La loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes adoptée à l'unanimité par l'Assemblée

L’impossible radicalité du programme des candidats à la Présidentielle 2. L'Education Nationale

Le grand problème de la France, gouvernée depuis des décennies par des hauts fonctionnaires socialistes et centristes, en alternance ou coalisés, est qu’elle n’a jamais voulu entendre les avertissements des quelques observateurs lucides sur les effets délétères de certaines décisions qui ont fini par détruire les fondements de l’édifice national qui garantissaient son identité, sa cohésion, sa force, sa tranquillité et sa prospérité.

À partir du moment où des hordes de sauvages brûlent collèges et lycées par centaines parce qu’il n’y a pas de papier dans les toilettes, où des lâches en rupture de scolarité agressent des professeurs parce qu’il en manque, où des enfants de 13 ans cherchent à cramer et mutiler le visage d’une femme blanche qui demande qu’on ne casse pas un abribus, quand ils ne servent pas de tueurs pour le compte de narcotrafiquants, il est clair que la radicalité est plus du côté des casseurs et des voyous que de ceux qui veulent trouver des solutions.

Tous les dommages que nous constatons avec ahurissement ont été annoncés dans le détail depuis le jour où les décisions tragiques ont été prises. Les forces intellectuelles qui tiennent l’Université, les médias et l’opinion, depuis le passage de Mitterrand, n’ont rien voulu savoir. Tous les avertissements ont non seulement été ignorés mais leurs auteurs ont été combattus et marginalisés. Le pire est que des décisions de bon sens ont été considérées comme radicales voire extrémistes.

Prenons la sécurité. Les centristes et les socialistes se sont mis d’accord pour mettre en œuvre les slogans de mai 1968 : « CRS/SS » et « non à la répression », puis « touches pas à mon pote » même délinquant. Badinter puis Taubira et enfin Belloubet ont fait sauter tous les verrous et les écrous. La délinquance violente a explosé. Tout le monde sait ce qu’il faut faire :

Dissoudre le syndicat de la magistrature qui viole l’impératif de neutralité des juges du matin au soir.

Construire des prisons pour rétablir l’effectivité des peines, mais réserver la prison aux crimes violents et aux trafics de la pègre, plutôt que d’envoyer en prison des gens qui ont bu un coup de trop, eu un différend avec le fisc ou une scène de ménage. La tendance à tout pénaliser, tout en levant la répression de la délinquance habituelle et violente a été une folie.

Revoir l’absurdité procédurale de la justice des mineurs.

Rétablir la Cour de Sûreté de l’État.

Limiter les possibilités accordées aux associations à caractère politique ou idéologique de se porter partie civile.

Simplifier la procédure pénale.

Rétablir pleinement l’autorité du garde des Sceaux sur les procureurs chargés d’appliquer la politique pénale du gouvernement légitimement constitué.

Revenir sur des décisions qui se sont révélées délétères et rétablir les schémas antérieurs efficaces détruits par pure bêtise ne peut pas être vu comme une radicalité.

Une politique radicale serait de mettre en œuvre des mesures nouvelles permettant de s’attaquer à des délinquances nouvelles. Les juges qui, par idéologie, détournent leur pouvoir pour essayer de créer des jurisprudences conformes à leurs options personnelles, faussent l’instruction des dossiers en les freinant ou les accélérant, appliquent la doctrine justicialiste qui veut que le jugement doive toujours servir le faible et peser sur le puissant même s’il a raison, pardonne un viol « parce que l’immigré ne savait pas que c’était interdit chez nous », ou l’œil crevé d’un patron « parce que la colère de l’ouvrier était juste », ou une destruction de bâtiment public « parce qu’il faut préserver le droit d’exprimer sa juste colère », sont des délinquants conscients de l’être mais qui se savent intouchables. Il faudrait, pour enrayer ces dérives, établir un crime de justicialisme jugé par la Cour de sûreté de l’État avec des peines extrêmement sévères, comme l’interdiction à vie de tout travail dans le monde judiciaire et la suspension temporaire des droits civiques. Quand on sape les fondements de la République, on doit perdre, au moins un temps, le droit de vote. Avec l’intelligence artificielle, la caractérisation de ce détournement de pouvoir prend deux minutes par simple analyse des jugements. L’indépendance des juges n’est garantie que dans le cadre de la loi et ne permet pas de la détourner. La gangrène des juges contaminés par le justicialisme idéologique touche aujourd’hui les cours d’appel. La loi perd son sens. Donc aussi la démocratie qui veut que le juge applique d’abord la loi et n’utilise pas on poste pour atteindre d’autres objectifs idéologiques ou politiques.

Au-delà de l’actualité honteuse que la majorité des Français vit avec consternation, la gravité de la délinquance, dans un pays sombrant dans la « mexicanisation », peut-elle justifier d’aller jusqu’à la restauration de la peine de mort ? Il est intéressant de noter qu’elle était requise par la loi pour beaucoup des évènements que nous vivons ces derniers jours. La liste des crimes justifiant à l’époque la peine de mort est explicite :

Atteintes à l'autorité de l’État et à l'intégrité du territoire, avec usage ou tentative d'usage d’armes Attentat visant à changer ou à détruire le régime constitutionnel, à exciter les citoyens à la guerre civile ou à porter atteinte à l'intégrité du territoire national (article 86). Atteinte à l'intégrité du territoire national (article 88)

Atteintes à la paix intérieure : Attentats visant à répandre la dévastation dans une ou plusieurs communes (article 93). Organisation et commandement de bandes armées en vue de troubler l'État par un attentat ou d'envahir, de piller ou partager des propriétés publiques ou privées ou encore de faire attaque ou résistance envers la force publique agissant contre les auteurs de ces crimes (article 95)

Participation à un mouvement insurrectionnel. Participation à un mouvement insurrectionnel avec usage d'armes (article 98). Organisation et direction d'un mouvement insurrectionnel et complicité (article 99)

M. Mélenchon et ses troupes, avant 1981, auraient été susceptibles d’être condamnés… à la peine de mort ! Pas emprisonnés : guillotinés !

Lorsqu’on entend certains candidats aux élections présidentielles affirmer qu’ils proposent la rupture et la radicalité, on ne peut que sourire. Pendant cinquante ans, le pouvoir a été désarmé en France et la violence émeutière installée en majesté.

Lorsque F Hollande confronté à des assassinats sauvages a voulu la déchéance de la nationalité pour les coupables, les forces hostiles à toute répression l'en ont empêché. Il avait, dès son arrivée, cassé la loi anticasseurs ! Il faut être cohérent !

Éric Zemmour explique très bien que la civilisation musulmane ne cherche pas à modérer et responsabiliser les individus mais à les contraindre brutalement. Un vol, une main coupée en Arabie saoudite. Massacre insensé des opposants en Iran. Les populations musulmanes déplacées en France se heurtent à l'absence de répression, si on ose dire. Elles ne comprennent pas et se livrent régulièrement à des émeutes ou des pillages pour un prétexte ou un autre. Le contraste est net avec Singapour où la moindre incivilité vaut une trentaine de coups de bâtons. Une immigration de masse musulmane, accompagnée par un désarmement progressif de la répression poserait donc, selon Zemmour, un problème d'insécurité structurelle qu'on ne peut régler qu'en bloquant l'immigration musulmane et/ou en restaurant la répression. Mélenchon est sur la même analyse, mais dans le bord inverse : profiter personnellement de la faille civilisationnelle pour son intérêt politique personnel en réduisant toujours plus la répression et en glorifiant l'immigration musulmane, ferment d'une « bordélisation » réussie et propice à son projet.

On peut dans le même esprit explorer le choc civilisationnel du même type qui concerne les anciens pays sous domination violente soviétique, habitués à une répression féroce, et dont une partie de la pègre s'est vue ouvrir les portes d’une Europe occidentale désarmée et offerte.

Avoir cru que la douceur de nos mœurs judiciaires permettrait de convaincre des populations jusqu'ici habituées à une répression sévère de devenir douces comme des agneaux est une marque d'angélisme assez nette. Si vous importez en masse des peuples habitués à la répression sévère, vous êtes contraints de durcir votre politique pénale. C.Q.F.D. !

On comprend le malaise des candidats à l'élection présidentielle. La contradiction interne à la nouvelle société qu'ils ont contribué à créer est insurmontable sans se heurter de front à des difficultés insolubles que l'on a refusé de voir pendant des décennies. Non ! On le voit bien. Ils ne prendront pas le risque de la radicalité. En tout cas pas en 2027 !

L’impossible radicalité du programme des candidats à la Présidentielle 1. La sécurité

Le grand problème de la France, gouvernée depuis des décennies par des hauts fonctionnaires socialistes et centristes, en alternance ou coalisés, est qu’elle n’a jamais voulu entendre les avertissements des quelques observateurs lucides sur les effets délétères de certaines décisions qui ont fini par détruire les fondements de l’édifice national qui garantissaient son identité, sa cohésion, sa force, sa tranquillité et sa prospérité.

A partir du moment où des hordes de sauvages brûlent collèges et lycées par centaines parce qu’il n’y a pas de papier dans les toilettes, où des lâches en rupture de scolarité agressent des professeurs parce qu’il en manque, où des enfants  de 13 ans cherchent à cramer et mutiler le visage d’une femme blanche qui demande qu’on ne casse pas un abribus, quand ils ne servent pas de tueurs pour le compte de narco trafiquants,  il est clair que la radicalité est plus du côté des casseurs et des voyous que de ceux qui veulent trouver des solutions.

Tous les dommages que nous constatons avec ahurissement ont été annoncés dans le détail depuis le jour où les décisions tragiques ont été prises. Les forces intellectuelles qui tiennent l’Université, les médias et l’opinion, depuis le passage de Mitterrand, n’ont rien voulu savoir. Tous les avertissements ont non seulement été ignorés mais leurs auteurs ont été combattus et marginalisés. Le pire est que des décisions de bons sens ont été considérées comme radicales voire extrémistes. 

Prenons la sécurité. Les centristes et les socialistes se sont mis d’accord pour mettre en œuvre les slogans de mai 1968 : « CRS/SS » et « non à la répression », puis « touches pas à mon pote » même délinquant. Badinter puis Taubira et enfin Belloubet ont fait sauter tous les verrous et les écrous. La délinquance violente a explosé. Tout le monde sait ce qu’il faut faire :

Dissoudre le syndicat de la magistrature qui viole l’impératif de neutralité des juges du matin au soir

Construire des prisons pour rétablir l’effectivité des peines, mais réserver la prison aux crimes violents et aux trafics de la pègre, plutôt que d’envoyer en prison des gens qui ont bu un coup de trop, eu un différend avec le fisc ou une scène de ménage. La tendance à tout pénaliser, tout en levant la répression de la délinquance habituelle et violente a été une folie.

Revoir l’absurdité procédurale de la justice des mineurs

Rétablir la Cour de Sûreté de l’Etat

Limiter les possibilités accordées aux associations à caractère politique ou idéologique de se porter partie civile.

Simplifier la procédure pénale.

Rétablir pleinement l’autorité du garde des sceaux sur les procureurs chargés d’appliquer la politique pénale du gouvernement légitimement constitué.

Revenir sur des décisions qui se sont révélées délétères et rétablir les schémas antérieurs efficaces détruits par pure bêtise ne peut pas être vu comme une radicalité.

Une politique radicale serait de mettre en œuvre des mesures nouvelles permettant de s’attaquer à des délinquances nouvelles. Les juges qui, par idéologie, détournent leur pouvoir pour essayer de créer des jurisprudences conformes à leurs options personnelles, faussent l’instruction des dossiers en les freinant ou les accélérant, appliquent la doctrine justicialiste qui veut que le jugement doit toujours servir le faible et peser sur le puissant même s’il a raison, pardonne un viol « parce que l’immigré ne savait pas que c’était interdit chez nous », ou l’œil  crevé d’un patron « parce que la colère de l’ouvrier  était juste », ou une destruction de bâtiment public « parce qu’il faut préserver le droit d’exprimer sa juste colère », sont des délinquants conscients de l’être mais qui se savent intouchables. Il faudrait, pour enrayer ces dérives, établir un crime de justicialisme jugé par la Cour de sûreté de l’Etat avec des peines extrêmement sévères, comme l’interdiction à vie de tout travail dans le monde judiciaire et la suspension temporaire des droits civiques. Quand on sape les fondements de la République, on doit perdre, au moins un temps, le droit de vote. Avec l’intelligence artificielle, la caractérisation de ce détournement de pouvoir prend deux minutes par simple analyse des jugements. L’indépendance des juges n’est garantie que dans le cadre de la loi et ne permet pas de la détourner. La gangrène des juges contaminés par le justicialisme idéologique touche aujourd’hui les cours d’appel.  La loi perd son sens. Donc aussi la démocratie qui veut que le juge applique d’abord la loi et n’utilise pas on poste pour atteindre d’autres objectifs idéologiques ou politiques.

Au-delà de l’actualité honteuse que la majorité des Français vit avec consternation, la gravité de la délinquance, dans un pays sombrant dans la « mexicanisation », peut-elle justifier d’aller jusqu’à la restauration de la peine de mort ? Il est intéressant de noter qu’elle était requise par la loi pour beaucoup des évènements que nous vivons ces derniers jours. La liste des crimes justifiant à l’époque la peine de mort est explicite :

Atteintes à l'autorité de l’État et à l'intégrité du territoire, avec usage ou tentative d'usage d’armesAttentat visant à changer ou à détruire le régime constitutionnel, à exciter les citoyens à la guerre civile ou à porter atteinte à l'intégrité du territoire national (article 86)

Atteinte à l'intégrité du territoire national (article 88)

Atteintes à la paix intérieure

Attentats visant à répandre la dévastation dans une ou plusieurs communes (article 93)

Organisation et commandement de bandes armées en vue de troubler l'État par un attentat ou d'envahir, de piller ou partager des propriétés publiques ou privées ou encore de faire attaque ou résistance envers la force publique agissant contre les auteurs de ces crimes (article 95)

Participation à un mouvement insurrectionnelParticipation à un mouvement insurrectionnel avec usage d'armes (article 98)

Organisation et direction d'un mouvement insurrectionnel et complicité (article 99)

M. Mélenchon et ses troupes, avant 1981, auraient été susceptibles d’être condamnés... à mort. Pas emprisonnés : guillotinés !

Lorsqu’on entend certains candidats aux élections présidentielles affirmer qu’ils proposent la rupture et la radicalité, on ne peut que sourire. Pendant cinquante ans, le pouvoir a été désarmé en France et la violence émeutière installée en majesté.

La France, victime de son excessive bonté ?

Tout le monde s’accorde désormais sur l’état catastrophique de la France, déclassée pratiquement dans tous les domaines où elle excellait jusqu’en 1968. Elle connaît des moments difficiles. Le débat public, confronté à cette réalité cherche intensément quels sont les terribles diables qui ont provoqué le désastre. À chacun le sien : L’immigration massive, le socialisme débridé, le capitalisme devenu fou, la consommation excessive et les supermarchés, le CO2, l’énarchie compassionnelle et bienveillante, les frontières non encore abattues, Donald Trump, Poutine, Israël, l’homme blanc hétérosexuel occidental, le téléphone portable, les réseaux sociaux, l’automobile en ville, l’écologie punitive, la finance internationale, l’Union Européenne de plus en plus fédérale, La liste est longue. Les articles s’accumulent et s’allongent démesurément dans la quête de plus en plus fine des diables cachés qui corrodent la société et y creusent leurs galeries perverses.

Quand on s’élève un instant au-dessus de ce marigot accusatoire, on découvre une tout autre réalité. Depuis 1968, les Français se sont essayés à l’universelle bonté.

Ils ont décidé d’être gentils avec les enfants scolarisés et ont supprimé les affres de l’effort, du savoir et de la discipline. Tout le monde devait avoir le BAC et pourquoi pas aller à l’Université, sans tenir compte du fait qu’on allait fabriquer en masse des ignares.

Ils ont décidé d’être gentils avec les enfants délinquants à qui il ne fallait pas imposer de contraintes même légères et dont les multiples récidives devaient être pardonnées. Pour les adultes, il fallait renoncer à la prison, source de récidive et rendre la vie du prisonnier la plus ludique possible. Pour les tueurs, finie la peine de peine de mort, même en cas d’assassinats en série.

Ils ont décidé que toute personne venant à se trouver sur le territoire aurait droit au meilleur de l’aide sociale ad vitam aeternam, comme les Français à qui on a proposé de vivre sans travailler ou de travailler le moins possible dans une société de la gratuité générale.

Ils ont décidé de créer un nombre illimité de droits-à, le plus souvent constitutionnalisés et atrocement coûteux pour les finances publiques.

Ils ont décidé que l’État bienfaisant devait financer la destruction de masse des enfants à naître qui n’étaient en fait que des cellules qu’on pouvait jeter à la poubelle. Près de 5 millions tout de même depuis l’an 2000. Formidable : la population de pollueurs que nous sommes va baisser.

Ils ont décidé de sacrifier leur PIB au profit des pays nécessiteux de l’Europe. Ils ont financé pendant des décennies des aides structurelles au Portugal, à la Grèce, à l’Espagne, à l’Italie, à la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, la Tchéquie, la Hongrie, la Slovaquie, Ils y ont même transféré une bonne part de leur industrie. Admirable bonté.

Ils ont décidé que cela ne suffisait pas. Ils ont été d’accord pour abattre le Tarif extérieur Commun en Europe et ils ont permis à tous les pays émergents et notamment la Chine de déverser leurs produits sur le territoire, sans réciprocité, alors que nous chargions à mort le travail chez nous de prélèvements et de réglementations, bien sûr par pure bonté d’âme.

Ils ont décidé de transférer leur souveraineté à l’Union européenne, aux juges et aux Hautes autorités administratives, privant leur Parlement et leur gouvernement du moyen d’agir en pleine indépendance.

Ils ont décidé d’être super gentils avec les drogués en leur offrant d’heureuses salles de shoot permettant de se faire plaisir aux frais des autres.

Ils ont décidé que quiconque viendrait à se trouver sur le sol français pourrait faire venir sa famille et toucher les mêmes libéralités sociales que les Français.

Ils ont décidé que la seule mission des politiques était de distribuer des cadeaux au peuple.

Ils ont décidé que le travail était fatigant et qu’il fallait travailler moins que les autres et moins longtemps.

Ils ont décidé d’être bons avec les animaux et de laisser proliférer les rats, les sangliers, les pigeons, les loups, les ours et qu’il serait malséant de les empêcher de massacrer des bêtes d’élevage, de détruire les champs et les plantations, d’envahir les villes et de tuer des humains à l’occasion.

Ils ont décidé d’être bons avec la nature et de sacrifier leur épargne au profit de la lutte contre l’ennemi numéro 1 de l’homme moderne, le CO2, ruinant d’un seul coup, l’industrie, l’agriculture, le bâtiment et la beauté des paysages.

Pendant 60 ans, la bonté et les dépenses associées ont suinté de partout à gros bouillon en France dans l’allégresse et l’autosatisfaction, réconciliant la chrétienté (La bonté est un amour gratuit professait Lacordaire) et le socialisme pur et dur (la gratuité est la seule garantie du principe « à chacun selon ses besoins » selon Marx). Cette union autour de la bonté pendant soixante ans a coûté un peu cher à la France, désormais ruinée et dans l’impossibilité de persister dans sa généreuse attitude.

La bonté débridée pour tous, au prix de la richesse de ceux qui travaillent, du sang des victimes des meurtriers et de l’avenir de la Patrie, peut-elle être remise en cause en France ?

Les Français ont voulu être bons indéfiniment sans voir que l’exercice se retournerait contre eux. Alors ils enragent. Des jeunes conscientisés brûlent leur lycée parce qu’il manque du papier toilette dans les lieux d’aisances. M. Lecornu brûle les réserves d’épargne des Français, en guignant les héritages, pour faire face à la ruine organisée par son maître jupitérien. Un adolescent brûle le visage d’une femme blanche sans doute dans un mouvement de sursaut anticolonial. Les syndicats communistes (une étrange survivance) annoncent qu’ils vont tout bloquer pour tout débloquer. La Ville de Paris se réjouit, elle aussi, d’avoir tout bloqué sous le chant des concerts de klaxons.

Ces bontés-là sentent la poubelle brûlée.

Le duc de La Rochefoucauld nous avait prévenu : « Rien n'est plus rare que la véritable bonté ; ceux mêmes qui croient en avoir n'ont d'ordinaire que de la complaisance ou de la faiblesse. »

Les Français, peuple littéraire, ont sans doute voulu en faire la démonstration pratique.

Qui est devenu fou ? Le capitalisme ou les dirigeants occidentaux ?

A propos du dernier livre d'Alain Minc

À l’occasion de la publication du nouveau livre d’Alain Minc, Un capitalisme devenu fou – Comment les riches ont gagné la lutte des classes, avec Guillaume Erner, on voit émerger une série de commentaires dans la presse remettant en cause la « mondialisation néolibérale », les riches, les héritiers, les mouvements de capitaux etc. et prêchant pour des remises en cause fondamentales de l’économie de marché devenue folle et devant se voir infliger une camisole de force.

Rien ne tient vraiment dans toutes ces vaticinations.

Prenons la question de l’héritage.

De 1914 à 1947, l’économie française a été tragiquement anémiée par deux guerres mondiales et deux crises mondiales l’une sévère en 1919 et l’autre très sévère en 1929. La génération qui a hérité dans les 20 ans suivant la Libération a peu hérité. Mais elle a connu les trente glorieuses. Donc, il n’est pas totalement absurde de constater que le ratio revenu gagné/ capital hérite soit plus fort que celui de la génération post « Trente Glorieuses » qui a bénéficié d’une forte création de capital mais qui connaît la stagnation depuis le début des années 2000. Si, en plus, la proportion des jeunes diminue par rapport à celles des vieux, le phénomène est amplifié. Rien de tout cela n’est lié à quelque dérive capitaliste que ce soit mais à un état de fait désolant dont les auteurs se gardent bien de parler :

-            L’effondrement des taux de croissance en Occident, en Europe et en France, avec un déclassement lamentable de la France pour le PIB par tête, passant de la troisième mondiale à la 25e selon le FMI.

-            L’effondrement démographique qui a vu la population des plus de 60 ans grossir démesurément alors que celle des moins de 20 ans passait de 30 millions en 1971 à un peu plus de 15 millions aujourd’hui. 50 % de chute !

Le phénomène touchant le ratio revenu sur héritage ne signifie pas du tout que le capitalisme est devenu fou mais que l’Occident a cassé sa croissance et sa natalité. Saquer les « héritiers » dans un tel contexte est ajouter de l’infamie à de la bêtise. On va réduire encore les ressources d’une génération qui aura de bonnes raisons de se considérer comme sacrifiée par les hauts fonctionnaires qui ont assumé depuis les années 1970 la quasi-totalité du pouvoir politique en France et par ceux qui ont mis fin aux Accords de Bretton Woods et favorisé le retour des récessions mondiales périodiques.

Prenons la question des grandes entreprises.

Tout changement dans la taille des zones de chalandise permet une augmentation de la taille des entreprises à succès. Lorsqu’en France, on a constaté une extension nationale des marchés, avec des entreprises capables de servir l’ensemble du marché français, plutôt que quelques marchés locaux ou régionaux, on a aussitôt vu la taille des entreprises grossir et la fortune des dirigeants avec elle. À partir des années soixante-dix, la mondialisation a étendu au monde entier les zones de chalandise. On a donc vu apparaître des entreprises mondiales avec des dirigeants concentrant des fortunes jamais vues précédemment. Quelle surprise ! La France a réussi à placer sur orbite mondiale plusieurs de ses grandes entreprises mais pas assez. Elles ne sont grandes que parce qu’elles prospèrent sur les marchés internationaux, la force industrielle de la France s’étant étiolée gravement pendant la période. Aucune de ces entreprises n’a un pouvoir politique sérieux. La Chine et la Russie ont mis au pas leurs « oligarques » mais en se gardant bien de mettre fin au capitalisme. L’Europe a condamné longtemps, au nom de la concurrence, la constitution de Molochs industriels et commerciaux, offrant ses marchés aux appétits des ogres extérieurs et en assommant la production de règlements et de taxes.

En fait nous n’avons pas assez de grandes entreprises de niveau mondial et trop de dirigeants se sont engraissés sur la vente à l’étranger de quelques perles et en exploitant des marchés administratifs réservés à quelques « insiders ». Un capitalisme de connivence particulièrement odieux.

Prenons la question de la finance abusive.

C’est un sujet que nous avons couvert dans ce blog inlassablement et nous avons même commis deux livres entièrement consacrés à cette question L’Étrange Désastre et La Monnaie du Diable.

L'actualité monétaire de la semaine ressemble, de ce point de vue, à une séance de rattrapage pour économistes distraits qu’Alain Minc et son compère auraient intérêt à mieux comprendre.

À Washington, la Réserve fédérale, présidée désormais par M. Kevin Warsh, a relevé ses taux à 3,75-4 % le 16 septembre, première hausse depuis 2023, avec 2 000 milliards de dollars de déficit en onze mois et une dette fédérale qui franchit les 40 000 milliards. Le « dix ans » américain touche 5,3 %, son niveau de 2007 ; l'or vaut autour de 4 200 dollars l'once ; et le dollar… monte. « Le dollar est notre monnaie et votre problème », disait Connally en 1971. Cinquante-cinq ans plus tard, la formule n'a pas pris une ride ; seul le montant a changé. La Maison Blanche juge que la Fed « n'a pas besoin » de monter ses taux et traite le déficit extérieur à coups de droits de douane, la pire des méthodes d'ajustement ; la guerre avec l'Iran et le détroit d'Ormuz se chargent du prix du pétrole.

À Londres, le gilt à trente ans a dépassé 6 % le 1er octobre, un record depuis 1998. M. Burnham, Premier ministre depuis juillet, a juré de respecter les règles budgétaires de Mme Reeves, tout en la remplaçant par M. Healey, qui prépare pour le 28 octobre un budget fait, chacun le sait, d'impôts. L'inflation repart vers 4 % ; la Banque d'Angleterre, six voix contre trois, s'abstient de monter ses taux mais continue de réduire son portefeuille de 46 milliards de livres de gilts par an, au moment où plus personne n'en veut. On appelle cela, à Threadneedle Street, de la cohérence.

À Paris, l'OAT à dix ans frôle 5 %, un sommet depuis 2002, et la France emprunte plus cher que l'Italie et que la Grèce : voilà pour « l'attractivité ». Le gouvernement Lecornu, sans majorité, à dix-sept mois de la présidentielle, présente 43 milliards d'« économies » qui sont pour l'essentiel des gels et des impôts, c'est-à-dire des économies faites par les Français, pas par l'État. Résultat annoncé : un déficit encore à 5 %, une dette à 122 % du PIB et 340 milliards à emprunter en 2027. L'Énarchie compassionnelle a trouvé sa formule : on ne réforme rien, on indexe moins.

Trois pays, trois monnaies, une seule maladie, que personne ne nomme. Depuis l'été 1971 et la destruction du système de Bretton Woods, les grands déficits extérieurs ne sont plus interdits ; ils sont financés, par la dette, indéfiniment, jusqu'au jour où le marché obligataire présente la facture. Ce jour est arrivé partout en même temps : taux longs au plus haut depuis vingt à vingt-cinq ans à New York, à Londres et à Paris, BCE contrainte de relever son taux de dépôt à 2,5 %. L'économie baudruche se dégonfle par là où elle a été gonflée.

L'or à 4 200 dollars n'est pas une bulle : c'est un bulletin de vote contre des monnaies sans ancre. Les économistes officiels, eux, commentent le point de base et le « dot plot » avec la gravité d'un bulletin météo. L'organisation monétaire internationale reste le tabou le mieux gardé de la presse et des chancelleries. Tant qu'il tiendra, l'ajustement se fera comme toujours depuis 1971 : par la récession, et, pour les Français, par l'impôt. Souvent par les deux.

On ne peut certainement pas annuler la dette. Mais les lecteurs peuvent sans doute annuler sans dommage le livre d’Alain Minc et de son compère

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

Le retour de F. Hollande ? Vraiment ?

Relire un article de ce blog publié en 2012

L’avantage des blogs au long cours comme le nôtre, est qu’il permet de se remettre dans les conditions du passé. A un moment où des commentateurs du fumeux « bloc central », en fait un ramassis socialo-centriste, et des personnalités politiquement aussi nocives qu’un Bayrou explique que le retour de Hollande ne serait pas un problème, il est bon de se rappeler de quoi on parlait en 2012 : du nombre de Français payant plus de 100% d’impôts, c’est à dire d’une forfaiture anti démocratique et un moteur d’autodestruction d’un pays. A un moment où on s’interroge sur l’effondrement du pays dans tous les classements et notamment celui du PIB par habitant, il est clair qu’on touche là une cause essentielle.

 

Nous disions : Le fait qu'une personne, une seule, puisse être victime de la capture de tout son revenu devrait être un scandale national et provoquer une véritable insurrection des consciences.

 

Grace à M. Carrez la réalité de cette taxation à 100% a été, un court instant, reconnue.

 

« Comment la droite réagit-elle à ce qu'elle a sciemment fait en le cachant ?

Comment la gauche réagit-elle maintenant que les chiffres sont publics ?

La presse va-t-elle engager le débat ?

Le Conseil Constitutionnel peut-il désormais ignorer que les mesures qu'il accepte conduisent à la spoliation totale du revenu des citoyens ?   

Gageons qu'une fois de plus le silence retombera. L'injustice sera minimisée et évacuée ».

Et oui, tout a été évacué. Et la France est le terrain de jeu de tous ceux qui veulent prendre encore plus aux riches. Les exagérations de Hollande et du sinistre Eckert ont créé l’illusionniste Macron qui a vu dans la dénonciation des excès socialistes l’occasion d’une carrière présidentielle. On a vu qu’il a fini, pour durer encore un peu après le caprice de la dissolution, par exiger du gouvernement Lecornu qu’il lâche tout aux socialistes, ruinant jusqu’aux apparences de son discours pour niais. Et on voit les mêmes journalistes comme Alain Duhamel défendre à nouveau la candidature de Hollande en prétendant qu’avec le CICE, il avait été pro business !  Une occasion de rappeler que tout centriste est d’abord un socialiste larvé et qu’il ajoute à cette pétition de principe le wokisme, l’européisme, l’atlantisme, l’écologisme et qu’il n’y a pas une seule mesure désastreuse en France qui n’a été prise sans le soutien centriste et que nombre de mesures nécessaires ont été bloquées par les Centristes.

 

Alors que l’effondrement démographique est la cause principale de nos tourments budgétaires, rappelons que l’abruti Hollande a supprimé les allocations familiales universelles !

 

Un des gros problèmes de LR est que ce parti, noyauté par l’Enarchie Compassionnelle et bienveillante,  est devenu centriste, ouvrant la porte à tous les aventurismes.

 

 Voici l’article de 2012 :

 

 

Nous défendons depuis toujours l'abrogation de l'ISF, impôt dont les motivations sont purement négatives et offensantes, et dont les modalités ne peuvent provoquer que des conséquences déplorables, familiales ou nationales.

Oui, l'ISF pose un problème national grave. Il ne peut se déboucler globalement que par la vente d'une partie de la fortune française à des étrangers. Est-ce réellement un objectif pour une nation ?

Il provoque, pratiquement mécaniquement, une prédation importante sur le revenu, parfois jusqu’à la confiscation totale pour certains contribuables et pas les plus riches.  

Nous prétendons qu'utiliser la force publique pour saisir la totalité du revenu d'un citoyen est un abus de pouvoir et une déchirure du pacte social. Nous ne sommes plus face à une "contribution" mais à une spoliation et, disons-le tout net, cette confiscation s’apparente à un vol.

Nous avions chiffré entre 10.000 et 30.000 les familles concernées par ce vol chaque année, l'ampleur des chiffres dépendant des impôts pris en compte et des chiffres de référence. Comme toujours, la réalité est compliquée et on peut jouer sur les bases, le champ d'impôts pris en compte, etc. Il faut bien garder à l'esprit que les impôts directs ne représentent qu'une fraction minime des prélèvements totaux. Si on prend l'ensemble des rémunérations et qu'on y rapporte les impôts, taxes et charges sociales, on constate que le nombre de Français payant plus de 100% d'impôts et de prélèvements est très supérieur à 30.000.

Dans notre système d’information « construite » où la vérité est occultée, filtrée ou minimisée, les faits ont du mal à se faire une place.  Les Echos et le Monde ont publié le chiffre de 8.200 foyers fiscaux imposés à plus de 100% en 2012. Ce chiffre est "confirmé par le Ministère du Budget". Il découvre à peine 20% de la réalité.

C’est normal quand l’Etat ne fournit aucune information régulièrement sur ce sujet sensible. Comme pour les départs à l'étrangers des Français qui cherchent à fuir la spoliation, le silence administratif et gouvernemental est d'or.  Ce qui est tout simplement une honte. S'agissant d'une rupture du pacte républicain, tous les députés de tous les bords devraient être vent debout pour obtenir toutes les clarifications nécessaires. Silence dans les rangs : il s'agit de "riches". N'allez pas salir votre image !  A droite comme à gauche.

Dans le cas des chiffres cités dans la presse, on ne prend que les bases déclaratives (revenu  fiscal de référence et revenu pris en compte dans le calcul du plafonnement).  Ce sont celles qui minorent le plus le phénomène. On trouve néanmoins 8 010 foyers fiscaux entièrement spoliés avec une hausse de 1. 610 foyers ou 2.789 fiscaux entre 2011 et 2012, selon les calculs publiés.

Ce qui veut dire que, avant même 2012, et les délires électoralistes socialistes de M. Hollande, des milliers de Français payaient déjà plus de 100%, comme nous ne cessions de le dire et de l'écrire.

En supprimant le plafonnement en 2012 de l’ISF, Hollande a sciemment aggravé les spoliations.  Mais, le système précédent n'était pas plus juste. Juppé avait lui-même supprimé le plafonnement en 1995 !  

Si on ajoute les autres prélèvements, le nombre des Français qui paient plus de 100% d'impôts est supérieur à 30.000.  Ce qui explique l'exode des fortunes depuis des années.

 

Ce premier aveu public depuis quarante ans est pour nous une grande avancée.  Car nous vivons depuis quarante ans dans le déni. La première réponse, lorsque nous parlions de ces milliers de Français, était toujours la même : ce n'est pas vrai. Ce n'est pas possible.

Les intervenants ou les interlocuteurs de gauche ne voulaient pas d'une vérité qui leur posait tout de même un problème. Prendre 100% du revenu d'un citoyen est intolérable quel que soit le bord politique.

Même à droite, on ne voulait pas entrer dans ce débat. Surtout parce que les dirigeants de la droite, Juppé et Chirac en premier, mais Sarkozy a mis ses pieds dans leurs traces, avaient décidé que cette mesure "symbolique" avait un « coût d'abrogation trop lourd électoralement ». Prendre tout le revenu de milliers de Français n’est pas symbolique. Et conserver la mesure, parce que « frapper les riches » est populaire, est indécent. Diriger un pays ce n’est pas nourrir la joie mauvaise de certains à voir frapper injustement des boucs émissaires.   

Sur ce blog lorsque nous avons écrit que l'abjecte mesure Hollande allait multiplier les familles spoliées entièrement de leur revenu par l'impôt, beaucoup des commentaires ont nié cette possibilité, vue comme une outrance polémique. Il n'y avait aucune outrance polémique. La réalité, simplement la réalité !

Lors de l'affaire Depardieu, le Parti socialiste a menti. L'abruti malsain qui dirige le PS comme factotum du déplorable Hollande, a crié que personne ne pouvait payer 85% d'impôts en France.  MM. Ayrault , Moscovici et toutes les bouches à feu du PS ont embrayé le pas. Même M. Zemmour a considéré que M. Carrez en faisait trop en parlant de "quelques centaines" de spoliés complets. La vérité est désormais partielle mais acquise.

Une dizaine de milliers de foyers sont spoliés de tout leur revenu., selon les critères les plus étroits.  Nous affirmons que plus de 60.000 foyers fiscaux ont payé en 2012 plus de 75% d'impôts sur les mêmes bases (les estimations vont de 40 à 100.000 selon la manière dont on les prend).  

Hollande, Ayrault, Eckert et Moscovici ont tenté de tourner le jugement du Conseil Constitutionnel en augmentant artificiellement les bases du revenu (il suffisait d'y faire entrer les plus-values non réalisées). Ce dispositif a été à son tour retoqué.

Mais jugeons ces hommes à leur objectif passionnel électoraliste : ils veulent de toutes leurs forces, prendre plus de 100% de leur revenu à des milliers de Français ! Ils ne méritent qu'une chose : l'inéligibilité à vie, la privation totale de revenu pendant 5 ans et l'indemnisation des victimes sur leurs biens propres… Chiche !

Il n'y a pas de démocratie possible quand 100% du revenu est prélevé sur une famille en temps de paix. Il n'y a même plus de liberté. On fait jouer aux fonctionnaires de la DGI un rôle abject d'auxiliaire de la prédation. C'est abaisser l'administration fiscale que de leur demander de voler tout le fruit du travail des citoyens.

Le problème de l'abjection violente d'Etat, c'est qu'elle gangrène tous ceux qui y prennent part.

Il ne faut pas croire que tous les fonctionnaires des impôts sont heureux d'augmenter leurs primes en volant la totalité du revenu des quidams qu'ils ont devant les yeux.  La gestapo et le NKVD ne sont pas les idoles des contrôleurs fiscaux !

Le fait qu'une personne, une seule, puisse être victime de la capture de tout son revenu devrait être un scandale national et provoquer une véritable insurrection des consciences.

"NON NOUS NE VOULONS PLUS DE CELA. JAMAIS ! L'ETAT NE SERT PAS A CELA"

Même George Marchais dans ses envolées pré-mélenchonesques n'évoquait de "prendre tout" qu'au-delà d'un certain seuil.

Comment la droite réagit-elle à ce qu'elle a sciemment fait en le cachant ?

Comment la gauche réagit-elle maintenant que les chiffres sont publics ?

La presse va-t-elle engager le débat ?

Le Conseil Constitutionnel peut-il désormais ignorer que les mesures qu'il accepte conduisent à la spoliation totale du revenu des citoyens ?   

Gageons qu'une fois de plus le silence retombera. L'injustice sera minimisée et évacuée.

En 2013 un dispositif de plafonnement va être rétabli. On tombera à 5-600 foyers spoliés à 100% (selon le mode de calcul le plus favorable) dans l'indifférence générale.  On sera toujours entre 40 et 100 000 foyers payant entre75 et 100% de prélèvements de toute nature. La France sera toujours à l'encan.  

Maintenant qu’une part de la vérité est établie et incontestable, même pour le plus borné des croyants socialistes, répétons-le crûment :

Il n'existe aucun fondement d'aucune nature à un prélèvement de 100% du revenu d'un citoyen. Quiconque détourne la puissance publique pour priver un citoyen de son revenu commet un abus de pouvoir.  Il doit être condamné et exclu définitivement de la communauté des citoyens Français : perte de toutes décorations ; perte de l'éligibilité ; perte des droits sociaux et éventuellement de la nationalité française pour les bi nationaux. 

En maintenant un tel système et en l'aggravant à plaisir, M. Hollande est dans la délinquance politicienne, obscène et infâmante, pas dans la République ni la démocratie.

 

Vivons-nous un épisode gravissime de « l’histoire de la stupidité économique » ?

Réflexions associées à la parution du livre "A Short History of Stupidity" de S. Jeffries

Parmi les étrangetés de l’époque en matière de réflexion économique, figure au tout premier rang l’indifférence aux grands déséquilibres des balances commerciales et de paiements. Un économiste qui veut parader sur les estrades sait bien qu’il peut parler de tout sauf de cela. C’est d’autant plus paradoxal que dans l’effort d’après-guerre pour tenter de mettre fin aux désordres qui avaient ravagé l’entre-deux-guerres, la condamnation et l’interdiction des grands déséquilibres permanents des balances extérieures formaient le cœur de toutes les solutions proposées et des traités correspondants. Le résultat a été à la hauteur des espérances : les Trente Glorieuses, une période de forte croissance partout dans le monde libre et sans aucune récession de 1947 à 1972.

Depuis la destruction en été 1971 de ce système, on ne compte plus les pays dont les déséquilibres extérieurs sont massifs et permanents dans un sens ou un autre, la croissance est quasi nulle, quasi partout en Occident, et les récessions périodiques ont réapparu avec une redoutable régularité et des conséquences de plus en plus graves. Ce simple constat devrait mobiliser tous les économistes. Nous avions un système fantastique. Il a été remplacé par un système catastrophique. Cela mériterait tout de même un peu d’attention ! Économistes officiels, hauts fonctionnaires et politiques préfèrent regarder ailleurs avec beaucoup d’obstination et de bonne conscience. Une forme de chaos s’installe dans pratiquement tous les pays occidentaux du fait d’une situation économique toujours plus glauque. Mais il n’y a rien à faire : il ne faut pas regarder là où les causes majeures se trouvent, et seulement s’extasier sur des promesses mirifiques comme celles de l’Intelligence artificielle.

Dans A Short History of Stupidity (Ed. Polity Press), Stuart Jeffries dresse une « courte histoire de la stupidité » à travers les âges. Journaliste britannique au Gardian, il montre qu’elle n’est pas une anomalie passagère, mais « une force historique, sociale et culturelle qui n’épargne aucune société… la nôtre comprise ». En l’occurrence, cette réalité est parfaitement illustrée par la question qui nous préoccupe. Tout le problème vient du refus conscient ou inconscient de se pencher sur une difficulté alors même qu’elle n’est pas difficile à comprendre et qu’elle provoque des conséquences graves très visibles.

Que signifie, pour un pays, un déficit commercial ? Lorsqu’on enlève le voile monétaire, la réalité brute apparaît : une perte de travail et une perte de patrimoine. Être constamment en déficit provoque donc chômage de masse et perte d’actifs en permanence. Cette réalité peut être masquée ou différée par différents artifices, mais elle est ancrée. Au bout d’un moment le pays ne s’en sort plus et ne parvient plus à satisfaire ses ambitions. Il doit réagir soit agressivement contre le « prédateur » soit contre sa propre population. La France et les Etats-Unis donnent l’exemple même aujourd’hui de telles réactions inversées. Trump agit par les droits de douane et l’État français en ruinant fiscalement les Français, chaque méthode étant en fait destructrice pour tous.

Intéressons-nous aux excédents. Les pays producteurs de pétrole, l’Allemagne et le Japon, comme aujourd’hui la Chine et les autres dragons d’Extrême-Orient accumulent des milliers de milliards de dollars d’excédents. Qu’en faire ? Tous ces pays sont très compétitifs et n’ont pas besoin d’investir pour augmenter leur productivité chez eux et ne veulent pas le faire chez les autres pour ne pas créer des concurrents redoutables. Tous ces milliers de milliards, détenus en une monnaie étrangère qui peut sombrer, doivent être protégés et rentabilisés. On ne peut le faire qu’en les convertissant en biens réels, dont on espère qu’ils conserveront leur valeur, principalement des titres de bourse ou des biens immobiliers. Le recyclage financier des excédents vers les bourses et les marchés immobiliers occidentaux, qui, sur des dizaines d’années, ont pu dépasser plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars expliquent le niveau très élevé des bourses et de l’immobilier partout en Occident. Une autre solution est de prêter aux États déficitaires dont les dettes finissent par être asphyxiantes. On peut aussi racheter les entreprises des pays déficitaires. L’Allemagne a ainsi racheté des pans entiers d’entreprises françaises. Les imbéciles considèrent que c’est une marque d’attractivité alors que c’est une simple perte d’actifs nationaux. Quand l’Allemagne a vu que la Chine rachetait son Mittelstand, elle a considéré que c’était un grave danger. Croquer les autres, pas de problème, se faire croquer, là, « Nicht Möglich ». On peut aussi utiliser les excédents pour se doter de moyens militaires délirants comme l’Iran, la Chine, la Turquie ou financer des guerres d’annexion comme la Russie ou l’Azerbaïdjan.

Comme le cours des actifs (bourses et immobiliers) ne peut pas grimper indéfiniment, les niveaux atteints finissent par être totalement incompatibles avec l’activité économique. Se produisent donc des corrections périodiques sous forme de récessions mondiales sévères. Les pays créanciers accumulent alors des pertes sur leurs investissements. Les pays non compétitifs tombent dans le trou et aggravent leur situation, surtout si leurs mécanismes sociaux sont développés. 1973, 1982, 1992-1993, 2 001,2008, ont été des années récessives dans le monde entier. La stagnation de longue durée s’installe.

Un monde qui n’a pas une organisation arc-boutée sur l’interdiction de la permanence des grands excédents, donc des grands déficits, sombre donc dans les crises à répétition, les guerres commerciales et les guerres militaires.

Celui qui ne voit pas que la suppression des règles de Bretton-Woods, avec abandon de l’interdiction des grands déficits et excédents qui en a résulté, a provoqué tous les évènements que nous déplorons, est frappé de cécité volontaire. On retrouve la définition de la sottise et des attitudes ineptes.

Pourquoi cette cécité volontaire : sans faire de psychologie ou sociologie de bazar, probablement parce qu’une partie des élites politiques et de leurs soutiens font des fortunes en recyclant les excédents et en vendant les actifs des pays déficitaires. Et qu’ils tiennent le système d’information et … la carrière des économistes.

Ce qui est certain, c’est que nous vivons bien depuis 1971 une « période de stupidité ». Quand on ajoute, comme en France, l’effondrement de la démographie, un système réglementaire, social et fiscal démesuré, une emprise des hauts fonctionnaires sur la politique, une propagande anti-croissance, anti-industrielle, anti-agricole, antinationale, antiblanc, anti-masculinité, avec contrôle de la liberté de pensée et une information publique « construite », on obtient la rupture avec la jeunesse et une situation politique désespérante qui peut mal tourner à tout moment.

Nous vivons bien une « période de sottise », particulièrement intense !

Didier Dufau pour le Cercle des Économistes e-toile.

Retrouver la 3e place mondiale pour le PIB par tête : la cible fiscale et sociale

La France était à la troisième place pour le PIB par tête en 1971 et rattrapait le leader de l’époque, les Etats-Unis. Elle a saboté cette performance avec le septennat fiscal de Giscard, et la pléthore de gouvernements socialistes et socialo centristes qui ont suivi, gonflant au-delà du raisonnable et les gratuités sociales et les prélèvements obligatoires, au point d’asphyxier totalement l’État et l’économie française. Le nœud coulant est bien serré autour du cou des Français dont on s’étonne que la jeunesse soit désabusée et les actifs tentés de partir sous des cieux plus cléments.

Lorsqu’on a connu une dérive presque mortelle, il faut bien préciser l’objectif du redressement que l’on vise qui ne peut pas être un simple retour en arrière, plus de cinquante ans après les premières erreurs. Si on a précisé la situation visée, on a plus de chance de comprendre le chemin à prendre pour y arriver.

la France si elle veut retrouver la troisième place pour le PIB par tête, doit viser le cadre fiscal et social suivant :

-            Pas d’impôts de succession jusqu’à 100 millions d’euros

-            Droits de succession de 10 % au-delà, avec possibilité de payer sur dix ans.

-            Rétablir la taxe d’habitation universelle

-            Suppression de l’IFI

-            Casser l’Urssaf en trois organismes indépendants et concurrents sur le modèle suisse.

-            Permettre à chaque organisme de proposer des formules variées avec un minimum légal contraignant dont le coût est fixé. Si certains veulent cotiser plus pour partir plus tôt à la retraite, ou pour avoir des garanties supérieures, pourquoi pas ? Ce ne sont pas les autres qui paieront. Comme pour tous les autres systèmes d’assurance chacun doit être responsable de ses choix.

-            Unifier les cotisations sociales patronales et salariales, les intégrer dans le salaire brut et laisser le soin de les payer aux ayants droit en fonction de l’organisme d’assurance sociale choisi et du paquet des prestations choisies.

-            Rattacher les fonctionnaires au régime général. Chaque fonctionnaire cotise à la caisse qu’il a choisie pour les prestations qu’il a choisies comme les salariés du privé.

-            Supprimer le statut de fonctionnaires pour toutes les tâches de bureau (jusqu’à la catégorie A + Tout le monde devient contractuel avec possibilité de mettre fin au contrat (plus d’emplois à vie). On ne garde de statuts particuliers que pour les hauts fonctionnaires, les militaires et les instituteurs. Tous les autres peuvent passer du privé au public sans changement de leur régime d’assurance social qui est individuel.

-            Les métiers de médecine deviennent professionnels et contractuels. Le passage entre privé et public est totalement libre.

-            Le RSA est supprimé. Il est remplacé par deux allocations de solidarité nationale donc réservées aux citoyens français : l’allocation temporaire d’urgence (trois mois jusqu’à trois fois) et l’allocation temporaire de soutien (un an non renouvelable).

-            La durée du travail hebdomadaire ainsi que les règles d’heures supplémentaire sont laissées aux négociations par branche. Le salaire minimum et fixé par branche et région, non par l’État.

-            Les mesures de solidarité nationale sont financées par un impôt sur les revenus de toute nature de 8 % payés par tous et prélevé à la source. Elles sont réservées aux seuls nationaux. Les étrangers n’ont droit aux prestations de solidarité nationale qu’à partir de 5 ans de travail continu en France, période pendant laquelle ils ont dû payer néanmoins l’impôt de solidarité.

-            Les revenus de l’épargne, qui sont un reliquat après avoir payé déjà l’impôt sur le revenu, bénéfices distribués, intérêts ou loyers, sont imposés au taux fixe de 30 % (flat tax).

-            Les bénéfices des entreprises sont taxés à 5 % pour tous, 10 % à partir de 100 000 euros de CA, 20 %, à partir de 500 000 euros de CA, 25 % à partir de 5 000 000 de CA et 30 % à partir de 20 000 000 de CA. Les bénéfices distribués entrent immédiatement dans le revenu des actionnaires et sont taxés à la flat tax de 30 %. Au total les revenus créés par les entreprises au bénéfice des actionnaires sont donc taxés entre 35 et 55 %.

-            Les plus-values réalisées à court terme sur capital immobilier et mobilier (moins de 5 ans), sont taxées comme des revenus du capital à la flat tax. Sont exclues les plus-values sur le domicile. Au-delà de 5 ans elles ne sont plus imposables.

-            La gratuité de services distribués aux adultes par des organismes publics est interdite. Les réductions de tarifs doivent être proportionnées au nombre d’enfants à charge et au grand âge. C’est notamment vrai dans les transports (carte de réduction), les repas et activités périscolaires, les garderies d’enfants, l’accès aux piscines publiques, musées etc.

Ce système est une cible et le programme de transition est critique. Deux des absurdités du système actuel auront un poids considérable :

-            Les entreprises devront payer des salaires complets et donc les exonérations actuelles sur les bas salaires devront progressivement disparaître et faire place à la vérité des coûts.

-            L’État devra faire de même. La vérité économique de l’emploi public est totalement cachée par des procédés tortueux que les spécialistes connaissent bien. On découvrira que payer des fonctionnaires à leur coût complet rend absurde des centaines de milliers d’emplois publics administratifs qui devront disparaître.

Exemple : un salarié dispose actuellement d’un salaire net de 2 000 euros par mois. Sa rémunération comprenant les charges actuellement dites salariales et celles dites patronales, est de 4 500 euros. C’est désormais le salaire brut payé par l’entreprise, qui ne déduit plus rien. Il appartiendra au salarié de payer ses cotisations sociales aux organismes qu’il aura choisis et en fonction des prestations qu’il aura sélectionnées et de sa situation familiale. Il n’y a plus de distinction entre brut et net.

Un fonctionnaire qui gagne le même net disposera du même salaire brut et cotisera comme le salarié du privé. La notion de salaire net disparaît.

Le coût budgétaire des emplois publics va sensiblement augmenter mais reflétera la vérité du niveau de productivité français au lieu d’être caché par différents procédés artificieux. En contrepartie, l’État ne paie plus rien en matière de dépenses sociales entièrement couvertes par des cotisations, sinon les prestations de solidarités. Il est à égalité avec le secteur privé pour tout emploi. Un plafond sera établi pour les rémunérations publiques et les rémunérations publiques multiples seront interdites. Pendant la transition une hausse temporaire de la TVA sera nécessaire qui permettra de redresser les comptes extérieurs et limitera la prédation liée à nos déficits, tout en permettant de lisser le coût salarial global pour les bas salaires.

Un tel système appliqué de façon stable pendant au moins dix ans garantit :

-            Que le social sera presque entièrement financé par cotisation

-            Que l’entreprise soit totalement dégagée des choix sociaux. Aux entreprises de créer de l’emploi et de verser des salaires en fonction de leur efficacité économique ! Aux particuliers citoyens de fixer et financer les conditions des aides sociales.

-            Que l‘épargne soit enfin rémunérée et l’accumulation de richesses encouragée.

-            Que le financement de projets d’entreprise devienne facile et puisse être fait en confiance.

-            Que le travail et la démographie sont au centre du système et non l’assistanat.

Les dépenses publiques peuvent revenir à 30-35 % du PIB au lieu de 58 % !

On reviendra en moins de 5 ans à la troisième place pour le PIB par tête et on y restera dans la durée si on ajoute à cet appareil fiscal, une politique sélective dans l’enseignement, un programme sérieux d’aide aux familles nombreuses, et l’arrêt des énormes gaspillages que l’on constate dans de multiples domaines et notamment dans le domaine pseudo-écologique.

Naturellement, il faudra définir une diplomatie de la prospérité qui permettra de juguler les grands excédents et les grands déficits durables qui finissent par provoquer des crises financières tous les 8 à 12 ans et imposera les changements nécessaires dans la manière de gérer la zone Euro, trop normative, trop faible vis-à-vis de l’étranger, trop infiltrée par des lobbies et des associations diverses, souvent faux nez d’intérêts particuliers, qui y déversent des éléments de langage souvent doublés par des ordonnances qui imposent une véritable dictature écologiste, musulmane, wokiste et transforment l’homme blanc occidental en diable pénitent toujours sur le pilori.

Il ne faut pas que la transition prenne plus de 5 ans, ce qui correspond à un quinquennat.

Les résultats seront spectaculaires. Savoir qu’on ne pourra pas vivre avec l’argent des autres et qu’à partir de l’âge de travailler, il faudra payer tous les mois le financement de ses cotisations sociales de façon impérative, sans espérer la moindre allocation, entraînera très vite des changements profonds et salutaires de mentalités et d’attitude. Pas de secret : il va falloir trouver un travail et faire carrière. Et, comme ce sera soi-même qui devra financer le social, une certaine prudence vis-à-vis des démagogues deviendra nécessaire comme en Suisse, qui a toujours refusé les cadeaux au peuple tellement aimés des politiciens parce qu’ils savent que ce sont eux qui les paient directement.

Se rappeler que le but est d’obtenir un PIB par tête de 80 000 euros par habitant (base aujourd’hui) au lieu de 52 000, avec l’objectif tenace les années suivantes d’obtenir 100 000 euros par tête.

Rétablir la responsabilité individuelle est toujours la source des meilleures politiques collectives. Et tout le monde peut voir que cela en vaut la peine et qu’il n’y aura à terme aucun sacrifice.

On évoque dans le monde politique l’audace et le courage nécessaire pour sortir du trou où le pays s’est enfoncé, surtout dans les camps qui sont directement responsables de la situation. Il faut surtout bien comprendre ce qu’il faut faire et agir de façon éclairée, persévérante et inflexible tout en répétant quel est l’objectif visé.

L’énorme poids de la somme des charges salariales et patronales peut-il être transféré dans le salaire brut sans quelques réductions préalables des dépenses sociales ? C’est une vraie question dont la réponse peut être à très court terme de transférer la date de départ à la retraite à 66 ans et de porter la durée du travail hebdomadaire à 40 heures pour amorcer le système. Cela ne peut être fait qu’en étant très clair sur le caractère temporaire et d’urgence de ces mesures qui concernent des paramètres qui ensuite seront gérés par les assurés dans la direction qu’ils voudront.

Évidemment, il faudra reprendre l’exploitation des ressources du sous-sol français, pour limiter la rançon énergétique extérieure, renoncer à la décroissance, à la stérilisation des secteurs agricoles, industriel et immobilier, aux slogans du genre « no kids », et permettre à nouveau une gestion intelligente des fleuves et des forêts. Le Figaro titre que l’été 2026 consacre la faillite de l’écologisme politique. Le corset doit disparaître aussi bien en France qu’en Europe.

Le plus difficile est d’obtenir que les Français et leurs dirigeants de tout bord en prennent acte.

Sortir de politiques et de mentalités de soumission, d’irresponsabilité cupide et d’atteinte aux libertés et à la propriété ne devrait pas les troubler.

Surtout à un moment où il n’y a pas d’alternative.

La première force qui proposera de retrouver la troisième place pour le PIB par tête et à passer le PIB par tête de 52 000 euros à 80 000 gagnera les élections présidentielles de 2027 !

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

L’énormité de l’imposture écologiste - Une étude du Pr Emérite Patrice Boyer

En ces temps de canicule, quelques réflexions de bons sens s'miposent

Résumé de l’étude

-            L’explication du réchauffement par le CO2 ne tient pas la route scientifiquement et ne permet aucune prédiction des canicules

-            Les canicules peuvent en revanche être prédites, notamment en étudiant le phénomène El Nino.

-            La réponse face au réchauffement extrême constaté n’est ni de réduire le CO2 produit en hiver pour se chauffer ni de végétaliser les villes.

-            La climatisation d’été est indispensable.

-            Les écologistes empêchent de développer les bonnes réponses à un phénomène complexe et provoquent des drames.

 

L’énormité de l’imposture écologiste

Patrice Boyer, juillet 2026

 

1. Les deux crédos indépassables des écologistes dans la lutte contre » le dérèglement climatique », ces 30 dernières années ont été :

- l’incitation frénétique à la « transition énergétique » (recours massif aux énergies non renouvelables, ENRs) ;

- et l’appel à un contrôle « naturel » du réchauffement (surtout pas de climatisation).

Ces deux orientations sont une catastrophe absolue, qui fait trop souvent consensus  dans trop des milieux politiques et sociaux sans connaissances scientifiques.  

a. La prétendue transition énergétique

La transition énergétique (recours aux ENRs, non pilotables) a un impact économique entièrement négatif. Comme le font remarquer nombre d’analystes, la France affichait déjà des performances remarquables en matière de rejets polluants grâce au nucléaire. Pourtant, on a développé massivement les ENRs alors même que la consommation d’électricité diminuait depuis les années 2010. On a ainsi installé près de 50 GW de puissance renouvelable intermittente (soit, en production effective, l’équivalent de 20-25 % de la puissance du parc nucléaire) en augmentant l’éolien. En clair on a augmenté l’éolien pour flatter l’hyper-écologisme (et remplir certaines poches), alors que c’était totalement inutile. Et ça a eu un coup : le retrait partiel de la fourniture continue du nucléaire (25 % donc) a fait bondir le prix de l’électricité dans des proportions considérables (le prix de l’électricité a doublé depuis 2010, alors qu’il était auparavant hyper-compétitif). L’argent investi dans ces ENRs aurait pu servir à électrifier l’économie, comme le souligne Jean-François Raux et comme cela avait été fait dans les années 1970-1990, et ainsi réduire les émissions (si c’était vraiment l’objectif) en diminuant l’usage du gaz et du pétrole.

On le sait, derrière cette pression, il y a eu une volonté des industriels allemands de réduire la compétitivité apportée par le nucléaire français et les écologistes français ont poussé à la roue ! Rappelons que Mme Borne a déclaré que le but était d’éradiquer le nucléaire français autour de 2 050.

La transition énergétique (recours aux ENRs, non pilotables) a un impact direct sur la fourniture efficace d’électricité. Les limites techniques (indépassables) des ENRs sont bien connues (énergies non pilotables). Mais, il y a pire. En développant les ENRs pour des raisons de soumission à l’Europe (donc à l’Allemagne), on a non seulement réduit le taux d’utilisation du nucléaire, mais on a aussi accru sa modulation (bascule du nucléaire vers les ENRs et réciproquement). Or, cette modulation fatigue les installations de réacteurs (fissures) et réduit leur durée de vie. Le parc nucléaire français est très fragilisé. Après quelques alertes, on pourrait un jour connaître une situation d’effondrement « à l’espagnole ».

Le recours aux ENRs photovoltaïques a des conséquences économiques aberrantes en période de canicule ! En effet en période de canicule il y a une surproduction photovoltaïque. Il faut donc se débarrasser de cette surproduction non stockable qui survient bien sûr dans la journée. Et souvent elle est vendue à perte (les prix résultants sont négatifs puisqu’on doit alors arrêter la production nucléaire qui continue de coûter !). Par contre l’énergie photovoltaïque ne peut pas être récupérée pendant les nuits de chaleur, où, même en sous-équipements, les moyens de climatisation et de ventilation marchent trois fois plus qu’en temps normal. Cette aberration des prix négatifs a fini par être reconnue dans la presse.

L’installation d’ENRs (principalement les éoliennes) est une catastrophe pour l’environnement.

La catastrophe est double : la construction d’éoliennes est une monstruosité écologique. L’installation d’éoliennes est un cauchemar environnemental.

Monstruosité écologique : Trois des quatre éléments constitutifs des éoliennes (la nacelle, les pales et le socle en béton) ont un impact écologique majeur. Les terres rares représentent une des matières indispensables à la production des nacelles éoliennes, en particulier à celle des aimants permanents servant à la fabrication des rotors qui vont transformer le vent en électricité. L’extraction des terres rares conduit à la destruction du tissu végétal des terres agricoles avoisinantes, à la pollution des sols et des nappes phréatiques par des eaux usées contenant des produits chimiques, mais aussi à la production de déchets radioactifs et au rejet de métaux lourds tels que le plomb, le mercure ou le cadmium (on retrouve le même problème que pour les batteries électriques).

Fabien Bouglé cite la mine de terres rares de Baotou et son lac toxique, en Mongolie intérieure, où la radioactivité mesurée est trente-deux fois supérieure à la normale, là où celle de Tchernobyl est « seulement » quatorze fois supérieure. Mais le désastre écologique ne s’arrête pas là.

L’augmentation progressive de la taille des pales nécessaires pour aller chercher des vents plus hauts, permettant une plus grande productivité, a conduit à une explosion de la demande de balsa (le bois de construction hyperléger utilisé) dont l’Équateur est un centre de production stratégique avec 75% de la production mondiale. Une hausse de la demande de balsa à laquelle les plantations existantes sont incapables de répondre entraîne une multiplication du trafic et des coupes sauvages dans la forêt amazonienne équatorienne. Les pales d’éoliennes contiennent également des fibres d’époxy entraînant le rejet de substances chimiques de synthèse tels que le Bisphénol A ou BPA dans l’atmosphère. Enfin les fibres de carbone qui ntrent dans la composition des pales des éoliennes ne sont pas recyclables, ce qui contraint les promoteurs éoliens à enterrer dans les sous-sols les pales des machines arrivées en fin de vie.

Quant à l’impact de l’installation d’éoliennes sur l’environnement (bruit, chaleur, massacre d’oiseaux), le consensus est tel que tout commentaire est superflu.

Les éoliennes sont une monstruosité écologique, ce qui confirme ce que nous soutenons depuis des années : les écologistes sont les pires ennemis de l’écologie, ce ne sont que des idéologues fanatiques et destructeurs.

Un autre impact est d’ailleurs soigneusement passé sous silence : celui sur la santé des habitants proches. L’aspect toxique des infrasons et des sondes électromagnétiques générés par les éoliennes (qui se propagent sur plus de 20 kms) est connu. Il faut maintenant procéder à de véritables études de cohortes de ces populations. Certes. Qui va le faire quand on connaît la puissance démesurée du lobby éolien ?

La question principale reste bien sûr : la transition énergétique va-t-elle avoir un impact sur le dérèglement climatique ?

On vient de le voir les aspects économiques, techniques, environnementaux, de santé publique de cette transition sont tous négatifs. Mais ce serait un sacrifice justifié eu égard au péril climatique, expliqué officiellement par le GIEC comme entièrement lié à la combustion d’énergies fossiles, au rejet de CO2 et au réchauffement par effet de serre (modèle qu’il est interdit de contester). Si c’est exact le meilleur moyen de lutte est alors l’énergie nucléaire : la moins polluante, la moins chère, la plus souple, celle avec le meilleur rendement, la plus efficace etc. Oui mais elle est la plus dangereuse disent les écologistes. Donc une seule solution, les ENRs.

Certes, mais pour affirmer que les ENRs sont la seule solution, il faut être sûr à 100 % que le réchauffement est dû au CO2 et à l’effet de serre. Or depuis des années, aucune preuve expérimentale n’a été produite dans ce sens. Il faut donc signer un chèque en blanc à la solution ENRs, ruineuse, écologiquement catastrophique, techniquement faible, scientifiquement non validée, et aux effets totalement inconnus sur le réchauffement.

b. Une tragédie : la comédie du contrôle « naturel » du réchauffement versus climatisation

Là on ne peut qu’incriminer l’inculture scientifique abyssale des écologistes, de notre pauvre peuple et de ses politiques. On entend en permanence que le meilleur moyen de lutte contre les canicules est la « végétalisation des villes » et non la climatisation !

Le b.a-ba de l’analyse climatique commence par la définition de l’albedo. L’albedo est l’indice de réflexion (ici par la planète) de l’énergie solaire entrante. Un albedo élevé correspond à un indice de réflexion intense, donc à un renvoi de chaleur important vers l’atmosphère et à un bon refroidissement de la surface de la terre. L’albedo est mesuré entre 0 et 1. L’albedo de la terre est actuellement de 0,3. Lorsque l’albedo est très bas, il n’y a pas de renvoi d’énergie thermique et le réchauffement est très élevé (l’albedo d’un corps noir est à 0). Or l’albedo végétal est très bas !!! Celui d’une forêt par exemple est de 0,05. Une forêt ne renvoie pas la chaleur mais la capte (et la diffuse la nuit !).

Les villes sont des îlots de chaleur du fait de leur concentration d’habitants et d’activités (rejets thermiques multiples), de leurs toits trop sombres et du bitume très sombre lui aussi. Blanchir les terrasses et les pavements a un effet. Mais végétaliser les villes en réduisant considérablement l’albedo les réchauffe, notamment la nuit où ce surcroît de température est particulièrement dommageable !

Le pire reste l’orientation quasi criminelle prise par la France à la suite de ce mythe écologique de la végétalisation des villes : tout sauf la climatisation

En France 7,5 % des écoles sont climatisées, moins de 12 % des bâtiments administratifs le sont, la plupart des immeubles privés en chantier ne le sont absolument pas et la situation des hôpitaux (ce qui est stupéfiant !) est la pire : on continue à construire des hôpitaux non climatisés. Dans les autres pays européens, et pas seulement au sud, le taux de climatisation se situe entre 50 et 75 % ; il est de 95 % au Japon. Bien sûr un tel blocage criminel est idéologique avec des canicules au-dessus de 40°. Cette idéologie, non ouvertement avouée, est tellement folle qu’elle méritera une analyse psychiatrique.

 2. L’autre lutte écologique aberrante a concerné les dépenses d’énergie contre le froid.

Avoir obsessionnellement privilégier les économies de chauffage pendant les phases de froid alors que l’impératif majeur était de prendre des mesures contre le réchauffement non viable de l’habitat est une aberration totale. Le rationnel aurait pu être : « on va consommer plus d’électricité à cause de la climatisation l’été, essayons de réduire la consommation hivernale ». Non, pour les écologistes le principal était de consommer moins d’électricité tout court.  Comme le nucléaire était à éradiquer, la seule issue était de consommer le moins d’électricité possible. On connaît l’impact catastrophique de la loi de Mme Duflot sur les « passoires thermiques » pour l’industrie du bâtiment et le logement : ralentissement majeur de l’activité, coûts de construction et de travaux ayant explosé, locations introuvables. Ce qui ne l’empêche pas de hurler qu’elle avait raison sur tout ! Résultat incontestable : les citoyens français ont de plus en plus de mal à se loger (raréfaction considérable de l’offre) mais ils sont sûrs d’une chose : mourir de chaud l’été. Et ces deux constats sont liés, il faut le répéter, à un dogmatisme écologique moralisateur et quasiment religieux, loin des réalités et de la science, soutenu par quasiment   tous les politiques au pouvoir ces dernières années soucieux de rester dans les limites d’un écologiquement correct protecteur.

3. Question naïve et évidente : pourquoi les politiques ont-ils privilégié à 100 % les orientations écologiques les plus néfastes ?

Une réponse en une phrase suffit : parce que, dans une République qui devient bananière, tant les marchés aidés par l’Etat prolifèrent, le pactole correspondant aux ENRs et à la transition énergétique est monumental ! Et si on peut à la fois jouer les grands donneurs de leçon de « responsabilité écologique et citoyenne » et s’en mettre plein les poches (ou avoir le soutien inconditionnel de ceux qui s’en mettent plein les poches), il n’y a pas à hésiter.  Les milliards d’euros empochés à l’échelle européenne par les promoteurs des ENRs sont bien documentés. Un business d’initiés sans le moindre risque !

4. Les causes des vagues de chaleur record

Pour les écolos, analyser des observations est inutile, puisque tout s’explique par le réchauffement anthropique lié aux émissions de CO2. Le problème est que répéter inlassablement ce mantra ne permet pas d’anticiper les périodes de chaleur extrême. Bien au contraire : l’augmentation (et la dilution atmosphérique) des taux de CO2 étant un phénomène continu, progressif et global, l’augmentation des températures devrait être continue, progressive et globale. Or c’est exactement le contraire. Ce n’est pas continu mais chaotique, ce n’est pas progressif-linéaire mais stochastique (il existe à l’échelle des décennies des découplages massifs entre augmentation des taux de C02 et augmentation des températures), ce n’est pas global mais centré avant tout sur l’Europe (qui est le continent qui se réchauffe de loin le plus vite) et le sous-continent indien.

Une parade est utilisée en permanence dans les médias : les vagues de chaleur sont exceptionnelles parce qu’elles viennent se superposer au dérèglement climatique global, qui reste le phénomène de base dont le mécanisme est le rejet anthropique du CO2. Circulez, on connaît déjà la réponse avant d’avoir analysé quoi que ce soit ! Si on ne veut pas se résoudre à ce viol de la science, alors donnons au moins une description crédible des interactions entre effet CO2 et naissance des canicules. Il n’existe aucune ligne dans la presse scientifique sur le sujet.  Pourtant passer d’un phénomène général, lent et régulier à une crise brutale et localisée est une bizarrerie qui mériterait quelques explications ! N’en espérez aucune ! Pour le moment, rien n’a été publié et on sent que cela ne va pas être simple…

Les canicules de mai et juin 2026 ont été prévues par le NOAA (amplitude d’El Nino).

Le NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) est l’agence gouvernementale américaine de prévision des modifications climatiques. Dans son bulletin de début d’année NOAA estimait qu’il était possible que le phénomène El Nino soit d’une amplitude exceptionnelle en 2026 (« El Nino forms, expected to strengthen », rapport disponible en ligne) avec des conséquences redoutables sur le réchauffement de l’Atlantique nord. NOAA précisait même : si El Nino rencontre des anticyclones majeurs sur son parcours surviendront alors des canicules jamais observées. En plein dans le mille. Reste à expliquer ce qu’est El Nino. El Nino est en fait la seule variable climatique actuellement observable à l’origine du réchauffement (ce qui n’exclue pas, bien sûr qu’elle dépende elle-même d’autres variables hiérarchiquement supérieures). Au niveau de l’océan Pacifique équatorial les vents soufflent théoriquement vers l’ouest (alizés), entraînant l’air chaud et humide vers l’Indonésie et refroidissant les côtes équatoriennes (courant de Walker). Les pêcheurs d’Amérique du Sud connaissent bien ce phénomène : le refroidissement des eaux côtières leur permet d’avoir une pêche abondante. Par contre tous les 7 ans (ou parfois avant) les alizés faiblissent et le courant s’inverse : l’air chaud est poussé vers l’est, les côtes se réchauffent et la pêche est moins abondante. Ce sont les pêcheurs eux-mêmes qui ont décrit cette inversion, et comme elle s’amorce souvent en fin d’année pour Noël ils l’ont appelé « El Nino » (l’enfant Jésus). Depuis l’amplitude thermique de ce phénomène est chiffré, allant le plus souvent de 0,5 à 2°C. Mais pour 2026 NOAA estimait qu’un El Nino exceptionnel, d’amplitude 3°C (super El Nino), était possible. Ce qui s’est produit (les relevés sont disponibles sur le site de NOAA).

Théoriquement l’air chaud d’El Nino atteint l’Atlantique mais ne remonte pas jusqu’à l’Europe. Mais cette fois-ci en remontant vers le nord et l’Europe, il a rencontré des anticyclones exceptionnellement puissants et immobiles en mai et juin (et peut-être malheureusement en juillet). S’est alors déclenché le mécanisme bien connu du dôme de chaleur. L’air chaud de El Nino, bloqué par l’anticyclone, est redescendu vers le sol. Cet

air était déjà exceptionnellement chaud, et en descendant il s’est comprimé et encore plus réchauffé (la fameuse pression adiabatique). D’où les 40°C ou plus en arrivant au sol. Les longues journées de juin et juillet ont fait le reste.

Le phénomène El Nino est-il une explication suffisante ?

Le phénomène El Nino 2026 explique parfaitement les canicules actuelles. Reste bien sûr à comprendre pourquoi El Nino a eu cette intensité exceptionnelle d’amplitude 3°C. El Nino est un phénomène lié aux possibles ruptures de la symétrie est/ouest de l’albedo (l’albedo on l’a vu est le réfléchissement de l’énergie solaire entrante, soit 30 % pour la terre), symétrie liée elle-même aux régimes des vents de très haute altitude (« jet stream » ou « courant jet », ici tropical de l’hémisphère sud). Lorsque ces régimes de haute altitude modifient la couverture nuageuse, l’albedo change et les changements induits du réfléchissement thermique déséquilibrent et inversent les températures du pacifique (l’ensemble constituant le phénomène ENSO).

Ces « courant-jet » circulent à la limite supérieure de la troposphère/limite inférieure de la stratosphère. Qui plus est, ce sont ces mêmes courants, mais ici dans l’hémisphère nord subarctique) qui sont à l’origine de la formation des anticyclones au-dessus de l’Europe. Cette circulation est donc impliquée à la fois dans El Nino pour le pacifique sud et dans la formation d’anticyclones prolongés au-dessus de l’atlantique nord et l’Europe, c’est à dire précisément dans ce qui est survenu en mai, juin et juillet 2026. Une analyse détaillée des modifications des courant-jets est donc indispensable. Les tenants de l’hypothèse CO2 arguent évidemment que le phénomène El Nino ne fait que pousser un air déjà réchauffé par l’effet de serre. C’est faux quand le phénomène inverse survient (La Nina) puisqu’au même niveau du pacifique les eaux sont alors trop froides et renforcent le courant de Walker. Dans l’hypothèse « effet de serre » la température de l’air ne peut pas varier aussi rapidement. L’autre hypothèse du GIEC est que l’air au sol sous le dôme de chaleur est déjà chauffé à blanc par l’effet de serre. Ce n’était pas le cas au mois de mai.

c. Une hypothèse négligée et peut-être essentielle : les modifications de la pression adiabatique.

C’était l’hypothèse du plus grand climatologue américain (Richard Lindzen). L’intensité du réchauffement est liée à la compression de l’air descendant, donc à la pression adiabatique (cf supra). Si cette pression est anormalement haute du fait d’une pression supplémentaire exercée par les très hautes couches atmosphériques, dont le mécanisme reste à expliquer, alors l’air descendant sera encore plus chaud. Expérimentalement c’est ce qui s’est passé lors des incendies dévastateurs de Los Angeles en 2024.

d. L’exploration du phénomène El Nino est donc essentielle autant que complexe.

Il a été entièrement prévu par NOAA que le El Nino 2026 serait le plus fort depuis 100 ans. Rappelons que le El Nino de 1876 a tué par ses conséquences 3 % de la population du globe. Se contenter du modèle effet de serre n’est pas raisonnable, d’autant que les  résultats des mesures prises jusqu’à présent pour réduire cet effet de serre n’ont rien eu de probants.

5. Encore une fois, les limites de la théorie du CO2 anthropique

Néanmoins le « consensus scientifique général » (???) repose sur l’existence première d’un effet de serre lié au CO2 anthropique, le phénomène El Nino étant une cause secondaire. On peut lire actuellement dans les faux journaux d’information scientifique (type « Futura Science ») qu’il ne faut pas s’appesantir sur El Nino, le seul responsable est le CO2. Comme c’est tout de même El Nino qui est responsable des canicules actuelles et qui tue, il faudrait au minimum pouvoir modéliser les interférences effet de serre/ElNino, c’est un impératif scientifique de base. Et c’est là que le bât blesse. La théorie du CO2 anthropique suppose une dilution homogène du CO2 dans l’atmosphère au bout de 2 à 5 ans, et donc un renforcement global et homogène de l’effet de serre autour de la planète. Il n’y a pas de raison, en lien avec cette hypothèse, que des régions se réchauffent beaucoup plus vite que d’autres. Il n’y a pas de raison, qu’en raison du seul effet de serre, le Pacifique équatorial se réchauffe plus vite que l’Atlantique nord par exemple. Il n’y a aucune raison non plus pour qu’un effet de serre provoque une inversion des alizés du pacifique équatorial tous les deux ou sept ans (en clair que le CO2 rompe la symétrie est/ouest). L’effet de serre ne peut pas expliquer des événements avant tout locaux. L’effet de serre ne peut pas non plus expliquer l’augmentation de la pression adiabatique lors de dômes de chaleur. L’effet de serre correspond à une captation de longueurs d’onde des rayonnements dans l’infra-rouge et ne peut pas provoquer d’augmentation de la pression gazeuse (qui n’a d’ailleurs jamais été mise en évidence lors de telles captations).

Ainsi la théorie dominante (unique) ne permet ni de modéliser, ni de prévoir, ni de connaître l’amplitude, ni bien sûr de combattre la survenue de canicules. Décréter que l’effet de serre est la toile de fonds est une pétition de principe qui n’explique rien.

 6. Toutes les mesures prises reposent sur une théorie incertaine et ont des conséquences catastrophiques

Pourtant pratiquement 100 % des mesures prises par l’Europe REPOSENT UNIQUEMENT sur la théorie de l’effet de serre et de l’augmentation du CO2 anthropique : décarbonation massive, taxation maximale des énergies fossiles, passage aux véhicules électriques, transition énergétique vers les ENRs, réduction drastique de la consommation énergétique (surtout l’hiver), absence de toute lutte contre la chaleur autres que les moyens naturels (végétalisation, etc.).

Quelles ont été les conséquences pratiques de ces mesures dans la vie quotidienne ?

- une augmentation sans frein du coût de l’énergie ;

- une vulnérabilité complète aux fluctuations du coût de cette énergie liées aux barèmes de taxation intangibles ;

- un recours à des outils présentant un impact environnemental catastrophique (cf plus haut les éoliennes ; les batteries électriques sont du même acabit) ;

- l’élaboration de postulats délirants sur la végétalisation des villes ;

- une soumission suicidaire à l’économie chinoise (les voitures électriques et la folie de l’interdiction des moteurs thermiques en 2035 en est le meilleur exemple) ;

- l’absence de toute lutte pratique contre le réchauffement (cf la situation actuelle) ;

- et surtout, ce qui n’est jamais souligné, mais ce qui pour un scientifique est le plus grave, l’impossibilité d’explorer d’autres pistes étiologiques du réchauffement. 

Le niveau scolaire a-t-il baissé comme il se dit un peu partout ?

Exemple d'exercice de calcul de 1953 en 6ème.

Problème de calcul proposé en sixième au lycée Henri IV en vue de préparer au BEPC l’année suivante, en 1953.

Enoncé : Le savon de Marseille est un cube de 5 cm de côté. Son usage familial quotidien, mesuré le premier jour d’emploi, a vu chaque arête du cube perdre un millimètre.

Questions :

  1. En combien de temps le volume du savon aura-t-il diminué de moitié (durée exprimée en en jours, heures, secondes).
  2. Combien de jours après l’achat faudra-t-il en racheter un autre.

Vous devez répondre en moins de 5 minutes !

Pour les meilleurs : hauteur du cube après 10 jours d’utilisation. Règle à calculs autorisée.

Heureusement, c’était un devoir à faire à la maison et non un exercice-surprise au tableau avec opérations par calcul mental sans poser les opérations. Cela aurait pu l’être ! Il n’est pas sûr que tous les enseignants actuels du collège unique soient capables de donner un corrigé correct, même en plus de 5 minutes !  Heureusement le test n’est pas inclus dans l’épreuve Pisa !

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