offre de soins d’urgence malgré la certitude de la relance de-là pandémie.

Cette carence fondamentale n’a pas été secouée le moins du monde par l’urgence de la pandémie. Autant dire que rien ne la fera reculer. Les Français ont-ils cédé aux sirènes de l'abandon et de l'effondrement et conditionné les médias et les politiques à leur servir ce qu’ils aiment quelles que soient les conséquences ?

M. Véran se vante d’avoir limité le nombre des morts de plus de 80 ans en les vaccinant quitte à sacrifier la jeunesse. Et on vient de dépasser les 100.000 morts (en fait les vrais chiffres seront plus près de 100.000. Le ministère de-là santé annonçait 50.000 en fin d’année alors que les chiffres de l’INSEE sont à 75.000 au 31 décembre 2020 ! ).

M. Macron veut la gratuité des lunettes et des pareils dentaires. Il offre des garnitures menstruelles gratuites aux jeunes filles. Il pense à son tour à créer un quatrième risque, finançable, pour couvrir les frais de fin de vie.

Mme Hidalgo fait campagne en proposant plus de gratuités, dans tous les domaines.

D’innombrables imbéciles se déchaînent pour demander plus d’Europe dans la gestion de la santé, garantie d’encore plus de bureaucratie, de coûts, d'éloignement des décisions et d’infirmité dans les soins.

L’Union Européenne est incapable de proposer un plan de relance adaptée. Mais elle exige que des missi dominici européens suivent pas à pas les politiques qu’elle impose à la France dans sa politique de démantèlement de ce qui marche encore un peu.

D’autres déments hurlent à la mort pour obtenir une aggravation des impôts, la réduction des horaires de travail, l'extension des subventions à tous les stades de la vie,  l’extension du contrôle social de la population.

On notera qu’Emmanuel Macron cède à toutes ces demandes de démagogie et ne s’occupe que de sauver son narratif et son élection, tout en soignant les aspects psychiatriques de sa psychologie.

Faire bouger l’opinion et les forces politiques semble impossible, alors que le pire est au bout du chemin.

Merci au Professeur Peyromaure, d’avoir éclairé un peu plus la réalité. Au moins lui le fait d’abord pour améliorer le traitement des malades et des maladies.

La fausse réforme de l’ENA

Ainsi l’ENA va-t-elle « être remplacée par quelque chose qui marche ». Tel est la volonté d’Emmanuel Macron. On retrouve la morgue de l’ancien élève qui s’est élevé au-dessus du lot et qui se permet de faire sentir au « vulgus énarchus » sa supériorité.

Nous sommes une fois de plus dans la psychiatrie : « le syndrome du gamin qui a sauté la maîtresse » et qui en tire des idées aventurées sur sa supériorité vis-à-vis des autres. Une réforme n’a de sens que si on fixe un diagnostic et qu’on affiche une volonté positive de curer les difficultés. Comme toujours, faute d’analyses de fond, on s’amuse. Le nom est donc changé. L’ENA devient l’ISP, l’institut de service public. L’avantage est qu’on ne pourra plus condamner l’Énarchie et les Énarques. Instituteurs du service public, c’est moins parlant et moins classe. On reviendra au terme de Haut Fonctionnaire, ou au titre : inspecteur des finances, conseillers d’Etat etc. En dehors du changement de nom, on présente deux évolutions : la fusion de plusieurs écoles de fonctionnaires, et l’ouverture de filière spéciales pour la « diversité ». « On noie le poisson et on le fait changer de couleur » a plaisanté un haut fonctionnaire. Les filières spéciales pour la « diversité » sont le contraire de l’esprit méritocratique des institutions républicaines. Quant à multiplier les troncs communs, c’est aussi une grande mode depuis longtemps aux étages inférieurs de l’administration, qui a pour but de contrebalancer l’ouverture de filières dans des domaines ministériels nouveaux. Un ministère qui n’a pas son école spécialisée n’est pas un ministère. 39 écoles sont membres du réseau des écoles de service public, ce sont des établissements publics :

– Centre d’enseignement supérieur de la Marine CESM

– Centre national de la fonction publique territoriale - CNFPT

– École nationale des douanes

– École d’administration militaire

– École des commissaires de l’air

– École des hautes études en santé publique

– École des officiers de la gendarmerie nationale

– École des officiers du commissariat de la Marine

– École nationale d’administration

– École nationale d’administration pénitentiaire

– École nationale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

– École nationale de la magistrature

– École nationale de protection judiciaire de la jeunesse

– École nationale des finances publiques

– École nationale des greffes

– École nationale des services vétérinaires

– École nationale des travaux publics de l’État

– École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg

– École nationale supérieure de la police

– École nationale supérieure de la sécurité sociale

– École nationale supérieure des officiers de police

– École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers

– École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques

– École supérieure de l’éducation nationale

– Groupe écoles - Centre de formation et de documentation des affaires maritimes

– Institut de formation de l’environnement

– Institut de la gestion publique et du développement économique

– Institut national des études territoriales

– Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle

– Institut national spécialisé d’études territoriales d’Angers

– Institut national spécialisé d’études territoriales de Dunkerque

– Institut national spécialisé d’études territoriales de Montpellier

– Institut national spécialisé d’études territoriales de Nancy

– Institut régional d’administration de Bastia

– Institut régional d’administration de Lille

– Institut régional d’administration de Lyon

– Institut régional d’administration de Metz

– Institut régional d’administration de Nantes

Qu’il n’y ait pas quelques réformes à faire dans ce fatras, surtout dans toute la partie régionale et territoriale, c’est certain. Vouloir en revanche mélanger la formation aux petits postes et l’accès aux hautes fonctions de l’Administration n’a pas grand sens. Les mélanges de niveaux ne donnent jamais de bons résultats. L’effondrement du niveau scolaire conduit par ailleurs à une dévalorisation naturelle des candidats. Tout niveler aboutit à une descente plutôt désespérante.

Il est évident que donner à 24 ans un titre d’inspecteur des finances ou de conseillers d’état est étrange. Le système des militaires qui ne permettent l’accès au plus haut grade qu’après une expérience prouvée sur le terrain est excellent.

Pour les Ministères les plus importants la préoccupation est de mettre la main sur les meilleurs élèves tôt et de maintenir la qualité de l’effectif. Tout le débat pour eux est de savoir comment détecter et recruter les meilleurs. Ils savent très bien qu’ils n’émergeront pas des écoles destinées aux fonctionnaires secondaires. Avant l’ENA, ils avaient des concours spécifiques et chacun veillait à son cheptel chéri. On retrouve ce système pour les deux assemblées qui recrutent des fonctionnaires spécifiques qui sont devenus des armées mexicaines cloisonnées. Un système détestable.

La sortie « dans la botte » de l’ENA permettait l’accès aux grands corps, le reste se diffusant dans le reste des administrations. On a assez dit que les mauvais élèves de l’ENA se retrouvaient au ministère de la Santé ! Si on supprime les classements et si on met en œuvre d’énormes troncs communs, reste à définir comment les grands ministères recruteront l’élite des élèves et si l’élite des élèves aura envie d’aller vers l'administration.

Et on sera alors revenu au problème véritable qui est la base de la critique du système énarchique : l’envahissement du politique par la haute administration ! Les hauts fonctionnaires ont un domaine : la haute administration. Mais ils ont colonisé la politique. Président de la République, premier Ministre, ministre et secrétaire d’État, maire de grande ville, conseillers municipaux, chefs de partis, ils tiennent tout de leur main de fer. Édouard Philippe est adoubé par Alain Juppé, il dirige en partie le RPR à sa création avant de devenir maire du Havre, il devient premier Ministre. Il est présidentiable s’il ne se « rocardise » pas ! Juppé cesse d’être maire de Bordeaux, après avoir été dirigeant à la ville de Paris puis Premier Ministre, et file au conseil constitutionnel. À gauche c’est pareil. Aubry est maire de Lille. Hollande est premier secrétaire du PS puis Président de la République. Ne parlons pas de fables, de Copé, de Wauquiez…

Ce qui s’est passé dans les années quatre-vingt-dix a largement été ignoré. Quatre mouvements clef se produisent :

-        La généralisation de la féminisation

-        La chute de l’URSS

-        L’Union européenne

-        La mondialisation et la financiarisation de l’économie.

Le petit monde de la haute fonction publique sent la nécessité de se rapprocher. Les distinctions droites gauches sont quasi totalement effacées. La question est de ne pas se faire marginaliser par l'Europe qui arrache des pans entiers de la souveraineté, ni par les colosses financiers et économiques transnationaux qui se créent, ni par la réduction des postes dans les entreprises nationales, presque toutes privatisées. Désormais, tout se fait en famille, car les Énarques se marient entre eux. La parité permet des promotions expresses d'épouses ou de maîtresses ou de « filles de ».

La pourriture mitterrandienne a permis à des familles aimées ou affidées de s'incruster en profondeur dans les rouages de l’État. Le copinage a pris des proportions excessives. On l’a vu à l’occasion de l’affaire Duhamel-Kouchner, des excès Buzyn Lévy, du scandale du quarteron des petits-maîtres amis de l’épouvantable nullité qu’aura été Marisol Touraine à La Santé : on retrouve Attal, Griveaux, le directeur actuel de la santé, et quelques autres. La victoire de Macron, assise sur un pronunciamiento de hauts fonctionnaires félons marque la fusion sans scrupule des deux parties de l’énarchie, avec concentration de tout entre les mains de 20 énarques amis. Tous les cabinets sont fusionnés pour réduire encore le champ des personnes concernées. On recrute comme secrétaire d’État et ministre des « filles de » et/ou des épouses. Mmes Parly, Hidalgo, Wargon, parmi une dizaine d’autres, sont typiques de ces évolutions. On a même vu se former au sein de l’énarchie, des sous-groupes fondés sur l’inclinaison sexuelle. L’homosexualité est désormais une filière qui compte.

L’asphyxie de la démocratie est totale.

D’autant que la caste des grands corps a ses propres objectifs majoritaires et qu’elle les impose au pays : socialisme, immigration de masse, fédéralisme européen, américanisation, mondialisation, financiarisation, fiscalisation, La plupart des grandes tares qui ont fait sombrer le pays dans ces dernières années forment le fond de sauce qui unit tout le milieu. Bien sûr, même l’opposition radicale à ces doctrines est formée d’Énarques : Asselineau, Dupont-Aignan, Philippot. C’est la cerise sur le gâteau. Hors de l’énarchie pas de salut !

C’est parce que la corruption et l’annexion de la République par l’énarchie sont devenues asphyxiantes que Macron, qui l’a sacralisée et amplifiée, doit se lancer dans des gesticulations.

Depuis 22 ans, date à laquelle nous avons énoncé ces mesures sur le forum du Monde, nous défendons cette idée qu’il faut :

-        Séparer le politique de l’administratif. Ou on est fonctionnaire ; ou on veut faire de la politique, être élu et tenir les grands postes élus. Il faut choisir. Tout haut fonctionnaire tenté par la politique doit démissionner de la haute fonction publique.

-        Interdire tout cumul de rémunération publique. Si on veut cumuler, on choisit la rémunération principale qu’on veut garder. Mais il n’y en aura qu’une.

-        Veiller au néonépotisme lié à l’extension des possibilités de favoriser les carrières des amants, maîtresses, époux et des enfants.

Cela ne veut pas dire que les personnes issues de la société civile qui seront élues seront meilleures. Les Énarques sont souvent très capables et le sont plus que la moyenne des élus de terrains. La troisième et la quatrième république ont montré la nullité d’un grand nombre d’élus. Il suffit de voir la qualité des personnels politiques élus de EELV pour prendre en pleine figure un parfum de nullité et de bêtise particulièrement déplaisant. Là n’est pas le problème. Une démocratie représentative doit être représentative.

L’important est que la décision politique redevienne l’apanage des représentants élus du peuple, que les partis cessent d’être des écuries pour Énarques en mal de carrière politique, et que cesse la coupure tragique entre base et sommet.

Un préalable est évidemment de ne pas réélire Emmanuel Macron et ses fausses réformes qui visent à « tout changer pour que rien ne change ».

La fin d'une certaine idée de la France suite

L’union Européenne considère que les concepts véhiculés par le mouvement de Cancel Culture qui veut réduire au silence toute voix dissidente par l’étouffement et l’exclusion sociale, font partie de valeurs de l’Europe intégrée dans les traités. La CJUE a fait droit à ce détournement.  La conjonction d’une vague médiatique, d’une vague judiciaire, d’une vague politique, chacune renforçant l’autre, transforme radicalement la possibilité d’agir en Europe et en France.

L’entreprise est désormais frappée. Il lui faut mener par sommation législative et réglementaire des politiques genrées ou racisées sous peine de boycott, de campagne de presse, ou de sanctions de différentes natures. La féminisation des directions et des conseils d’administration est vue comme une manière de mettre fin aux divers harcèlements qui nuisent aux salariés. La « non-discrimination » conduit à faire de la discrimination positive. Les entreprises du trotskiste Edwy Plenel, ancien de Rouge et de la LCR, menées avec sa plateforme de combat, enfourchent toutes ces injonctions pour fomenter des troubles un peu partout. Ce qui s’est passé avec MacDonald en France, avec une affaire de harcèlement montée de toute pièce est typique des nouvelles manipulations de l’extrême-gauche. La finance est désormais priée non seulement de se plier aux oukases mais d’agir positivement en faveur des discriminations genrées. Elle doit justifier son engagement pour sauver la planète et faire droit à toutes les réclamations « Woke ». Les instances comme le FMI ou la BCE, qui ont toutes deux des dirigeants femmes sans réelles compétences techniques par la pression des réclamations féministes, ont été sommées de participer au mouvement et se sont soumises. L’université désormais, notamment pour disposer de fonds « européens », de l’argent français remis aux autorités, non élues, de la Commission Européenne, et redistribué en fonction de l’idéologie de la sphère européiste américanisée, est entièrement gangrénée. Les études de genre et leur mantra antipatriarcale sont désormais installées non seulement dans les départements de sciences humaines, traditionnellement ouverts à toutes les extravagances doctrinales, mais aussi les grandes écoles qui doivent faire assaut de discrimination positive basée sur le genre, la race, la religion ou la classe sociale.

La notation et le classement sont devenus une contrainte à laquelle plus personne ne peut s’échapper. L’Insead a grimpé dans le classement des meilleurs Business School parce qu’elle a décidé d’adhérer entièrement à l’idéologie WOKE et de le faire savoir. Sans un seul changement technique dans son enseignement. Personne n’est plus compétent en en sortant. Mais il est labellisé « politiquement correct ». Les notations financières sont désormais biaisées en fonction de la « compliance » aux oukases d’une mouvance d’opinion.  La loi, on s’en fout ! Ces mouvements sont internationaux et supra nationaux. La sanction se fait par les réseaux sociaux, les piloris médiatiques, la pression psychologique, l’interdiction des projets et des financements, l’élimination des postes, et la menace de mort sociale.

Le dirigeant d’une entreprise multinationale se doit de répéter inlassablement les mantras du politiquement correct Woke. Il ne s’agit plus seulement de parité dans les conseils d’administration. Les femmes gèrent mieux, c’est acquis. Donc les directions doivent être réparties en leur faveur. Diriger c’est organiser des discriminations positives avec des marques officielles publiques : propos répétés en faveur des idées en question, mise en place de quota, multiplication des actes de soumission et de repentance, manifestation à tout propos que l’entreprise travaille pour le bien et toutes les valeurs féminisées et racisées, démonstration dans les publicités qu’on fait la place à la diversité. Au bilan social s’ajoute désormais le bilan écologique et le bilan sociétaliste : place faite aux femmes, aux homosexuels, aux musulmans et aux noirs. En Europe chaque nation et obligée de faire sa soumission et de montrer qu’elle est une bonne élève. Sous peine de sanction. Elle n’aura de financement que si elle le prouve. Le vote populaire et la démocratie ne comptent plus.

La France est tenue d’oublier sa devise :

-        L’égalité ? Impensable puisque la discrimination positive est sacralisée.

-        La fraternité ? Impossible puisque chaque classe, chaque race, chaque genre, chaque religion courent dans leur couloir et qu’on fait intervenir des supériorités et des infériorités essentialisées sur ces critères.

-        Le Liberté ? Pas question. Les ennemis doivent être réduits au silence et les piloris sociaux sont là pour cela.

De toute façon, il n’y a plus de démocratie puisque toute vient d’en haut de façon transnationale décidé par des ONG milliardaires et des instances non élues.

Observée à partir d’une visite genrée dans le XIVème arrondissement de Paris, la danse macabre des forces entièrement contraires aux idéaux multiséculaires français et qui vont tout détruire en France, sa prospérité, sa société, son dynamisme, sa large égalité et son progrès, s’emballe dans l’indifférence générale. L’Egypte avait connu sept fléaux. La France a également à faire face à sept nouveaux fléaux :

-        Le socialisme, qui a abandonné les classes populaires n’est plus qu’un fiscalisme antisocial

-        L’écologisme, qui a abandonné totalement le souci de l’environnement pour une sociétalisme incendiaire et abject.

-        L’islamisme, qui perd sa légitimité de religion dans un fondamentalisme criminel fondée sur le ventre de ses femmes, le gonflement de ses effectifs et la terreur.  

-        Le féminisme, qui s’est retourné contre la natalité et l’harmonie de la société, pour favoriser, tous les abus discriminatoires, la fin de la démocratie, le vieillissement des nations et l’autodestruction des peuples.

-        L’inflammation LGBT, qui ne génère que des outrances

-        L’Européisme, qui n’est plus qu’une déconstruction des nations et le relais de forces internationales venues des Etats-Unis

-        L’immigrationnisme, qui pousse en Europe à la substitution de population et aux changement radical de l’esprit des nations, tout en généralisant la délinquance et l’instabilité.

La France joue désormais son destin sans que la victoire soit l’hypothèse la plus probable dans l’indifférence remarquable de sa population et de surtout de sa jeunesse. Grand remplacement, grand déclassement, grand effondrement se conjuguent avec la crise sanitaire dans une forme de halo dépressionnaire, qui détruit toutes les défenses immunitaires du peuple français. Quiconque s’élève contre cette déchéance, car il s’agit bien d’une déchéance, est susceptible de subir une chasse à l’homme infernale. La France va donc perdre et se perdre dans la joie mauvaise de l’autodestruction et de la bêtise satisfaite ? 

La seule voie restant à l’humaniste républicain est-elle d’aller crier dans le désert en attendant la pluie de grenouilles, une opération dont le charme est connu depuis plusieurs millénaires ?

Laisser faire, laisser aller ? Considérer que l’essentiel, c’est surtout de ne pas participer ?

Il y a un an, nous écrivions le message « il pleut de la boue », traduction du fameux mot de Luther : « Es regnet drecks ». C’était avant la crise sanitaire. Les torrents de boue sont en train de tout emporter.  Y compris une certaine idée de la France.

La fin programmée d'une certaine idée de la france ?

C’est dans les petites choses que se révèlent les grandes. Voici un petit accident politique municipal parisien qui révèle une réalité nationale très déplaisante.

 Le dénommé Guillaume Durand, chanteur lyrique sans carrière s’est reconverti dans la politique auprès de M. Belliard, homosexuel Vert, leader de cette chapelle à Paris. Il est devenu conseiller d’arrondissement dans le 14e et organise, à l’occasion d’un projet de modernisation d’une placette, la place Brancusi, des marches genrées. Traduction : les visites chargées de définir les souhaits des riverains excluent les hommes. Car évidemment les deux marches prévues ne concernent que les femmes pour l’une que les femmes avec enfants pour l’autre.

 Un Vert, exalté à la vue du fruit antidémocratique défendu. Il pense sans doute que ses initiatives ségrégationnistes anti hétérosexuels blancs resteront dans les annales.

 « Pour lutter contre des discriminations insupportables, nous porterons l’exigence d’un quartier féministe », déclare le nouveau conseiller d’arrondissement.

Imaginons un abruti qui aurait déclamé : « pour lutter contre les comportements souvent épouvantables et hystériques des femmes nous mènerons une politique exclusivement en faveur des hommes et ne tolérerons plus de voir des femmes à nos réunions et lors de nos études ! » Il serait sans doute poursuivi pour misogynie haineuse et mis en prison.  

Dès 2008, l’Académie Française, chargée de réfléchir à « l’écriture genrée », avait constaté que ce qualificatif barbare de « genré » voulait dire en fait « féminin » ou « pour femmes ». Il s’agissait d’un vocabulaire de combat destiné à assurer une discrimination positive pour les femmes alors qu’il se présentait comme une neutralisation du langage vis-à-vis du sexe du locuteur. Visite genrée veut bien dire, 13 ans plus tard : réservée exclusivement aux femmes. Ce qui ne serait pas une discrimination et encore moins insupportable…

Quelques associations de militantes féministes soutenues par d’énormes subventions internationales et nationales via les municipalités socialistes puis Vertes, développent aux frais du contribuables, des politiques d’asservissement des politiques locales à la pensée genrée, c’est à dire à la domination des féministes outrancières, qui y trouvent une visibilité, de l’argent et du pouvoir.  Le discours est toujours le même ! Il faut « dégenrer » tout ce qui marquerait une domination masculine et « genrer » tout ce qui doit marquer une domination féminine

Dégenrer une cour de récréation, genrer le dialogue avec la population, c’est-à-dire le réserver aux femmes. Dans l’esprit du moment, exhorté par la nouvelle gauche à la haine de l’homme blanc hétérosexuel, marche genrée signifie : interdit aux chiens et aux hommes. Ce qui est un pléonasme dans leur esprit. Du coup un homme homosexuel « pas dangereux » accompagnera les femmes pour définir l’avenir de la placette. Il est vrai que les rodéos de motos organisés par des bandes de voyous sur la place Brancusi ne concernent que des hommes noirs ou maghrébins. Permettre aux femmes blanches d’amener leur moto sans risque de viol pour participer à la fête est certainement ce que veut dire « empêcher des discriminations insupportables ».

Introduire une forme d’apartheid dans une activité publique est une atteinte fondamentale aux principes de la République. Mais comme on prétend libérer la femme d’une spécialisation dégradante imposée par les hommes, on assure que cet apartheid est libérateur !

Dans tous les cas, l’homme blanc hétéro sexuel est considéré comme un suspect ou un coupable. Il est nécessairement dangereux pour les femmes soit comme harceleur, violeur ou tueur et obligatoirement réticent à perdre le pouvoir. Donc il doit être exclu du jeu de la décision publique, et l’information des médias doit être constamment recentrée sur les crimes masculins contre les femmes. Seuls les hommes sont pédophiles ; les femmes sont constamment battues ; le féminicide doit être reconnu comme un crime spécifique plus grave que l’homicide. Cela donne Schiappa au gouvernement et la transformation de l’hôtel de ville de Paris en résidence pour femmes battues…

Le confinement est constamment dénoncé dans les médias comme multipliant les violences faites aux femmes. Les meurtres de femmes par leur conjoint sont passées de 146 à 90 entre 2019 et 2020, soit une baisse de 40%, alors que les chiffres divergent sur les hommes tués qui sont ou 16 ou 27 selon les sources et semblent en hausse, mais là les statistiques immédiatement disponibles ne sont pas claires. Dans le silence des médias les infanticides eux ont grimpé. Les stats trouvées sur internet sont floues. On tournerait quelque part entre 100 et 200. Ils sont le fait quasiment exclusivement de femmes qui, pourtant ont encore demandé autour de 240.000 IVG remboursés par la sécurité sociale, et la loi en cours de vote leur donnerait le droit de la faire jusqu’à 9 mois de grossesses, ce qui s’apparenterait tout de même assez nettement à un infanticide. La logique de ces mouvements est qu’une femme doit toujours être absoute de tout crime, même quand elle tue dans le dos leur mari alors qu’un amant traîne dans le fond du décor, comme une affaire récente l’a montré.

Au moment où une certaine Alice Coffin dénonce « pedoland » à la mairie de Paris et que s’étale la sordide affaire Duhamel-Kouchner, Marie-Claire fait un constat :

"Une explosion de la pédophilie féminine"

« Cindy, Gloria, Jennifer, Karla… Il suffit de cliquer sur les sites Internet-américains où sont fichés les délinquants sexuels pour tomber sur des centaines de noms de femmes condamnées pour viols sur mineur et attouchements sur leurs propres enfants. En Grande-Bretagne, les portraits patibulaires de Vanessa George continuent d’occuper la une des tabloïds. Puéricultrice à la Little Ted Nursery de Plymouth, Vanessa George a été jugée coupable d’agressions sexuelles répétées sur des enfants de 2 à 5 ans, de fabrication et d’échange d’images pédo-pornographiques par l’intermédiaire de Facebook. Depuis cette affaire, le service d’assistance téléphonique ChildLine a enregistré une augmentation de 132 % des plaintes pour agression sexuelle féminine et la presse anglaise s’est largement fait l’écho d’une « explosion de la pédophilie féminine » ».

En même temps un homosexuel marié communiste adjoint de madame Carine Petit dans le 14e arrondissement de Paris (encore lui) est accusé de viol contre mineur avec son conjoint.

Une vidéo scandaleuse est présentée à la télévision le 3 janvier 2021 montrant deux filles Roms persécutant et molestant une adolescente blanche pendant plus d’une heure dans une rue.

Zut alors, la délinquance sexuelle ou violente ne serait pas seulement une affaire d’homme blanc hétérosexuel ? Le message féministe+ et LGBTI serait-il un mensonge au moins par omission ?

Non ! Les mouvements féministes castrateurs nourris par leur source américaine réussissent progressivement dans l’indifférence générale à noyauter les réseaux sociaux, les médias, l’enseignement supérieur, la justice, la politique et les institutions internationales. Prenons l’incident tellement significatif du patron des JO japonais qui a plaisanté sur le fait que les femmes parlent trop pendant les réunions et que les « conseils d’administration où il y a trop de femmes prennent trop de temps, car elles ont du mal à finir ». Il n’a pas demandé des conseils d’administration genrés au sens de « sans femmes ». Il a simplement constaté en blaguant un état de fait assez général dont, dans une copropriété, tout président de conseil syndical doit tenir compte s’il veut tenir son ordre du jour. Il aurait pu ajouter que désormais avec certains hommes c’était devenu pareil. Quand Agatha Christie disait : « je travaille mieux avec les hommes, car, avec eux, cela va beaucoup plus vite » elle le disait sans intention humoristique. Juste un constat. Pas plus sexiste que de constater qu’on attend plus dans les toilettes femmes que dans les toilettes hommes, dans les stations essence de bord d’autoroute. Fait incontestable qui ne semble avoir jamais été pris en compte par les architectes trop soucieux de parité du m2 dans ces lieux naturellement genrées.

Voici notre président japonais couronné de la « médaille d’or du sexisme » par Human Right Watch, qui n’a rien à dire sur le traitement des Ouighours par la Chine mais s’est mobilisé dans la seconde devant cette épouvantable déclaration de haine genrée de nature à freiner la campagne pour la parité homme femme dans les conseils d’administration ! Une pétition riche de 127 000 signatures a exigé des « sanctions » devant des propos qui violent les principes de l’olympisme (bien que toutes les épreuves soient homogènes en matière de genre, avec les difficultés que l’on sait pour les épreuves féminines où les transgenres ont eu parfois des avantages indus, ce qui implique un test de féminité… dénoncé par les associations LGBT comme discriminatoire pour les transgenres). La Commission Européenne qui semble-t-il n’a rien d’autre de plus grave à traiter, au moment où ses performances vaccinales montrent tout de même quelques faiblesses, a aussitôt fait savoir son indignation sur twitter. Les appels à la démission (la mort sociale, rien de moins) pour le criminel, se multiplient de toute part. Un sondage a aussitôt été commandé pour vérifier les réactions des Japonais.  59.9% veulent la démission. Le propos a été aussitôt essentialisé comme représentatif d’une domination genrée au Japon dont la jeunesse ne veut plus (les jeunes au Japon sont une espèce en voie de disparition, les naissances s’étant effondrées, et la population baisse).  La femme est devenue une vache sacrée dont on ne peut pas sourire même gentiment d’un quelconque défaut sauf mort sociale immédiate.

Les mouvements féministes, après avoir obtenu des parités obligatoires, souvent injustes, se flattent de faire sauter la parité pour imposer des majorités de femmes extravagantes. Le balancier ne s’est pas arrêté et est parti dans l’autre sens.

Anne Hidalgo se flatte d’avoir violé la parité à Paris : « Anne Hidalgo a confié avoir ressenti de la “joie”, en apprenant “la semaine dernière que la Ville de Paris devait payer une amende de 90.000 euros sur décision du ministère de la Fonction publique (...) pour avoir nommé trop de femmes aux postes de directions”. Au total, “69% des nominations, 11 femmes et seulement 5 hommes”, a-t-elle indiqué.  Vous lisez bien : elle exprime sa joie de violer la loi et assume une délinquance genrée en tant que détentrice d’un poste officiel et public. Elle n’a pas fait une blague sexiste sans conséquences, non elle a violé la loi sciemment en causant des torts aux hommes privés de leur carrière normale. Là, pas un mot des ONG, ni de la Commission Européenne. Pas de pétition enflammée. Pas de sondage immédiat. Deux poids deux mesures.

 « Les mouvements féministes ont d’abord cherché la mixité, qu’elles ont obtenu dès les années 70 dans l’enseignement. Ensuite ils se sont battus pour la parité dans tous les domaines. Aujourd’hui elles ne cherchent pas la parité mais le pouvoir absolu. La parité n’est qu’une étape, un moment du droit, c’est-à-dire du rapport de force », écrit un commentateur.

Les mouvements féministes se sont associés aux mouvements homosexuels et « transgenres », LGBT, noirs décoloniaux et intersectionnels, pour gagner. Toutes n’étaient-ils-elles pas des victimes asservies en mal d’émancipation des mâles blancs hétérosexuels, ces « prédateurs esclavagistes, violents et sans pitié qui ont ravagé le monde et maltraité les femmes depuis si longtemps ? »  L’exclusion ne concerne pour l’instant que les hommes hétérosexuels blancs. L’homosexualité masculine était déjà très forte dans les mouvements politiques, de gauche ou de droite, pour une raison simple : il faut beaucoup de disponibilité pour faire de la politique et avoir une famille est une difficulté. Depuis le mouvement Act-Up qui a fait du chantage à « l’outing », cette sur-représentation qui ne posait aucun problème au préalable, est devenue officielle et revendiquée. L’homosexualité féminine était marginale et pratiquement totalement tue. Heureusement Alice Coffin, Zorra, la grande Zorra, est arrivée en se pressant.  

Avec la municipalité de gauche à Paris, on a vu l’homosexualité s’afficher comme un critère positif à révérer. Anne Hidalgo s’est présentée comme « gay friendly », avec auprès d’elle un grand nombre d’homosexuels dont beaucoup mariés, appartenant à tous les groupes composants de sa majorité, au PS, avec Julliard et Girard, au parti communiste avec Ian Brossat, chez les Verts, avec Belliard. On a vu des peintures arc en ciel orner des passages piétons du quartier du Marais en même temps qu’on promouvait la gay pride, etc. Être communiste et homosexuel vous donne une protection magique contre toute critique : un contradicteur ne peut être qu’un anticommuniste primaire ne comprenant pas la beauté de l’étoile rouge (100 à 150 millions de morts tout de même) et un homophobe secondaire partisan de l’étoile rose.

Anne Hidalgo a donc fait le choix de s’appuyer massivement sur le mouvement LGBTi. C’est sa stratégie : toujours aller à l’extrême dans les actions symboliques, pour que personne d’autres ne puissent associer sa candidature sur les thèmes qu’elle juge nécessaires à sa réélection. Elle est extrémiste sur la question des vélos et dans la haine des mobilités motorisées. Elle est extrémiste sur le logement social. Elle est extrémiste dans le support aux associations féministes. Elle est extrémiste dans le support des mouvements gays et lesbiens. Tout cet extrémisme se retrouve dans les arrondissements et on voit apparaître partout une nouvelle génération d’extrémistes homosexuels, du genre Alice Coffin ou de ce Guillaume Durand qui organise ces visites genrées, discriminatoires, et qui expulsent l’homme blanc hétérosexuel de tout dire sur la politique menée concrètement dans la ville.

Ayant enquêté trois secondes sur ce Guillaume Durand, les résultats ne sont pas tristes :

-        A la suite de l’affaire Baupin, un Vert du type harceleur sexuel, il a mené, à la demande de Belliard, l’homosexuel qui dirige les Verts à Paris, une action de purification des candidats aux municipales en réservant plus de 60 % des postes à des femmes, et en limitant le nombre de « mâles blancs hétérosexuels » à quasiment rien, compte tenu de leur « dangerosité ».

-        A la suite des attentats au hachoir devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, il a légitimé les tentatives d’assassinats en expliquant que c’était la faute des Français qui les avaient « mal logés ».  Ce Monsieur fait partie de la mouvance islamo gauchiste. La presse n’a jamais donné de nouvelles des deux femmes qui avaient eu le crâne ouvert à cette occasion.

-        A la suite du squat des locaux d’un des cafetiers dont la terrasse avait été balayée à la kalachnikov, tuant de nombreux clients, il a légitimé l’opération et le squat en général pour arrêter la « gentrification » d’un quartier. Monsieur est contre le logement de la classe moyenne à Paris. Aucune indécence ne le freine.

-        On n’a jamais entendu un mot sur l’écologie dans sa bouche.  

On aurait tort d’être surpris.  Ce chanteur d’Opéra a assimilé rapidement le texte fondateur publié par le mouvement des jeunes écologistes. Toute personne qui s’engage en politique devrait lire ce document tellement révélateur. De même que tout le monde aurait dû lire Mein Kampf à temps.

« Nous militons pour des communes radicalement féministes, qui questionnent et déconstruisent   les   structures   patriarcales ». Là est le combat : la destruction radicale du patriarcat. Le gros du texte veut expliquer pourquoi on ne peut plus se contenter de poursuivre les actes criminels contre les femmes. L’homme est mauvais en soi et cette malfaisance s’essentialise partout dans un système d’oppression généralisée organisée contre les femmes. Il faut donc une élimination systémique de la domination du mâle blanc hétérosexuel, le mâle blanc homosexuel ne pouvant manifestement pas faire le moindre mal (il suffit de suivre les actualités récentes pour s’en convaincre…). Cette élimination ne peut tenir compte ni de la qualité des hommes qui s’offrent à faire de la politique ni de leur comportement. Ils sont nocifs « per se », même quand ils se disent féministes. La criminalisation de l’homme est là pour la consommation des siècles. L’apartheid genré est le seul moyen de supprimer le patriarcat honteux qui, en plus, a parti lié avec le capitalisme le plus destructeur et de la vie des femmes et de celle des espèces animales et de toute vie sur terre tout en asservissant les femmes noires immigrées pour leur faire faire les tâches les plus honteuses dans les pires conditions. Cette condamnation de l’homme (hétérosexuel blanc), infâme en soi, dictateur invétéré et colonialiste même quand il n’y a plus de colonies, incapable de ne pas détruire la planète, est le pendant des religions qui ont été fondées sur le caractère tentateur de la femme dangereuse et qui trouve avec l’islam actuel des partisans fanatisés. Ce qui n’empêche pas les Verts d’être islamogauchistes et de considérer que la substitution de populations africaines aux anciens blancs qui les avaient colonisés et maltraités est non seulement légitime mais formidable, l’humiliation et l’asservissement des anciens dictateurs étant le seul moyen de restaurer la confiance en eux des peuples meurtris. Les noirs et les arabes qui entrent dans la police et qui s’attaquent aux bandes qui créent le désordre en banlieue et s’adonnent à différents trafics sont donc « des collabos ».  Les noirs et les arabes qui s’engagent dans l’armée et ne la trahissent pas lors des interventions contre des forces islamistes sont des « pourritures dégénérées dont l’apostasie de fait doit être sanctionnée par la mort » comme disent les salafistes dont on sait la passion pour les féministes. Cela n’empêche pas un groupe de juses de refuser de condamner un violeur immigré « parceque c’est autorisé dans son pays et que ne parlant pas le français il n’a pas su qu’ici cela ne se faisait pas ». Merci pour la victime !

L’innovation des Ballades Genrées est un marqueur important, en dépit de son apparente futilité. Il prouve l’ampleur de l’emprise des mouvements LGBT, féministes, intersectionnels et Woke dans la municipalité parisienne.  Elle marque l’essor des politiques d’exclusion des hommes blancs hétérosexuels et des débats et des études préparatoires et de la discussion de l’exécution.

Dans la minuscule affaire du réaménagement de la place Brancusi, Il s’agit bien d’un apartheid officiel organisé par une collectivité publique. Normal ?

Tout réaction contre cet apartheid officiel vaut à son auteur d’être vilipendé. Il est sexiste, prisonnier des préjugés d’un autre temps, homophobe, misogyne, adepte d’Hitler, propagandiste d’idées nauséabondes, veut remettre en route les chambres à gaz etc. Tout ce qu’on connait bien lorsqu’on, a été une seconde sur les réseaux sociaux.  La reductio ad hitlerum, cela marche toujours.

Bien sûr personne n’est autorisé à examiner et juger des conséquences des hyper-féminisations dans le domaine public.

-        L’éducation nationale fonctionne avec plus de 70% de femmes. La France s’est effondrée dans les classements Pisa. Il est vrai qu’on y fait plus de morale que d’enseignement des savoirs et que tout ce petit monde penche à gauche.

-        Le Ministère de la santé est un bunker où travaillent 85% de femmes fonctionnaires de cat A. On a vu l’incapacité française à faire face à la pandémie et les ARS sont vilipendées tous les jours pour leur bureaucratie et leur blocage.  Tout ce petit monde penche à gauche.

-        Au Ministère de la Justice « les femmes sont majoritaires a? ce jour dans tous les métiers du ministère, souligne le rapport (La Féminisation des métiers du Ministère de la Justice) ». « Si la tendance se poursuit, les femmes représenteront 75 % des magistrats en 2037 ». Le Ministère est déjà effondré. On ne voit pas ce qui va soudain tout changer avec une majorité de 75% de femmes. Il faut noter que le dernier rapport sur la féminisation du ministère notait que le ministère n’en faisait pas assez pour les femmes (il y a même un label pour noter les bons élèves de la féminisation). On ne dit pas combien il faudrait de juges noires ou arabes ou transgenres. Sûrement un moment d’absence. A quand un label qui contrôlera le quota de femmes transgenres ex-hommes et d’hommes transgenres ex-femmes avec des toilettes ad hoc dans les tribunaux ?

L’hyper féminisation de la municipalité parisienne, illégale de surcroît, ne semble pas plus porteuse d’une amélioration évidente de sa gestion. L’administration de la ville est totalement effondrée, la saleté et le mauvais goût ont triomphé et les finances s’enfoncent dans la dette à une vitesse ahurissante.

Tous les principes républicains sont violés pour le pire. Il serait peut-être bon que les politiques commencent à se rendre compte de la nature de la candidature d’Anne Hidalgo à la présidence de la République. Il est vrai que Macron l’a précédé :  la place du soutien aux mouvements féministes et LGBT, avec promotion massive des femmes et des homosexuels, est déjà occupée par son mouvement.  On ne voit pas qu’Hidalgo puisse faire valoir une particularité quelconque, sinon une alliance avec les Verts. C’est ce qui explique la frénésie de Macron vis-à-vis de l’écologie depuis le départ de Hulot et la déroute de Rugy.  Sa propre ambiguïté de genre, la commission citoyenne, Pompili et Schiappa ne lui paraissent pas une défense immunitaire suffisante contre le virus Hidalgo.

La France Insoumise s’est intégralement muée en soutien absolu des mouvements LGBTI. (https://lafranceinsoumise.fr/2020/05/15/rapport-ilga-situation-lgbti-degradee-depuis-macron/)

Mme Le Pen fait bien attention à toujours garder un « homosexuel de service » dans son équipe de direction, même après le départ de Philippot.

M. Philippot, son prédécesseur envahissant, s’est lui reconverti en chef de parti.

M. Asselineau, à l’UPI, est lui entendu pour acte de harcèlement et de viol homosexuel.

LR est sommé de clarifier sa politique en faveur du mouvement LGBT et du féminisme. La pression pour présenter une femme est importante.

L’apparition de Christian Jacob, le président de LR dans l’émission de Zemmour et Naulleau, a montré que ce parti travaillerait sur 150 thèmes de réflexion, sans aucun écho dans l’opinion. Alors qu’il aurait fallu se concentrer sur les six à huit thèmes d’extrême urgence.Parmi ces thèmes d’urgence nationale, la défense de la liberté et de l’esprit républicain CONTRE les exactions LGBTI est une priorité. Le développement du fascisme et de l’apartheid « intersectionnel » et « Woke » n’est plus une vague menace. Les développements anti républicains sont en cours. La politique est contaminée, après l’université. Tous ces mouvements, quasiment sans exception identifient patriarcat, capitalisme, viol de la nature et destruction des services publics. On va constater lors de la prochaine campagne que ce fascisme va être une des dimensions importantes des Présidentielles. Il est soutenu par toute la gauche de Macron à Mélenchon, en passant par les Verts, qui ne s’occupent plus du tout d’écologie dès qu’ils ont pris un pouvoir et le PS qui lui ne s’occupe plus de l’électorat populaire.

Les balades genrées du 14e arrondissement de Paris, qui paraissent un incident insignifiant, marque que ce fascisme anti républicain est déjà dans la place et qu’il risque de devenir dominant à partir de 2022

Une des caractéristiques de la vague antidémocratique et fascisante (l’intersectionnalité est un « fascio ») qui détruit la France est son caractère international porté par des institutions multinationales pénétrés par les ONG. L’ONU, actuellement, n’est plus qu’un lieu d’action monopolisées par des ONG financés par des milliardaires américains alors que l’institution est passée aux mains du tiers monde. L’union Européenne considère que les concepts véhiculés par le mouvement de Cancel Culture qui veut réduire au silence toute voix dissidente par l’étouffement et l’exclusion sociale, font partie de valeurs de l’E

Quelques paradoxes de l'époque

Vaccin

Les détracteurs du vaccin sont considérés comme des piqués.

Les amateurs du vaccin ne parviennent pas à être piqués.

Mort

Il n’y a plus de mort mais une perte d’espérance de vie.

Ce n’est plus une lourde perte mais un simple manque à gagner.

Cause de décès

Un vieillard avec comorbidités qui décède à 90 ans avec le covid est mort du covid.

Un vieillard avec comorbidités qui décède à 90 ans le lendemain de sa vaccination est mort de ses comorbidités.

Justice

Macron prétend avoir à faire à 66 millions de procureurs qui ne détectent pas son immense efficacité.

Il se trompe. Il a affaire à 66 millions de juges qui condamnent son absence d’efficacité.  

Pédophilie 1

Un socialiste pédophile est une victime de l’esprit du temps et de son trop plein de douces attentions qui ne remettent pas en cause ses qualités profondes.

Un non socialiste pédophile est un bourreau éternellement marqué  par ses hideuses intentions qui mettent en lumière son absence de qualités profondes.  

Pédophilie 2

Un évêque catholique qui n’a pas dénoncé assez vite des faits de pédophilie commis dans son diocèse doit s’attendre à des plaintes pénales comme s’il en était l’auteur

Un French Doctor socialiste qui n’a pas dénoncé assez vite des faits de pédophilie commis dans son entourage et qu’il connaissait, doit s’attendre à être plaint comme s’il en était la victime.

Mutations

Le Sars-cov-2 mutent radicalement et souvent. Le Ministre de la santé s’inquiéte.

Les certitudes du Ministre de la Santé mutent radicalement et souvent.  Le virus s’en moque.  

La politique est un métier

Monsieur Castex, premier ministre, annonce en octobre avoir sécurisé l’achat de 200 millions de doses via l’Europe et 90 millions de doses supplémentaire en direct, et que la France doit être fière d’une si parfaite négociation. Il doit même désamorcer une querelle sur l’excès de ses achats, compte tenu qu’il n’y a que 67 millions de français.

Monsieur Castex, premier ministre d’un pays qui est 45ième sur 46 pour l’ampleur de ses vaccinations annonce, en Janvier, disposer de la capacité de livrer rapidement seulement 3 millions de doses soit 1% de ses commandes.  Il doit désamorcer une querelle sur la faiblesse de ses achats.

Amateurisme

Un amateur en sport est un talent qui gagne sans toucher d’argent.

Un amateur en politique est une nullité qui perd et touche beaucoup d’argent.

Pour ne pas l'oublier : petite histoire d'une semaine épatante (11 au 18 janvier 2021)

Ceux qui suivent ce blog savent que nous nous intéressons vivement à l'activité des 16 000 fonctionnaires catégorie A qui officient au ministère de santé et dans les agences régionales de santé. On suppose que ces femmes n’étant pas médecins, et ayant les rémunérations les plus hautes de la fonction publique, sont là pour assister les personnes qui soignent notamment en cas d’épidémie ou de difficulté exceptionnelle. Pour assurer les soins courants, on peut espérer qu’on n’a pas besoin, en plus des administratifs des hôpitaux et autres centres de soins, d’une pareille phalange.

Dès septembre les bruits courts que les vaccins à ARN seront prêts au pire au mois de décembre et que les vaccinations pourront commencer dans la dernière semaine de l’année. Trump le confirme dès la campagne électorale américaine. Les tableurs ont dû chauffer dans les ordinateurs de ces dames pour planifier l’opération : calendrier des achats (vaccins, aiguilles, moyens de stockage), calendrier des livraisons, moyens logistiques à mettre en œuvre, désignation des points de vaccination, organisation des rendez-vous, allocation des médecins et soignants dans les centres, système de surveillance des effets pervers, statistiques de vaccination effective, fichier des vaccinés, méthode de rémunération, budgets et coûts, financement, mode opératoire des centres de vaccination.

Pas de problème : la communication gouvernementale de la mi-décembre, embellie par les médias perroquets, fait valoir que la France a commandé 200 millions de doses, d’une part sous forme de quota réservé sur l’achat groupé européen et d’autre part en commandant en solo 90 000 000 de doses. C’est tellement grandiose que certains se demandent si ce n’est pas un peu trop pour un pays de 67 millions d’habitants dont on n’envisage de vacciner qu’un peu plus de la moitié. La réponse fuse : on n’a pas mégoté. On a tout anticipé même des pertes en prenant de larges précautions.

11 janvier, catastrophe, tout le monde se rend compte que la France a été incapable de démarrer sérieusement la vaccination et a pris un retard honteux. Le président de la République et le gouvernement français sont ridiculisés.

La réaction s’organise. Les médias sont chargés de construire la fiction selon laquelle l’énergique président aurait pris les choses en main après avoir secoué tout le monde. Devant une telle et si spontanée colère, si bien mise en scène, il est sûr que nos 16.000 fonctionnaires catégorie A se sont mobilisées comme jamais.

Le gouvernement annonce alors que tous les Français âgés volontaires de plus de 75 ans et les personnes plus jeunes mais à risque, pourront se faire vacciner dès le lundi 18 janvier dans un des innombrables centres soudainement prévus pour enfin se mettre au niveau des autres et que les vaccins sont là et vont continuer d’arriver chaque semaine. Les Français n’auront qu’à téléphoner ou prendre rendez-vous sur Internet à partir du jeudi 14 janvier, et hop, la demi-douzaine de millions de personnes concernées sera vaccinée aussitôt. La seconde tranche, les 10 millions de plus de soixante-cinq ans, se déclenchera dès le 28 janvier où les personnes concernées pourront à leur tour prendre rendez-vous. À fin juin, la quasi-totalité de la population serait vaccinée, ce qui serait un bel exploit. Applaudissez, SVP ! Compte tenu de la nécessité de deux injections, ce plan suppose la disponibilité de 50 000 000 de doses d’ici fin mars, pour tenir compte de la perte, toujours importante de produits aussi sensibles.

Il est intéressant de rendre compte, pour la postérité, du déroulé de la semaine du 11 au 18 janvier, tellement critique, en faisant la synthèse d’informations connues.

Il faut séparer Paris et la province.

À Paris les personnes autorisées se précipitent pour savoir où et quand se faire vacciner. On leur apprend qu’ils peuvent prendre rendez-vous sur Internet via le site santé.fr ou de trois sociétés privées organisées depuis longtemps pour prendre des RV médicaux, ou par téléphone.

Le jeudi 14, même pas de liste des lieux de vaccination. Le numéro est saturé et ne peut pas être joint. Le vendredi 15 la liste apparaît enfin mais il est impossible ni de joindre le numéro de téléphone associé au site ni la procédure internet. De même le samedi et le dimanche. En revanche, le dispositif marche pour les sites non parisiens et les dates proposées dès le 15 sont, au plus tôt, le 12 février (sur cinq sites testés). Donc il sera impossible de se faire vacciner à Paris en janvier et ceux qui sont prêts à se déplacer en province pourront lorsqu’ils ont eu de la chance, le faire en février pour la première injection et en mars pour la seconde. Si les vaccins sont là.

Mais on apprend le dimanche 17 janvier que le producteur va fermer ses usines une semaine pour reconfigurer son centre de production et que la France ne disposera en fait, d'ici la fin du mois de janvier, que de 2,7 millions de doses (sur les 290 millions annoncés triomphalement trois mois plus tôt), dont il faut retirer les 250 000 vaccinations prétendument faites dans les hôpitaux (tout le personnel médical), les Ephad et les quelques privilégiées qui ont su y faire pour passer dans la semaine.

Personne ne sait à ce jour quand le système de prise de rendez-vous marchera à Paris et quand seront les premiers rendez-vous possibles. On parle de mi-février !

Un triomphe.

En province il est intéressant de suivre ce qui s’est passé dans une mairie candidate pour fournir un lieu de vaccination.

Lundi 11 : Coup de téléphone au maire : « Toujours candidat pour devenir un centre ? » « Mais, oui » ; « OK ; on vous rappelle ».

Mardi 12 : « Vous allez vacciner mais il faut que vous vous débrouilliez pour trouver les soignants qui vont opérer » ; « On a prévu 200 doses par jour. Organisez-vous pour vacciner 200 personnes ». « Ok. Des consignes particulières pour l’organisation du centre ? ». « Non, débrouillez-vous ! ».

Mercredi 13 : « On a oublié de vous dire. Vous devrez aussi trouver des seringues adaptées » ; « Pour lundi c’est bref. Mais d’accord ».

Jeudi 14 : « À propos c’est à vous de vous organiser pour prendre les rendez-vous » ; « Mais comment ? » ; « Débrouillez-vous ! ».

Vendredi 15 : « À propos nous ne livrons pas les vaccins. Il faudra aller chercher au centre de distribution le plus proche avec vos moyens » ; « Mais on commence lundi ». « Ce sera fermé tout le dimanche, alors allez-y samedi, mais prévoyez un stockage à moins 80° ». « Mais je n’en ai pas ». « Alors venez tôt lundi ». « Mais c’est à quarante kilomètres ». « Débrouillez-vous ! »

Samedi 16 : « Nous avons un problème pour les vaccins. Vous n’aurez que 50 doses au lieu de 200 ». « Mais qu'est-ce que je fais de mes rendez-vous et des gens convoqués ? ». « Débrouillez-vous ! »

Dimanche 17 : Un commentateur fait le calcul. Au rythme actuel, la vaccination pourrait prendre 6 ans. Si on a les doses. Israël, un pays petit, avec ses dix millions d’habitants, a acheté les doses nécessaires pour vacciner toute sa population. Au soir du 17, près de 30 % de la population est déjà vaccinée, avec un objectif de près de 60 % pour fin janvier, ce qui suffit pour espérer une immunité collective. Comme dit Macron : « l’Union Européenne fait notre force ! » Mais on sait depuis longtemps que David écrase Goliath. Confirmation encore au Moyen Orient ! « Bis repetita placent ».

Dimanche 17, suite : il apparaît que le vaccin n’offre, après la seconde injection que 7 mois de protection et aucune contre le mutant sud-africain. Dans tous les cas, il faudra sans doute refaire toute l’opération en novembre 2021, et sans doute avec un vaccin mutant…

Lundi 18 : tout le système est bloqué. Véran triomphe à la télévision : tout marche au mieux, on est formidable. Nos 16.000 factionnaires femme catégorie A se sont dinstinguées : le questionnaire à remplir par les vieux de plus de 75 ans, distribué dans la France entière en millions d'exemplaires, exige de savoir si celui qui va de faire vacciner n'est pas enceinte et de combien de mois !

Rappelons la pyramide de pouvoir qui a montré de si belle qualité :

-          Le chef de guerre, inspecteur des finances, qui se bat matin et soir contre l’épidémie, quand il ne débat pas de sa stratégie électorale pour 1921, c’est-à-dire jamais : Emmanuel Macron, le colérique.

-          Le chef du gouvernement, énarque et Cour des comptes, assisté du Cabinet Mc Kinsey pour plusieurs centaines de milliers d’euros : Monsieur de Pourceaugnac. Oh pardon : M. Jean Castex, connu sous le sobriquet : « l’imprimante qui n’imprime pas ».

-          Le Ministre de la santé : M. Olivier Véran, socialiste mitterrandien, ses 25 structures de conseils, et son équipe de 16 000 femmes fonctionnaires de catégorie A.

On annonce ce jour des découvertes fantastiques dans la pyramide de Saqqara en Egypte. Dans notre pyramide administrative à nous, c’est plus simple. On ne trouve rien, absolument rien d’autre que des impôts qui sont gaspillés.

La France face au drame Macron

Quelle est  la part de la psychologie problématique d’Emmanuel Macron dans l’effondrement gouvernemental  devenu évident avec l’affaire des vaccins ?

La grande presse fait semblant de croire que Macron gouverne. C’est une  erreur de paralaxe politique et psychologique. Il est certes à la tête d’une énorme machinerie admonistrative et politique mais, paradoxalement, tout démontre qu’il ne cherche  pas à l’employer utilement pour résoudre les grands problèmes de la France. Pour lui, ces grands problèmes semblent être des dragons cracheurs de feu dont il lui faut d’abord se protéger. Eluder, ruser, contourner sont les grands axes de la la pratique présidentielle vis-à-vis des tourments majeurs du pays.

Curieusement, l’important, pour lui ,n’est pas de tenter d’obtenir des résultats d’importance nationale qui permettraient à l’observateur de dire : il a compris ; il a mobilisé ; il a réussi.

Macron s’échine prioritairement  à sauver un narratif qui parait lui donner des satisfactions d’égo personnelles intenses. Comme s’il souffrait d’un déficit qu’il faut lui constamment combler. Il a l’air de croire qu’il y a une romance en cours entre le pays et lui, une magnifique aventure personnelle et que son seul rôle est de la faire prospérer. Comme ces starlettes qui sont soudain lancée par un film à succès, et dont toute la vie devient asphyxiée par la seule envie que cela recommence,   Macron esst étranglé par l’idée que sa romance doit absolument persister jusqu’à une facile réélection  en 2022 avant que, devenu « président mythique », il ne s’attaque à d’autres ambitions, comme être le premier président élu des Etats-unis d’Europe, voire le champion mondial des démocraties. Quo non ascendam ?

Pris dans ce vertige de midinette, Emmanuel Macron ne se préoccupe plus du terrain ni des difficultés mais veille activement à ne jamais laisser aller « son narratif » ni à perdre sa pose avantageuse. L’observation la plus bienveillante oblige à constater qu’il en a fini par perdre le sens des réalités.

Relisons son discours de voeux de f(n d’année. .   

« Je suis sincèrement convaincu que nous avons fait les bons choix aux bons moments …[ce ] qui nous permet aujourd’hui de tenir mieux que beaucoup face à l’épidémie ».

Dès le début de son allocution le satisfecit absolutombe de la parole jupitérienne. Vis-à-vis de la pandémie, la France a connu échecs cinglants sur échecs saignants. Nous sommes la risée du monde. Le pays de Pasteur après avoir raté les masques, les appareils respiratoires, l’organisation sanitaire, le déconfinement, la défense contre la reprise de l’épidémie, le traçage et l’isolement des malades, les tests, n’a pas su sortir un vaccin, et est derrière la Bulgarie pour l’ampleur de la vaccination de ces citoyens. Les résultats économiques sont les pires de tout le monde occidental à mille lieux de ce qui se passe en Extrême-Orient. Ca, ce sont les réalités. Mais Macron ose affirmer qu’il est le meilleur et a mené la plus grandiose politique. Le décalage esst ubuesque.

Certains commentateurs de la TNT disent : il ment ; comme Radio Paris sous l’Occupation, il ment tout le temps et, en plus,  il se ment. Mais non, il ne ment pas. Pour lmui, cette réalité n’existe pas. Car elle fausse l’idée qu’il se fait de sa propre nécessité, et dérègle son dialogue fondamental entre les électeurs en vue des prochaines présidentielles.  Non ! Pour un Macron, la réalité n’a pas à se mettre sur son chemin. C’est l’équivalent du brouillard sur la route  quand on court voir sa Dulcinée. Un vague contretemps qui n’empêchera pas d’arriver au bonheur, si on fait ce qu’il faut et si on a le temps de donner le coup de peigne final avant la rencontre.

« Nous en sortons plus unis », éructe Jupiterino. Où a-t-il vu cela ? Jamais la France n’a été plus divisée, façon puzzle. Le mot nie à nouveau la réalité.Elle n’existe pas puisqu’il a décidé qu’elle n’existait pas.  Allons , on ne va y revenir sans cesse !

« En 2021, quoi qu’il arrive, parce que nous nous y sommes préparés ». ..

Tout le monde a vu, qu’en début d’année 2020, l’arrivée de la pandémie était niée et que rien n’était préparé. Mme Buzyn a sans doute de gros défauts, mais elle ne peut pas avoir affirmé que le coronavirus n’arriverait pas en France sans ordre. Macron qui a tout resserré dans sa main, jusqu’à obliger le Premier Ministre à partager ses propres conseillers, pendant les deux premiers mois de l’année 2020 ne pense qu’à triompher des Gilets Jaunes et reprendre la main sur l’écologie, parcequ’il a eu peur des premiers, qu’il croit les avoir neutralisé et qu’il lui reste à porter le coup fatal, et parce qu’il a besoin d’une bonne image écologique pour être réélu. Après l’affaire Griveaux,  Il saborde ses ambitions électorales municipales et tente de faire tomber la droite, permettant notamment à Hidalgo d’être réélue à Paris (qui désormais le concurrence ; bravo pour le sens politique !) avec une extrême minorité des voix des inscrits. La pandémie : connais pas ! 

Edouard Philippe sera seul à mener le combat. Le Président, lui, ronge son frein et fait des discours délirants en attendant de « reprendre la main ». C’est le destin de Macron : il perd constamment la main qu’il est obligé de reprendre à répétition. Un petit comptage personnel dans la PQN en 2020 : plus de 260 titres sur le thème « Macron reprend la main », ou « tente de reprendre la main ». L’entrée « Macron reprend la main » obtient, avec Google, 5?140 résultats. Un humoriste pourrait faire l’inventaire à la prévert de toutes les situations où la reprise en main a été nécessaire.

En Mai 2020, Macron, bien décidé à reprendre la main, décide de virer son Premier Ministre et crée une période de quatre mois où il n’y a plus de gouvernement opérationnel. Jupiter est de retour ! Pas un jour sans un coup d’éclat, sans une distribution d’argent, sans un cadeau au peuple, sans un embellissement de son narratif. Résultat : rien n’est préparé pour la reprise de la pandémie. Rien n’est étudiée en profondeur pour l’arrivée des vaccins. Le nouveau premier ministre est là pour ne pas faire d’ombre à l’ombrageux Jupiterino qui sombre dans le délire complet. L’affaire du Liban est bien un délire. Qui ne débouche sur rien, sinon un tombereau d’injures sur la France. L’affaire des 750 milliards européens est un délire qui coûte cher à la France. Mais on s’en fout de la France. C’est le projet de Présidence européenne qui compte. Il veut être,un champion des Etats-unis d’europe pour ambitionner d’être  son premier président élu par toute l’Europe. Si cela coûte 80 milliards à la Fance, c’est rien !

Et voilà que la France sombre à nouveau dans les couvre-feux et les confinements partiels sans pouvoir redémarrer son économie.

Que dit Macron : « Malgré la pandémie, nous n’avons jamais renoncé à poursuivre notre ambition de progrès pour chacun en baissant les impôts, en ouvrant de nouveaux droits comme le congé pour les aidants, l’allongement du congé paternité, en soutenant, par des primes, la conversion de notre parc automobile, en ouvrant sur tout le territoire des maisons France services, en investissant dans notre souveraineté et notre recherche de manière historique, en agissant pour produire davantage en France, en Europe.  Ce « quoi qu’il en coûte », je l’assume. »

En un mot : « rien à foutre de la pandémie, ce qui compte c’est mon narratif. Puisque je vous ai promis des cadeaux, ne croyez pas que je vais renoncer ». 

« Nous saurons aussi relever les défis à venir :

- la transition écologique et la protection de la biodiversité, avec la mise en œuvre des propositions de la convention citoyenne, et d’autres réformes.

- la lutte pour la République et pour nos valeurs, la laïcité, la fraternité, pour plus de sécurité. - la poursuite de notre engagement pour le mérite, le travail, l’égalité des chances et la lutte contre toutes les inégalités et les discriminations.

Là aussi il faut traduire : 

« Je recommence en janvier 2021 comme en janvier 2020 où je m’occupais de la « convention citoyenne », un truc à moi, qui illustre mon narratif, qui doit me permettre de me représenter en parant la menace écolo, sans compter « d’autres réformes ». Attendez-vous à d’autres inititatives du même tonneau ».

Quant aux « valeurs républicaines », Jupiter s’aperçoit que son discours pro immigrés, et « décolonial » des présidentielles de 2017, après les récentes décapitations de Français, devient inopportunément contre électoral. Alors on ajuste les mots du narratif sans prendre la moindre mesure concrète sérieuse, une nouvelle loi sécurité étant laissé à LREM qui s’y enlise et s’y ridiculise.

Il faut aussi ajuster le « narratif » européen après le Brexit et la preuve consternante que l’Europe ralentit tout et ne sert à rien de positif, à une période où l’économie s’effondre sous les assauts de la Pandémie et sous l’effet des défauts systèmiques de la Zone Euro et du système monétaire international.

La conclusion s’impose : « Préparons dès aujourd’hui ce printemps 2021 qui sera le début d’un nouveau matin français, d’une renaissance européenne. Cette relance déjà frémit en France plus qu’ailleurs, parce que nous avons su conduire les transformations nécessaires et renforcer notre crédibilité ».

C’était cinq jours avant que le fiasco des vaccins viennent ravager l’opinion et que la perspective d’un hiver confiné ne s’impose à nouveau du fait de l’impéritie des pouvoirs publics. Tous les journaux étrangers se mettent au « french bashing » devant les résultats lamentables et l’outrance du propos présidentiel. Le ridicule s’ajoute au honteux.

« Les épreuves que nous avons affrontées auraient pu émousser notre enthousiasme, désaltérer l’espoir. Il n’en n’est rien », avait dit le bavard, le premier janvier. C’est à une nouvelle poussée de colère qu’il est obligé de faire face.

« C’est la France de 2030 que nous bâtirons. Tel est notre cap. »   Il n’a pas dit qu’il allait réinventer la France. C’est déjà cela. Mais que les minus qui ne s’occupent que de 2021 le sachent : lui en est déjà à penser son destin en 2030, alors que  beaucoup de Français commencent à se demander ce qui restera d’une France déclassée dès 2022.

« Macron est toute honte bue » dit la rumeur de la TNT. Mais il n’a aucune honte. Pourquoi aurait-il la moindre honte ?  Macron a théorisé sa supériorité et le caractère irresistible de son charme depuis son adolescence et la séduction de sa maîtresse d’école.  C’est un monstre froid sans aucun affect et  totalement anomique,  travaillé par la crainte de ne pas être ce qu’il croit être et toujours en quête de confirmation. C’est en cela qu’il est extrêmement dangereux, car soudain, en quelques instants, tout peut  tourner au délire. La moindre contrariété et le caca nerveux s’enclenche toujours plus violent, toujours plus surjoué, comme dans l’affaire de la « colère suprême » dans l’affaire des vaccins. L’affaire libanaise et la folle colère contre Malbrunot, avait déjà montré la faille et il renoue avec la mêmle folie délirante en prenant la parole à deux heures du matin pour se  présenter en sauveur des Etats-Unis devant un drapeau américain. Il finit son discours grotesque dans un anglais de scolaire  sous-doué. C’est que Jupiter est désormais un phare mondial : ce n’est plus la seule France qui bénéficie de son génie, même augmenté du Liban, c’est toute l’Europe et tout l’Occident, Etats-unis compris.

La Chine, elle, continue de supprimer la démocratie à Hong-Kong. Pas question de se réveiller à deux heures du matin pour protester devant un drapeau chinois !

L’évidence est que Macron ne s’occupe en rien de la gestion gouvernementale. Il ne s’occupe que de son « narratif » et de sa quête personnelle. Jamais les Ministres n’ont eu autant la paix. Bruno Lemaire fait absolument tout ce qu’il veut. Véran et sa clique malsaine de petits maîtres socialistes cupides aussi.

Les seules initiatives qui intéressent le Président qui ne préside rien, tout en asservissant tous les pouvoirs et en monopolisant la communication, sont celles qui permettent de nourrir son « narratif ».  Alors que l’inquiétude sur la vitesse de la vaccination empoisone l’athmosphère, il va inaugurer  en province, dans une Caisse d’allocations familiales, une mesure démagogique de plus correspondant à sa parole jupitérienne : les femmes divorcées verront les CAF leur verser leur pension alimentaire. Et s’occuperont des vilains hommes qui ne veulent ou ne peuvent plus la payer, les « salauds ».  Des mesures comme celles-là,  signées « Macron »  et seulement Macron, dont le coût n’est jamais précisé et le principe parfaitement constestable, vont pleuvoir comme à gravelotte. Malgrè la crise économique, malgrè la crise sanitaire. L’important est de construire le cadre de la campagne présidentielle de 2021 avec une liste de meures démagogiques ciblées à mettre soigneusement en avant face à toutes les critiques possibles. Le reste, Macron s’en fout jupitèrement.

Le quinquennat n’aura vu de progrès définitifs sur aucun des grands fronts où se joue l’avenir du pays, mais aura du subir une suite d’incendies mis à feu par un pompier pyromane, éteints à grands frais par des gouvernements sucessifs, dépassés et hagards.

Il serait temps que la France se décide à ne plus jouer ce jeu là. Du déclassement à l’effondrement, il n’y a pas loin. Et la France, elle, n’a pas vocation à devenir le radeau de la méduse ni le tremplin d’un délire de la personnalité qui voit un grand malade  ambitionner des postes plus grands que lui pour se rassurer sur ce qu’il est.

Il faut éliminer le plus rapidement possible ce parasitisme dangereux pour l’avenir français. La question n’est pas de « désaltérer l’espoir » mais de cesser d’altérer l’avenir français.

Les dures leçons de l’année 2020

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2020 a apporté une véritable nouveauté : l’arrivée d’une pandémie grave. On ne le croyait plus possible et le Président Macron a géré l’affaire au plus mal. La crise sanitaire créé un nouveau monde mais a aussi été l’occasion d’une confirmation d’évolutions anciennes consternantes qui contribuent au sentiment de déclassement de la France et de déréliction des Français. L’ensemble forme un tableau plutôt sinistre.

 Tout est désormais si clair, que la grande question qui se pose est terriblement simple : stop ou encore ? La perspective d’un effondrement devient envisageable. Elle ne peut plus être occultée, niée ou minimisée.  Une sorte de paralysie frappe le pays qui est partagé entre passivité craintive et hystérie délirante. Cette conjonction crée une situation hypnotique comme souvent la peur en provoque. Le cerveau voit bien le danger maisles membres sont paralysés. Si on ne bougeait plus, peut-être la bête sauvage nous épargnerait-elle …

Cette attitude est absurde. L’espoir existe et ne peut disparaître. On peut agir dans la durée pour remédier à nos maux. Au moins, commençons à regarder les choses en face et accordons-nous sur les constats les plus graves.

Macron est une erreur de casting. Il n’attaque aucun des problèmes graves et il en crée qui lui sont spécifiques. Malheureusement, il présente des éléments de détresse psychologique qui ne lui permettent pas de changer. Son délire lui fait suivre obstinément un « narratif » qui a plus pour objet de limiter sa souffrance intime que de gouverner utilement le pays. Voulant se rassurer sur une supériorité qu’il professe mais qui n’existe pas, il multiplie les propos de séduction et accumule les contradictions, tout en aggravant les difficultés du pays qui lui sont indifférentes mais que les victimes ne lui pardonnent pas.  Le coronavirus a été un impitoyable révélateur de ses carences lourdes. Il commence par ne pas vouloir entendre parler d’une pandémie qui menace clairement le pays mais qui entrave son « narratif » et les opérations politiques qu’ils jugent à même de permettre sa réélection, son unique préoccupation. Alors que les yeux sont fixés sur la ville de Wuhan puis se tournent vers l’Italie, il ne pense qu’à clore l’affaire des Gilets Jaunes, à prendre la pose sur les questions écologiques et à préparer les élections municipales. A cause de cette mentalité, la France perdra trois mois cruciaux pour faire face à la pandémie. Il refuse de fermer les frontières mais pas de prendre la pose alors qu’il perd la main. Il trépigne de rage en son palais pendant que son premier ministre gère la crise sanitaire. Macron, en Jupiter entravé, fulmine.  Il tente d’exister par des discours déplacés et ridicules. Aussitôt le confinement levé, Il manœuvre pour virer Edouard Philippe et fait perdre quatre mois au gouvernement. De mai à septembre, la seule préoccupation autour du « maître des horloges » est celle des places à défendre ou à prendre. La France rate la phase de déconfinement et ne se prépare pas à la relance de la pandémie qui flambe sans que rien n’ait été anticipé pour y faire face. Il rate la phase vaccinale dans des proportions qui tournent à la farce tragique, tout en multipliant les actions préparatoires à son narratif présidentiel de campagne. Il finit par être contaminé lors d’une réunion qui viole le couvre-feu qu’il a imposé, et qui n’est consacrée qu’à la manière de tuer l’opposition en 2021 et à préparer le ring pour un combat gagné d’avance face à Marine Le Pen en 2022. Alors que l’épidémie continue de tuer en masse, le nombre des morts s’orientant vers les 70.000, il pense à lui et à lui seul. 2020 aura été tragique pour Macron, par la prise de conscience qui s’impose de sa profonde inadaptation au poste qu’il occupe. Il gère ses difficultés psychologiques, mais pas la France. Il n’a aucun affect. Il est incapable de faire face aux évènements. Il faut éliminer cet accident de l’histoire, le plus vite étant le mieux.

L’énormité et l’impuissance du Moloch bureaucratique français a été la révélation majeure de 2020 pour le grand public, alors que les connaisseurs savaient. L’idée que le système sanitaire français était le meilleur du monde s’est effondrée. La prise du pouvoir par les hauts-fonctionnaires et une bureaucratie phénoménale, dirigée par une cohorte de nomenklaturistes socialistes, travaillant souvent en famille, (cf Agnès Buzin et  Yves lévy), et cherchant plus à régler des comptes de clans et à « faire de l’argent », a montré son caractère délétère. On a limité le nombre des médecins et tenté de les prolétariser, pendant que des malins s’enrichissaient notamment avec Big Pharma. Des guéguerres ridicules entre privé et public se sont ravivées. Les luttes de personnes sont devenues infectes. Les « scientifiques » ont été ridiculisés, comme des Purgons de Molière se battant sur tout et n’agissant sur rien. Une honte. Et cela se termine par une légion d’honneur à un médecin payé par Gilead pour défendre le Remdezivir, une drogue dure et coûteuse, sans aucun effet sauf négatif sur la maladie Covid !  Une honte totale.

La Presse a été la victime collatérale de la crise sanitaire. Les Français, même les moins avertis, ont été consternés de voir s’étaler en pleine lumière un phénomène qu’ils subodoraient mais dont ils ne voulaient pas se convaincre, tant il est odieux. La Presse aux mains de l’Etat et d’une poignée de milliardaires dont la fortune dépends largement de l’Etat, ne se considérait plus comme un moyen d’information et de débats, mais comme un outil de création de l’opinion dans le sens d’une bien-pensance politiquement correcte, et propice à des intérêts particuliers. Pourris par l’illustration continue et malhonnête des éléments de langage imposés, affaiblis par l’effondrement de la qualité du recrutement journalistique, lié à la baisse de ses ressources désormais fournies trop largement par l’impôt, les médias installés se sont ridiculisés et ne peuvent plus être lus sans irritation. C’est une effarante reculade démocratique qui a laissé le champ libre au n’importe quoi souvent méphitique des réseaux sociaux. Chacun cherche désormais sa vérité dans un champ de mines.

L’Union Européenne a montré une de fois de plus qu’elle n’était qu’une grosse méduse, travaillée par le départ de la Grande Bretagne, par les particularités des pays de l’Est, par les tensions régionalistes stimulées par l’abaissement des Etats, par son alignement inconditionnel sur les Etats-Unis qui l’ont brutalisée sans réaction, par une incapacité à agir à l’extérieur. 2020 a prouvé que l’UE était une coûteuse coquille vide uniquement intéressée par elle-même et son combat contre les nations européennes, sans aucun résultat probant dans aucun domaine. Les institutions de Bruxelles et de Francfort censément chargées de doper la croissance en Europe a conduit cet espace à sous performer depuis près de 30 ans et à se traîner économiquement loin derrière toutes les autres parties du monde. Un bilan navrant !

L’Alliance atlantique et le multilatéralisme centrée sur l’Occident se sont effondrés. Cela est due principalement aux vaticinations nationalistes des Etats-Unis, qui ont mis en place un racket contre leurs propres alliés, tout en délaissant leurs responsabilités globales. Mais l’effondrement de l’Europe comme puissance a également sa part. Sans parler de l’effacement français, avec un pays ruiné par sa bureaucratie et le socialisme à la Mitterrand,  aggravé par Jospin et Hollande, le tout sans vraie réaction des Présidents dits de droite.

En France toutes les tares connues ont continué à embellir. La justice s’est encore effondrée un peu plus, la réponse pénale contre les truands disparaissant, au profit de procès tonitruants et infamants avec des sanctions délirantes contre les dirigeants de droite.  L’insécurité a brusquement accéléré au point de voir des délinquants immigrés noirs arracher des colliers au cou des femmes âges françaises un peu partout dans Paris, sans aucune réaction. L’enseignement s’est effondré un peu plus, une partie du corps enseignant se défilant de façon honteuse face au risque du virus. L’université est désormais largement pourrie par les mouvements « intersectionnels » venus des Etats-Unis qui en font désormais un lieu de propagation du racisme le plus violent et de promotion de l’homosexualité et des mouvements LGBT. Leur terrorisme règne désormais en maître à Sciences-Po comme à la Sorbonne et dans plusieurs établissements provinciaux. La police est vilipendée, assommée de fatigue et d’insultes, à deux doigts d’entrer en dissidence. L’armée est enlisée dans une opération Barkhane menée sans les moyens nécessaires. Toutes les grandes administrations publiques sont par terre. La natalité proprement française s’est effondrée un peu plus et se transforme en une baisse des effectifs au profits de populations étrangères qui n’ont aucune honte à tenir le terrain avec leurs propres règles dans le mépris des « gaulois ». L’invasion islamique et ses débordements criminels persiste et s’aggrave sans vraies réaction sauf des faux semblants cosmétiques et verbaux.

Quant à l’économie, affaiblie depuis quarante-cinq ans par la surfiscalité française, les lois trop favorables aux mauvais salariés et aux syndicats politisés,  les charges trop lourdes sur l’appareil productif, la concurrence abusive des pays à très bas salaires, et la puissance industrielle dévastatrice de l’Allemagne, de la Chine etc., elle a été démantelée par la crise sanitaire et les moyens mis à la combattre. L’économie française est plus que jamais entravée par la bureaucratie et la pression de l’Etat, la faiblesse résultante de sa compétitivité, ses déficits intérieurs et extérieur, avec un chômage structurel et une dette intenable. Pire encore, sous la pression écologiste, elle est sommée de démanteler toutes les forces qui lui restent : la construction automobile, le nucléaire, l’aviation et la construction aérienne et plus généralement l’espace, …  La perspective d’une France totalement désindustrialisée et sans aucun ressort économique est clairement affichée.

Décidément, 2020 aura été le miroir grossissant de toutes les difficultés françaises, sans faire avancer d’un centimètre la perspective d’un changement de cap.

Il faudrait que les Français commencent à trouver en eux-mêmes les moyens de mettre fin à cette descente aux enfers.  S’ils ne commencent pas en 2021, la France comme nation, comme histoire, comme exception, est morte. Il n’en restera rien dès 2050. Pas même une nostalgie.

 

Bonnes années à tous dans cette ambiancce étrange.

 

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

PS : Ce blog a désormais dépassé les 3 millions de""lectures"

 

 

Le livre de Michel Hau et Félix Torrès, « Le Virage Manqué », entre décapages et dérapages

La société des Belles Lettres a eu la bonne idée d’éditer l’ouvrage de deux membres éminents de notre université qui ont l’avantage d’être d’une génération proche de celle des membres de notre petit groupe et qui ont donc tout connu de l’époque qu’ils décrivent : 1974- 1984 (ce qui laisse la place pour une suite). Ils cherchent dans cette histoire une clef qui permette de comprendre nos difficultés actuelles.  Pour avoir commis une livre, « l’Etrange désastre » qui traitait en partie de cette période, je trouve excellent que l’on revienne inlassablement sur les causes du naufrage économique français et il est vrai que les années soixante-dix ont été un moment critique.

Les auteurs ont connu tous les événements dont ils parlent. En plus de leurs études, ils ont nécessairement une impression existentielle du sujet. Les auteurs de notre génération tiennent pour acquis des connaissances et des faits qui se sont totalement en fait évaporés dans les limbes de l’oubli collectif et qui demandent aux jeunes générations un effort de connaissance alors que beaucoup laisse aller leur imagination et pensent selon les préjugés de l’époque actuelle.  Les aider à une connaissance fondée est essentiel surtout quand on le fait honnêtement et à des fins explicatives.

Le livre est construit de manière simple et efficace : Il développe une thèse centrale, véritable fil rouge sur lequel va s’accrocher un inventaire d’une particulière exhaustivité de toutes les attitudes et de toutes les politiques qui en justifient la justesse et l’importance.

La thèse est connue et déjà généralement acceptée. Beaucoup trouvent opportun de la laisser sous le tapis ou de ne pas trop insister, « pour ne pas décourager ce qu’il reste de Billancourt » ? C’est-à-dire rien. Qu’affirme le livre : en voulant faire concourir les entreprises françaises dans une compétition mondiale totale avec des boulets aux pieds, les dirigeants français ont ruiné l’industrie du pays. L’avantage de ne servir qu’une seule idée dans un livre est que le clou finit par être bien enfoncé dans la tête du lecteur. Le risque est évidemment de vouloir trop prouver et d’ignorer des facteurs tout aussi importants pour la compréhension de la période couverte.

Pour les auteurs, le décrochage s’explique par l’accumulation de charges sur l’entreprise, qui l’ont empêché d’être compétitive à l’extérieur. Le keynésianisme des élites politiques françaises plus la démagogie socialiste sont les causes de cette évolution mortifère. Seul Raymond Barre, dont les auteurs sont visiblement énamourés, aurait pu remettre les choses en place avant qu’il ne soit trop tard. Mais l’élection de Mitterrand a tué la seule chance de changer de cap. Le grand virage se place dans les années 1974 -1975, où Giscard et Chirac se lancent dans une relance keynésienne folle sans se rendre compte qu’un monde nouveau était en train de s’installer et qu’il fallait se mettre en situation de s’adapter intelligemment, ce que beaucoup de pays ont fait mais pas la France qui au contraire, a pris le chemin contraire et l’a payé de sa prospérité.

L’ouvrage vaut pour la compilation qu’il propose des propos et des mesures qui ont conduit certains à ne pas prendre le bon virage et d’autres à le faire. C’est une bibliothèque de référence à lui tout seul. Pour celui qui s’intéresse à l’histoire des idées et des pratiques économiques dominantes en France depuis 1974, c’est un travail monumental et formidable. Bravo !

Sur le fond, il n’y a strictement aucun doute que la France a voulu un système de concurrence mondiale tout en empêchant ses entreprises d’y gagner. Ce qui est une politique schizophrène manifeste, de longue durée, partagée par tous les grands dirigeants successifs et impardonnable, nul doute là-dessus. La compétitivité d’une économie est largement liée à la manière dont elle est gouvernée. Tout a été fait pour que l’entreprise française lutte avec des handicaps insurmontables.

Ce diagnostic est en fait partagé par presque tout le monde et depuis longtemps. Il faut dire que les résultats sont particulièrement navrants depuis également très longtemps. Nous sommes le pays en tête de classement mondial pour les dépenses de redistribution et la fiscalité, mais notre revenu moyen a stagné en valeur absolue et s’est étiolée par rapport à presque tous les autres pays. Nous avons un moloch étatique phénoménal et plus aucune fonction régalienne ne fonctionne. La Justice, la police, l’enseignement national, la santé, tout est à plat. L’armée fonctionne avec des bouts de ficelle et dans la dépendance.  L’entreprise doit vivre avec les charges les plus lourdes du monde, des salariés qui travaillent souvent peu, qui sont souvent absents et qui partent tôt à la retraite. Les soldes extérieurs sont catastrophiques. Nous n’investissons quasiment plus. Le chômage devenu structurel est à des hauteurs extrêmes. Les Français méprisent désormais leurs élites politiques. Oui la France a décroché et elle est même tombée. La crise sanitaire n’a rien arrangé. A-t-elle point que l’avenir est désormais très incertain avec des risques de collapsus importants.  

L’originalité du livre est d’avoir très justement réparti la responsabilité aussi bien sur la droite que sur la gauche. L’effondrement des deux partis de gouvernement dominants jusqu’en 2017 a assez prouvé que les électeurs français s’étaient approprié le constat.

Le livre vient donc au secours d’un constat désormais largement partagé dans l’opinion publique, en donnant au citoyen qui le voudra, le moyen de mieux comprendre « comment on en est arrivé là ». On sait malheureusement qu’il y aura toujours en France une fraction de la population pour penser qu’étatisme et socialisme sont les mamelles nécessaires de la politique française et que la démagogie empêchant de s’attaquer trop directement à l’électeur, c’est toujours sur le créateur de richesses que l’on s’abat. L’expérience de l’action des gouvernements depuis 2001, période non couverte par le livre, montre que tous ont été conscients qu’il fallait décharger l’entreprise, tous, mais qu’ils n’ont jamais pu aller très loin dans cette direction, tant le pays est peu disposé à en accepter les conséquences. La France est dans une impasse. Et ce n’est pas la crise sanitaire qui a entraîné une poussée invraisemblable des aides publiques tout en prouvant la nécessité de réinvestir dans la santé et les politiques régaliennes, qui offrira de sitôt un terreau favorable à des réformes fondamentales.

Le risque est donc grand que le livre passe aux oubliettes, écarté avec une belle unanimité par des factions politiques qui toutes considèrent que la conquête du pouvoir passer par des cadeaux sociaux au peuple.

Comme nous l’avons dit d’entrée de jeu, le livre, centré sur une explication unique, occulte certains faits ou néglige certaines situations, ce qui poussent les auteurs à des commentaires un peu trop à l’emporte-pièce ou à ne pas comprendre certaines dynamiques fondamentales.

Les auteurs expliquent que les Trente Glorieuses ne le sont pas tant que cela et que beaucoup d’erreurs y trouvent naissance. La dynamique politique de l’Etat providence, dite keynésienne, qui a poussé à des dépenses sociales publiques excessives, ne s’explique que par la crise de 1929 et les effets de la guerre. On a soldé l’avant-guerre dans l’immédiate après-guerre. La pression soviétique qui menaçait les démocraties européennes de l’intérieur et de l’extérieur imposait également une action sociale qui évite le succès du communisme. Comme la guerre avait liquidé les fortunes, l’argent ne pouvait être trouvé que sur la valeur ajoutée là où elle apparaissait : dans l’entreprise.

Il aurait été intéressant que les auteurs analysent un peu plus pourquoi cela n’a pas empêché une croissance d’une rapidité historique. Une réponse est timidement tentée : les Trente Glorieuses seraient le fruit d’une circonstance particulière : l’exode rural qui a donné des bras par millions aux forces nouvelles de l’économie. Cela nous change des affirmations surjouées qui font soit de la reconstruction, soit de la quasi-gratuité du pétrole, soit du développement de la « bagnole, soit du Plan Marshall, la raison également fortuite et de court terme de la croissance rapide d’après-guerre. Cela reste un simplisme. 

Les auteurs ont choisi de laisser totalement de côté, comme on le faisait chez les économistes dominants des années 1960, la notion de cycle et le rôle de l’organisation monétaire. Tout à leur démonstration que ce sont les contraintes réelles, au sein de marchés réels, qui ont provoqué la bascule de 74-75, ils ne voient pas l’extraordinaire importance d’une part des accords de Bretton Woods dans la croissance internationale d’après-guerre, ni réciproquement le rôle de leur destruction dans la crise du début des années 70. Si la relance de Giscard Chirac a échoué, c’est parce qu’en régime de changes flottants, toute relance finit par un chaos monétaire et doit être arrêtée d’urgence. De même, tout à sa mono explication par les charges publiques sur les entreprises, des malheurs du temps, les auteurs minimisent le poids sur la croissance de la hausse drastique du prix du pétrole. Du coup toute leur analyse des années 75-76 manquent de poids, car si ce qui est montré n’est pas faux, la démonstration est largement décalée des vrais mécanismes à l’œuvre.

De même il est impossible de comprendre la période sans tenir compte de mai 68 et de la poussée d’une influence socialiste qui menace de tout emporter. Les vents contraires politiques ont joué un rôle et il était évident que tout gouvernement se devait d’en tenir compte.  Les poussées ultérieures de dépenses publiques seront d’abord conditionnées par les crises mondiales décennales à répétition, alors que les auteurs décrient les analyses relatives aux crises périodiques. Ces crises touchent gravement, plus que la France, l’Allemagne, début 80, le Japon, début 90, les économies émergentes début 2000 et tout le monde en 2008.  Mais la France en subi à chaque fois les conséquences politiques après les affres économiques.

Ces lacunes affaiblissent partiellement le propos du livre. L’option prise de monter en épingle un seul phénomène considéré comme central a cet inconvénient.

On aurait aimé que soit analysée plus profondément la terrible difficulté de revenir en arrière. Décharger l’entreprise c’est d’abord charger les particuliers sauf à réduire drastiquement les dépenses publiques. On a vu avec les APL ce que provoquait le transfert de quatre euros ! Tous les gouvernements, quelle que soit leur orientation politique, savent très bien depuis Maastricht qu’ils doivent restreindre les déficits publics. Ils ne le font pas parce que la caste qui a pris le pouvoir, l’Enarchie Compassionnelle, ne veut pas le faire au détriment des fonctionnaires et de leur propre pouvoir.  Ils respectent les GOPE, les ordres budgétaires de la Commission Européenne, mais sans jamais toucher aux effectifs proprement administratifs. On l’a vu dans le domaine de la santé où on a réduit l’offre de soins mais jamais l’effectif pléthorique de 16.000 femmes fonctionnaires de catégorie A du ministère de la santé, qui, elles, ne soignent pas. Les différentes crises périodiques ont été supportées uniquement par le secteur privé, jamais par le secteur public. De même les hauts fonctionnaires qui nous dirigent ont laisser supporter à la SNCF un sureffectif de plus de 350.000 personnes pendant des décennies et ont baissé les bras à la première longue grève, lorsqu’ils ont souhaité recadrer, un peu,  cette machine à faire des pertes et à trahir les usagers.

Le livre de Hau et Torrès est indispensable par sa belle compilation des mentalités qui rendent aveugles et des erreurs politiques qui ont été commises.  Envoyer  au casse-pipes nos entreprises dans la compétition mondiale en les chargeant à mort est bien une dimension de la folie française qui a conduit la France là où elle est.  La démonstration reste trop partielle pour bien cerner les mécanismes qui conduiront à la forme de chaos économique actuel.

Aujourd’hui il faut aller plus loin. Hollande avec le CICE et la loi El Khomry, Macron avec ses propres lois et ses promesses électorales, ont tout deux essayé, bien que socialistes, de faire baisser les charges sur les entreprises et de leur rendre la compétition moins déloyale. Le premier a vu la dissidence d’une partie de ses troupes. Le second a connu les Gilets Jaunes et les black blocks. La France est depuis gouvernée par les GOPE européens qui fixent ce qu’on attend d’elle comme réformes. Les Français ont le sentiment qu’une politique de rigueur permanente imposée par l’Union Européenne brise leur système de santé et de protection sociale. Les électeurs donnent la prime aux extrêmes ou à l’abstention.  Ils méprisent désormais des élites qui ne les protègent plus. L’opposition se voit sommée par quelques jeunes loups d’entrer dans le grand jeu de la démagogie et des promesses inconsidérées, façon hausses imassives du Smic et « restauration du pouvoir d’achat ». Pourquoi ne pas proposer « l’abaissement de l’âge de la retraite des travailleurs manuels, la recréation de l’autorisation administrative de licenciement, le retour de la garantie à 90% pour deux ans des allocations chômage, l’élargissement du champ de la Sécurité sociale à n’importe qui, le relèvement du minimum vieillesse. Face à la crise qui s’installe, au chômage qui progresse, l’Etat Providence ne doit-il pas renforcer sa protection ? »  C’était le programme travailliste à la française de Chirac en 1975 ! Il reste des nostalgiques. Quant à Macron il a repris à son compte le plan vanté par Giscard : "la planification, qui doit rester l'outil essentiel de notre développement économique à moyen terme, doit connaître une profonde adaptation dans ses méthodes et ses objectifs… Le Plan devra assurer à la fois la modernisation de notre appareil productif, le développement des équipements collectifs, une meilleure utilisation des ressources publiques et une accentuation de nos efforts en vue d'une meilleure répartition des richesses… La finalité profonde du Plan devra être de rendre les Français plus heureux." Il suffirait d’ajouter la réduction du réchauffement climatique pour que le propos soit totalement actuel.

Les mentalités qui ont provoqué les défaillances de 74-75 sont encore bien vivaces. Ne parlons ni de Mélenchon ni de Le Pen ! 

Trouver la martingale politique qui permettra de sortir de cette impasse, au-delà du diagnostic, est la vraie énigme du moment.

Il y a 11 ans : le H1N1

qu'est-ce qui a vraiement changé ?

La santé publique entre laisser faire et Gosplan : les leçons du H1N1.

L'économie de la santé est une partie de l'économie générale.  La question est de savoir si elle doit être organisée de la même façon que le reste de l'économie ou faire l'objet d'un traitement particulier.

Le virus H1N 1 a au moins l'avantage de mettre à nu les mentalités qui fertilisent les politiques actuelles dans ce domaine.

En Italie, le gouvernement a décidé qu'il fallait laisser la grippe se développer.  On ne ferme aucune école . Les médecins ne se déplacent même pas en cas de déclenchement de la grippe. Rien n'est remboursé à personne.  Tout le nord de la péninsule a été infecté en quelques semaines à partir du début novembre 2009. 

Il n'y a eu  aucune information sur les victimes éventuelles, comme il est d'usage pour la grippe saisonnière.  L'économie ne s'est pas arrêtée. Pour la quasi totalité  des victimes trois jours de fortes fièvres puis quelques semaines de toux.  On peut parler d'une véritable politique de laisser faire et laisser passer.  Et à Dieu va !

Le résultat a été le déclenchement rapide de la grippe en Suisse qui a été contaminée à partir du nord de l'Italie et une exportation en France. qui est désormais soumis à la contamination exponentielle et incontrôlable.

En France la santé est un secteur qui répond en partie au canon de l'économie administrée façon Gosplan.

On a donc fait face à l'épidémie façon Gosplan.  Le Ministère a pris les choses en main avec les méthodes d'un ministère.

Premier objectif : protéger le ministre.  Pas question de se retrouver devant un tribunal comme pour le sang contaminé dès que l'épidémie aura fait quelques victimes.   Donc on a  fait des stocks de Tamiflu, rapidement devenu introuvable en pharmacie et on a commandé des millions de doses de vaccin.

Second objectif : éviter les procès d'intention  sur les inégalités devant le traitement.  On met donc en place un système de rationnement avec des règles de priorités.  Façon 1940 !

Troisième objectif : éviter de payer trop cher malgré tout.  Si le milliard d'euros payé pour les vaccins et les études doit se doubler d'un enrichissement des médecins libéraux  remboursés par la Sécurité sociale, cela ne saurait être accepté.

Les modalités  du plan d'action vont se dégager par la vertu propre des décisions administratives de ce type.
Les vaccins seront disponibles en emballage pour dix doses. 

C'est moins cher.

La vaccination aura lieu dans des gymnases ou des centres de vaccination.

La population sera convoquée et devra se rendre  avec cette convocation au centre indiqué.

Des vagues successives de strates de la population seront traitées au fur et à mesure.

On peut être sûr que dans les bureaux se merveilleux plan  a empli de fierté tous ceux qui l'ont conçu.  En Union soviétique les plans agricoles étaient toujours merveilleusement calculés  et faisaient l'objet des déclarations les plus tonitruantes.  Des experts dans les bureaux faisaient les plus subtils calculs, prévoyant tout dans le plus petit détail. Pas un unité de tracteur, de pneu, d'engrais ne manquaient sur le papier, et les matrices faisaient apparaître des flots de blé et d'avoine.

Et tout le monde, en bas,  a toujours crevé de faim dans le paradis socialiste réalisé.

Le plan Bachelot suit la même logique fatale. Rien ne se passe jamais comme prévu.

Les centres de vaccination sont d'abord restés vides.  Les informations contradictoires sur les dangers respectifs de la grippe et du vaccin avaient troublé les pauvres citoyens.  Il n'y avait même pas sur le net une liste par ville des centres de vaccination.  A Paris, le 23 novembre, le seul centre documenté sur internet, par une association, pas par le gouvernement, était le centre du 14ième arrondissement.

Puis les centres  furent brusquement saturés.  On s'aperçut qu'il fallait faire la queue des heures et qu'aucune chaise n'avait été prévue.  Les femmes enceintes  convoquées prioritairement se retrouvèrent donc debout dans le froid à attendre l'éventuel vaccin.    Le Gosplan décida qu'il fallait "cadrer le dispositif" : un plan central "chaises" fut aussitôt  concocté !  Mais comment disposer de chaises sur les trottoirs ?  Heureusement le temps était plutôt doux. On échappa à un plan "poêles et braseros".

En même temps ceux qui n'avaient pas reçu le sésame administratif commencèrent à s'inquiéter.  Pourquoi pas moi ?  Les médecins généralistes ne tardèrent pas  à être accablés de coups de téléphone de clients inquiets se sachant gros, en difficulté respiratoire, diabétique, etc.  Comment les bureaux ont ils fait pour déterminer les  personnes prioritaires ?  Qui les a informé ? Comment faire rectifier les erreurs  éventuelles ?  Chut !!!!!!!!!!!!!

Les médecins qui venaient en général de recevoir leurs bons de vaccination  avec convocation dans les gymnases (à la queue comme tout le monde)  répondirent qu'ils n'étaient pas concernés par la vaccination et qu'il fallait regarder le journal télévisé et attendre son petit papier.  Ils confirmèrent que les papiers reçus étaient bourrés d'erreurs.  Noms écorchés, prénoms fantaisistes, âges flottants, sexe pas toujours très conforme, adresse incertaine.

Personne n'eut le culot d'expliquer à la population comment on avait fait pour déterminer dans les fichiers de la SS les prioritaires et les autres.  Les gens commencèrent à téléphoner en masse pour savoir pourquoi ils n'étaient pas encore convoqués alors que leur médecin leur avait déclaré qu'ils étaient en effet plutôt à risque. 

Ils se demandaient pourquoi ceux qui sont chargés de les suivre au jour le jour,  et étaient les seuls aptes à un jugement éclairé,  avaient été éliminés du circuit.  On leur répondit, avec la bonne conscience du nomenklaturiste  habitué à répondre aussitôt à toute demande : "y-a-ka aller dans votre centre d'allocation familial, on vous répondra" !  Evidemment personne ne fréquente cet endroit là de façon générale et faire les recherches  pour savoir où aller était au dessus de la force de la majorité des intéressés.   Nul doute que ceux qui se sont risqués à cette aventure auraient des choses intéressantes à raconter.

Pendant ce temps là des centaines d'écoles étaient fermées pour une semaine pour ralentir le développement de l'épidémie. En vain naturellement.  Et à la grande joie des personnels syndicalisés qui aussitôt décidèrent d'une grève.

Certaines voix s'étant élevées pour s'étonner de l'absence des médecins généralistes dans le système, en même temps que les files d'attente se développaient,   le Gosplan sut réagir avec célérité.  Pas questions de vacciner en cabinet. Mais si certains généralistes voulaient bien se présenter aux gymnases, on trouverait bien à leur donner quelques compensations financières.

On s'aperçut alors que le Gosplan avait planifié de longue date la réduction du nombre des médecins et que le numérus clausus avait parfaitement fonctionné : le malthusianisme est la seule chose que le Gosplan sait gérer.  Depuis longtemps les délais s'allongent pour les spécialistes et depuis quelque temps pour les généralistes. La plupart essaient de ne plus se déplacer, de prendre leurs week-end et leurs vacances,  d'éviter les gardes de nuit.  Aucun n'était prêt à abandonner leur cabinet et leurs patients habituels  pour aller faire le vaccineur public occasionnel  de gymnase.

Le ministre, Mme Bachelot, connue pour ses tailleurs aux couleurs explosives et  ses réparties sympathiquement décalée,  se répandit dans les medias.  Les vaccins étaient sans danger. Il y avait un pilote dans l'avion.  La logistique était parfaitement sous contrôle.  La France et son gouvernement, une de fois de plus était exemplaire et pouvait en remontrer au monde entier.
Heureusement, la grippe était virulente mais assez bénigne. 
Le laisser faire total des Italiens et l'inefficacité totale du gosplan français étaient l'un et l'autre sans réelle importance.

Tant mieux.

Personne ne saura ce qu'aurait été la maîtrise de l'épidémie si on avait laissé les médecins  traiter leurs patients.  Si les doses avaient été individuelles.  Si les pharmacies avaient eu le contrôle de leurs stocks.  Si le rôle de l'état avait été incitatif et non pas logistique.

Mais quel coup de projecteur sur la mentalité française !

Et quelle cacophonie en Europe !

Les exactions monétaires américaines continuent

Depuis disons la guerre de 40, la monnaie est un levier de puissance diplomatique pour les Etats-Unis et utilisé sur le mode massue. La taille de la massue n’a cessé de grandir et le matraquage est devenu délirant. L’Union Européenne, au lieu de « faire la force », est couchée et regarde son maître avec un regard de chien battu mais consentant. La France de Macron est totalement inexistante comme toujours. Tout à son narratif de malade mental, le président Français passe son temps à tomber et à s’extirper des pièges qu’il ne cesse de semer sous ses pieds, un spectacle de pompier pyromane qui laisse pantois ses malheureux concitoyens. Son obsession des présidentielles de 2022 le rend aveugle et sourd à tout ce qui est important et urgent.

Entre quarante et quarante-quatre, le Trésor américain prépare la conférence qui aura lieu à Bretton Woods de construction d’un nouvel ordre monétaire et économique mondial fondé sur un étalon de change dollar et l’interdiction de toute entrave à la puissance commerciale américaine. Churchill se cabre lorsqu’on veut faire payer l’aide américaine par la disparition de la préférence impériale. Il gagne en menaçant de ne pas paraître à Bretton Woods !

En faisant du dollar la clé du système, les accords de Bretton Woods signent un défaut majeur qui va finir par devenir destructeur. Rapidement, les Américains qui disposent d’un avantage « dissymétrique » comme on dit maintenant, en abuse et des tensions apparaissent dès 1958. La valeur entre or et dollar vacille. Les Etats-Unis exigent que ses partenaires gardent en vie artificiellement la parité du dollar ! Eux se lancent dans la frénésie de Kennedy : plan civil extrêmement coûteux, guerre au Vietnam, course à la lune. En 71, tout craque. Les Etats-Unis font défaut sur leur engagement à l’été 1971. Ils imposent les changes flottants, c’est-à-dire un étalon flottant dollar, qui se révéleront une catastrophe. Plus aucun engagement multilatéral ne contient les grands déficits et les grands excédents. Les Etats-Unis imposent une financiarisation débile de l’économie mondiale, avec domination des banques américaines. De crise en crise on aboutit à la catastrophe de 2008 !

Au lieu d’acter le caractère malsain et générateur de crises des changes flottants, les Etats-Unis, ivres de leur puissance empêtrée, décident que leur droit s’imposera au monde. Une de fois de plus leurs déficits extérieurs ne sont pas de leur fait. Les vilains ce sont les autres, les pays en excédent. En vérité il est impossible de fournir des dollars au monde entier sans mettre sa balance des paiements en déficit. Les excédents sont les contreparties du déficit ! Les deux vivent en symbiose.

Les Américains s’en moquent : ils se croient les plus forts et font du dollar la justification d’exactions contre ses propres alliés. Le droit américain est considéré comme le droit international avec des milliards de sanctions imposées un peu partout, les procureurs américains devenant des piliers de la guerre économique extérieure menée par les Etats-Unis. Ils créent avec le TFTEA une législation qui permet en permanence de condamner les partenaires excédentaires des Américains.

C’est comme cela que les Allemands et subsidiairement les Français, ont été condamnés à des sanctions économiques astronomiques, après la Chine.

Le Temps d’aujourd’hui précise que c'est désormais le tour de la Suisse : « La publication du rapport semestriel du Trésor américain était prévue cet automne. Il est tombé mercredi et n’a pas pris grand monde de court en annonçant que, cette fois-ci, la Suisse entrait bel et bien dans sa liste noire des pays manipulateurs de devises. Trop d’interventions sur le marché des changes, trop de déséquilibres dans les flux financiers et commerciaux entre les deux pays. Voilà ce qui a poussé Washington à sanctionner la Suisse, mais aussi le Vietnam. »

Nous avons été pratiquement les seuls à dénoncer la désastreuse loi TFTEA, votée sous Obama, dès 2015, cinq ans déjà, qui installaient cette machine à extorsion de fonds international.

La pure violence du rapport de force règne depuis sur les relations économiques internationales. En cinq ans, les médias dominants ont été pratiquement totalement silencieux sur le TFTEA. On sait désormais, qu’ils ne cherchent pas vraiment à informer la population mais à construire ou déconstruire ce que ses membres pourraient penser. La crise sanitaire et les campagnes de mensonges organisées, sont passées par là.

Si les Etats-Unis se comportaient mal, c’était la faute de Trump le populiste. Pas de chance, la loi TFTEA datait d’Obama et continue à s’appliquer le jour même où Biden est nommé président des Etats-Unis.

Le déni médiatique continue donc. Macron n’a jamais osé prendre position sur les sanctions américaines contre la France., ce qui l’aurait obligé à parler des défauts de l’Euro et de l’excédent global de la zone Euro, ce qui aurait troublé son « narratif » de débile. Le pseudo « couple franco-allemand », serait également sur la sellette du fait des excédents ahurissants de l’Allemagne au sein même de l’Euroland. « Crève la France plutôt que mon narratif » est donc le modus operandi de ce précisent qui ne préside rien d'autre qu’à sa réélection.

On a donc vu l’insignifiant ministre des affaires étrangères soigner une lettre oiseuse avec son homologue allemand pour faire leur soumission à Biden. Ces bourgeois de Calais vont la corde au cou demander qu’on les épargne. Une honte pure ! Le témoignage d’une Europe lavette avec une France lavette. Ils vont à Canossa comme d’autres allaient à Sigmaringen. Tout cela est à vomir.

Rappelons donc l’essentiel de notre article prémonitoire de 2017, en regrettant que le débat public n’ait pas flambé sur ce scandale absolu que sont la loi TFTEA et l’abjecte relation de force qu’impose le Big Stick américain.

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Personne en France ne connaît la Section 701 du Trade Facilitation and Trade Enforcement Act de 2015. Le TFTEA est sans toute la législation américaine la plus significative de l’effondrement du monde rooseveltien mis en place à la fin de la guerre de quarante. Il annonce Trump avant Trump. Si vous en parlez, sans préciser les dates, vous constaterez la même réaction : « Ce Trump quel sale type, il est en train de tout casser ». L’ennui est qu’il s’agit d’une loi Obama. La seule nouveauté est l’annonce par Trump qu’il va s’appuyer sur ses dispositions pour attaquer les pays avec qui les Etats-Unis ont un déficit afin de pouvoir les soumettre à des sanctions diverses.

Il est à noter qu’aucun organe de presse français, ni aucun des médias radiodiffusés ou télévisés n’ont jamais parlé de ce texte, en dépit de son caractère totalement abusif, nationaliste et hystérique. Seul Le Temps aura eu la bonne idée de soulever ce lièvre, parce que la Suisse se retrouve aujourd’hui dans le collimateur.

Que dit donc ce TFTEA ?

La loi prévoit des outils de reporting et de monitoring qui permettent de mesurer et de sanctionner les pays qui pratiquent une politique de change que les Etats-Unis considèrent comme nuisibles aux intérêts américains. En fait, compte tenu du caractère structurellement déficitaire des comptes extérieurs américains, la seule question qui est examinée est la sous-évaluation alléguée de certaines monnaies. Le but est de forcer le « partenaire » en excédent à prendre lui-même des mesures visant à brider son excédent vis-à-vis des Etats-Unis.

Les pays qui ne se soumettent pas peuvent faire l’objet plusieurs types de sanctions :

- Arrêt des financements américains

- Arrêt des achats dans le pays

- Action auprès du FMI

- Blocage des négociations commerciales tant que la question monétaire n’est pas réglée

Un conseil de neuf membres est chargé de faire des observations en fonction des statistiques et des faits relevés.

Ce texte a été voté définitivement le 24 février 2016 et donc a force de loi depuis un an exactement.

Ce texte en apparence peu problématique pose deux questions fondamentales :

- Il appartient normalement au FMI de surveiller les relations monétaires internationales. Pourquoi faut-il qu’un pays particulier double son action ?

- Les statuts du FMI condamnent et les gros déficits et les gros excédents. Pourquoi a-t-on toléré qu’ils enflent pendant quarante-cinq ans et pourquoi les Etats-Unis ne parlent-ils que des pays en excédent ?

Même si le texte fait sa génuflexion devant les règles du FMI, il montre que les Etats-Unis sont prêts à imposer leur propre interprétation et veulent pouvoir agir de leur propre chef en dehors de tout contexte multinational. C’est une violation totale de l’esprit du monde voulu par Roosevelt à la fin de la seconde guerre mondiale. Le multilatéralisme est remplacé par l’analyse et l’action unilatérales des Etats-Unis.

Les Etats-Unis ne retiennent des statuts du FMI qu’une seule face : les gros excédents vis-à-vis d’eux. Mais ils laissent de côtés les gros déficits. Or les gros excédents et les gros déficits vont ensemble et ils sont le fruit à la fois de décisions dans le pays excédentaire et dans les pays déficitaires. Une politique équilibrée est d’agir sur les deux côtés à la fois. La loi viole les statuts du FMI tout en faisant semblant de les appliquer. Plus hypocrite, on ne peut pas !

C’était au FMI d’agir. Il en a les moyens. Mais depuis l’abandon des accords de Bretton Woods, après la voie de fait commise par les Américains qui ont refusé d’honorer leur engagement de conversion en or des créances internationales en dollar, ce qui s’appelle un défaut, les changes flottants sont censés fixer le cours des devises. En vérité le marché des devises est totalement entre les mains d’un très petit nombre d’opérateurs comme quelques scandales récents l’ont montré, et la flottaison créée une instabilité artificielle.

Si les résultats ne sont pas conformes aux intérêts américains, c’est, pour les Etats-Unis, qu’un pays voyou trouble le libre jeu du marché. Tout cela est une fable puisque le dollar est la monnaie du monde et finance les transactions internationales. Il faut donc un déficit américain pour fournir la liquidité internationale. Ce défaut est structurel et non lié à l’action de vilains à sanctionner.

Les Américains se croient suffisamment forts pour avoir le beurre et l’argent du beurre : la monnaie internationale qui leur permet de financer leur déficit dans leur monnaie ; l’obligation pour les autres de corriger inlassablement la contrepartie de ce laxisme abusif. De même qu’ils se savaient assez forts pour imposer au monde le non-remboursement en or de leurs dettes. Au passage, si un pays quittant l’euro proposait de rembourser sa dette internationale dans sa monnaie nationale, ce serait faire exactement comme les Américains en 1971.

Conformément à la loi les autorités américaines viennent de produire leur première revue du comportement de leurs « partenaires ». On peut le lire à l’adresse ci-dessous.

https://www.treasury.gov/resource-center/international/exchange-rate-policies/Documents/2016-10-14%20%28Fall%202016%20FX%20Report%29%20FINAL.PDF

Plusieurs pays ont été ciblés dont la Suisse et l’Allemagne. On sait que Schaüble, le ministre des finances allemand, a déjà répondu au rapport en expliquant que le change de l’Euro lui échappait complètement. La BCE est indépendante, n’est-ce pas ? La Suisse, elle, déjà lourdement sanctionnée à plusieurs titres par le gouvernement américain, s’inquiète sérieusement.

Très clairement une guerre est en cours qui vise à imposer aux partenaires créditeurs des Etats-Unis d’accroître de facto leurs importations américaines.

Plus grave, les Américains se flattent d’avoir imposé leurs vues aussi bien au FMI, que dans les différents G, G7, G8, G20, ainsi que lors de la discussion de plusieurs traités comme le Traité Transatlantique.

Nous considérons cette soumission à la puissance américaine comme choquante et inacceptable.

La bonne réaction devrait être la suivante :

- Nulle monnaie nationale ne peut être la monnaie de facto du monde, car sinon les déficits deviennent automatiques

- Les changes flottants ne fonctionnent pas et ont permis d’énormes excédents et d’énormes déficits conjoints, en violation des statuts du FMI. L’idée que les marchés donnent une image pure et vraie des changes est totalement fausse et le sera toujours quand une banque centrale peut émettre un montant de monnaie supérieur au PIB d’un pays et que l’Etat collecte plus ou moins la moitié du PIB.

- L’effort doit venir également des pays en déficits et de ceux en excédents

- Il faut recréer un système monétaire basé sur les changes fixes et un mécanisme automatique de sanction des grands excédents et des grands déficits. Par exemple 15 % de l’excédent serait prélevé par le FMI et 10 % des déficits. Les sommes collectées serviraient à alimenter un fonds de stabilisation permettant de vaincre toute spéculation.

- Ce même mécanisme doit être instauré au sein de la zone Euro : avec une pénalisation un peu plus forte compte tenu de la difficulté des ajustements (on ne peut plus dévaluer). Des pénalités de 30 % pour les gros excédents et 15 % pour les pays avec de gros déficits seraient raisonnables.

En attendant, il faut cesser de passer tout accord commercial tant que l’objectif monétaire n’est pas atteint. C’est pour cela que l’affaire du CETA est grave. La France et l’Europe n’ont rien fait ni rien dit et cette soumission a empêché que la question monétaire soit posée.

Les Etats-Unis ne peuvent pas dire que l’Europe n’a pas le droit de lier monnaie et commerce : leur propre texte institue cette règle !

Il y a bien là une voie de sortie de la crise.

Personne dans les médias français n’en parlera. Je ne suis même pas sûr que, dans les allées des pouvoirs européens, il existe une seule personne sensibilisée à cette problématique. Ignorance et soumission sont les tétons de la France et les mamelles de l’Europe.

 

 

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Giscard et les aléas de la "modernité"

L’actualité des présidents de la 5ème République est plutôt chargée, ces derniers temps. Le livre de Michel Onfray comparant De Gaulle et Mitterrand, est venu s’ajouter aux mémoires de Sarkozy qui elles-mêmes suivaient un texte de Hollande. La gouvernance ridicule de Macron ne pouvait pas ne pas être commentée et voilà que Giscard décède, quarante ans après l’échec de sa tentative de réélection.  

Pour ceux qui ont connu la période de son septennat, ce qui est raconté dans les médias ne recoupe pas vraiment leur expérience. Il faut dire que les commentateurs n’étaient généralement pas nés ou à peine nés à cette époque. Ils expriment l’espèce de fond de sauce des on-dit et des images qui flottent à la surface de la mémoire collective, en général en rapport avec les préoccupations du moment, pas toujours avec les réalités d’hier.

L’enterrement est le seul moment où on ne s’appartient pas ! Comme dit la sagesse populaire, « il ne faut pas assister à ses obsèques, on a l’impression qu’on enterre quelqu’un d’autre ».

Un président disposant d’autant de pouvoirs que le Président français dans un pays encore souverain doit être jugé sur son impact sur le destin national. Bien sûr il est parfois très difficile de distinguer ce que l’époque a imposé et ce que l’action menée avait d’original, de même qu’on ne sait dire si Giscard est mort avec le covid ou du covid. La presse multipliant les commentaires sur les problèmes sociétaux, nous nous concentrerons sur les questions nationales graves.

1-     La démographie :

 

Après la pilule, mise en place dans les derniers moments de l’action du Général de Gaulle, la réclamation féministe portait sur l’avortement. Giscard cède et accepte qu’on finance à 100% une destruction d’embryons censée être réservée à quelques cas et qui devient rapidement, planning familial aidant, un moyen de contraception comme les autres. La politique nataliste est abandonnée. L’institution du mariage devient facile à défaire. La famille ne fait plus l’objet d’un discours politique. La femme au foyer est brocardée. Giscard, dans la foulée de Mai 68, lâche tout. L’individu est tout. L’homme peut tromper sa femme sans conséquences. La femme est libre de son corps. On fera les comptes à l’heure du laitier. Michel Debré éructe. Les démographes sous son septennat se mettent à mentir. Ils ne cesseront plus. La natalité de la population native s’effondre. Les résultats sont interdits à la collecte comme à la diffusion. Mais, les estimations qui restent possibles permettent de penser que le nombre des morts dépasse aujourd’hui celui des naissances dans ce segment. La population, disons issue des familles qui étaient en France en 1890, diminue désormais chaque année et la bascule a dû se produire au début de ce siècle. Rappelons à ceux qui en doutent que près de 800.000 enfants naissaient à l’époque où la population était de 44.000.000. Avec 66.000.000 nous devrions voir en voir naître 1.300.000. On compte moins de 450.000 naissances blanches. 230.000 avortements sont exécutés chaque année et 75% des mariages finissent dissous dans les grandes villes. La famille est largement détruite et le trou démographique autochtone désormais sans fond.

Là-dessus Giscard décide de créer le regroupement familial pour les étrangers travaillant en France ou venant à s’y trouver. Il transforme une immigration de travail, largement masculine et alternante, en immigration massive de peuplement, des centaines de milliers de familles africaines et nord-africaines s’installant en France et provoquant aussitôt de grosses difficultés. Le PS exploite la situation avec « touche pas à mon pote », la marche des beurs, le soutien aux réclamations islamistes,  dès la fin des années 70 ! Le mouvement a été si brutal que Barre tente de l’arrêter. Le Conseil d’Etat s’en mêle et interdit qu’on mette fin au regroupement familial. Il faut dire que c’est Giscard qui a institutionnalisé la glorification de l’individu par rapport à la collectivité.

Du coup nous vivons actuellement de facto le « grand remplacement » des populations indigènes par des populations venant d’Afrique, avec des zones de plus en plus nombreuses et de plus en plus larges où les populations d’origine indo-européenne ne représentent plus que 5 à 10% des effectifs d’écoliers. Giscard avait pour l’Afrique et ses différents gibiers une dilection qui ne s’est jamais démentie…

 

2-     La fiscalité.

 

La plupart des Français, y compris des commentateurs chevronnés, ne le savent pas, mais le Général de Gaulle a mené inlassablement une lutte contre le ministre des finances Giscard pour éviter le dérapage de la pression fiscale. De Gaulle voulait que la pression fiscale reste inférieure à 32% du PIB, alors qu’il la voyait dériver au-dessus de 35%. Il n’a reçu de la part de Pompidou qu’un soutien modeste. Les recettes montaient plus vite que la croissance qui était forte, compte tenu du caractère progressif global du système fiscal. Il aurait fallu rendre la plus-value artificielle. La facilité commandait de l’utiliser à toutes fins notamment électoralistes. C’était la théorie de Giscard qui considérait de plus que la « modernisation fiscale » devrait s’accompagner d’une aggravation fiscale.  Toute son action comme ministre des finances sera de créer ou d’aggraver des impôts. Son septennat sera un d’abord un septennat fiscal, avec la généralisation de la TVA, l’impôt sur les plus-values, mille mesures de détail aggravant la situation de nombreuses professions, notamment les grandes professions libérales comme les chirurgiens et les architectes. Il supprime les cadeaux d’entreprise qui était un des bonheurs des métiers du bâtiments. Comme disait Edgar Faure, « Giscard n’aime pas l’argent des autres ». Il était d’ailleurs connu pour envoyer les contrôleurs du fisc à ses ennemis et… à ses hôtes quand ils avaient stimulé son envie. On oublie de relever qu’en 1978, il travaillait sur un impôt sur la grande fortune…  

 

Aujourd’hui, nous sommes quasiment le premier pays au monde pour la dette, les dépenses publiques et la fiscalité. Sur ce sujet comme sur celui de la dénatalité, et de l’immigration submersive, nous sommes les enfants de Giscard.

 

3-      Le système monétaire international

 

Les abus américains dans les années soixante mettent en porte à faux le système monétaire international créé à leur demande à Bretton Woods en juillet 1944. L’arrivée de Kennedy et de son goût pour les dépenses intérieures et extérieures font vaciller le dollar qui est la base du système de changes fixes mais ajustables par consentement mutuel qui a accompagné les trente glorieuses et qui n’est pas pour rien dans ce succès historique. En 1971 les Etats-Unis imposent le cours forcé du dollar et un système de changes flottants. Il n’est censé être que temporaire. Dès 73, avec l’accord de Giscard, il commence à être pérennisé. C’est l’époque où on considère que les changes flottants ne sont pas graves s’il n’y a pas d’inflation et que pour cela, il suffit de rendre autonome les banques centrales et leur interdire de prêter directement aux Etats. L’Etat français au lieu d’être financé à taux zéro, commence à s’endetter et à voir la charge de la dette prendre une part notable dans la dépense publique. Tout à sa « modernité » affiché, Giscard croit être dans le coup du nouveau cours des choses. La crise de 73-74 le prend par surprise. Il n’a pas compris que les relances en régime de changes flottants ne fonctionnent pas. Celle qu’il impose en 75 s’effondre. Il faut d’urgence appeler Raymond Barre. On entre dans la politique de compression et d’étouffement budgétaire.  Il va, en 1976, à Kingston, signer les désastreux Accords de la Jamaïque qui instituent définitivement les changes flottants qui entraîneront une suite ininterrompue de récessions mondiales avec l’apothéoses de 2008. On le voit faire des effets de maillot de bains avantageux au bord de la piscine. Quelle modernité, en ligne avec le café aux éboueurs, les diners au peuple, le ski à Courch’, le fouteuballe à Chamalières et l’accordéon avec ou sans Yvette Horner ! On voit naître le mélange si typique de notre époque de décisions dramatiques pour le destin national et d’habillage par une com’ infantilisante et narcissique.

Nous en sommes encore là.

 

4-     La fin de la souveraineté française

 

Lorsque les historiens se pencheront sur les cinquante ans qui vont de 1974 à 2022, ils seront sans doute sidérés de constater que les présidents qui se sont succédé avec des pouvoirs immenses et un pays fort d’une histoire riche et parfois glorieuse, ont tous chercher à réduire structurellement la souveraineté du pays que la nation leur a confiée. Giscard croyait vraiment que la France, comme la nation, comme l’or, comme le Franc, comme de Gaulle, comme le natalisme, comme le mariage à vie, c’était « ringard ». La « modernité » devait faire fi de ces vieilleries et extirper ces oripeaux.  Ces écrits postérieurs puis son action en faveur d’un « constitution » européenne prouveront assez qu’il considérait que l’Europe devait purement et simplement se substituer aux Etats Nations, que le Franc devait disparaître, que la zone devait être dirigée par le « couple franco-allemand », que les institutions devaient être sur le modèle américain avec le même rôle pour les institutions juridiques, le même politiquement correct vis-à-vis des minorités, etc.

 

Il a fait élire les députés européens au suffrage universel, donnant au Parlement Européen supranational la primauté sur le parlement national, chargé de « transcrire les ordonnances européennes dans le droit national », une tâche exaltante. Ces élections n’ont strictement aucun sens. Personne ne sait pour quoi il vote et se contente de choisir des étiquettes. Demandez autour de vous : vous venez de voter pour le PE ; qu’est-ce qu’a fait votre merveilleux élu ? Heu, heu !  Ne répondez pas tous à la fois ! Il a tout fait pour préparer une monnaie européenne. Ne jamais oublier que Barre est celui qui a été chargé de définir la méthode pour aboutir à l’Union Monétaire Européenne. Mitterrand ne fera que reprendre le bâton européen là où il gisait au départ de Giscard.

 

5-     L’Enarchie compassionnelle

 

Avec le couple Giscard-Chirac s’installe « l’énarchie compassionnelle », c’est-à-dire une organisation politique où des hauts fonctionnaires d’idéologie très similaire prennent le pouvoir, tout le pouvoir. Giscard symbolise à lui tout seul l’usurpation de la démocratie par une certaine partie de « l’élite » qui cumule mariage d’argent, recherche plus ou moins pitoyable de noblesse et caution donnée par les grands corps. Il est le seul à être entré à Polytechnique et à l’Ena sans passer par les examens difficiles classiques mais par des petites portes très spéciales liées aux circonstances et connues d’un très petit nombre d’initiés.

 

Avec Giscard, l’Enarchie s’empare de presque tous les leviers de commande. L’administration et la bureaucratie explosent. C’est le début de l’effondrement du système médical français avec la destruction du pouvoir médical et la prolétarisation des « mandarins » qui ne cessera plus. Si nous en sommes à 16.000 fonctionnaires femmes de catégorie A au ministère de la santé et dans les ARS, c’est d’abord au mouvement créé par Giscard qu’on le doit.  Il ne s’arrêtera plus. Il importe de rappeler que le Premier ministre que Giscard aurait appelé s’il avait été réélu était … Rocard et la deuxième gauche et que la première mesure qui aurait été prise aurait été de créer un impôt sur les grandes fortunes. On assiste avec Macron et ses premiers ministres énarques de seconde zone au triomphe final de ces conceptions délétères. Macron c’est un Giscard en plus caricatural et en plus limité, sans souveraineté et asphyxié par le politiquement correct américain. Avec les mêmes résultats désastreux.

 

6-     La destruction de l’école

Giscard nomme René Haby à l’éducation nationale où il restera sept ans façonnant le ministère à sa volonté. Il a été responsable de la pédagogie au début des années soixante. C’est un homme du sérail qui lui a fait allégeance, ce qui est rare à « l’Edunat ». Il compte sur lui pour moderniser les structures très élitistes du système scolaire français et lui obtenir la neutralité politique des syndicats « d’enseignants », ce magma de plus en plus féminisé qui a pris le relais du monde des professeurs. A l’époque les Français se regroupent en deux classes très marquées : ceux qui ont au mieux le certif et les autres ; 85% d’une classe d’âge d’un côté et 15 de l’autre.  Ceux qui ont le certif savent compter lire et écrire. L’orthographe est là.  Impossible de faire carrière au lycée sans orthographe.  Mais le sursaut démographique a provoqué une démocratisation qui n’a pas été vue. Au moment où l’examen de sixième, terreur des parents bourgeois, est supprimé, déjà 55% d’une classe d’âge entre en sixième, le mouvement étant souvent freiné par l’inexistence de collèges et de lycées à proximité. La Cinquième République va investir à mort dans l’équipement scolaire et accompagner le mouvement. Mai 1968 et la révolte des étudiants seront très mal vécus, en fait comme une injustice, par tous ceux qui ont mis tellement d’effort national sur l’enseignement.  Le drame c’est qu’à partir de 1968, l’action quantitative, mais qui garde une certaine rigueur qualitative, sombre dans le laxisme et les idées fausses. La loi Haby met fin à la rigueur et au nom de la démocratisation, qui avait lieu en silence, on va engorger le système de gens qui n’avaient rien à y faire et finalement détruire le système. L’orthographe (fasciste et censé reproduire la domination bourgeoise) sombre à une vitesse incroyable. Dès 1978 la direction de Sciences-po demande aux Maîtres de conférences de ne plus tenir compte de l’orthographe dans la notation ! On sait où l’on est aujourd’hui. Plus personne ne nie l’effondrement.

Le but de cet article n’est pas de faire un bilan détaillé de l’action politique de Giscard. Dans sa volonté de « modernisation » il a pris de nombreuses mesures heureuses : la suppression de l’Ortf, la fin de la radiale Vercingétorix à Päris, les lois Scrivener de défense du consommateur, diverses libéralisations, la fin du contrôle des prix (inflationniste) etc. En sept ans on ne fait pas que des sottises.  Giscard n’avait pas de mauvaises intentions et se sentait idéologiquement libre, le « libéralisme avancé » ne prescrivant rien de précis. Ses successeurs ont largement mis leurs sabots dans la trace de ses escarpins.

Mais, au moment où l’hagiographie s’exalte, il n’est pas mauvais de rappeler que six des grandes tares qui ont mis la France par terre se sont développées sous Giscard et par la volonté de Giscard. Il a ouvert la porte à des mouvements funestes pour la nation  et au nihilisme où se vautre complaisamment quarante ans plus tard son arrière-petit-fils spirituel, Emmanuel Macron.  En 1974, on pouvait avoir des illusions sur ce qui se situait derrière la porte qui portait le panneau « modernité ». Aujourd’hui cet aveuglement est sans excuses.

Pour beaucoup la messe est dite. Il sera extrêmement difficile d’en sortir et les nœuds gordiens sont serrés à bloc. Il n’est pas du tout sûr que le pays trouve encore l’énergie de les trancher.  Ce d’autant plus que le quinquennat a beaucoup affaibli le rôle présidentiel, devenu celui d’un sous-secrétariat à la population. Chirac l’a accepté, Jospin l’a mis en place, mais c’est Giscard qui l’a voulu. Encore lui !

Et encore une erreur !

 

Les dures leçons de la crise sanitaire

Nous sommes à peu près à l’anniversaire du début de la pandémie de Sars-Cov-2, à Wuhan dans le Hubei, en Chine. Nous ne savons toujours pas l’origine du virus nouveau. Trois affirmations ont été lancées par des sources officielles. La première, par la Chine parle d’une contamination par les Américains lors de jeux militaires organisés à Wuhan. L’institut Pasteur associé au laboratoire biologique de Wuhan a déclaré détecter des éléments de virus issu de la chauve-souris et du pangolin dont la source possible aurait été un marché vendant ces animaux, hypothèse qui n’a pas été démontrée, une étude récente relevant que de nombreux cas initiaux ne fréquentaient pas cet endroit. Plusieurs journaux se sont fait l’écho d’un rumeur qui suspecte depuis l’origine une contamination involontaire provenant dudit laboratoire, dénoncé par un rapport américain récent comme mal géré et dangereux. Pire encore, le soupçon que la diffusion aurait pu être volontaire, ne peut pas être totalement écarté. La Chine a cantonné l’épidémie au Hubei et préparé aussitôt un vaccin. La campagne de vaccination a commencé dès l’été et plus d’un million de Chinois ont déjà été vaccinés, tout Chinois allant à l’étranger pour affaire devant l’être obligatoirement pour ne pas réimporter la maladie et se faisant tester et isoler au retour. L’activité économique est repartie en Chine à un rythme convenable.

On n’a pas avancé d’un pouce sur la question de l’origine du virus, la seule information nouvelle donnée par une spécialiste dont on ne sait pas si on peut la considérer comme une source sérieuse, est que si on avait voulu activer un virus en laboratoire pour être contagieux sur l’homme, on l’aurait fabriqué comme il l’est.  

Un an après, par contraste avec la Chine, le monde occidental est dans le chaos économique. Pas un seul des grands pays occidentaux n’a réussi à dominer l’épidémie qui reste active partout. Les finances publiques sont partout fortement altérées et des secteurs économiques entiers sont sinistrés.

En écho à l’énormité des gains potentiels, s’agissant d’une pandémie mondiale ouvrant des marchés  colossaux à Big Pharma, une  corruption correspondante s’est installée marquée d’abord  par le rôle de Gilead qui a réussi à payer suffisamment d’experts et de politiques pour se faire acheter pour plusieurs milliards de dollars le Remdesivir, une molécule coûteuse, tout en prenant des mesures peu recommandables pour retarder le plus possible le constat inéluctable de la parfaite inefficacité de la molécule contre le Sars-Cov-2 et en empêchant le constat de l’efficacité partielle de substances abondantes et peu coûteuses. Des coups de bourse à plusieurs milliards de dollars et des marchés d’achat douteux  ont permis aux soutiens de Gilead de gagner des fortunes.

Les fédéralistes Européens se signalent par leur éternelle volonté d’utiliser toutes les crises pour renforcer la captation des fonctions nationales. L’EMA, l’agence européenne des médicaments, donne son feu vert pour commercialiser l’antiviral de Gilead le 25 juin, alors que toutes les études depuis mars montrent que le médicament n’a aucun effet.  La corruption systémique qui règne dans ces milieux a eu la conséquence première que l’on sait : début Août, au moment même où l’inefficacité du Remdesivir de Gilead est enfin acté par la communauté scientifique, la Commission en achète 33.380 doses pour 63 millions d’euros.

Pire encore, en octobre 2020, alors qu’il n’y a vraiment plus aucun doute sur non seulement son inefficacité mais aussi sur sa nocivité, la Commission achète du Remdesivir pour plus d’un milliard d’euros.  « ! Errare humanum est ; Perseverare diabolicum ».

On croit rêver en lisant ce communiqué de l’Union Européenne. « Mme Stella Kyriakides, commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire, a déclaré ce qui suit : « Aujourd’hui, nous sécurisons l’accès au Remdesivir pour traiter jusqu’à 500 000 patients dans le besoin. Nous déployons tous nos efforts pour garantir la disponibilité de traitements sûrs et efficaces contre la COVID-19. Grâce à nos achats conjoints dans l’UE, nous donnons aux pays de toute l’Europe les moyens d’unir leurs forces et d’avoir accès aux équipements et aux médicaments essentiels. Nous sommes toujours plus forts ensembles. Telle est la solidarité européenne dans la lutte contre la COVID-19 ».

Nous avons corrigé les fautes d’orthographe.  On notera les mots « Sécurisons », « traitements sûrs et efficaces », « médicaments essentiels », « union fait la force ». Tout est non seulement faux mais gravement contraire à l’intérêt des Européens. On les ruine pour un médicament dangereux et inutile, qui n’est essentiel que pour des corrompus. 

Il est intéressant de noter ces éléments de langage. Ils se retrouveront dans toute la presse pour saluer cette farce concussionnaire. Les Echos du 7 octobre : « Face à la pénurie, la Commission européenne commande plus de 500.000 doses de Remdesivir à Gilead. La Commission européenne tente de venir en aide aux pays européens qui éprouvent des difficultés à s'approvisionner en Remdesivir, un traitement expérimental contre le coronavirus. Les Etats-Unis ont raflé une grande partie du stock mondial de cet antiviral. » Tout est controuvé dans cette information ; on y va à fond sans scrupule. On laisse entendre que ce traitement est efficace alors qu’il est établi scientifiquement depuis longtemps (dès février 2020 !) qu’il ne l’est pas. Une fake news officielle de première grandeur !  L’Europe nous sauve alors que le vilain Trump voulait nous priver de la merveille. En vérité Gilead ne sait plus quoi faire de ses stocks depuis des mois et les brade, voire les donne. Les Etats auraient pu tous en avoir en quantité illimité. Affirmer que la Commission « vient au secours des Etats » est un mensonge grotesque. Pire encore, il apparaît que ce médicament a des conditions d’administration dangereuses puisqu’il faut installer pendant quinze jours une perfusion dans le bras du malade ce qui peut déclencher des complications graves. Les fédéralistes européens ont payé un médicament non seulement sans effet mais dangereux. Ils ont fait du tort à des milliers de malades.

L’Express écrit le 17 octobre : « La semaine dernière, alors que plusieurs pays faisaient face à des pénuries sur ce médicament la Commission européenne a annoncé avoir réservé 500 000 traitements de Veklury, le nom donné par le laboratoire américain Gilead au Remdesivir, et utilisé comme traitement contre le Covid-19 ». L’élément de langage « pénurie » réapparaît. Heureusement l’article souligne que l’efficacité du traitement est problématique et s’inquiéte de ce que va faire la France de ce « cadeau ».

Le Figaro reprend le communiqué de la Commission sans s’étendre trop sur les éléments de langage : « Tous les pays de l'UE, les pays membres de l'Espace Économique Européen, le Royaume-Uni et six pays candidats (Albanie, Macédoine du Nord, Monténégro, Serbie, Kosovo et Bosnie-Herzégovine) bénéficient de ces achats. «Le Veklury est, à ce stade, le seul médicament bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché conditionnelle dans l'UE pour le traitement de patients ayant besoin d'un apport en oxygène», précise la Commission européenne.

La Commission est aux ordres de Gilead et contrôle les achats de dizaines de pays sans aucun contrôle des peuples ni du Parlement européen dont Philippe de Villiers dira fin novembre que 200 députés sont carrément « achetés ». Il est vrai que le lendemain on pouvait lire dans la presse : « Vendredi 27 novembre au soir, la police a mis fin à un « gang bang », un genre de pratique orgiaque avec changement de partenaire, en plein cœur de Bruxelles. Parmi eux se trouvait un député européen ». La police bruxelloise n’a pas encore mis la main sur les commissaires européens faisant un « gang bang orgiaque » avec Gilead.

Quant à la France, la pandémie a révélé l’incroyable descente aux enfers du pays depuis qu’il a été livré globalement aux mains de l’énarchie et de la bureaucratie, que son monde médical a été détruit sans vergogne et que ses institutions sont dominées par des clans socialistes, ethniques et népotiques, et ayant abandonnés la médecine depuis longtemps pour la politique et l’accumulation des meilleures places dans le fromage sanitaire. On découvre que la corruption y règne de façon invraisemblable. L’affaire de la Chloroquine montre des haines ahurissantes et déplacées qui explosent à la figure du public quand le couple Buzyn-Lévy s’en prend au Docteur Raoult et fait interdire dans des conditions dont on espère qu’elles seront examinées par la justice, le traitement par la chloroquine, en classant ce produit comme poison puis en supprimer l’AMM, l’autorisation de mise sur le marché.  Le grand public voit, effaré, que l’ensemble de la recherche française est désormais affermée aux grands laboratoires étrangers (ils le sont désormais tous !) et que les conflits d’intérêts sont majeurs et non déclarés.

Le personnel des institutions médicales centrales qui s’est imposé dans la foulée de l’arrivée au pouvoir de Mitterrand est socialiste dans sa quasi-totalité. Il est toujours là. Il contrôle tout. Un moloch administratif de 16.000 femmes fonctionnaires catégorie A, le sommet des rémunérations publiques, a envahi le ministère de la santé à Paris et en province via les ARS. Ces chefs et ces masses ont étouffé l’hôpital, ôté le pouvoir médical aux médecins et prolétarisé les auxiliaires de santé. Des vedettes !

Les Français découvrent ébahis que leur système de santé, présenté comme le meilleur du monde est en ruine et incapable de faire face : pas de masques, pas de blouses, pas de respirateurs, pas de lits, pas d’infirmières, pas de curare, pas de tests, … A cette occasion ils s’aperçoivent que la presse traditionnelle, écrite ou radiodiffusée ou télévisée, ne cherche pas à les informer mais à construire ce qu’ils doivent penser, en multipliant sans vergogne tous les mensonges possibles et imaginables.

Un an plus tard la France est un des pays qui ont connu les pires résultats sanitaires et économiques. L’institut pasteur a été incapable de produire un vaccin et sera bon dernier dans cette course-là.  Notre plan de sortie du « second épisode » tourne à la farce. La honte !

La crise sanitaire a révélé le poison de l’énarchie tentaculaire qui a envahit le pays avec sa bureaucratie extravagante et paralysante, la corruption effarante des pseudos élites mises en place par le Mitterrandisme dont Emmanuel Macron est le protecteur, l’affaissement moral et patriotique associé à l’Europe supranationale née de Maastricht, le parti pris radical de la presse, aux mains de moins de dix personnes,  devenue une sorte « propaganda staffel » aux services d’intérêts privés et d’un politiquement correct importé.

Quel spectacle indigne ! Que de travail pour reconstruire !

Pendant ce temps-là, Xi Jinping ne se contente pas d’assoir son autorité sur les petites chinoises farceuses envoyées en internement psychiatrique pour s’être filmée en train de jeter de l’encre sur son portrait et commence à exploiter le pouvoir économique qu’on lui a concédé sottement pour avancer ses pions sur terre avec ses armes et ses dollars et dans les airs, avec la reconquête de la lune et la militarisation de l’espace.   

Délire américain, corruption européenne, naufrage français, tapis rouge déployé devant le dictateur d’un immense empire ! Au moins la crise sanitaire aura-t-elle permis un diagnostic sans échappatoire.

Onfray, de Gaulle et Mitterrand, bonheur de lecture

Michel Onfray est un essayiste méticuleux qui manie le scalpel avec un précision chirurgicale et n’hésite pas à commenter ce qu’il trouve avec une longue jubilation, même si le spectacle n’est pas très ragoutant et si le constat ne plait pas à la famille.

Il avait ainsi dépecé Freud, comme on enlève les pattes d’un virus tenace, et lui avait ôté ses moyens d’infester la terre entière. Il ne demeure plus que de rares variants. La souche est morte. C’était nécessaire. Merci M. Onfray ! 

En choisissant François Mitterrand comme cadavre exquis, Michel Onfray montre un goût un peu coprophile, le personnage n’ayant jamais cessé de provoquer des pincements de nez. Quinze jours après sa mort il n’en restait rien sinon un Institut Mitterrand dont l’étrange action sera de publier les lettres lourdingues du satrape éponyme à Mme Catherine Langeais, speakerine un peu mémère des années 60, en belle reliure pleine peau payée par le contribuable. Tous ceux qui ont observé, même deux minutes, M. Mitterrand, sans en espérer quelque chose, ont perçu aussitôt le pervers narcissique de compétition, champion modèle pour sa phénoménale capacité à pourrir tout ce qu’il touche, femmes, hommes, institutions, idéologies, sans discrimination.

La seule vertu du « beau François », est d’avoir déshonoré le socialisme français qui ne s’en est jamais remis depuis et dont les instances partisanes se trouvent désormais éparpillées façon puzzle. 

Michel Onfray ne pardonne pas à Mitterrand d’avoir ainsi infecté la cause. Il a donc ressorti le scalpel, accompagné d’un lance flammes pour carboniser jusqu’aux plus petits déchets. Curieusement il n’a pas pris appui sur les beautés du « vrai » socialisme pour démontrer la vilénie du personnage qu’il dissèque. Son révulsif, son miroir, son éclairage, ce sera le Général de Gaulle, ce qui au passage est bien la preuve que le socialisme, empêtré dans ses crimes et ses ruines, abandonnés par les états violents qui se réclamaient de lui, n’offre guère de visages engageants qui puissent, par contraste, prouver l’abjection de l’ancien président de la République qui s’en réclamait.

Le dépeçage de l’ancien secrétaire du PS, faux socialiste et vrai homme d’extrême droite, faux résistant et vrai pétainiste, n’apporte rien qu’on ne sache déjà. Il manque même quelques détails sulfureux sur la période de la IVème. En revanche le talent de l’auteur et sa précision font merveille et ordonnent le tableau des bassesses et des ignominies de son sujet d’observation, rangées avec la rigueur des meilleurs entomologistes. Les formules heureuses jaillissent des tripes éventrées comme un sang joyeux et régénérateur. Jamais un homme de droite n’aurait pu passer le kärcher de façon, aussi convaincante. Plus aucun jeune curieux de socialisme français ne pourra sortir de ce livre intact. Certes deux générations de hauts fonctionnaires socialistes se sont gobergés dans les palais de République, avec l’argent des contribuables, pendant presque cinquante ans, poussant femmes et enfants. Certes M. Macron a maintenu leurs sinécures. On a vu avec la crise sanitaire l’efficacité de ce petit monde. Princes et princesses du palais des vautours n’étaient que des incapables cyniques. Dis-moi qui t’as offert ta sinécure,  je dirai qui tu es !  

Michel Onfray tue une seconde fois Mitterrand mais épargne les Mitterrandistes. Il est vrai que le premier a bradé la souveraineté et la prospérité française, alors que les autres n’ont fait que se nourrir des vers grouillant sur ce grand cadavre à la renverse qu’est devenue la France post mitterrandienne. Jack Lang, Jacques Attali et Laurent Fabius jouissent encore des faveurs octroyées par un Mitterrand antisémite, antisémitisme qu’Onfray montre précoce et permanent jusqu’au dernier souffle.  Cela doit encore le délecter, le compagnon de route de la Cagoule.

Comparer de Gaulle à Mitterrand n’est pas flatteur pour le premier nommé. Il faut lire ce qu’Onfray écrit du Général en oubliant cet aspect déplaisant. On trouve alors un vrai texte de référence, documenté, original et puissant sur ce qu’a représenté De Gaulle dans l’histoire française récente. Il mérite d’être donné à lire à notre jeunesse, en lui conseillant de ne pas trop se préoccuper de la carcasse qui pourrit sur le bas-côté.  

Le vrai contraste est entre cette analyse brillante de l’action du Général de Gaulle et la réalité d’aujourd’hui. Les Centristes, les Socialistes et les Chiraquiens ont gaspillé puis liquidé l’héritage. La France n’est plus souveraine. Elle est percée de partout. Elle stagne et s’endette. Elle est dirigée à nouveau par un Président à la psychologie problématique qui engendre le chaos, alors que les circonstances ne sont tout de même pas si propices à multiplier les erreurs. 

Le livre d’Onfray laisse vierges les solutions de l’espoir.

Que pourrait-il sauver de l’histoire mitterrandienne qu’il raconte ? Les trois ans où, selon l’auteur, Mitterrand a été socialiste, ont été un désastre économique dont on ne s’est toujours pas totalement relevé. Onfray a du mal avec les résultats lamentables de cette gestion « vraiment socialiste » qu’il passe sous la table en trois lignes peu convaincantes. 

Penser l’avenir en se replongeant dans l’inspiration qu’offre la Geste du Général de Gaulle est un travail qui reste à faire. Les utopies socialistes antérieures au marxisme, proudhoniennes ou autres, girondines ou pas, ne sont pas mortes par hasard et sont de fausses solutions. Comment Michel Onfray ne l’aurait-il pas compris.  C’est sur d’autres bases qu’il faut sauver la France des maux radicaux qui la guettent.  

Naufrage français et mal-gouvernance

La France est déchirée par des évolutions délétères. Plusieurs sont liées à des évènements extérieurs : les systèmes monétaires international et européens sont viciés et provoquent des déséquilibres incontrôlables qui à leur tour génèrent des crises financières, la ruine de la prospérité, la stagnation du pouvoir d’achat dans tous les pays qui n’ont pas contrôlé strictement leur productivité. L’Europe s’avère être un capharnaüm où plus aucune décision n’est facile à prendre et toute législation inappropriée impossible à corriger. La pandémie originaire de Chine traumatise étrangement toute l’économie occidentale. La fureur islamiste, soutenue par la tradition de la violence criminelle et les pétrodollars, excitée un peu par la volonté d’Israël d’annexer la Palestine et accroître son Lebensraum et beaucoup par la concurrence entre factions chiites et sunnites, est devenue le nouveau fascisme criminel et la source d’un terrorisme généralisé largement tourné contre l’Occident en général et l’Europe en particulier. L’inconséquence américaine tourne au n’importe quoi et nuit à l’Europe et à l’ensemble du monde occidental. La hausse inconsidérée de la démographie dans les pays africains et son effondrement en Europe est une catastrophe. Partout les déséquilibres économiques et démographiques aggravent les difficultés climatiques et environnementales.

Dire que ce contexte est lourd et implique pour la France des conséquences extrêmement difficiles est peu dire.

Encore faudrait-il que la France se soit mise en position de force pour y faire face. Ce que nous constatons est une véritable tragédie. Le pays sombre et cela est dû largement à la mal-gouvernance qui y règne, au nihilisme qui règne dans certains esprits et au goût de destruction des institutions de certains mouvements d’extrême gauche.

L’élévation présidentielle d’Emmanuel Macron est comme l’éclosion d’une fleur vénéneuse sur le fumier idéologique et bureaucratique qui ruine la mentalité et la prospérité française.

Alors que l’ampleur des pressions extérieures devrait conduire l’exécutif à faire face au scalpel aux difficultés de fond de la société française, la personnalité problématique d’Emmanuel Macron, de plus en plus évidente et reconnue pour sa dangerosité, provoque des crises artificielles qui viennent aggraver les choses et mobiliser nos forces dans des chemins de traverse.

Pour s’en tenir à l’année 2020, on commence par voir un président longtemps indifférent à la crise sanitaire qui s’annonce, et qui n’est obsédé que par ses plans vaseux pour faire face à la crise des Gilets Jaunes qu’il a lui-même provoqué et la crise électorale des Municipales pour LREM.  Obligé de ronger son frein pendant quelques mois, il se ridiculise dans des homélies télévisées ridicules censées sauvées un « narratif », dont tout le monde se fiche et qui est totalement hors de propos. Il reprend la main en virant le Premier Ministre et nommant une personnalité faible, tout en faisant preuve d’un laxisme sanitaire total. « Jupiter » doit montrer à nouveau sa magnificence et étincelante expression. La France perd quatre mois à remettre en place un gouvernement à peu près opérationnel pendant que Macron enchaîne initiatives incertaines et caprices. Hystérie européiste, avec un plan de relance qui ne peut que s’avérer ruineux pour la France et provoquer une tension majeure avec les pays de l’Est ; épisode maladif dans l’affaire libanaise ; injures tout azimuts qui provoquent en retour des injures contre la France et son Président ; faiblesse insigne vis-à-vis de la Turquie qui ose « illuminer » un navire de guerre français sans réponse adéquate ; réponse alambiquée et contreproductive  aux attentats terroristes commis par des musulmans qui n’auraient jamais dû parvenir sur le sol français ;  incapacité de faire régner un minimum d’ordre et laissant la rue aux manifestants de toute obédience ; loi anti séparatiste fumeuse et mal centrée qui provoque des débats inutiles, lois sécuritaire, dont l’article 24 est inutile et mobilise ;  réponse incertaine aux provocations organisées par les migrants et leurs associations ; réduction à trente fidèles la fréquentation des messes dans les cathédrales ; stations de ski ouvertes mais sans remontées mécaniques …

La séquence de reprise en main du narratif présidentiel se termine dans le ridicule et les manifestions. Plus personne n’a plus confiance.  

Tout ce que représente le Président va à l’encontre des nécessités nationales.

-        La France souffre d’un détournement de pouvoir du fait d’une bureaucratie étouffante dont les élites se sont emparées du pays et le dirigent dans leur intérêt propre.  Ce moloch qui ruine les Français, en a fait le leader mondial de la dictature fiscale, et entraîne l’économie dans une stagnation telle que le revenu moyen est aujourd’hui le même qu’en 1980. Il a montré son incapacité devant la crise virale où la France présente les résultats sanitaires et économiques parmi les pires. Il fallait que le Président réduise l’Enarchie au lieu de la magnifier, décentralise le pouvoir et le canalise de pouvoir au lieu de tout concentrer dans 20 mains de hauts fonctionnaires et qu’il freine la gabegie et la sottise qui s’étalent dans certains villes comme le montre la situation municipale à Paris.

-        Il fallait montrer une volonté farouche d’empêcher tous les mouvements extrémistes de gauche qui ont décidé de mettre la France à feu et à sang en permanence. En baissant pavillon à Notre-Dame des Landes, Macron a signé son impuissance et tous les malfaisants ont compris qu’on pouvait y aller sans risque.

-        La volonté de mettre fin à l’invasion étrangère, fondée sur l’abus de toutes les procédures bienveillantes qui sont une tradition française et les concessions permanentes à des hors-la-loi, alors même qu’une exaltation criminelle traverse le monde musulman, s’est trouvée empêchée par le « narratif » présidentiel qui a d’abord glorifié les groupements étrangers abusifs installés sur le sol français, puis accusé la France de crimes contre l’humanité et appelé à la repentance. Il en est résulté à la fois une anarchie presque complète dans les zones tenues par les populations musulmanes qui y sont majoritaires, des attentats terroristes et la mise en cause de la France par tous les dictateurs des pays musulmans. En pleine crise économique et sanitaire la France a continué d’être envahie avec une accélération de l’immigration légale et illégale. Un climat pestilentiel de mauvaise conscience artificielle a été imposé alors que des Français étaient victimes de crimes musulmans atroces.  

-        Les déséquilibres européens qui entraînent à la fois le sur-chômage français, la captation de ses ressources, et sa ruine financière, du fait des excédents allemands, auraient dû conduire à une politique réaliste en Europe. Macron a voulu donner dans l’exaltation avec la multiplication des discours éthérés. Le résultat : la France se retrouve ruinée et isolée, sa souveraineté n’existe plus, et l’influence de la France n’a jamais été aussi basse. Au lieu de comprendre qu’il s’engageait dans une impasse, la folie européiste d’un président muré dans la défense de son narratif narcissique l’a conduit à un enfermement idéologique qui s’est révélé dramatiquement contreproductif.

-        La déliquescence économique et sociale de la France aurait dû être prise en compte avec un mélange de souci pour ceux qui sont en difficulté et de politique de désenchaînement des forces productives. Propos méprisant d’un côté et morgue bureaucratique de l’autre, ont conduit à la colère de beaucoup de Français et à un endettement absolument faramineux dont plus personne ne sait comment sortir. Emmanuel Macron n’a aucun affect, aucun souci de la vérité, aucune vraie conviction et ne raisonne qu’en fonction de ces calculs et de son fameux narratif.

-        Au lieu d’être menée avec une volonté farouche de sortir au mieux la France et les Français du gouffre où le socialisme mitterrandien les a mis, gouffre  aggravé par les Enarques socialistes inconscients qui se sont succédés au pouvoir, Chirac et Juppé faisant visiblement partie du lot, la France est dirigée par un homme malade d’un égotisme maladif qui s’appuie sur l’Enarchie et les fonctionnaires socialistes qui ont pris la main sur presque tous les leviers de la République depuis près de 40 ans, comme on le voit dans le domaine sanitaire, où tous les dirigeants administratifs ou médicaux sont socialistes, parfois en famille, l’exemple Buzin-Lévy étant caricatural.

On voit le résultat : tous les secteurs régaliens sont malades ; l’école et la santé sont en déshérence ; la justice est effondrée et dirigée par des juges partisans ; l’information publique est entièrement entre les mains des socialistes et des gauchistes les plus caricaturaux où ils font chauffer la colle contre la société ; l’économie est en crise catastrophique ; la diplomatie française est clochardisée et en déshérence.

Les Français ont cru qu’en balayant les partis traditionnels complétement carbonisés après 50 ans de déclin français, de perte de souveraineté et d’indigence économique et sociale, et en nommant un jeune Président en apparence moins lié par des conventions et des tabous délétères, et plein d’ouverture et de bonne volonté, il redonnerait de l’élan au destin français.

C’est l’inverse qui s’est produit, parce que, justement, tout le « narratif » macronien le fait aller contre les nécessités nationales et que sa psychologie particulière le prive d’affect et d’objectivité, et l’empêche de changer d’objectifs et de méthodes.

Alors que la France sombre dans le chaos sous les attaques de la pandémie, de l’islamiste terroriste, des délires politiquement corrects américains importés en France, de la crise économique,  de la crise européiste, de la crise démographique,  de la crise bureaucratique sur fond d’effondrement de l’Etat, de la crise générale de l’autorité, de la pression du gauchisme  nihiliste, de la crise de la dette, de la crise fiscale, la seule réelle préoccupation de Macron est la sauvegarde de son narratif pour gagner les élections présidentielles de 2022.  Toute sa réflexion pour 2021 est électoraliste et vise à faire tomber la droite aux élections régionales et départementales, et se présenter comme le dernier espoir d’empêcher l’arrivée au pouvoir de Mme Le Pen !

Ce quinquennat aura été un désastre. On ne peut pas continuer sur cette lancée-là. Jamais la France ne s’est trouvée aussi bas en période de paix. Jamais la jeunesse n’a été si mal traitée et si mal inspirée. Jamais l’espoir n’a été si empêché. Jamais il n’a été plus urgent de penser autrement l’avenir de la France et de redonner confiance aux Français. Jamais les forces politiques n’y ont été moins prêtes, pourries qu’elles sont par l’opportunisme et les ambitions personnelles délirantes (Mme Hidalgo se voit présidente !), comme si la France n’était plus rien et que n’importe quel médiocre démago pouvait prendre le pouvoir.

La seule bonne nouvelle est que l’opinion longtemps macroniste ou neutre bascule sous nos yeux et que les soutiens « inconditionnels » commencent à se poser des questions.  

Défausses et des fosses

Mai à octobre 2020 : bilan d’un semestre jupitérien

Alexis Brézet pose une bonne question dans le Figaro : qu’est-ce qui s’est passé au gouvernement pendant l’été ? Elargissons la question : qu’est-ce qui s’est passé depuis qu’Emmanuel Macron a décidé de « reprendre la main », dès mai 2020 ?

En mai, Emmanuel Macron explose d’irritation mal contenue. Il n’a plus la main et c’est Edouard Philippe qui fixe le tempo de la lutte contre la pandémie. Ses discours sont totalement décalés. Il choisit ses mots, fait des phrases, tente des postures, … et se ridiculise. Le Covid entrave son « narratif » . Il lui faut  éliminer cette contrainte et avec elle le Premier Ministre pour « reprendre la main », objectif ridicule, car la question du moment n’était pas de savoir si le Président a  la main ou non mais si le gouvernement affronte correctement les différentes crises.  Tel n’est pas la préoccupation du Président qui est d’éliminer d’abord l’obstacle électoral des Municipales : LREM s’étant ridiculisé à Paris, il fait élire Mme Hidalgo. Encore merci ! Il ne faut pas que « la droite » se remette sur pied en vue des présidentielles. Et déjà il songe à la faire perdre aux régionales ou à reporter ces élections. L’important, ce sont les Présidentielles et rien d’autre. Tout le « narratif » d’apparence puérile qui est construit patiemment par le verbe  est de mettre le candidat, comme la première fois, en situation d’avoir une presse chantant une geste glorieuse, avec ces dizaines de premières pages mettant en scène un héros. Cette démarche politicienne rationnelle se double d’une exigence pathologique à se voir lui-même en héros. Impossible pour lui psychologiquement comme politiquement d’accepter de voir Edouard Philippe tenir la vedette pendant qu’il s’enfonce dans les sondages.

Macron attend impatiemment de signer le déconfinement donc la fin, momentanée, de la crise du Covid et, définitive, de la parenthèse Philippe. Après avoir déclaré que tout était prêt pour une nouvelle flambée à l’automne (ce qui prouve au passage qu’elle était anticipée) et que les Français pouvaient retrouver toutes les joies d’une vie normale, il impose un sous-fifre qui ne lui fera pas d’ombre, M. Castex, énarque éteint, au poste Premier Ministre. Et le voici qu’il virevolte en jet-ski sous l’œil des caméras spécialement convoquées pour bien montrer que le temps était revenu du soleil, de la gaité et des belles vacances ! Une totale inconscience narcissique !

Le pays n’a strictement rien à faire de toutes ces simagrées qui ne correspondaient en rien aux nécessités nationales.

Mais voilà : « Il » avait repris la main. Le spectacle pouvait commencer. Pratiquement chaque jour le pays entendra une annonce sympathique : trois milliards pour machin ; cinq milliards pour trucmuche… Les cadeaux tombent comme à Gravelotte.  « Il » est au rendez-vous des récompenses et des prébendes.  Cet arrosage indécent précède le grand show.

« Mesdames et Messieurs, attention, tout va commencer ». Cela commence par le plan mirifique européen de 750 milliards d’euros, dont un enfant de trois ans peut constater qu’il coûtera à la France si tant est que les pays de l’Est le votent et acceptent des conditions insultantes pour leur démocratie.  Toute une presse européiste et énamourée chante la survenue du miracle : L’Union Européenne est enfin un Etat qui lève l’impôt ! Trois mois plus tard rien n’est toujours signé.

Ensuite on a droit au grand numéro libanais, où une explosion particulièrement terrifiante sert de décor à un exercice narcissique totalement délirant. Deux mois plus tard, le Liban est revenu à la situation initiale et s’est payé la tête du président français.

Et voilà le grand numéro du plan de relance à 100 milliards, affichage d’un « fléchage » parfaitement ridicule et politicien. Deux mois plus tard on en cause au Parlement mais c’est le reconfinement qui est là et qui balaie tout espoir de reprise par la relance.

Le « grand show » est plus qu’un échec, un bide dise les professionnels du spectacle, et qui va devenir sanglant après quelques épisodes grotesques.

Macron tente de reprendre son narratif pro vert et anti Gilets Jaunes, avec quelques mesures de sa convention citoyenne, cette fantaisie anti démocratique qui avait vu une centaine de volontaires charger la mule pour sauver la planète sans tenir le moindre compte des moindres réalités.  L’ennui c’est qu’il est impossible de mettre cette démagogie en œuvre. Alors Macron s’est fait tancer par les « conventionnels » et a dû assumer le ridicule de la situation. Après deux jours de débat, la question écologique est évacuée.  Ce n’est que le début des enterrements.

Un musulman Tchéchène, stimulé et guidé par une noria de musulmans déchaînés coupe la tête d’un malheureux professeur. Une monstruosité de plus ! Elle dévalorise tout le discours d’évitement tenu par Emmanuel Macron sur la sédition et la subversion musulmane, gonflée par une immigration qu‘il a laissé croître démesurément depuis qu’il est élu, tout en éludant  le harcèlement permanent des organisations musulmanes pour faire reconnaitre leurs mœurs et leur suprématie là où ils sont devenus majoritaires. Partout les institutions sont gangrenées, l’université d’abord et ensuite l’école, les hôpitaux, les entreprises. On voit des « élèves » désigner le prof condamné par une fatwa contre quelques centaines d’ euros, en même temps que des dizaines d’organisations mettent la pression sur le rectorat, une institution spécialiste de la lâcheté depuis des décennies, en appellent à la justice et aux droits de l’homme pour sanctionner le « coupable » et que des dizaines de milliers d’intervenants sur les réseaux sociaux harcèlent l’opinion et déversent des tonnes de haine religieuse et raciale.  

L’horreur stimule les finesses du langage macronien. Voici que le « narratif » compte un mot nouveau : séparatisme. Naturellement, pour la nouvelle propagande, il n’est le fait que d’une minorité « radicalisée » qu’il faut isoler et réduire.  Quand il a exalté les immigrés musulmans à Marseille, lors de la campagne présidentielle, ou quand il a expliqué que la France avait commis des crimes contre l’humanité vis-à-vis des peuples arabes, E. Macron n’a fait que conforter la haine de peuples bien décidés à prendre leur revanche sur la colonisation et l’échec historique musulman.  Accroitre l’irrédentisme musulman et le désir des noirs de seconde génération de ne sentir en rien concernés par la culture et les mœurs des « Gaulois » était une grave erreur nationale.

Cette tête d’enseignant roulant sur le sol, qu’a-t-il fait pour l’empêcher ? Rien. Ce n’était pas dans son narratif électoral. Quelques semaines avant, il avait nommé un Garde des sceaux critiquant le « sentiment d’insécurité » après que la sotte Belloubet eût fait sortir de prison pratiquement tous les prisonniers de droit commun, provoquant, à la rentrée, une hausse dramatique des agressions contre les biens et les personnes, l’impunité étant désormais garantie aux voyous. Pire encore elle avait accepté le retour de centaines de djihadistes, pendant que la Sécurité Sociale versait des pensions d’invalidité à ceux qui étaient rentré blessés. Il est vrai qu’elle n’avait pas cesser ses versements lorsqu’ils étaient au Moyen Orient à commettre les crimes les plus épouvantables. Le crime contre l’humanité subventionné par la Sécu, ça vous classe un pays et son président.

Bien sûr, Macron n’est pas le seul à être pris à revers par ces évènements tragiques. Tous les mouvements de professeurs de gauche qui ont milité contre les expulsions d’élèves venant de famille en situation d’expulsion, se retrouvent souillés par le sang d’un martyr qui doit beaucoup à leurs erreurs. En culpabilisant la prudence et l’éviction de familles venues en fraude et incapables de s’intégrer dignement et dans le respect des règles de la République Française, ils ont déculpabilisé le passage à l’acte des musulmans violents. Des affaires « Léonarda » il y en a eu des centaines depuis, le rite de bonne conscience devenant routinier dans l’Education Nationale. Juste un exemple pour illustrer ce constat : « Une centaine de personnes se sont mobilisées ce lundi 27 mai, vers 18h devant le collège des Provinces de Cherbourg (Manche).  Professeurs, personnel du collège, parents d'élèves, élus locaux ...  Tout un collectif pour soutenir une famille du quartier, originaire d'Albanie, menacée d'expulsion ». Il suffit de consulter internet pour trouver une véritable litanie d’exemples de ce type.

Parler de « séparatisme » permet d’éviter « d’essentialiser » la critique des attitudes musulmanes et de tomber sous le coup des lois dangereuses destinées à ruiner la liberté d’expression et la manifestation d’inquiétudes, en interdisant la « stigmatisation » à caractère racial ou religieux. Les musulmans restent des gentils qui sont « les premières victimes de l’islamisme ». Tout la presse qui n’osait plus évoquer quoi que ce soit sur les comportements collectifs des associations et des groupes musulmans, peuvent enfin se revancher sur les « séparatistes » et faire valoir un peu de la réalité dramatique qui s’est imposée partout sous la pression musulmane. Le mot bien sélectionné ne correspond à aucune réalité mais permet à Macron de ne pas nommer l’adversaire et de se défausser. A côté de la fosse où le corps supplicié sera enterré, avec naturellement force discours et pleurs !  Depuis rien n’a changé vraiment. Ce serait contraire au « narratif » macronien !  

Sur les différents fronts diplomatiques, Macron perd. L’Allemagne est devenue la seule force dominante en Europe. La Turquie n’en fait qu’à sa tête et l’insulte à loisirs. Il faut dire qu’il a manqué de courage lorsqu’un bâtiment français a été « illuminé » par une frégate turque.  C’est la France qu’on nargue et pas seulement le président qu’on insulte. Ne parlons plus du Liban.  Et toutes les nations musulmanes se mettent à conchier la France tout en encourageant leurs ressortissants en France à persévérer dans leur « séparatisme » et à perpétrer de justes représailles contre les attitudes impies des Frankaouis.

Et voilà que le Covid frappe à nouveau. On l’avait éliminé du décor et il refait surface. On était prêt ! Et tout sombre ! Qu’a-t-on fait depuis mai et le déconfinement pour se préparer ? Rien, puisqu’on était prêt. Macron a fait une scène inouïe en septembre à ses ministres pour qu’ils ne prennent pas de positions publiques parce que cela nuisait à son message génial et à l’expression de sa politique phénoménale de triomphateur cosmo planétaire.  Le Covid il ne voulait pas en entendre parler, comme en janvier et février.  Alors les ministres sont rentrés à la niche, laissant le terrain à Jupiterino-le-communiquant.

Tout le monde savait qu’il fallait se préparer intelligemment, régler la question des vaccins contre les autres virus, revoir les stratégies et agir vite en cas de reprise selon des plans préparés à l’avance. D’accord, mais on a eu le changement de gouvernement qui a occupé toutes les énergies jusqu’à la fin des vacances, et l’interdiction de se mettre en travers le la Geste Géniale Du Grand Macron. Les camarillas sanitaires ont continué à se tirer dans les pattes. Aucune politique de santé n’a été élaborée. Et les morts recommencent à s’accumuler et il n’y a plus rien à faire que de reconfiner.

A nouveau va falloir que le Président se défausse devant les fosses mortuaires. Macron a tenu compte des leçons médiatiques du premier épisode. Il ne faut pas laisser d’espace à son premier Ministre ou à ses ministres. Le maître de la parole c’est lui et lui seul. Son seul but est de « sauver son narratif et son image ». Sa psychologie problématique et son projet politique l’exigent. Le reste ne compte pas.

On assiste alors à une parodie ridicule. Depuis l’épisode lamentable des élections municipales, Macron veut faire endosser les décisions difficiles qui l’arrangent par les oppositions, de manière à les évacuer de son bilan. Mais pas question de dialogue véritable et de cogestion de la décision. Il s’agit uniquement d’apparences douteuses destinées au grand public via les médias consentants. Alors on convoque les partis d’opposition à une réunion où M. Castex, premier de cordée macroniste choisie pour sa faiblesse, en vient à indiquer que lui-même ne sait rien de ce que va dire le Président qui s’est réservé le beau rôle et l’entièreté de la communication. Malheureusement la droite classique s’est prêtée au jeu sans vraie réaction : il fallait partir et dénoncer. On reste et on geint. C’est peu. Bien trop peu. Toute l’action des médias est de faire converger les Français vers l’écoute de la déclaration jupitérienne. Elle va être intégralement pesée au trébuchet pour tenter d’exonérer Jupiter de tout reproche et de cibler des clientèles pour qu’elles soient anesthésiées et cessent de se révolter contre les résultats ineptes de la politique narcissique menée par le Président qui a abandonné pendant six mois les grandes nécessités nationales à la diligence incertaine de sous-fifres.

C’est que tout le pays se demande ce qui a bien pu être fait par le gouvernement pendant ces six mois pour parer à la recrudescence automnale des virus que tout le monde a annoncé. On sait que le virus, presque disparu à la fin du confinement précédent, est revenu par les étrangers. Une variante peu dangereuse s’est installée à Marseille avant de disparaître. Mais une variante dangereuse s’est réimplantée en provenance du nord de l’Europe. Aucune mesure n’a été prise pour éviter que les étrangers venant du nord et de l’est ne recontaminent les Français. Aucun contrôle n’a été organisé aux aéroports. Toutes les frontières sont restées béantes alors même que d’autres pays réduisaient l’accès à leur pays notamment en provenance de France.  Le retour de la pandémie ne pouvait être jugulé que par une politique stricte de détection ciblée, de traitement précoce et d’isolement des malades, en même temps qu’on réglait la question des vaccins anti grippaux et qu’on organisait mieux l’éventuelle remontée des hospitalisations.

Pratiquement rien ne sera fait, tout le monde étant mobilisé par le changement de gouvernement et la course aux places ou aux lots de consolation. On dispose de 16.000 femmes fonctionnaires de catégorie A au ministère de la santé, dont personne ne comprend ce qu’elles peuvent bien fricoter. On pouvait légitimement penser qu’elles seraient mobilisées pour éteindre les clusters en organisant la détection, les soins, les confinements et leur surveillance. Pas du tout ! « Et les vacances alors et ce n’est pas notre rôle. Nous sommes de la catégorie A, on ne va pas s’abaisser à identifier et surveiller les cas contacts et organiser les mises en quarantaine individuelles ».  Alors on a donné le rôle à la Caisse nationale de maladie, plus répartie sur le terrain mais sans effectif suffisant et plus habituée à distribuer sans limite même en fraude des droits qu’à exercer un contrôle quelconque. Et puis il y avait les vacances et les syndicats. Du coup, à part quelques réussites limitées, toute la politique de tester, soigner, isoler a été un effroyable échec, comme en Mars, et la pandémie a flambé.  Quant aux urgences, au nom desquelles on mesure toute la politique sanitaire (« elles ne doivent pas être saturées pour éviter les tris indignes de malades dans la confusion générale) » qu’a-t-on fait en six mois ? On a arrosé d’argent les « soignants » avec des inégalités choquantes entre les différentes catégories mais on n’a rien fait de sérieux pour élargir l’offre en cas de reprise de la pandémie.

Emmanuel Macron, lui qui avait annoncé que l’on ne confinerait jamais plus, lui qui avait affirmé qu’on était prêt dès juillet à faire face à toute reprise de la pandémie, lui qui avait tout chamboulé pour reprendre la main et redevenir le maître de la parole, est aux abois. Tout se retourne ! Il risque  à nouveau de perdre la main. Il a tergiversé des semaines durant avant de réagir. Jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible de traîner.  

Cela a donné l’intervention télévisée du 28 octobre 2020, un chef d’œuvre de défausse et de communication politique trompeuse.

La crise sanitaire qui repart : ce n’est pas lui ! Lui il a été impeccable. Ce sont les Français qui en sont la cause. Quelle indiscipline ! De toutes façons c’est partout la même chose en Europe. Alors comment aurait-il pu, seul, échapper à l’aggravation automnale du virus ? Tout procès de ce qu’il a fait ou pas fait est indécent en cette période où il faut se serrer les coudes. L’opposition de droite est inutilement malveillante et ne propose rien.

Tel est le thème de com’ qui alimentera tous les éléments de langage : « je ne suis ni responsable ni coupable et il est interdit de me critiquer sans malséance ». Même si cela ne dupe que la moitié de la population c’est toujours cela de pris. « Ce pov’ Macron si dynamique, qui parle si bien avec ses beaux yeux bleus, que les temps sont durs avec lui ! ». La pleurnicherie gagne les médias et une partie du bon peuple.

Toute responsabilité étant évacuée, il faut éviter que les mesures prises ne nuisent au futur candidat. Le plan est tout simple : les circonstances lui imposent un confinement mais on va le faire mieux que les autres en évitant bien des tracas. Regardez comme il est gentil : il ne confinera pas les vieux. Merci Monsieur ! Il ne frappera pas l’économie : on continuera de travailler dans les administrations et les entreprises ! Merci Monsieur. Il ne frappera pas l’école : elles resteront ouvertes jusqu’au lycée.  Merci Monsieur. On ne frappera pas le bâtiment qui pourra continuer les travaux. Merci Monsieur. Donc on ne confinera que les vieux dont on vient de dire qu’ils ne seront pas ciblés ! Fa Tutto !  Tout le discours n’est qu’une suite d’oxymores où tout est dit et et son contraire,  « en même temps » comme c’est son habitude et ce qu’il croit être son habileté. 

Macron annonce que le virus ne sera pas jugulé et qu’il faudra vivre très longtemps avec lui. Il faut traduire : « Maintenant que j’ai parlé, ne venez plus m’embêtez avec cela jusqu’aux Présidentielles. Voyez avec les sous-fifres surtout si vous n’avez rien compris de ce qui va se passer concrètement après avoir entendu mon discours. Je sais que Castex est trop transparent pour me faire la même ombre que Philippe. Moi je retourne à mes casseroles et d’abord aux élections régionales qu’il importe de reporter puisque je n’ai aucun moyen de les gagner ».

Le jour même où il avait annoncé le « couvre-feu », toute sa journée avait été consacrée à la manière de traiter le cas des élections régionales. La manœuvre : faire assumer le report aux partis. Le lendemain même de sa martiale déclaration de confinement, il nomme Jean-Louis Debré pour obtenir ce résultat. Il n’y avait guère de doute sur son refus possible : il ne fait que moquer la droite depuis qu’il a été remplacé au poste de président du Conseil Constitutionnel.

Et voilà que des musulmans fanatiques frappent à nouveau en tuant trois personnes dans une basilique à Nice dont une vieille dame décapitée.  

Et voilà que les morts d’accumulent dans les hôpitaux, bientôt mille par jour.

La défausse tombe à plat devant les fosses qui s’ouvrent et se remplissent.  Ce semestre « jupitérien » n’a été qu’un épisode nullissime, loin des nécessités nationales et débouchant sur l’horreur.

Oui : le semestre de reprise en main jupitérienne aura été un désastre. Ce Président à la psychologie difficile qui vit inlassablement dans la quête de lui-même, entre affirmation de soi outrancière et esquives récurrentes, refuse absolument de se salir les mains en s’attaquant à fond à l’essentiel. Pour lui, ce serait « gâcher mon narratif et renoncer à un second mandat ». Ces six mois d’hyper narcisissme à côté de la plaque ont plombé la France un peu plus. Une totale perte de temps gouvernementale. On n’ose imaginer ce que vont être les six mois à venir.

Les Français doivent réclamer dès maintenant, et imposer dès que possible, un gouvernement d’unité nationale et de salut public qui mette en œuvre les solutions radicales qui s’imposent sans se préoccuper des problèmes d’ego d’un président à la psychologie dangereuse et encore moins de la cohérence de son insupportable « narratif ».

France : le drame s'installe

Nous avons connu le temps des incapables. Allons-nous connaître le temps des assassins ?  

Alors que la première phase de l’épidémie commençait, la ministre socialiste de la santé, Agnès Buzin, interdisait la prescription d’hydroxy chloroquine aux médecins généralistes avec interdiction aux pharmacies d’honorer les prescriptions utilisant ce produit. En même temps, sous la pression de la société américaine Gilead, exercée notamment par la rémunération d’un grand nombre d’experts un peu partout et particulièrement en France, elle autorisait des essais dits « randomisés », dont son mari, Yves Lévy devenu président de l’Inserm après avoir dirigé l’ANRS, était un grand promoteur, pour tenter d’imposer le médicament de cette firme milliardaire, le Remdesivir.

Le laboratoire Gilead a fixé le coût d’un traitement de 5 jours avec ce produit à 2.000 euros. On sait le résultat de ces soins : une certaine baisse de la prolifération du virus au sein du malade si la prise se fait aux premiers symptômes, avec aucune influence sur la létalité, le tout s’accompagnant de risques secondaires d’atteinte au foie imposant un protocole de traitement compliqué et restrictif. Gilead Sciences, c’est 22 milliards de chiffre d’affaires en 2019 et 94 milliards de dollars de capitalisation boursière, près de 5 fois son chiffre d’affaires.  Le cours de l’action, monté jusqu’à 112 dollars, en mai 2015, se situe autour de 60 et se traîne à ce niveau depuis des mois faute de résultats probants, alors que le cours avait connu à la fin de 2019 un fort rebond avec l’annonce en Chine d’une nouvelle pandémie prometteuse pour l’anti viral.

Alors que s’accélère une seconde phase de la pandémie, nous voici, en octobre 2020, avec un nouveau ministre de la santé, tout aussi socialiste que le précédent, qui interdit, purement et simplement, via l’agence du médicament, la fourniture de l’hydroxy chloroquine. L’IHU de Marseille qui applique et promeut un traitement basé sur cette molécule, avec des résultats manifestes, est désormais en risque de pénurie d’approvisionnement avec arrêt des soins concernés et donc un risque d’augmentation des décès alors que la contagion flambe.

Quels sont les résultats manifestes de l’hydroxy chloroquine ? L’antiviral, qui ne coûte rien et n’a pas de contre-indications graves (elles existent mais sont facilement prises en charge) prescrit tôt permet de diminuer la masse virale, raccourcit les temps où les personnes touchées sont contagieuses, réduit le temps d’hospitalisation, mais ne guérit pas la maladie une fois qu’elle est installée et frappe des sujets fragiles. Une politique de diagnostic précoce accompagnée d’un traitement précoce permet d’obtenir de meilleurs résultats qu’une absence totale de traitement.  Paris qui ne faisait pas de dépistages ni de traitements précoces a montré des résultats très inférieurs à ceux obtenus par Marseille.

Pour simplifier : l’application de la solution marseillaise aurait sans doute permis d’économiser des milliers de morts, sans ruiner la sécu pendant la première phase. Alors que les juges d’instruction perquisitionnent le bureau du ministre de la santé et le domicile de M. Véran, était-il intolérable de laisser un second constat identique s’imposer lors de la seconde phase ? Toujours est-il que quasiment le même jour où un confinement partiel était imposé sous forme de « couvre-feu », Gilead faisait savoir qu’à la suite des commandes du gouvernement français, le laboratoire pouvait fournir « gratuitement » un nombre illimité de doses de Remdevisir. Le même jour !

Le calcul est évident : « j’ai rendu le traitement « Raoult » impossible mais j’ai permis qu’on le continue avec une autre molécule que j’ai rendue gratuite aux hôpitaux » mais pas aux Français (la commande à Gilead en nombre de doses et en coût n’est pas connue). Les effets secondaires ? Cette fois-ci rien à battre !

En même temps on voyait, aux Etats-Unis, une offensive formidable en faveur de Gilead menée notamment par la Maison Blanche de façon tonitruante et par tous les médecins stipendiés par le laboratoire de façon plus secrète via les réseaux d’influence.

En France, ce qui est clair, c’est que la pandémie est à nouveau très active et recommence à tuer, avec plusieurs milliers de victimes à craindre dans les prochains mois (on parle de 50.000 victimes cumulées à la fin mars s’il n’y a pas de nouveau confinement total).  Et que pour la seconde fois, des mesures sont prises par la petite coterie qui tient le pouvoir en France depuis des années dans le domaine de la santé, pour favoriser à grands frais Gilead et exclure, cette fois-ci radicalement, les traitements alternatifs qui ont fait leur preuve.   

Ne parlons pas des conséquences sur l’économie de cette seconde phase non anticipée par un Président uniquement obsédé par son « narratif » et ses manœuvres électoralistes en vue des présidentielles et qui a fait perdre cinq mois au pays par un changement de gouvernement particulièrement mal venu à la fois dans  son « timing » et son « casting ».

Explosion de la délinquance avec choix d’un Garde des Sceaux qui reparle d’un sentiment d’insécurité alors que les délinquants arrachent le collier des vieilles dames jusque dans les couloirs de leurs appartement, assassinat de professeur par des musulmans intolérants , alors que depuis son élection Macron refuse de prendre la moindre de mesure pour juguler les conséquences pour la démocratie française et pour la patrie de la dissidence massive d’une population musulmane immigrée en forte croissance, pitreries au Moyen Orient qui se traduisent par des insultes répétées contre notre pays avec des risques aggravés d’implication dans des conflits armés, soutien à l’élection de Mme Hidalgo et des Verts à Paris dont on a vu qu’ils menaient une véritable politique de destruction de la ville et de son économie, la situation en France est devenue une catastrophe désormais gigantesque et probablement irrattrapable.

M. Macron qui avait été vu par trop de personnes à droite comme un bouclier contre l’emprise délétère des socialistes se révèle être un incapable pervers et  destructeur qui laissera l’économie du pays ruinée et endettée pour des décennies, la population sous la quadruple menace de la violence irrédentisme musulmane, des pandémies, du chômage et de la misère, la diplomatie et l’image de la France en lambeaux, sa capitale massacrée par des  sectaires incultes ivres d’une victoire tronquée,  et sa démocratie ruinée par l’emprise détestable de coteries de hauts fonctionnaires socialistes ou socialisants.

Mais oui ! Nous sommes les spectateurs atterrés de ce qu’il faut bien appeler l’assassinat d’une grande nation. L’attaque ne détruit pas seulement la santé, la sécurité et l’activité des habitants actuels mais aussi tout un patrimoine légué :  les villes, l’école, la culture, la souveraineté et jusqu’à l’histoire.

Quel amoureux de la France pardonnera-t-il jamais la séquence mortelle de socialisme exalté ou larvé qui s’ouvre avec l’élection de Mitterrand et qui se termine au fond du précipice avec Macron ?  

Paris : la Capitale déclassée dans l'indifférence générale

Qu’est donc devenue la rive droite « chic » de la Madeleine à la place Vendôme en passant par la rue de Rivoli et la rue du Faubourg Saint Honoré sous la double attaque des saccages de Mme Hidalgo et sa fine équipe et des effets de la crise sanitaire ?

Six des hôtels de luxe de l’endroit sont soit fermés soit en voie de l’être du fait d’une fréquentation qui se situe au mieux à 10 %. Le Saint James et Albany tourne avec moins de 3 % de chambres occupées à cause de l’étranglement de la rue de Rivoli par les aménagements de la mairie de Paris ! L’annonce du couvre-feu et de la flambée d’infection nouvelle a stoppé net le peu de tourisme qui restait.

La place Vendôme est totalement saccagée par les travaux mis en œuvre par la mairie qui semble avoir eu comme idée de porter son effort de destruction sur toutes les places de Paris. Elles sont toutes en travaux, non pas pour les embellir mais pour y ruiner la circulation générale. Une cabine de toilette mobile traîne au pied de la colonne Vendôme, porte ouverte. Après le plug anal, les chiottes… On sait le nombre d’homosexuels qui peuplent l’équipe municipale (les lesbiennes de la majorité municipales parlent de « pedoland », ce qui aurait amené un mâle blanc en correctionnelle mais a permis de la promotion de l’Eructatrice). Ce qui explique peut-être cette obsession anale caractérisée qui persiste dans la durée. On est heureux finalement qu’il n’y ait pas de touristes. Partout sur la place on a installé des blocs de béton colorés en blanc ou rouge qui canalisent on ne sait quoi. L’accès au parking se fait en concurrence avec le passage des piétons dont le passage est bloqué par les travaux. Pratiquement toutes les boutiques de luxe sont fermées et celles qui restent ouvertes sont vides de clients. Personne dans la rue de la Paix également ravagée par les travaux. Les rares cafés ouverts sont aux trois quarts vides à l’heure du déjeuner. Le bas de la perspective vers la rue de Rivoli est vide, les voitures ne pouvant plus y circuler. De l’avenue de l’Opéra aux Tuileries, c’est un total désastre urbain et une ambiance sinistre. Total ? Non ! Il y a pire. La rue des Pyramides n’existe plus comme ensemble urbain. Sous les arcades Est tout est fermé et des clochards dorment ou discutent en buvant. Il reste une ou deux boutiques ouvertes sans client sur la face ouest. Ce sont les seules âmes vivantes. Pas un piéton. Autour de la statue de Jeanne d’arc un café est resté ouvert avec une cliente qui pianote sur un portable (il est maintenant près d’une heure de l’après-midi et il fait un temps magnifique), à moins que ce ne soit la patronne qui en profite pour faire un tour sur internet.

La rue du Faubourg Saint Honoré est en travaux. Beaucoup de boutiques sont fermées. Celles d’Yves Saint Laurent et de Vuitton sont vides. Le personnel de quatre à cinq personnes dans chacun d’entre elles attend en vain un visiteur. L’ambiance est mortuaire.

Et la rue de Rivoli ? Là, c’est la fin du monde. Les boutiques sont presque toutes fermées comme les hôtels. Les changeurs ont déménagé. Les boutiques de souvenir sont un souvenir. Le reste périclite quand il n’a pas déjà fermé. Pas un passant. Pourquoi passerait-on par-là ?

La destruction de la rue de Rivoli se veut une grandiose réalisation des tordus qui règnent à l’Hôtel de Ville. La sottise et la méchanceté satisfaites, la hargne et la bassesse idéologiques, tous ces beaux sentiments qui animent cette équipe de malfaisants sont présents dans les décisions qui ont été prises. On n’a pas décidé de faire plus de place au vélo. On a supprimé tout stationnement et stérilisé une voie large au milieu de la chaussée. Le but de l’aménagement n’est pas de favoriser le cyclisme mais de supprimer la voiture le plus possible. Alors, sur le principal axe Est Ouest de la capitale, on n’a laissé qu’une voie pour la circulation et on y a interdit les voitures particulières et elles seules, sauf celles des riverains !

Le comptage des véhicules est intéressant.

Sur cette voie unique de circulation générale on compte 85 % de camionnettes, 8 % de taxis et Bus (les VTC sont interdits) et 7 % de voitures particulières qui violent l’interdiction volontairement ou se retrouvent là en errant dans le labyrinthe créé au nord de la rue de Rivoli.

Sur 100 cyclistes il y a 70 % de femmes, dont la majorité en groupe, qui visitent les lieux pour s’amuser, 10 % de livreurs et 20 % d’hommes plus ou moins pressés.

Le trafic en milieu de journée est très faible. L’essentiel est constitué par des deux-roues motorisés et des camionnettes (95 % des véhicules comptés, vélos inclus). La pollution est donc là et bien là. Mais tout le monde s’en fout, de la pollution. Ce n’est pas le problème. Il faut des actes symboliques contre la bagnole, c’est tout. Une obsession !

On constate beaucoup d’indiscipline. La voie stérilisée au milieu de la rue est utilisée par les gendarmes, la police, des vélos et des motos.

Inutile d’essayer de traverser, si vous êtes piéton. Vous êtes à peu près sûr d’être renversé.

Pas de stationnement possible. Quelle importance ? Tous les commerces sont pratiquement fermés.

On a achevé par la destruction de la circulation ce que le Covid avait commencé. La Ville peut être fière de sa politique.

Pour s’échapper de cette trappe à automobilistes, il n’y a qu’une solution, aller vers le nord et traverser à nouveau des places ravagées par les travaux de voiries et des rues parsemées de chantiers divers, avec des stationnements en double file partout de camions et de camionnettes.

La malveillance municipale est partout. Les pauvres gens qui essaient de s’en sortir font grise mine dans ce chaos. Ne parlons pas de l’Avenue de l’Opéra et des grands Boulevards, ni des Grands Magasins. Partout la grisaille de la crise économique, les affres de la crise sanitaire et les déjections de la politique municipale.

Jamais une municipalité n’a été aussi nocive pour la ville qu’elle gère. Jamais une capitale n’a été traitée ainsi par ce qu’il faut bien appeler une bande de voyous et d’iconoclastes. Jamais Paris n’avait été aussi abîmé volontairement depuis le Commune.

Honte et tristesse !

Comment les Parisiens ont-ils pu revoter pour cette bande de minables, odieux et incultes ? Il est vrai que l’élection a été biaisée et que l’équipe retenue n’a même pas convaincu 20 % des inscrits. Paris est violé mais aussi les règles élémentaires de la démocratie.

On peut déjà deviner le mépris de fer de ceux qui auront plus tard à écrire l’histoire de cette période affreuse, de ce saccage organisé, de ce véritable assassinat urbain mené de sang-froid et sans support populaire et démocratique vrai, par des minorités coalisées guidées par une Espagnole arrivée par l’alcôve et promue par quelques sommités reconnaissantes du Parti socialiste.

Au moins on sait que l’épidémie de Covid s’arrêtera dans les deux ans mais pas le saccage de Mme Hidalgo qui va encore continuer six longues années. Que restera-t-il alors du Paris que le monde entier aimait ?

On veille en ce jour de deuil national une victime de la violence horrible et conquérante des musulmans récemment immigrés massivement en France aux applaudissements des Islamogauchistes, des amateurs de « créolisation », et des tenants d’un politiquement correct à l’américaine.

On assassine aussi la Capitale. Et cette décapitation-là, celle de la capitale de la France, n’est même pas citée dans les médias et encore moins condamnée.

Les banques centrales tentées par la monnaie numérique.

Aujourd’hui, il existe deux types de monnaies : la monnaie créée par les banques centrales, dite monnaie banque centrale et la monnaie créée par les banques de crédits dite monnaie de banque. La monnaie banque centrale est détenue sous deux formes :

-        Des comptes ouverts à la banque centrale par les banques de crédit

-        Des espèces : billets et pièces.

La monnaie de banque est inscrite dans les registres des banques qui en garantissent l’existence et en assure la conversion en espèces sur simple demande ou le transfert à une autre banque, en compensation directe ou via leur compte à la banque centrale.

Les espèces sont anonymes et non traçables. Les banques ne les aiment pas, car elles les obligent à faire intervenir leur compte à la banque centrale, ce qui a un coût et représente une « fuite » dans leur écosystème. En cas de perte de confiance du public, elles peuvent être ruinées par un « bank run », une panique bancaire qui voit tous les clients retirer leur argent en compte pour les convertir en espèces. L’Etat ne les aime pas non plus car ils permettent évasions fiscales et transactions interdites. La suppression du billet de 500 euros en témoigne. Le rôle des monnaies en métaux précieux a été progressivement réduit et lor a disparu de la poche des particuliers depuis la guerre de 14-8, puis des transactions internationales entre banques centrales, de facto en 71, puis de jure en 1976. Nous sommes en régime de « Fiat Money », ou monnaie administrative,  assis sur le pouvoir libérateur général accordé par l’Etat à la seule monnaie officielle contrôlée par l’institut d’émission.

Pourquoi diable vouloir ajouter une « monnaie numérique » ?  Le terme n’est pas clair. A l’exception des billets et pièces, toutes les monnaies sont tenues dans des registres électroniques et manipulées majoritairement à partir de terminaux numériques. Ce sont donc des monnaies « numériques » par construction.  La nouveauté, radicale, serait qu’on en finisse avec les espèces, ce qui, associé à la disparition du chèque, créerait un système monétaire entièrement numérique.

. Quels en seraient les modalités et l’intérêt ?

Plusieurs banques centrales s’étant engagées dans des réflexions qui ne sont pas toutes les mêmes et que nous n’avons pas le loisir de détailler ici, disons que l’idée commune semble être de créer, à l’instar du Bitcoin, un système de comptes décentralisés (c’est-à-dire non stockés sur les ordinateurs de la banque centrale) fiabilisés par le cryptage, accessibles en mode « pair à pair », sans centralisation auprès d’un « intermédiaire de confiance » et totalement anonymes. Les moyens de paiement modernes pourraient se brancher sur ces comptes pour les achats de produits de consommation, l’investissement dans des actifs réels ou financiers, le financement de prêts ou de dons etc.

Quand on y regarde d’un peu plus près, les suggestions balancent entre deux conceptions :

-        Organiser un simple « porte-monnaie numérique » ne permettant que des mouvements de fonds limités

-        Se débarrasser des espèces et permettre un usage illimité de la monnaie numérique.

A notre avis, un système de simple porte-monnaie électronique n’a pas à être géré par les banques centrales mais par les banques commerciales. Elles ont montré avec les cartes bancaires qu’elles savaient mettre en place des systèmes de paiements novateurs.  Les banques centrales ont pris peur lorsqu’elles ont vu que Visa entrait dans le projet Libra qui lui, était basé sur un panier de monnaies et donc surpassait la monnaie officielle des Etats. Si le danger de Libra est reconnu, il suffit de l’interdire et de laisser les banques s’organiser selon les règles officielles et autour d’une monnaie officielle. Le changement sera cosmétique, comme l’a été le passage des paiements du chèque à la carte de crédit ou de la carte de crédit au téléphone portable.

Si, en revanche, on crée une monnaie numérique banque centrale que les utilisateurs peuvent utiliser sans limitation, l’affaire devient une révolution.  

Ce dispositif peut présenter, selon ses adeptes, plusieurs intérêts :

-        La suppression des billets et des pièces est source d’économie pour les banques centrales. En France on peut supprimer la fabrication du papier monnaie à Vic le Compte et des Billets à Chamalières, deux sites forts coûteux. Cela évite de gérer la qualité des billets, en les collectant, les comptant, les triant, avec remplacement des billets usagers. Le transfert de liquidité par des camions sécurisés disparaît. Les commerçants n’ont plus à verser leurs encaisses à la banque, pour alimenter leurs comptes bancaires ni à chercher périodiquement des espèces en fonction des besoins d’encaisse. L’activité des agences bancaires deviennent très restreintes. On peut supprimer tous les GAB. Les faussaires et les voleurs de liquidités devront changer de méthode. Les frais de transaction deviennent apparemment très faibles : le coût d’un mouvement électronique sous internet. Les frais de stockage de la monnaie numérique sont réels mais totalement distribués et marginaux.  Les monnaies numériques privées, par nature volatiles et instables, perdront de leur intérêt, puisqu’on pourra faire tout ce qu’on pouvait envisager de faire avec elles mais pour une valeur stable en monnaie de référence. On pourra étouffer gentiment dans l’œuf un projet aussi dangereux que celui de Libra.   

Ces avantages ne sont pas nuls, même si les coûts sociaux sont considérables et la syndicalisation du secteur étouffante, à la Banque de France par exemple. Mais les gains sont répartis sur toute l’Europe et cela finit par faire des sommes colossales quand on a autant de banques centrales concernées.

Pour les usagers de monnaies de poche, l’utilisation d’une monnaie numérique n’a pas beaucoup d’intérêt. Elle exige des outils numériques, des comptes ouverts sur Internet et des connexions téléphoniques. La disponibilité de petite monnaie est dépendante au bon fonctionnement du système global. On crée une fragilité systémique.

Pour ceux qui paient déjà par téléphone, le gain est nul.

Pour les banques de crédit, s’ouvre un gouffre dans leur modèle économique. Les déposants peuvent préférer garder leur liquidité loin des risques bancaires, couramment ou à l’occasion de crises du type de celle de 2008. S’ils le font, les crédits qu’elles distribuent  devront être couverts à 100% par de la monnaie banque centrale. Leur pouvoir de création de monnaie de façon presqu’indépendante devient nul. On peut même se demander à quoi servirait d’ouvrir un compte. Pendant des lustres, la majorité des transactions se sont faites loin des banques et la « bancarisation » est finalement très récente (en France, la généralisation du compte chèque date des années 60). Les banques dites de crédit veulent qu’on limite drastiquement le porte-monnaie en monnaie numérique directement émis par la banque centrale et qu’on leur en confie le chargement et la gestion. On les comprend. Mais le pouvoir de création de monnaie ex nihilo par les banques est condamné depuis longtemps par de nombreux économistes qui ont largement démontré  que la plupart des récessions récentes ont une origine dans la création intempestive de monnaie par le système bancaire.

Pour l’Etat lui-même, la question est un peu gênante : si les revenus sont versés dans des comptes numériques anonymes et si les paiements d’achat ou de placement sont faits de façon anonyme toutes les fonctions Tracfin confiées aux banques tombent. L’argent peut partir partout dans le monde et vivre sa vie loin des yeux du Trésor. Il est donc intéressé, lui aussi, à limiter l’emploi des liquidités en monnaie numérique au strict minimum.

Pour les entreprises, la question est de savoir comment elles se financeront dans un tel système. Pour les capitaux longs il faudra passez par les bourses comme d’habitude, mais pour le crédit à court terme, l’affaire est plus complexe. Il faudra obtenir des financements via Internet, ce qui ne posera pas de problème si l’intelligence artificielle permet de faire un screening efficace des risques, sinon ce sera le rôle des fonds de placements, ou de banques qui devront collecter l’épargne mais cette fois-ci en rémunérant les dépôts. On peut donc certainement s’attendre à une certaine hausse structurelle des taux d’intérêt, ce qui dans le climat actuel de dettes astronomiques ne sent pas très bon pour les pays et les sociétés trop endettés. Si on ne crée qu’une « porte-monnaie » en monnaie centrale numérique, rien ne change. 

Les effets macro-économiques dans chaque zone monétaire, sont plus difficiles à cerner. Le risque le plus important est celui de la thésaurisation. Lorsqu’un déposant bancaire décide de laisser ses liquidités inertes, cela n’empêche pas la banque de travailler. Si elle les laisse dormir dans un compte numérique décentralisé, ce capital est stérilisé de la même façon qu’un tas d’or caché dans le matelas.    

Pour la banque centrale, il devient impossible de collecter des taux d’intérêt négatifs sur la monnaie numérique, comme elle le fait sur les dépôts des banques de crédit, sauf si on renonce à l’anonymat.

Les effets sur le marché des changes sont difficiles à évaluer. Il y aura une moindre « intermédiation », probablement des coûts de transaction plus faibles. Il est clair que l’interconnexion des marchés monétaires mondiaux sera profondément changée.

Les conséquences écologiques peuvent être terrifiantes ou non. Cela dépendra de la technique retenue. On fera cuire la terre si on utilise la technique du minage liée à la blockchain pour valider les transactions, même si on noie les centres au fond des océans ou dans les glaces de l’Antarctique.

On peut s’amuser dans le climat actuel d’épidémie à estimer l’impact de la monnaie numérique sur la transmission du virus. Médicalement, la monnaie centrale numérique a un impact. Le coronavirus a accéléré le souci d’une monnaie qui ne puisse pas transporter la peste. Il est certain que pièces et billets sont des objets qui circulent et qui sont particulièrement sales. Surtout le billet de cinq euros qui reste dans les encaisses des commerçants et ne revient pas aussi souvent que les autres coupures à la banque d’émission pour échange avec des billets neufs et qui est un cluster à microbes et virus à lui tout seul !

Juridiquement il faudra des modalités adaptées pour d’une part assurer la preuve des transactions et des avoirs, avec un toilettage des textes.  

Si, pour réduire les inconvénients, on renonce à l’anonymat, le projet perd l’essentiel de son intérêt : cela revient à ouvrir des comptes courants à la banque centrale au lieu des banques de dépôts. On conserve au Bitcoin le monopole du secret. Les monnaies numériques privées indépendantes des autorités reprennent de leur intérêt.

En attendant les projets de Central Banks Digital Currency, CBDC pour les anglophiles, MNBC, Monnaie Numérique de Banque Centrale, pour les autres, se multiplient. Qui passera à l’acte le premier ?  Avec ou sans blockchain ? Avec ou sans anonymat ? Avec ou sans conservation des pièces et des billets ? Avec ou sans interdiction des systèmes analogues de monnaies privées ? Sous forme de simple porte-monnaie ou en autorisant des volumes d’épargne libres ? La question qui était encore largement confinée à quelques têtes pensantes il y a deux ans prend de l’ampleur même si le grand public est encore largement tenu à l’écart.

Le fond de l’affaire est de bien définir les objectifs et les moyens. Pour le moment, l’ambiguïté règne et aucune solution un minimum consensuelle et partagée par l’ensemble des banques centrales ne s’est imposée.

La Chine prétend émettre son crypto-yuan extrêmement rapidement pour faire la guerre au dollar. Rien que cela !  « Les premiers tests de cette monnaie numérique souveraine ont été annoncés officiellement le 8 juillet 2020 par le géant du VTC chinois Didi Chuxing et la Banque centrale du pays. Didi Chuxing va donc tester pour la première fois l’utilisation d’une monnaie virtuelle créée par le gouvernement chinois » indique un site spécialisé.

Les petites îles habituées aux mouvements bancaires peu surveillés annoncent des mises en place encore plus proches, mais, pour ce qu’on en connait, il s’agit plus de porte-monnaie électroniques, de monnaies faibles avec des montants limités.

« L’Europe est en retard » dit Mme Lagarde, au même moment ou le Président de la Banque de France s’active dans les médias sur le sujet.

Le Royaume-Uni a une curieuse position qui laisserait une chance au Libra comme monnaie concurrente de la sienne propre ce qui serait une erreur gigantesque. En revanche elle ne veut pas se faire dicter une technique.  L’esprit du brexit est toujours là !

L’année 2021 sera sans doute un tournant sur le sujet.

Notre position est plutôt flottante sur les aspects techniques mais claire sur les objectifs acceptables d’une monnaie numérique banque centrale.  

-        S’il s’agit de créer un simple porte-monnaie électronique avec un logiciel de paiement, les banques de crédit sont bien capables de s’en occuper, comme elles le font pour les cartes bancaires. L’intervention de la BCE dans le processus n’a aucun intérêt.

-        S’il s’agit de créer un actif anonyme, garantie par la BCE, alimentant des comptes numériques sans plafond de montant, permettant de conserver de façon sécurisée ses encaisses, et de les utiliser à toutes fins facilement, et d’un coût énergétique maîtrisé, pourquoi pas Mais les gains seront nuls si on conserve les billets et les pièces, ce qu’il faudra bien faire au moins pendant une longue période de transition.   

-        Il faut interdire absolument la Libra.

-        Il faut exiger des banques centrales et des ministres des finances que dans ce dossier ils parlent clair, aussi bien sur les objectifs que sur les moyens.

Affaire à suivre.

Covid : il n'y a plus de gouvernement ! Macron seul sur sa planète narcissique.

« Le Covid brouille les plans d’Emmanuel Macron », écrit en grand titre de première page le Figaro du lundi 3 octobre 2020.  En fait c’est l’exact contraire : « Les manœuvres politiques d’Emmanuel Macron brouille la lutte contre le Covid » et c’est la seconde fois.

 

En février 2020 Emmanuel Macron était à la manœuvre pour sortir du piège des Gilets Jaunes et se rendre sympathique aux Ecolos. Il voulait également mener le combat municipal.  Pour lui l’annonce des effets brutaux d’une pandémie nouvelle venant de Chine était un non-évènement tant il était désireux de reconstruire son image de super héros dont la brillance est un besoin psychologique lancinant pour sa psychologie problématique.  C’est qu’il en avait des nouveautés à faire valoir : la commission citoyenne sur le climat ; la liquidation de la révolte des Gilets jaunes après son exercice brillant de conférences régionalisées de plusieurs heures et un arrosage de milliards d’euros ; la « réconciliation » avec les maires méprisés dans son programme initial.

Comme les psychanalystes, Macron ne sait régler que les problèmes qu’il a lui-même créé », et en faisant payer cher le pays. Son « narratif » et les virevoltes contradictoires que lui donne une aventure égotiste et vide de sens national est pour lui la seule chose qui compte.

Mme Buzyn et son mari ont certainement bien des choses à se reprocher, mais on peut les croire lorsqu’ils affirment avoir alerté le sommet de l’état sur les difficultés considérables que poserait la pandémie. Et ils se sont certainement heurtés à un mur d’indifférence. Le Président avait d’autre affaire à penser. Le fait qu’il ait changé de Ministre de la Santé pour tenter de se sortir de la mauvaise affaire de son candidat à Paris, Griveaux, et envoyé Mme Buzyn candidater à sa place  en dit long sur le peu d’intérêt qu’il portait au Covid et l’échelle de ses priorités.  

La première phase du Covid sera totalement aberrante mélange d’impréparation, de rouerie de communicant, d’improvisation dantesque, de confusion et de retard accumulés.  Après la déroute électorale du premier tour aux Municipales, c’est le Premier Ministre qui a la main. Il reste la posture au Président. De mars à mai il va jouer la mouche du coche, laissant les ministres porter les mauvaises nouvelles, essayant de s’approprier les bonnes. Il essaie de se faire voir en chef de guerre puis en philosophe de l’espoir national. Ses discours dont totalement à côté de la plaque. Jupiter est ridicule. Les Français ne voit qu’un Narcisse dépassé et il sombre dans les sondages alors que son premier Ministre monte au firmament.

A partir de fin mai, il n’y tient plus. Il a un nouveau plan pour retrouver son rôle de super héros jupitérien et de se mettre en position favorable pour les Présidentielles. Il va changer le premier Ministre et se faire voir tous les jours à la télé pendant les vacances dans le cadre d’une communication frénétique. Pendant 4 mois il n’y a plus de gouvernement. Jusqu’à la nomination de Castex, toute le monde se préoccupe de son avenir. Après il y a les vacances et il faut se remettre en route. Macron a choisi un Premier Ministre remarquablement terne et sans charisme. Ce n’est qu’en septembre qu’on commence à se poser des questions sur l’éventualité d’une reprise massive de l’épidémie. Une fois de plus c’est le grand n’importe quoi. On n’a pas changé l’organisation médicale des urgences. Il n’y a pas de plan pour faire face à une nouvelle virulence. On a arrosé les personnels médicaux pour calmer le jeu et c’est tout. Les « il faut vraiment » et les « nous allons » se sont multiplié alors qu’on ne faisait rien. L’enjeu du « tracer, tester, isoler » est pris en compte dans les mots et c’est le grand n’importe quoi dans les faits. La politique de test est incohérente et coûteuse. Il attendre pour être testé, attendre pour avoir le résultat. Parfois jusqu’à deux semaines. Cela ne sert plus à rien. On ne sait pas traiter les clusters. L’isolement reste un slogan. Rien n’est prévu. Dans les aéroports italiens, on ne fait monter que des gens « tamponnés » et sans fièvre. On ne rentre dans le pays qu’après un nouveau test avec un résultat dans l’heure et une politique de confinement prévue et organisée. En France, on ne fait rien ou on agit dans la plus totale incohérence. De toute façon, par idéologie, Macron veut que la France soit ville ouverte pour tous les européens. Personne n’a synchronisé la politique d’accueil des écoles et universités, des entreprises, des transports. Plus personne ne sait plus qui fait quoi. Des demandes de décisions urgentes aux ARS et au ministre de la santé restent lettre morte pendant des semaines. L’indécision et la gabegie bureaucratique gangrènent tout. Castex ne pilote rien. Macron va faire le clown grotesque au Liban en même temps qu’il engage la France pour 40 ans dans un plan délirant européen à 750 milliards dont la France finira par être un payeur net et non un bénéficiaire net. Et la presse aux ordres crie au miracle. Quel génie, il sauve le monde ! L’Europe, le Moyen-Orient, il règle tout.

Un mois après c’est la panique. Les universités sont paralysées par la pandémie. On ne sait quoi faire dans les écoles, les collèges et les lycées. Les hôpitaux sont à nouveau congestionnés. Les morts remontent en flèche. Le journal Le Monde se moque de Bolsonaro qui ne fait rien au Brésil contre la pandémie alors que plus de 11000 cas d’infections nouvelles sont constatées chaque jour dns ce pays. Il ne se rend pas compte que la France en est à 16.000 à peine quelques jours plus tard ! Télétravail ou non ? Fermetures des bars des restaurants, des attroupements sportifs et culturels ? Ou non ?  Cela patine partout. Rien n’est clair. Pour se débarrasser du problème, Macron croit avoir la solution : on va confier la patate chaude aux maires et aux préfets, devenus de vrais copains.  Là-dessus le Ministre de la Santé, le médiocre Véran, petit médecin socialiste qui se pousse du col depuis des lustres auprès de Hollande et de la mitterandie, rate la marche : il prend sans concertation et sans passer par le préfets et les maires, des mesures unilatérales draconiennes à Marseille qui entraînent une majestueuse bronca. Tout part en quenouille dans la confusion. La population s’inquiète. On laisse des gens comme Hidalgo bloquer la circulation générale pour mener un combat idéologique et politicien contre la mobilité et la voiture. Alors qu’il fallait réduire au minimum l’usage des transports publics.

Les postures de l’été sombrent dans le ridicule : le plan de 750 milliards est bloqué par les pays à qui on veut faire la morale en contrepartie du pognon. Le plan de 100 milliards fait ricaner. Au Liban le Hesbollah fait sombrer toutes les velléités de compromis de Macron. La Geste Géopolitique Géniale tourne à la farce et au bide. Castex n’a pas le poids pour diriger la pétaudière ni, comme l’a fait Edouard Philippe après quelques années d’entraînement et contourner son patron, bien qu’il le sache uniquement préoccupé du « narratif » qui doit le reconduire à sa réélection et d’aucune aide pour la gestion des difficultés qui s’aggravent.

Comme en février et en mars, Macron se retrouve bloqué. Il voit tout lui filer dans les doigts et son plan de bataille pour 2021 est à remiser. Darmanin tente de jouer les Sarkozy à l’intérieur et écope d’un nouvel attentat islamiste et d’actes de guerres urbaines. LeMaire attrape le Covid. Le nouveau Ministre de la Justice essuie tempêtes sur tempêtes. La médiocre Pompili, crieuse d’écologie, doit accepter le retour des substances dangereuses dans les champs de betteraves. Il faudra abandonner une partie des merveilleuses sottises que l’inutile et dangereuse Commission citoyenne sur l’écologie a cru devoir mettre en avant. Alors que le Covid tue désormais par dizaines tous les jours, la question de la publicité perturbe le landerneau. Sans pub pour les voitures et les voyages, les journaux meurent ! Ah zut ! 

Alors oui, c’est bien la politique et l’attitude de Macron qui gênent l’action contre le Covid et pas l’inverse. Et c’est un nouveau scandale. Ce Président qui ne préside que son narratif et ne cherche qu’à régler ses difficultés psychologiques, est un danger public. Il n’y a plus de gouvernement.

Retour de l’inflation ? Une possibilité sérieuse, si…

 Après l’inflation générale à deux chiffres qui a suivi les hausses massives du prix du pétrole imposées par le cartel des pays producteurs, fin 1973, et la sévère récession aux Etats-Unis du début des années 80 provoquée par la volonté des Etats-Unis d’y mettre fin, il est généralement admis qu’il n’y a plus de risque d’inflation. La bourse, l’immobilier et les matières premières rares, ont vu leur prix s‘envoler mais ces biens n’entrent pas dans l’indice des prix à la consommation. En France, l’inflation ne dépasse pas les 2% depuis près de 30 ans.

La résolution de la crise bancaire, financière et monétaire de 2008 a imposé mondialement une inondation de monnaie banque centrale (près de 15 mille milliards de dollars dans le monde) à laquelle se sont ajoutées près de 50 mille milliards de dettes privées supplémentaires, sans inflation des prix à la consommation. Rappelons que la valeur ajoutée des entreprises du secteur marchand en France était avant l’épidémie de Covid d’un peu plus de mille deux cents milliards d’euros et que la dette avait grimpé jusqu’à près de 2.000 milliards d’euros.  En créant de la monnaie globalement à hauteur de plus de quarante fois la valeur de la production marchande française, le monde n’a pas connu d’inflation ! Un peu fort de café tout de même, surtout quand on relit toute la littérature économique sur l’inflation qui sert de base à l’enseignement de l’économie dans nos écoles et universités. Une pareille inflation de moyens de paiement aurait dû se retrouver dans les prix ! Cette bizarrerie ne fait pratiquement l’objet d’aucune étude sérieuse. Un nouveau credo s’est installé : la nouvelle économie ne connait pas l’inflation et le Covid ne changera rien à l’affaire, même si on essaie de compenser des pertes abyssales de production par des distributions de monnaies artificiellement créées.

Ce nouveau credo se doit d’être interrogé. Les sommes mises en jeu pour faire face à la crise sanitaire et sa durée sont tellement incertaines que nous risquons de graves surprises.

Un des premiers aspects qui saisit le regard est évidemment la survenue finalement assez fréquente ces dernières années de crises d’hyperinflation.  Le Liban en connait une en ce moment même. Mais l’Amérique du Sud et l’Afrique en ont porté un témoignage important. Maduro au Venezuela et Mugabe au Zimbabwe ont provoqué deux effondrements monétaires suivi d’une hyperinflation et de la réduction drastique de la production, avec ruine de la population et exode massif. L’Argentine n’est pas passé loin. Plus de 50 états ont une inflation fortement augmentée comparée à la situation d’il y a 6 ans. La hausse des prix n’est pas « à venir ». Elle est déjà parmi nous avec parfois des hausses considérables. Très peu de pays connaissent une baisse de l’inflation. En général ce sont des pays qui ont mis en place une politique stricte de désinflation comme l’Iran, dont l’inflation avait atteint plus de 40%.  Une vingtaine de pays vivent une inflation de plus de 10%.

Dès maintenant, l’inflation dans le monde est souvent forte et parfois désastreuse. Il est vrai qu’elle touche des pays habitués à une mauvaise gestion ou des pays accidentés par des tensions politiques ou militaires. Peut-on alors prétendre que l’inflation a été éradiquée pour les pays développés sérieux et ne demeure que dans les pays à problèmes de gouvernance récurrents ?

En France, l’inflation moyenne sur les 12 mois de l'année 2018 a été de 1.85%, en nette augmentation par rapport à 2017 (1%) et 2016 (0.2%). L’inflation est basse mais en hausse importante et continue jusqu’à la crise sanitaire. En Chine l’inflation en juillet 2020 est supérieure à 2.4% en dépit de la crise de Covid qui a asséché l’activité, alors que le taux de toute l’année 2017 était inférieur à 1.50%. 

Avant la crise sanitaire la pression sur les prix était réelle mais avec des résultats très faibles, la BCE ne parvenant même pas à obtenir l’objectif de 2% d’inflation pour l’ensemble de la zone Euro !

Il importe de comprendre pourquoi, si on veut apprécier, par contraste, la situation créée par la crise sanitaire.

La source de l’inflation monétaire depuis 1971 et l’abandon des changes fixes est bien connue : le système de changes flottants permet aux Etats-Unis d’accumuler des déficits phénoménaux, qu’équilibrent des excédents tout aussi importants au Japon et en Allemagne, puis en Chine et dans les autres Dragons asiatiques. Ces excédents sont recyclés dans les pays déficitaires et une double hélice de dettes se crée qui ne cesse de s’accélérer. A un moment elles deviennent problématiques et on a une crise financière et une récession associée. Ce mécanisme a été vérifié en 1973-74, 1981-1982, 1992-1993, 2002-2003, 2008-2009. La cause étant occultée ou niée, personne ne réforme quoi que ce soit et cela recommence.  A chaque fois des milliers de milliards de monnaies banque centrale sont émises que l’on retrouve dans la valeur des actifs mais pas dans les prix. Pourquoi ? Parce qu’on a ouvert l’économie mondiale aux exportations des pays à très bas salaires à partir des années 80, avec une formidable accélération à partir de la crise de 90. La différence de niveau de vie était telle et la main d’œuvre disponible tellement nombreuse que la Chine et les ex-pays socialistes ont pu capter une part majeure de la production mondiale dans la mesure où les énormes déficits extérieurs ne gênaient plus personne. Du coup les salaires ont été bridés dans les pays développés obligés de faire face à cette nouvelle compétition. Or l’inflation rampante s’accélère toujours par la hausse incontrôlée des salaires. Les récessions décennales provoquées par le système des changes flottants ont aussi pesé lourdement sur les salaires, le cumul d’un chômage de masse structurel et conjoncturel n’était pas vraiment propice à des accélérations salariales. 

Pour l’Europe la construction de l’Euro a imposé une politique financière rigoureuse (notamment depuis 1983 en France) et la stabilité de l’euro impose un contrôle des budgets par la Commission de Bruxelles. L’euro ne permet plus à la France de compenser sa sous-compétitivité accrue vis-à-vis de l’Allemagne par la dévaluation. Le rééquilibrage de la compétitivité passe obligatoirement par une dévaluation relative des salaires. En France les folies socialistes sur la durée de travail, l’âge de la retraite, la pénalisation des relations du travail et le délire de la dépense publique et donc de l’impôt, pèsent également très lourd sur les entreprises et le pouvoir d’achat.

Dans ces conditions les créations de monnaies se sont retrouvées dans les marchés financiers et dans l’immobilier. Les prix immobiliers ne sont pas pris en compte dans l’indice des prix. Donc pas d’inflation !

La crise de 2008 était pour l’essentiel une crise de surinvestissement boursier, bancaire et immobilier. La bulle a explosé créant un trou béant dans les comptes des banques. Les banques centrales ont créé 15 mille milliards de dollar de monnaie pour sauver le système bancaire. Un trou financier se trouvait ainsi compensé par une création financière. Il s’est agi en quelque sorte de jeux d’écritures assez virtuels. Evidemment la récession post éclatement de la bulle, elle, a créé du chômage et une pression à la baisse sur les salaires empêchant tout emballement inflationniste.

Les mécanismes décrits n’ayant pas été corrigés, la pression à la hausse sur les prix à la consommation est restée très faible. La petite hausse constatée dans les pays occidentaux a été provoquée par la reprise économique mondiale ou des circonstances de marché ou des tensions politiques. Jusqu’à l’arrivée de l’épidémie de Sars-Cov-2, le risque d’inflation était nul en France.

Les pays qui ont connu une hyperinflation sont pour l’essentiel passé par trois phases :

-        L’effondrement de la monnaie sur le marché des changes

-        L’effondrement conjoint de la production

-        La création de monnaie administrative en quantité astronomique.

Ce n’est jamais une inflation rampante qui s’est tout d’un coup emballée. Le Liban donne une parfaite image de ce mécanisme. L’effondrement monétaire à précédé l’hyperinflation.

Il faut garder en tête ce mécanisme. La mauvaise gouvernance et des taux de dettes astronomiques peuvent casser les changes dans un système de changes flottants non régulés et provoquer un effondrement économique. C’est un risque qui n’est pas négligeable pour la France.

Comment la crise sanitaire vient-elle s’insérer dans ce système inchangé ?

L’énorme différence tient à la nature de la crise. On a supprimé l’essentiel de la production pendant deux mois et des secteurs vont tourner avec un chiffre d’affaire fortement réduit pendant des mois. Les calculs les plus savants parlent d’une perte annuelle de production autour de 10%. En fait il ne faut pas oublier que le secteur public entre dans le calcul du PIB. S’il a réduit sa « production » (on parle de 17%, ce qui est énorme) il n’a en rien réduit ses rémunérations qui seules sont prises en compte par les statistiques de PIB.  La baisse globale de 10% sur le PIB global d’environ 2.500 milliards est à imputer sur la seule économie marchande dont la valeur ajoutée est de 1.250 milliards.  Les 250 milliards de pertes de production s’appliquent donc à ces 1.250 milliards. La perte est de 20%, pas de 10%.

Ces pertes ne sont pas toutes définitives, une partie des décisions d’achat ont été simplement différés et on fait l’objet d’un rattrapage pendant l’été. Mais une grande partie de la production perdue l’est définitivement. Le revenu correspondant à cette production n’est pas apparu. Il a été largement compensé par des versements d’état. Mais il est facile de comprendre que le circuit économique ne se boucle pas.  Une partie de l’argent versée va chercher ses produits à l’étranger, aggravant les déficits commerciaux français qui ont flambé depuis le confinement. D’autres achats se sont concentrés sur des secteurs en déficits de production et de stocks où ils ont déclenché une hausse des prix. Les autres secteurs, qui captaient une part importante du revenu, comme les voyages, l’hôtellerie, les sorties culturelles, ont été boudés par la clientèle par crainte du virus. La perte de recettes est massive. Les stratégies de prix ont été très variés : certains ont fait des offres attractives en baissant leur prix. D’autres ont eu une stratégie de réduction de leur offre en montant leur prix.  100 milliards d’épargne à court terme se sont immobilisés dans les comptes en banques et les bas de laine, à hauteur de la perte de confiance dans l’avenir. Si ces sommes venaient à se déverser sur les marchés, les tensions sur les prix seraient immédiates faute de production et de stock.   

Cette situation est susceptible de durer jusqu’à la fin 2020 et sans doute aussi en 2021. On commence à voir les prix déraper dans certains secteurs. Il n’est pas impossible qu’en continuant longtemps de compenser le revenu de production en l’absence de production, une certaine inflation se déclenche.  La hausse du chômage est censée jouer en sens inverse en pesant sur les salaires, ainsi que les importations. Si ce schéma est exact, les hausses seront donc plutôt ponctuelles et dépendant de la situation mondiale des marchés.  

Le consensus est qu’il y aura une certaine hausse de l’inflation mais relativement contenue et de nature à faire diminuer le coût des dettes  et à grignoter le surplus de pouvoir d’achat distribué sans production correspondante.  

Sauf en cas d’accident systémique ! L’énormité des dettes supportées par les Etats peuvent à tout moment provoquer une crise de confiance mondiale et des mouvements incontrôlables. La rupture des changes dans un pays parti à la dérive y apporterait dans la minute une énorme inflation. On dira qu’en France et en Europe l’Euro nous protège ! Mais si l’Italie et la France connaissent le même krach que la Grèce, l’Eurozone sautera.

A contrario il n’y a pas pour la France de relocalisation massive possible de production compte-tenu de la non-compétitivité du pays dans le cadre de l’Eurozone. Il faudrait pour cela une dévaluation et un contrôle des échanges, des instruments dont nous nous sommes volontairement privés. L’Euro s’apprécie vis-à-vis du dollar, ce qui est totalement incompatibles avec la relocalisation. On ne pourra relocaliser qu’à base de subvention en creusant les dettes et en créant des distorsions dans la compétition. Ou en prenant l’argent sur les pensions des retraités et en resurtaxant les « riches ». Tout cela n’a rien de durable. Les Enarques croient pouvoir jouer à ce jeu de bonneteau qu’ils pratiquent depuis 1983 avec les résultats que l’on sait. L’Europe fédérale, à ce jeu, ne protège plus que les pays excédentaires, et accable les pays qui se sont laissé aller à casser leur compétitivité comme la France.

Lorsqu’on voit la masse des difficultés anciennes et l’énormité des complications nouvelles, la persistance de systèmes inefficaces, dysfonctionnels et  chaotiques, l’inadaptation des politiques qui sont menées sur la base de réflexes d’un autre temps (comme la relance keynésienne en système changes flottants dont on sait qu’elle ne marche plus depuis celle de Chirac en 1975), l’irrationalité des contraintes que l’on accepte aux noms des petits oiseaux et du réchauffement climatique, le fait que partout on ne respecte plus aucun des principes avec lesquels on a justifié l’édification des nos institutions économiques, on ne peut qu’être troublé.

La prévision devient un exercice impossible. On en est réduit à constater des « surprises ». Aux Etats-Unis une de celles qui fait parler aujourd’hui c’est une hausse des prix soutenue et imprévue, largement liée à la hausse des produits importés du fait d’une dévaluation assez forte du dollar.   Même si le raisonnement permet de juger qu’en Europe une inflation sérieuse est difficile à imaginer, la complexité de la situation, l’inadéquation des politiques, la persistance des erreurs d’organisation, l’impossibilité de certaines réformes indispensables, tout laisse penser que quelque chose peu lâcher. Et cela pourrait bien être le niveau des prix avec une inflation beaucoup plus forte qu’anticipée.

Harcèlement contre la médecine libérale

Dans notre article précédent nous avons dénoncé le scandale d’une camarilla des hauts-fonctionnaires incapables qui, en dépit des résultats catastrophiques de la politique qu’ils ont menés face à la crise sanitaire se permettaient, en dehors de tout cadre démocratique, de détailler directement dans la presse les mesures qu’ils comptaient prendre pour faire du tort à la médecine libérale. Notre critique était plus institutionnelle que médicale.

Du coup nous avons été amenés à nous pencher un peu plus sur la politique menée ces derniers temps vis de la médecine libérale. Et qu’avons-nous découvert : un formidable harcèlement. Tous les maux de la médecine sont attribués aux médecins libéraux ! Leur nombre et leur formation : encadré s; leurs prescriptions : encadrées avec un système de surveillance policier et la possibilité donné à des fonctionnaires de ruiner leur carrière ; leur chiffre d’affaire : encadré ; leur revenu : encadré. Leur travail : rendu impossible par les tracasseries administratives.  Et maintenant voilà qu’on veut en faire les boucs émissaires. L’Enarque Macron a fait défiler les médecins publics sans inviter le moindre médecin libéral. Les mesures envisagées visent à créer des kholkhoz de médecins avec perte du choix du lieu d’installation. Les apparatchiks parlent aux koulaks ! Une ségrégation insultante s’est mise en place où les 16.000 femmes cat A qui peuplent le ministère de la santé sont intouchables, et où il est impossible de sanctionner les incapables qui nous ont mis face à la crise dans des conditions d’impréparation impardonnables, mais où les médecins libéraux qui ont été abandonnés en première ligne face à la crise sont marqués au fer rouge.

On a parlé pendant des mois uniquement des malades passés par les hôpitaux publics. On n’a applaudi que les personnels des hôpitaux publics. Mais la vérité commence à être claire pour tout le monde. On sait aujourd’hui que pour une personne passée par l’hôpital public, il y a eu 20 à 30 fois plus de passages en consultation libérale. Que les médecins et les personnels soignants libéraux ont été en première ligne sans aucune protection. Qu’ils ont été laissés sans aucune indication sur le mode de prise en charge. Qu’ils ont du improviser des traitements et qu’ils ont suivi en masse le professeur Raoult qui disait à raison que le traitement antiviral devait être administré le plus tôt possible. Alors que le Buzyn puis Véran s’acharnaient à dire aux malades symptomatiques de rester chez eux sans traitement où ils infectaient leur famille et voyaient la maladie s’aggraver, les médecins essayaient de faire ce qu’ils pouvaient. Les querelles imbéciles entre clans ont fini même par cette mesure scandaleuse :  interdire sous peine de sanction le seul traitement ayant un certain effet. Le résultat, nous le connaissons : des dizaines de médecins libéraux morts, des centaines d’assistants de vie ou d’infirmières libérales décédées du virus parce que laissés sans protection. Et une gestion des services d’urgence catastrophiques dont les résultats commencent à devenir public : 98% de décès pour les personnes de plus de 80 ans ; 50% de décès en moyenne. Le seul traitement a été au début la mise systématique des gens en réanimation et pour des durées trop courtes. Le seul rôle des infirmiers et médecins : retourner les malades intubés dans leur lit avant de les envoyer à Paris au frigo de Rungis.  A la fin, les ambulanciers ne venaient plus chercher les malades de plus de 80 ans. Les statistiques de décès n’ont pas pris en compte les Ephad pendant des semaines. Elles n’ont jamais pris en compte les décès à domicile.

Et au bout du processus de mensonges et d’inefficacité, radio-macron a laissé la parole à des fromagers pour qu’ils fassent porter le message que c’était la faute des médecins libéraux. Vous direz : qu’est que c’est que cette histoire de fromager ? Et bien oui, une chaîne de la TNT faisait venir un fromager considéré comme truculent qui avait comme seul message inlassable : les médecins libéraux sont des riches et des fainéants. La crise sanitaire, c’est de leur faute ; la situation des urgences c’est de leur faute etc. Une vraie abjection ! Jusqu’au jour où un médecin a décidé de réagir. Un certain Jérôme Marty a répondu au fromager.  Une claque magistrzle qui l'a fait taire. Puis il a écrit un livre « Le scandale des soignants contaminés » chez Flammarion qui justement montre que les médecins libéraux ont été gravement touchés par l’épidémie et pratiquement eux seuls dans le système médical. Les 16.000 fonctionnaires cat A des ARS et des services centraux du Ministère de la santé sont eux restés bien au chaud.  

Le système sanitaire français est une catastrophe. La gratuité totale des soins et une catastrophe. L’organisation soviétique de la santé est une catastrophe ; la bureaucratie fascisante qui règne en médecine est une catastrophe. Qu’on ne croit pas qu’il s’agisse seulement d’un aspect droite-gauche. Madame Bachelot voulait que la vaccination contre le H1N1 soit faite par tous sauf les médecins libéraux. L’abruti socialiste Véran interdit aujourd’hui que les tests de détection de la contamination soient faits par les médecins, les infirmières libérales et les pharmacies. Résultats : les laboratoires n’ont pas le personnel pour faire face à la demande et les queues s’allongent partout devant leur porte.  C’est exactement la même mentalité.  Mme Bachelot après un tour comme comique de télévision n’a pas hésité une seconde d’être recrutée comme potiche dans le gouvernement Macron2, après avoir proféré cette sordide idiotie : c’était aux médecins libéraux de se procurer des masques, alors que le gouvernement a interdit toute distribution et s’est réservé tous les masques existants ou commandés.

Lorsque les socialistes de l’Union des Républiques Socialistes ont massacré leurs paysans, la pénurie s’est installée pour des décennies. A chaque disette ou famine, on incriminait le paysan. La mentalité qui prévaut en France en matière de médecine ne vaut guère mieux. Elle contamine tous les milieux politiques avec un cluster massif : la haute fonction publique socialisante et les politiciens médiocres qu’ils acceptent de promouvoir, avec des relais minables dans la presse.   Nous avons en France les mêmes pénuries et les mêmes injustices, 30 ans après la chute de l’URSS.

Il faut radicalement changer le cours des choses.  De même que l’URSS a fini par disparaître, il faut faire disparaître le système taré actuel.

Première mesure : se débarrasser d’Emmanuel Macron, jeune cinglé, et de sa cour de hauts-fonctionnaires socialisants et/ou soviétisants.

Seconde mesure : interdire le mélange politique et haute administration en interdisant des carrières politiques à des hauts fonctionnaires, sauf s’ils démissionnent de leur statut.

Troisième mesure : sanctionner durement les autorités défaillantes responsables du désastre de la gestion de la crise sanitaire.

Quatrième mesure : renvoyer les 16.000 femmes fonctionnaires cat A du Ministère de la santé avec obligation de trouver du boulot dans le privé. Au moins elles seront ce qu’est un vrai travail.

Cinquième mesure : mettre fin à la gratuité absolue du petit risque.

Sixième mesure : rendre le pouvoir médical aux médecins, en démantelant les ARS et en changeant le système de pilotage de la médecine.  Redonner la liberté aux médecins d’engager les traitements qu’ils jugent bons., les erreurs et les abus étant seuls sanctionnés a postériori.

Septième mesure : s’appuyer massivement sur le secteur libéral pour lutter contre la crise en les engageant massivement dans les tests, et dans l’administration de tout traitement utile.

Huitième mesure : cesser de subventionner certaines chaînes de la TNT qui se sont montrées particulièrement lâches et toxiques pendant toute la crise sanitaire et virer les intervenants qui se sont mis vilement au service de la haute fonction publique socialiste pour faire leur carrière.  

Radical ? Un peu. Mais absolument nécessaire avant l’effondrement total de la médecine en France.

 

Un scandale honteux : quand la grande presse nationale baisse pavillon devant l'Enarchie

Mort du journalisme et de la démocratie

Un nouveau stade de l’Enarchie a été atteint.

On sait que nous défendons ici l’idée que la République a été à peu près totalement subvertie par l’Enarchie compassionnelle, qui règne sans partage sur une France rétrécie par sa dissolution dans un ensemble européen en perpétuelle « construction ». L’élection de Macron, dans le cadre de ce qu’il fait bien appeler un pronunciamiento de hauts-fonctionnaires, avec une direction du pays réduite aux élucubrations d’une dizaine d’Enarques bien en cours, et la folle concentration des pouvoirs entre les mains d’un président au psychisme problématique, ne pouvait qu’aggraver le phénomène.  La presse, en faillite et ne tenant que par les aides d’Etat, vient de prouver qu’on entrait dans un nouveau monde. Ce ne sont plus les ministres qui expliquent dans la presse ce qu’ils vont faire (la bande d’inconnus, choisis parce qu’ils ne sont rien, ne fait que chanter la geste présidentielle) mais les fonctionnaires eux-mêmes qui se sont totalement autonomisés.  

La crise sanitaire a montré la formidable indigence du système de santé français, entièrement phagocyté par une bureaucratie terrifiante et incapable qui empêche les vrais professionnels d’exercer leur métier, sous la direction de familles de fonctionnaires socialistes gavées depuis l’arrivée au pouvoir de Mitterrand. Le symbole de cette dérive est naturellement cette extraordinaire prolifération de postes de fonctionnaires féminins de catégorie A, le sommet salarial de la hiérarchie des fonctionnaires) : 16.000 femmes fonctionnaires du ministère de la santé sans aucune connaissance médicale à Paris et dans les régions, dont personne ne sait à quoi elles peuvent bien passer leur temps et qu’on préférerait voir remplacer par 6.000 spécialistes et 10.000 généralistes ! Après tout, eux soignent des malades. La crise a aussi montré l’hostilité de ces fonctionnaires aux médecins « libéraux », tenus à distance, au profit des structures publiques, toutes à la dérive.

Lisons le Figaro du 4 septembre 2020. Qui nous explique ce que va être la politique de la Sécurité Sociale ? Le Ministre de la santé ? Oh que non ! Il a trop à faire à chasser le Marseillais. M. Fatome (Thomas) présente l’action de la CNAM directement, loin de la « tutelle ». Qui est M. Fatome nouveau patron de la Sécurité Sociale ? Un énarque de la promotion Averroes qui a fait une longue carrière dans les cabinets ! Quelle surprise ! Que va faire ce Monsieur ? « Emmerder les médecins libéraux », aurait dit George Pompidou ! C’est bien l’urgence. On veut d’abord les forcer à entrer dans un machin, les CPTS, dont ils ne veulent pas. Que cache ce sigle bureaucratique en diable : les « communautés professionnelles territoriales de santé », une forme de kolkhoze médical. Ensuite on leur demande de rentrer dans la SAS, un service d’accès aux soins qui a pour but de faire absorber aux libéraux l’échec de l’hôpital public qui est totalement désorganisé par les 35h notamment aux urgences. Les malheureux qui travaillent 50 heures par semaine doivent prendre en charge ce que les fonctionnaires aux 35 heures ne veulent plus traiter. Dernière méchanceté : la CNAM en a assez de payer le prix fort pour des visites aux médecins. Ils pourraient se contenter de faire de la télémédecine à trois balles, ce qui réduirait les besoins de financement !  Après avoir tué l’hôpital et la médecine publique l’ENA , s’inquiéte de tuer la médecine libérale !

Qui osera dire que ce Monsieur Fatome devrait être renvoyé à coup de pied aux fesses et obligé à faire des ménages à l’hôpital public pendant 20 ans pour lui apprendre ce qu’est la vraie vie ?

On progresse ! Sur fond de désastre sanitaire, la bureaucratie est triomphante et sans remors.

Heureusement, nous avons Le Monde. Dans le numéro du même 4 septembre 2020, une date à immortaliser, est publié à la page 23, un article d’une page entière, sur quatre colonnes, censé expliquer comment la santé publique doit être rénovée pour bénéficier d’un nouveau souffle (sans respirateur allemand). Les malades intubés apprécieront.

Qui rédige l’article ? Madame Marie-Caroline Bonnet-Galzy. Eh oui : les femmes modernes sont désormais affligées en majorité de nom double, ce qui complique le travail des commentateurs. Qui est cette bonne dame d’œuvre sanitaire ? La présidente d’un organisme public : Santé publique France, l’ancienne Agence Nationale de la Santé publique. Là il a un truc : quand on parle de santé publique il faut comprendre Santé Publique France. L’organisme précède la fonction. Améliorer la santé publique, c’est renforcer lourdement l’organisme bureaucratique. C’est que notre Marie-Caroline n’est pas n’importe qui ! Comme Hollande, elle a fait HEC puis l’ENA. Elle est Conseiller d’Etat en service extraordinaire.  Elle a travaillé à Lille avec Mme Aubry. Elle est 100 % socialiste école mitterrandiste.

Que propose ce génie de la santé et de l’éthique qui avait pour mission d’avertir de la pandémie et de s’y préparer et qui n’a rien fait du tout, (vraiment rien du tout) avec les conséquences que l’on sait. L’échec l’encourage à écrire qu’il donne « une occasion unique de faire progresser les deux piliers de la santé publique », en un mot la prévention et le soin. Nous avons été nuls : donnez-nous des moyens supplémentaires. Mais surtout pas de règlement de compte. Nous n’en avons aucun à rendre. Suit un inventaire à la Prévert de tous les domaines de la prévention où il faudrait redoubler de postes et de dépenses. Tous les ministères devraient avoir une cellule santé publique prévention, avec évidemment toutes les déclinaisons locales souhaitables. Sur des dizaines de sujets de la pédo psychiatrie à la prévention des risques sanitaires des adolescents, il faut E-T-O-FF-ER les effectifs. En allant loin dans le régional et le local, bien sûr (tout service départementalisé voit ses effectifs multiplier par cent). Prévision et prévention doivent voir exploser les moyens humains et financiers. Toutes les filières (sciences humaines, dures, santé, politique, économie, sociologie et surtout les trois petits points de rigueur puisqu’on vous a dit TOUTES  …). Et attention : l’inégalité ! Il faut l’étrangler à la racine. Il faut : yaka ! Et « au plus profond des territoires » !

Naturellement l’organisation chargée de la prévention (on a vu) et de l’organisation des traitements (on a vu aussi) serait la principale bénéficiaire des nouveaux fonds et effectifs pléthoriques. Parkinson était un gamin. Pourquoi pas recruter 16.000 nouvelles femmes fonctionnaires cat A ?

Un gouvernement normal aurait licencié les incapables qui, à la tête des institutions de veille sanitaire, auraient autant failli. En particulier nos deux auteurs d’articles de journaux. Mais entre Enarques, cela ne se fait pas. Surtout entre énarques socialistes nommés par Marisol Touraine et adoubés par Mme Buzin.

Irresponsables et coupables ! Pourquoi se gêner ? Et ne pas en redemander ?

Le plus grave est l’état où en est réduitla PQN qui laisse désormais ses colonnes directement entre les mains des énarques fonctionnaires nommés. La politique ne se fait plus au parlement. Elle se décide entre condisciples sur le banc gauche de l’école nationale d’administration et s’expose sans frein dans des colonnes abandonnées par le journalisme pour devenir de simples vitrines pour fonctionnaires cupides et avides d’effectifs et de budget. Il n’y a ni commentaire ni avertissement.

Voir d’anciens grands journaux devenir des bulletins paroissiaux de l’ENA a quelque chose de répugnant. On comprend pourquoi plus personne ne vote. Ce qu’on voit disparaître en ce début d’été, c’est tout simplement la démocratie.

Il appartient aux partis de digérer les rapports des hauts fonctionnaires et de les transformer en politiques proposées au pays. Pour cela il faut que les fonctionnaires ne tiennent pas les partis et interdire l’élection des fonctionnaires dans les assemblées qui fixent leur rémunération. Il faut que les fonctionnaires incapables soient sanctionnés.  

L’encadrement mortifère de la médecine libérale est une politique qui doit se discuter au parlement, au minimum avec une couverture journalistique de qualité. Les organismes de veille sanitaire qui ont failli doivent être dissouts et leurs dirigeants renvoyés. Jamais des dirigeants fonctionnaires ne doivent s’adresser directement à la presse sauf pour répondre à des critiques ou des observations médiatisées par les politiques.

N’attendons évidemment pas cela ni de Macron ni de Castex. Mais qu’au moins la PQN fasse attention à ne pas sombrer aussi bas dans les bras de cette « énarchie compassionnelle » pantagruélique, qu’il faut détruire !

Oui il faut séparer le politique et la haute administration. La Nation n’a pas à être à ce point au service d’une secte qui a montré une incompétence et une avidité pharaoniques depuis 40 ans, avec ce merveilleux triomphe qu’aura été la prévention et la gestion de la crise sanitaire.  

La France est-elle en train de créer une magnifique industrie de l'éolienne ?

Une réponse à une question de M. G. Maleplate

Il y a deux manières de défier la pollution et en particulier celle qui aggrave le réchauffement climatique. La première est de considérer qu'il est possible, par la technique, de trouver des solutions moins consommatrices de ressources naturelles et moins productrices de rejets, ce qui se fait en Occident depuis des décennies, en accélérant le mouvement pour tenir compte des coûts externes éventuellement sous-estimés jusqu'ici.  La seconde est de tenir pour acquis que cela ne suffira jamais et qu'il faut restreindre la production et la consommation de façon drastique en accumulant les mesures extrêmes qui baissent le pouvoir d’achat tout en accumulant des dépenses terrifiantes financées par les déficits et la dette.

La seconde méthode n’a, en France, aucun intérêt, parce que les enjeux urgents voire cruciaux du climat n’y sont tout simplement pas présents de façon significative. L'envahissement par les plastiques se fait majoritairement en Asie et en Afrique. Le rattrapage de croissance, qui a créé plusieurs centaines de millions d'emplois dans ces deux zones, s’est traduit et continue de se traduire par une pollution et une consommation d'énergie non compatibles avec des objectifs climatiques raisonnables, quels qu’ils soient. Et toutes les associations mobilisées par la pauvreté internationale hurlent qu’il y a encore quelques centaines de millions à enrichir !  

Tant que la renverse de la natalité mondiale, prévue pour la fin du siècle par les plus optimistes, n'aura pas eu lieu, et tant que ces pays n'auront pas fait les efforts déjà réalisés par les meilleurs en Occident pour atteindre un niveau de vie correct, rien ne se passera sur le front des résultats concrets. Rappelons qu'il se créé dans le monde l’équivalent de 50 villes de la taille de Paris tous les six ans et qu'elles sont polluées à mort. On raserait Paris et les capitales régionales françaises, l'effet sur le réchauffement climatique global serait nul. L'urgence climatique en France n’existe pas. La France bénéficie d’un bilan carbone d’une qualité que la majorité des pays seront incapables d’atteindre dans le siècle qui vient, sauf surprise phénoménale. L’exemplarité a ses vertus mais pas au point de se ruiner pour rien.  

Lorsque les pays pétroliers, fin 1973, ont entrepris de nous rançonner, la réaction de l’Etat français a été d’imposer des économies drastiques d’énergie, de taxer sauvagement le carburant et de créer une industrie électronucléaire massive. Pleinement souveraine, la France pouvait prendre ce genre de décision sans l’avis de personne. De quelques centrales nucléaires, on est passé rapidement à 50. On a couvert ainsi 75% de nos besoins d’électricité et près du quart de nos besoins globaux d’énergie. Framatome a fini par développer une technique proprement française. L’ancien monde !

En même temps qu’était créée cette industrie, le gouvernement imposait le chauffage à l’électricité dans les immeubles collectifs neufs et créait le TGV pour concurrencer l’avion, trop pénalisant en pétrole. Il a donc fait apparaître deux industries, le nucléaires et le TGV à vocation interne mais aussi d’exportation. Quelques soient les erreurs de Giscard, Chirac et Barre, principalement sociétales et fiscales, la croissance s’est maintenue jusqu’en 1980 sans augmentation monstrueuse de la dette.  En réduisant la facture pétrolière, ils ont réduit de surcroit et considérablement l’empreinte carbone de la France qui depuis a toujours été meilleure que celle des autres.

Pourquoi ne pas, en-effet, imaginer que sous l’effet d’un volontarisme souverain la France se lance à nouveau dans une grande aventure industrielle dans les énergies « vertes », à commencer par les batteries, les voitures électriques, les éoliennes, les chaudières créant de la chaleur et du froid sans prélever de gaz ou de pétrole, les panneaux photovoltaïques, des moteurs d’avion non polluants etc. ? Et que nous puissions, grâce à ce mouvement magnifique, conquérir le monde et créer des millions d’emplois avec un bilan carbone positif (moins d’énergie fossile à effet de serre, non reproductible, consommée dans le processus de production que d’économies produites) !

Ce rêve se heurte malheureusement à la terrible réalité qui s’est imposée avec l’arrivée de Mitterrand et la destruction radicale de la compétitivité française par ses gouvernements socialistes et ceux qui se sont succédé depuis et notamment par ceux de Rocard et de Jospin qui ont, circonstance aggravante, détruit le pays en phase de haute conjoncture internationale. Encore bravo ! Les gouvernements de Hollande ont aggravé l’état d’un pays économiquement grabataire. Les errements du « narratif » du Président Macron, cette espèce de chanson de geste qu’il nous impose et qui n’a aucun rapport avec les réalités, ne font hélas rien pour améliorer réellement les choses, en éludant ou compliquant systématiquement les réformes radicales nécessaires. Ce garçon imaginatif et malade de théâtre (d’ombres), fait marcher la France à côté de ses pompes.

La France présente un formidable spectacle, aujourd’hui : des millions de chômeurs, bientôt trois mille milliards de dettes, des déficits monstrueux dans tous les domaines, une société étrillée et disjointe. La lourdeur fiscale en France est unique dans le monde développé.

Surtout, cette France massacrée n’est plus souveraine. A force de se voir comme un camaïeu de territoires destinés à se fondre définitivement dans une Union européenne mythifiée, la France est ligotée dans une réglementation et une procédure de gouvernance qui ne lui permettent plus d’investir de façon autonome dans des industries d’intérêt national en se protégeant du monde extérieur. A 26 membres, si on considère le Brexit comme fait et sans conséquences, aucune décision du type de celles prises au début des années 70 en France n’est plus possible. S’étant lancée, pour contrer le Covid, dans la gabegie infâme de 500 milliards de dépenses publiques à fonds perdus, elle n’a plus réellement de ressources pour investir seule dans quoi que ce soit.

La France n’est plus compétitive et ce qu’a montré l’affaire des masques, c’est que la production nationale triomphe jusqu’au moment où la production chinoise se remet en route. Quand on parle de production « nationale », il faut bien voir qu’étrillée dans le cadre de la zone Euro comme dans celui de la mondialisation financière effrénée et déséquilibrée, la France a été privée de ses anciens grands groupes devenus presqu’exclusivement des sociétés apatrides dont les plus françaises n’ont guère plus de 40% de capitaux détenus par des Français.

Ce qu’a montré l’histoire des trente dernières années, c’est l’abandon de l’industrie française, la montée d’une énarchie sans limite, avec un ensevelissement de toutes les activités dans des normes et réglementations absurdes, tentaculaires et « indémerdables », la destruction de la société dite « bourgeoise » et son dynamisme,  l’épanouissement d’un socialisme étouffant et bureaucratique qui pousse nombre de salariés à faire ce qui veulent et à peine plus, les déséquilibres monstrueux partout, l’accablement fiscal et la cession de nos prérogatives à l’Europe.  Dès lors on ne peut même plus rêver de conserver efficacité et compétitivité. Le secteur électronucléaire est en état de mort cérébrale. Nos constructeurs automobiles résistent par leurs usines extérieures. Le TGV est un échec commercial international quasiment complet et un gouffre en France. Airbus a été donné aux Allemands et se trouve dans une situation tragique. Notre aviation souffre comme jamais. Reste le luxe et le tourisme… si jamais le corona virus le veut bien.  

N’oublions pas que, de 1980 à 2020, le revenu moyen français a stagné. Il n’y a plus eu de croissance depuis 40 ans. Merci Mitterrand et ses continuateurs ! Merci les Enarques compassionnels qui se succèdent à la tête fusionnée de l’Etat et des instances politiques, tout en cédant leurs prérogatives en masse à des institutions étrangères et en acceptant une organisation économique et financière, notamment de change, totalement désastreuse. La baisse cette fois-ci de plus de 20% de l’activité sur un semestre au premier semestre 2020 n’a montré aucun impact sur le réchauffement et la pollution générale.  Tout le monde sait qu’on baisserait de 50% cela n’aurait toujours pas d’impact. Mais toutes les énergies se mobilisent pour tuer un peu plus l’économie et rendre la situation effarante, avec des sophismes déroutants de sottise et d’inculture économique, comme cette idée qu’il suffit que cela coûte plus cher pour que cela crée plus d’emplois.

Alors il faut le constater avec tristesse, il n’y a strictement aucune chance que, dans le cadre actuel, se développent des industries françaises majeures capables comme en 1974 de créer des productions correspondant aux exigences nouvelles de la situation.

De tous les produits concernés, les éoliennes sont certainement ceux qui auront le plus de difficultés à s’imposer comme grande industrie nationale. Le projet éolien en France est une catastrophe tous azimuts. Etant passé il y a quelques heures devant le parc éolien situé autour des Gouvets dans l’arrière-pays du Mont Saint Michel, il était facile de constater que la douzaine d’entre elles, visibles ,étaient à l’arrêt ! L’aspect esthétique est navrant. L’efficacité écologique est douteuse : plusieurs livres et études ont démontré que le bilan carbone du cycle de l’éolienne était négatif ! En gros plus on crée d’éoliennes, plus on aggrave le bilan carbone de la terre !  Le mécanisme financier mis en place est une ruine pour l’Etat français et pour le contribuable qui achète une énergie trop chère le plus souvent à un moment où il n’en a pas besoin, sans pouvoir rétroagir le moins du monde. Et les paysages sont dévastés.   

La seule voie raisonnable semble se trouver vers la construction d’énormes fermes éoliennes marines qui cumulent puissance et coûts tolérables. On parle désormais d’atteindre 50 Euros le Kwh, malheureusement sans préciser s’il s’agit d’un Kwh utile ou s’il est largement perdu faute de pouvoir l’utiliser au moment où il est produit ou de savoir le stocker. L’ensemble du cycle économique de l’énergie éolienne ne se retrouve pas dans le chiffre de 50 Euros par Kwh. Tous les coûts de distribution manquent. Et une bonne partie des coûts de fabrication, engagés à l’étranger.

Presque tous les parcs européens sont fournis par Siemens-Gamesa qui s’appuie sur des produits chinois.  Les Français dans cette affaire font surtout les travaux en béton en mer ou les différents appareillages pour tenir les éoliennes non implantées dans le sol. Et en partie le montage, quand il n’est pas sous-traité à des étrangers.  La pression sur les coûts et la contrainte de temps fixée arbitrairement imposent le recours massif à la Chine ! La France monte et assemble les produits des autres et la Commission Européenne interdirait à la France de contrer Siemens Gamesa s’il elle décidait de le faire. L’impact écologique des productions chinoises et du transport vers l’Europe est introuvable dans les rapports accessibles.  La valeur ajoutée sérieuse est en Chine avec une bonne partie de la technologie. 

Autre ennui, l’impact des énormes fermes en mer sur le milieu naturel est l’objet de nombreuses interrogations. Leur résistance, dans les conditions marines, à 20 ans, n’est pas claire. La coexistence des activités littorales sur la première bande côtière n’est pas vraiment maîtrisée. On est encore beaucoup dans la Com’.

La méthode qui consiste à se donner des objectifs quantitatifs dans un délai court est anti-économique et antifrançaise. Il faut garder de la souplesse pour faire face aux aléas techniques et économiques. Et cesser les financements publics. Cela fait maintenant de très nombreuses années que des fermes marines d’énergie sont installées. Il est temps qu’elles deviennent rentables.  Rien n’est totalement maîtrisé dès que l’on parle d’assurer les besoins réels des consommateurs, c’est-à-dire de fournir de l’électricité au moment où il en a besoin. Aucune des problématiques de stockage de masse n’est totalement intégrée dans le calcul économique ni ce qu’on devra faire lorsqu’on sera en déficit de production, après avoir détruit l’électronucléaire par idéologie. On nage dans l’approximatif.

Rappelons que le prix du Kwh électrique pour le consommateur français est 0.1506 € TTC, soit un peu moins du tiers du coût de production de l’éolien en mer et que ce dernier doit encore être distribué et couvrir de nouveaux coûts. Le fuel domestique fournit pour sa part du KWH à 0.101€. Mme Pompili vient d’interdire de s’en doter après 2020.  La facture énergétique des Français pour leur usage final va donc exploser. L’impact sur la baisse éventuelle du réchauffement climatique moyen ne sera pas appréciable en millièmes de degré.  Mme Pompili n’a même pas tenté de le faire calculer. On ruine les Français par vertu écolo et surtout carriérisme politicien en s’aveuglant volontairement.

La France mène en matière d’éolienne, une stratégie de dépense effarante sans aucune création de filière industrielle et sans aucun impact sur le réchauffement climatique. Il est malheureusement certain que dans le cadre actuel, et avec les mentalités nouvelles que les réseaux sociaux stimulent, il ne peut pas en être autrement. Comme pour les masques, les objectifs globaux, dans l’état d’impécuniosité du pays, consiste à importer, en creusant nos déficits, pendant que les excédents allemands et chinois, déjà totalement anormaux, enflent sans mesure. Cela ne trouble personne alors que des telles dérives sont censément interdites par des traités internationaux abandonnés de facto.

Il n’y a aucun bénéfice à attendre, quelque soit le point de vue auquel on s’attache, de cette politique de curetons cinglés de la pureté écolo, saisis par la débauche démagogique du politiquement correct outrancier, politique qui est reprise avec gourmandise par l’Enarchie Compassionnelle pour justifier la perpétuation de son emprise.   

La ruine des Français est au bout du chemin. Pas une belle industrie des éoliennes et encore moins la fin du réchauffement climatique.

La farce du "Ségur de la santé"

Combattre furieusement l'idée d'agences départementales de santé

Lorsqu’une réforme de l’Etat est rendue nécessaire par un constat affligeant de carence ou d’abus administratifs, on confie le travail à ceux-là mêmes qui ont créé la situation. Il devient certain que rien ne changera vraiment et que, pire, le résultat sera une aggravation bureaucratique. Il faut toujours chercher dans les plans proposés, dont malheureusement la presse n’est saisie que de la partie émergée, la mesure clé qui permettra le tour de passe-passe. Elle est en général noyée dans un flot de bonnes intentions et conforme à l’idée de manœuvre qui plaît sur le moment. Quelques années plus tard seulement on découvre que la réforme a aggravé sensiblement la bureaucratie.

Les ARH puis les ARS avaient témoigné de ce mécanisme. Comme on l’a vu le Ministère de la santé cumule désormais près de 10 000 fonctionnaires, à 80% femmes catégorie A, ET à l’échelon central ET à l’échelon régional. Les hauts fonctionnaires avec le plan Juppé avaient réussi à détruire définitivement le pouvoir médical, liquider les « Mandarins » au nom d’une bonne gestion des « soignants », et à créer des milliers de postes de fonctionnaires très bien rémunérés à s’agiter et contraindre, sans aucune capacité médicale.

La grande question du Ségur était de savoir si on allait s’attaquer réellement à ce détournement de pouvoir, d’argent, de temps, d’efficacité. Nous avons la réponse. Non seulement on ne touche à rien mais on pense à tripler le système en créant des ADS, des agences départementales de la santé, « plus proche des réalités et répondant à la demande de plus de décentralisation ». Tous les ministres des finances savent qu’il faut éviter absolument de départementaliser une administration, parce que le multiplicateur est effarant : il y a 101 départements. Il faut un chef, et des sous-chefs par secteurs, des locaux, des ordinateurs, des employés, etc. Un foyer parkinsonien effarant et incontrôlable, chaque budget complétant la dotation départementale.

Comme pour la décentralisation régionale, qui n’a pas vu de baisse significative des effectifs centraux, mais une simple stagnation, la décentralisation départementale ne fera en rien baisser les effectifs des ARS. Mais on va recruter 5.000, puis X.000 personnes de plus pour doter les départements ! Pour les évaluations, prendre l’exemple du ministère de l’environnement dont la départementalisation a conduit à la création de dizaines de milliers de postes de fonctionnaires locaux. Les effectifs totaux doivent aujourd’hui frôler les 57.000, partant de zéro, auxquels il faut ajouter ceux des dépendances directes des régions et des municipalités, des personnels de l’administration du littoral etc.

Dans 20 ans, à la prochaine crise, on se demandera comment on a pu laisser faire une pareille sottise. Mais ce sera trop tard : les fonctionnaires ne peuvent pas être licenciés. L’emploi à vie signifie l’erreur d’organisation administrative à vie.

Il faut donc s’élever furieusement contre les projets de d’agences départementales de la santé et exiger que l’on démantèle les ARS en supprimant les textes qui ont imposé de créer tellement de postes de bureaucrates, et en reclassant les fonctionnaires ailleurs ou en leur proposant une prime pour quitter la fonction publique.   

Comme la représentation nationale est peuplée de fonctionnaires et l’Etat dirigé par un Président et un Premier Ministre énarques que la presse dépend des subventions d’Etat, que les journalistes se veulent « de gauche » donc pro-fonctionnaire, que les partis d’opposition n’ont plus de têtes et encore moins d’opinions fermes, ce « combat furieux » n’aura pas lieu et le pays sera couillonné comme devant, dans le silence total des médias. Et son système de santé finira ruiné un peu plus. Et les finances nationales ruinées un peu plus. La santé n’a pas de prix mais les fonctionnaires inutiles en ont un. Inutile ? Mais oui. Il faut savoir qu’une ARS, comme la majorité des services de la fonction publique,  travaille largement pour elle-même, en cycle fermé. Si le lecteur veut s’en convaincre, qu’il lise le compte-rendu des réunions avec les syndicats. Il sera édifié. Il n’y a aucun « populisme » à ce constat. Juste un peu de lecture !

Lorsqu’un débat aura lieu et qu’une personne raisonnable pensera qu’il faut réduire la dépense publique de santé,  le pseudo journaliste perroquet chargé de l’interview dira : « Vous voulez encore vous en prendre aux infirmières. La leçon du Covid ne vous a pas éclairé ? ». Cette personne raisonnable ne saura rien répondre comme d’habitude parce qu’elle ne connait pas la réalité administrative qui est généralement sinon cachée du moins assez difficile à reconstituer. S’il vient à éructer : « mais nous avons autant de fonctionnaires au ministère de la santé, de fonctionnaires dans les ARS, de fonctionnaires dans le ADS que de médecins généralistes, ce n’est pas possible », le journaliste détournera le débat en protestant qu’il devient trop technique et que cette manie de mettre en cause les fonctionnaires est du pur populisme.

C’est comme cela que fonctionne la France, sous domination de la haute fonction publique depuis 1974 et le couple Giscard-Chirac. La première réforme du système de santé français à mettre en œuvre, c’est la séparation entre la haute fonction publique et la politique,  interdisant toute carrière politique à un Enarque sauf s’il a démissionné de son statut, et en ôtant les réformes organisationnelles des mains des bénéficiaires eux-mêmes de l’organisation fautive.  

La France peut-elle redémarrer ? Le poids des tares anciennes

Comme la France, devenue impuissante, se refuse à émettre officiellement un diagnostic officiel de ce qui entrave gravement sa prospérité, les meilleurs se contentant de présenter des synthèses plus ou moins complètes des résultats consternants qui découragent les Français et démonétise le pays, le débat sur les causes récurrentes de nos tourments est évacué et ne permet aucune action correctrice.  

Pour beaucoup, la crise sanitaire a créé une situation nouvelle qui rend caduque toutes les analyses anciennes des causes des difficultés. Inutile de faire revivre d’anciens débats : Projetons-nous radicalement dans la nouvelle situation. Cette posture est au mieux candide. Les forces qui ont fait sombrer le pays depuis 1971 sont connues et restent actives. Mieux vaut rappeler qu’elles sévissent toujours.

La première tare, la plus grave, est le caractère désastreux du système de changes flottants mis en place par les Accords de Kingston après l’abandon du système de Bretton Woods de facto en été 1971. Pourquoi est-il désastreux ? Parce qu’il a permis aux Etats-Unis de creuser leurs déficits et d’inonder à volonté le monde de dollars ne correspondant à rien et que réciproquement, il a autorisé d’autres pays à accumuler d’énormes excédents dont le recyclage a créé la double hélice de crédits donc de dettes que Jacques Rueff a si magnifiquement dénoncée. Il en est résulté des crises financières à répétition et un gonflement inédit des dettes alimentant une spéculation financière effrénée. En acceptant la Chine dans le jeu des échanges mondiaux, la situation a dévié dans des proportions irrattrapables. La création d’une monnaie unique en Europe, qui elle non plus ne permet plus l’ajustement des balances de paiements et creusent les déficits en les pérennisant, a encore aggravé les choses. Tout est désormais déséquilibré dans les échanges mondiaux.  La réforme des systèmes monétaires internationaux défectueux n’est sur aucun « agenda ».

Le Sars-cov-2 dans cette affaire n’a rien arrangé, même si les échanges réels ont spectaculairement baissé, les déséquilibres ont continué à se creuser avec les conséquences habituelles. Les montants atteignent maintenant des sommets improbables qui nous mènent dans des terres inexplorées.

A côté de cette cause externe, cruciale pour comprendre l’évolution de l’économie depuis 50 ans, il faut citer une cause propre à la France que nous appelons l’Enarchie Compassionnelle. La France est dirigée par une classe de hauts fonctionnaires interchangeables qui a développé sa propre idéologie et ses propres pratiques, qui lui assurent un pouvoir exclusif sur les rouages de la décision publique. Giscard, Chirac, Hollande, Macron, comme présidents, Chirac, Fabius, Rocard, Juppé, Jospin, Villepin, Philippe, Castex, comme premiers ministres, n’ont laissé que des miettes aux hommes politiques non issus d’un corps de haut-fonctionnaires.  On compte les non-fonctionnaires sur les doigts d’une main Cresson, Bérégovoy, Raffarin, Fillon, Valls, si on laisse de côté Caseneuve qui a fait un court intérim.  Ayrault comme Bérégovoy ou Barre étant des enseignants. Au total les périodes où il n’y a pas eu un énarque ou président ou premier ministre sont ridiculement courtes, la plus longue étant la période de Sarkozy-Fillon. La haute fonction publique ne l’a pas pardonnée et a lancé des attaques féroces via les juges pour que cela ne se reproduise plus. L’un et l’autre ont été disqualifiés par une course à l’inculpation judiciaire tout à fait remarquable. Bérégovoy est mort. Valls est parti en Espagne tenter sa chance. Cresson n’a fait qu’un tour de piste. Raffarin n’a pas imprimé, tellement il était encadré et sans pouvoir ni envie de l’exercer.  

Soyons clairs : la haute fonction publique tient à la fois l’administration et le politique, et il est impossible de vaincre ce mammouth qui tient seul la barre. Depuis que les décisions stratégiques ont été laissé à l’Europe, que l’alignement pro américain est quasi-total, et que le droit a été concédé à des instances juridiques nationales et surtout internationales, la politique de cette caste est d’arbitrer uniquement les questions étroitement nationales. Arbitrer pour elle, c’est arroser et réglementer et taxer. La France est sur administrée par une administration obèse qui a réussi à faire du pays le leader mondial des impôts et de la dépense publique, dans un cadre réglementaire totalement étouffant.

La crise sanitaire a révélé un système de santé dominé par une bureaucratie centrale et régionale écrasante, ayant ses objectifs propres et incapables de réagir rapidement et de façon ordonnée. Près de 10.000 fonctionnaires centraux, la même chose dans les Agences régionales de santé, à 80% femmes fonctionnaires de catégorie A, est-ce bien utile ? Une entreprise de 20.000 employés disposant des mêmes rémunérations devrait faire au moins 10 milliards de chiffres d’affaires hors taxe ! Avec 100.000 personnes moins bien payées Sanofi fait plus de 50 milliards de CA.

Tout le monde a pu vérifier que l’information était totalement aux ordres. Et on a glorifié les « soignants ».  Hou les vilains mandarins !  Désormais, il y a « la science », en fait les labos, et les fonctionnaires de la recherche médicale publique, et les syndicats, représentants des soignants. Les médecins ? Connais-pas !  

Cette caste ne sait pas porter une cause internationale forte, comme par exemple la réforme des systèmes monétaires. Elle est surtout soucieuse de n’avoir pas d’ennuis avec les fonctionnaires qui font à peu près ce qui veulent en s’appuyant sur des syndicats qui savent qu’ils gagnent tout ce qu’ils veulent.  L’énarchie a tué l’enseignement, la médecine, l’industrie, les arts et les lettres. Elle laisse faire sur toutes les questions de sociétés. L’immigration n’est pas pour elle un problème.

L’important, c’est de perdurer en cachant ce qu’il faut cacher de la réalité pour ne pas avoir trop de réactions.

Le système Macron est caricatural. Avoir engagé près de 650 milliards de dettes, pour une valeur ajoutée des entreprises privées non financière autour de 1100 milliards probable en 2020, est totalement déraisonnable.  On va vers 3.000 milliards d’euros de dettes à fin 2021, ce qui est ingérable.  

Nous l’avons répété à plusieurs reprises sur ce blog, il fallait mettre tous les Français hors activité à 60% de leur revenu normal pendant le confinement, fonctionnaires, chômeurs et retraités inclus. Il était totalement inutile de faire des prêts irrécouvrables aux pays d’Europe du sud en difficulté.   Et répéter indéfiniment que la seule solution était désormais de travailler, travailler, travailler, pour récupérer des ressources et couvrir les besoins qui ne pourront plus l’être en comptant sur les marchandises à bas prix de la Chine et de l’Inde. Il fallait immédiatement passer aux 40 heures, aux 5 semaines de congés, et à la retraite à 66 ans, tout en réduisant les frais généraux de la nation, notamment en encadrant fermement les dépenses des régions, voir en supprimant cet échelon parfaitement inutile.

Les vraies urgences consistent aujourd’hui en matière constitutionnelle à  remettre l’explicitation des droits de l’homme in fine entre les mains du peuple, en indiquant comme en Allemagne qu’il n’y a rien au-dessus du peuple et du Conseil Constitutionnel français, et en refusant le coup d’état des juges de la CEDH et de la Cour de Justice qui prétendent élaborer la loi en fonction de principes généraux.  De même il faut interdire à tout fonctionnaire la possibilité d’être élu dans une assemblée qui fixe son statut et ses conditions d’existence. Il faut interdire toute rémunération multiple d’argent public. Cumuler les salaires et indemnités publics est scandaleux.

Pour le reste il faut retrouver une diplomatie propre, permettant notamment de remettre en cause les systèmes monétaires dysfonctionnels. Ce qui suppose un peu de travail et de courage. Et repenser la politique démographique, loufoque et dangereuse en France.

Au lieu de cela, Emmanuel Macron s’est lancé dans une fuite en avant politicienne et électoraliste, basée sur une dette débridée et l’absence de toute décision courageuse. La France le paiera cher.

La France peut-elle redémarrer ? L’empêchement écologique.

Pendant longtemps le genre humain a été présenté comme une ruche industrieuse, où la multiplicité des rôles, des mouvements, des actions illustrait la caractéristique dominante. L’humanité se vit d’échanges, de travail, de mouvement. L’immobilité, c’est la mort. Comme pour les abeilles. Pendant longtemps l’homme a cru que son destin était d’organiser une société plus protégée, plus prospère et plus pimpante. On révérait la nature mais on pensait à l’embellir. Elle offrait des défis que l’on songeait à relever. L’humanité mettait en avant ses grands hommes, c’est-à-dire ceux qui par leur travail ou leur génie, l’avaient fait progresser. Pendant deux siècles, l’homme occidental a fait une percée étonnante et il est parvenu à vaincre bien des maladies, presque partout la misère, tout en créant des villes magnifiques et en portant au sommet bien des formes d’art. Il a même réussi à mettre à bas les régimes totalitaires que la massification, la technologie et la communication avaient rendus possibles et tentants.

Voilà que la volonté de beauté, d’industrie, de bien vivre s’efface au nom d’une prétention scientifique nommée écologie dont le mantra est qu’il faut gazer la ruche, pour sauver la terre.

L’effort millénaire pour rendre la vie humaine plus propre, plus saine, plus belle s’effondre au nom d’une prétention terrible à sauver la terre du réchauffement climatique, considéré comme le fruit de l’industrie et du mouvement, et porteur de catastrophes d’autant plus terrifiantes qu’elles sont réputées presque définitives.

Il faut non seulement calmer l’hubris de l’humanité mais entrer dans une pénitence phénoménale et d’efficacité incertaine. Il ne faut pas changer un peu mais totalement, radicalement. Il ne faut pas s’appauvrir un peu mais radicalement voire totalement.

Toute activité humaine demande de l’énergie. Si on interdit l’accès à l’énergie alors il n’y a plus d’entreprise possible. Toute activité humaine demande de la mobilité. Si on interdit la mobilité, alors il n’y a plus de vie améliorée possible.  Energie et mobilité sont les moteurs de l’humanité qui progresse et qui prospère.

L’alternative est entre deux philosophies de l’action publique.

La première réduit la pollution en améliorant la productivité. La productivité est la capacité de réduire les intrants et les déchets dans un processus de production et de distribution. La production est toujours une transformation. Elle n’est possible que si la matière première est disponible et elle produit toujours des déchets c’est-à-dire des rejets encombrants ou dangereux.  La matière qui devient rare devient cher et les rejets doivent être intégrés dans la chaîne de valeur à leur coût réel (c’est-à-dire au prix de ce qui permet de les rendre supportables dans la durée).  Les prix orientent la demande vers un optimum de satisfaction qui en assure la conformité aux désirs individuels et aux possibilités durables.

La seconde, plus que janséniste, considère que la consommation est un péché contre la nature et qu’il faut sanctionner le consommateur en l’entravant. Qu’importe que l’action entreprise n’a aucun effet mesurable sur le réchauffement climatique, elle est un devoir moral. Bien sûr la pauvreté devenant générale, il faut s’attaquer aux riches pour qu’ils paient tant qu’ils le peuvent. Après on verra. Le Vert est toujours rouge à l’intérieur. La décroissance rapide implique la solidarité dans la pauvreté et une forme de communisme frugal, dans le cadre de phalanstères à imaginer. En attendant il s’agit de donner toujours plus au pauvre qui ne pollue pas par principe et moins aux riches qui tuent la planète. Oublions la contradiction qui n’est qu’apparente : il faut bien prendre le pouvoir. Quand on l’aura, on gazera la ruche et on verra bien.

La difficulté est que la mode est à la seconde philosophie, la plus destructrice de prospérité et d’humanité. Et que l’élection amène de plus en plus de politiciens saisis par le démon du bien fantasmé.

Prenons Paris. Tout le monde l’a compris, pendant les six ans qui viennent, le monde comptera environ 300 villes de la taille de Paris de plus et dans des pays où l’effort écologique est quasi nul. On raserait Paris, pour en faire des herbages et des forêts, que l’effet sur le niveau du réchauffement de la planète serait exactement nul.  La coalition qui dirige la ville depuis 20 ans et pour six nouvelles années détruit la circulation automobile. Elle a converti une bonne partie des automobilistes aux deux- roues motorisés. L’effet sur la pollution a été nul. Elle a interdit des voies en laissant d’autres devenir saturées. Le report de pollution a été acté, pas sa suppression. Maintenant elle passe à la phase suivante : rendre réellement impossible la circulation automobile en tentant de mettre tout le monde à vélo. Aucun calcul n’a été présenté de l’effet sur le réchauffement climatique.

Heureusement, car ce serait une perte de temps. Il est absolument nul. On réduit donc la prospérité, l’activité et le travail de la population pour exactement aucun résultat sinon de rendre fou une bonne partie de la population. Les conséquences sont parfaitement claires : si la mairie arrive à tuer la mobilité automobile, alors l’essentiel de l’activité disparaîtra de Paris (un mouvement qui a commencé et qui s’accélère, la ville ayant déjà perdu près de 500.000 habitants depuis le pic de population et en perdant 30 à 50 mille chaque année. En 2026, après l’interdiction de certains modèles de voitures et les règles drastiques d’isolation des logements, ruineuses, on sera sans doute à moins de 1.800.000 habitants).

Ce qui est vrai pour Paris l’est pour la France entière. Depuis 1980, on constate que le niveau de vie moyen en France a stagné. Aucune croissance en quarante ans. Cette exemplarité devrait nous valoir des résultats formidables. Personne ne les a jamais vus. La stagnation ne suffit pas à faire apparaître quelques résultats que ce soit. Jusqu’à quelle décroissance faudrait-il se laisser aller pour voir poindre un effet mesurable ?

La crise sanitaire nous donne une bonne indication. Une baisse de près de 35% de la production sur six mois  a-t-elle provoqué la promotion de résultats mesurables, au-delà des belles photos de canards revenant sur la place San Marco, ou les photos nettes de bâtiments souvent voilés jusqu’ici par la pollution atmosphérique. La réponse est nette et sans bavures : l’effet a été nul. « Cela ne suffit pas » annonce un article scientifique récent solidement étayé. De même que la destruction de Paris ne suffirait pas, la disparition de toute l’activité française ne suffirait pas non plus à faire bouger les statistiques de réchauffement climatique. Il n’y a pas de niveau de décroissance capable de faire apparaître en France un effet mesurable sur le réchauffement climatique.

La France peut-elle redémarrer ? Nous avons maintenant la réponse. Le redémarrage est impossible si on s’enferme dans l’impasse proposée par les écologistes politiques. On ne mourra même pas guéri. Ne gazons pas la ruche en espérant avoir un miel durable et de meilleure qualité.

La France peut-elle redémarrer ? Une vue d'en-bas.

La France se découvre ruinée, avec une économie disloquée. Le Covid n’a fait qu’accuser les béances. Le nouveau gouvernement parle de relancer l’industrie et de faire passer le local avant l’international. Pour cela il faudrait être compétitif. Mais pourquoi diable ne le sommes-nous pas ? Pas de solutions sans une analyse des causes. Evidemment le débat est esquivé.

La petite histoire que nous allons raconter est une histoire vraie qui date d’un peu plus de deux ans. Elle témoigne mieux que toute analyse microéconomique savante des causes profondes, au plus près des PME, des difficultés françaises.

Cet entrepreneur est spécialisé dans la menuiserie métallique. Il possède deux entreprises. L’une en proche banlieue tient boutique et fournit les particuliers et les artisans. Elle gère un stock et salarie six personnes. L’autre est en banlieue plus lointaine et fabrique des profilés et des solutions clés en main. Elle alimente la boutique en fonction des demandes enregistrées.

Un jour la mairie, prise d’une frénésie verte, qui a beaucoup d’analogie avec la diarrhée de même couleur, change la voirie. A gauche une voie de bus et taxis et à droite une double voie de vélos. Plus de voiture ; plus de camionnettes. Impossible de livrer le magasin ou pour les clients de venir retirer leurs commandes. Naturellement la mairie n’a fait aucune étude d’impact. « Il faut en finir avec la dictature du moteur et sauver la planète » a hystérisé l’adjointe aux « modes de déplacements pacifiés ». « Comment est-ce que je livre mon magasin et mes clients » est venu demander l'entrepreneur. Réponse : « Les intérêts particuliers doivent céder devant l’intérêt général. Il faut savoir dans quelle société et dans quel monde nous voulons vivre ».

L’entrepreneur ne peut que quitter les lieux. Il propose à ses salariés de venir travailler au siège de sa seconde entreprise. Deux acceptent immédiatement. Les trois autres refusent et pour mettre la pression font venir l’inspection du travail. Il constate que le magasin n’a pas de toilettes pour hommes, pour femmes et pour handicapés. Les transgenres n'ont pas encore le droit à un trîone ad hoc ! Constat : si on respecte les normes, il ne reste pas 10 m2 dans le magasin pour travailler. Et les handicapés ne sont pas artisans en menuiserie métallique en général. Amende. L’un des salariés veut une indemnité de licenciement de 70.000 euros. Il avait été trois ans en arrêt maladie payé par l’entreprise et n’était revenu que depuis trois mois ! On sait que cette règle de paiement indéfini des absents pour longues maladie est une des filières d’escroquerie salariale les plus fréquentes et a causé bien des drames. Pour soutenir son combat, il se plaint à l’inspecteur du travail de n’avoir eu aucun de vêtements et chaussures exigés par les normes. Il faut à l’entrepreneur retrouver le reçu qui prouve qu’il a donné l’argent nécessaire au salarié qui en fait l’a encaissé et n’a jamais acheté lesdites affaires.  La secrétaire prétend qu’elle est employée comme réceptionniste et non comme secrétaire et exige une indemnité compensatrice. Voyant qu’elle n’arrive à rien elle se met en arrêt maladie.

L’entrepreneur dépose le bilan de l’entreprise engluée après avoir récupéré le stock et laisse dans la cour une camionnette âgée et  en panne qu’il aurait fallu mettre à la casse à grands frais. Un liquidateur est nommé. Finalement la faillite coutera plus de 300.000 euros à l’état. Les trois salariés se retrouvent au chômage. Ajoutez les coôts d'indemnités sur deux ans pour avoir la facture de l'Etat.  L’escroc qui ne payait pas son loyer a fini par être expulsé. En fin de droit il est à la rue. Les deux autres cherchent aussi du travail…deux ans plus tard.

Les deux salariés qui ont accepté de bouger se mettent sous statut d’entrepreneur individuel et reçoivent chacun une prime de plusieurs dizaines milliers d’euros de création d’entreprise. Ils font le même travail qu’avant avec leur ancien patron. Mais chacun a retrouvé de la souplesse. Et l’Etat s’est montré généreux.

L’ennui est que le dépôt, plus lointain est moins fréquenté. Pour intervenir à Paris, grâce à Mme Hidalgo, c’est plus long et plus cher. L’entrepreneur a ouvert un nouveau dépôt en périphérie d’un ville moyenne de province. Il espère que cela compensera sa perte de chiffre d’affaire.

Le magasin est tjours vide deux ans après. La mairie s'active pour obtenir des fonds de l'Etat eet de la région dans le cadre de la "reconquête des centres villes". Elle songe à racheter les lieux pour en faire un local  mis gratuitement à disposition des innombrables associations qui lui servent à nourrir des copains et des agents électoraux.

Au total, le coût pour l'Eat dépassera certainement les 500.000 Euros, alors que l'entreprise disparue faisait à peu près ce chiffre d'affaire et versait des sommes importantes en impôts et taxes de toute nature. Si on tient compte disons de 5 ans d'activité perdue et coûts d'entretien du local, la perte dépasse le million d'euros. Et hop ! Pour être complet il faudrait ajouter les tourments des autres magasins de la rue et le coût de réfection de la chaussée. Chômage, impôts, dettes, pour dix vélos à l'heure dans la rue concernée. "On  s'en fout on a été réélu", avec une abstention de 65% et 12.5% des inscrits !

Et le Covid est arrivé. L’entrepreneur a été réactif. Il s’est lancé dans toute la France dans la mise en place d’hygiaphones et des séparations. Il a fallu négocier près de trois semaines pour obtenir le droit de circuler partout en France. Certains salariés ont exigé d’être mis au chômage partiel à ne rien faire alors que l’entreprise croulait sous les demandes. Il a fallu passer contrat avec une entreprise d’ex-Yougoslaves pour avoir des ouvriers détachés spécialisés. 

L’entrepreneur a fini par licencier deux salariés « qui ne voulaient pas risquer leur vie pour le profit du patron ». Il continue avec ses travailleurs détachés. L’affaire est aux prud’hommes.

Mitterrand et les socialistes ont donné le pouvoir aux salariés de dire non à tout. Ils en abusent et ne se rendent pas compte qu’au bout du chemin ils sont perdants. Les lois ont rendu intolérablement complexe presque tout. Les mairies prises par le prurit verts tuent l’activité sans même s’en soucier.

Les relations entre citoyens, élus et fonctionnaires sont devenues également impossibles.

L’entrepreneur est pris dans des relations conflictuelles artificielles à tout moment en interne ou en externe. Pour survivre il est obligé à se mettre lui-même dans une situation de combat et de jouer les défauts des lois.  A la fin tout le monde tire sur la ficelle.

Les deux victimes : l’état, sollicité de toute part et l’emploi national. Des histoires comme celle qui vient d’être racontées, il y en a des milliers chaque année en France. Pas des dizaines, des milliers. Certaines tournent très mal. Avec des suicides de patrons et salariés (jamais de fonctionnaires ni d’élus locaux) et des violences inédites. Les nouvelles lois en faveur des minorités compliquent encore les choses. Dès le début d’un conflit, on parle viol ou racisme. Gérer une entreprise devient insupportable. Les juges prennent toujours le parti des salariés ou de l’état. Tout est devenu pénal.

Et dès que l’entreprise gagne un peu d’argent le fisc se radine et les syndicats se mettent en branle (si l’entreprise a plus de 20 salariés). 

Pendant longtemps, les mairies étaient plutôt favorables aux entreprises. L’arrivée des Verts et des hystériques de l’écologie a tout changé. A Paris les artisans ne peuvent plus travailler ! Les magasins et restaurants sont restreints à une zone de chalandise piétonnière et périclitent. On ne va au théâtre à vélo.

Avec le Covid, la société est sortie en état de léthargie. Plus personne ne veut travailler.

Naturellement, cet état des lieux ne sera jamais fait. La démagogie du droit de retrait et du « je fais ce que veux et pas ce que tu veux, infect patron !» est partout à l’œuvre. La vague de démagogues nouveaux ou la confirmation électorale des étouffeurs municipaux traditionnels comme à Paris annoncent encore plus de difficulté pour ceux qui veulent entreprendre et créer de la richesse.

Alors on parlera de relocalisation et bablabla. Mais rien ne sera fait pour reconstruire une base entrepreneuriale solide. Faisons confiance à nos Enarques, qui se veulent les arbitres des élégances sociales et qui ne cessent de créer des normes intolérables et ingérables, creuser les déficits et empêcher la prospérité.   

Le piano et le tabouret

Plus personne ne se souvient du grand clown Grock qui a dominé l’exercice entre 1914 et 1960. On l’appelait le clown du siècle. Il a plus composé d’airs de musique que le plus prolifique des créateurs de ritournelles et plus de sketchs que quiconque. C’était un athlète étonnant capable jusqu’à son grand âge de prouesses physiques saugrenues mais d’une difficulté et d’un danger effarants. C’est lui qui a inventé cette scène où pour ajuster le tabouret et le piano, il poussait …le piano. En ces temps bénis où la rationalité avait encore un peu cours, les gens riaient de cette déraison et réalisaient qu’en bien des domaines on pouvait tomber dans le piège. La fable avait sa morale : chercher les solutions simples et directes.

Aujourd’hui Grock ne ferait plus rire, parce que pratiquement sur tous sujets, on pousse le piano plutôt que le tabouret et on s’extasie sur l’intelligence inouïe de la solution. Le crétin qui se livre à l’exercice est toujours félicité pour la beauté de son âme et l’étincelante lumière dans laquelle baignent ses bons sentiments et ses mauvaises manières.  

Puisque nous baignons encore pour quelques heures dans le halo de la campagne électorale pour la municipalité de Paris, gagnée haut la main par la pire maire qu’il n’y eut jamais dans la ville, intéressons-nous au cœur de la campagne. Tout s’est joué sur le vélo. Scander « vélo, vélo, vélo », a suffi à emporter l’adhésion du reliquat de votants non découragés.

Quelles peuvent être les relations entre écologie et urbanisme dans une capitale jusqu’ici considéré comme faisant partie du nord froid du pays ?

Nous répétons souvent ce chiffre, parce qu’en matière d’écologie la démographie est tout : il se créé chaque année l’équivalent de 50 Paris. En une mandature, 300. On pourrait raser Paris et en faire une nouvelle Amazonie, l’impact sur le réchauffement global serait absolument nul car il resterait la création de 299 villes de Paris nouvelles et bien moins écologiques. N’importe quelle personne raisonnable ne peut que dire : les décisions parisiennes, quelles qu’elles soient, n’auront AUCUN effet sur le réchauffement climatique. Pour reprendre la métaphore du piano, ce n’est pas en essayant de faire bouger d’un millimètre mon piano, sachant qu’il va peser 300 fois plus lourd, que je me rapprocherais de mon siège.

 Lorsque vicieusement vous glissez cette remarque dans la conversation, aussitôt gicle la réponse péremptoire : l’exemplarité. Notre jeunesse est merveilleuse ; elle veut être exemplaire et porter le cilice, pour expier nos fautes écologiques. L’important n’est pas que cela soit inutile, mais que ce soit moralement beau !  Nous sommes dans la communion et c’est Greta Thunberg qui fournit l’hostie.

Le cilice en l’occurrence, c’est le vélo. La pédale mène au ciel des bonnes intentions écologiques.

Le rationaliste dit : Ok ; Voyons ce qu’on peut faire avec le vélo. Toutes les études montrent qu’au maximum maximorum le vélo ne pourra jamais dépasser 20% des usages si la ville fonctionne normalement. Aujourd’hui on tourne entre 4 et 8% avec des pointes locales à 12% dans les circonstances et les endroits les plus favorables. Les 4/5ème des cyclistes nouveaux prenaient auparavant les transports en commun. Les 4/5ème du reste prenait un deux roues motorisées ou allait à pied et trouve plus sympa de pédaler. C’est-à-dire que la conversion au vélo des gens qui utilisaient une voiture particulière est totalement marginale. Depuis longtemps, ceux qui ont migrés sont passés au deux-roues motorisé. L’impact écologique est encore plus marginal puisque la circulation automobile qui reste est confinée sur des voies réduites et provoque une hausse de la pollution sur les couloirs irrespirables où les voitures bloquées attendent de pouvoir passer.

Tout le charivari sur les voies de circulation organisé par le Grand Débile Nadjovski, un garçon qui a manifestement de graves problèmes psychologiques, n’a donc aucun impact sur quoi que ce soit sinon les nerfs et les finances des Parisiens. Faire du Picasso sur les voies et carrefours en les barbouillant de peinture jaune et en plantant des bites en plastiques jaunasses est au mieux un exercice de vandalisme pour malade mental. Il suffit pour le constater de constater la dernière exaction de cet adjoint représentatif du système Hidalgo : le massacre de la Place de Catalogne dans le 14e arrondissement de Paris, commis DE NUIT, à trois jours des élections : ce n’est pas un communiqué normal mais l’éjaculation extatique d’un maniaque pervers, la bave aux lèvres et ailleurs, qui annonce cette agression.  En fait, le labyrinthe de cinglé organisé sur la place est très dangereux pour les cyclistes, crée un embouteillage avec peu de véhicules, génère une pollution esthétique, gazeuse et sonore (80 coups de klaxons par jour) grotesque. L’anarchie est totale, personne ne respectant les gribouillis peints sur la chaussée. Il va bientôt se produire des accidents graves. Dans l’indifférence générale : personne ne le saura. Top secret.

Le vrai problème est qu’il y a un réchauffement climatique, quelle qu’en soit la raison, et que les villes du nord, comme Paris, vont devoir s’adapter comme l’on fait, avec l’aide des siècles, les villes du sud. L’ennui, c’est qu’on n’a pas quelques siècles devant nous. Quels sont les inconvénients du réchauffement ? Pratiquement uniquement le fait qu’il y aura des épisodes de canicule plus fréquents, plus longs et plus intenses. Trois jours à 30 degrés, ce n’est pas la même chose que 10 jours à 40 avec des pointes à 45 ou même 50 comme certains le prédisent. On sait depuis 2003, que cela peut être mortel pour une partie des habitants, notamment âgés. Alors oui, c’est un grave problème.

Le vélo est-il la solution ? Allons à Marseille : on ne veut pas de pistes de vélos trop encombrantes car on sait que dès que la température dépasse 32 degrés le vélo est déconseillé voire interdit au-delà de 36 sous peine d’accident de santé presqu’automatique. A 40 degrés on ne circule pas, on meurt. A 50, on ne se pose pas la question, on est déjà mort. Le vélo est le premier des instruments inutilisables en cas de canicule ! Accorder la moitié des voies au vélo pour faire face au réchauffement sachant qu’elles seront inutiles en cas de canicule est un effort brillant qu’il faut savoir apprécier à sa juste valeur. Tous ceux qui ont visité la Grèce ou la Sicile le savent : il n’y a pas de cycliste à Athènes ni à Palerme.

Revenons à notre piano et à notre tabouret. Pour se protéger de la chaleur extrême, on a deux solutions : changer les bâtiments ou climatiser les immeubles. Installer une climatisation est peu couteux et peut être effectué en quelques heures. Changer la structure d’un immeuble pour lui permettre d’être fortement isolé coûte une fortune et ne permet pas de faire face à des canicules de plus de 40° degrés, tout en gardant une température inférieure à 25° à l’intérieur. La sagesse est de réserver les investissements de structure à la construction nouvelle et d’accepter la surcharge de consommation énergétique nécessaire pendant les périodes de fortes chaleurs, en climatisant. Evidemment la commission climat formée de quidams tirés au sort pilotés par des écolos fanatiques a proposé d’imposer obligatoirement, sous peine de sanctions terribles, de pousser le piano plutôt que le tabouret et de ruiner les propriétaires en investissements délirants et peu efficaces. Curieusement le locataire, majoritaire, est toujours volontaire pour imposer des contraintes au propriétaire, en espérant stupidement qu’il n’aura pas à en payer les conséquences. Oh surprise, cela se traduit toujours, soit par la raréfaction des logements soit par la hausse des loyers. Le locataire est né malin et sauve la planète, en se tirant quelques balles dans les pieds et les genoux. Il faudrait réfléchir un peu au lieu de jouer les Savonarole irresponsables du pseudo sauvetage du climat ? Impossible !

En 1960 aucune voiture de série ne proposait de clim’. Aujourd’hui toute en propose une, ce qui au passage, aggrave la consommation d’essence. On peut dire la même chose des hôtels de luxe à Paris qui ont dû s’adapter aux nécessités et proposent quasi tous aujourd’hui des chambres plus spacieuses et climatisées. Bientôt tous les immeubles nouveaux seront climatisés avec des systèmes réversibles (on chauffe ou on refroidit). Tous ! Parce qu’il n’y a pas le choix et qu’associée à une meilleure isolation structurelle, la solution est efficace. La solution sera praticable aussi pour les bâtiments de bureaux des années 60 et 70 qui sont des structures en béton avec des murs rideaux. On change la peau et on dispose d’un bâtiment climatisé et bien isolé. Ces opérations se multiplient à Paris. Elles n’ont pas besoin de subvention : la plus-value immobilière suffit à financer l’opération.  Pour tout le reste du bâti, c’est un autre problème.

Quand les démagogues insistent sur le fait de refaire tous les logements sociaux pour qu’ils soient bien isolés, cela fait rire. Il faudrait en détruire totalement la majorité en expulsant au moins temporairement les habitants. Et il faut voir la tronche des petits propriétaires sommés d’investir des sommes colossales pour « se mettre aux nouvelles normes » alors que « l’immigré nigérian polygame qui vient d’arriver avec des quatre épouses et 12 enfants dispose de tout gratuitement ». Les coûts sont extravagants. Les conséquences on les connait : 7 milliards d’emprunts nouveaux à Paris !  Mme Hidalgo a donc mis un système mafieux en place : on pousse les grands promoteurs à multiplier les opérations immobilières juteuses et on récupère une fraction pour disposer gratis de quelques appartements aidés. La densification immobilière entraine naturellement des pollutions aggravées, pendant la construction et ensuite quand il faut faire vivre tout le bazar. Mais là on ne compte plus les effets écologiques négatifs. On affiche les chiffres de logements sociaux et les quelques arbres plantés aux alentours, si tant est qu’on en plante et qu’ils survivent. On oublie les dettes, la hausse des déplacements, les augmentations d’impôts, l’iniquité systématique, les vie abîmées.  Et les conséquences de la triple  congestion  des chantiers, de la densification du bâti et de la réduction des voies de circulation.

On sait quelles sont les conséquences de ces sottises à Paris : une ville répulsive, fuie par de plus en plus d’habitants et d’entreprises, dominée par quelques grands promoteurs vivant en symbiose  l’équipe municipale, et vouée au tourisme de masse, à la spéculation financière internationale et au logement d’immigrés qui finiront bien par voter bien lorsqu’ils en auront le droit.

Les transformations structurelles imposées par les nouvelles technologies jouent un rôle aggravant. Le télétravail rejettera beaucoup d’emplois hors les murs. C’est pour cela qu’on investit près des gares dans des locaux de bureaux temporaires et dans des hôtels capables de faire passer une nuit aux télé-salariés venant passer deux jours dans l’entreprise et bouffant des merdouillettes dans des « food-spaces » dégueulasses mais climatisés situés à proximité immédiate.  Rembobinons le film : départ à l’aube en voiture ; stationnement près de la gare ; train bondé jusqu’à Paris (avec grèves, pannes, suicides sur la voie etc.). Bureau. Sandwicherie en sous-sol. Bureau. Chambre d’hôtel. Idem et retour le lendemain. Une vie exaltante, malsaine et… énergétivore ! Et Madame qui s’ennuie dans sa maison de semi-campagne dans un village gâché par les constructions nouvelles, quand elle ne travaille pas également, parfois pas sur la bonne ligne ni la bonne gare. Quant à trouver une nounou à Trifouillis-les-trois-banlieues-campagne ! Quant à l’école pour les enfants ! Quant au collège et au lycée ! Un rêve d’écologiste trotskyste en rupture de léninisme !

Les Parisiens qui ne seront pas séduits par le télé-exode feront tout livrer après achat sur Amazon, ruinant ce qui reste de boutiques, et imposant un système de livraison totalement anti-écologique et même anti social, les livreurs étant en général mal payés et surmenés. Les bénefs eux seront détaxés en Irlande !

Inutiles de créer une entreprise à Paris et essayer d’y mener un projet. Tout peut se faire ailleurs à meilleur compte. Après tout Amazon livre partout et Internet se généralise !

La ville est donc condamnée à la décrépitude. Cela a déjà commencé à Paris. Cela se voit gros comme le nez au milieu de la figure du clown Grock.  D’autant plus que Mme Hidalgo a un terrible goût de « jabalí ». La laideur se vend mal dans le privé mais prospère, quand la capitale d’une ancienne grande nation est gérée par une immigrée de première génération, aussi inculte que sournoise, inspectrice du travail caractérielle, dont le sens des libertés publiques s’est formé au biberon sous Franco et arrivée là par la faveur de quelques énarques politiciens socialistes égrillards mais aimant jouer les Pygmalion. Elle s’accroche et Paris décroche.

Il n’y a plus que 40% de votants !  

Il est vrai qu’à Paris, l’affaire du piano et du tabouret a été vite résolue : il n’y a plus ni piano ni tabouret.

Quelques leçons de la plonge dans les restaurants parisiens

En cette période de contestation de la « mâle blanchitude », les questions les plus saugrenues prennent le pas sur des sujets plus graves. Le symbole de notre société raciste et dure aux immigrés serait le fait avéré, et que tout le monde pourra vérifier à nouveau quand les restaurants parisiens reprendront une activité normale, que la plonge est effectuée à Paris de façon fréquente par des personnel « de couleur ».

Du coup de savantes discussions télévisées cherchent à comprendre pourquoi mais rate presque toujours l’essentiel.  

Depuis toujours Paris est une zone d’immigration, le « parisien de souche » étant une espèce très rare. Les métiers du bas de l’échelle ont toujours été pourvus par de nouveaux arrivants.

La domesticité féminine a été longtemps fournie par l’exode rural français, à commencer par les populations des zones hercyniennes pauvres (Vosges, Massif central, Bretagne). Cela s’est pratiquement arrêté dans les années 60. Ensuite on a eu des pays de provenance successifs : Espagne, Portugal, filles au pair polonaises, un peu de Maghreb, Formose, et maintenant l’Afrique, majoritairement puis Extrême orient et Amérique du Sud.

Les restaurants ont connu la même évolution, cette fois côté masculin. Au départ le personnel venait du pays d’origine du propriétaire, qui lui-même venait de régions d’agriculture difficile. Après l’évolution a été la même. Le personnel des plonges sont des gens qui ont quitté dans des conditions difficiles leur pays d’origine : Tamouls expulsés après avoir perdu la guerre civile, africains…

La cause de la rareté de personnes « de souche » tient principalement à la démographie. On sait que les lignées locales historiques ont atteint leur pic vers l’an 2000, les femmes blanches ayant un taux de fécondité de 1.2 environ. La baisse de la natalité interdit de fournir des postes en nombre et le peu d’enfants qui reste s’oriente vers des activités un peu nobles, avec un empressement phénoménal pour les postes publics pas trop durs.  

Ce qu’il faut bien appeler la dénatalité proprement française a conduit à des évolutions géographiques sévères : la banlieue s’est peuplée d’immigrés et les entreprises parisiennes qui trouvent leurs salariés dans la banlieue proche ne trouvent plus qu’eux.  Dès 2000 on ne trouvait pratiquement plus de secrétaires « blanches » ou de programmeurs ou techniciens issus de familles françaises traditionnelles. Encore moins de plongeurs. Mais c’est la même chose pour le personnel de nettoyage, le personnel en salle, les vendeurs en magasin, le personnel de sécurité etc.

Dans une ville comme Paris, l’industrie et les activités polluantes ont été chassées dès les années 60 et surtout dans les années 70. Une partie du patrimoine immobilier s’est détourné de son rôle d’hébergement des Parisiens au profit des investisseurs dans le tourisme. Les étrangers riches ont remplacé les provinciaux riches dans l’achat d’appartement dans des quartiers valorisés.  Les activités de bureau se sont implantées massivement dans les appartements hausmanniens ! Résultat il ne restait plus de place pour les classes moyennes et populaires qui ne sont pas parties en banlieue mais en très grande banlieue et en partie en province accessible en TGV. Paris intra-muros a vu sa population décroître rapidement. Au pic on n’était pas loin de 3 millions. On va bientôt atteindre deux millions.

Le résultat : ceux qui font vivre la ville, comme acheteur ou comme salarié, ne réside pas dans la ville. La crise sanitaire le démontre tous les jours. Sans touristes français ou internationaux les taxis et VTC attendent. Si le télétravail bloque les arrivées quotidiennes de grands banlieusards à Paris, les restaurants et les boutiques sont vides.

La sociologie de Paris, toujours très changeante, s’altère profondément. Ecoles élitaires et Université, art et spectacles, politique et haute administration, presse papier, radiodiffusée ou télévisée, avocats, consultants de toute variété, publicitaire, grandes associations, sièges sociaux, banque et assurance, forment encore le fond de l’activité parisienne.  Mais depuis une trentaine d’année tout s’étiole. Les sièges sociaux partent pour la banlieue ou des pays étrangers. Les jeunes pousses vont s’installer dans les grandes villes de provinces. Les études de médecine sont perturbées par l’impossibilité de loger à Paris les internes et les externes. Leur rémunération étant nationale, ils ne peuvent plus louer et ils partent faire leur cursus en province ou à l’étranger. Les grands hôpitaux ferment les uns après les autres. Paris n’est plus ni la capitale des arts ni celle de la mode. Les administrations ont été largement déconcentrées en province. On l’a vu cruellement avec la crise sanitaire ; 10.000 fonctionnaires à Paris au ministère de la santé, 10.000 dans les ARS régionales. Et il y en a beaucoup trop !

Les grandes idées socialisantes et les verts gauchistes ont ajouté leurs propres conséquences. On construit des logements sociaux pour immigrés en les concentrant dans des ghettos, surdensifiés, en même temps qu’on laisse les réfugiés, les Roms et les clandestins de toute origine s’installer dans la rue et dans les bois.  

Le système Hidalgo est bien rodé et on voit qu’il est aussi solide que sordide :

-        L’ancien factotum d’un milliardaire condamné pour proxénétisme au temps des pornos shops triomphantes et du minitel rose, est chargé de densifier à mort en construisant des centaines de milliers de m2 de surfaces commerciales et de bureau. La presse étant possédée par la poignée de milliardaires dont on permet l’enrichissement, la presse est toujours favorable. Tous les projets, même délirants, sont donc présentés comme idylliques et l’opposition à Hidalgo ne passe pas par la presse. Notre industriel de la pornographie qui possédait quelques pornoshops dans la rue de la gaîté ou lieux du même genre, est désormais propriétaire d’une forte partie de la tour CIT et de la Tour Montparnasse. Et de la presse de gauche !  Merveilleux fumet ! C’est le triomphe de M. Missika.

-        L’argent de la plus-value immobilière sert à financer quelques logements sociaux et la destruction de la rue pour faire plaisir aux écolos, ce qui interdit les flux entre Paris, sa banlieue, sa grande banlieue, la province et le monde. L’antibagnolisme primaire est l’écologie des imbéciles. C’est le triomphe de M. Nadjovski.

-        La dette s’envole et les impôts pour des opérations d’achats de votes clientélistes et la fourniture de postes bien rémunérées à des équipes communistes venant de banlieue. C’est le triomphe de M. Brossat, heureux de la substitution de population. Les écoles parisiennes se vident et celles qui restent ne voient qu’une minorité d’enfants blancs.

-        Des quartiers entiers deviennent des banlieues comme les autres avec une flambée de la délinquance.

Tout cela conduit à la mort économique de Paris, qui devient un archipel de zones incompatibles et mortes s’il n’y a pas de tourisme. Les personnes âgées sont éjectées. Les classes moyennes sont éjectées. Les administrations pléthoriques ne peuvent plus loger leurs fonctionnaires. Le commerce disparait au profit des livreurs.  La ville devient répulsive et ses habitants réprimés.

Comme toujours avec les mesures « symboliques », on entre dans l’outrancier et le contreproductif. L’extrême gauche au pouvoir adore cela, les mesures symboliques qui vous font réélire sur fond de désastre.

La politique de chasse aux automobilistes n’a évidemment aucun impact sur la pollution et encore moins sur le réchauffement climatique global.  Comment le pourrait-elle ? Chaque année se crée dans le monde l’équivalent de 50 Paris. En 6 ans, durée d’une mandature, cela fait 300 nouveaux Paris. Wuhan dont personne n’avait entendu parler, c’est 12.000.000 d’habitants, six Paris ! Comme Séoul. Deux villes, 12 Paris. On supprimerait Paris pour en faire des marais humides, l’impact sur le réchauffement global serait exactement nul. Pire, la politique suivie d’énorme densification immobilière et de multiplication des centres commerciaux géants a un effet évidemment délétère sur la pollution. Et le vélo ne dépassera jamais 15% des besoins de déplacements quotidiens dans une période normale !  Tout cela est déraisonnable jusqu’au grotesque.

Paris est désormais une ville ruinée et répulsive, proie facile d’une politique municipale à la napolitaine, menée par des immigrés de première ou seconde génération, avides d’argent et d’honneur, quitte à faire n’importe quoi. L’arrivée des Jeux Olympiques finira de la ruiner. La multiplication à l’infini des débarquements de manifestants haineux et de casseurs n’arrange pas les choses. En réprimant la Commune, Thiers avait mis fin au pouvoir délétère des révoltes de corporations minoritaires mais tenant en respect l’Etat. 150 ans plus tard ce ne sont plus les parisiens qui sont à la manœuvre, mais les manœuvres ont toujours lieu à Paris.  L’insupportable finira par ne plus être supporté.

Et ce qui reste de restaurants aura toujours des personnels à la plonge issue de populations en difficulté récemment arrivées, quelle qu’en soit l’origine, et qui finalement seront bien contents d’avoir ce travail.

Dégringolade

Il y a des jours comme çà. Tout dérape. Tout part en quenouille. Les yeux se décillent. Les illusions s’évaporent. Les béquilles usuelles qui nous permettent de ne pas tomber, se cassent. Nos bouées morales se dégonflent. Un océan de sottises emporte tout en tsunami. Comme ces touristes surpris par la grosse vague terrifiante qui s’approche, et dont l’œil vire sous l’effet de la terreur, nous commençons à cavaler dans nos têtes de façon éperdue, en cherchant un coin de survie morale.

Quel beau jour que celui où notre presse bien aimée nous a gâté par l’affichage raffiné d’un bouquet de nouvelles épatantes :

-        La Turquie, notre « alliée », s’installe en Lybie, après avoir annexé une partie de la Syrie. Que la diplomatie française est belle et efficace !

-        Mme Hidalgo annonçe avec son air de fouine réjouie habituel que la vitesse à Paris serait réduite partout à 30Km/h et que toutes les voitures diesel seraient interdites avant la fin de son prochain mandat.

-        Le conseil des 150 imbéciles tirés au sort par Macron-le-petit-malin, publiait 150 mesures plus débiles les unes que les autres. A quand un conseil tiré au sort pour régler tous les problèmes qui nous accablent ?  Quand on demande à des inconnus ignorants de régler les problèmes du monde, ils choisissent les mesures les plus radicales sans mesurer les impacts. Passons à 300 membres : on est sûr qu’on aura 300 sottises.

-        Pendant quatre jours une guerre urbaine avec armes à feu a eu lieu entre musulmans tchéchènes et musulmans arabes. « Chef, nous sommes deux contre 150 et ils sont armés. Qu’est-ce qu’on fait, chef ? ». On passe le bac (dévalué) mais La BAC, elle, est dépassée.

-        La statue du Général de Gaulle était couverte de peinture rouge et des manifestations nombreuses demandaient de supprimer les statues des « grands hommes français ». Les minorités étrangères et raciales se sentent majoritaires. La pavane anti-française s’organise sans obstacle.

-        Le Ministre de l’intérieur, ancien traîne latte de salles de jeux et du demi-monde de la nuit, reconverti dans le socialisme méditerranéen, explique que l’émotion doit l’emporter sur la loi !  « Castaner+Idiotie » sous Google, cela fait 4.500 messages !

-        On pleure sur le sort d’une « infirmière héroïque applaudie à 20h » qui a balancé un pavé de 2 kilos sur les agents et qui s’est fait embarquée sans trop de ménagement. Elle soignait son asthme au gaz lacrymogène !

-        L’ancienne procureur qui a inculpé Fillon plus vite que son ombre, explique qu’elle a subi d’énormes pressions mais que non, finalement, on l’a mal comprise.

-        Toute la presse bruisse d’articles à la gloire de MM Kohler et Ribadeau-Dumas, les figures caricaturales du pays profond énarchien.

-        M. Macron pense remplacer l’énarque masculin Philippe par l’énarque féminin Parly 2 à la tête des ministres. Quelle audace ! Quel président !  Quelle réinvention ! Finalement il choisira un énarque sinistre à accent du territoire. Cela vaut bien une femme énarque.

-        On a dépassé les 300 femmes violées dans le 14e arrondissement de Paris et la 5000ième agression contre une femme, depuis la dernière élection municipale, du fait de la substitution de population et d’un urbanisme criminogène. Au même moment Mme Schiappa, candidate « féministe » dans l’arrondissement expliquait que les électeurs locaux étaient des buses et qu’il ne fallait pas tenir compte de leur bêtise.

-        Un commentateur particulièrement fringant, connu pour toutes les erreurs de prévisions qu’il accumule depuis au moins 20 ans, explique que l’Europe vient d’être sauvée par la Commission grâce à un emprunt conçu d’une façon telle que la France devra rembourser 100 milliards pour les autres pays de l’Union ! Dans la même phrase, il explique que cet emprunt était la « dernière chance de l’UE ». Cet emprunt sauve -t-il les Français ou le projet fédéraliste européen ?

-        M. Macron, « le penseur de l’impensable », impose que le Doliprane soit fabriqué en France ! Non mais ! Et tous les fabricants de masques français, applaudis et encouragés dans l’émotion, se retrouvent avec des stocks invendables du fait des importations massives en provenance de la Chine. Le monde appartient aux lève-tôt… en attendant que les autres arrivent. La production appartient aux Français en attendant que la Chine les livre.

-        M. Trump roule dans la farine M. Le Maire. On ne taxera pas les Gafa. L’OCDE, créée pour répartir les prêts du plan Marshall, se survit comme une énorme bureaucratie et ne sert rigoureusement à rien. Mais les places sont bien rémunérées. Ne touchons à rien.

-        Un policier noir français se fait insulter comme traître à sa race et collabo des blancs racistes.

-        …

Heureusement le Français est né malin. Il a la déconfiture pétocharde et heureuse. Il n’y a plus de nation, plus d’état, plus de diplomatie, plus d’économie, plus de police ni de justice, plus d’enseignement, plus d’artistes, plus de cinéma, plus de littérature, plus de goût, plus de santé. Il n’a plus d’homme d’état ni de journalistes de qualité.

Bientôt on organisera devant les grands bâtiments que le monde nous envie des espaces d’agenouillement et de contrition.  La Sorbonne deviendra un lieu d’expiation collective, retrouvant sa fonction de régulation religieuse historique. Mme Hidalgo triomphalement réélue a renoncé à un objectif « ambitieux » de 2 vaches sur chaque toit à Paris d’ici 2024, à cause des effets de serre de leur gaz. Une réduction de la vitesse des métros à 20 km/h, puisque ce sont eux qui polluent le plus a été également écartée, comme la fermeture du périphérique pour implanter 50.000 fermes collectives vouées à la permaculture. Mais on y reviendra. On cessera de recruter des policiers blancs et on réservera les logements sociaux et les aides aux minorités agissantes. L’impôt sur les riches passera à 90% de leur revenu et l’ISF rétabli sera porté à 4% sur leur patrimoine. Faut c’qui faut !

Heureusement, on peut aller au Louvre, quand les fonctionnaires n’exercent pas leur droit de retrait, c’est-à-dire rarement, pour contempler le radeau de la Méduse.

Et personne n’a honte ?

Le « système » français est-il structurellement « corrompu » ?

Nous vivons une époque, et un moment dans l’époque, qui stimulent les gourous fous et les sociologues de l’apocalypse, les moralistes à trois balles et les économistes foldingues, les journalistes qui se sentent prêtres mais d’une religion d’autant plus impérieuse et affirmative qu’elle est plus changeante, douteuse et en pleine contradiction avec la réalité.

On se souvient qu’en mai 1968, à l’Odéon, une période et un lieu tout à fait typiques de ce que nous vivons en ce moment, un imbécile heureux expliquait que le réel était fasciste et qu’il était vain d’essayer de le connaître, de le comprendre et de le maîtriser. L’important était de soutenir les révolutions quelles qu’elles soient, parce que la Révolution était la somme des révolutions qui détruisent la bourgeoisie pourrie. Aujourd’hui, la bourgeoisie pourrie a été remplacée comme victime désignée par l’homme blanc occidental pourri qui doit s’agenouiller sur ordre lorsqu’il rencontre un groupe « d’indigénistes » furieux. Les mécanismes sont les mêmes. Le masochisme d’une partie de la jeunesse récusant les succès économiques de leurs pères s’apparente au masochisme d’une partie de la jeunesse dorée occidentale qui sombre dans une repentance d’autant plus intense qu’elle est repue et peut se permettre de vivre bien sur la lancée du travail des autres.

Dans ce désordre politique économique et mental que le Sars-Cov-2 a aggravé dans de grande proportion, la désespérance s’installe qui induit découragement et passivité, renoncement économique et national, soumission à un politiquement correct importé. Il faut absolument redonner une énergie positive à la jeunesse qui ne sait plus trop où elle est et quel avenir à envisager.

Un des moyens est de lui donner de la résistance vis-à-vis des idéologies dangereuses et des mouvements destructeurs, en montrant les effets délétères qu’ils ont déjà eus en France depuis plusieurs décennies. Il faut qu’elle prenne conscience qu’il faut effectivement ne pas perpétuer plus longtemps les erreurs de la fraction d’une génération qui a cru au socialisme, façon 1 870 et qui se retrouve 40 ans après le triomphe de Mitterrand avec le même revenu moyen qu’elle avait à l’époque, alors que partout ailleurs, le revenu a augmenté parfois du double ou du triple.

De même, il est important de donner à nos futures élites, les outils pour bien comprendre ce qui n’a pas marché dans la mondialisation et pourquoi elle n’a pas eu les résultats ressassés pour les Français et plus généralement pour les sociétés occidentales. Observer et comprendre : rien n’est plus important et urgent. Les éléments d’une diplomatie de la prospérité doivent être construits et assemblées puis mis en œuvre.

La vocation de l’esprit français est d’observer et comprendre pour agir. Mais voilà : ce mécanisme national vital est à l’arrêt. On ne pense plus en France. Certains cherchent à comprendre cette anémie soudaine qui nous ressemble si peu. Certains s’interrogent : le « système » qui s’est peu à peu imposé en France a-t-il tué nos réflexes nationaux ? L’a-t-il corrompu au point de les stériliser ?

Creuser cette piste n’est pas facile parce que les concepts de « système » et de « corruption » ont pris tout l’espace dans la sphère complotiste qui prévaut à l’extrême gauche, à l’extrême droite et au sein de l’écologisme extrémiste.

Un « système » politique est l’ensemble des mécanismes qui permettent à un groupe de dominer le pouvoir. La « corruption » est l’ensemble des moyens déloyaux qui permettent de le conserver, illégitimement du point de vue de la démarche démocratique

Un système corrompu ne permet plus l’exercice normal de la réflexion collective et le travail collectif de construction de l’avenir. Il ne fait qu’assurer la survie du groupe qui s’est approprié les pouvoirs.

Lutter contre un système corrompu est compliqué parce qu’il s’agit de dénoncer plus qu’un mensonge éhonté. Ce n’est pas un combat ouvert entre forces politiques déclarées. Il s’agit de détecter, s’ils existent, des mécanismes qui empêchent le débat et permettent de couvrir durablement des emprises éventuellement intéressées. On ne parle plus de prévarications et d’actes délictueux qui devraient être poursuivis au pénal. Mais d’une situation de fait, en elle-même non délictueuse mais qui autorise de mener des politiques favorables à des intérêts sans que cette situation ne puisse être connue du grand public ou en neutralisant ses réactions.

Un « système » est au-dessus des partis, auxquels il s’impose. La corruption est larvée et ne passe pas par des valises de billets mais par une information trompeuse qui ne peut pas être corrigée, alors que des décisions sont prises qui favorisent des intérêts privés. Un « système corrompu », par nature, est là pour durer et s’offre les moyens de durer.

Certains auteurs posent clairement et ouvertement la question de l’existence d’un système corrompu en France. Il s’agit souvent d’observateurs qui ont été au contact de décisions favorisant des intérêts particuliers et présentées de façon trompeuse comme un formidable progrès pour la collectivité. Ils constatent que les hommes qui ont porté ses décisions sont des hommes liges de gros intérêts et qu’eux-mêmes n’ont aucun moyen de rendre public leur soudaine inquiétude. Certains font partie des élites potentielles et constatent qu’on leur demande d’entrer dans un « système » dont ils constatent très vite qu’il est verrouillé et qu’ils y joueront un rôle de complices ou qu’ils en seront expulsés.

L’exemple le plus typique de cette dernière approche est celle de Juan Branco, jeune homme bien sûr tout rapport, candidat parfait pour être intégré dans le système et le servir. Il joue le jeu et découvre soudain qu’on lui fait jouer un rôle de pantin et s’insurge. Au lieu de « jouer le jeu », il devient « incontrôlable », le mot-clé dans tout système corrompu, et cherche à faire savoir ce qu’il sait et ce qu’il pressent. Son livre Crépuscule ne trouve pas d’éditeurs connus et il fait soudain l’objet d’un opprobre organisé dans tous les médias. Son image publique est salie de façon systématique. Sa parole est stérilisée parce que l’homme est vilipendé de façon concertée par pratiquement tous les organes de presse écrite, radiodiffusée ou télévisée.

Sa mésaventure est surtout intéressante parce qu’elle révèle du fonctionnement de la presse française qui ne pratique plus l’information mais joue un rôle de maîtrise de ce qui est dit et non dit, avec des méthodes inavouées et scandaleuses de bannissement au service de certains intérêts. Un journaliste ne fait plus une interview : il encense ou il détruit l’image de l’interviewé, en fonction d’ordres reçus ou en surenchérissant spontanément pour complaire à son employeur. Le journalisme pilori a pour but de faire taire et de maintenir l’image du système. Tout le monde a constaté que la presse était aux mains de peu de personnes et en vérité contrôlée par une poignée de milliardaires vivant principalement des commandes de l’État ou de collectivités publiques.

Le « Groupe Les École Parisien appartient à LVMH, de Bernard Arnaud. Le Point appartient à la famille Pinaut. Les journaux dits « de gauche », quotidiens ou périodiques, appartiennent de fait ou de droit à Xavier Niel. Les chaînes d’informations privées dépendent soit de Bolloré, soit de Bouygues, soit de Drahi. Lagardère possède l’express Europe 1 et le JDD. L’histoire est connue. Lagardère, Pinault, Arnaud, Niel, Drahi, Bouygues, Dassault tiennent la TNT, la radio, la presse périodique et la presse quotidienne. Tous dépendent de la commande de l’état et sont donc directement intéressés à en contrôler les dirigeants comme ceux des échelons régionaux ou locaux qui ont une importance systémique comme Paris. En contrôlant la course à l’Élysée, ils acquièrent la « reconnaissance » des médias publics aux ordres du pouvoir qu’ils ont aidé à mettre en place.

L’essentiel de l’intérêt du livre Crépuscule est de montrer la jonction entre la capture du pouvoir politique par la haute administration, principalement socialiste depuis Mitterrand, ce que nous appelons l’Énarchie Compassionnelle, et ce monde des grandes fortunes financières qui a entièrement conquis le domaine médiatique en grave difficulté financière. Comme l’État tient la presse, par ses subventions et le contrôle des banques, le système médiatique est totalement verrouillé. Les grandes carrières politiques ne sont plus possibles sans l’acquiescement ou la soumission à ce groupe organisée et désormais largement fusionné.

Considérons maintenant un autre cas exemplaire : la gestion de la ville de Paris. Les énarques mitterrandistes ont imposé Mme Hidalgo, femme d’énarque et amie de l’énarque Hollande. Elle a mis en place son propre système qui est fondé sur la satisfaction de trois clientèles :

-          Les super riches et grands groupes financiers qui tiennent les médias. Ce sera le travail de l’adjoint Missika

-          Les communistes, pour n’avoir pas d’ennemi à gauche. Ce sera le rôle de Ian Brossat.

-          Les écologistes d’extrême gauche, pour ne pas avoir d’ennemi du côté des Verts. Ce sera la fonction du monomaniaque Nadjovski.

Le système a pour but de conserver le pouvoir indéfiniment en distribuant la manne des 7 milliards empruntés par la ville sans compter la hausse délirante des impôts (ils ont doublé !). Des masses d’argent colossales vont être déplacées des poches des Parisiens vers des portefeuilles amis. Tout ce trafic sera présenté de façon frelatée par la presse possédée par les mêmes intérêts privés et il sera totalement interdit de laisser passer la moindre information contestant les présentations outrées jusqu’au ridicule qui veulent faire passer la spéculation immobilière comme la création d’un bien commun.

M. Arnault pourra construire son musée au Bois de Boulogne ; M. Pinaut récupérera la rotonde de la bourse du travail ; Unibail accumulera les grands chantiers, du nouveau centre Gaîté et son cadeau de 13,000 m2 de bureaux, à la tour Triangle, en commençant par le scandale du forum des Halles et la catastrophe de la canopée. L’énorme opération Montparnasse va permettre de troquer une halle commerciale à bout de souffle en une opération immobilière majeure permettant de créer 1 milliard de valeurs pour une poignée de très grands investisseurs. Ne pas oublier que M. Missika était l’homme lige de M. Xavier Niel, condamné pour proxénétisme, et dont toute la fortune dépend désormais des licences concédées par l’État.

Toute la presse citée plus haut présente ces opérations comme de formidables opérations au service de la ville, en gommant tous les aspects problématiques, parfois scandaleux, qui les grèvent, comme l’annexion d’une partie du domaine public, la destruction des trottoirs par des autoroutes à camions, la densification extrême anti-écologique, les travaux malsains de longues durées. À Maine Montparnasse les travaux massifs ont commencé en 2017 et dureront jusqu’en 2030 au minimum : Ils vont gâcher la vie d’une ville de 30 000 habitants. N’espérez pas voir ces critiques apparaître dans la presse. Les périodiques comme les quotidiens trouvent ces opérations extraordinaires et étouffent toute critique.

Les communistes sont branchés sur des dizaines de chantiers divers où ils peuvent trouver des places à la tête de sociétés ad hoc, comme conseillers de ceci et de cela, comme enquêteurs, comme communiquant. L’opération Oasis est l’exemple même de ces opérations qui sont imposées sans aucune vraie concertation et implantées n’importe comment, même là où c’est radicalement impossible. On est frappé de voir le nombre d’organismes nouveaux qui sont domiciliés à Montreuil. Le slogan Hidalgo aux Communistes : enrichissez-vous !

Le prétexte de ces opérations est toujours la création de logements sociaux ou le financement de pistes à vélos, quitte à les créer n’importe comment et de générer des conflits locaux intenses du fait des conséquences désastreuses. L’important est d’avoir un prétexte et un affichage. Et que les mandants soient contents et soutiennent la réélection.

Le clan Macron a tenté de mettre la main sur le pactole Parisien, avec Griveaux, ancien agent d’influence d’UNIBAIL. Cet énorme organisme financier a aussi imposé un de ses directeurs sur la liste électorale LREM du 14e. On n’est jamais trop prudent. Pourquoi se gêner ? Le maintien de Buzyn, qui est déconsidérée et n’a plus aucune chance, a pour but de conforter le système parisien si favorable aux grands intérêts, puisqu’on ne peut pas s’emparer de la place. C’est la justification du maintien parfaitement inutile et disgracieux des listes Buzyn qui n’ont pour rôle que de faire perdre la liste des Républicains.

N’espérez pas trouver la moindre information dans votre presse nationale ou vos revues préférées. Le silence est total sur les difficultés et le dithyrambe pro hidalgo règne sur tout ce qui est publié.

Au total on voit qu’à l’échelon national comme à l’échelon local un système de pouvoir est en place qui corrompt le débat démocratique dans des proportions massives et empêche en fait une information honnête, qui est le carburant de la démocratie.

Alors oui, il faut admettre qu’en France un système est en place qui corrompt le processus démocratique. Il est indispensable de corriger ces déviances. Nous proposons depuis des lustres deux mesures cruciales :

-          Séparer le domaine du politique du domaine administratif en interdisant toute élection d’un fonctionnaire dans une assemblée qui vote ses conditions d’existence, tout en empêchant le cumul de rémunérations publiques, ou le cumul de rémunérations publiques et privées.

-          Interdire la possession d’organes de presse à des intérêts qui dépendent fondamentalement de la commande publique.

Si nous n’avons pas le courage d’imposer ces mesures, nous allons vers la perpétuation d’un système de corruption politique et économique avéré et indigne de la tradition républicaine française.

Les Enarques face à la contestation de la bureaucratie française

Depuis qu’ils ont imposé Macron au pouvoir, par les moyens, que l’on sait, contre un insolent qui prétendait réduire drastiquement le nombre des fonctionnaires et modifier leurs statuts et conditions de carrière, l’Enarchie a été secouée par les Gilets Jaunes et la montée des « populismes » qui n’acceptent plus la « dictature des élites », en fait des hauts fonctionnaires. La crise sanitaire explose et tout d’un coup la scène médiatique s’emplit du spectacle sinistre d’une France bureaucratique au dernier degré et plutôt inefficace, alors que la dépense publique est au plus haut mondial et dans des proportions éhontées.

Cela chauffe pour la réputation de l’Enarchie qui avait l’habitude d’imposer aux médias un discours permanent sur la « merveilleuse fonction publique que le monde nous envie », dont la déclinaison médicale, « le merveilleux système hospitalier que le monde nous envie », a explosé en plein vol sous l’effet du virus. Lorsqu’on a cassé l’abominable ORTF, le mensonge sur « les merveilleux techniciens que le monde nous envie » avait pareillement éclaté. L’Etat, depuis la défaite de mai-juin 40, sous Pétain puis à la Libération, a pris la main sur toute la société et imposé sa chanson mensongère sur les bienfaits illimités de la bureaucratie française.  

Chirac avait proposé à Giscard par une lettre dont le contenu n’est plus facile à trouver sur le net, de ne pas tenir compte des esprits chagrins qui trouvaient qu’on allait trop loin dans l’intervention de l’Etat. Il fallait ignorer ces réclamations et avec un peu de doigté l’énarchie était là pour mille ans. Mitterrand n’a fait que reprendre la chanson, en poussant l’aile gauche de l’Enarchie.

Depuis les années 1990, les deux pentes idéologiques se sont rejointes pour défendre leurs intérêts communs. Ces hauts fonctionnaires savent parfaitement que les différences entre eux sont minimes. Le « en même temps » de Macron traduit cette quasi-identité. Comme l’énarchie a capturé le pouvoir politique et détient, structurellement, le pouvoir administratif, il ne reste plus que la rue et Internet à ceux qui n’acceptent pas le régime résultant.

Le problème est que le résultat global, pour la France, de cette mainmise, est catastrophique. L’affaire devient fâcheuse, car cela se voit. D’éminents représentants de la caste interviennent dans la presse pour contrer des réactions qui pourraient devenir gravement dommageables pour son monopole.  Nous avons déjà commenté un premier effort, ridicule. En voici un second, pire encore.

Un certain Jean-Ludovic Silicani prend la plume dans le Figaro du jour pour recadrer le bien penser. L’angle d’attaque est une plainte contre la mauvaise information des Français. Ils ne se rendent pas compte, les vilains, de la belle réalité que l’on doit aux hauts fonctionnaires. Cet énarque, ancien commissaire à la réforme de l’Etat, avec les merveilleux résultats que l’on sait, trouve abominable qu’on puisse penser que la France et ses élites administratives… cherchent à imposer un système anglo-saxon fondé sur la rentabilité. Il ne faut pas confondre Thatcher et leur action, tout de même. La preuve : l’Etat français est le grand champion en matière d’impôts et de dépenses publiques, d’effectifs publics et d’aides publiques. C’est bien la preuve que l’énarchie est sympa non ? On pensait que c’était une difficulté. Mais non ! Le vrai problème, pour un haut fonctionnaire, c’est que l’extrême gauche parle de thatchérisme !  

Notre auteur veut que nous  gardions à l’esprit que notre leadership fiscal mondial n’est pas le fruit d’un étatisme de mauvais goût. L’état français, proprement dit, n’est pas plus lourd que partout ailleurs.  L’Etat est une arroseuse mais pas pour les fonctionnaires. En fait on a fait le choix d’en recruter beaucoup mais sans les payer bien. Les fonctionnaires travaillent pour le bien commun avec de petits salaires. Ils se dévouent pour les autres sans en trouver une grande satisfaction financière. Admirez leur vertu ! Si les dépenses sont hautes, c’est parce qu’on gave d’argent cash les Français. La dépense publique, c’est à 60 % des redistributions d’argent. Si vous voulez réduire, tapez dans ce paquet-là,  svp, nous suggère notre auteur ! En vous rappelant l’injustice des propos des Gilets jaunes sur l’abandon de la France périphérique : l’essentiel des redistributions concernent les pauvres et les régions. On est si gentil ! 32% du PIB et 5 points de mieux qu’en 2000, voilà la réalité du système redistributif français. Les gentils fonctionnaires sous-payés s’acharnent seulement à bien distribuer le tout.

La seule chose qu’un ancien commissaire à la réforme de l’Etat ait à dire tient dans le message suivant : « sabrer si vous le voulez dans les dépenses de redistribution mais pas dans celles de l’administration ». On comprend pourquoi le RGPP et toutes les initiatives de ce genre n’ont eu aucune efficacité.

Alors oui, par rapport à l’Allemagne toutes nos politiques sont plus coûteuses de plusieurs points de PIB. C’est bien la preuve qu’on n’a pas choisi la voie anglo-saxonne de la rentabilité, non ? Cesser de nous reprocher de ne pas faire ce qu’il faut. Nous, bons énarques, nous faisons tout pour vous satisfaire.

La solution de l’énarchie militante : conserver notre niveau élevé de dépenses publiques, certes sans l’augmenter trop. Car les Français aiment cela et c’est notre ADN national.  « Demande forte de la nation et ciment national », on ne peut pas toucher au sacré ! Surtout que dans presque tous les domaines, cela ne marche pas terrible, terrible. La santé, l’école, etc., on est mal. Le but est de faire mieux mais sans réduire quoi que ce soit naturellement. Pour cela « il faut moderniser en profondeur la formation, les missions, les parcours professionnels et les rémunérations » des agents publics. Et comme il y a une certaine incompréhension des administrés, il faut déconcentrer au plus près.

Résumons : « nous hauts fonctionnaires, nous sommes formidables. On n’est pas du tout animé par l’idée de profit et de résultats à l’anglo-saxonne. Nous sommes nombreux mais pas chers. On se sacrifie pour les autres. Si vous n’êtes pas contents, réduisez les redistributions mais ne touchez à rien chez nous. Et laissez-nous nous auto-organiser à notre guise pour vous servir ».  CQFD !

Aucune réflexion sur les motifs qui font que les grandes fonctions publiques sont à la dérive. L’excès de bureaucratie est présenté comme la preuve positive qu’elle n’est pas animée de prurit anglo saxon mais pas comme un problème ! L’excès de redistribution, d’impôts et de taxes qui ont conduit à la stagnation du salaire moyen pendant quarante ans, et au recul français dans presque toutes les industries ? Pas un mot.  Le temps de travail trop faible des agents, leur productivité insuffisante, leur tendance à paralyser la vie par des réglementations toujours plus nombreuses, enchevêtrées et complexes ? Pas un mot. Certes les infirmières sont les plus mal payées d’Europe, mais pourquoi le Ministère de la santé et les ARS concentrent-ils 20.000 fonctionnaires, alors qu’il n’y a que 30.000 médecins de ville généralistes de moins de 60 ans ? Que l’administration représente 35% des postes en France dans la santé contre 25% en Allemagne, avec des résultats qualitatifs en matière de soins défavorables à la France ?

Ce monsieur Silicani se garde bien de préciser quelles réductions il proposerait dans les redistributions d’argent en cash. 

La conclusion est évidente : il ne faut pas réduire le champ de l’administration, ni ses effectifs. Ne touchons pas aux exécutants sur le terrain. On doit simplement les aider à travailler plus et mieux.

On ne peut pas se moquer du monde plus gracieusement.

La première mesure fondamentale est de séparer le politique et l’administratif en France et casser l’énarchie compassionnelle dominante. La mentalité des trop nombreux Silicani en France interdit toute réforme utile. Ce n’est pas à eux qu’il faut confier la réforme de nos politiques publiques. Ils devront l’exécuter, sous la tutelle étroite du politique donc des citoyens. Et obéir. Les vertus qu’on attend d’eux est l’efficacité dans l’application des décisions politiques. Pas la défense et l’illustration des ravages qu’ils causent depuis qu’ils ont pris le pouvoir en 1974, avec le couple Giscard- Chirac, dommages qu’on voit si bien avec le couple Macron- Philippe, près de 45 ans plus tard, alors que le pays est à genoux. 

Revenu moyen des Français : le même qu'en 1980

40 ans de perdus

La France intellectuelle dominante est depuis des lustres un bouillon d’anticapitalisme fervent, tendance socialiste cassoulet avant-guerre puis marxiste-léniniste, ou franchement communiste dans l’immédiat après-guerre, avant de sombrer dans le trotskisme et le maoïsme, désormais un peu passés de mode et remplacés depuis peu par un écologauchisme, teinté d’indigénisme et de n’importe quoi du plus bel effet. Les virus varient comme chacun sait, et le bouillon de culture socialiste français, désormais ensemencé par le radicalisme des campus américain plus que par la révolution cubaine, est propice aux plus extrêmes mutations.

Les Français n’ont pas de chance avec leur idéologie progressiste (mais anti progrès )  dominante. Bercés par ses recommandations, Ils se croyaient super malins de danser au son de l’accordéon dans les usines au moment où Hitler réarmait et se proposait d’envahir le pays. Il le fera en 15 jours chrono. C’était exactement il y a 80 ans. Bravo ! Ils se proposaient en mai 68 de changer la vie et tuer la société de consommation, et ils eurent la crise de 1973-74 qui allait faire durablement dérailler la croissance. On leur a dit : c’est le moment de passer à autre chose et de devenir européens. Et l’Europe les a asphyxiés et ruinés en acceptant de jouer le jeu financier international qui mènera à la crise de 2008. Depuis quelques temps, toujours avec les mêmes guides, ils voulaient tuer l’économie au profit théorique de la nature et la nature leur a envoyé un virus qui a tué l’économie.

Cet art dans l’appel à la catastrophe est tout à fait remarquable. Le Français, né malin, aime le désastre et la flagellation. Il l’appelle de ses vœux avec insistance. Il suffit de décompter le nombre ahurissant d’abrutis qui profitent de la crise sanitaire pour se faire valoir en gourou cosmoplanétaire et empestent les médias officieux ou officiels de leurs invectives et imprécations pour faire avancer leur fortune.

Tous, naturellement, sont « anticapitalistes ».

A ceux qui croient que le socialisme extrémiste, dans l’ensemble de ses représentations, est un vrai bonheur national, il suffit de produire une seule statistique : celle du revenu moyen des français.

Les chiffres suivants proviennent tous de l’Insee.

En 1960 le revenu moyen d’un Français était de 9.900 Euros par an.

En 1980, malgré la crise de 73, malgré Giscard et l’accumulation de ses erreurs (autant de concessions aux intellectuels de gauche), il était passé à 19.300.

Soyons simple :

-        Le revenu moyen des Français a doublé en 20 ans.

En 1990, il était à 20.900. Stagnation complète. Mitterrand était passé par là. Ajoutez Jospin et Aubry, les 35 heures et autres sottises et, en 2004, il était à 22.900.

Nous en sommes, fin 2019, autour de 23.440 avant le coronavirus et nous allons perdre en gros 10% de cette somme dans l’année. On sera à la fin de l’année 2020 autour de 20.000, soit quasi exactement là nous nous en étions quand Mitterrand est arrivé.

Restons simple :

-        Quarante ans pour rien !

La France n’a plus rien, plus d’industrie, plus de système de santé, plus de diplomatie, plus d’action culturelle extérieure, plus de justice, plus de sécurité, plus d’enseignement, une armée qui marche avec des ficelles et qui n’ose plus frapper. Ne parlons pas de la créativité culturelle, devenue une révocul pour débiles mentaux et attardés de salles subventionnées et désormais de festivals annulés, jouée par des intermittents du spectacle qui sont des permanents de la mangeoire publique.  Mais attention : nous sommes parvenus à des sommets insurpassables en matière de bureaucratie, de dettes, d’impôts, de dépenses publiques, de chômage.  Là, nous sommes les champions du monde. Incapables, ruinés, asphyxiés, marginalisés, mais contents avec en plus une société en voie de destruction (on dit archipélisation dans les milieux bien élevés). Notre chômage incompressible est un des plus haut du monde et il va à nouveau exploser autour de 12 à 13%.

Mais nous sommes heureux : n’étions-nous pas près de 66% accrochés au budget de l’état au second mois de la crise sanitaire ! Formidable. Une acmé jamais espérée ! Et notre bienaimé Président l’a dit, l’Allemagne va nous prendre sur sa remorque ! En matière de dettes nous devenons de vrais Argentins avant de tenter le bolivarisme. Encore un effort et la seule dette publique représentera près de trois ans de production marchande !

Alors que nous rattrapions jusqu’en 1980 le revenu moyen par tête des Américains, le programme commun de la gauche et la démagogie inlassable de Mitterrand ont cassé le ressort. Nous revoici en dessous de 50% du revenu des Américains que nous plaignons tous les jours pour l’horreur de leur situation. Nous sommes semés par les Allemands qui ont cru de 15% de plus que nous en 20 ans, en partant de plus haut.  Nous disons stagnation mais la vérité est dans la comparaison internationale :  nous vivons une paupérisation relative depuis 39 ans et une paupérisation absolue cette année.  

Alors, tout soudain, un gouvernement constate que les infirmières françaises sont moins payées que la moyenne des infirmières européennes. Mais, Messieurs du Gouvernement, c’est toute la France qui est dans ce cas, sauf la caste des hauts fonctionnaires, qui a continué, le plus souvent en couple, à arrondir son pécule, en cannibalisant la politique et ce qui reste d’entreprises publiques. N’avez-vous pas entendu parler des Gilets jaunes ?

Il n’est pas très difficile de repérer un malfaisant dans nos médias dès la première phrase. « Il faut savoir la société que nous voulons ». Cela vous pose. C’est que vous voulez quelque chose et que vous savez quoi. Quelle force, quelle énergie et quelle bonté, car naturellement, ce que nous voulons, c’est empêcher ces épouvantables capitalistes, cupides, de ruiner les pauvres et la terre ! Le bonimenteur est toujours soit quelqu’un du monde médiatique qui a fait fortune sans trop se fatiguer et qui veut encore un moment de notoriété et de pouvoir, soit un prébendier sur fonds publics en mal de reconnaissance, d’argent et de pouvoir. Ces doctrinaires ou ces opportunistes ne parlent jamais de la stagnation totale du revenu par tête depuis 40 ans mais recommande avec frénésie les moyens d’y parvenir. Quand vous leur faites remarquer que depuis qu’on suit leurs recommandations, le pays ne progresse plus et que la misère gagne, hop ! la ritournelle ressort : « il faut savoir la société que nous voulons ». Comme si les pauvres voulaient rester pauvres au nom du socialisme et des petits oiseaux.

Le pire entendu dans les derniers 15 jours sur nos chaînes télévisées est le fait d’un immonde personnage doublé d’un illustre inconnu (une aubaine pour les chaînes d’information continue) , expliquant aux commentateurs énamourés qu’il fallait que la BCE donne (sic) trois ans de chiffre d’affaire à Airbus pour que l’avionneur se convertisse « à quelque chose d’utile » et qu’après ce serait formidable. Ce crétin (que dire d’autre ?) rayait de la carte tout transport aérien, tous les sous- traitants d’airbus, tout notre approvisionnement en devise, en inventant l’argent sans prix donné par les autres, sans une seule idée des produits à fabriquer, des coûts énergétiques et de la pollution correspondante. Il a péroré ainsi de longues minutes dans le silence des autres.  Un chef d’œuvre d’annihilation totale de la réflexion par la pensée magique. Et personne ne lui a botté les fesses.

Il faut dire que pour nos nouveaux gourous, tout ce qui reste de la force industrielle de la France doit disparaître : les avions et leurs moteurs, le spatial, le nucléaire, l’automobile, après la pharmacie, les télécommunications, la mécanique, les ordinateurs, les logiciels mondialisés … La crise sanitaire n’est pas un drame mais une opportunité ! Vive la peste ! Viva la muerte !

Un autre exemple effarant est celui de Mme Hidalgo qui à Paris, n’a jamais prononcé le mot « travail » depuis 20 ans. Il est vrai qu’elle était inspectrice du travail et que du travail il n’y en a plus guère à inspecter. Mieux vaut créer des pistes cyclables pour embêter les automobilistes, et arroser lourdement les associations pour être réélue. Travail, travail, travail, et quoi encore ! La dette est passée à Paris, en 20 ans, de rien à 8-9 milliards, en attendant mieux. Pourquoi se gêner ?

Dans 40 ans, à ce rythme-là, les Français de souche ne seront plus majoritaires chez eux et leur revenu aura baissé de moitié par rapport aux autres nations. La stagnation est une chose. La dégringolade et la disparition en sont une autre. Est-ce bien là « la société française que nous voulons » !

Qu’on ne dise pas : c’est impossible ! Les Français viennent de vivre 40 ans de stagnation de revenu moyen et de paupérisation relative sans même s’en rendre compte et sans que personne d’ailleurs ne le lui rappelle. Cet exploit de longue durée n’avait jamais été réalisé depuis 1789 ! Pas un seul journaliste n’a osé simplement le dire même furtivement. Pas un seul. Pas un seul homme politique. Pas un seul parti.

La crise sanitaire est un désastre et ceux qui en sont morts nous rappellent sa gravité. Sur un plan national ce n’est rien à côté du désastre mental, social, politique et économique qu’aura été le gauchisme socialiste post soixante-huitard, le triomphe de l’énarchie compassionnelle, la dissolution nationale dans un européisme soumis aux américains, l’acceptation de systèmes monétaires internationaux et européens dévoyés et finalement l’institution d’un système qui n’est plus vraiment démocratique, où souveraineté, libertés publiques et droits de propriété sont en voie de dissolution.

Français, comprenez ce qui vous arrive ! Reprenez-vous ! La course à l’abîme n’est pas votre vocation. Vous avez été autre chose tout de même. Un peu de courage, un peu de lucidité ! Rien de tout cela n’est obligatoire.   

Quelles leçons tirer de la crise pour les Agences régionales de santé ?

Bureaucratie contre médecine

 Critique de l’article publié le  14 mai 2020  sur Figarovox. Par Xavier Patier, énarque, haut fonctionnaire, écrivain et ancien directeur d’agence régionale d’hospitalisation (ARH).

Un des rares consensus français né à l’occasion de la crise du coronavirus a été la critique des agences régionales de santé : des élus, des directeurs d’hôpital, des médecins, des associations de patients, et même des préfets, ont mis en cause ces institutions. Cette unanimité sonne comme une revanche.

-Non la critique des ARS ne relève pas du revanchisme mais d’un constat de carence de longue durée.

D’où cela vient-il ? Regardons quelques années en arrière.

L’objectif assigné aux ARH par Alain Juppé était simple : restructurer pour faire des économies.

-        Oui réduire l’offre de soins dans la foulée de la crise de 92-93. C’est tout ce que savent faire les bureaucrates : réduire, empêcher, répartir la pénurie. C’est bien cela qui est la cause du malaise. Les énarques ne savent pas soigner. Mais ils peuvent entraver la médecine.

Au point de départ des agences régionales de santé (ARS), on trouve les agences régionales d’hospitalisation (ARH) créées en 1996 par le gouvernement Juppé.

-        Mais oui : l’énarchie n’a pas de frontière politique. On le verra avec Macron.

Les ARH avaient été mises en place avec l’objectif explicite d’écarter les préfets - et donc les élus locaux - de la gestion sanitaire afin de dépolitiser les arbitrages sur l’hôpital pour s’attaquer sans compromis à un système marqué par un déficit abyssal.

-        Il s’agit bien de créer un monopole de pouvoir de caractère soviétique : tout le pouvoir à la nomenklatura d’état en évitant l’intervention des autres.

À la tête des ARH, le gouvernement mit en selle des patrons nommés en conseil des ministres, dotés de pouvoirs étendus, chargés, selon les termes de l’ordonnance d’avril 1996 de «déterminer et mettre en œuvre la politique hospitalière dans la région». L’ordonnance reprenait, pour les directeurs d’ARH, la formule fameuse que l’article 20 de la Constitution appliquait au gouvernement. La presse ne s’y trompa pas: elle qualifia les directeurs d’ARH de «super-préfets sanitaires». Ce fut l’acte de déconcentration le plus radical que connut alors la réforme de l’État, un jacobinisme de proximité. L’objectif assigné aux agences par Alain Juppé était simple : restructurer pour faire des économies.

-        Parfaitement décrit : on a créé de petits gouvernements gérés comme tels et dont les effectifs vont gonfler avec le temps de façon totalement déraisonnable. Mais ces « gouvernements » pléthoriques ne savent pas soigner !

Notre hôpital a été désorganisé et démoralisé par une réforme visionnaire dégradée en impuissance technocratique.

-        Cela se comprend non ? Les effectifs administratifs se sont mis à gonfler pendant que les bureaucrates diminuaient l’offre de soins. Tout le monde sait désormais qu’il y a 40% de plus de bureaucrates dans le système de santé qu’en Allemagne. On voit ici une des raisons.

Mais en même temps qu’elle se technocratisait au niveau local, la santé se politisait au niveau national : la même ordonnance instituait une «loi de financement de la sécurité sociale» débattue chaque année par le Parlement, qui fixerait désormais le cadre dans lequel les ARH conduiraient leurs restructurations.

-        Voter le budget de la sécurité sociale n’a jamais soigné qui que ce soit. Cette mesure avait uniquement pour but de dédouaner l’Etat et ses dirigeants en faisant passer leur décision comme venant du peuple. Le débat parlementaire sur le budget de la santé est toujours ridicule, escamoté et totalement inutile.

Cette «nationalisation-déconcentration» inédite produisit des effets incontestablement positifs, au moins au début. Je me souviens de Midi-Pyrénées: en créant l’ARH, j’avais fait le pari de recruter une équipe limitée à une dizaine de collaborateurs proches du terrain, dont l’âge moyen ne dépassait pas trente-cinq ans, à profils complémentaires et techniques ( médecin , polytechnicien, juriste, gestionnaire,...) ayant tous la passion du service public et des choses à prouver. En peu de temps, le travail acharné de cette équipe commando avait permis d’économiser en base budgétaire 230 millions de francs (35 millions d’euros) de dépenses d’assurance maladie par rapport à la tendance, tout en améliorant les indicateurs sanitaires de la région, et aussi - malgré d’inévitables mouvements sociaux - sans mettre le feu aux institutions.

-        Il n’y a aucun doute qu’une bande de hauts fonctionnaires peuvent réduire la dépense…des autres. Mais le bilan médical n’est pas explicité.  On ne parle que des « réactions ».

L’arrivée de Martine Aubry au ministère de la Santé cassa l’élan.

-        Elle cassa l’élan de certains mais cet élan était déjà parfaitement marginal et largement imaginaire.

La nouvelle ministre ne concevait pas l’autonomie des agences.

-        Voilà la vraie critique lorsqu’on est un haut fonctionnaire. Elle concerne les jeux de pouvoirs mais pas la médecine.

Par des largesses nationales, elle fit redévaler la pente budgétaire difficilement gravie dans les régions. Elle convoqua des «états généraux de la santé» qui eurent pour sinon pour ambition, du moins pour résultat de rendre le pouvoir aux administrations parisiennes.

-        Le pouvoir administratif, dont tout le monde se fout car il n’apporte rien aux soins.

La mise en œuvre chaotique des 35 heures dans l’hôpital public ajouta au désordre. On subventionna les hôpitaux les plus mal gérés plutôt que les plus innovants. Tous les pères-fondateurs des ARH finirent par changer de métier. Plus tard, en instituant la tarification à l’activité ( T2A) le ministre Mattéi acheva la recentralisation de la politique budgétaire. La machine sanitaire française se dérégla pour de bon.

-        Là encore, il ne s’agit que de guerre de pouvoirs administratifs. Pour le reste la démagogue Aubry a tout aggravé y compris dans le domaine de la santé.

À la fin des années 1990 , la France des ARH avait obtenu, selon le classement de l’OMS, le titre de «meilleur système de santé du monde».

-        Les bureaucrates parlent aux bureaucrates.

Quelques années plus tard elle avait régressé au quinzième rang. L’hôpital, fleuron de notre système, était désorganisé et démoralisé. Bel exemple d’une réforme visionnaire dégradée en impuissance technocratique.

-        Ce n’était pas une réforme visionnaire. L’impuissance technocratique est structurelle.

Les ARH avaient maltraité la politique locale, la politique locale allait pouvoir se venger sur les ARS.

-        Toujours le thème de la revanche, là où il n’est question que de bureaucratisation excessive.

Telle est la base sur laquelle ont été instituées, en 2010, les agences régionales de santé. Lorsqu’on avait créé les ARH, la question s’est posée de savoir si on leur confiait la gestion du secteur médico-social, et notamment des maisons de retraite. La réponse avait été négative, car le secteur médico-social était très intriqué avec les dispositifs dépendants des conseils généraux et finalement sans grande synergie avec le sujet budgétairement le plus lourd, et de loin, qui était celui de l’hôpital public. Le choix avait été fait de l’agilité.

En 2010, on avait oublié les réflexions de 1996.

-        Non. La loi HPST du 21 juillet 2009 suit la récession de 2008-2009 et applique les mêmes principes que la loi Juppé avec le même souci de gérer tout de façon totalement bureaucratique, afin de réduire les coûts. Le motif avancé : « décloisonnement ». Pour décloisonner des silos en France on crée d’autres silos chargés de coordonner les silos préexistants sans vraiment y toucher.  

On confia la responsabilité des établissements médico-sociaux aux ARH , devenues «ARS», et on ajouta à ces dernières la gestion des services déconcentrés de l’État dans le domaine de la  santé et du social. L’administration de mission était devenue une administration de gestion. Les nouvelles ARS, empêtrées dans leurs procédures internes, devinrent des sortes d’administrations centrales régionales. On remit les préfets de région dans leur gouvernance : la boucle était bouclée. Les ARH avaient maltraité la politique locale, la politique locale allait pouvoir se venger sur les ARS. L’épidémie du coronavirus en donna l’occasion. Ce fut un haro sur les agences régionales de santé.

-        Toujours le thème de la vengeance. En vérité la médecine passe sous tutelle et les médecins sous l’œil de Moscou. La médecine s’effondre progressivement. On en a des milliers d’exemple. Les « mandarins » ont été dépossédés au profit de la bureaucratie, qui rappelons le, ne soigne pas.

Cependant la politique locale, pas plus que la technocratie parisienne, n’est infaillible. Les élus locaux et les experts, les médecins et les gestionnaires, ont intérêt à se connaître, et d’abord à se parler. Plutôt que de décrier les agences de santé qui n’ont nullement démérité dans la gestion, notamment logistique, du coronavirus, il convient de regarder ce qui pourrait leur rendre leur force initiale, tout en impliquant davantage les acteurs de proximité.

-        Toujours l’illusion technocratique. Les ARS ont démérité et gravement. L’absence de masques, de prévisions, de réflexes, de lits d’urgence, de « soignants », bref de tout ce qu’il aurait fallu, était de sa responsabilité totale.

Il n’est pas extravagant d’avoir l’ambition que la France retrouve le fameux « meilleur système de santé du monde ».

-        Espérons-le, mais pas avec une organisation de type soviétique.

Les enjeux à venir de notre système de santé s’appellent désertification médicale

-        Organisée par les ARS

, paupérisation hospitalière et retard des politiques de prévention.

-        Organisés par les ARS

 Pour y répondre, il convient de disposer d’un outil à la fois solide techniquement et légitime politiquement. Les agences régionales de santé ne doivent pas être supprimées, mais elles ont besoin d’être réformées pour embarquer dans leur gouvernance les collectivités élues.

-        Toujours la même illusion bureaucratique : donner un vernis démocratique et tout ira bien pour éviter les contestations. Mais il s’agit de créer une meilleure offre de soins. Pourquoi ne pas faire voter leur budget par les Régions pendant qu’on y est.

Un succès des lois de décentralisation a été le transfert des locaux des lycées aux régions, des collèges aux départements et des écoles aux communes. L’Éducation Nationale n’y a rien perdu, au contraire. L’immobilier de l’hôpital de la même façon pourrait être transféré aux départements, qui géreraient à ce titre une fraction de l’enveloppe de l’assurance maladie. On peut être assuré qu’ils le feront bien, car ils ont l’expérience de la proximité.

-        Et voilà : on y est. La gestion des techniciens de surface aux départements, cela changera tout.  Simplement un échelon bureaucratique de plus avec une découpe complexe des pouvoirs rendant la cohérence des décisions impossibles. Si l’ARS interdit à un hôpital de créer une nouvelle salle de radiologie avec des équipements modernes, le fait qu’elle ne soit pas construite ni entretenue par le département n’a strictement aucun intérêt.

En contrepartie de la maîtrise de l’investissement hospitalier, les présidents de conseils départementaux recevraient une place dans les commissions exécutives des agences régionales de santé. Si les différents acteurs se décident enfin à tirer dans le même sens, il n’est pas extravagant d’avoir l’ambition que la France retrouve le fameux « meilleur système de santé du monde» dont elle pouvait se flatter il n’y a pas si longtemps.

-        Monsieur l’Enarque aura peut-être réduit les récriminations politiques, et le « revanchisme » qui semble l’accabler, mais cela n’a exactement aucune incidence médicale, le pouvoir des chefs de service étant toujours entravé voire réduit à néant par la bureaucratie.

 -        Il ne faut JAMAIS confier à une énarque la réforme d’une sottise créée par d’autres énarques. L’échec de la défunte RGPP l’avait bien montré. La solution passe par la suppression radicale des ARS et le licenciement de tous les bureaucrates qui y travaillent. Qu’il faille des organes de coordination et d’appui, de contrôle de gestion et d’évaluation médicale, de prévision et de recherche, est une chose. Il ne faut certainement pas maintenir un système de petits dictateurs administratifs dictant à la médecine ce qu’elle doit faire.

La défaillance française de production médicale

Exiger sans comprendre : la recette de futurs désastres

Bossuet, dans la magnifique langue de son siècle, a fait un sort au ridicule qui consiste à chérir les causes des conséquences dont on se plaint. Les sondages portant sur « ce qui doit changer » nous alertent à nouveau sur la permanence de ce piège. « Il faut rapatrier la production de médicaments en France » est sans doute l’assertion qui se discute désormais le moins.

Tant mieux ! Nous-même la répétons depuis des lustres dans ces colonnes. Nous l’avons illustrée dans notre livre « L’Etrange Désastre » comme le symbole d’un effondrement français calamiteux.  Mais voilà : comme nous portons cette cause depuis longtemps nous savons bien quels sont les mécanismes qui ont provoqué ce qui est dénoncé, et l’extrême difficulté de les entraver et surtout de changer l’horlogerie des rouages qui les explique.

Cette expatriation dommageable de la quasi-totalité de la production des médicaments principaux paraît très simple à régler. « Messieurs des labos, à vous de jouer ! Relocalisez, bande de cupides qui avaient choisi d’importer pour vous faire des c… en or ».  L’injonction-dénonciation est facile. Les perroquets se sont engouffrés. En fait tous les labos savent produire les principes actifs. Ce sont les excipients et toute la chaîne de conditionnement, d’emballage, d’étiquetage, de logistique, qui ont été totalement sous-traités, sauf pour certaines spécialités où même le principe actif est abandonné, comme la pénicilline.

En vérité, l’expatriation des productions est liée en premier lieu à l’imposition bureaucratique des génériques, sans droits, avec des règles composition plus lâches et moins contrôlées, dans tous les pays à sécurité sociale et notamment en France, au moment même, seconde difficulté, où l’ouverture totale des frontières dans le cadre de l’OMC à la Chine et à l’Inde était imposée.

Si les médicaments sont « gratuits », c’est-à-dire payés collectivement et non par les usagers, la ruine du payeur et la gabegie de la consommation conduit automatiquement à des mesures extrêmes. Quand Fidel Castro a voulu instaurer la gratuité du pain, l’état cubain n’a bientôt plus pu financer cette folie. Alors il a fusillé quelques consommateurs abusifs qui nourrissaient leurs cochons avec du pain gratuit et quelques paysans « profiteurs et accapareurs ». Et il a tout abandonné devant le bain de sang qui se profilait.  Comme en France on ne peut plus décemment fusiller quiconque, on a préféré imposer les génériques et exigé des laboratoires qu’ils baissent leurs prix au plus bas de l’offre mondiale.

C’est donc la production nationale de médicaments qu’on a fusillée. En même temps, on a bien été obligé de constater qu’il y avait un abus consternant de prescriptions de médicaments et on a commencé à contraindre le consommateur. Campagne de pub sur le fait qu’on était le premier pays consommateur de médocs, restrictions sur la prescription d’antibiotiques, popularisation d’idées fausses comme l’inutilité de prendre des antibiotiques contre les maladies virales, interdictions ou limitations, imposées aux médecins, de prescrire et aux pharmacies de délivrer, autre chose que des génériques, déremboursement des médicaments de marque etc.

La pandémie de Sars-Cov-2 a souligné que l’accès à des fournitures extérieures majoritairement fabriquées en Chine et en Inde était aléatoire.  Mais les ruptures de livraison existent et se multiplient depuis des années, dans l’indifférence générale, avec exactement les mêmes raisons que ce qu’on a vu pour les masques : les surenchères diverses sur les prix et les conditions de paiement de tel ou tel pays privent les autres des produits commandés. Comme la France s’appauvrit relativement et que sa bureaucratie est incapable de flexibilité, les ruptures augmentent.  CQFD ! Ce qu’on appelle un cercle vicieux.  

Dans l’Etrange Désastre, nous dénoncions les deux sources de cette calamité :

-        Le choix d’une mondialisation fondée non plus sur le rattrapage des pays émergents mais sur la substitution de localisation des productions permettant de créer des oligopoles mondiaux en déplaçant toutes les productions vers la Chine, devenue, dangereusement, l’atelier du monde.  Cette optique, associée aux changes flottants qui permettent tous les déséquilibres, a été imposée par les Etats-Unis, qui se croyaient devoir être le vainqueur de cette conquête, et mis en musique par l’Union Européenne qui lui est bassement inféodée.

-        La gratuité du petit risque, qui crée une gabegie intenable et entraîne des comportements bureaucratiques répressifs sur l’offre et le demande.

Une telle dénonciation ne pouvait trouver d’éditeurs grands publics tant l’information est cadenassée en France. C’est donc les Editions du Cercle qui l’ont diffusée.  Le verrouillage de l’information en France a été cruellement illustré par la crise sanitaire. Tout le monde a désormais compris. On n’entend, en France, qu’une information préparée, anesthésiée, filtrée, épépinée, moraliste, conformatrice, sectatrice, castratrice. Elle n’a pour but que de rendre bien-pensant et docile le populo. L’affaire des masques inutiles tant qu’on n’en avait pas, obligatoires sous peine d’amende exorbitante dès qu’on en a eu un peu, est fulminante et infâmante. Tout est possible. Les bornes de l’information contrôlée étant dépassées depuis longtemps, il n’y a plus aucune limite.

Du coup, il est inutile d’espérer qu’on aborde les grandes questions posées par le rapatriement de la fabrication des médicaments en France.

  1. Accepte-t-on de supprimer la gratuité presque totale de la couverture du petit risque et à 100% de maladies au long cours ? (Pour l’anecdote c’était le thème de notre premier billet en juin 2008 sur ce site, 12 ans déjà !).
  2. Accepte-t-on de rétablir la liberté dans les prescriptions dans le cadre d’un tarif de responsabilité qui différencie les remboursements ?
  3. Accepte-t-on de mettre fin au ARS et au triomphe de la bureaucratie à la soviétique dans le domaine médical ?
  4. Accepte-t-on de renforcer le poids de la médecine et de ramener celui de la science à des proportions plus justes ?  On a vu qu’au nom de la science on ne recherchait plus que des molécules nouvelles hyper chères, avec cette dichotomie totalement ahurissante entre une élite médicale politisée (socialiste) cherchant fortune auprès des grands labos et une bureaucratie ruinant les grands labos.
  5. Accepte-t-on de sortir de la politique européenne d’ouverture totale des frontières et de concurrence absolue ?
  6. Accepte-t-on de sortir de la tutelle américaine ?
  7. Accepte-t-on de mettre fin aux changes flottants qui permettent tous les déséquilibres ?
  8. Accepte-t-on de multiplier par quatre le prix des médicaments en France ?

Pour l’amusement, il est facile de faire le constat des réponses des différents partis qui luttent politiquement en France.

  1. Non général ! Socialisme et féminisation de la société l’imposent.
  2. Non à gauche ! Heu à droite !
  3. Heu général !
  4. Heu général !
  5. Oui général sauf chez les européistes à tout crin !
  6. Oui général !
  7. Heu général !
  8. Non général !

Entre ignorance, réflexes pavloviens, idéologie, appétit de consommation médicamenteuse et soucis de sa petite santé, il n’y a aucune politique sérieuse, touchant aux causes, qu’il soit possible de mettre en œuvre en France.  Aucun des gourous dénonciateurs que la période a fait pulluler ne se saisira avec réalisme du problème. Bien trop complexe et dangereux.

Alors on va faire semblant, avec un lot de demi-mesures, le tout noyé dans une com’ orientée expliquant que le problème est réglé. L’Europe spécifiera des domaines stratégiques, avec les stocks afférents. On réouvrira quelques ateliers témoins. Les chaînes d’infos passeront des reportages édifiants où on verra quelques machines sortant à toute vibrure des milliers de pilules avec un commentaire chargé d’émotion et de reconnaissance. Peut-être même une bienveillante caméra accompagnera un Président, premier de cordée, pendant une visite en tenue médicale Gucci dans le dit laboratoire et qui fera ensuite une analyse de cinq heures des bienfaits de la relocalisation heureuse, avec bronzage intensif, œil bleu renforcé et zozotement gommé.

Et stop !  

Dormez tranquille !

Le gouffre

La mode, dans les organes de presse de gauche et les médias macronistes, est de juger que la manière française de gérer la crise sanitaire est certes peu engageante mais somme-toute du niveau de ce qui a été pratiqué ailleurs avec des résultats comparables.

La vérité est tout autre. La France a fait face avec les réflexes d’un pays qui a accepté depuis Giscard de se livrer à une bureaucratie unique au monde et a considéré, depuis Mitterrand, que la rémunération des personnes qui y résident devait non plus dépendre de son travail mais d'allocations arrachées à d’hypothétiques « autres », traqués et fiscalisés de façon hystérique.

Une bureaucratie politisée et idéologisée, déraisonnable par son ampleur et son coût, a pris le pouvoir dans tous les rouages de la société française. Tout le monde voit que la multiplication des échelons administratifs, leurs chevauchements, leur irresponsabilité, le tricotage d’un maillage réglementaire inextricable avec un degré de détail délirant, associé à une posture idéologique « anti-bourgeoise » (voir les promotion Robespierre ou Jean Jaurès à l’ENA), ont créé une inefficacité effarante, la restriction et presque l’évanouissement des compétences, qui deviennent résiduelles.  Qu’il s’agisse de la santé, des transports, de l’école, et d’une façon générale de toutes les fonctions civiles de l’Etat, les Enarques à l’écoute des ONG les plus actives et hystériques, ont verrouillé l’action des Français dynamiques et entravé voire chassé du pays les plus utiles, ceux qui montraient des qualités exceptionnelles et du mérite dans des conditions le plus souvent difficiles.  

On le voit aujourd’hui dans le domaine de la santé, devenu un bunker bureaucratique où les médecins sachants ont été mis sous tutelle, au profit d’un écheveau de structures politisées comme les ARS et d’une règlementation laissée à des clans socialistes ayant choisi la politique avant la médecine, façon Lévy-Buzin. Cet énorme Moloch a été totalement surpris par le virus Sars-Cov-2 et lorsqu’on fera le bilan, on verra se dessiner une véritable horreur, qu’il est impossible de décrire totalement aujourd’hui pour ne pas paniquer le pays.

L’esprit qui a présidé en 1981 à la prise de pouvoir des socialistes, coalisés avec les communistes staliniens ou trotskistes, sans compter les opportunistes prêts à pactiser pour de l’argent, et une partie des chrétiens démocrates saisis par des variantes de la théologie de la révolution-libérartion, est une autre dimension du drame français. D’un côté les méchants bourgeois, à nouveau, qu’il s’agissait de réduire à quia et de l’autre, les salariés, ces malheureuses victimes qu’il s’agissait de caliner, de protéger, d’aider, de satisfaire par tous les moyens de la loi et du fisc. Alors la machine à créer des « droits à » s’est emballée, en même temps qu’on limitait les « droits de », infâme relique du monde bourgeois honnis.  Il en est résulté un endettement colossal et une pression fiscale de champion du monde, avec des distributions d’allocations sociales, de soins, de logements, d’éducation (parait-il !) qui fait que nous survolons les pics de la générosité sociale à des hauteurs ici encore uniques au monde.

Le résultat :  les Français ont cessé de rattraper le niveau de vie américain dès 1982 et perdent du terrain par rapport aux meilleurs à un rythme accélérée depuis. On sait que depuis 2002, les Allemands ont gagné 15% de plus de revenu moyen que les Français. Et sur tout sujet on voit que l’Etat français ruiné est passé du côté des pays sous développé sur tous les financements internationaux. Il suffit de constater qu’un seul homme, Bill Gates, contribue plus que la France au budget de l’OMS !

Ces deux tendances maladives, bureaucratie triomphante et redistribution incontrôlable, correspondent désormais à une demande profonde de l’opinion publique, biberonnée dès l’école au lait frelaté de ces idéologies délétères, et abreuvée ensuite dans le même sens par les médias dominants. Beaucoup trop d’ayant-droit-à, français ou non, attendent désormais des autres l’essentiel de leur revenu et se considèrent comme « clients » de la politique, en fait de la bureaucratie répartitrice. 

Emmanuel Macron symbolise parfaitement ce double ancrage dans la bureaucratie dominante et dans la sociale démocratie infantilisante, appuyée sur les médias et la com’. Face à la crise sanitaire, sa réaction ne pouvait être que bureaucratique et « généreuse », au sens d’un « coût démesuré ».

La décadence du système de la santé français totalement bureaucratisé est maintenant parfaitement claire, analysée et actée. Elle est symbolisée d’une part par le scandale de l’absence de masques qui prouve que le « j’menfichisme » irresponsable règne sans partage et secondairement par l’interdiction de prescription de la chloroquine par les médecins de ville, qui démontre les guerres de clans assassines, dans l’indifférence des besoins réels. Le taux de décès dans les services d’urgence, quand on osera en parler, est tellement terrifiant qu’il faudra bien un jour ou l’autre l’affronter les yeux ouverts.  On n’applaudira pas toujours à 20 h le transfert à Rungis de près de la moitié des malades hospitalisés avec un syndrome respiratoire aigu dans la Région Parisienne !

C’est dans les résultats économiques que la folie de la tradition française d’hyper générosité sociale apparaît déjà dans toute sa perversité. Les travailleurs-travailleuses se sont précipités dans un système où ils recevaient 85% de leur salaire sans travailler. Ils ont « adoré » !  Les syndicats ont refusé toutes les solutions de travail résiduel possible. « Le grand capital veut nous faire mourir pour ses seuls profits ». Ce qui s’est passé aux PTT est absolument honteux.  Mais on a retrouvé la même mentalité presque partout.

Il fallait à l’évidence, en sachant et la durée et l’ampleur de la crise, assurer la matérielle des personnes privées de travail, en utilisant les congés payés, les RTT et des subventions bien moins élevées que les 85% des temps normaux. Si six des huit semaines de confinements avaient été payés par les congés et les RTT, le solde aurait plus raisonnable à financer. Et ce solde, avec une prestation réduite d’un tiers, aurait moins gravement détruit nos comptes publics. Bien sûr, il aurait été normal de baisser d’une même proportion les rémunérations des fonctionnaires ou assimilés qui ne travaillaient pas. Au lieu de cela on parle d’une prime pour ceux qui ont continué de travailler et partout on plaint les malheureux confinés qui ont besoin de vacances et on refuse le retour rapide des élèves dans les écoles et les universités (alors qu’ils ne risquent pratiquement rien).

Le résultat devient évident. La France est le pays dont le PIB a le plus diminué au premier trimestre : 5.8%. A peine le triple des pays les mieux gérés ! Rions ensemble mes biens chers frères ! Et il n’y avait que 15 jours de blocage de la production.  Le second trimestre va être délirant. On court à une perte de PIB sur l’année de plus de 300 milliards, compensée actuellement par la dette et la création monétaire. Comme nous l’avions estimé dès février, nous serons bien autour de 3.000 milliards de dettes publiques à fin 2021, pour 1.2 à1,5 milliards de valeur ajoutée des entreprises. Avec un taux de production moindre que celui des autres La France a accru son déficit commercial pendant la période. En chantant des louanges à la « relocalisation ». Le crétinisme économique a de beaux jours devant lui en France.

Reste à savoir comment se passera la suite. Le tourisme et les points forts de l’industrie française, sont touchés pour longtemps. Tout le culturel est anéanti. Sauf les professionnels dépendant de contrats publics permanents. Mais l’Etat est ruiné pour tellement longtemps qu’il serait étonnant qu’ils puissent continuer à payer tant de monde.

Si les Français ne se rendent pas compte, et vite, qu’il faut, pour sortir d’un trou de production, travailler plus, plus longtemps, avec moins de redistribution, moins de largesses, moins de récriminations, moins de « droit à » et plus « d’obligation de », on va vers 20 ans de tourments gravissimes. Rappelons qu’on ne s’est toujours pas remis de la crise de 1973-1974 (50 ans déjà) ni de l’arrivée au pouvoir du Programme Commun de la Gauche.

On ne prend visiblement pas le chemin de la prise de conscience. Une calino-thérapie pour débiles est à l’œuvre, avec, en bouquet, 50 euros pour réparer son vélo ! Quand le Medef a parlé de travailler un peu plus, son Président a été raillé et renvoyé aussitôt à ses fantasmes. « Indécent » voilà le mot qui a été répété à l’envi par absolument tout le monde dans les médias et les partis politiques. On verse 9 milliards à une entreprise, Air Grève qui en vaut 1.4 et qui est ruinée depuis longtemps par la rotation des hauts fonctionnaires dans ses instances de direction (cf Parly II), et des grèves à répétition des pilotes, tout lui interdisant les vols intérieurs. On annonce des milliards de subventions nouvelles pour la SNCF, structurellement ruinée depuis longtemps et qui annonce juste après que l’Etat a repris sa dette qu’elle vient de perdre 3 milliards en attendant mieux.  On confirme ou au promet de fantastiques augmentations de salaires pour les « soignants » et les « enseignants » (les mots médecins et professeurs ont disparu du langage depuis longtemps. La compétence, on vous le dit, n’est plus ce qui compte).

Bref la France veut, sous la houlette de l’Enarchie Compassionnelle, gérer la crise et l’après crise comme elle a géré la France précédemment.  Nous disons ici que cette démarche est suicidaire.  Le seul résultat sera une nouvelle perte de respectabilité et d’influence internationale, et, à l’intérieur, un nouvel effondrement de sa prospérité, de ses capacités et de son dynamisme, avec une formidable régression de l’espoir et des libertés.

Le Français, né malin, ferait bien de se réveiller rapidement. Il n’y a pas d’avenir au bout du chemin sur lequel il se laisse entraîner. Quand on est au bord du gouffre, il est dangereux de crier : « en avant comme avant ! »

Pensées et attitudes françaises à mi chemin du confinement

On entre dans les crises avec des idées bien fixées et on en sort avec les mêmes, à la grande surprise de ceux qui croient que tout a été tellement bouleversé et que l’on va découvrir un monde enchanté, jamais vu jusqu’ici, où toutes les vertus oubliées vont soudain s’exprimer allègrement.

M. Piketty était entré dans la crise sanitaire avec l’idée d’un énorme prélèvement fiscal sur les riches. Il la traverse avec l’idée d’un super énorme prélèvement fiscal sur les riches. Il en sortira avec l’idée d’un hystérique super prélèvement fiscal sur les riches.

Les collapsologues étaient entrés dans la crise avec l’idée que la nature était tellement malmenée par l’homme qu’elle ne pourrait bientôt plus fournir. Les voilà qui pensent que « la nature tellement malmenée » se venge cruellement sur l’homme des mauvais traitements qu’il lui a fait subir et qu’il faut désormais, et vite, se prosterner bien bas,  la figure repentante et méditer sur nos fautes, devant la déesse nature.

M. Jacques Julliard, dans la tradition socialo-chrétienne, mitterando-papale et très Ouest-France, pense que le capitalisme, « son productivisme et son économisme », est une infection « qui fait des vieux des rebuts avec comme seul horizon le cimetière ». En pleine crise sanitaire le voilà qui cite les bonnes appréciations d’un guide que le Parti Communiste de Chine avait mis à la disposition de son groupe de visiteurs,  expliquant que le Communisme était supérieur au capitalisme parce qu’il traitait merveilleusement ses vieux. Il sortira de la crise sanitaire, sans vouloir malgré tout passer ses derniers jours à Wuhan, ses urnes, ses fours crématoires derrière les hôpitaux, mais en crachant sur cette société infâme d’individus qui ne pensent qu’à consommer.

La nature a voulu que la vieillesse soit un naufrage. Nos efforts humains ont retardé d’une vingtaine d’années le moment de cette affreuse réalité. La collectivité finance près de 700.000 personnes en France pour s’occuper de nos dix millions de très vieux. Et il faudrait faire pénitence ? Ils seraient abandonnés par leurs enfants. Quels enfants ?  Des milliers de femmes très âgées n’ont pas de descendants. Leur mari est souvent mort depuis longtemps et elles n’ont eu qu’un enfant, qui a pu décéder avant soixante-dix ans, ou pas du tout d’enfant. Avec des parents qui décèdent maintenant routinièrement à plus de 92 ans, les héritages disparaissent. De toute façon, hériter à 70 ans, cela rime à quoi ? Doit-on vraiment culpabiliser les jeunes pour un prétendu « individualisme » forcené ?

Mme Natacha Polony est entrée dans la crise sanitaire en pensant que le système social et économique de ces dernières années était à bout de souffle. Au milieu du confinement elle explique que l’acte de décès a été signé par le Sars-Cov-2. « Il ne faut plus faire de nous des rouages de la machine économique mais nous réinstituer comme citoyen ».  Cela tombe bien la machine économique est grippée. Mais elle est délicate, Natacha :  il va falloir de l’exigence aux Français, pour ne pas tomber dans l’arnaque, « dans l’entourloupe des avant-hier qui déchantent ». Marianne, ce journal fondé sur le « vous vous rendez compte Madame Michu », fait bien de nous avertir. Il va sérieusement déchanter le citoyen, quand il n’aura plus d’économie(s) !

Le Conseil de la résistance, CNR, est à la mode. Quand il ne faut pas faire un « Grenelle du Covid 19 », ou un « Plan Marshall », il faut reprendre le merveilleux programme fondateur du Conseil National de La Résistance. Là encore, il faut ne pas regarder l’histoire de trop près pour s’enthousiasmer : pratiquement tout ce qui a été mis en place du plan du CNR sont les mesures qui avaient été décidées dès le début des années 40 sous le gouvernement de Vichy, autour d’Yves Bouthillier, Ministre des Finances, par une poignée de hauts fonctionnaires décidés à moderniser le pays. La Sécu, les Ordres professionnels, l’étatisme forcené, tout était là. La fonction publique et les boîtes nationalisées se sont accordé de formidables statuts protecteurs et pour les autres on a créé le sécurité sociale, régime général (traduire : sauf les fonctionnaires), sur les bases que Laroque avait défini sous Pétain. Décidemment on entre dans la crise comme on en sort.

Autant dire que les chances de voir les pouvoirs dominants, médiatiques ou politiques, en France sortir de leurs préconceptions et de leurs idées fixes sont nulles.

Les Islamistes expliquent que Dieu a envoyé le virus parce que les bons musulmans n’avaient pas tué assez de Chrétiens. Les Européistes considèrent que la crise aurait été tellement mieux gérées si l’Europe avait le monopole de la politique de santé publique. Bref, c’est partout pareil.

On a préféré, dans la plupart des pays, la faillite à la mort de quelques dizaines de milliers de personnes en général âgées.  C’est nouveau et généreux peut-être jusqu’au déraisonnable. Mais cela devrait tout de même nous éviter les dénonciations continuelles de « l’économisme » et l’indifférence aux vieillards. Leur mort n’aurait eu aucun impact économique grave, au contraire. La réalité est cruelle, mais pas la politique suivie. Elle n’est pas le fruit d’un calcul économétrique, mais du refus de tout calcul économique.  

Ceux qui demandent plus à l’impôt et moins au contribuable, et exigent plus de consommation pour une population en croissance exponentielle, tout en suggérant moins de production, donc de prédation sur les ressources naturelles (destruction, déchets, pollution), considèrent le Sars-Cov-2 comme un allié et une preuve de leur sagesse. « La ruine des hommes est un sursis pour la terre. Ouf ! C’est un bon début. On va pouvoir légitimer la frugalité nécessaire, la fin du tourisme de masse, la suppression des bagnoles, les rues de Paris converties en pistes cyclables, l’urgence de passer aux 32 et peut être aux 28 heures (payées 40 naturellement), la permaculture sur les toits, la dénatilité française, la fin de l’industrie, sauf pour les masques et les respirateurs), la disparition des inégalités grâce à une fiscalité ravageuse réservée aux riches. A chacun selon son absence de besoins ! »  

L’imbécillité crasse a donc quelques beaux jours devant elle et nous devons nous attendre à un cortège de grands prêtres du bien supérieur de l’homme, de la société, du monde et de la terre. Nous devons nous endurcir face  aux discours d’exaltés pleins de hargne et de repentance (pour les autres).  

Pourtant, ce n’est pas « l’économisme » qui a croisé les virus de pangolin et de chauve-souris ! Dame Nature est une marâtre comme chacun sait, qui vous envoie des virus tueurs assez régulièrement et nous accorde ses bienfaits avec parcimonie.

Ce qui force et forcera longtemps l’humanité à l’économie, à l’artisanat et à l’industrie.  Et donnera à notre jeunesse le champ nécessaire à son épanouissement. Rien de changé !

La crise sanitaire nous a surtout montré qu’il valait mieux avoir quelques réserves et une industrie puissante. Cette France post mitterrandienne incapable de fabriquer masques, respirateurs, médicaments et de maintenir un nombre de lits suffisants à l’hôpital, ces Français leaders mondiaux du non-travail, des impôts et de la dépense publique et cette Administration que tout le monde nous envie, reine absolue de la bureaucratisation stérile, n’ont exalté personne.  Surprise, surprise !

La France est entrée dans la crise avec ses problèmes et en sortira avec les mêmes en pire. C’est-à-dire avec l’urgence aggravée de revenir sur tout ce qui l’a mise par terre, avant et pendant. Au lieu de cela, les machines automatiques à se tirer des balles dans le pied sont toutes en train de se mettre en place avec des artilleurs qui salivent en chargeant les magasins.

Les rigolos s’amusent à compter les Français dans la dépendance directe de subventions d’état : les retraités et assimilés, près de 19 millions, les fonctionnaires et assimilés, près de 5 millions (certains disent sept), les personnels des entreprises publiques à statut protégé (Poste, SNCF, RATP, Dockers, Intermittents du spectacle , etc.) 1.5 millions, les chômeurs indemnisés de base (autour de 5 millions), les nouveaux travailleurs en « partiel », autour de 10 millions, les malades, invalides et assistés permanents ( 2 millions), soit environ 48 millions de personnes sur 66, moins les enfants de moins de 18 ans (11 millions) et les femmes au foyer qui ne travaillent pas (2 millions), mais reçoivent des allocations familiales, la gratuité de l’école et des soins, plus la cantine presque gratuite, etc.   Restent un peu moins d’une demi-douzaine de millions de braves personnes décidées à travailler et à vivre sur leur travail et non sur les versements publics, alimentés par les impôts et taxes les plus lourds du monde et un arrosage d’emprunts dont le montant va atteindre deux fois et demie la production marchande de 2020 dès la fin 2021 !

Déjà certains s’extasient : on peut le faire ! Pérennisons ! Vive le revenu universel ! Vive l’hélicoptère à monnaie ! Les syndicats montrent les dents. Les entreprises tendent la gamelle. L’émotion est partout avec des gens qui pensent que le « malheur » qu’ils viennent de vivre justifie moins de travail, des vacances, et des compensations directes. Et des gratifications supplémentaires pour ceux qui ont travaillé un peu. Que les autres paient ! Une calinothérapie avec défoulement fiscal sur les Riches, voilà la solution. Mais voilà : combien des entreprises qui ont mis les 10 millions de travailleurs-travailleuses au biberon étatique de secours survivront-elles ? Combien de projets auront avortés ? Combien d’investissements auront été perdus ?

La situation de la France n’est pas seulement ridicule et honteuse. Elle est catastrophique, avec des risques sérieux d’effondrement radical. A force d’essayer de courir avec des poignards dans le dos, et des hémorragies torrentielles, on finit par tomber !  

Tous les médias bruissent des mêmes interrogations : qu’est-ce qu’il faudrait changer ? Mais pratiquement tous indiquent le résultat espéré sans jamais regarder le moyen d’y arriver. Il faut retrouver nos industries stratégiques et reconstituer nos stocks de même nature. On fait comment lorsqu’on a grevé notre production de mille charges et qu’on l’a mise en compétition sans limite avec le monde entier ? On met fin aux 35 heures et à la retraite à 62 ans ? On réduit le pouvoir des syndicats ? On casse l’énarchie compassionnelle qui ligote tout et a mis la France sous tutelle ?

Il faut mettre fin à la disette et à l’inefficacité de nos services publics. Effectivement, ils sont tous à demi effondrés.  Mais on fait comment pour briser la bureaucratie infernale qui en grippe tous les rouages ? On casse les ARS et on restaure le pouvoir des « mandarins » ?  Préfère-t-on des grands « pontes » dans leur discipline à la tête de services en pointe dans le monde, ou des énarques directeur d’ARS qui comme celui du Grand Est, débordé par l’épidémie, gère son poste en édictant des règles absurdes et loin des patients, en télétravail de son appartement parisien ? On construit des prisons et on rétablit une chaîne pénale digne de ce nom ? On s’attaque aux phénomènes exogènes qui finissent par saturer tous nos systèmes pénaux, hospitaliers et sociaux ou on laisse faire?

On en revient sempiternellement aux tares qui précédaient la crise. Ce n’est pas par idéologie ou force de l’habitude, ou envie d’avoir toujours raison. On sait pourquoi les Français ont cessé définitivement de rattraper le niveau de vie américain, une fois mis en place le programme Commun de la Gauche. On sait comment les Britanniques ont mis fin à l’effondrement travailliste de la fin des années soixante-dix et ramené leur économie dans le peloton de tête. On sait pourquoi les Allemands ont vu leur revenu augmenter de 15% de plus que celui des Français depuis l’instauration de l’Euro. On sait parfaitement que le système monétaire international basé sur les changes flottants et un étalon dollar problématique ne fonctionne pas. Et même les Américains se rendent compte qu’il commence à leur causer du tort.

Les dirigeants français et leurs électeurs sont nés malin. Cela fait maintenant 40 ans que les élites socialistes et étatiques françaises s’essaient à la paupérisation relative de leur peuple, avec le soutien occasionnel et hagard d’un peuple désarticulé et déboussolé. Le ludion qui dirige actuellement le pays s’essaie à différentes formes de séduction sans jamais embrayer sur aucune réalité. Il s’est aperçu qu’il buvait la tasse quand il voulait noyer le poisson.  Alors il chante ce que les gens veulent entendre avec des paroles insincères tendues exclusivement vers son obsession : être réélu.  Lui « pense l’impensable » et sur le terrain, le gouvernement « dépense de façon impensable », et fait face comme sait le faire la bureaucratie, entre oukases, arrosages et impuissance.

Le paradoxe est qu’un pays où les politiques masquent avec ténacité toutes les tares accumulées depuis mai 68 et où la réalité présentée par les médias est totalement trafiquée et masquée, manque désespérément de masques.   

Emmanuel Macron : le vide et le Covid !

Le retour de supercandidat.

Le discours d’E. Macron a plus donné d’indication sur ce qu’il est, sa méthode et son ambition que sur la crise et les moyens de la surmonter. Ses discours sont comme ses lois : trop longs, trop vagues et trop confus. Ce qui est voilé est aussi important que ce qui est dit. Le clair-obscur, et les effets de lumière, façon studio Harcourt, sont là pour l’effet, jugé artistique. L’art est absent mais pas le flou.

Sur le fond, quand on le trouve, quelques mesures secondaires surnagent ; on concède et on cède à quelques revendications qui ont pris un peu d’ampleur. On tente de se protéger par quelques mots lâchés comme on débondait naguère au château, en gants blancs.

Cette préoccupation permanente de la protection personnelle et de la sauvegarde d’image, où chaque mot devient un petit paratonnerre, pour évacuer un risque ou une tension, cet excessive préoccupation de soi, empreinte de fausse compassion et d’outrancières visions idylliques pour le futur, est la marque d’une habileté, mais non d’une compétence, encore moins d’une sincérité.

Le jeune Emmanuel joue un jeu de rôle, pour épater encore et toujours sa prof admirative. Il ne dirige rien. Il chante « Marchons ! Marchons !» comme on le fait dans Don Carlo à l’Opéra-comique : on piétine sur la scène sans jamais avancer. Le but n’est pas de gagner la « guerre ». A la guère comme à la guère, on quémande assez d’applaudissements pour que la pièce continue.

Gamin dans un costume trop grand pour lui, Macron compte que son culot et ses beaux yeux bleus lui permettront de tenir une part suffisante de l’opinion pour lui permettre de jouer les boucliers face aux méchants de rigueur. L droite ? Elle a peur. Elle se couchera en demandant qu’on la sauve. Reste la gauche et les Verts !  C’est à ce camp là que l’Enarque compassionnel veut montrer la richesse de ses bons sentiments et sa souplesse idéologique.

Alors il a multiplié les révérences, appuyées et accompagnées de lourds clin-d ’œil. L’écornifleur échoue s’il ne renchérit pas indéfiniment sur ses courbettes et ses flatteries. Alors, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ! Surtout si tout le monde est confiné. Pour le reste, en période de guerre, ce que l’on nie est ce qu’on avoue et ce qu’on avoue, ce que l’on veut minimiser.

« J’avais laissé mon premier ministre vous annoncer la fin temporaire de vos libertés de circuler. Mais c’est moi qui vous annonce votre libération ». Voix off :« tout en doublant votre temps de confinement et en avouant que je n’ai pas la moindre idée de la manière d’en sortir vraiment. J’ai doublé la durée de confinement pour que vous voyez le nombre quotidien de morts baisser. Ce sera ma victoire : j’ai sauvé des vies.  Ils vont me dire merci.  Mais pour beaucoup, ce ne sera qu’un sursis, car il n’y a pas de traitement réel, pas plus aujourd’hui qu’hier, et que je n’ai toujours pas les moyens de lutter qu’il faudrait. Ah, ma trouvaille des masques « grand public », c’est-à-dire des masques sans aucune efficacité autre que psychologique !  Dans un mois la France sera globalement dans la situation où sont déjà la moitié des départements. Alors pourquoi ne pas leur rendre la liberté de travailler ? C’est cela ma réponse ; je n’ai pas de masque grand public… »

« Je vous annonce la fin des festivals et du Tour de France ». Voix off : « Mais pas le report des élections municipales, toujours censé avoir lieu en juin ! Ah ! Ah ! Ah ! ça sera pour le Premier Ministre si personne n’a encore compris ».  

« J’ai fait fort en annonçant le retour de la liberté de circuler après le 1er mai et après les ponts ». Voix off : « Comme je suis malin ! Ce n’est pas maintenant que les gilets jaunes vont inventer le masque jaune petit public ! »

« Je vous annonce le retour des mômes dans les classes, parce que les garder à la maison est vraiment insupportable ». Voix off : «  Mais pourquoi ai-je fermé les classes dans les régions non contaminées, sachant que les enfants ne risquent rien, et leurs jeunes parents presque rien et qu’il faut qu’on atteigne un jour ou l’autre les 60% de contaminés ? Chut ! »  

« Je vous annonce des flots d’argent, des océans d’or pour tous, sans restriction ». Voix off : « et jamais je ne vous demanderai le moindre effort ni ne lutterai contre les feignasses et les abusifs tout heureux de ne rien faire à 85% de s